FACTS

La ville de Birmingham compte actuellement 12 Purs, 4 Purifiés et 13 Impurs, la Résistance semble recruter plus de membres que l'Ordre du Phénix, il serait peut être bon de se méfier de ce regroupement.
Les les femmes deviennent importantes et prédominantes, au détriment du sexe masculin, pourtant si charmant.




 
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 dirty little secrets. (rozen)



l'impureté sera traitée et éradiquée
MUGGLE SUPREMACY ☾ ::  :: Harborne :: Golden Tea
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MessageSujet: dirty little secrets. (rozen)   Ven 28 Oct - 20:57

― to be unknown is where i go, i choose to walk this lonely road.

(you're the worst)

Les jours de repos sont rares, mais ils sont aussi très ennuyants pour Monroe. À croire qu'il ne vit que pour le boulot. Peut-être que c'est vraiment le cas. L'Ordre, c'est devenu sa vie. Sa Famille. Sa raison d'exister et ce, bien malgré lui. Mais il est loin de s'en plaindre, il s'y est fait. Voilà six ans maintenant qu'il connaît la même routine. Travailler. Et les jours où il ne travaille pas, s'ennuyer. Il essaye de s'occuper comme il peut, en entretenant son appartement, en allant embêter ses rares amis. Il essaye de sauver le semblant de vie sociale qu'il a encore, même si c'est bien connu qu'Evan est un grand solitaire qui peut se contenter de sa propre personne. De toute façon, ce n'est pas comme si grand monde pouvait l'approcher. Chien impitoyable, animal qui montre les crocs au moindre geste trop brusque. Si ses sourires attirent, sa monstruosité intérieure repousse. Il s'y est fait avec le temps, à ça aussi. Ce n'est pas comme s'il pouvait en vouloir aux autres d'agir ainsi vis à vis de lui. Il ne fait pas tellement d'efforts pour améliorer son cas après tout, il ne fait donc que récolter ce qu'il sème, d'une certaine manière. Mais bref, le dixième restant du temps, il essaye d'être productif. De mettre ces heures à profit, pas spécialement pour son compte non, plus pour celui de l'Ordre. Comme quoi, il passe son temps à travailler, même quand il ne porte pas son uniforme rouge. Et aujourd'hui, c'est bien ce qu'il compte faire alors qu'il prend la direction d'un salon de thé qu'il ne connaît que trop bien depuis le temps. Son salon de thé à elle. Rozen. S'il reste physiquement impassible, il sourit intérieurement. Cela fait un bout de temps qu'il n'a pas été rendre visite à la jeune femme et il doit y remédier. Il sait qu'elle a toujours une oreille qui traîne dans la ville et en ces temps incertains, toute information est bonne à prendre. Bien sûr, il garde le secret sur ces petites entrevues, il fait en sorte que l'Ordre ne soit pas au courant. Pourquoi ? Parce qu'il sait qu'une telle situation pourrait se retourner contre lui. Et ça c'est juste hors de question. Pour avoir divulgué quelques informations à la jeune femmes, des choses qu'elle n'était pas censé savoir, même s'il a toujours fait attention à lui en donner le moins possible... Il ne lui fait pas confiance, ce n'est pas une nouveauté. Elle non plus, d'ailleurs. Tout cela est un petit jeu dangereux de donnant-donnant et l'un comme l'autre sont protégés tant qu'ils tiennent le secret. Mais le jour où cela éclatera au grand jour ? Qui sait ce que ça pourrait donner. Evan ferait tout pour s'en tirer sans problème. Et tout naturellement, elle aussi – du moins c'est ainsi qu'il voit les choses. Et à ce moment là, ce sera sa parole contre la sienne. Mais bref, inutile de songer au pire pour l'instant. Il arrive enfin dans la bonne rue, devant le salon de thé en question. Toujours aussi chic et avenant, pas étonnant que cet endroit ait un réel succès. Il pousse la porte et avise un des esclaves, sans chercher à être aimable. Ce dernier lui désigne une direction, un endroit où trouver la jeune femme et Evan n'a qu'à lever le regard pour le poser sur Rozen. Extravagante, comme à son habitude. Pétillante et pleine de vie – en somme, son opposé à lui. Il retrouve un petit sourire espiègle, se plantant juste derrière elle. « Mademoiselle Llewellyn... » Il attend qu'elle se tourne pour poursuivre. « Je commençais à te manquer n'est-ce pas ? » Non, il ne se prend pas au sérieux. Il avance un peu, sortant enfin les mains de ses poches en détaillant la grande pièce. Tout est toujours décoré avec goût ici, un réel plaisir pour les yeux, mais ce n'est pas ce qui l'amène, non. « Je suis certain qu'on a beaucoup de choses à se dire. » Il plante enfin son regard sur elle, conservant son sourire en coin.
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MessageSujet: Re: dirty little secrets. (rozen)   Jeu 3 Nov - 22:25

Journée tranquille, journée de travail qui se passait bien. Elle s’était commencée avec le réveil en douceur, en début de matinée, avec Apple dans son lit. S’en était suivie la cacophonie des miaulements de ses deux amours, réclamant leur nourriture. Elle s’était levée, habillée, s’était occupée de ses animaux, était passée au palais déposer Apple auprès de Rosemary, le temps de mettre en place le salon de thé, de préparer ses esclaves à accueillir les clients et de se préparer également pour la journée. Vêtue d’une robe rouge, patineuse, serrée à la ceinture, ses cheveux lâchés, cascadant sur ses épaules ; elle était perchée sur des talons de quinze centimètres, acceptant parfaitement d’avoir mal aux pieds toute la journée. Ses ongles étaient parfaitement manucurés d’un vert pomme, faisant tâche totalement avec sa robe, et ses yeux étaient cerclés de noir. Elle était, évidemment, extravagante, comme à son habitude. Apple, une fois de retour dans son salon de thé – elle avait envoyé un de ses chouchous le chercher – était vêtue d’un magnifique collier rouge sang, en accord avec sa tenue. La chienne se pavanait dans le salon de thé, la queue dressée en signe de contentement. Reira esquissa un léger sourire, tout s’annonçait parfaitement bien.

Les premiers clients arrivèrent et avec eux, la cuisine s’alluma, les commandes se lancèrent. Elle commença à laisser ses oreilles traîner partout, encore et encore. Elle appréciait énormément la situation actuelle, entendant tout ce qui se passait. Du petit ami qui ne cessait de faire des crises de jalousie à la jeune adolescente de la table 1, passant par l’avocat d’une haute famille qui ne trouvait pas comment régler son petit souci d’imposition, tout en s’étendant aux soucis des hautes familles, avec leur personnel si incompétent. Tout était sous contrôle, absolument tout. Puis cette voix se fit entendre. Elle haussa un sourcil septique, termina de faire sa commande et se retourna, face à cette charmante petite bouille de patrouilleur.
Evan Monroe. Ce n’était pas un simple patrouilleur. Déjà, il avait un charme certain, doublé d’un caractère de connard fini. Il ne fallait pas mentir, il avait du charme, mais bon dieu qu’il était insupportable. Que ce soit son sourire de parfait hypocrite, sa façon de se déplacer comme si tout lui appartenait, ou cette fâcheuse manie à se croire supérieur aux autres. C’était juste un patrouilleur, pour qui se prenait-il sérieusement ? Enfin, elle ne cherchait plus à comprendre la logique des membres de l’ordre du phénix. C’était des bâtards incompétents qui lui mangeaient dans la main, comment le monde pouvait tourner avec des incapables pareils ? Enfin, elle ne comprenait pas, mais elle ne cherchait pas non plus à comprendre, il fallait le dire. « Tu me manques à chaque seconde petit homme. » Répliqua gentiment la jeune femme, elle lui caressa délicatement la joue et partit en direction du bar. Ses hanches se balançaient sur ses talons, dans un déhanché délicat qui caractérisait tant sa démarche. Son port de tête était altier, elle se tenait droite et profitait largement de la situation pour se montrer supérieur au petit patrouilleur qui venait la voir. Après tout, il se déplaçait sur son territoire non ? Donc il avait besoin d’elle et en plus, il venait sans doute pour quémander des renseignements. C’était toujours intéressant de sa savoir en position de force, elle appréciait énormément en réalité. Bien plus que ne le laissait sous-entendre son petit sourire ravie. « Quel bon vent t’emmènes dans mon salon de thé ? » Lui demanda la jeune femme, accoudée derrière le comptoir. « J’en oublie mes bonnes manières ! » S’exclama la jeune femme. « Thé ? Café ? Alcool ? Nourriture ? Je te sers quoi ? » Lui demanda, Reira, un sourire ravi sur les lèvres et une excitation naissante.


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MessageSujet: Re: dirty little secrets. (rozen)   Ven 10 Fév - 14:14

Il la détaille, elle, la belle Rozen, drapée de toute son extravagance. Elle n'en est pas moins élégante, comme toujours. Monroe lui a toujours trouvé quelque chose d'exotique – et ce n'est pas pour ses traits délicats qu'il pense cela non – mais bien pour toutes ces tenues hautes en couleurs. Bref, il n'est pas là pour s'étendre sur les merveilleuses étoffes de créateur de la jeune femme, mais bien pour des informations, de petits secrets d'état qui se perdent ici et là entre deux gorgées de thé. Comme toujours leurs échangent dégoulinent d'hypocrisie. Bien sûr que non, il ne lui a pas manqué, Evan ne manque jamais à personne de toute façon. Il est plutôt cette bête noire qu'on préfère tenir à distance, qu'on esquive, le type devant lequel on passe en baissant les yeux ou toute la tête. C'était marrant de voir à quel point ils s'opposaient. La belle et la bête. Elle, la douce, la charmante créature. Et lui hé bien.. Lui. Mais il le savait, au fond de leur cœur, ils étaient les mêmes. Aussi nécrosé l'un que l'autre. « Ce qui m'amène ? » Il s'avance et s'installe sur un tabouret devant le comptoir, posant ses avant-bras sur la surface. « Nos petites discussions me manquent, ma belle Rozen. » Qu'il ajoute dans un soupir un peu déçu. Il se reprend finalement. « Tu me manques. » Un sourire un peu charmeur borde ses lèvres, il pianote du bout des doigts sur le comptoir. Ce n'est pas tant de papoter qui  lui manque, mais elle a compris le sous-entendu : il ne compte pas hausser le ton pour admettre qu'il vient échanger des informations ici, avec elle. Si cela remontait aux oreilles de l'Ordre, d'Ulyana par exemple... il ne préfère pas y songer. « Oh n'importe quoi fera l'affaire mais puisqu'on est dans un salon de thé, autant boire du thé. Je te laisse choisir, je n'y connais rien. » Il retire finalement son manteau et le dépose sur le dossier du tabouret, pour se retourner vers elle. Son regard sonde les lieux, tantôt curieux, tantôt intéressé. C'est son côté observateur qui veut ça. Son passé d'ingénieur du génie civil un peu aussi. Tout voir sous la forme de courbes, de droites et d'angles, répertorier les matériaux et les pièces. Mais il s'égare, à nouveau. Il en revient à elle, un léger sourire pour adoucir ses traits. « Alors, qu'as-tu de beau à me raconter ? » Il plante son regard dans le sien, à la recherche de réponses sans doute. Mais surtout de la vérité, dieu sait que c'est presque un sport national, d'intoxiquer son monde avec de fausses rumeurs. « Tu as vu ce qui s'est passé à l'Orphelinat ? » Qu'il demande enfin, dans l'espoir d'orienter la conversation à son avantage.
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MessageSujet: Re: dirty little secrets. (rozen)   Mar 14 Fév - 15:09

« Oh quel flatteur celui-là ! » S’exprima la jeune femme, sourire enchanté sur le coin des lèvres. Elle gloussa et laissa couler son regard sur le corps du patrouilleur. Il mentait très bien le petit, il fallait se l’avouer. Mais bon, elle s’en fichait pas mal en réalité, elle savait parfaitement qu’il venait juste pour grappiller quelques informations et, à vrai dire, elle ne savait pas encore quoi lui dire. « Nos petites discussions… » Laissa glisser la jeune femme d’une voix érotique. Voilà qu’il se faisait – presque – sensuel avec elle. Etait-il autant en manque d’informations ? Surprenant de sa part. Elle ne pensait pas qu’il avait autant l’habitude de ramper aux pieds des femmes pour se comporter de la sorte. Après, elle ne se mentait pas, c’était toujours plaisant à entendre, bien que totalement faux. « Bien dans ce cas, je te serre un thé noir. » Un peu comme son âme.
Elle choisit un parfum exotique au gingembre et à la framboise, qu’elle fit parfaitement infusé, avant de le lui servir dans une grande tasse blanche. Entourant la tasse de ses petites mains, elle vint déposer cette dernière devant lui, une protection sur le tour lui permettant de prendre la tasse sans se brûler les doigts. Elle déposa sous cette dernière un petit anneau en carton, évitant d’abîmer le marbre de son bar.
Elle passa une main dans ses cheveux, qu’elle portait très longs – merci les extensions, et s’accouda sur le bar, se servant au passé un verre de lait à la cannelle. Elle trempa ses lèvres vertes dans le breuvage et esquissa un léger sourire au patrouilleur.

« Tout dépendra de ce que tu as à me raconter. » Rozen appuyant ses propos d’une œillade plus qu’explicite. Répondant à une demande d’un client, elle quitte le bar un instant, allant prendre la commande. Elle revient au bar, pour repartir aussitôt en direction du client, qu’elle s’empresse de servir. Croisant un de ses esclaves au passage, elle lui donne quelques consignes, avant de retourner près du patrouilleur. Attrapant un tabouret derrière le bar, elle se perche dessus, prête à écouter les petites confessions du jeune homme. Ce dernier n’était en rien un ami, il était à peine quelqu’un en qui elle faisait confiance. Elle se servait de lui, il se servait d’elle et tout était clair comme de l’eau de roche. Elle ne cherchait rien de plus, bien au contraire. Elle n’appréciait pas sa personnalité et était bien trop contente de voir l’intérêt qu’il pouvait avoir pour cracher dessus. Plus elle le garderait dans son jeu de cartes, mieux ça sera. Elle en était persuadée. « Oui j’ai entendu. » Elle soupira. « Triste n’est-ce pas ? » Enfin, façon de parler. Elle s’en fichait éperdument. L’Orphelinat n’était que le reflet misérable des faibles qui n’avaient pas su s’imposer dans cette société. Bien sûr, elle était du même sang qu’eux, mais ça, personne ne s’en doutait. Elle descendit de son tabouret, incapable de rester plus longtemps sagement assise. Elle entreprit de faire le peu de vaisselle présent dans l’évier, tout en échangeant avec le patrouilleur. « Il n’y a pas eu beaucoup de pertes humaines, c’est le plus important je pense. » Après elle trouvait quand même bizarre que les patrouilleurs n’aient pas eu la capacité d’intervenir. D’après les médias en tout cas. « Ca a dû être terriblement stressant pour tes collègues et toi. Non ? »


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MessageSujet: Re: dirty little secrets. (rozen)   Mer 8 Mar - 16:40

Tout n'a toujours été que jeu avec Rozen. Il en a bien conscience : il ne peut pas lui faire confiance. Pas qu'il en ait particulièrement besoin, vu ce à quoi se résume leur relation. Se sourire, se montrer poli, échanger des informations. Evan a bien conscience de n'être qu'une pièce dans une machinerie bien plus importante, il sait aussi le risque qu'il prend à discuter avec la jeune femme, à lui balancer certaines informations qu'il ne devrait pas. Mais aussi répréhensible que ce soit, il ne le fait pas pour rien : il le fait car il en tire quelque chose. Des informations, pas toujours correctes, pas toujours très croustillantes. Mais des informations qui lui ont servi par plus d'une fois dans ses enquêtes. Même de petits détails, de petits riens qui se sont révélés être beaucoup pour lui. C'est pour cela qu'il se montre encore galant avec elle et même sympathique. C'est donnant-donnant et ça marche très bien ainsi depuis un bon bout de temps déjà. Le thé noir entre les mains, il sourit, enjôleur, à la jeune femme qui lui fait face. Un bref « Merci » lui échappe avant qu'il ne prenne une gorgée du breuvage brûlant. Elle a visé juste, c'est plutôt bon. Mais il n'est pas là pour parler des bienfaits du thé ou de comment peut tourner un tel commerce en ce moment. Alors bien vite, il revient à la raison principale de sa visite et attaque avec la dernière grande nouvelle : l'attaque de l'Orphelinat.

Triste ? Un sourire étire les lèvres du patrouilleur, il manque d'en rire. « Tu as l'air réellement affectée par cet événement, Rozen. » Une nouvelle gorgée de thé, il secoue un peu la tête et soupire avant de reposer la tasse sur le rond de carton, ses coudes appuyés sur le marbre du comptoir. Il essaye de sonder son regard, de voir la vérité qui se cache derrière. Elle doit bien savoir quelque chose sur cet événement, elle qui a toujours une oreille partout dans la ville. Il prend tout de même la peine de lui répondre. « Pas beaucoup et déjà trop pourtant. Les citoyens vont finir par ne plus se sentir en sécurité. » Un énième soupir, une main qu'il passe sur sa nuque avant de bien se rasseoir sur son grand tabouret. Derrière son air pensif, il revoit les images. Les restes de fumigène, les corps, les enfants. « Je n'y étais pas quand c'est arrivé, mais j'ai été appelé en urgence à la caserne pour qu'on se rende sur les lieux. La suite tu la connais, les médias en parlent assez comme ça. » Il joue un peu avec la cuillère dans sa tasse, observant ce tourbillon noir qu'il y provoque. Jouer la comédie, il est plutôt bon pour cela. Paraître affecté aussi, c'est son truc. Mais Evan ne s'inquiète pas vraiment des pertes. Ces gens étaient juste au mauvais endroit au mauvais moment. C'est terrible à dire, mais il ne ressent rien pour eux, il ne ressent rien, si ce n'est de la colère contre ceux qui ont provoqué ça. Il détaille la jeune femme une fois de plus. Ses longs cheveux, ses lèvres vertes, l'extravagance dont elle se drape avec une certaine élégance. « Inutile de jouer plus longtemps, tu sais pourquoi je suis là. » Il se redresse un peu sur son tabouret, croise les bras qu'il appuie sur le marbre. « On sait tous les deux que tu ne fais pas plus confiance aux journaux que moi. » Il a arrêté d'y croire depuis longtemps. À tout ce qui se disait à la télé, sur le papier. Des mensonges, des manipulations, rien de concret. Il ne compte pas passer par quatre chemins avec la jeune femme. « Que sais-tu à propos de ce qui s'est passé là-bas ? Tu as forcément entendu des choses. Un tel événement fait parler les gens. » Il en est persuadé. Elle en sait plus qu'elle n'en laisse paraître. Et s'il lui balance quelque chose d'assez solide, d'assez coriace, quelque chose qui peut tenir la route, il lui donnera des informations en conséquence. Il lui donnera autant que ce qu'elle est capable de lui avouer. Une nouvelle gorgée de thé, il fait un peu tourner la tasse blanche entre ses doigts avant de planter son regard dans celui de la jeune femme. « Si tu ne le fais pas pour moi, tu peux au moins le faire pour les douze enfants qui sont morts ce jour-là. » Un petit sourire en coin pour border ses lèvres. Il ne peut qu'essayer de l'amadouer, après tout.
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MessageSujet: Re: dirty little secrets. (rozen)   Dim 12 Mar - 16:29

Sourire enjôleur, il se veut flatteur. Elle lui répond avec des œillades et des sourires coquins, n’ayant aucune gêne dans aucun de ses mouvements. Rozen n’a jamais été vraiment pudique, elle a toujours trouvé le moyen d’obtenir ce qu’elle voulait, ici ou ailleurs, que l’on joue ou non dans son jeu. La possibilité que lui offrait Evan lui évitait de manipuler beaucoup plus de monde que nécessaire, mais aimant toujours jouer avec le feu, elle ne se laissait jamais de faire tomber quelqu’un dans ses filets. Elle avait pleinement conscience de jouer avec le feu et de risquer, bien trop souvent, de tomber dans un piège tendu par un autre. Pour autant, d’une certaine façon, elle s’en moquait. Qu’avait-elle à perdre désormais ? Sa maison, ses vêtements, ses affaires ? Ce n’étaient que des biens matériaux, elle s’en fichait. Ses animaux comptaient énormément, mais si elle devait s’en séparer, elle le ferait. Elle n’avait ni famille, ni véritables amis, alors qu’elle tombe ou qu’elle survive, qu’importe ? Dansante, elle se faufilait entre les rumeurs et les ragots pour sortir son épingle du jeu. Elle en profitait pour épingler quelques connaissances et leur tirer les vers du nez, sans aucun souci d’éthique ou de moral, profitant de ce qu’ils avaient à lui donner. Parfois, elle extorquait les informations et faisait disparaître toutes preuves de son méfait, mais c’était bien plus rare. La brunette préférant se faire toute petite dans une masse informe, plutôt que de se faufiler dans les ombres des ruelles. Beaucoup prétendaient que pour vivre heureux il fallait vivre caché, elle avait vite compris qu’il n’en était rien. Pour mieux dissimuler sa façon d’être, elle l’exposait à la pleine lumière, remettant chaque jour tout en question par de nouvelles manipulations. Qu’elle meilleure façon de cacher quelque chose qui se trouve déjà sous votre nez ? Jusqu’à maintenant cela avait fonctionné et elle en était plus que ravie. Alors elle continuait. Dire qu’elle était dénuée de peur était un peu prétentieux, par contre, assumer qu’elle s’en fichait était sans doute plus véridique.

Elle esquisse un léger et furtif sourire, sans pour autant prendre le temps de répondre à la remarque du jeune homme. Affectée ? Pas vraiment, mais pourquoi ou pour qui le serait-elle ? « Je suis sûre que vous saurez rétablir la situation. » Et au pire elle en profiterait allègrement pour obtenir ce qu’elle voulait. Chacun ses soucis n’est-ce pas ? Elle hocha la tête. « Ils en parlent bien trop et ne font que déformer la vérité. » Enfin, elle le supposait. Ses mains s’activaient, nettoyant les verres, attrapant le torchon, l’essuyant et rangeant la vaisselle propre dans le placard derrière elle. Elle esquisse un sourire. « L’ignorais-je un jour ? » Demande-t-elle, sans vraiment poser la question. Rhétorique futile dont ils connaissent les deux la réponse. Elle hausse un sourcil. « Je ne peux le démentir, en effet. » Elle n’avait pas réellement confiance en qui que ce soit, de toute façon. Alors à partir de là, il était évident que les torchons qui diffusaient à tout va des bêtises ne valaient pas mieux que les clients qui courraient dans son salon à la moindre promotion. Il y avait des charognards dans tous les corps de métiers, mais il fallait avouer que les journalistes battaient de jolis records. Sa tête acquiesce aux propos du jeune homme. Ils parlent, racontent et elle écoute. Elle n’en a pas l’air pourtant, de son extravagance, de sa manie à courir partout pour répondre aux commandes, ou à sa capacité à disparaître parmi la foule de clients. Personne ne se doute qu’ici, plus qu’ailleurs dans la ville, les murs ont des oreilles.
Elle hausse un sourcil sceptique. « Des morts il y en a tous les jours, je ne vois pas en quoi ils ont eu quelque chose de plus que les autres. » Siffle-t-elle doucement. Seul le patrouilleur a pu l’entendre, comme il fut sans doute le seul à voir ses prunelles se planter dans son regard, glaciales, un court instant. Elle retourne un court instant à sa besogne, avant de retourner à la discussion débutée avec le patrouilleur. « Les gens parlent, beaucoup. » Souvent trop. « Certains, la plupart, sont accablés par la situation. » Elle continue à frotter. « Beaucoup se demandent comment la situation a pu s’installer, pourquoi l’Ordre n’a-t-il pas empêcher ça. » Après tout, il y a eu des morts. « Les mères qui vouaient leur vie à de simples gamins se sont vues attaquées, endormies et pour l’une d’entre elles, tuée. » Sa voix est monocorde, distante, comme si tout ceci n’avait aucune importance. « Tu sais, des rumeurs il y en a beaucoup. Est-ce que c’est la résistance ? Est-ce que c’est quelqu’un de l’intérieur ? Est-ce qu’au final ce n’était pas juste un test pour vérifier la sécurité ? Est-ce que la mère n’était pas une indésirable ? » Il y avait eu beaucoup de choses de dites, beaucoup de rumeurs, très peu de vérités. « Après, on dit aussi que si l’Ordre a des recrues aussi faibles, c’est que c’est peut-être révélateur. » Surprenant quand même que les enfants formés à rejoindre les rangs de la défense des citoyens de Birmingham aient tous été touchés non ? « Par contre, ce qui m’intrigue le plus c’est que depuis l’incident on n’entend plus rien venant de l’Orphelinat. » Et quand elle disait plus rien... « C’est vraiment très calme. » Peut-être même trop quand on sait qu’un tel établissement est censé inculqué des valeurs à des enfants récalcitrants.


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MessageSujet: Re: dirty little secrets. (rozen)   Jeu 6 Avr - 21:46

Au final, ils se ressemblent, même rien qu'un peu. Pour cette faculté à se servir des autres comme on abuse de vulgaires pions dans un jeu d'échec. À chacun sa méthode, pas spécialement de bonne morale, mais tant que les résultats sont là, n'est-ce pas tout ce qui compte. C'est bien ce talent qu'ils ont en commun pour l'information et la désinformation qui rend ce type de rencontre plus délicat. Parce qu'ils sont l'un comme l'autre rodés, qu'ils connaissent les pièges, les manipulations, les jeux sur les mots qui peuvent faire basculer toute une phrase dans un autre sens. C'est parce qu'ils sont bons dans ce qu'ils font, que cette confrontation est d'autant plus compliquée. Ils n'ont plus qu'à compter sur le semblant de respect qu'ils ont l'un pour l'autre, pas tant le respect de la personne mais bien quelque chose de plus grand, de plus professionnel, pour espérer tirer quelque chose de cet échange – ou plutôt de cette joute verbale. N'importe qui pourrait imaginer qu'ils parlent de tout et de rien, de la pluie et du beau temps, des nouvelles sombres de Birmingham, des potins entre amis. Mais il y a tellement plus, qui se dérobe de leurs lèvres.

Le monde a parlé. Le monde parle, de tout, de choses importantes, d'autres qu'ils ne peuvent même pas comprendre. C'est bien pour cela qu'il est là, pour s'en remettre à Rozen. Elle qui drapée de son élégance, semble être au courant de tout ici. Ce n'est pas une visite de courtoisie, c'est une véritable négociation entre eux. Mais Evan a besoin de savoir. Parce que l'Ordre n'en sait pas assez, parce qu'il y a trop de questions auxquelles ils doivent encore répondre. Au point où il en est, il est prêt à demander tout à la jeune femme : de la moindre rumeur aux pires ragots. Peut-être que dans le lot, il trouvera une information potable. Suffisante pour faire plonger les coupables – pour les trouver, déjà. Il écoute, parfaitement attentif, grappillant le moindre mot dans l'espoir d'y trouver un sens second. Il n'y a plus de place pour le hasard, pour la coïncidence. Qui sait, peut-être que les propos de la jeune femme vont éveiller quelque chose chez lui. Le lancer sur une piste à laquelle il n'avait même pas songé jusque là. Il garde la tasse entre ses mains, prenant une ou deux gorgées de thé de temps en temps, tout en la détaillant. Elle et cette distance qu'elle s'impose face aux événements. Joue-t-elle un rôle ? Ne pas paraître affectée pour ne pas souffrir... Ou bien elle n'en a réellement rien à faire. En tout cas, il a bien du mal à imaginer qu'elle ait eu un rôle dans cette affaire – Rozen aime bien trop ses privilèges et sa petite liberté pour ça, n'est-ce pas ? C'est ainsi du moins qu'il voit les choses.

« Un test ? Aucun test ne justifie de tels actes. Crois-tu vraiment que ton gouvernement sacrifierait ses orphelins pour un simple test ? » Ca ne tient pas la route à ses yeux. De plus, il part du principe que s'il y avait eu un test, tout aurait été planifié avec l'Ordre. Des personnes un minimum compétentes, en somme. « Pareil, si ça n'avait été qu'une Mère, ça n'aurait fait aucun bruit, crois-moi. Il n'y aurait pas eu tous ces dommages collatéraux... » Il finit son thé. Frustré, énervé. Que les adultes meurent est une chose. Ils font leur parcours, assument leurs erreurs. Mais des enfants ? C'est quelque chose qu'il a toujours eu du mal à justifier, même s'il a toujours obéi aux ordres, même les plus immondes... « Ceux qui s'en sont pris à l'Orphelinat se sont occupés des futurs éléments de l'Ordre, comme tu l'as soulevé. Jamais on aurait pu faire ça en interne. Et je vois mal le roi Achdeacon se tirer dans les pieds ainsi en déglinguant lui-même la relève de ses défenseurs... Il n'y a que les résistants qui auraient eu de l'intérêt à faire ça... » Pour affaiblir les défenses, pour inquiéter les populations. Mais la réponse la plus évidente n'est pas toujours la plus correcte. Il soupire, termine son thé. Un point l'a quand même marqué : elle a dit que l'Orphelinat était incroyablement calme dernièrement. Simples retombées des derniers événements ? Autre cause encore inconnue ? « Ceci dit, je te remercie pour tes conseils. Avisés, comme toujours... » Il compte bien en informer Ulyana. Essayer d'envoyer quelqu'un là-bas sous couverture, peut-être... Des plans lointains pour l'instant. Il a encore une dette pour la jeune femme. « Mais puisque c'est donnant-donnant entre nous, y-a-t-il quelque chose que je pourrais faire pour toi ? » En geste ou en parole. Evan Monroe paye toujours ses dettes. Surtout avec elle, qu'il a plutôt intérêt à garder dans ses petits papiers. « Sauf s'il y avait autre chose dont tu voulais me parler ? Quelque chose qui pourrait m'intéresser, moi ou bien l'Ordre. » Il repousse doucement sa tasse vide sur le marbre du comptoir, le regard rivé dans celui de Rozen. « Oh et le thé était très bon, au passage. » Un sourire un peu malicieux étire ses lèvres. Pour l'instant, leur rencontre se montre plutôt rentable.

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MessageSujet: Re: dirty little secrets. (rozen)   Sam 15 Avr - 17:32

Elle roule des yeux. « Crois-tu simplement qu’il ait quelque chose à faire de tout ça ? » Elle n’est pas naïve, les Impurs n’ont aucune importance dans ce monde. S’ils sont recueillis dans des orphelinats, c’est pour mieux les programmer, les faire souffrir, les faire plier face au monde injuste dans lequel ils vivent. Pour elle, l’Orphelinat est un attentat laissé faire, ou une preuve même qu’ils se moquent éperdument des petits êtres qui y vivent. De toute façon, elle s’en fiche, elle se doit de s’en moquer. Détachée de ces événements, elle refuse de s’y impliquer. Il y a bien trop de risque, bien trop d’enjeux. Quelle pure se soucierait de ces petites créatures ? Une qui ne croit pas en ce gouvernement. Elle ne peut se permettre de passer pour une faible, pire, de passer pour quelqu’un qui se soucie de la race inférieure. Ce n’est pas possible, c’est impensable même. Elle s’y refuse. Elle tient à sa liberté, à ses privilèges, à la vie qu’elle s’est construite ce soir-là. Jamais, Rozen ne cracherait sur la liberté qui est sienne désormais. Elle s’y refuse, de son corps, de son âme, de toute sa personne. Elle veut conserver cette liberté, ce monde, ces avantages, tout. Elle veut le conserver, au détriment des autres. Sans aucun souci. « Ces enfants étaient des recrues n’est-ce pas ? Des enfants formés pour l’ODP ? » Elle hausse un sourcil sceptique. « Soit ça vient de l’intérieur pour déséquilibrer l’ODP, soit c’est bien un acte de la résistance. » Elle hausse les épaules, comme si tout ceci l’indifférait. « Je suis d’accord, c’est dommage perdre autant de personne, mais concrètement, à qui manqueront-ils ? Qu’est-ce qui t’énerve le plus, de ne pas avoir pu faire ton taff, qu’ils t’aient pris au dépourvu et prouvé ta faiblesse ? Ou t’inquiètes-tu vraiment pour la mort de ces Impurs ? » Elle hausse un sourcil, légèrement méprisante. « Moi ce qui m’inquiète c’est votre incapacité à nous protéger, qu’ils meurent ou vivent ces impurs m’est complètement égal. » De toute façon, elle était Pure, ça se justifiait.
Rozen hoche la tête, en partie d’accord avec le raisonnement du jeune homme. « Je t’en prie très cher, je suis toujours là pour répondre à tes interrogations. » Sourire enjôleur sur le coin des lèvres, elle reprend son petit numéro, celui qu’ils ont commencé à deux et auquel elle adore jouer. Elle sait bien que les murs ont des oreilles, elle la première laissant les siennes traîner dans chaque couloir, dans chaque. Mais elle se méfie d’autant plus de Monroe, voilà donc pourquoi elle le garde près d’elle, même capable d’entrer dans un jeu de séduction s’il le fallait. Parce qu’aux grands maux, les grands remèdes. Elle n’a pas peur de lui, ni de son uniforme, tant qu’elle peut avoir ce qu’elle veut, le reste lui ai bien égal. « Maintenant que tu poses la question… » Elle esquisse un léger sourire, calculateur. Rozen a toujours besoin de quelque chose, tout le temps. Que ce soit un coup de main, un petit service, une petite donnée personnelle, tout lui a toujours été utile. En ce moment, ce qu’elle aimerait le plus, c’est des renseignements sur la famille royale et ça, depuis toujours. Elle a toujours idolâtré cette famille, alors si elle pouvait s’en rapprocher, elle serait ravie. « Dis moi, tu es proche des Ses Majestés ? » Elle esquissa un sourire, une lumière lugubre naissant dans ses prunelles. La demoiselle reprend son ménage, son rangement, impassible. « J’ai toujours été surprise de voir combien le petit Tristan n’était pas aussi expressif publiquement que ses frères et sœurs. » Elle hausse les épaules, comme désabusée. « Etrange non pour la famille royale que le petit dernier prenne plus de place que l’aîné ? » Ceci cachait-il quelque chose d’important ? Un secret de famille inassouvi ? En tout cas, elle savait qu’un jour son salon de thé serait suffisamment important pour qu’ils viennent goûter ses spécialités et ce jour là, elle voudrait pouvoir glisser son oreille entre chaque phrase qu’ils prononceraient, pour s’assurer de ne rien louper. Jamais. « Et maintenant que m’y fait penser… » Elle esquisse un léger sourire. « J’ai été invité à une petite réception, rien de bien méchant, mais c’est chez un certain Yaxley, ça te dit quelque chose ? » Elle serait, évidemment, ravie de discuter avec lui en revenant de cette célébration, toujours est-il qu’il se devait de l’inviter, cette fois-ci. « Merci. » Elle esquisse un sourire ravi, toujours très fier de ses produits. « C’est le dernier arrivage, tu es le premier à le tester. » De toute façon, aucun autre client n’avait l’âme aussi sombre que la sienne, ni l’envie de goûter quelque chose d’aussi fort en bouche, il ne pouvait que le satisfaire. Elle connaissait suffisamment son métier pour le savoir. « Au fait, je ne sais pas si je t’ai dit ! Mais une jeune femme, Rosemary, s’est prêtée volontaire pour garder Apple. » Ravie, elle avait un grand sourire sur le visage. Ce qu’elle ne précisait pas, c’était qu’Apple était un compagnon très utile au sein du Palais. « C’est toujours mignon de voir combien les chiens peuvent être appréciés, même dans la haute société. » Sourire enjôleur, pupilles malicieuses, dis moi officier, attaperas-tu la perche qu’elle t’a lancé ? Rozen l’espère, parce qu’une idée lui court dans la tête depuis des années, il serait peut être temps de l’élaborer désormais.

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MessageSujet: Re: dirty little secrets. (rozen)   Sam 6 Mai - 21:27

Il n'en dit rien, mais il n'en pense pas moins. La jeune femme marque un point. Au final, qu'est-ce qu'ils en ont à faire réellement ? Ce sont des impurs qui sont morts. De futurs larbins du gouvernement, ni plus, ni moins. De simples dommages collatéraux... Mais pas n'importe lesquels. Des enfants. Et ça, ça le prend à la gorge, plus que ça ne le devrait. Il a été entraîné, façonné pour ne rien ressentir, quel que soit l'âge des victimes, leur sexe. Mais il y a toujours cette part d'humanité, celle qu'il cherche perpétuellement à étouffer qui ne peut pas s'empêcher de refaire surface de temps à autres. C'est un regard sombre qu'il plante dans les pupilles de Rozen alors qu'il l'écoute, alors qu'il accueille son mépris en serrant les dents. « Je te trouve bien arrêtée sur la question. ODP ou pas, ils n'étaient pas moins des enfants. » Ses mâchoires résolument bloquées. Il ne comprend pas ce qui lui prend, à lui, au chien du gouvernement, celui dont on a arraché jusqu'à la moindre trace de culpabilité. « Je ne suis pas faible Rozen. Certainement pas. Ils ont.. Juste trouvé une faille dans le système. Ça ne se reproduira  pas. Jamais. » Il aimerait y croire du moins. Il déteste le fait qu'elle puisse soulever le fait qu'ils aient été incapables de remplir leur mission : protéger tous les citoyens de Birmingham. Il essaye de se calmer, il secoue finalement la tête. « Ils ne manqueront à personne non... » Il baisse un peu les yeux, ses paroles mourant en murmures sur ses lèvres. Tout comme lui. Il ne manquera à personne quand son heure viendra, mais ça, c'est une autre discussion encore. Ces enfants eux, avaient toute une vie devant eux. Une existence à construire. Ils auraient pu réussir, devenir de meilleures personnes encore. Tout ça, soufflé par cette foutue Résistance qui ronge leur quotidien.

Il finit par s'apaiser, finir son thé. La remercier accessoirement pour ces précieuses informations, lui demander ce qu'elle veut en retour. C'est là comment fonctionne leur deal après tout. C'est donnant-donnant, dans la mesure du possible. Il l'écoute donc attentivement alors qu'elle aborde la question épineuse de la famille Archdeacon. Un drôle de sourire reprend sa place sur les lèvres du patrouilleur. Il se demande ce qu'elle prépare, mais il est là pour donner des réponses après tout. « Je te rejoins concernant le Prince Tristan. C'est d'ailleurs une belle coïncidence que tu en parles... » Il pose ses mains sur le comptoir, réfléchissant à ce qu'il peut lui dire et ce qu'il ne compte pas lui céder. Il ne compte pas perdre au change, surtout pas avec elle. « Il se pourrait que j'ai quelques cartes dans ma manche concernant la famille couronnée de Birmingham. » Mais de là à lui dévoiler lesquelles, il y a encore une marge. Un sourire en coin étire ses lèvres. Il ne peut pas tout lui laisser aussi facilement, ce ne serait pas équitable. Elle a ses sources, lui les siennes... « Et Yaxley, je ne le connais que de nom. Mais tu devrais t'en méfier. De ce que je sais, c'était le typique sorcier de sang-pur quand notre monde n'avait pas à se soucier des moldus. Aujourd'hui il est purifié mais... Tu sais, même apprivoisé, un animal garde toujours sa nature sauvage. Je ne dis pas qu'il est dangereux, je dis qu'il pourrait l'être... » Il est vrai que Monroe ne connaît pas cet homme, à part ce qu'il a pu apprendre dans les archives de l'Ordre. Peut-être que Monsieur Yaxley est devenu le citoyen parfait, Evan n'en perd pas moins de vue le passif de l'homme, et cette méfiance naturelle qu'il a pour tous les inconnus. Tout le monde est capable de jouer un jouer un rôle, de porter un masque. Il le fait souvent, pourquoi pas les autres ?

La conversation se fait plus légère. Le patrouilleur prend au moins le temps de la remercier pour le thé, répondant par un simple sourire aux remarques de Rozen. Elle qui commence d'ailleurs à parler de son chien, Apple. Monroe sourit d'abord, incertain. Il doit y avoir plus que cela, n'est-ce pas ? Son regard s'accroche au sien, il y cherche des réponses. Pourquoi est-ce qu'elle lui parlerait de son chien ? Qu'est-ce qu'il pourrait bien en avoir à faire ? Les bras croisés sur le comptoir, il ne la lâche plus des yeux, intrigué. Elle vient de piquer sa curiosité. « Qu'est-ce que tu manigances, Rozen ? » Il ne se sépare pas pour autant de son petit sourire. Il se demande juste ce qu'elle a en tête. Ce qu'elle prépare et surtout son rôle, en tant que patrouilleur, dans tout cela. Si elle lui en parle à lui, il y a bien une raison, non ? Quelque chose lui vient à l'esprit. Le fait de parler de chien n'est sans doute pas anodin. Le chien, c'est ainsi qu'on l'appelle lui, après tout. « Je suis à peu près sûr qu'on parle plus que de ton chien là, n'est-ce pas ? » Peut-être qu'il se trompe. Mais comment pourrait-il le savoir s'il n'essaye pas ? Sa voix ne se fait que murmure. Qui sait quelles oreilles indiscrètes peuvent traîner par ici. « Aurais-tu besoin de moi pour quelque chose en particulier ? » A nouveau, il est probable qu'il soit complètement à côté de la plaque. La jeune Llewellyn aime bien faire dans les mystères après tout. Mais si elle prépare quelque chose, c'est dans son intérêt de savoir.
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MessageSujet: Re: dirty little secrets. (rozen)   Jeu 25 Mai - 19:16

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