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La ville de Birmingham compte actuellement 22 Purs, 6 Purifiés et 25 Impurs, la Résistance semble recruter plus de membres que l'Ordre du Phénix, il serait peut être bon de se méfier de ce regroupement.
Les les femmes deviennent importantes et prédominantes, au détriment du sexe masculin, pourtant si charmant.




 
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 Choc des titans [PV Parents Archdeacon]



l'impureté sera traitée et éradiquée
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MessageSujet: Choc des titans [PV Parents Archdeacon]   Lun 24 Oct - 21:07




Choc des titans
Iris • Parents Archdeacon
Le rp prend place après Garden of Bones, au lendemain.




Le repas de famille que ma royale mère avait organisé, bien qu'il soit terminé depuis de nombreuses heures, ne cesse de me hanter. Il aurait pu être comme tant d'autres si on n'avait pas parler mariage. Non pas du mariage fait entre Belle et Henri Salisbury, mais celui de mes frères et sœur. On était que deux à avoir échapper à la folie furieuse de cette convention sociale : Theodore et moi-même. Pour Theodore, son écart d'âge par rapport au reste de la fratrie pouvait expliquer qu'on veuille attendre avant de l'engager.

Moi, par contre, cela était beaucoup plus différent. Contrairement à mon cadet, je ne peux être dispenser d'une noce à cause de mon âge. De plus, approchant bientôt la trentaine, il est surprenant que je n'ai pas été forcée à me passer la corde au cou pour perpétuer notre dynastie avant que les conditions biologiques me rattrapent.

Néanmoins, l'absence d'annonce a le don de conforter dans l'idée que tout n'est pas jouer concernant mon conjoint. Connaissant mes parents, ils ne prendraient jamais le risque d'annoncer quelque chose qui n'est pas encore certain.

Je disposais donc d'un créneau pour le moins serré afin de faire valoir mon choix et je ne devais le manquer sous aucun prétexte.


C'est la raison pour laquelle, le lendemain de la garden party familiale, j'ai décidé d'aller m'incruster dans la chambre des parents dès le début de l'après-midi. J'ai fait annuler et déplacer les rendez-vous que je pouvais avoir sous prétexte d'une urgence. Urgence, il y avait sans l'ombre d'un doute puisqu'il s'agissait de ma propre vie qui était en jeu. A mes collaborateurs, je leur ai cependant dit que l'entretien avec le ministre australien avait été particulièrement harassante et que j'avais besoin de repos. J'avais effectivement besoin de repos afin d'affronter pour obtenir gain de cause.

Je ne veux pas de mariage. Idéalement, cela serait une chose pour le moins idyllique que de ne pas avoir à unir ma vie à quelqu'un simplement pour avoir une descendance. Malheureusement, la position de la famille ne me donne pas le choix. Malgré tout, je compte bien défendre avec la plus grande fermeté mes idées. Il s'agit après tout de mon mariage et j'entends bien avoir un droit de regard dessus. Mes frères et sœur ont baissé pavillon sans se battre ? Ce ne sera clairement pas mon cas.

Affalée sur un canapé disposée non loin du lit parental dans une position peu recommandée pour une princesse, mes mains s'agitent avec automatisme pour tricoter une grande écharpe bleu nuit en prévision de l'hiver. Mon esprit divaguent sur des problèmes (enfin un pour être précis !) que je rencontre de manière plus régulière au sein de mon ministère. J'en parlerai très surement à mes parents une prochaine fois. Cependant, pour l'heure, je préfère que la discussion se concentre sur une chose : les tendances marieuses de mes parents.

Soudain, la porte s'ouvre quelques instants pour qu'un de mes parents puissent pénétrer dans la pièce. Sans quitter mon ouvrage des mains ni même me redresser, je déclare d'un ton badin :

-Salut ! Pas la peine de chercher les esclaves, je les ai congédié !

Mais aussi interdit de venir dans la chambre parentale jusqu'à ce que j'en sorte. Je ne tiens pas à être interrompu dans mes... négociations musclées.

-Tu as passé une bonne journée ?

Cela pourrait surprendre quand on connaît la raison de ma présence mais je suis sincèrement curieuse de la réponse. En tant qu'Archdeacon, il est difficile d'avoir un quotidien routinier puisque nous dirigeons le Royaume-Uni. Il est toujours appréciable d'entendre une ou deux anecdotes croustillantes que nos interlocuteurs sont prêts à partager.
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MessageSujet: Re: Choc des titans [PV Parents Archdeacon]   Jeu 3 Nov - 14:05


choc des titans


Le palais royal s'impose dans l'obscurité -comme en plein jour- avec ses nombreux étages et grandes fenêtres. Il n'y a pas beaucoup de bâtiment de ce type dans la majestueuse ville, Birmingham et ils sont presque tous réservés au personnel de ce nouveau gouvernement. On peut aisément comprendre pourquoi, le commun des mortels partagent cette impression d'être un insecte face à sa carrure. Qui s'amuserait à se dresser contre ce type de bâtisse, face au majestueux palais des Archdeacon? Personne. Personne ou des rebelles contre un gouvernement qui ne leur convient pas. Sombre idiots ! songe la Reine, qui se surprend à rire aux éclats.

Son bureau était toujours le même.
Toujours.

C’était toujours ce petit espace clôt, confiné, où la lumière filtre à petite goutte. Nenya ne faisait qu’écrire, elle n’avait pas besoin du faste des quartiers des diplomates, des ministres. Elle n’avait pas besoin de dominer les autres du haut de sa tour de verre pour savoir juger le monde convenablement. La Reine ne faisait qu’écrire. Elle n’avait besoin que du confort spartiate d’un bureau, d’un peu d’encre et des pages vierges à noircir. Mais les quelques mètres carré qui faisaient cet espace qui était le sien avaient fini par se teinter de son image, elle avait fini par imprégner les lieux y passant le plus clair de son temps. L’endroit était sombre, souvent éclairé par une lampe  allogène jetant sur les murs sa fade lumière. L’espace de la pièce ne semblait que plus dense à cause de l’importante collection de livres de la maîtresse des lieux. Les murs étaient chargés de bibliothèques, d’ouvrages divers et variés qui non contente d’emplir les étagères formaient des piles çà et là dans toute la pièce, se mélangeant aux carnets griffonnée ainsi qu’au feuilles volantes. Toutes ces tours bancales aux voilages de papiers se trouvaient agités par la langueur de l’air frais qui s’échappait de cette unique fenêtre toujours ouverte, sans que malgré cela la forte odeur d’encre et de café qui empreignait les lieux réussisse à partir.

Le bureau de la Reine était à son image, austère et sombre aux premiers abords, il se voulait secret, recelant de mystères et de trésors cachés entre les livres. Sur la table basse étaient abandonnés divers travaux en cours, quelques déclarations de membres du Gouvernement sur la situation économique, d’autre sur les montées de l’inquiétude au sein du peuple et autres monceaux d’immondices, de données brutes et sales que Nenya devait, par quelques tours de plumes rendre plus acceptables à l’oreille de tous. Treize heures, l’heure du déjeuner. La Reine interrompt son travail de romancière afin de se rendre dans la salle à manger, lieu où son époux l’y attend. Une bise contre sa joue, et les souverains s’octroient un repas copieux pour mieux affronter le reste de leur journée. Ils ont cependant deux heures de répit avant de retourner à leur occupation respectifs, alors une fois le repas terminé, Erwin & Nenya retournent dans leur suite parentale. D’humeur légère, Nenya pousse la porte de leur suite, et une voix s’élève. Le timbre de voix ne peut les induire en erreur, il s’agit d’un enfant Archdeacon. De leur fille Iris pour être plus précis. Dans un soupir discret, Nenya entre sans un mot. Elle se dirige directement vers le bar à alcool pour en sortir deux verres en cristal qu’elle remplit d’un bon whisky pur malt, avec quelques glaçons pour rafraîchir la boisson.

Une journée royale, ironise la Reine alors qu’elle apporte le verre à Erwin. Elle entrechoque leurs verres l’un contre l’autre tout en lui lançant un regard équivoque : Iris n’est pas certainement pas venue pour des formalités aussi banales que la pluie et le beau temps. En préparation de la véritable intention de leur fille, Nenya porte sa liqueur dorée en bouche avant de plonger son regard polaire dans celui d’Iris. Cette dernière devrait la connaître suffisamment pour savoir qu’elle la questionne silencieusement sur sa présence en ces lieux pourtant interdit à quiconque qui n’est pas le Roi ou la Reine.
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MessageSujet: Re: Choc des titans [PV Parents Archdeacon]   Ven 11 Nov - 10:14

Matinée éprouvante. Levé aux aurores, l’entraînement de son corps lui avait procuré deux bonnes heures de plaisir. Eprouvantes, certes, mais intensément méritées. Cet entraînement quotidien, qu’il pratiquait depuis des années maintenant, lui permettait de rester un politicien plus musclé et dangereux qu’on le croirait. Aux premiers abords, amateur de viande, de très jolie femme (rien qu’à voir son épouse on le comprend parfaitement), il ne semble pas être réellement dangereux. Certes, sa politique s’est imposée et avec elle, sa tyrannie, mais en réalité il sait très bien se défendre. Les gardes du corps sont présents car, évidemment, il n’est pas un superhéros, mais il saurait se démettre aisément d’un ou deux agresseurs. Si ce n’est plus. Des années de travail, acharnées, ont ralenti l’effet du temps sur lui et avec de la chance, peut-être qu’il échappera encore pendant un temps à l’arthrose.
Il était remonté vers les treize heures pour déjeuner avec sa femme, après avoir terminé la lecture de deux rapports de l’Ordre du Phénix, la réunion avec quelques espions et après avoir pris connaissance de toutes les informations importantes de la journée. C’était presque de bonne humeur qu’il s’était présenté au repas, avait embrassé sa femme et avait descendu les plats préparés en leur honneur.
C’est avec une lueur espiègle qu’il s’était dirigé, en compagnie de son épouse, vers leur suite. Quelle ne fut pas sa surprise d’entendre le doux ton de sa petite Iris s’élever dans leur chambre. Il referme la porte derrière lui, hausse un sourcil sceptique face aux dires de la jeune femme, accepte le verre de sa femme et comprend très clairement qu’ils sont sur la même longueur d’ondes. Que veut-elle encore ?

Il se dirige vers un fauteuil, imposant, confortable, dans lequel il s’installe – déboutonnant au passage sa veste de costume. Il croise les jambes, les bras posés sur les accoudoirs et son regard d’acier se pose sur sa jeune femme. « Pour ma part j’ai passé une bonne journée oui. Et toi Iris ? » Lui répondit-il, s’amusant des banalités qu’elle s’évertue à employer. Sa chevalière claque contre le bois de son accoudoir, dans un rythme calme. Il attend sagement de voir ce qu’il adviendra de la situation. « Si tu nous parlais de la raison de ta visite. » Parce qu’actuellement il avait bien d’autres idées plus sympathiques à faire dans cette suite, que simplement discuter avec sa fille de ses petits problèmes. Oh, évidemment, ils avaient leur importance, mais ses désirs et ses envies avec sa femme également. Enfin, il n’allait pas non plus expliquer gentiment à sa fille ce que papa et maman faisaient quand ils avaient un peu de temps libre. Son visage, impassible, était celui du politicien qui s’apprêtait à discuter d’un sujet épineux. Iris n’était pas la fille la plus patiente de sa famille, ce n’était pas non plus la plus facile à gérer – son adolescence ayant été passablement horrible. Pourtant, il l’aimait énormément et reconnaissait en elle des qualités d’un grand dirigeant, d’une possible grande héritière. Si elle était née homme, tout aurait été différent, il le savait. Pour autant, jamais il n’avait mentionné l’idée à sa femme, se doutant bien qu’il lui fallait des raisons, raisons qui pour le moment n’était inexistante. Et comme tout bon parent le sait, il n’existe aucun favoritisme au sein de ses enfants, déjà pour sa propre survie, mais aussi parce que réellement, il les aime tous d’un amour sincère. Bien que souvent, beaucoup trop sévère.



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MessageSujet: Re: Choc des titans [PV Parents Archdeacon]   Ven 25 Nov - 19:58




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Iris • Parents Archdeacon
Quand j'ai pris la décision de me rendre dans la chambre de mes parents , je n'ai pas douté un seul instant du bien fondé de ma décision. Je ne doute toujours pas de cela quand j'ai attendu. Néanmoins, même si j'ai prévu bien des choses durant l'attente, peu des scénarios qui m'ont traversé l'esprit n'impliquaient pas que cette conversation impliquerait à la fois ma mère et mon père. Leurs emplois du temps sont si dissemblables que le plus raisonnable et le plus normal est de les voir l'un après l'autre.

En soit, ce n'est pas une mauvaise chose : cela signifie que je n'aurais pas besoin de me répéter. Se répéter peut être particulièrement fatal quand on cherche à imposer son avis. Alors que mon avenir va se jouer, je ne peux définitivement pas me permettre la moindre erreur. Avant de commencer à entrer dans le vif du sujet, je choisis de commencer par des sujets moins épineux à savoir comment c'est passé la journée. Il est toujours plus sage de ne pas se fâcher tout de suite.

-Ca était bien mieux puisque je n'avais un ministre me tenant la jambe en oubliant le décalage horaire ! Soupire-je avec force en me remémorant l'entrevue que j'avais eu il y a peu. Je te ferai déposer une note récapitulative sur ton bureau sous peu, Papa. Je pense que tu devrais t'y pencher car on aurait très certainement à y gagner en terme de coopération internationale.

L'avis que je viens de donner est particulièrement sincère. Je pense effectivement que mon département aurait beaucoup à gagner si on accède à ma demande. Néanmoins, je me rangerai à l'avis de mon père, même si cela ne doit pas m'enchanter. Plus que mon père, il est mon roi et je me dois de respecter son choix. Cependant, ma note récapitulative sera bien entendu accompagnée d'une minute concernant les arguments pour qu'il agrée à ce dont j'ai discuté.

Je suis du regard mes parents se servir de l'alcool sans m'en proposer. Dans l'intimité de leur chambre, je ne cache pas un roulement des yeux devant ce fait. J'ai 28 ans, je suis ministre de la justice, marraine de nombreuses fondations, princesse royale, passe la plupart de mon temps libre dans les soirées de gala... et mes parents me perçoivent sur ce point comme une petite fille. Sagement, je ne fais pas la remarque. Le sujet évoqué va être assez épineux pour ne pas que je me formalise dans des détails pas importants comme pour des remarques de principe.

Mon père finit par exprimer à haute voix la question que ma mère m'a posé de manière silencieuse. J'inspire profondément afin de mettre en avant mes arguments de la manière que j'ai jugé la plus censée pour que cela fasse mouche.

-Hier, Maman a annoncé les fiançailles de Llyod, Elea et Tristan. Notre benjamin y a échappé car il est trop jeune pour le moment.

Les faits sont dits de manière nette, sans le moindre ajout superflu. Je ne peux que comprendre la motivation de ne pas fiancer aussi jeune notre dernier frère. Même si Maman a été mariée très jeune à Papa, il est toujours préférable d'être un peu plus vieux avant de le faire.

-Pourtant, tu ne l'as pas fait pour moi.

Même si je laisse un temps de silence avant de continuer, je ne suis pas dans une demande suppliante vis à vis de ma mère. Je n'ai fait qu'énoncer un constat.

-L'âge ne peut pas être une raison de l'absence de fiançailles me concernant, sinon, je pense qu'Eléa et Tristan y aurait échappé eux aussi.

J'ai 28 ans. Si ma carrière politique expliquait que je n'ai pas encore d'époux, l'impératif biologique est à prendre en compte désormais si je dois assurer la descendance des Archdeacon.

-Actuellement, mon hypothèse la plus probable est que les négociations sont en cours me concernant afin de tirer le meilleur parti possible.

J'ai dit mes mots comme si je réfléchissais à haute voix. Je ne suis en effet pas certaine de ce que j'avance. Ce ne sont que des soupçons. J'espère cependant que mes parents me les confirmeront ou les infirmeront.

-Qui ?

Je n'ai pas besoin d'en rajouter plus pour qu'ils comprennent ce que je veux dire. Qui aura l'extrême privilège de recevoir les papiers de divorce deux mois après la noce si le choix ne me convient pas ?
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MessageSujet: Re: Choc des titans [PV Parents Archdeacon]   Mar 6 Déc - 0:06

Dans un mouvement nonchalant et circulaire du poignet, Nenya fait tournoyer la liqueur jaune au fond de son verre en cristal. Réceptacle au bout des doigts, elle trempe le bout de ses lèvres avant d’aspirer entre ses dents adamantines le bourbon qui réchauffe docilement son sang. La présence de leur fille Iris sonne le glas d’une conversation houleuse à laquelle ils ne pourront pas échapper. Petite princesse, seconde enfant du couple royal, elle est née avec la détermination farouche d’un sanglier, si bien que son adolescence a été un véritable enfer pour la famille royale. Là où Nenya remercie le ciel pour lui avoir offert des enfants en pleine santé, et aussi dociles des agneaux, il y’a des jours où elle pleure encore entre ses draps d’avoir mis au monde une terreur ambulante. Chaque parent a son petit diablotin, et la jeune femme arbore le couvre-chef avec succès. Dans un soupir las, la Reine se met en retrait de l’échange qui s’opère entre son époux et sa fille, sur la question politique entre l’homologue Australien. Silencieusement, elle laisse son regard polaire se repaitre du paysage végétal qui s’étale à perte de vue sous la fenêtre vers laquelle elle se dirige. Sous son examen minutieux, Nenya ne peut que ressentir une pointe de fierté devant la magnificence des jardins royaux. Edbert, le jardinier en chef fait indéniablement un travail remarquable. Satisfaite au comble de son paroxysme, elle ne manquera pas d’aller le féliciter en lui octroyant une petite prime en remerciement de son acharnement pour rendre la végétation plus belle jour après jour.  

Erwin recentre la discussion sur la raison qui pousse leur fille à imposer sa présence dans leur suite personnelle, sans aucune annonce. A contre cœur, elle interrompt la contemplation de la verdure environnante et reporte son attention sur la discussion à venir entre eux et leur fille. Cette dernière entame son apologie sur les alliances politiques de ses frères et sa sœur, un discours que la Reine écoute d’une oreille distraite alors qu’elle joue à nouveau avec la liqueur au fond du verre. Périodiquement, elle lève son regard en direction de son mari pour mieux en observer les micro expressions invisibles aux yeux ignares du commun des mortels, mais parfaitement visibles sous son regard polaire. Après vingt ans de mariage, Nenya est peut-être la seule à pouvoir déchiffrer le Roi, son époux avec autant de clairvoyance. D’un pas gracieux, elle se dirige en direction du fauteuil afin de s’y assoir tout près de son époux, tout en croisant les jambes. Le regard planté en direction de sa fille, elle ne peut réprimer un léger sourire qui s’étire à mesure qu’elle avance dans son discours ininterrompu ni par Erwin, ni par elle. Et lorsque la question fatidique tombe comme un cheveu sur la soupe, Nenya s’autorise une nouvelle gorgée de whisky tout en restant silencieuse. Elle s’installe un peu plus confortablement contre son Roi avant de lâcher un petit soupire qu’elle ne s’efforce pas de cacher. Elle penche la tête légèrement sur le côté avant d’entamer les festivités de cette joute verbale. Et qui désires-tu Iris ? Quel est le but de cette discussion, souhaites-tu avoir ton mot à dire dans le choix de ton fiancé ? Nous sommes tout ouïes, quelles sont tes suggestions, questionne-t-elle d’une voix calme, le visage lisse et imperturbable alors qu’elle maintient son regard polaire dans celui de sa fille, curieuse de savoir le fond de sa pensée profonde. Même si Nenya n’est pas née de la dernière pluie, car avant d’être Reine puis mère, elle a été jeune. Elle n’a pas toujours été sereine à l’idée d’épouser un homme qu’elle ne connait pas, et pourtant force lui a été de constater que la confiance et l’affection se battit année après année pour mieux en renforcer les liens sacrés du mariage.
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MessageSujet: Re: Choc des titans [PV Parents Archdeacon]   Mar 13 Déc - 16:33

Finalement, la jeune Iris vient à poser ce qui la trouble, ce dont elle veut réellement parler. Il ne peut s’empêcher de laisser un léger sourire fleurir sur le coin de ses lèvres. Ces jeunes, ils veulent toujours tout contrôler. Un peu plus et ils demanderaient le beurre, l’argent du beurre, la crémière et tout ce qui s’en suivait. D’une certaine façon, ça ne l’étonnait pas tant que ça que sa fille veuille choisir, veuille décider. Elle était bel et bien la fille de ses deux parents : elle avait pris le pire de chacun d’entre eux et était née de ce mélange. Autant dire qu’elle était terrifiante et dangereuse. Enfin, tant qu’elle était sous les ordres du patriarche, il se doutait qu’elle n’irait pas trop loin, ou l’espérait en tout cas.  
Sa femme pointa finalement du doigt la raison de sa présence, en soulevant une question qui se voulait – peut être – plus épineuse. Si elle voulait choisir, elle allait être confrontée à un mur : ce n’était pas possible. Aucun de leurs enfants n’avaient eu leur mot à dire, donc elle n’aurait pas non plus son mot à dire. Elle épouserait un parti qu’ils jugeraient bon à la couronne et qui, évidemment, serait maté par le caractère de la jeune femme. Certes, c’était un choix long, fastidieux, difficile, mais c’était nécessaire s’ils voulaient assurer la pérennité de la couronne.
Il respire, attendant la réponse d’Iris, ne savant pas comment expliquer les choses. Ils en avaient déjà parlé, ils étaient d’accord qu’elle n’aurait pas – ou presque pas – de marge de manœuvre, comme pour tous les autres enfants de la couronne. Ils ne pouvaient pas se permettre d’avoir un mariage d’amour, surtout qu’eux les premiers n’en avaient pas eu un. Evidemment, au début c’est assez difficile, sans doute plus pour sa femme que pour lui. Car avouons-le, il avait eu énormément de chance avec elle. Une belle femme, jeune et vigoureuse et elle, qu’avait-elle eu ? Un sourire nostalgique sur le coin des lèvres, il se doute que la jeune Nenya n’avait pas dû apprécier d’être mariée à un vieux crouton. Certes, il était au mieux de sa forme à l’époque, et il avait toujours été respectueux avec la jeune femme, mais d’un autre côté, ce n’était pour autant pas facile. Pas désiré. Avec le temps, les sentiments s’étaient construits. Evidemment, ils n’étaient pas des âme-sœurs et ils n’étaient pas réellement tombés amoureux, mais ils avaient quelque chose de beaucoup plus fort. Ils avaient une relation saine, construite dans les années, avec le temps, construite sur la base du respect, de la confiance et de la communication. Ils avaient pris leur temps, ils avaient accepté leur situation et leurs enfants leur avait donné un amour indéfinissable. Il posa les yeux sur Iris, elle était devenue une belle et grande jeune femme, digne de sa mère et de sa beauté, mais bon dieu quel caractère ! Des fois, il se demandait de qui elle tenait ce mélange de caractère têtu et très – trop – fort. Il ricanait d’avance au choix du mari et à la difficulté de ce dernier à tenter de « contrôler » sa Iris. Il savait d’avance que le futur mari n’aurait aucune marge de manœuvre. Très clairement. Et ça, c’était le plus grandiose. « Ta mère a raison, explique-nous ce que tu désires. » Un regard appuyé sous-entendait qu’ils n’étaient pas là pour tourner autour du pot.



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MessageSujet: Re: Choc des titans [PV Parents Archdeacon]   Mar 13 Déc - 17:50




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Iris • Parents Archdeacon
Avec difficulté, je retiens un sourcil de partir dans des hauteurs insoupçonnées pour disparaître dans mes cheveux. Mes parents semblent prendre plutôt bien le fait que je les interroge sur mon avenir. Est-ce que cela veut dire que j'ai encore mes chances pour espérer pouvoir faire ce que je veux à l'avenir ? Je ne saurais le dire avec certitude. La seule chose que je sais est tout n'a l'air effectivement pas jouer. A ce constat, mon coeur manque un sursaut de joie. J'ai effectivement bien fait que de me rendre chez mes royaux parents ce jour.

-Si je dis que je ne veux pas me marier pour vivre ma vieillesse entourer de chats dans un coin du palais tandis que je pourris gâte mes petits et arrières petits neveux et nièces.

Je jette un coup d'oeil à mes parents alors que je prononce ma phrase. Je ne prends pas la peine de finir ma phrase avant de rire de manière désabusée face au regard que je reçois de mes géniteurs.

-Oui, c'est ce que je pensais. Conclus-je en soupirant.

Je passe une main dans les cheveux pour éloigner les mèches qui me sont tombées devant les yeux avant de reprendre.

-Je ne suis pas naïve, je me doute que, même si je devais me trouver une vocation soudaine, je ne pourrais éventuellement rejoindre le couvent ou que sais-je d'autres qu'après avoir produit un ou deux gosses, mâles de préférence.

Le dégout est plus que perceptible quand je prononce le sexe que mes parents souhaiteraient que je leur donne pour petits-enfants. Avec mon ressenti par rapport à mon aîné, même si je m'efforce au maximum de taire cette impression devant tout le monde, il est impossible de ne pas laisser ressortir ces impressions de temps à autre.

-Je ne veux pas du grand amour comme époux. Ca n'existe pas de toutes façons.

Mon esprit joue en accéléré les souvenirs que j'ai de cet homme que je pensais être cette personne. Cette rencontre m'a définitivement guérie de ce genre de niaiserie.

Prenant une grande mais discrète inspiration, je me décide à me lancer. Une forme de stress noue mon ventre car il s'agit réellement du moment où je vais annoncer tel que je conçois mon avenir.

-Vous êtes Archdeacon, déclare-je en désignant mes parents. Je suis une Archdeacon. Je refuse que mon mariage et les enfants que j'aurais dans le futur m'astreigne à renoncer à ce nom. Je refuse à ce que mon mari, quel qu'il soit, me dise ce que j'ai à faire, dans mon métier ou dans la sphère privée, sous prétexte qu'il m'a épousé avec votre bénédiction.

Mon visage est plus que résolu lorsque je dis :

-Je refuse à ce que mon mariage servent à récompenser les "si" honorables familles purs de Birmingham alors qu'ils ne rêvent que de prendre la place de Papa.

Si je conçois que leurs présences est nécessaire pour éviter de tragiques choses pour le pays, ce n'est pas pour qu'ils puissent récupérer une once du pouvoir de la famille. Mon dégout envers ceux qui tentent de le faire est plus que perceptible, tout comme mon refus net de me marier avec l'une de ses personnes.

Mon visage est fermé alors que j'attends l'avis de mes parents face à ma déclaration. S'ils agissent sans me consulter pour déclarer des fiançailles, je n'aurais aucun scrupule à aller me marier clandestinement avec le premier inconnu dans la première mairie que je croise. Je n'aimerai guère en arriver à une telle extrémité au vu du scandale que cela serait dans la presse. Cependant, je suis résolue à agir ainsi si cela me permet de pouvoir assurer ma liberté dans un mariage que je ne veux pas.
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MessageSujet: Re: Choc des titans [PV Parents Archdeacon]   Sam 17 Déc - 0:00

Partagée entre un profond ennui à l’idée de connaître l’exigence de leur fille et la curiosité de connaître l’idée de celle-ci, la Reine se dresse derrière une expression impassible. Nul n’ignore le blizzard glacial qui gronde en elle, le mutisme cinglant avec lequel elle se drape pour alimenter la force tranquille qui la caractérise tant. Un silence, un regard suggestif. Le silence est d’or, la parole est d’argent. Nenya s’adonne bien volontiers à l’art de l’indicible alors qu’elle arque un sourcil interrogateur. Iris semble se délecter avec une remarque vaseuse qui la laisse sans voix, mais dont elle ne gêne pas de renvoyer un message équivoque : elle expérimentera le mariage qu’elle le veuille ou non. Si bien que ces exigences à peine déguisées ne tombent pas dans l’oreille d’une sourde. Un pli soucieux se creuse sur son front à mesure qu’elle fronce les sourcils, avant de lancer un regard furtif en direction de son mari. Amusé il est, la Reine lève les yeux au ciel avant de toussoter discrètement tandis qu’Iris se lance dans un long plaidoyer où elle y expose ses arguments. Recevables, ou irrecevables : seul le jugement de ses parents saura qualifier la nature du verdict. Les yeux rivés sur la pellicule ambre que forme le bourbon au fond de son verre, Nenya se perd en admiration dans la danse hypnotique que la liqueur effectue au gré de ses mouvements de poignet.

Vous êtes Archdeacon, je suis une Archdeacon. Nenya ne peut réprimer un pouffement si bien qu’elle se mord l’intérieur des joues pour empêcher l’étirement de ses lèvres en un sourire moqueur. Cette petite est sans aucun doute leur fille, un sacré caractère canalisé en elle. Et sa propension à la fanfaronnade qu’elle s’efforce de restituer dans la forme de ses propos amuse la Reine qui laisse son hilarité s’évanouir progressivement. Quand Iris termine son argumentation, Nenya boit d’un trait le fond de son verre, qu’elle avale en une grande gorgée. Elle frissonne doucement, sentant ses muscles se détendre et la température de sa pression artérielle augmenter. Elle s’humecte les lèvres délicatement du bout de la langue avant de prendre la parole calmement : Merci Iris, nous entendons bien tes paroles. Silencieusement, elle s’amuse avec son alliance en or blanc qu’elle retire puis remet à son doigt d’un geste répétitif et nonchalant. Je vais laisser ton père répondre, mais sache qu’il dira sera identique à ce que je pourrais te dire si je dois prendre la parole. Il n’y aura aucune négociation avec lui ou avec moi pour tenter de réfuter la décision prise par l’autre en ce qui concerne tes fiançailles. Elle prend une pause tandis que son regard polaire s’insère sans aucune délicatesse dans celui de sa fille : Tes frères et sœur n’ont pas eu le choix de leur partenaire car nous choisissons le meilleur parti qui saura apporter des bénéfices à notre famille. Aucune exception ne sera accordée, bien que je comprenne tes inquiétudes. Elle lance un regard entendu à son époux avant de clôturer sa prise de parole brève : Ton devoir est d’épouser un homme pour assurer la descendance de notre dynastie. –Son regard se fait plus sévère alors que sa voix devient incisive- Et ce n’est pas avec un ou deux enfants que cela se fera, sois en certaine. Les jambes croisées, elle glisse son bras sur le repose-tête du canapé, passant ainsi derrière la tête du Roi. Sa tête est maintenue par sa main, tandis qu’elle laisse le soin à son mari de reprendre la suite de la discussion visant à faire oublier à Iris ce désir farouche d’émancipation matrimoniale.
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MessageSujet: Re: Choc des titans [PV Parents Archdeacon]   Dim 29 Jan - 19:20

Erwin a toujours aimé sa femme, enfin, façon de parler. Il a toujours apprécié son caractère, ses courbes, sa façon de voir les choses, mais il n’a jamais ressenti l’amour naïf et oppressant que tous les jeunes adolescents recherchent. Jamais, pas une seule seconde. Son cœur ne se serre pas quand il l’a voit, les papillons ne dansent pas dans son bas ventre. Certes, il ressent de l’excitation et du désir à ses côtés, mais s’il devait agir pour le plus grand bien, il ne serait jamais freiné par des sentiments inopportuns. Contrairement à beaucoup. Jeune, il ne comprenait pas l’intérêt d’une telle relation. Pourquoi se marier si ce n’est pas pour s’aimer ? Et puis, avec le recul, avec les années passées, la guerre et les choix à faire, il avait compris. L’amour n’était qu’une entrave, une chaîne que certains recherchaient désespérément. Ce sentiment n’avait pas sa place dans la demeure de dirigeants. Et si les parents Archdeacon voulaient que leurs enfants continuent leur travail, qu’ils soient la fierté du pays et de grands dirigeants, ou politiciens, ils ne pouvaient être entravés par un amour pour leur conjoint. Aucunement. « En effet, ta mère et moi partageons le même avis à ce sujet. » Il joue un instant avec la chevalière de sa Famille, avant de descendre son verre. « Je m’étonne fortement que tu puisses penser qu’un homme te dira quoi faire de ta vie. » Se permet-il, posant un regard légèrement moqueur sur sa jeune fille. Eux déjà éprouvaient bien des difficultés à lui faire comprendre qu’elle n’avait pas le choix, alors un mari ? Erwin était déjà surpris qu’elle ne pense pas à lui faire couper la langue dans le contrat de mariage. « Concernant ton époux, je vais te présenter les choses autrement. » Il connaissait sa fierté et son envie de voir grandir la famille, elle n’était pas suffisamment bête pour faire croire à ses parents qu’elle préférait perdre le pouvoir qu’ils avaient en Angleterre, au détriment d’un simple mariage. « Tu as le choix entre rester seule, avec des chats, dans le jardin d’un palais qui ne te reconnaîtra plus comme un membre de sa famille, du fait de sa déloyauté envers la couronne et les principes qu’elle véhicule. » Il fit une légère pause. « Ou tu peux accepter que tu auras un époux à ton bras, suffisamment puissant pour qu’il présente un intérêt certain à être lié à sa famille, mais suffisamment impuissant pour ne pas nous détrôner. Il sera sans aucun doute un parti que tu pourras gérer, comme pour tes frères et sœurs, mais il sera aussi ta clé pour garder le pouvoir en place. » Il pose un regard froid sur sa fille. « Préfères tu la déloyauté à la couronne ? » Il ne parlait que de mariage, mais l’importance de ce dernier dans leur famille n’était pas à sous-estimer et ça, il avait besoin qu’Iris le comprenne. Elle était stratège, elle était pour le renforcement de la dynamique esclavagiste, alors elle comprendrait sans doute là où il voulait en venir. « Concernant ta descendance. » Un léger sourire moqueur sur le coin des lèvres, il laisse descendre sa main gauche sur le dos de sa femme, avant de s’arrêter au niveau de son bas-dos. « Je ne crois pas avoir fait qu’un ou deux enfants à ta mère, comme tes oncles et tes tantes ne se sont pas contentées d’un ou deux enfants. Crois-tu qu’ils te laisseront ta part de gâteau si tu ne fais rien pour la mériter ? Pour la défendre ? » Car il ne fallait pas se voiler la face, ses frères et sœurs étaient des Archdeacon, il n’attendaient qu’une opportunité pour leur voler leur trône. Famille, ou pas famille.



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MessageSujet: Re: Choc des titans [PV Parents Archdeacon]   Mer 1 Fév - 19:34




Choc des titans
Iris • Parents Archdeacon
Silencieuse, j'écoute ma mère parler. Globalement, je m'attendais à ce qu'ils disent que je n'ai pas le choix et que je dois me plier à la volonté parentale pour le choix de mon époux. Mes frères et soeurs ont acquiescé sans rechigner, sans même négocier. Pour ma part, je m'y refuse. Bien que je comprenne sans l'ombre d'une hésitation que des intérêts plus hauts que l'Amour dicte ma noce, ce n'est pas pour autant que je me courberai sans faire attendre ma voix dans ce qui s'annonce être un bouleversement majeur de ma vie.

Mon père enchaîne après les propos tenus que ma mère. Je demeure silencieuse alors que tout mon être me hurle de protester avec le plus grand des fracas. Pourtant, je me retiens car perdre mon sang froid ne serait pas profitable en cet instant. Pourtant, mon sang boue littéralement face aux perspectives qu'osent me présenter mon père. Le dos raide, je finis par prendre la parole. Bien que je sois calme, on peut percevoir ma rage que j'essaye de dissimuler.

-A quel moment ai-je dit que je ne me marierai pas ? Dois-je me mettre à genou devant vous afin de vous répéter mon serment d'allégeance à votre égard en vous certifiant que je me marierai ou cela ira ?

En tant que fille aînée et comme toutes les personnes britanniques, j'ai prêté un serment d'allégeance à mes parents. Ce serment, je l'ai à nouveau prêté en tant que Ministre de la Justice. Je crois que si j'étais dans les siècles passés, j'aurais exigé un duel judiciaire pour laver l'affront que mon père vient de me faire en entachant mon honneur.

-Concernant mon époux, si je me souviens du canon anglican, il est dit dans le serment de mariage que je dois "jurer de lui obéir". Vous en conviendrez que ce n'est pas forcément le plus engageant comme serment pour garantir ma liberté d'action, n'est-ce pas ? Ricane-je.

En tant que juriste de formation, je sais que je signe l'arrêt de ma liberté si je viens à prononcer ces mots à l'autel (car un mariage religieux en plus du civil me semble plus que certain en tant que princesse). Les familles de Birmingham n'auront aucun scrupule d'utiliser cette faille. Je ne leur ferai pas ce cadeau et ce n'est pas mes parents qui pourront changer mon avis là-dessus.

-Si ce n'est pas religieux, il existe des milliers de façons d'enchaîner quelqu'un dans le mariage. Je refuse qu'une quelconque personne me fasse subir ça. Une alliance politique quelque elle soit n'est pas suffisamment importante pour que je sacrifie ma liberté et mon appartenance à notre famille. J'exige que toutes les précautions nécessaires soient prises et que j'ai un droit de regard avant, pendant et après la rédaction du contrat de mariage pour m'assurer que ces clauses soient respectées.

Le droit de la famille n'est pas vraiment ma spécialité mais je pourrais bien sacrifier quelques nuits pour compiler le droit à la famille afin de ne pas me faire avoir dans le contrat. Mon regard laisse transparaître la détermination à ne pas céder sur ce point.

-Concernant mes futurs enfants, je refuse à ce qu'on m'impose un nombre de rejetons dans mon contrat de mariage. Il s'agit de MON corps, personne ne peut décider à ma place combien d'enfants je porterai. J'en aurais le nombre nécessaire pour éviter une crise de succession mais on ne me dictera pas combien de petits-enfants je dois vous donner, surtout si aucune assurance ne peut mettre donner pour leur avenir, ni même le mien une fois que vous ne serez plus.

Je ne suis nullement stupide : être fils ou fille de roi donne plus davantage que quand on est le frère ou la soeur du souverain. Si je veux des garanties, c'est maintenant que je dois les demander. Après, je ne pourrais plus rien faire. J'ai des idées sur ce point mais je ne les exposerai que le moment opportun.

-Et quant à l'époux en question, je refuse de me souiller avec la racaille, qu'elle soit purifiée ou non.

Mon dégout est plus qu'évident quand je parle de ces familles. Plutôt mourir que de partager le lit de l'entre d'eux ! Cela est au-dessus de mes forces que de m'unir à l'un d'entre eux.

-Les Ayling sont hors jeu vu que Tristan est déjà fiancé à l'une d'entre elles.

Pas besoin d'être prix Nobel pour comprendre qu'une deuxième alliance avec une même famille est stupide politiquement.

-Les Powell et les Blackwood, ce n'est même pas la peine d'y penser : pour les uns se seraient excité leurs appétits de pouvoirs, les autres seraient d'affirmer leurs prétentions dans le gouvernement.

Je ne suis pas stupide, j'ai bien que certains membres de ces familles veulent davantage de pouvoirs pour écraser le pouvoir de la famille. Ce n'est pas la peine de leur donner des éléments pour leur faciliter la tâche.

-Les autres familles, si certaines d'entre elles peuvent avoir des critères de pureté nécessaire à une union aussi prestigieuse avec notre famille, elles n'ont pas l'influence attendue.

Ma main balaye devant moi afin de chasser de la saleté invisible. Intérieurement, avant de prononcer les mots qui vont suivre, j'ai l'impression que je m'apprête à faire un saut en parachute. Je n'ai pas le choix de toutes manières.

-Mon avis est, concernant mon mariage, que nous aurions bien plus à y gagner si je fais une alliance à l'étranger plutôt qu'en Grande-Bretagne. Le prestige de la Grande-Bretagne et de notre famille pourrait être grandi par une telle alliance.

Je parle avec une conviction forte. C'est l'une des solutions que j'ai pu trouvé pour espérer une conciliation entre les différents impératifs que la famille peut avoir. J'espère que cela sera le compromis face à ce combat de titans qui se déroule dans les pièces privées de la famille royale d'Angleterre.
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MessageSujet: Re: Choc des titans [PV Parents Archdeacon]   Jeu 16 Fév - 21:11

Les lèvres pincées, la Reine décroise ses jambes tout en écoutant avec attention les paroles de son époux. Silencieuse, Nenya repose son verre vide sur la table basse en bois massif et marbre noir. Elle n’oublie pas de tirer un dessous de verre, qu’elle pose en dessous afin de ne laisser aucune trace sur la surface froide. Elle connaît son époux et ses petites manies qui la poussent à devoir les appliquer pour ne pas lui hérisser le poil. Avec vingt ans de mariage, et trente ans de vie commune, la construction d’une solide relation permet à  Nenya d’anticiper les gestes, pensées et états d’esprit de son Roi. Déchiffrer Erwin, c’est tout un art. Un art qui demande de l’expérience à long terme, de la pratique et surtout de l’observation. En dehors de la confiance qui est primordiale dans la création de cette connexion matrimoniale, l’implication est nécessaire pour ce processus long et laborieux. Un mariage, c’est comme les montagnes russes : il y’a des hauts et des bas, mais beaucoup de joie à la fin du manège. Encore faut-il s’en donner les moyens d’y accéder à ce bonheur, même constructif. C’est une doctrine que le couple royal tente d’instruire à leur enfant, en s’imposant à eux comme un modèle de réussite marital. Car après tout, de l’union du Roi et de la Reine est née une ribambelle d’enfants dociles ou braillards selon les caractères mal luné de certains. Iris Archdeacon, seconde prétendante au trône d’Angleterre en est un parfait exemple. Je ne sais pas à qui tu crois t’adresser, mais sache que nous ne sommes pas tes amis, Mademoiselle Archdeacon. Je te conseille de changer de ton si tu espères encore avoir notre attention. Elle soupire doucement avant de recroiser ses jambes et en joignant ses mains autour. Nous sommes royaux, tu es un enfant royal, pas une bergère. Ton mari sera une pièce rapportée à l’immense échiquier Archdeacon, et il devra suivre notre style de jeu afin de ne pas se faire éjecter du plateau. Un petit sourire étire les lèvres rouges de la Reine qui se délecte à imager la situation avec la notion du jeu d’échecs. Un jeu rigide, archaïque et ancestral aux règles nobles et incontournables.

Ainsi, elle sollicite la stratégie innée de sa petite fille qui ne la déçoit pas lorsqu’il s’agit de résoudre des situations de cas qui demande une réflexion intense. Intense est sa réflexion, mais de feu est son caractère. La flamme de son tempérament s’embrase et se déchaîne à mesure où elle avance dans l’énumération de ses exigences. Nenya arque un sourcil interrogateur avant de ricaner ironiquement : Rien que ça ? Elle lance un regard amusé à son époux avant de poursuivre sur le même registre de ton : Eh bien écoutes, tu n’auras qu’à collaborer avec le notaire de la famille, et j’insiste bien sur le mot collaborer, pour rédiger ton contrat de mariage selon ce que tu estimes être satisfaisant. La Reine interroge son époux du regard tout en glissant délicatement sa main derrière sa nuque, massant doucement celle-ci et laissant ses doigts parcourir le duvet de ses cheveux grisonnant. Après étude de ton contrat, nous consentirons peut-être à l’autoriser. Encore une fois, je précise, si nous estimons que tes attentes ne sont pas trop éloignées des nôtres, cela va de soi, Princesse. Ses doigts s’entortillent dans une caresse acrobatique, un geste naturel et répétitif qu’elle effectue tout en maintenant son regard dans celui de sa fille. Nenya l’écoute attentivement alors qu’elle offre son opinion sur les différentes familles concernant l’opportunité de leur offrir un mariage Archdeacon. Ne trouvant rien à redire, elle hoche la tête silencieusement tout en se rajustant confortablement dans son canapé. Nul n’ignore qu’offrir un enfant royal contribue à un gain de prestige pour toutes familles nobles, et Nenya a déjà eu cette discussion plusieurs mois auparavant pour émettre les mêmes réticences que sa petite fille, Iris. Elle est bien la fille de sa mère. Un mariage étranger ? Elle tourne son regard polaire vers son époux pour observer l’expression de son visage afin d’y déceler une quelconque opinion silencieuse. L’art de l’indicible. Et tu penses à quel pays exactement, développes. Curieuse, l’attention de la Reine augmente d’un cran.
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MessageSujet: Re: Choc des titans [PV Parents Archdeacon]   Sam 18 Fév - 16:53




Choc des titans
Iris • Parents Archdeacon
Alors que j'incline la tête en fille soumise face à la royale volonté de mes parents, je jubile intérieurement. Je ne sais si cela est intentionnel mais ma mère vient de me donner la plus magnifique des assurances. Le fait qu'elle me dise que mon époux devra suivre notre style de vie vient de m'assurer un soutien si jamais on me bafoue dans mes droits. Sans aller jusqu'à esquisser directement un mouvement hostile pour provoquer un divorce avec mon époux, je peux potentiellement envisager cette possibilité si je suis bafouée. Et obtenir le droit de collaborer avec le notaire familial me procurera la garantie qu'on ne cherche pas à me donner un coup de poignard dans le dos en secret. Maintenant, il ne restait plus qu'à hiérarchiser mes demandes entre ce que je ne peux absolument pas renoncer et ce que je pourrais réussir à négocier dans le privé.

-Il est évident que vous aurez le dernier mot sur mon contrat de mariage, finis-je par dire après avoir relever la tête. Pouvez-vous me laisser quelques jours pour vous lister les exigences que je souhaite voir figurer dans mon contrat de mariage et de vous faire parvenir cette liste ? Je suis certaine que vous ne trouverez rien à dire face à celle-ci une fois que vous l'aurez parcouru.

Mes mots pouvaient faire prétentieux mais je sais que je dois produire un document irréprochable pour espérer avoir mes demandes acceptées. L'avantage d'avoir une liste leur permettra également de constater ma bonne foi d'agir dans l'intérêt de ma famille malgré que je ne sois nullement emballée par la noce qu'on me prépare.

Après avoir présenté mon idée de mariage à l'étranger, ma mère me demande de préciser mon idée. Toute mon attention est portée sur ma mère. Inconsciemment, je sais que ma mère peut se révéler un allié de poids face à mon père si je parviens à la convaincre.

-Tout dépendrait de quel avantage on chercherait avec ma noce. Si vous voulez renforcer des relations économiques dans un domaine précis, un héritier d'un grand groupe étranger peut faire l'affaire, surtout si on promet des avantages financiers non négligeables dans le cas d'une installation de notre couple et du siège social en Grande-Bretagne.

Même si je ne le dis pas, mes parents ont également conscience que cette possibilité de mariage offrirait sûrement une foule d'avantages économiques pour nos sujets comme la création d'emploi ou la possibilité d'agrandir des réseaux économiques pour des chefs d'entreprises.

-Une autre possibilité d'alliances seraient un mariage dans une famille royale. Même si la population ne nous conteste pas notre pouvoir, nous pouvons passer pour des parvenus à l'étranger.

Mon dégout à ce constat est plus que visible mais cela peut être la vérité pour beaucoup de monde en-dehors de notre pays.

-En nous alliant à une famille royale, nous nous intégrerons à ce grand réseau d'alliances que sont les vieilles monarchies. Imaginez vos enfants ou arrières-petits-enfants dont les lignées peuvent remonter à des temps très anciens. Qui irait contester leur trône avec ça ?

Cette perspective est celle qui me semble la plus intéressante tant pour moi et pour ma famille. Famille car nous pourrions en partie éloigner le spectre d'éventuels conjurations pour nous renverser car nous ne serions pas légitimes. Moi car, le jour où mes enfants seront en âge de se marier, mes parents ne seront surement plus de ce monde et ne pourront pas faire valoir leur choix. Qu'ils soient doublement de sang royal permettraient des marchandages bien plus prestigieux qu'on ne pourrait imaginer. Surtout si mon cher frère aîné souhaite une fille pour son héritier car il serait fou de ne pas envisager cette possibilité. De plus, il me semble qu'il y a plusieurs princes cadets en âge de se marier. Trouver un époux rentrant dans cette catégorie est largement faisable.

Je n'ajoute rien de plus. J'ai émis des arguments pour étayer ma pensée. Reste à savoir s'ils sauront convaincre mes parents ou non...
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MessageSujet: Re: Choc des titans [PV Parents Archdeacon]   Dim 2 Avr - 15:58

« Evident en effet. » Acquiesce le Roi, en réponse à sa fille. Sa femme ayant parfaitement rappelé les règles de courtoisie inhérentes à sa position. « Je pense que tu as l’âge désormais d’aller voir le notaire en personne non ? » Léger sourire sur le coin des lèvres. « C’est un très bon ami de la famille et qui, comme tu le sais, est totalement au courant de nos volontés concernant ton mariage. Et puis, pour une fois, j’aimerai que tu essayes de négocier avec quelqu’un d’autre que tes parents. » Léger hochement de la tête sur le côté. Leur fille avait toujours été capricieuse, mais c’était la première fois qu’elle manquait autant de jugeote. On ne négociait pas son mariage dans la famille Royale, on s’en accommodait. Elle n’aurait aucun traitement de faveur et c’était non négociable. Qu’elle puisse encore songer à l’idée de le négocier était, presque, aberrant. « Un héritier n’est pas forcément de sang noble et il est hors de question que tu sois l’épouses d’un roturier. Chose également que tu sais déjà. » Oui, il jouait sur les mots, mais en sa position de Princesse, elle savait également que chaque mot avait sa place et son intérêt. Si le parti devait être intéressant, il se devait d’être noble et riche. Evidemment. Manipulable, aussi. « Qui plus est, je doute que nous ayons besoin d’argent. Les alliances sont toujours utiles et les alliances politiques le sont bien plus que des partis économiques. » Certes, il fallait toujours prévoir, mais si elle croyait que ses parents n’avaient pas prévus le coup des années plus tôt, alors elle décevait énormément son père. « Je comprends l’idée, mais encore une fois, soit précise dans tes termes. » Comme un enseignant très exigeant, il ne lui passait aucune erreur. Elle était amenée à discuter avec des journalistes, des hommes et des femmes qui tenteraient de la manipuler, ses paroles ne devaient pas laisser de confusion ou de possibilité de manipulation. Jamais. « Concernant la possible alliance avec une famille royale, c’est la seule bonne idée que j’entends depuis que tu as commencé à t’exprimer. » Froid, il joue un instant avec sa chevalière familiale. « C’est le minimum que nous accepterons pour nos enfants s’ils partent à l’étranger. On ne se rabaisse pas à un niveau inférieur. » Il plante son regard dans celui de sa fille, glacial, tranchant. « Jamais. » Et certainement pas dans l’optique d’obtenir une faveur, soit un mariage. « Concernant cette possibilité, je pense que ta mère sera plus à mène que moi de s’occuper de tous tes possibles époux. Il sera évident qu’ils devront être au minimum compétent et posséder un intérêt. » Se marier à une famille royale d’un pays de deux cents habitants, n’était par exemple, d’aucun intérêt. « Ensuite, il me faudra rencontrer les familles et décider avec eux d’un engagement et de la valeur de celui-ci à leurs yeux. » Il avala une gorgée d’alcool, se leva pour resservir un verre à sa femme et lui, tout en continuant de discuter. « Ensuite, il faudra que nous discutions plus sérieusement des contraintes politico-sociales qu’engendreront cette union. » Il remplit les verres. « Tout ceci pouvant prendre du temps et donc de l’argent, c’est une solution qui, pour moi, n’arrivera qu’en seconde position si nous n’avons pas de meilleur parti sous la main. Tu as un âge déjà avancé, il ne faudrait pas non plus tarder pour avoir une descendance. » Il retourna vers son épouse, lui tendit son verre et se réinstalla. « Qui plus est, je n’ai pas envie que toute la fratrie vienne négocier des termes de leur union, sous prétexte que leur aînée l’a fait. » Sourire malicieux dans les pupilles, il est certain qu’elle comprend sa position. « en tout cas, je vois que tu as bien préparé ton terrain et tes arguments. C’est bien. » Compliment à peine voilé, la voilà qui désormais sait discuter et argumenter, un bon point qui pourra lui être utile à l’avenir. « Ta mère et moi devons en discuter. » Et surtout, il ne voulait pas lui faire croire qu’il appréciait beaucoup l’idée et qu’en effet, elle avait un réel intérêt pour leur famille. Comme sa femme le savaient, s’ils donnaient la main à leurs enfants, ceux-ci leurs dévoraient le bras.



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MessageSujet: Re: Choc des titans [PV Parents Archdeacon]   Dim 16 Avr - 18:52




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Iris • Parents Archdeacon
J'ignore la pique que m'adresse mon père vis-à-vis des négociations que j'entreprends avec mes parents. Il y aurait matière à protester face à ce commentaire. En effet, je doute fortement que mon père ait accepté que je passe directement voir le notaire familial avant de lui en toucher deux mots, surtout par rapport à une question aussi importante que mon mariage. Néanmoins, je ne retiens que le principal à savoir que j'ai remporté une bataille importante, celle de mon droit à regarder mon contrat de mariage. Cette victoire n'a pas de prix et je compte bien la savourer comme il se doit dans mes appartements.

Un sourire se dessine sur mes lèvres à la pensée de ma visite prochaine au notaire familial. Mes parents, me connaissant, ont plus que surement compris que cette visite va avoir lieu plus que prochainement. J'acquiesce cependant docilement la tête afin de montrer à mon père que j'ai bien compris ce qui était dit.

Toujours silencieuse, je jubile intérieurement en voyant que l'idée d'alliance royale a fait mouche auprès de mon père. Les mots prononcés me confortent dans l'idée que je vais pouvoir obtenir ce que je veux à ce sujet précis. Le futur qui s'annonce après la mort de mes parents (pourvu qu'elles soient le plus tard possible !) me semble plein de promesses que je pourrais surement utiliser à bon escient.

Une fois les différentes étapes de la procédure exposée, je me décide à parler :

-Je vous fais confiance concernant le choix de mon fiancé. Le parti choisi ne pourra être que le meilleur. Si possible, j'aimerai que mon promis n'ait pas l'âge de Sebastian.

Gênée, je détourne le regard vers le somptueux vase dans un coin de la pièce pour ne pas regarder mes parents. Je suis très certainement rouge pivoine alors que ma voix diminue.

-J'aime pas être au lit avec quelqu'un d'aussi jeune que lui car j'ai l'impression d'être pédophile sur les bords.

Définitivement, je n'ai jamais été à l'aise pour parler de ma vie sexuelle avec mes parents. J'ai toujours été discrète et très regardante sur les protections (des bâtards, très peu pour moi ! Et puis, si je m'étais retrouvée enceinte, je serais sûrement mariée à l'heure qu'il est) quand j'ai eu une ou deux aventures. Cependant, je ne suis pas née de la dernière pluie : mes parents doivent se douter que je ne serais pas vierge à mon mariage.

Bref.

D'une voix plus détachée et plus forte, je déclare :

-Je ferais selon vos souhaits pour servir au mieux les intérêts du pays et de notre famille.

Après tout, si le seul parti convenable est un jeune de l'âge de Seb', je saurais mettre mes scrupules de côté.

-Concernant mon âge, même si je ne suis pas aussi jeune que Maman quand elle a eu mon frère, bon nombre d'anglaises ont leur premier enfant à mon âge. Je ne serais nullement la première ni la dernière dans le pays à le faire.

Mon ton est farouche. Il est hors de question que je dise à mon père que j'aurais du me marier plus tôt. Pour rien au monde je ne regrette d'avoir retarder mon âge au mariage jusqu'à aujourd'hui. Cependant, les mots que je prononce par la suite sont dit sur un ton plus posé.

-Souhaitez-vous que je me renseigne sur la procédure de mettre de côté des ovules ?

Je n'avais aucune idée de comment cela fonctionnait mais cela pourrait être une solution pour apaiser les craintes sur une éventuelle baisse de fécondité de ma part le moment venu. Nous avons la chance d'avoir un grand nombre de moyen d'aider à la conception, il serait dommage de ne pas les utiliser si on le peut. Après tout, si mes enfants doivent un jour hériter du trône, on se fiche de savoir s'ils ont été conçu dans une éprouvette ou dans mon utérus.

Je rayonne au compliment que me fait mon père. Ils sont rares mais tellement précieux à mes yeux. Je ne les ai pas compris durant mon adolescence. Adulte désormais, je les chérie avec une grande attention quand ils se présentent.

Comprenant l'invitation tacite à me retirer, je leur adresse un sourire en récupérant mes aiguilles et ma pelote de laine. Les saluant une dernière fois, je me retire des appartements parentaux pour me diriger vers les miens. Des choses sont à préparer de manière urgente !
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