So have you got the guts ? — Tristan
FACTS

La ville de Birmingham compte actuellement 22 Purs, 6 Purifiés et 25 Impurs, la Résistance semble recruter plus de membres que l'Ordre du Phénix, il serait peut être bon de se méfier de ce regroupement.
Les les femmes deviennent importantes et prédominantes, au détriment du sexe masculin, pourtant si charmant.




 
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 So have you got the guts ? — Tristan



l'impureté sera traitée et éradiquée
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MESSAGES : 260 LOCALISATION : Au Palais Royal, sans aucun doute ; ou dans les jardins parfois. EMPLOI : Reine à temps plein ; Romancière à ses heures perdues. Elle publie des ouvrages sous un nom de plume "Della Bee"

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MessageSujet: So have you got the guts ? — Tristan   Ven 23 Déc - 2:44

So have you got the guts ?

○ Do you ever get that fear that you can't shift. Have you no idea that you're in deep? I dreamt about you nearly every night this week. How many secrets can you keep? 'Cause there's this tune I found that makes me think of you somehow and I play it on repeat. Until I fall asleep. Was sort of hoping that you'd stay. That the nights were mainly made for saying things that you can't say tomorrow day. Been wondering if your heart's still open and if so I wanna know what time it shuts.


Chronologiquement, ce rp prend place avant la réception chez les Yaxley




Le soleil se couche comme un cheval noir. Les pensées de la Reine s’entremêlent et ses yeux s’émerveillent à l’idée de voir le ciel s’embraser de lueurs rouges pour accueillir la noirceur d’un ciel étoilé. Une journée qui se clôture, c’est une soirée qui commence. Et comme pour illustrer cela, elle appose le dernier point qui scelle le dossier qu’elle vient de rédiger de sa main. Nenya possède une affection toute particulière pour l’écriture manuscrite, en raison de sa profession de romancière, mais aussi parce qu’elle tient à conserver des valeurs antiques dans l’exercice de certaines activités. Comme l’écriture par exemple. Elle ne tourne pas catégoriquement le dos à l’écriture sur un ordinateur, mais elle s’y adonne que très rarement, en cas d’extrême nécessité pour une correspondance étrangère par exemple. Le carillon sonne, et annonce qu’il est 19 heures. Nenya rassemble donc ses affaires qu’elle glisse dans une petite sacoche noire qu’elle referme soigneusement avant d’éteindre les lumières de son bureau personnel. Après avoir fermé la porte, elle verrouille la serrure de son antre secret à double tour. Sous le harassement qui ne l’épargne pas, elle quitte son lieu de travail afin de profiter de l’heure qu’il lui reste avant de dîner en famille. Le pas chancelant, l’esprit décomposé et les nerfs à vif, elle s’immobilise quelques instants.  

Peut-être est-ce le meilleur moment pour discuter avec son second fils : Tristan. Il est ce bébé qui a toujours eu besoin d’attention, hier comme aujourd’hui. Nenya craint encore un lendemain qui ne sera plus que nuit. Au combien même il est ce grand jeune homme aujourd’hui, elle sait qu’il a besoin d’elle, car elle sent qu’il est en perdition. Deuxième garçon coincé entre un frère héritier du Trône et un frère chouchouté par sa place de petit dernier de la fratrie. Mais surtout, compte tenu des récents événements, la fameuse discussion qu’elle repoussait éternellement à plus tard ne peut plus attendre. La Reine tourne les talons et prend la direction opposée pour rejoindre les appartements de son fils. Elle ignore s’il saura saisir cette occasion pour lui avouer ce qui lui pèse sur le cœur, à sa mère. Une mère pour lui avant d’être une Reine, mais malheureusement elle ne parvient pas toujours à être présente pour lui comme elle le voudrait. Loin d’ignorer les tourments qui l’habitent, Nenya est tout simplement dans l’incapacité de venir à son secours à chaque appel en détresse qu’il lui lance. Et cela lui brise le cœur.

Elle frappe deux fois contre la porte, tout en annonçant d’une voix calme sa présence. Tristan ? Ouvres s’il te plaît, c’est moi. Elle se surprend à serrer nerveusement la lanière de sa sacoche accrochée à son épaule. Elle prend une grande respiration alors qu’elle patiente tranquillement que son fils la fasse entrer pour passer du temps avec lui. Et éventuellement sécher ses larmes, comme au bon vieux temps.



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MessageSujet: Re: So have you got the guts ? — Tristan   Mer 28 Déc - 17:50


So have you got the guts ?
« ECOUTE, CE QU'IL RESTE DE NOUS, IMMOBILE ET DEBOUT, UNE MINUTE DE SILENCE »

Tu es recroquevillé sur toi-même. La vérité te brise à mesure que tu la comprends. Parce qu’Iseult est partie depuis maintenant plus de deux mois. Et elle n’aurait pas dû. Le deal, c’était une semaine. Alors, petit à petit, tu as compris. Compris aussi avec son aide, lorsque tu as été le confronté et qu’il t’a dit qu’elle n’était pas chez lui. Tu avais cru qu’il te mentait. Mais il n’aurait pas osé s’en prendre ainsi à la couronne, il devait avoir trop à perdre. Alors, ton esprit avait tracé son chemin vers la vérité, cette vérité qui te blessait tant. Si ce n’était pas lui qui était en possession d’Iseult, si ce n’était pas lui qui te l’avait enlevée alors que tu avais besoin d’elle, c’était forcément quelqu’un d’autre. Et des personnes avec cette qualification au palais, il n’y en avait pas beaucoup. Ca aurait pu être ton père, il n’aurait pas raté cette occasion. Mais il était plutôt calme dernièrement, toi parlant beaucoup moins de ton point de vue sur l’esclavagisme et le gardant pour toi. Et puis, si c’était lui qui était derrière tout ça, tu le saurais déjà, parce qu’il te l’aurait dit. Il ne restait donc qu’une personne. Cette même personne qui était derrière ta porte, qui te demandait de la laisser entrer. Mais tu n’avais pas envie de la voir. Parce que sa décision te faisait souffrir comme jamais. Tu avais cru que c’était Iseult qui était partie. Tu lui en avais voulu comme jamais d’être partie quand tu avais le plus besoin d’elle. Mais en fait, elle n’y était pour rien. La reine se rendait-elle seulement compte que tu souffrais, que tu avais besoin d’elle. Que sans ton esclave, tu étais perdu, parce qu’elle était celle qui te rassurait, qui était là pour toi à tout moment et qui te connaissait peut-être mieux que quiconque, mieux que toi-même. Et puis, c’était surtout celle qui était peut-être la personne la plus importante dans ta vie, parce qu’elle était capable de te redonner un semblant de sourire uniquement par sa présence. Une personne dont tu étais trop proche et tu le savais. Parce que ça ne vous apporterez rien de bon, parce qu’elle allait finir par être blessée par ta faute. Mais tu en pouvais te résigner à t’éloigner d’elle, parce qu’elle comptait bien trop pour toi.

Tu hésites entre lui dire d’entrer ou lui dire d’aller se faire voir. Parce que c’est bien beau qu’elle veuille te voir maintenant. Maintenant qu’elle t’a fiancé à une fille que tu ne connaissais pas, maintenant qu’elle t’a éloignée d’Iseult. Pourquoi maintenant et pas avant ? Pourquoi ne pas t’avoir averti qu’elle partait, que tu allais être fiancé. Parce qu’une fois de plus, tu n’avais de choix en rien, et c’était bien ce qui te dérangeait tant dans cette affaire. Mais tu ne peux pas la laisser à la porte. Parce qu’il faut que tu te conduises en adulte. « Entre. » Tu te lèves et te diriges vers la porte. Tu ne souris pas, comme d’habitude non ? Mais aujourd’hui, elle doit voir que ça ne va pas. Ca ne va pas depuis des semaines mais cette fois, ton regard est froid, glacial. Tout comme l’atmosphère de ta chambre alors qu’elle pénètre dans ton chez-toi. « De quoi est-ce que tu voulais me parler ? » Parce qu’il doit y avoir une raison pour laquelle elle passe, ce n’est pas juste pour prendre de tes nouvelles. Non, parce qu’ils ne font plus ça dans la famille royale, ils en ont rien à faire de ton bonheur, de ce que tu veux dans ta vie. C’est sûrement au sujet du gouvernement. Elle doit avoir une mission pour toi, ou alors elle a croisé le secrétaire d’état à la jeunesse et il requière ta présence. Mais bon, pour ça, elle aurait pu envoyer un esclave, ça aurait été plus vite réglé. Dans le fond, tu espères qu’elle est venue juste pour toi, pour te voir, mais tu n’y crois pas vraiment. Et puis, pourquoi ferait-elle ça alors qu’elle sait pertinemment qu’elle est l’une des fautives de l’état dans lequel tu te trouves. Etat qui se dégrade de jour en jour alors que tu prends conscience de la faible importance que tu as. Alors que tu prends conscience que tout le monde s’en moque, de l’avis que tu peux avoir et qu’on te laisse de moins en moins de possibilités avec le temps alors que cela aurait dû être l’inverse. Tu pourrais bien parler, leur dire que ça ne changerait rien. Parce que tu n’es qu’un engrenage dans une mécanique bien huilée et on ne va pas tout changer juste pour une petite pièce défectueuse. Non, c’est la pièce qu’on remplace, par le mécanisme qu’on retravaille pour que tous s’y plaisent.
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MessageSujet: Re: So have you got the guts ? — Tristan   Jeu 12 Jan - 0:48

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○ Do you ever get that fear that you can't shift. Have you no idea that you're in deep? I dreamt about you nearly every night this week. How many secrets can you keep? 'Cause there's this tune I found that makes me think of you somehow and I play it on repeat. Until I fall asleep. Was sort of hoping that you'd stay. That the nights were mainly made for saying things that you can't say tomorrow day. Been wondering if your heart's still open and if so I wanna know what time it shuts.


Chronologiquement, ce rp prend place avant la réception chez les Yaxley




Elle a frappé à sa porte. Le doute s’insinue. Un demi-tour nécessiterait-il une autre introspection légère ? Il semblerait. Regarder par-dessus son épaule, c’est s’assurer du bien fondé de sa fuite, c’est regarder en face les interrogations qui la poursuivent mais c’est surtout revoir le visage attristé de son fils Tristan dont elle ne peut plus supporter la vue. Elle avait été tentée de continuer sa marche sans prendre le risque de s’arrêter à sa porte, de s’interroger et être tentée. Tentée, elle l’est mais pas que d’un point de vue politique. Son intérêt se porte davantage sur la conséquence de sa cause. Dans quel état d’esprit se trouve réellement son Prince ? Le savoir est aussi intriguant que terrifiant. Remords ou regrets ? Dans son cas, il faut parier sur les deux de façon continue. Éternelle insatisfaite de ce silence protocolaire, la Reine désire briser les convenances pour obtenir non pas une discussion de Reine à Prince, mais celle d’une mère à son fils. La curiosité de Nenya est égale à son intolérance, elle est bien trop forte pour être abolie. Reine et Mère, ces deux notions la forgent irrévocablement en une contradiction qui la rend à la fois exigeante et légèrement formaliste. Inutile de mentir sur ce fait.

Entre. Une autorisation simple, pour celle qui respecte l’espace privé de son enfant. Elle abaisse doucement la poignée de la porte qu’elle ouvre doucement avant de la refermer immédiatement derrière elle. Un faux silence la fait apprécier à leur juste valeur, les yeux de son interlocuteur. Froid, glacial à l’image de son tempérament habituel, son fils emprunte un chemin bien surprenant alors qu’il est né sous la bonne étoile de la rêverie. Tristan, éternel bon vivant, l’accueille dans une atmosphère polaire qui ne l’impressionne pourtant pas réellement. A vrai dire, elle n’est pas étonnée de sa réaction qui laisse témoigner un réel désaccord. Maîtresse dans l’art de l’indicible, Nenya comprend à demi-mots ce qu’il ne formule cependant pas. Combien de secondes laisse-t-elle couler encore, à se repaître de sa propre fable dans le but d’analyser brièvement les prémices de la colère de son fils ? On aurait pu croire qu’après plus de vingt temps de mariage avec Erwin, une certaine insensibilité lui permettrait d’assumer pleinement son autorité extrême envers ses trois fils mais c’est bien l’inverse qui s’invite dans son esprit. Encore des regrets, toujours plus de remords qui ne justifie aucun acte concret, mais pourtant bien réel. Fatiguée par sa propre absence d’initiative, elle hasarde lentement un coup d’œil vers Tristan avant de lui déclarer calmement : Vraiment, ça me blesse … Depuis quand me regardes-tu avec ces yeux-là, Tristan ? Ses bras encerclent sa poitrine, elle se masse doucement les bras de bas en haut. Elle amorce le premier pas, des prémices de conversation qui vise à construire un dialogue honnête, sans aucun filtre. Et pour cela, Nenya tente le tout pour le tout. A commencer par rétablir la conversation, s’enchaîner à une ascension lente mais sécurisante pour palier à cet éboulement involontaire et prémédité dans sa prise de décision ultérieure. Elle se doute indirectement que l’éloignement de sa précieuse esclave accentue la colère du jeune homme, déjà piqué à vif par son alliance avec la fille Ayling. Elle se préserve d’une boutade amère de son fils pour amorcer les devants, alors elle prend la parole en premier. Je suis venue pour toi, je veux que l’on parle de toi, tes fiançailles avec Margeory. Elle marque une pause avant de lâcher le plus important. Et d’Iseult. Oui, la Reine se jette dans la cage aux Lions, car elle demeure et demeurera à jamais sa mère. Elle lui épargne cette épreuve en prenant les devants et consume l’atmosphère tendue de sa voix. Comment s’est passé la visite chez ta fiancée ? Le regard absent de la scène principale, s’évadant en coulisse, Nenya s’octroie le droit de ne plus soudoyer visuellement avec ses yeux trop apprêtés, taisant la précipitation qui pourrait la pousser à commettre une faute en brusquant son jeune fils. Le sourire qui se perche et se dilue aussitôt sur ses traits, ne témoigne que de cette lassitude qu’elle lui renvoie allègrement par les yeux. Couper cette cachotterie encore tangible pour pouvoir s’engouffrer sur le chemin que trace son jeune Prince doucement du bout des cils, derrière son regard furibond. Il comprend où elle veut et va en venir. Ce qu’elle compte faire devient d’autant plus secondaire qu’il ignore lui-même ce qu’elle va ou peut accomplir dans les minutes suivantes. La Reine est capable de tout, et c’est là tout le danger : car elle est imprévisible.



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MessageSujet: Re: So have you got the guts ? — Tristan   Lun 16 Jan - 12:54


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« ECOUTE, CE QU'IL RESTE DE NOUS, IMMOBILE ET DEBOUT, UNE MINUTE DE SILENCE »

Elle a beau être ta mère, aujourd’hui tu n’as pas envie de la voir. Mais tu n’as pas le choix alors tu lui dis d’entrer. Parce qu’elle sait que tu es là, parce qu’elle serait certainement rentrée tout de même. Elle n’a pas vraiment besoin de ton autorisation. L’air est glacial, chargé d’animosité. Parce que tu lui en veux. Tu lui en veux à elle plus qu’à tous les autres au final. Peut-être plus qu’à ton père. Parce qu’il ne t’a pas fallu bien longtemps après ta discussion avec Archibald Yaxley pour comprendre ce qu’il s’était passé pour Iseult. Que c’était quelqu’un de ta propre famille qui la tenait éloignée de toi depuis tout ce temps. Alors tu avais passé les personnes en revue et tu avais vite conclu que c’était elle. Tu laisses le silence s’installer. Tu te demandes bien ce qu’elle peut te vouloir. Ce n’est certainement pas en tant que mère qu’elle est venue aujourd’hui. Ou alors ce serait très mal venu. Mais bon, tu ne savais jamais vraiment avec elle. Elle était capable de lire en toi si facilement qu’elle ne pouvait certainement pas être passé à coté de ton état, de ta tristesse. « Vraiment, ça me blesse … Depuis quand me regardes-tu avec ces yeux-là, Tristan ? » Tu aurais pu sourire. Sourire d’un sourire moqueur. Mais tu ne le fais pas. Tu es trop las pour ça. Pour rentrer dans son petit jeu. Parce qu’elle le sait très bien. Alors tu ne lui réponds même pas. Tu te mures dans le silence. Ce silence qui t’entoure bien trop souvent en ce moment. Un silence propice à la réflexion parfois, au questionnement sur ce que tu allais faire, ce que tu étais vraiment pour eux, ou bien un silence pour étudier ou pour ruminer tes noires pensées. Là, c’était juste un silence synonyme d’opposition. Parce que ça n’aurait servi à rien de parler. Voyant qu’elle ne répond pas, tu le fais. « Je sais pas, à ton avis ? » A quoi bon en dire plus. Elle le sait très bien.

« Je suis venue pour toi, je veux que l’on parle de toi, tes fiançailles avec Margeory. » Il était temps, presque trois mois après l’annonce ! « Et d’Iseult. » Tu te figes. Comment osait-elle venir ici pour parler d’elle alors qu’elle l’avait assignée à une autre aile du palais. Tes poings se serrent alors que tu sens ton sang qui bat dans tes tempes. La colère monte. Cette colère sourde qui t’accompagne désormais chaque jour. Elle était déjà présente après les fiançailles mais elle avait accru lorsque tu avais tout compris. Tu la contrôles. Parce que ce n’est pas toi. Mais tu n’es plus toi-même depuis le jour des annonces, depuis qu’elle n’est plus là. Ne l’a-t-elle pas compris depuis le temps ? Ulyana l’avait compris elle. C’est étrange comme une simple maître d’armes pouvait t’être plus utile que ta propre famille dernièrement. Le seul qui en avait valu la peine était celui qui tu attendais le moins. Ton cousin. Si proche et si éloigné. C’était lui peut-être le seul qui s’était réellement préoccupé de toi. Non, tu n’étais qu’un pion dans leur jeu d’alliance. Tu aurais pu l’accepter s’il y avait eu des contreparties. Mais ils ne faisaient même pas d’effort pour te permettre de garder un certain équilibre. Sinon, elle ne t’aurait pas enlevé Iseult. « Comment s’est passé la visite chez ta fiancée ? » Cette fois-ci, un sourire un peu moqueur apparait sur ton visage alors que tu repenses à cette journée. Tu ne sais même pas quoi en dire. Tu avais espéré la dégoûter, elle avait pris ça pour un jeu. Un jeu auquel elle s’était plutôt bien accommodée, il était vrai. Mais tu ne sais pas quoi en retenir. Parce qu’elle ne t’apprécie pas, enfin tu crois. Et toi, tu ne veux pas d’elle. Tu lui as promis de faire des efforts, mais est-ce que tout ceci en vaut vraiment la peine, tu n’es pas réellement sûr. Tu passes sous silence qu’elle t’a certainement donné la clé pour ta condition au milieu de tous vos sujets de dispute et de discussion. Que « Si tu aimes un minimum tes parents, ta famille, ce dont je ne doute pas, je sais que tu feras le bon choix » tourne en boucle dans ton esprit depuis. Prenant de plus en plus de sens au fur et à mesure que le temps passe. Parce que si au début tu étais sûr d’une chose, tu ne l’es plus. Plus du tout même. Alors tu continues de réfléchir, suite aux discussions que tu as pu avoir à droite à gauche. Tu réfléchis certainement trop et tu le sais. Mais tu en as besoin, en ce moment plus qu’à n’importe quel autre. Ton choix prend forme, doucement, lentement.

« C’est étrange que le sujet ne vienne que des mois après l’annonce. » Tu te tais. Parce que tu ne sais pas quoi lui dire. Tu ne sais plus quoi lui dire. Tu aimerais lui dire à quel point tu vas mal. Tu aimerais la faire souffrir comme elle te fait souffrir, mais tu ne peux pas. Parce qu’au fond, tu espères qu’elle est vraiment là pour toi aujourd’hui, et pas juste pour parler de tes fiançailles. « Je pensais pas que mon avis et ma vie pouvaient autant vous importer. » Tu n’en diras pas plus. Tu les vises, tous les deux. Ceux qui sont responsables de tes fiançailles, du départ de ton esclave, de l’absence de choix. Ceux qui au final n’en avaient pas grand-chose à faire avant ce jour-là de ce que tu devenais.
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MessageSujet: Re: So have you got the guts ? — Tristan   Aujourd'hui à 17:50

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