So have you got the guts ? — Tristan
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La ville de Birmingham compte actuellement 22 Purs, 6 Purifiés et 25 Impurs, la Résistance semble recruter plus de membres que l'Ordre du Phénix, il serait peut être bon de se méfier de ce regroupement.
Les les femmes deviennent importantes et prédominantes, au détriment du sexe masculin, pourtant si charmant.




 
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 So have you got the guts ? — Tristan



l'impureté sera traitée et éradiquée
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MESSAGES : 272 LOCALISATION : Au Palais Royal, sans aucun doute ; ou dans les jardins parfois. EMPLOI : Reine à temps plein ; Romancière à ses heures perdues. Elle publie des ouvrages sous un nom de plume "Della Bee"

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MessageSujet: So have you got the guts ? — Tristan   Ven 23 Déc - 2:44

So have you got the guts ?

○ Do you ever get that fear that you can't shift. Have you no idea that you're in deep? I dreamt about you nearly every night this week. How many secrets can you keep? 'Cause there's this tune I found that makes me think of you somehow and I play it on repeat. Until I fall asleep. Was sort of hoping that you'd stay. That the nights were mainly made for saying things that you can't say tomorrow day. Been wondering if your heart's still open and if so I wanna know what time it shuts.


Chronologiquement, ce rp prend place avant la réception chez les Yaxley




Le soleil se couche comme un cheval noir. Les pensées de la Reine s’entremêlent et ses yeux s’émerveillent à l’idée de voir le ciel s’embraser de lueurs rouges pour accueillir la noirceur d’un ciel étoilé. Une journée qui se clôture, c’est une soirée qui commence. Et comme pour illustrer cela, elle appose le dernier point qui scelle le dossier qu’elle vient de rédiger de sa main. Nenya possède une affection toute particulière pour l’écriture manuscrite, en raison de sa profession de romancière, mais aussi parce qu’elle tient à conserver des valeurs antiques dans l’exercice de certaines activités. Comme l’écriture par exemple. Elle ne tourne pas catégoriquement le dos à l’écriture sur un ordinateur, mais elle s’y adonne que très rarement, en cas d’extrême nécessité pour une correspondance étrangère par exemple. Le carillon sonne, et annonce qu’il est 19 heures. Nenya rassemble donc ses affaires qu’elle glisse dans une petite sacoche noire qu’elle referme soigneusement avant d’éteindre les lumières de son bureau personnel. Après avoir fermé la porte, elle verrouille la serrure de son antre secret à double tour. Sous le harassement qui ne l’épargne pas, elle quitte son lieu de travail afin de profiter de l’heure qu’il lui reste avant de dîner en famille. Le pas chancelant, l’esprit décomposé et les nerfs à vif, elle s’immobilise quelques instants.  

Peut-être est-ce le meilleur moment pour discuter avec son second fils : Tristan. Il est ce bébé qui a toujours eu besoin d’attention, hier comme aujourd’hui. Nenya craint encore un lendemain qui ne sera plus que nuit. Au combien même il est ce grand jeune homme aujourd’hui, elle sait qu’il a besoin d’elle, car elle sent qu’il est en perdition. Deuxième garçon coincé entre un frère héritier du Trône et un frère chouchouté par sa place de petit dernier de la fratrie. Mais surtout, compte tenu des récents événements, la fameuse discussion qu’elle repoussait éternellement à plus tard ne peut plus attendre. La Reine tourne les talons et prend la direction opposée pour rejoindre les appartements de son fils. Elle ignore s’il saura saisir cette occasion pour lui avouer ce qui lui pèse sur le cœur, à sa mère. Une mère pour lui avant d’être une Reine, mais malheureusement elle ne parvient pas toujours à être présente pour lui comme elle le voudrait. Loin d’ignorer les tourments qui l’habitent, Nenya est tout simplement dans l’incapacité de venir à son secours à chaque appel en détresse qu’il lui lance. Et cela lui brise le cœur.

Elle frappe deux fois contre la porte, tout en annonçant d’une voix calme sa présence. Tristan ? Ouvres s’il te plaît, c’est moi. Elle se surprend à serrer nerveusement la lanière de sa sacoche accrochée à son épaule. Elle prend une grande respiration alors qu’elle patiente tranquillement que son fils la fasse entrer pour passer du temps avec lui. Et éventuellement sécher ses larmes, comme au bon vieux temps.


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MessageSujet: Re: So have you got the guts ? — Tristan   Mer 28 Déc - 17:50


So have you got the guts ?
« SI, MAMAN,SI, SI, MAMAN, SI, MAMAN, SI TU VOYAIS MA VIE, JE PLEURE COMME JE RIS, SI, MAMAN, SI, MAIS MON AVENIR RESTE GRIS, ET MON COEUR AUSSI »

Tu es recroquevillé sur toi-même. La vérité te brise à mesure que tu la comprends. Parce qu’Iseult est partie depuis maintenant plus de deux mois. Et elle n’aurait pas dû. Le deal, c’était une semaine. Alors, petit à petit, tu as compris. Compris aussi avec son aide, lorsque tu as été le confronté et qu’il t’a dit qu’elle n’était pas chez lui. Tu avais cru qu’il te mentait. Mais il n’aurait pas osé s’en prendre ainsi à la couronne, il devait avoir trop à perdre. Alors, ton esprit avait tracé son chemin vers la vérité, cette vérité qui te blessait tant. Si ce n’était pas lui qui était en possession d’Iseult, si ce n’était pas lui qui te l’avait enlevée alors que tu avais besoin d’elle, c’était forcément quelqu’un d’autre. Et des personnes avec cette qualification au palais, il n’y en avait pas beaucoup. Ca aurait pu être ton père, il n’aurait pas raté cette occasion. Mais il était plutôt calme dernièrement, toi parlant beaucoup moins de ton point de vue sur l’esclavagisme et le gardant pour toi. Et puis, si c’était lui qui était derrière tout ça, tu le saurais déjà, parce qu’il te l’aurait dit. Il ne restait donc qu’une personne. Cette même personne qui était derrière ta porte, qui te demandait de la laisser entrer. Mais tu n’avais pas envie de la voir. Parce que sa décision te faisait souffrir comme jamais. Tu avais cru que c’était Iseult qui était partie. Tu lui en avais voulu comme jamais d’être partie quand tu avais le plus besoin d’elle. Mais en fait, elle n’y était pour rien. La reine se rendait-elle seulement compte que tu souffrais, que tu avais besoin d’elle. Que sans ton esclave, tu étais perdu, parce qu’elle était celle qui te rassurait, qui était là pour toi à tout moment et qui te connaissait peut-être mieux que quiconque, mieux que toi-même. Et puis, c’était surtout celle qui était peut-être la personne la plus importante dans ta vie, parce qu’elle était capable de te redonner un semblant de sourire uniquement par sa présence. Une personne dont tu étais trop proche et tu le savais. Parce que ça ne vous apporterez rien de bon, parce qu’elle allait finir par être blessée par ta faute. Mais tu en pouvais te résigner à t’éloigner d’elle, parce qu’elle comptait bien trop pour toi.

Tu hésites entre lui dire d’entrer ou lui dire d’aller se faire voir. Parce que c’est bien beau qu’elle veuille te voir maintenant. Maintenant qu’elle t’a fiancé à une fille que tu ne connaissais pas, maintenant qu’elle t’a éloignée d’Iseult. Pourquoi maintenant et pas avant ? Pourquoi ne pas t’avoir averti qu’elle partait, que tu allais être fiancé. Parce qu’une fois de plus, tu n’avais de choix en rien, et c’était bien ce qui te dérangeait tant dans cette affaire. Mais tu ne peux pas la laisser à la porte. Parce qu’il faut que tu te conduises en adulte. « Entre. » Tu te lèves et te diriges vers la porte. Tu ne souris pas, comme d’habitude non ? Mais aujourd’hui, elle doit voir que ça ne va pas. Ca ne va pas depuis des semaines mais cette fois, ton regard est froid, glacial. Tout comme l’atmosphère de ta chambre alors qu’elle pénètre dans ton chez-toi. « De quoi est-ce que tu voulais me parler ? » Parce qu’il doit y avoir une raison pour laquelle elle passe, ce n’est pas juste pour prendre de tes nouvelles. Non, parce qu’ils ne font plus ça dans la famille royale, ils en ont rien à faire de ton bonheur, de ce que tu veux dans ta vie. C’est sûrement au sujet du gouvernement. Elle doit avoir une mission pour toi, ou alors elle a croisé le secrétaire d’état à la jeunesse et il requière ta présence. Mais bon, pour ça, elle aurait pu envoyer un esclave, ça aurait été plus vite réglé. Dans le fond, tu espères qu’elle est venue juste pour toi, pour te voir, mais tu n’y crois pas vraiment. Et puis, pourquoi ferait-elle ça alors qu’elle sait pertinemment qu’elle est l’une des fautives de l’état dans lequel tu te trouves. Etat qui se dégrade de jour en jour alors que tu prends conscience de la faible importance que tu as. Alors que tu prends conscience que tout le monde s’en moque, de l’avis que tu peux avoir et qu’on te laisse de moins en moins de possibilités avec le temps alors que cela aurait dû être l’inverse. Tu pourrais bien parler, leur dire que ça ne changerait rien. Parce que tu n’es qu’un engrenage dans une mécanique bien huilée et on ne va pas tout changer juste pour une petite pièce défectueuse. Non, c’est la pièce qu’on remplace, par le mécanisme qu’on retravaille pour que tous s’y plaisent.
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MessageSujet: Re: So have you got the guts ? — Tristan   Jeu 12 Jan - 0:48

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Chronologiquement, ce rp prend place avant la réception chez les Yaxley




Elle a frappé à sa porte. Le doute s’insinue. Un demi-tour nécessiterait-il une autre introspection légère ? Il semblerait. Regarder par-dessus son épaule, c’est s’assurer du bien fondé de sa fuite, c’est regarder en face les interrogations qui la poursuivent mais c’est surtout revoir le visage attristé de son fils Tristan dont elle ne peut plus supporter la vue. Elle avait été tentée de continuer sa marche sans prendre le risque de s’arrêter à sa porte, de s’interroger et être tentée. Tentée, elle l’est mais pas que d’un point de vue politique. Son intérêt se porte davantage sur la conséquence de sa cause. Dans quel état d’esprit se trouve réellement son Prince ? Le savoir est aussi intriguant que terrifiant. Remords ou regrets ? Dans son cas, il faut parier sur les deux de façon continue. Éternelle insatisfaite de ce silence protocolaire, la Reine désire briser les convenances pour obtenir non pas une discussion de Reine à Prince, mais celle d’une mère à son fils. La curiosité de Nenya est égale à son intolérance, elle est bien trop forte pour être abolie. Reine et Mère, ces deux notions la forgent irrévocablement en une contradiction qui la rend à la fois exigeante et légèrement formaliste. Inutile de mentir sur ce fait.

Entre. Une autorisation simple, pour celle qui respecte l’espace privé de son enfant. Elle abaisse doucement la poignée de la porte qu’elle ouvre doucement avant de la refermer immédiatement derrière elle. Un faux silence la fait apprécier à leur juste valeur, les yeux de son interlocuteur. Froid, glacial à l’image de son tempérament habituel, son fils emprunte un chemin bien surprenant alors qu’il est né sous la bonne étoile de la rêverie. Tristan, éternel bon vivant, l’accueille dans une atmosphère polaire qui ne l’impressionne pourtant pas réellement. A vrai dire, elle n’est pas étonnée de sa réaction qui laisse témoigner un réel désaccord. Maîtresse dans l’art de l’indicible, Nenya comprend à demi-mots ce qu’il ne formule cependant pas. Combien de secondes laisse-t-elle couler encore, à se repaître de sa propre fable dans le but d’analyser brièvement les prémices de la colère de son fils ? On aurait pu croire qu’après plus de vingt temps de mariage avec Erwin, une certaine insensibilité lui permettrait d’assumer pleinement son autorité extrême envers ses trois fils mais c’est bien l’inverse qui s’invite dans son esprit. Encore des regrets, toujours plus de remords qui ne justifie aucun acte concret, mais pourtant bien réel. Fatiguée par sa propre absence d’initiative, elle hasarde lentement un coup d’œil vers Tristan avant de lui déclarer calmement : Vraiment, ça me blesse … Depuis quand me regardes-tu avec ces yeux-là, Tristan ? Ses bras encerclent sa poitrine, elle se masse doucement les bras de bas en haut. Elle amorce le premier pas, des prémices de conversation qui vise à construire un dialogue honnête, sans aucun filtre. Et pour cela, Nenya tente le tout pour le tout. A commencer par rétablir la conversation, s’enchaîner à une ascension lente mais sécurisante pour palier à cet éboulement involontaire et prémédité dans sa prise de décision ultérieure. Elle se doute indirectement que l’éloignement de sa précieuse esclave accentue la colère du jeune homme, déjà piqué à vif par son alliance avec la fille Ayling. Elle se préserve d’une boutade amère de son fils pour amorcer les devants, alors elle prend la parole en premier. Je suis venue pour toi, je veux que l’on parle de toi, tes fiançailles avec Margeory. Elle marque une pause avant de lâcher le plus important. Et d’Iseult. Oui, la Reine se jette dans la cage aux Lions, car elle demeure et demeurera à jamais sa mère. Elle lui épargne cette épreuve en prenant les devants et consume l’atmosphère tendue de sa voix. Comment s’est passé la visite chez ta fiancée ? Le regard absent de la scène principale, s’évadant en coulisse, Nenya s’octroie le droit de ne plus soudoyer visuellement avec ses yeux trop apprêtés, taisant la précipitation qui pourrait la pousser à commettre une faute en brusquant son jeune fils. Le sourire qui se perche et se dilue aussitôt sur ses traits, ne témoigne que de cette lassitude qu’elle lui renvoie allègrement par les yeux. Couper cette cachotterie encore tangible pour pouvoir s’engouffrer sur le chemin que trace son jeune Prince doucement du bout des cils, derrière son regard furibond. Il comprend où elle veut et va en venir. Ce qu’elle compte faire devient d’autant plus secondaire qu’il ignore lui-même ce qu’elle va ou peut accomplir dans les minutes suivantes. La Reine est capable de tout, et c’est là tout le danger : car elle est imprévisible.


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MessageSujet: Re: So have you got the guts ? — Tristan   Lun 16 Jan - 12:54


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« SI, MAMAN,SI, SI, MAMAN, SI, MAMAN, SI TU VOYAIS MA VIE, JE PLEURE COMME JE RIS, SI, MAMAN, SI, MAIS MON AVENIR RESTE GRIS, ET MON COEUR AUSSI »

Elle a beau être ta mère, aujourd’hui tu n’as pas envie de la voir. Mais tu n’as pas le choix alors tu lui dis d’entrer. Parce qu’elle sait que tu es là, parce qu’elle serait certainement rentrée tout de même. Elle n’a pas vraiment besoin de ton autorisation. L’air est glacial, chargé d’animosité. Parce que tu lui en veux. Tu lui en veux à elle plus qu’à tous les autres au final. Peut-être plus qu’à ton père. Parce qu’il ne t’a pas fallu bien longtemps après ta discussion avec Archibald Yaxley pour comprendre ce qu’il s’était passé pour Iseult. Que c’était quelqu’un de ta propre famille qui la tenait éloignée de toi depuis tout ce temps. Alors tu avais passé les personnes en revue et tu avais vite conclu que c’était elle. Tu laisses le silence s’installer. Tu te demandes bien ce qu’elle peut te vouloir. Ce n’est certainement pas en tant que mère qu’elle est venue aujourd’hui. Ou alors ce serait très mal venu. Mais bon, tu ne savais jamais vraiment avec elle. Elle était capable de lire en toi si facilement qu’elle ne pouvait certainement pas être passé à coté de ton état, de ta tristesse. « Vraiment, ça me blesse … Depuis quand me regardes-tu avec ces yeux-là, Tristan ? » Tu aurais pu sourire. Sourire d’un sourire moqueur. Mais tu ne le fais pas. Tu es trop las pour ça. Pour rentrer dans son petit jeu. Parce qu’elle le sait très bien. Alors tu ne lui réponds même pas. Tu te mures dans le silence. Ce silence qui t’entoure bien trop souvent en ce moment. Un silence propice à la réflexion parfois, au questionnement sur ce que tu allais faire, ce que tu étais vraiment pour eux, ou bien un silence pour étudier ou pour ruminer tes noires pensées. Là, c’était juste un silence synonyme d’opposition. Parce que ça n’aurait servi à rien de parler. Voyant qu’elle ne répond pas, tu le fais. « Je sais pas, à ton avis ? » A quoi bon en dire plus. Elle le sait très bien.

« Je suis venue pour toi, je veux que l’on parle de toi, tes fiançailles avec Margeory. » Il était temps, presque trois mois après l’annonce ! « Et d’Iseult. » Tu te figes. Comment osait-elle venir ici pour parler d’elle alors qu’elle l’avait assignée à une autre aile du palais. Tes poings se serrent alors que tu sens ton sang qui bat dans tes tempes. La colère monte. Cette colère sourde qui t’accompagne désormais chaque jour. Elle était déjà présente après les fiançailles mais elle avait accru lorsque tu avais tout compris. Tu la contrôles. Parce que ce n’est pas toi. Mais tu n’es plus toi-même depuis le jour des annonces, depuis qu’elle n’est plus là. Ne l’a-t-elle pas compris depuis le temps ? Ulyana l’avait compris elle. C’est étrange comme une simple maître d’armes pouvait t’être plus utile que ta propre famille dernièrement. Le seul qui en avait valu la peine était celui qui tu attendais le moins. Ton cousin. Si proche et si éloigné. C’était lui peut-être le seul qui s’était réellement préoccupé de toi. Non, tu n’étais qu’un pion dans leur jeu d’alliance. Tu aurais pu l’accepter s’il y avait eu des contreparties. Mais ils ne faisaient même pas d’effort pour te permettre de garder un certain équilibre. Sinon, elle ne t’aurait pas enlevé Iseult. « Comment s’est passé la visite chez ta fiancée ? » Cette fois-ci, un sourire un peu moqueur apparait sur ton visage alors que tu repenses à cette journée. Tu ne sais même pas quoi en dire. Tu avais espéré la dégoûter, elle avait pris ça pour un jeu. Un jeu auquel elle s’était plutôt bien accommodée, il était vrai. Mais tu ne sais pas quoi en retenir. Parce qu’elle ne t’apprécie pas, enfin tu crois. Et toi, tu ne veux pas d’elle. Tu lui as promis de faire des efforts, mais est-ce que tout ceci en vaut vraiment la peine, tu n’es pas réellement sûr. Tu passes sous silence qu’elle t’a certainement donné la clé pour ta condition au milieu de tous vos sujets de dispute et de discussion. Que « Si tu aimes un minimum tes parents, ta famille, ce dont je ne doute pas, je sais que tu feras le bon choix »  tourne en boucle dans ton esprit depuis. Prenant de plus en plus de sens au fur et à mesure que le temps passe. Parce que si au début tu étais sûr d’une chose, tu ne l’es plus. Plus du tout même. Alors tu continues de réfléchir, suite aux discussions que tu as pu avoir à droite à gauche. Tu réfléchis certainement trop et tu le sais. Mais tu en as besoin, en ce moment plus qu’à n’importe quel autre. Ton choix prend forme, doucement, lentement.

« C’est étrange que le sujet ne vienne que des mois après l’annonce. » Tu te tais. Parce que tu ne sais pas quoi lui dire. Tu ne sais plus quoi lui dire. Tu aimerais lui dire à quel point tu vas mal. Tu aimerais la faire souffrir comme elle te fait souffrir, mais tu ne peux pas. Parce qu’au fond, tu espères qu’elle est vraiment là pour toi aujourd’hui, et pas juste pour parler de tes fiançailles. « Je pensais pas que mon avis et ma vie pouvaient autant vous importer. » Tu n’en diras pas plus. Tu les vises, tous les deux. Ceux qui sont responsables de tes fiançailles, du départ de ton esclave, de l’absence de choix. Ceux qui au final n’en avaient pas grand-chose à faire avant ce jour-là de ce que tu devenais.
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MessageSujet: Re: So have you got the guts ? — Tristan   Mar 31 Jan - 14:36

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Chronologiquement, ce rp prend place avant la réception chez les Yaxley




Son alliance en or jaune tourne docilement autour de son annulaire, propulsé dans une acrobatie circulaire à l’aide de son pouce. Un geste anodin, dénué d’intérêt grandissant pour la Reine qui l’effectue alors que son attention s’amarre et s’accroche solidement au plus profond de ce regard glacial. Les prunelles marron de son fils qui se dardent face à ses prunelles polaires sont furibondes, Nenya ne peut réprimer un soupir. Le ton de la rencontre est donné. Sarcastique et dénué du moindre effort pour cacher la froideur que le Prince éprouve envers sa mère. La joute verbale mesquine n’a jamais engendré de bons résultats, pourquoi en serait-il été autrement pour eux ? Alors qu'un trouble fugace se reflète à la naissance de ses iris pacifiques, l'espace d'un instant, il est instinctivement balayé par la neutralité qui inonde son visage et dévaste toute trace d’hésitation. Alea jacta est, les dés ont été jetés. Elle ne peut plus faire marche arrière, alors elle renforce sa détermination, elle n’a pas le choix. Et au combien même la haïr pour ses actes semble naturel pour son fils, elle se réconforte secrètement en se disant qu’elle a agi en toute liberté afin de limiter la casse. Et c’est vraisemblablement une chose que Tristan oublie, il vaut mieux que la Reine agisse plutôt que le Roi, son père. Surtout pour cette petite esclave qu’il semble tant apprécier. Tu as tort de m’en vouloir. Cette hargne flamboyante qui s’embrase au fond de son regard sombre n’a pas d’alibi, pas de lieu d’être pour celle qui lutte chaque jour pour assurer à sa famille une vie sécurisante et convenable.

Nenya lisse les plis inexistants de sa robe avant de s’assoir dans l’un des fauteuils qui orne les appartements de son second fils. Elle lui désigne d’un geste de la main le siège face à elle, bien qu’en prenant elle-même place, ce geste est une invitation silencieuse à la rejoindre. Mais en ajoutant ce geste, la Reine lui fait comprendre que ce n’est pas une suggestion. Du coin de l’œil, elle ne rate rien de la réaction du jeune Prince lorsqu’elle a énoncé clairement l’objet de sa visite. Margeory Ayling et les fiançailles est sans aucun doute un sujet épineux, mais l’allusion à Iseult est définitivement un sujet qui fâche. Et les réactions corporelles de son fils le trahissent aux yeux de sa mère, qui sait tout de lui. Depuis sa naissance, elle a toujours su lire en lui certes, mais leur rang social et les ambitions du clan Archdeacon ont toujours été que son véritable bonheur devra être sacrifié. Il devra faire des concessions, tout comme elle a dû en faire lorsqu’elle a été mariée à Erwin Archdeacon, un homme qu’elle ne désirait pas. L’amour juvénile n’existe et n’a jamais existé entre la Reine et son époux, ils ont su construire leur mariage sur un profond respect et l’affection mutuelle. Un réel désir qu’elle ressent aujourd’hui pour l’homme qui lui a donné cinq magnifiques enfants, si bien qu’elle ne s’imagine pas au bras d’un autre. Il a été décidé que tu épouseras cette fille, il n’y avait rien à discuter. Sa voix est tranchante, elle glisse une main dans sa longue chevelure avant de poursuivre plus calmement. Maintenant que plusieurs mois sont passés, j’ose espérer qu’il y’a matière à discuter sur la dite fiancée. Elle l’examine du regard en formulant cette phrase. Il lui avait été demandé de rendre visite à sa future épouse, et Nenya espère que les premiers contacts ont été gratifiants pour poursuivre les préparatifs d’un mariage royal à venir. Les fiançailles, la fiancée et le futur mariage : un sujet épineux certes, mais gérable pour celle qui porte la couronne altière. Un sujet qu’elle aurait voulu aborder rapidement, avec concision avant de s’aventurer sur le sujet Iseult et la vie personnelle de son fils. Cependant, ce dernier semble vouloir mettre directement les pieds dans le plat, si bien que ces derniers propos avortent sa prise de parole qu’elle s’apprêtait à prendre. Elle lui lance un regard de travers, mais lourd de sens. Elle ne se débat pas, elle se laisse emporter par le courant et le fil de la discussion. Je vois que tu veux en discuter immédiatement, soit. Elle se redresse légèrement dans son siège, croise les jambes. Je ne suis pas aveugle, je sais que tu vas mal et j’en suis profondément navrée, que tu me crois ou non, c’est pourtant la vérité. Elle humecte ses lèvres, cherchant les bons mots à formuler pour lui faire comprendre les choses une bonne fois pour toute. D’une manière plus douce que son père, plus maternelle. Mais tu es un Archdeacon, tu es un Prince. Avec ce nom, tu as le devoir d’accomplir ce que l’on attend de toi et d’être à la hauteur de ce que l’on te demande. Elle souffle doucement tout en se passant une main sur la nuque. Il le sait tout cela, il a été élevé ainsi. Mais il semble qu’une piqûre de rappel est nécessaire pour ce Prince qui ne rêve que de sa vie passée, la vie d’un roturier. C’est un poids, un parcours déjà tracé mais tu n’as pas le choix. On n’a jamais le choix lorsqu’on est un Prince Royal, c’est une grandeur que personne d’autre ne pourra comprendre. Tous ceux qui ne sont pas Archdeacon sont des ennemis, tous ceux qui ne sont pas de la famille ne sont pas aptes et dignes de comprendre cela. Je sais que tu ne souhaites pas épouser la fille Ayling, mais tu vas devoir le faire. La Reine hésite un petit instant, les lèvres pincées. Les confidences sont lancées, alors autant jouer cartes sur table jusqu’au bout. Tu dois oublier Iseult, tu ne pourras jamais l’épouser. Son sang, sa famille –elle grimace à l’allusion de cette souillure, cette famille Yaxley -, le passé de ses ancêtres, son père, son statut. Au combien même les Yaxley sont des nobles dans le monde magique, elle n’est pas faite pour toi. Elle plonge son regard dans le siens lorsqu’elle accentue sur chacun des mots qui formule cette phrase : Je l’ai donc éloigné de toi car sa présence et votre relation est toxique, elle te détourne de ton devoir. Je refuse de prendre le moindre risque d’accident avec vous et votre … amour ? Elle décroise ses jambes avant de se réinstaller plus confortablement dans son fauteuil, les mains posées sur chaque accoudoir. Si tu tiens à elle, tu sais que j’ai raison. Je lui ai demandé de ne plus t’approcher dans un premier temps, puis de ne plus alimenter votre complicité lorsqu’elle reviendra à ton service après la soirée du vieux Yaxley. Je souhaite que tu y emmènes ta fiancée, ça sera votre première sortie pour officialiser vos fiançailles. Sa voix est calme, terriblement neutre pour celle qui prononce des propos qui vont sûrement blesser son fils qui a eu le malheur de s’amouracher de la mauvaise fille. Cessez votre histoire avant que ton père ne découvre la vérité, car si cela arrive … je ne pourrais pas le retenir Tristan. Iseult est fragile, il n’ira pas de main morte sur les coups de fouets et l’incarcération. Et s’il y’a bien une chose à ne pas remettre en question, c’est la fureur du Roi.


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MessageSujet: Re: So have you got the guts ? — Tristan   Jeu 9 Fév - 0:28


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« SI, MAMAN,SI, SI, MAMAN, SI, MAMAN, SI TU VOYAIS MA VIE, JE PLEURE COMME JE RIS, SI, MAMAN, SI, MAIS MON AVENIR RESTE GRIS, ET MON COEUR AUSSI »

Tu es fermé à toute conversation avec elle. Parce qu’elle ne mérite rien venant de toi. La colère te ronge de l’intérieur alors que tu te retiens d’exploser. Tu ne veux plus d’elle dans ta vie, pas après ce qu’elle t’a fait. Alors tu restes silencieux, tu ne lui réponds qu’en quelques mots, crachés à son visage alors que tu ne peux cacher le mécontentement qui t’anime. « Tu as tort de m’en vouloir. » Mais bien sûr. Tu ne réponds rien car ton corps tout entier, ton visage, tout en toi lui répond dans cette attitude que tu as vis-à-vis d’elle. Elle te désigne un fauteuil et tu t’y assoies, contre ton gré. Mais vu qu’elle semble être là pour rester, autant que tu t’assoies, ce sera toujours plus confortable que si tu étais debout. Et puis, le sujet de sa venue arrive sur le tapis. Pour une fois, tu aurais aimé que cela en soit un autre. Parce qu’il est un peu tard pour parler d’elle des mois après l’annonce. Pourquoi maintenant ? Cela fait des mois que tu aurais voulu avoir cette conversation, mais il n’y avait personne à l’époque pour t’écouter. Ah si, Beth qui venait de faire sa fausse-couche et Athelstan qui pourtant ne t’adressait même plus la parole auparavant. Mais ta famille proche, celle qui avait pris la décision, pourquoi tout le monde s’en était foutu à ce moment-là ? A ce moment où tu aurais eu besoin de faire éclater cette rage qui sommeillait en toi, d'être écouté. Désormais, elle t’accompagnait chaque jour, elle grandissait au fur et à mesure que tu prenais connaissances des actions qui avaient été menées au sein de ta famille. D’abord ça, puis Iseult. Celle qui comptait tant pour toi, celle que tu aimais même si tu ne le montrais pas. « Il a été décidé que tu épouseras cette fille, il n’y avait rien à discuter. » Ce n’était même pas discuter que tu voulais. C’était, tu ne sais même pas, être guidé, avoir un soutien, ces choses que tu n’avais pas eues. « Oh ça je l’ai compris depuis longtemps que ça ne servait à rien de discuter dans cette famille. » La preuve, tu es désormais silencieux pour tous les sujets ayant trait à ce qui compte réellement pour toi. Tes fiançailles. L’esclavagisme. Tu te tais, parce qu’ainsi personne n’a à subir les conséquences de ta pensée trop éloignée de la pensée familiale. Des pensées qui pourraient éventuellement leur porter préjudices. Comme si ce n’était pas plus simple de régler le problème en discutant à l’époque plutôt que de le faire en battant ton esclave. Alors ta décision n’en avait été que raffermie. Mais tu ne l’avais pas dit, tu t’étais tu, tu avais arrêté de discuter, parce que c’était voué à l’échec dans tous les cas. Tu l’avais coupée au milieu de sa lancée, mais c’était ta mère, rien ne la stoppait et tu le savais très bien. Alors elle allait continuer. Prétendre que tu n’avais rien dit. « Maintenant que plusieurs mois sont passés, j’ose espérer qu’il y’a matière à discuter sur la dite fiancée. » Qu’est-ce que tu pouvais bien en dire ? Tu lâchas un petit rire désespéré. Parce que tu n’avais pas envie d’en parler, parce que tu n’avais rien à dire sur elle. Elle ferait l’affaire mais tu ne t’entendrais peut-être jamais avec elle pour la simple et bonne raison que tu ne l’épousais que pour plaire à ta famille et rien d’autre. « Il n’y a pas tellement plus à en dire. » Tu restes silencieux. Tu veux qu’elle comprenne que tu désapprouveras jusqu’au bout et surtout ce n’est pas de ce sujet que tu veux parler. Parce que ce n’est même pas Margeory qui te pose problème actuellement, non, c’est elle et ce qu’elle t’a fait en t'éloignant Iseult. « Je vois que tu veux en discuter immédiatement, soit. » Tu maintiens son regard, elle ne te fait pas peur même si elle tente de t’impressionner depuis son fauteuil. « Je ne suis pas aveugle, je sais que tu vas mal et j’en suis profondément navrée, que tu me crois ou non, c’est pourtant la vérité. » Non, tu ne la crois plus, tu n’y arrives plus, tu ne peux plus faire semblant. Tout ce qui sort de sa bouche n’est que mensonges à tes yeux. Parce que tu ne peux pas accepter ce qu’elle t’a fait quand tu étais au plus mal. « Mais tu es un Archdeacon, tu es un Prince. Avec ce nom, tu as le devoir d’accomplir ce que l’on attend de toi et d’être à la hauteur de ce que l’on te demande. » C’était bien la première fois que tu avais l’impression que tu allais pouvoir accomplir quelque chose. Avait-elle oublié que tu étais le fils du milieu, celui à qui ton père ne ferait jamais confiance pour la simple et bonne raison que tu avais fait des remarques plus jeune ? Il ne l’avait pas oublié, tu en restais persuadé. Et alors, tout allait te retomber dessus un jour ou l’autre. Parce qu’il n’oserait pas te faire confiance, il ne te croirait pas capable de pouvoir mener à bien la mission. Tu n’étais que le rêveur de cette famille, celui qui aurait aimé devenir musicien et non prince. « C’est un poids, un parcours déjà tracé mais tu n’as pas le choix. On n’a jamais le choix lorsqu’on est un Prince Royal, c’est une grandeur qui personne d’autre ne pourra comprendre. Tu n’en doutais pas, toi-même tu n’y croyais pas. Tu n’avais jamais voulu de cette grandeur dans ta famille. « Mais je n’en ai jamais voulu de votre grandeur. Je voulais juste une famille, un père qui se serait occupé de moi. Aller jouer avec les autres, croiser du monde et pas rester enfermé dans ce maudit palais. C’était pas compliqué quelques heures de liberté. » Juste quelques heures, éloigné du château, quelques heures que tu aurais pu passer avec des amis d’autrefois ou des inconnus. Avec des gens qui t’auraient permis de t’évader. Alors tu aurais peut-être mieux supporté la chose. Des années et des années de souffrance et de désillusion qui ressortaient. Tout explosait aujourd'hui, parce que c’était devenu trop dur à porter. Parce que tu étais resté silencieux bien trop longtemps. Tu étais resté silencieux lorsqu’ils la battaient devant toi, lorsqu’ils t’avaient forcé à le faire, lorsque l’on t’avait dit que tu ferais tes études au palais. Tant de nouvelles déceptions, jour après jour, semaine après semaine, année après année, jusqu’à aujourd’hui. Aujourd’hui où toute cette colère et cette déception ressortaient. Parce que tu n’en pouvais tout simplement plus de cette vie. « Je sais que tu ne souhaites pas épouser la fille Ayling, mais tu vas devoir le faire. » Tu fermes les yeux. Tu le sais très bien. Même elle ne voulait pas annuler ces maudites fiançailles alors. Peut-être que tu aurais dû la payer. Ainsi tu aurais peut-être pu la corrompre. « Tu dois oublier Iseult, tu ne pourras jamais l’épouser. Son sang, sa famille, le passé de ces ancêtres, son père, son statut. Au combien même les Yaxley sont nobles dans le monde magique, elle n’est pas faite pour toi. » Comme si tu ne le savais pas. Tu le savais et ça te brisait le cœur tous les jours rien que d’y penser. Te croyait-elle suffisamment idiot pour la demander en mariage, pour rendre ton amour caché public ? Jamais cela n’arriverait. Parce que c’était tout bonnement impossible dans cette société qu’ils avaient bâtie. C’était de leur faute et de la faute des lois pourries qu’ils avaient passées qu’Iseult était une esclave. C’était à cause d’eux que tu ne pourrais jamais être heureux à ses cotés. Comme bien des autres tu n’en doutais pas. Tu te souvenais de tes cours d’histoire avant tout cela, quand on t’avait dit qu’avant les noirs étaient esclaves et que ce n’était plus possible désormais. Mais dans quel monde viviez-vous ? Avaient-ils tout oublié ? Croyaient-ils sincèrement que tous étaient mauvais dans l’autre peuple ? Jamais tu ne pourrais les voir comme autre chose que des êtres-humains, jamais. Tu te souvenais de ce fouet entre tes mains lorsque ça avait été à ton tour de la frapper encore et encore alors que des larmes roulaient le long de tes joues de voir la douleur sur son visage. Mais elle le méritait soit-disant. « Je l’ai donc éloigné de toi car sa présence et votre relation est toxique, elle te détourne de ton devoir. Je refuse de prendre le moindre risque d’accident avec vous et votre … amour ? » Tu fermes les yeux. Elle n’a aucune idée de la relation que tu peux entretenir avec elle. Parce qu’il n’y a jamais eu de relation, ou presque. Il n’y a toujours eu que des non-dits, des regards qui voulaient tout dire. Comment peut-elle prétendre y comprendre quelque chose ? Elle n’a jamais fait l’effort de comprendre. Elle ne t’en avait jamais parlé avant. Personne n’en avait jamais parlé avant. « Si tu es tiens à elle, tu sais que j’ai raison. Je lui ai demandé de ne plus t’approcher dans un premier temps, puis de ne plus alimenter votre complicité lorsqu’elle reviendra à ton service après la soirée du vieux Yaxley. Je souhaite que tu y emmènes ta fiancée, ça sera votre première sortie pour officialiser vos fiançailles. » Déjà que tu ne voulais pas tellement y aller, ça allait être une super fête dit-donc ! Qu’est-ce que tu allais pouvoir t’amuser à ses cotés. Tu restes silencieux alors que tu espères qu’elle désobéira à ses ordres, que tout sera comme avant, mais tu sais que ça ne sera pas le cas. Tout est déjà brisé. Cela s’est brisé le jour où elle te l’a enlevée. Comment pouvait-elle lui demander une chose pareille, se mêler de quelque chose que tu devais gérer ? T’en pensait-elle incapable ? « Il sera fait selon votre désir. » Tout n’est qu’ironie, mais ça te permet d’évacuer la colère. Parce que tu leurs en veux, à tous les deux. Elle dit qu’elle fait ça pour ton bien mais elle n’a rien compris.  « Cessez votre histoire avant que ton père ne découvre la vérité, car si cela arrive … je ne pourrais pas le retenir Tristan. Iseult est fragile, il n’ira pas de main morte sur les coups de fouets et l’incarcération. » Tu secoues la tête d’un air légèrement dépité. Comme si tu ne le savais pas. Elle ne t’apprend rien. Mais tu ne lui réponds pas. Pas tout de suite. « Il n’y a jamais rien eu. » Tu te tais encore pendant quelques secondes. Il te faudrait être convaincant. Parce que c’était peut-être sa seule chance. « Tu ne crois pas que je sais ce que je fais. Elle n’a jamais été rien de plus que ce qu’elle devait être, et même si c’était le cas, je ne la mettrais jamais en danger. » Parce qu’elle comptait trop à tes yeux pour ça. Parce que tu savais ce dont il était capable justement. Parce que c’était ce qu’il fallait. Tu ne pouvais la mettre en danger alors il n’y avait jamais rien eu. Alors tu te brisais le cœur, jour après jour, de ne pouvoir être à ses cotés. Mais tu le faisais, pour elle, pour que rien ne puisse venir la briser, comme ton père ou ta famille par exemple. Vous n’aviez eu qu’un léger dérapage, un soir, une nuit, avant qu’elle ne disparaisse d’elle-même, parce que  c’était ce qu’elle voulait à la base, elle n'aurait pas eu besoin de ta mère pour le faire. « Tu me crois si incapable de gérer mes histoires pour devoir t’en mêler ? » La tristesse pointe dans ta voix. Une fois de plus, on ne te fait pas confiance pour prendre la bonne décision alors on le fait à te place. Et tu n'en peux plus. Parce que plus ça avance, plus tes champs d'action sont réduits. Même elle maintenant, avant ton père et maintenant elle. Tu baisses les yeux pour qu'elle ne puisse y lire les larmes de détresse mais également de tristesse qui y pointent. Tristesse de voir que même elle n'arrive plus à te faire confiance au final.
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MESSAGES : 272 LOCALISATION : Au Palais Royal, sans aucun doute ; ou dans les jardins parfois. EMPLOI : Reine à temps plein ; Romancière à ses heures perdues. Elle publie des ouvrages sous un nom de plume "Della Bee"

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MessageSujet: Re: So have you got the guts ? — Tristan   Jeu 16 Fév - 20:10

So have you got the guts ?

○ Do you ever get that fear that you can't shift. Have you no idea that you're in deep? I dreamt about you nearly every night this week. How many secrets can you keep? 'Cause there's this tune I found that makes me think of you somehow and I play it on repeat. Until I fall asleep. Was sort of hoping that you'd stay. That the nights were mainly made for saying things that you can't say tomorrow day. Been wondering if your heart's still open and if so I wanna know what time it shuts.


Elle peut le sentir. Son ressentiment qui suinte à travers chaque pore qui recouvre l’épiderme de son corps. Cette rage sourde qui gronde et se reflète à la surface de ses prunelles marrons. Prince en proie à la colère qui inonde sa Reine, mère,  et l’engloutit sous un torrent d’amertume. Aussi corrosif qu’une goutte de citron sur une plaie ouverte, Nenya encaisse la charge sans un mot. Elle ne pipe pas, son visage demeure lisse si bien qu’elle ne réagit pas à cet excès de zèle qui pousse son fils à lui répondre avec insolence. D’abord sa fille Iris, puis son fils Tristan. La Reine claque sa langue contre son palais en songeant à l’écho qui se reproduit avec exactement deux mois d’intervalle. A croire que ces enfants ont décidés de se révolter contre une tradition dans laquelle ils ont été éduqués tous à la même enseigne. Aucune surprise, une finalité préparée à l’avance depuis leur naissance. Et le ton qu’adopte son petit garçon ne lui plaît pas, si bien qu’elle songe à distribuer une plaire de claque à l’ensemble de sa petite tribu Archdeacon, ces cinq enfants princiers. Les lèvres pincées, elle ignore royalement la pique lancée alors qu’elle était en pleine prise de parole, après un arrêt de quelques secondes, elle reprend ses mots sur un ton neutre. Mais elle comprend rapidement que le sujet Margeory ne l’emballe pas plus que cela. Dans un soupir las, elle se questionne sur le taux d’implication du jeune homme, qui elle suppose n’avoisine sans aucun doute la nullité. Le temps, et la patience sont les ingrédients clés pour permettre à un mariage arrangé de se construire. Elle ne peut lui demander de créer une relation de complicité en un claquement de doigts, puisqu’il lui aura fallu quelques années pour gommer l’illusion d’une affection mutuelle et y tracer les lignes indélébiles de sa véritable présence. Il semble incapable de se projeter dans un avenir heureux certes, mais aussi improbable qu’il veut se le convaincre, il finira par se surprendre lorsqu’il aura trouvé un terrain d’entente avec sa fiancée qu’il prendra comme future épouse. Tout vient à point à ceux qui savent attendre, et pour mieux concrétiser cette perspective de réussite, Nenya a dû prendre une décision radicale. La décision d’éliminer l’élément perturbateur qui distrait son fils de son objectif principal, son but premier qui doit être accompli en toute circonstance. Être royal est un rang, une position peut-être ingrate pour ce petit garçon qui n’a toujours rêvé que de musique, amour et eau fraîche, mais malheureusement ses aspirations n’ont jamais eu place dans l’éducation princière Archdeacon. Tu n’es pas un garçon comme les autres, tu ne l’es plus Tristan. Tu as eu ta part d’enfance en tant que roturier, contrairement à ton frère Sebastian qui n’a connu que le palais et son statut de Prince. Jouer avec les autres, sortir dehors ? Avec qui, pour faire quoi, pour aller où ? Si ce n’est qu’une question de compagnie, tu es libre d’inviter la personne que tu souhaites dans les jardins, dans tes appartements. Mais en aucun cas un Prince va chercher bonheur à l’extérieur, les gens viendront à toi car tu es un Archdeacon. Le pli soucieux entre ses sourcils à mesure où elle se fait réflexion qu’après toutes ces années, il semble n’avoir toujours pas imprimé la ligne directrice qui guide cette famille. Tu n’avais rien à faire dehors, avec des inconnus qui plus est. Tous ceux qui ne sont pas Archdeacon sont nos ennemis, combien de fois faut-il le répéter ? Même tes propres oncles et tantes sont de potentiels menaces, les coups de poignard dans le dos entre membre de la même famille ne sont pas un mythe. Elle désespère intérieurement. Une leçon inculquée dans le passé, une remontrance qu’elle doit répéter encore et encore pour que cela puisse enfin se faire accepter. Allait-il un jour comprendre que ses rêves les plus fous ne resteront que des rêves éveillés, des rêves inachevés, des rêves inadaptés à la réalité ? Il en va pour la pratique de la musique en tant que profession, il en va pour son désir d’évasion et de voyages, puis il en va de même pour Iseult. Une femme terriblement jolie, fille d’Archibald Yaxley, elle ne peut que refléter le poison attrayant de cette famile noble au sang si sale.

Cette femme, il doit tirer un trait sur elle. Parce qu’elle n’est pas digne de lui, parce qu’il est promis à une femme infiniment plus utile à la famille royale. Margeory Ayling, ou la future princesse qui glissera son bras sous le bras de ce fils têtu. Un devoir qu’il devra accomplir en toute circonstance, la Reine s’en assurera. Et s’il faudra le traîner par sa tignasse brune pour qu’il dise oui je le veux, devant toute une assemblée sous le regard de l’Eglise Anglicane,  elle le fera. Et s’il rechigne, une mèche arrachée à sa précieuse Iseult suffira à étouffer sa jauge d’insurrection, elle n’aura aucun scrupule à le faire. Elle est la femme d’Erwin Archdeacon, la Reine, anciennement Nenya Glenfield. Elle n’ignore pas que son amour d’esclave, sa petite Iseult sera une source de motivation parfaitement adéquate. Dis-le, elle n’a jamais été quoi ? Elle laisse son regard polaire le transpercer afin de mieux l’observer. Que des mots, un enchaînement de lettres qui forme une phrase. La forme y est mise, mais est-ce que le fond sonne creux ? Elle se redresse légèrement dans son fauteuil tandis qu’elle pose sa tête sur sa main, soutenue par son coude posé sur l’accoudoir. Et pourtant ton attitude corporelle n’est pas en adéquation avec tes mots. On ne s’enflamme pas aussi fort, s’il n’y a jamais rien eu entre vous. Pourquoi es-tu en colère si elle ne représente rien ? Un petit sourire entendu étire le coin de ses lèvres rouges alors qu’elle continue de l’observer, sans le quitter du regard. Je suis ta mère, la première que tu as aimée et qui t’as aimé en retour. Ne l’oublie pas Tristan, je ne suis pas ton ennemie, et je suis sûrement la première personne qui a toujours cru en toi. Elle s’humecte les lèvres avant de marquer une pause. La Reine rassemble ses esprits pour formuler clairement sa réflexion. Cependant, les murs ont des oreilles et j’ai entendu quelques murmures qui m’ont alarmé alors j’ai agis en conséquence. Elle hausse les épaules avant de soupirer. Il n’est pas question de confiance ou pas confiance, j’ai voulu te protéger avant toute chose. Un geste spontané, un réflexe si bien que je n’ai pas cherché à savoir si oui ou non tu es apte à te discipliner. Elle darde son regard avant de conclure. Cependant, si tu me dis que tu sauras gérer la situation comme je souhaite qu’elle soit gérer, tu as carte blanche. Elle replace son alliance sur son doigt. Votre complicité, votre amitié, c’est terminé. J’ai été claire avec elle, je le suis avec toi. Oui, la Reine a parlé.


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I never loved you. i locked you up, wanting to keep you. that is not love, that's possession  — Possessed by destruction
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So have you got the guts ? — Tristan

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