Ami du passé ? - Aestas
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La ville de Birmingham compte actuellement 22 Purs, 6 Purifiés et 25 Impurs, la Résistance semble recruter plus de membres que l'Ordre du Phénix, il serait peut être bon de se méfier de ce regroupement.
Les les femmes deviennent importantes et prédominantes, au détriment du sexe masculin, pourtant si charmant.




 
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 Ami du passé ? - Aestas



l'impureté sera traitée et éradiquée
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MESSAGES : 1274 LOCALISATION : Quelque part dans la demeure de ses Maîtres. Comme si elle avait quelque part où aller de toute façon. EMPLOI : Esclave à plein temps. C'est pas comme si elle pouvait faire quoique ce soit d'autre de sa vie.

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MessageSujet: Ami du passé ? - Aestas   Sam 3 Déc - 14:39

Doraleen était en route pour l’Orphelinat, revenant d’une énième corvée. Les cheveux attachés, son uniforme blanc sale sur le dos, elle ressemblait à une guenon qui tentait de survivre. Elle était lassée, de cette situation, de ces corvées à faire et refaire, elle commençait à se laisser glisser dans une vie qui ne lui ressemblait de moins en moins. Dans quelques jours elle allait être vendue au mariage du roi et de la reine. Une vente d’esclave à laquelle elle allait participer. On lui avait dit qu’elle serait plus un fardeau pour l’Orphelinat, on n’avait pas précisé qu’elle serait vendue au plus offrant, en pâture comme un vulgaire objet. Elle ne savait pas comment tout allait se dérouler, mais elle s’attendait à ce que ça se passe mal, très – trop – mal. D’un côté elle était ravie de quitter l’Orphelinat et ses quartiers mornes et d’un autre… la peur de l’inconnu, la peur de tomber sur des êtres infâmes, la peur de trouver pire qu’au sein de l’Orphelinat la réveillait nuit et jour. Allait-elle être aussi « bien » traitée qu’au sein de l’Ecole ? Ou allait-elle subir bien pire ? Le doute la taraudait nuit et jour.

Elle avançait, tranquillement, refusant de rentrer, profitant de ces maigres secondes de pseudo-liberté. Au moins ici elle n’était pas violentée, on la laissait tranquille. En plus sa canne, qu’elle avait eu l’autorisation d’utiliser aujourd’hui, indiquait à tout le monde qu’elle était une pauvre Impure, aveugle, inutile en soit. Ca la tuait de la reconnaître, mais ça avait l’avantage d’envoyer un message assez clair aux Purs : laissez-la en paix. Certes, pas pour faire plaisir à la jeune femme ; mais parce qu’ils n’en tireraient rien de bon.
Doraleen avançait dans la rue, tranquillement, profitant du temps qui passe, faisant exprès de prendre du temps. Elle ne voulait pas rentrer, elle préférait être au frais. Elle savait que sa condition n’était pas des plus difficiles, que certains devaient vivre pire, mais elle aurait apprécié d’avoir une famille, des amis, des gens sur qui compter. Enfin, elle ne pouvait pas tout avoir, déjà là elle avait un toit sur sa tête, des repas tous les jours (ou presque) et réellement, elle savait qu’il existait pire. Elle le savait pertinemment, elle ne s’en plaignait pas du coup, préférant garder la tête haute, essayer au moins. C’est quelques mètres plus loin, qu’une voix interrompit le cours de ses pensées.


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MessageSujet: Re: Ami du passé ? - Aestas   Sam 3 Déc - 20:49


Alors que je barrais de ma liste de choses à faire l’arrosage des plantes, je vois qu’il en reste une dernière. Celle que j’avais l’habitude de laisser pour la fin. J’attrape la liste de course à faire pour que les habitants de cette maison ne meurent pas de faim. Le sac de course en toile dans la main, je prenais mon temps pour faire le trajet jusqu’au super marché. Il est bon d’apprécier les petites choses, et marcher dans la rue comme une personne presque normale qui va faire de banales courses, ça fait partie de ces bonnes choses. Malgré tout, c’est une activité bien rapide et à peine rentré dans le magasin, j’en sors presque aussitôt. Je marche au ralenti, presque à reculons, même si une fois rentré dans la maison Salisbury j’aurais mon temps de liberté ensuite, j’ai peur de me faire déranger par les moldus. Dieu sait qu’il y en a un tas de crétin, et je n’avais pas grand monde à voir, même personne. Ni Emeline, ni Henri, ni amis, ni ennemis.

C’est alors que j’aperçois une femme blonde, possédant une canne blanche. Je pensais bien connaître cette silhouette sur l’autre trottoir. J’avançais rapidement pour monter à sa hauteur, séparé par la route. Quand j’ai vu son profil, mon cerveau ralenti a pu confirmer que j’avais raison. « Doraleen ! » l’appeler comme ça, quel imbécile j’étais. Bien que nous étions amis à l’Orphelinat, je me demandais si elle se rappellerait de ma voix. J’avais réalisé ça en retard, et je risquais de l’effrayer en criant juste son prénom. Je traverse vite la route, manquant de me faire écraser par une voiture qui klaxonne violemment. J’arrive tout de même en un seul morceau à coté d’elle, soufflant un bon coup, « Désolé pour ça. C’est moi, Aestas, tu te souviens ? » je voulais bien sur parler de ma voix avec cette question. Je me doutais qu’elle se souviendrait d’un imbécile comme moi, j’avais le chic pour me faire remarquer à l’Orphelinat. D’ailleurs, si elle était là, cela voulait-il dire qu’elle a été acheté ? Je n’allais pas lancer le sujet. Pas maintenant du moins. Pour l’instant j’étais juste heureux de voir une tête familière.
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MessageSujet: Re: Ami du passé ? - Aestas   Dim 4 Déc - 13:03

La voix qui l’interpella lui disait vaguement quelque chose. Comme un lointain souvenir, comme si elle l’avait déjà fréquenté. Doraleen n’était pas du genre à se faire des amis, pas qu’elle ne soit pas sociable, mais parce qu’elle n’en voyait simplement pas l’intérêt. Dans un monde comme le leur, s’allier, s’attacher, était risquer un danger. Elle préférait ne dépendre de personne et se débrouiller seule, plutôt que s’attacher à des personnes qui pouvaient lui être retirées à tout instant. Elle s’était bien rapprochée de quelques êtres vivants, mais n’avait jamais tissé de véritables relations amicales ou sentimentales. Elle préférait garder ses distances, surtout au sein de l’Orphelinat. C’était plus simple ainsi. Elle ne risquait pas d’être déçue, blessée ou pire. Doraleen refusait de croire en l’amour, en l’amitié, en toutes ces choses qui pouvaient détruire. Certes, elle se doutait que ces liens seraient de plus en plus rares avec le temps, de plus en plus précieux, mais elle refusait de se laisser une porte ouverte, une porte que certains pourraient utiliser contre elle. Ils avaient déjà suffisamment de clés pour la faire souffrir, elle ne voulait pas leur en donner d’autres. 

Une voiture klaxonne violemment et l’aveugle se tourne en direction du son. Que s’est-il passé ? Quelques secondes plus tard, une voix, celle d’Aestas, vient résonner à ses oreilles. Un léger sourire éclaire son visage. « Oui je me souviens. » Réponse laconique de l’esclave, qui se doute bien qu’elle doit être dans un piteux état. Elle est ravie d’entendre une voix qu’elle connaît, ravie de « voir » un visage connu. Elle se redresse, tant sa main libre vers le visage du jeune homme et, rapidement, en suis les contours. Un sourire plus franc vient éclairer son visage. « Comment vas-tu ? » Lui demande-t-elle, plus à l’aise. Elle se souvient de chaque forme qu’elle touche, de chaque son qu’elle entend, se forçant à ne jamais rien oublier. Elle préfère passer inaperçue et entretenir ses souvenirs, les gaver d’information en tout genre, plutôt que de se laisser glisser dans son handicap. Elle est malvoyante oui, mais pas incapable pour autant. « Tu as l’air en forme ! » Glisse-t-elle, bien qu’elle puisse rien n’y voir. Après tout, elle ne peut pas poser ses yeux sur le jeune homme. Qu’était-il devenu ? Avait-il été « placé » dans une bonne famille ? Elle ne savait pas comment aborder le sujet, surtout sur une place publique. C’était d’un compliqué. Risquaient-ils le fouet ? Allait-on les punir pour avoir eu une simple discussion ? Tant de doutes.


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MessageSujet: Re: Ami du passé ? - Aestas   Mar 6 Déc - 21:25


Le réel est venu frapper soudainement mon esprit. Ça faisait combien de temps que je n’avais pas vu Doraleen ? Et donc combien de temps que je n’avais pas vu l’Orphelinat ? Assez longtemps pour que je me dise que cette semi-liberté était bien paradisiaque comparé aux bâtons des Mères. « Oui je me souviens. » un sourire éclairait mon visage, même si son ton n’est pas des plus joyeux, elle se souvient. Je la laisse approcher ses mains qui se posent sur mon visage, elle l’a déjà fait autrefois. Il me semblait impressionnant qu’elle puisse mémoriser les formes ainsi. « Comment vas-tu ? » elle disait ça beaucoup plus heureuse et comme la joie est contagieuse, je l’étais bien plus encore. « Tu as l’air en forme ! » c’était peu dire, si Henri m’avait acheté c’était au début pour faire les travaux pénibles demandant de la force. Alors je m’y employais tout les jours, le transport de cartons à l’hôpital ou le jardinage. « Je le suis ! Henri Salisbury n’est pas quelqu’un de mauvais. » je fais une pause d’une demi seconde, parce que j’ai envie de prendre mon temps. Mais peut-être Doraleen n’avait pas ce temps. « Du moins pas avec moi. Et toi comment vas-tu ? Tu es encore à… L’Orphelinat ? » une hésitation particulière, je savais combien les Mères étaient durs avec elle, du moins elles l’étaient quand j’étais là. Si elle y est encore, peut-être que je demanderais à Henri de l’acheter. Je ne souhaitais à personne de rester aussi longtemps à l’Orphelinat et encore moins à Doraleen. Loin d’être incapable, elle n’en restait pas moins vulnérable à mes yeux. Je lui prends alors sa main libre et je commence à nous faire avancer, « Marchons jusque là où tu vas, si ça ne te déranges pas que je t’accompagne. ». Le sourire s’entend et j’espérais qu’elle entendait le mien pour qu’elle réussisse à en attraper une parcelle. Je voulais partager ma joie de vivre avec les autres. Autant que je le peux, je veux que la vie soit belle et même si c’est pas encore ça, ça peut s’améliorer.
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MessageSujet: Re: Ami du passé ? - Aestas   Lun 12 Déc - 17:16

Elle esquisse un léger sourire. Elle est ravie d’entendre à nouveau la voix d’un vieil ami, tout comme elle est ravie de l’entendre en pleine forme, presque heureux. Enfin, dans la limite des capacités à être heureux en cette situation, en cette époque. Il était donc l’esclave de Monsieur Salisbury. Ce nom lui disait quelque chose. La jeune femme ne s’intéressait pas énormément à la politique, ni même à ce qui sortait de sa vie quotidienne, à vrai dire, mais elle était sûre d’avoir déjà entendu parler de ce nom. Peut-être parce que le jeune homme s’était marié à la royauté. Elle soupesa l’information mentalement ; c’était sans doute ça. Elle se souvenait très bien avoir entendu les Mères parler à ce sujet, véritables pipelettes jalouses du succès des autres. « Monsieur Salisbury ? » Elle fit une drôle de tête, entre surprise et heureuse pour son ami. « Il est bon avec toi ? » Osa lui demander la blonde. Elle avait peur qu’il soit tombé sur quelqu’un de violent, quelqu’un de bien pire que les Mères de l’Orphelinat. C’était effrayant, désespérant, de voir que la société entière était pour l’esclavagisme et la violence contre des êtres humains, sous prétexte qu’ils sont nés différents. « Oui, je suis encore à l’Orphelinat. » Elle soupira, prenant le bras d’Aestas quand il lui proposa. « Ce n’est pas aussi pire qu’on le croit… » Un sourire macabre sur le coin des lèvres, elle continua dans sa lancée. « C’est parfois pire. » Murmura doucement la jeune femme, elle ne voulait certainement pas être entendue par des Purs et pire, rabrouée pour son comportement. Elle souffrait déjà suffisamment. « Accompagne-moi, ça fait tellement longtemps. » Douce, au timbre de voix léger, elle appréciait de retrouver un ami à ses côtés. « Ca fait plaisir de croiser des visages connus. » Un sourire timide sur les lèvres, Dora n’avait jamais été de celles qui affichaient très clairement ses émotions. Elle préférait se faire discrète, se faire toute petite et laisser les choses se faire sans elle. Elle avait toujours été de celles qui restent dans les ombres et qui, parfois, éclatent d’une colère froide ou laissent échapper une remarque acerbe, avant de rapidement retourner dans les ombres, s’y cacher. Elle avait appris à détester la lumière, à ne pas supporter d’être mise en avant. Elle avait accepté – plutôt difficilement – de n’être qu’un objet qu’on garde pour se défouler dessus, qu’un être dont on se fout de la vie.

« Qu’est-ce que tu deviens depuis tout ce temps ? » Elle était très curieuse, malgré tout elle voulait réapprendre à le connaître. Elle voulait en savoir plus sur ce jeune homme qui était sorti de sa vie, qui n’était désormais plus à l’orphelinat. Est-ce que la vie en dehors de cet horrible endroit valait la peine ? Est-ce qu’il avait eu la chance de trouver quelqu’un qui le respectait en tant qu’être humain, en tant qu’individu ? Est-ce qu’au final il restait un peu de chance, un peu d’humanité dans leurs voisins moldus ? Ou ne faisait-elle qu’espérer en vain ? Elle savait qu’elle ne ferait jamais rien pour changer les choses, ou les mentalités. Elle n’en avait pas la foi, ni le courage. Mais elle espérait, naïvement, que ça finisse par bouger. Qu’un Pur ai un déclic et fasse bouger les choses, mais quelque chose lui soufflait qu’elle pouvait toujours rêver.


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MessageSujet: Re: Ami du passé ? - Aestas   Sam 17 Déc - 12:50


La voix douce de Doraleen me chatouillait les oreilles, ça faisait bien longtemps que je ne l'avais pas entendu. Elle était une des personnes qu'on retient à l'Orphelinat. J'étais heureux qu'elle ait ce petit sourire au coin des lèvres. Celui qui veut dire que ça ne va pas si mal, au final. « Monsieur Salisbury ? » j'allais hocher la tête puis je me suis rappeler qu'elle ne le verrais pas. « Il est bon avec toi ? » Un large sourire éclaira mon visage, parce que la réponse était positive. Henri était un homme colérique et possessif, mais pas mauvais. « Oui. Enfin tu sais c'est un moldu mais ça va, il me prend plus pour un employer que pour un esclave. » j'avais presque chuchoté, de manière à ce qu'elle seule puisse entendre. Je ne souhaitais pas attirer des ennuies à Henri, sachant qu'ils me retomberaient dessus juste après. Déplacé dans un autre famille, peut-être acheter par les pires moldus qui soient, j'en avais des frissons rien qu'à cette idée. À mon tour je voulais savoir où elle était, où je pourrais à nouveau la voir, mais mon sourire s'estompa quand elle répondit. « Oui, je suis encore à l’Orphelinat. » alors qu'elle prit mon bras, j'avais le regard perdu. Qu'est-ce qu'elle pouvait bien y vivre ? Les Mères sont des salopes. Dès que je verrais Henri j'irais lui suggérer d'acheter Doraleen, elle y sera bien mieux. Il est médecin, mieux même il travail avec le cerveau. Il pourrait l'aider. « Ce n’est pas aussi pire qu’on le croit… » cette face qu'elle arborait disait bien plus que le contraire, « C’est parfois pire. ». Le sarcasme c'est dur, ça fait mal. Il est clair que c'est mieux de rire de sa situation, je suis toujours le premier à faire des blagues sur mon statut, mais elle... Je fronçais légèrement les sourcils, d'inquiétude, et j'étais content qu'elle ne puisse le voir. Mais elle qui a le touché si précis pourrait sentir mes muscles se tendre. J'ai préféré lui proposer de la raccompagner avant de continuer de parler, parce que j'avais du temps à perdre et qu'avec elle, il ne serait pas gaspillé. « Accompagne-moi, ça fait tellement longtemps. » je fais un pas en avant, elle à ma droite. « ça fait plaisir de croiser des visages connus. » elle savait m'arracher un sourire avec sa tendresse. « ça me fait plaisir de te revoir, Doraleen. »

J'hésitais à lui proposer de demander à Henri de l'acheter, mais elle engagea la conversation la première, alors qu'on avait déjà fait quelques pas en avant, c'était la descente aux enfers pour elle. La seul pensée de cet endroit me donnait des nausées. « Qu’est-ce que tu deviens depuis tout ce temps ? » retiré de mes pensées et bien heureux de ça, je tourne ma tête vers elle. Qu'est-ce que je pourrais bien lui dire ? Ma vie d'esclave est banale au possible. Quoique bien joyeuse comparé à d'autres. « Je deviens le parfait petit esclave, je ne cause pas trop de problème et je réussis à m'intégrer dans le système. » pour quelqu'un qui m'a connu à l'Orphelinat, ça pourrait être dur à croire. J'étais une véritable tête brûlé, donnant du fil à retordre aux Mères, insultant et contredisant. Un véritable petit sorcier arrogant et inconscient du danger. « Je rencontre des gens bien des fois. J'espère pouvoir te présenter à certains d'entre eux un jour. » je pensais bien la présenter à Émeline, je suis sur qu'elle serait adorable avec Doraleen. « Tu sais Dora, je pourrais demander à M. Salisbury de t'acheter, comme ça tu n'aurais plus à subir l'Orphelinat. » c'était presque la supplier d'accepter, tu ne voulais plus qu'elle vive des horreurs. « Mais toi, qu'est-ce que tu deviens là-bas ? Elles sont toujours aussi horribles les Mères ? »
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MessageSujet: Re: Ami du passé ? - Aestas   Lun 19 Déc - 21:10

Elle esquisse un léger sourire. Même après toutes ces années, même sans la magie, les sorciers jugent les moldus du fait de leur sang dénué de magie. Chose qui se comprend, quand ce dit sang de magie à le droit de vie ou de mort sur votre personne. Elle était juste surprise de voir, que malgré tous les efforts faits par ce nouveau système, les choses ne changeaient pas : les moldus étaient d’un côté, les sorciers de l’autre. « Tu as de la chance. Ils ne sont pas tous comme ça. » Certains étaient le diable en personne, d’autres des monstres assoiffés de pouvoir, car ils n’en avaient pas dans leur quotidien, quand d’autres encore n’étaient même pas capable de lever la main sur vous, en privé du moins. Certains s’adonnaient à la violence juste pour tenir une certaine réputation. Délicate situation, qui faisait bien rire la jeune esclave, trouvant un tel comportement des plus pathétiques. Mais bon, comme disait le proverbe, il fallait de tout pour faire un monde. « Ca me fait plaisir aussi. » Elle esquisse un sourire timide. Les amis, c’est pas vraiment son truc.

Il faut dire qu’à l’Orphelinat, c’est très difficile de se lier à qui que ce soit, mais surtout de garder les relations. Les gens changent, surtout quand c’est la violence qui ponctue leur vie, quand c’est les drames et la souffrance qui les endure. C’est toujours pareil, on est soit jusqu’au moment où on ne l’est plus, jusqu’au jour où on abandonne et où l’on devient celui que son maître désire avoir à ses côtés. Beaucoup de pseudo-amitié se brisent du fait de l’embrigadement du sang sorcier, alors forcément, la sociabilité d’une esclave aveugle, ayant tendance à se renfermer, n’en a que pâti. Elle s’en accommode pour autant, elle préfère ne tenir à personne plutôt que de perdre quelqu’un à qui elle tient. Alors elle reste asociale et distante, c’est toujours plus simple ainsi. Parfois la vie lui réserve de belles surprises, comme Aestas, et parfois elle n’est que ce qu’elle est : une succession de coups durs dont il faut apprendre à se relever. « Toi ? » Elle s’arrête, presque choquée, tourne son visage dans la direction où il se trouve – où elle croit qu’il se trouve. « Alors comme ça on rentre dans le rang ? » Elle ricane doucement. « Tu ne mords plus, tu ne griffes plus, tu ne cries plus ? Où est donc passée ta fougue d’il y a quelques temps ? » Un bon temps désormais, mais il n’avait pas été des esclaves les plus reposants. Bien au contraire ! Là où Doraleen laissait les coups pleuvoir sur son corps, il les rendait sans ciller des yeux. Là où elle acceptait les injures et les remontrances en silence, il faisait entendre sa voix et sa volonté de changer les choses. Etrange de voir la flamme de rébellion qui sommeillait en lui changer autant et pour quoi ? Pour qui ? « C’est lui qui t’a changé ? » Sous-entendu, t’a-t-il forcé à devenir ainsi ? Ou a-t-il fait ce choix de son plein gré ? « J’en serais ravie. » Elle aurait réellement été des plus heureuses de rencontrer l’entourage d’Aestas. C’était quelqu’un de bien, qui avait toujours été bon avec elle, son entourage ne pouvait que l’être non ? « Pourquoi voudrait-il de moi ? Une esclave aveugle ? Je ne lui serais d’aucun intérêt, comme beaucoup d’autres. » Et puis, elle le connaissait Mr Salisbury, elle avait déjà été sous son toit, pendant un court temps. Il avait tenté de la soigner, sans savoir réellement pourquoi d’ailleurs, avant de se rendre à l’évidence qu’il ne pourrait pas. Elle ne se souvient plus vraiment de pourquoi elle n’est pas restée à son service, mais ne sait pas non plus si elle a le droit de lui en parler. Alors, forcément, elle préfère se taire. Au moins pour le moment. « Horribles et terriblement chiantes. » Elle hausse les épaules, la chanson de sa vie. « J’ai l’impression qu’elles commencent à se lasser, ça fait un moment que je suis là-bas, je fais presque partie des meubles maintenant. » Et c’était peu dire. Parfois, elles ne se rendaient même plus compte qu’elle était à côté d’elles. « Pis des fois ça les reprend et elles pètent un câble. » Nouveau haussement d’épaules. « Je ne cherche plus vraiment à comprendre tu sais, ces moldus. » Ton méprisant, mot craché avec dégoût, elle déteste la société qui existe désormais. Si seulement sa magie pouvait couler à nouveau dans ses veines. Si seulement.


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MessageSujet: Re: Ami du passé ? - Aestas   Jeu 29 Déc - 19:21


« Tu as de la chance. Ils ne sont pas tous comme ça. » c’est vrai que j’en avais un sacré bol. Premier maître et ce dernier s’avère bon. Ce n’est pas à tout le monde que ça arrive. Est-ce que ça avait valu le coup d’attendre des années dans cet orphelinat pourri ? Sans doute. Je reportais mon regard sur Doraleen, elle était mignonne avec son petit sourire qui a du mal à se montrer. En avançant je lui racontais rapidement ce que j’étais devenu, un parfait petit toutou. Mais il fallait me comprendre, si j’étais sage, c’est parce que je n’avais pas de raison de ne pas l’être. Du moins pas avec Henri, et c’est tout ce qui compte. « Toi ? » oui, malheureusement, pas un autre, juste moi. « Alors comme ça on rentre dans le rang ? » je laisse échappé un petit soupir contenté en entendant son rire. « Tu ne mords plus, tu ne griffes plus, tu ne cries plus ? Où est donc passée ta fougue d’il y a quelques temps ? » C’est quand on revoit des personnes qui nous connaissaient qu’on se rend compte d’à quel point on a changé. Doraleen faisait bien remarqué à quel point j’étais infernal à l’Orphelinat, du moins pour les Mères. Elle ne conseillait à personne de me prendre comme esclave à cause de mon comportement défaillant. « C’est lui qui t’a changé ? » légèrement vexé je m’empresse de répondre, « Non, c’est pas ça. » pas du tout même, « je suis toujours comme je l’étais à l’Orphelinat, c’est juste que ça sert à rien d’être comme ça avec lui. » parce que tout les autres moldus peuvent aller se brosser pour que je joue les petits esclaves sages. Je n’ai pas changé, la feu est là à l’intérieur et il brûle de cette envie de liberté. Il brûlera pour toujours Je change le sujet en déclarant que le peu d’amis que j’ai plairaient sans doute à Dora. Et elle les aimerait aussi, peut-être. « J’en serais ravie. » elle m’arrache un sourire franc, des fois j’oublie que je ne suis pas libre de faire tout ce que je veux. Mais j’aime en maintenir l’illusion. Je continue de parler, pour essayer de rattraper le temps perdu peut-être. Mais les chances qu’on se revoit régulièrement sont minces. Seulement Doraleen je l’aimais bien, et puis je voulais l’aider aussi, pourquoi elle devrait retourner à l’Orphelinat là où les Mères la traiteront comme de la vermine, alors que moi j’avais ce luxe de rentrer à la maison Salisbury et d’être en partie libre ? C’était tellement injuste que je lui ai proposé d’en parler à Henri, mais elle n’avait pas l’air de mon avis. « Pourquoi voudrait-il de moi ? Une esclave aveugle ? Je ne lui serais d’aucun intérêt, comme beaucoup d’autres. » je fais des yeux ronds, c’est la toute la différence entre Doraleen et moi, elle ne se battait pas plus que ça pour avoir une vie meilleure. Elle se voyait comme le gouvernement la voyait, une esclave aveugle. « Il n’a pas besoin de vouloir de toi, tu sais les gens font des choses pour être simplement gentil. Tu n’as pas forcement besoin de servir comme un objet. » je lâchais un soupir, je ne comprenais pas comment on pouvait parler de soit d’une telle manière, mais je savais comment elle était et j’aurais dû anticiper cette réaction.

« Horribles et terriblement chiantes. » c’est comme ça qu’elles ont toujours été, surtout avec elle. Ça m’exaspérait. « J’ai l’impression qu’elles commencent à se lasser, ça fait un moment que je suis là-bas, je fais presque partie des meubles maintenant. » c’était bien alors, qu’elle fasse partie des meubles. Comme ça les Mères ne tenteraient pas de la molester. Erreur de ma part de croire que les Mères pourraient simplement l’oublier pour toujours et Doraleen détruit vite cette pensée, « Pis des fois ça les reprend et elles pètent un câble. » ça déclenche sur mon visage un rictus, une grimace de dégoût. « Je ne cherche plus vraiment à comprendre tu sais, ces moldus. » je lâche un soupir, « Tu devrais pas te laisser faire comme ça. » c’était plus facile à dire qu’à faire et j’en étais le premier au courant, mais ça me rendait triste, l’idée que mon amie puisse se laisser maltraiter comme ça. « Tu sais ta canne ? Tu les assommes avec. » je laisse un petit rire m’échapper, « T’inquiètes pas, ça marche à tout les coups. » j’aimais blaguer, mais est-ce que tout le monde aimait ça ? Doraleen ne devrait pas avoir trop de mal avec ça. « Sinon tu craches dans leur soupe avant de leur amener. » quand elles la mangent ça donne tout de suite un sentiment de satisfaction. Je le sais pour l’avoir déjà essayé.
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MessageSujet: Re: Ami du passé ? - Aestas   Sam 7 Jan - 19:02

D’une certaine manière, Doraleen était un peu jalouse de son ami Aestas, il avait été dans une bonne famille dès sa sortie de l’Orphelinat. Elle ? La seule fois où c’était arrivé, elle n’avait jamais pu y retourner. On n’aidait pas un esclave. Ça lui avait brisé le cœur. Elle s’était alors promis de se renforcer, de placer une coquille autour d’elle et de ne pas se laisser faire, plus jamais. C’était pourtant plus facile à dire qu’à faire, il suffisait parfois d’un seul mot, d’un seul geste, d’une petite phrase, pour qu’elle chute à nouveau, se souvienne des moments difficiles, des trous noirs, des bleus, des violences, de tout ce qui faisait qu’elle détestait sa vie. C’est vrai qu’elle n’était pas non plus à plaindre, il y avait pire, mais n’y avait-il pas toujours pire ? Plus fou, plus dangereux, plus blessant, toujours plus douloureux. Elle savait qu’elle n’était pas une esclave modèle, que son handicap justifiait la folie humaine et la violence à son égard, comme les courbes de son corps et la couleur de ses cheveux, mais ça ne pardonnait pas tout. Ca ne pardonnait ni les cicatrices physiques, ni les cicatrices mentales, ni les souvenirs, rien du tout. Enfin, elle tentait de survivre, de garder la tête hors de l’eau et de s’accrocher aux bonnes choses : comme Aestas. Elle ne le voyait pas souvent, ne le connaissait plus vraiment, mais ce n’était pas pour autant qu’elle l’oubliait totalement. Elle préférait penser qu’un jour ou l’autre, comme aujourd’hui, il finirait par se recroiser, par se reconnaître et échanger à nouveau. Toujours amis.  « Toujours comme à l’Orphelinat, mais en étant plus calme ? » Elle esquisse un léger sourire. « Oh, tu veux dire qu’il n’est pas violent, ce genre de chose ? » Elle hausse les épaules. « De toute façon je crois que se rebeller ne sert à personne et ne nous protège de personne. » Elle aussi avait ses périodes de lutte, de rage, et jamais elle n’en était sortie vainqueur. Pourtant, parfois, ça revenait, ça lui prenait à la gorge et elle explosait. Elle tapait et criait, pour mieux chuter à nouveau, blessée et humiliée.

« Gentil ? » elle tiqua un instant sur l’appellation. Parlait-il réellement d’un pur ? « Je ne suis pas sûre de te suivre… » Glissa la jeune femme. Est-ce qu’il pensait réellement que son maître était purement gentil ? N’était-il pas simplement hypocrite, profiteur du système et méchant au plus haut point, mais seulement très malin ? Elle n’avait pas suffisamment côtoyé Monsieur Salisbury – s’ils pensaient au même – pour savoir sa réelle nature, mais elle était persuadée qu’il était comme les autres. Juste plus patient et plus discret sur sa véritable personnalité. Il ne pouvait en être autrement de toute façon.
Elle lui dédie un sourire, tournant son visage dans sa direction. « Je ne devrais pas, mais tu sais, personne ne peut me protéger, alors autant ne pas me mettre plus en danger. » Elle était perdante de toute façon, alors autant ne pas perdre son temps à se battre inutilement. Elle s’en voudrait de ne pas économiser ses forces pour le bon moment, celui où elle pourrait enfin faire quelque chose, même n’importe quoi. Elle éclata d’un rire léger à sa remarque, incapable de se retenir. Pourtant, elle l’étouffa rapidement, ne voulant pas attirer la tension sur eux. « Tu es bête tu sais » Elle était pourtant ravie de la boutade, la scène se devait d’être très drôle. « Je suis sûre que ça aurait au moins le mérite de les étonner. » Ca c’était sûr ! Certain même ! Enfin, pour ce faire, elle aurait dû avoir sa canne en permanence, au moins.
Elle gloussa une nouvelle fois à sa remarque. « Dans le même genre, l’un des résidents avait glissé du piment extra fort dans une des soupes, les Mères en avaient mis partout en recrachant ! » Elle ricana, rire de la blague. « Parfois certains se battent comme toi, mais je ne suis pas sûre qu’ils aient encore envie de le faire derrière. » Elle haussa les épaules. « J’évite de me mêler au gros de l’Orphelinat, être discrète me va mieux. »


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MessageSujet: Re: Ami du passé ? - Aestas   Dim 5 Fév - 19:24


« Gentil ? » le terme n’était peut-être pas adéquat. Il n’était pas méchant plutôt, et ça j’en étais plutôt sur. « Je ne suis pas sûre de te suivre… » je laissa échapper un soupir lourd de sens. J’aurais du mal à expliquer clairement ce que je pensais d’Henri, il ne m’avait jamais causé de soucis, il me laissait un peu d’espace, de liberté. Il me permettait des choses que peut de moldus accepteraient. Mais ça, avais-je le droit d’en parler à Doraleen ? Non. Est-ce que je lui faisais assez confiance pour garder le secret ? C’était décevant de ma part mais je ne lui dirais sans doute jamais. Si elle acceptait que je demande à Henri de la prendre comme esclave, alors peut-être je lui dirais. Dans l’instant j’étais confus entre mon devoir de détester le moldu moyen et protéger l’honneur d’Henri. « Il n’est pas comme les autres maîtres, je peux te le garantir. » je m’arrêterais là pour défendre l’intégrité d’Henri auprès des sorciers.

Doraleen m’expliquait à sa manière comment les Mères n’avaient pas changé le moins du monde. Toujours d’horribles mégères qui devraient recevoir le double des coups de bâtons qu’elles donnent. J’aurais bien été volontaire pour leur donner. Mais je ne pouvais pas, pas plus que je ne pouvais m’interposer entre elles et Doraleen de là où j’étais désormais. Quelques conseils amusant, bien qu’elle ne les prendrait jamais en compte, n’étaient pas de trop. « Tu es bête tu sais » je souriais, on me la répétait souvent celle là. Et tant mieux, parce que ça voulait dire que ce que je pouvais raconter, aussi stupide ce que ce soit, faisait effet. « Je sais » je sais que le sourire s’entend, alors si elle ne peut pas voir, je lui parlerais pour qu’elle l’entende. « Je suis sûre que ça aurait au moins le mérite de les étonner. » l’image que j’avais en tête aurait de quoi provoquer des fous rires, mais j’évitais de trop m’égosiller à rigoler dans la rue. Les moldus qui passent pourraient mal le prendre et ça pourrait avoir quelques répercutions, pas seulement sur moi mais sur Doraleen. « Dans le même genre, l’un des résidents avait glissé du piment extra fort dans une des soupes, les Mères en avaient mis partout en recrachant ! » les yeux ronds comme des billes, je regardais Dora en rire, finalement je l’accompagnais avec ce chant des plus beaux. « J’aurais aimé être là. » c’est vrai que la personne qui avait fait ça a du mérite, si elle s’était faite chopper elle aurait couru de gros risques. « Parfois certains se battent comme toi, mais je ne suis pas sûre qu’ils aient encore envie de le faire derrière. » c’est vrai qu’elles ont toujours été créatives les Mères, pour ce qui est des punitions elles sont très douées. Tout mon corps s’en souvient, il doit y avoir encore quelques cicatrices qui traînent par endroit sur ma peau. « J’évite de me mêler au gros de l’Orphelinat, être discrète me va mieux. » je faisais quelques pas vers l’avant avant de prendre la parole, un petit temps pour organiser les idées entre ce qui est mieux pour elle et ce que je ferais. « Dans un sens, tu as raison. C’est le mieux pour toi pour l’instant. Mais si tu te faisais acheter par quelqu’un, d’une famille sorcière ou juste des moldus bons, ça arrangerait beaucoup les choses pour toi. » la descente aux enfers devenait plus dur, vous n’étiez plus qu’à deux rues de l’Orphelinat. « Et que tu le crois ou pas, tu le mérites largement. Tu es l’aveugle la plus douée que je connaisse. » en même temps, c’était la seule. Elle le savait, et j’espérais bien en tirer une petite réponse comique ou alors un sourire.
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MessageSujet: Re: Ami du passé ? - Aestas   Mar 14 Fév - 11:20

Elle laissa un léger sourire lui échapper. « C’est tout ce qui importe alors. » Laissa glisser la jeune femme, ayant totalement confiance en son ami. S’il était différent des autres, ce dont elle ne doutait pas une seule seconde, c’était le plus important. Elle avait bien trop croisé de Purs arrogants, méchants, vicieux, ou tout simplement horribles. Elle tenait désormais à s’en détacher. Elle ne voulait pas qu’il connaisse ce qu’elle avait vécu, les humiliations, les douleurs, les peines, les pertes. Ces bouts d’elle-même qu’elle avait laissé dans chaque famille qui l’avait acheté. Elle lui souhaitait de conserver son intégrité, son corps, son mode de pensée. Elle n’était désormais plus qu’une loque vide, une petite dame qui se trimballait de maison en maison, à qui on arrachait ses vêtements et son intégrité, ses souvenirs et sa fierté. Elle n’avait plus grand chose, si ce n’est ses yeux pour pleurer. Et encore, elle ne se le permettait pas. Pourquoi s’apitoyer sur son sort ? Il était tel qu’il était. Elle ne pouvait rien y changer. Oui, parfois, elle avait cette force, cette rage, qui éclatait dans une violence qu’elle ne pensait pas posséder. Puis, subitement, elle s’essoufflait. Rappelée à la réalité. Après tout, qui pourrait voir en elle une menace ? Elle n’était qu’une petite esclave, aveugle, faible. Elle n’avait aucun intérêt, pour personne.

Elle ne voulait pas y penser et pourtant, la noirceur de son passé était toujours là, présente au fond de ses pensées, prête à lui sauter à la gorge, n’importe quand, à n’importe quel moment. Elle ne voulait pas penser qu’elle était aussi pathétique que ça, aussi prêt du gouffre, mais c’était pourtant le cas. Son visage ne laissa pas filer ses pensées, elle ne voulait surtout pas inquiéter Aestas, lui qui était si prévenant avec elle. « J’aurai aimé que tu le sois. » Laissa glisser la jeune femme, un sourire dansant sur son visage. S’accrocher au présent, à l’instant. Ephémère. Ca lui ferait un bon souvenir à chérir, à garder près d’elle. Elle refusait de le détruire par des pensées sordides. Bien que tristement réelles. « Je ne sais pas. » Elle haussa les épaules. « Au fond oui, ça changerait les choses si je tombais sur des personnes qui ne me verraient pas comme un énième objet. » Grogna-t-elle entre ses dents. Difficile à avoir dans une société qui conditionnait chacun de ses citoyens à penser d’une certaine façon. Qui pouvait la voir comme un être humain quand tous criaient qu’elle n’était qu’un outil de consommation, un objet de plaisir, une chose dont on pouvait disposer légalement ? Elle n’allait pas acheter son humanité, n’ayant pas l’argent pour, alors qui le ferait pour elle ? Personne. Elle le savait parfaitement. « D’un autre côté, j’en ai marre de tout ça. J’en ai marre de cette vie, de ces gens. » Elle soupira, haussant les épaules. Que pouvait-elle y faire de toute façon ? « Enfin, ce n’est pas comme si on pouvait changer quoi que ce soit hein ! » Laissa-t-elle tomber, ricanant froidement. « Tu es adorable. » Glissa-t-elle, les joues rosissant légèrement. Elle laissa couler son regard dans sa direction, incapable de savoir réellement où il était. A côté d’elle, évidemment, mais c’était si vague. Elle laissa un sourire plus franc s’afficher sur son visage. Avant de laisser un rire s’échapper d’entre ses lèvres. « Et moi qui croyait que tu disais quelque chose de mignon, je viens juste de me souvenir que je suis la seule esclave que tu connais ! » Se permit-elle de glisser, gloussant gentiment. Elle lui donna un coup de coude, tenta en tout cas, avant de continuer à rire. Le plus discrètement possible. Il ne fallait pas non plus qu’ils attirent le regard des passant. Elle passait un trop bon moment pour accepter de le gâcher aussi bêtement. « Et sinon, les amours, tout ça, dans ta vie, comment ça va ? » En dehors de leur condition maudite d’esclave, en somme.


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MessageSujet: Re: Ami du passé ? - Aestas   Mer 22 Fév - 18:38


« C’est tout ce qui importe alors. » tant que la personne qui m’achète comme esclave me considère comme humain et me laisse un peu de liberté, alors je ne ferais pas de vague. Du moins pas trop, pas avec elle. Je n’accepterais bien sur jamais ma condition d’esclave et je me demandais comment certains pouvaient s’abaisser à trouver ça juste. Pourtant j’avais l’air du parfait petit esclave à coté d’Henri. Malheureusement, sur les papiers de l’Orphelinat il en était autrement, un véritable garnement, immature, instable, provoquant. J’étais la pire vermine à l’époque de l’Orphelinat, mais je n’étais pas sur d’avoir vraiment changé. Si je venais à retourner là-dedans, je serais la même tornade que j’étais.

« J’aurai aimé que tu le sois. » pour voir et entendre ça, oui. Pourtant je ne pensais pas un instant avoir envie de mettre un pied dans cet enfer duquel nous nous rapprochions dangereusement avec Doraleen. Avec le peu de douceur que j’ai, j’essaye de la convaincre qu’être dans une famille, même si l’on est aveugle, peu avoir du bon. Qu’il lui faut accepter d’être chez quelqu’un de gentil. Émeline pourrait la prendre ? Henri est plus compliqué à convaincre. Mais il fallait bien qu’elle soit en sécurité ou dans un endroit plus chaleureux que dans cet endroit malheureux. « Je ne sais pas. Au fond oui, ça changerait les choses si je tombais sur des personnes qui ne me verraient pas comme un énième objet. » j’acquiesce bien qu’elle ne puisse pas le voir, « et ça arrive tu sais. » oui, j’avais eu cette chance et pas elle. Je m’en voulais tellement d’avoir une vie si bien alors qu’elle en avait tellement plus besoin que moi. « D’un autre côté, j’en ai marre de tout ça. J’en ai marre de cette vie, de ces gens. » je fronçais les sourcils, je n’appréciais pas ce genre de pensées, ces paroles. Pourtant je les comprenais bien, j’avais les mêmes après mes dix-sept ans de vie à l’Orphelinat. « Enfin, ce n’est pas comme si on pouvait changer quoi que ce soit hein ! » je soupirais alors qu’elle avait ce rictus froid sur le visage et ce son comme venu des ténèbres qui passait la porte de ses lèvres, « ne dis pas ça. » on peut changer les choses, j’y croyais. Pour compléter je laisse un compliment se glisser dans la conversation, un compliment bien comique puisqu’elle est la seule aveugle que je connais. « Tu es adorable. » je souriais malignement, elle n’avait pas compris, du moins pas encore. « Et moi qui croyait que tu disais quelque chose de mignon, je viens juste de me souvenir que je suis la seule esclave que tu connais ! » je riais à gueule ouverte, pleine dents dehors. Je sentis son coude me pousser légèrement, je lui rendis en plus doux, de peur de lui faire mal. Les pas se suivaient, « Et sinon, les amours, tout ça, dans ta vie, comment ça va ? » à ces mots je me suis refroidi. C’était comment vent glacial qui vient frapper le visage, mais ça elle ne pouvait pas le voir. « Pas grand-chose qui vaille la peine d‘être raconté, et toi ? » mensonge éhonté, il y a bien cette jolie blonde aux yeux océans. Mais il y a cette barrière social qui empêche de dire des mots trop dangereux.
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MessageSujet: Re: Ami du passé ? - Aestas   Mer 1 Mar - 20:16

« Ca n’arrive pas aussi souvent qu’on le voudrait… » Soupire la jeune femme. Elle ne se rebellait pas, pas tout le temps, voire très rarement, contre sa situation, n’ayant pas la force physique ou les capacités à être une véritable rebelle. Pour autant, elle n’acceptait pas cette situation. Elle n’acceptait pas d’être dénuée de droit, sous prétexte qu’elle était née dans la mauvaise catégorie de personne. Elle n’acceptait pas non, mais elle s’y faisait, autant qu’elle le pouvait en tout cas. Peut-être qu’un jour les choses changeraient, oui, mais un jour seulement. Elle n’était pas sûre de s’y faire, ni que les choses changent réellement et durablement. L’humain étant mauvais de nature, elle n’espérait pas un changement positif de leurs conditions de vie.
Elle haussa les épaules. « Tu as beaucoup plus de chance que moi dans une possible rébellion. Si tant est qu’elle existe ! » S’exclama la blonde, sarcastique à cette idée. « Qu’est-ce qu’une aveugle, maladroite et de petite taille pourrait faire contre des gens imbus de pouvoir et de contrôle ? » Elle savait que ce n’était pas plaisant à entendre, mais c’était pourtant la vérité. Quel poids avait-elle dans cette pseudo guerre ? Dans cette idéologie malsaine ? Que pouvait-elle réellement faire ? Pouvait-elle même faire quelque chose, quoique ce soit ? Elle en doutait fortement. Elle était même persuadée du contraire en fait. C’était évident que ne rien voir n’était pas un atout et que ce n’était pas ça qui l’aiderait à avancer, à devenir quelqu’un. Elle s’en doutait. D’une certaine façon elle espérait qu’on le lui confirmerait, qu’on accepterait sa situation d’infirme, et d’un autre côté, elle espérait que non, qu’elle n’était pas condamnée qu’à être mise de côté, inutile et sans valeur. Parfois, elle rêvait d’un monde où elle pouvait agir, où elle avait une place. Une réelle place. Pas la place qu’elle occupait actuellement, qui ne lui plaisait absolument pas, mais qu’elle ne pouvait pas changer.

Et le voilà qui rit comme pas possible, ravi de sa blague ! Il la poussa légèrement d’un coup de coude, son sourire s’élargissant. « T’es un petit rigolo tu le sais ça ? » S’exclama la jeune femme, ricanant de la situation. C’était quand même assez drôle et plaisant. Il fallait avouer qu’elle n’avait pas souvent l’occasion de rire et de s’amuser. Aestas le lui permettait, c’était le plus important et le plus appréciable. C’était inégalable. Les rares moments qu’elle passait en bonne compagnie passaient bien trop vite à son goût, elle espérait qu’elle pourrait le revoir, alors que l’Orphelinat s’approchait bien trop vite à son goût.
Le sentiment d’avoir mis les pieds dans le mauvais plat vient lui effleurer l’esprit. Doute qu’elle supprima bien rapidement, elle n’avait – après tout – rien dit de mal. A la question qui lui retourna, elle haussa légèrement les épaules. « C’est difficile dans notre situation d’accepter de se lier à quelqu’un. » C’était bien trop vrai. « Il y a bien eu quelques personnes, mais rien de bien sérieux. » Ou intéressant. Parfois elle laissait son corps s’abandonner à la chaire, préférant fermer les yeux sur la situation dévastatrice dans laquelle ils vivaient, mais c’était bien trop rare pour que ça devienne plaisant ou sérieux. Elle préférait que ça reste ponctuel, rare. Elle ne voulait pas avoir d’attaches, elle préférait rester seule, quitte à finir malheureuse. Le monde dans lequel ils vivaient était bien trop dangereux, bien trop sordide pour qu’elle prenne le risque de perdre quelqu’un qu’elle pourrait aimer, à qui elle pourrait tenir.


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