The fear that we can't shift — Tristan
FACTS

La ville de Birmingham compte actuellement 22 Purs, 6 Purifiés et 25 Impurs, la Résistance semble recruter plus de membres que l'Ordre du Phénix, il serait peut être bon de se méfier de ce regroupement.
Les les femmes deviennent importantes et prédominantes, au détriment du sexe masculin, pourtant si charmant.




 
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 The fear that we can't shift — Tristan



l'impureté sera traitée et éradiquée
MUGGLE SUPREMACY ☾ ::  :: Palais de Birmingham
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MessageSujet: The fear that we can't shift — Tristan   Mer 28 Déc - 22:48

The fear that we can't shift

○ Can you lie next to her. And give her your heart, your heart. As well as your body. And can you lie next to her. And confess your love, your love. Lead me to the truth and I will follow you with my whole life. But tell me now, where was my fault. In loving you with my whole heart.


Pfiouu !
Un soupir de lassitude s’échappe de ses lèvres roses tandis qu’elle pose le balai contre le mur. Satisfaite de son nettoyage, Iseult s’empresse de jeter dans la poubelle toute la poussière emmagasinée dans la pelle. Elle s’essuie le front du revers de la main, dépose la pelle au sol avant de se diriger vers la fenêtre qu’elle ouvre en grand pour aérer la chambre qu’elle nettoie. Le temps semble figé comme l’eau glacée par le froid hivernal. Lorsque les flocons ont recouvert le sol végétatif. Lorsque le ciel se nappe d’une blancheur à en crever la vue. Lorsque les températures ont chuté jusqu’à ralentir la respiration. Jusqu’à refroidir les cœurs qui ressemblent à des carcasses vides. La vie paraît éteinte aux alentours. Plus rien ne bouge. Plus rien ne respire. Le monde est devenu une image. Les mouvements sont stoppés, les rotations bloquées, les trajectoires déviées. C'est une prison montée de l'intérieur. Pour piéger les esclaves rescapés, condamner les esclaves survivants, achever les esclaves miraculés. Ceux qui ont tenu jusqu'ici. Ceux qui ont cru s'en sortir.

Jusqu'à ce que l'illusion ne se brise. Iseult se tient debout, ferme sur ses deux pieds. La tête haute, le regard droit, les lèvres clouées. Son corps entier est plongé dans une immobilité anormale. Presque suspecte. Presque pétrifiante. Ses paupières ne clignent pas, ses cils ne battent pas, ses yeux ne bougent pas. Ils sont fixés vers l'horizon, incapables de se détacher un instant de cette vision qui s’offre aux confins de ses prunelles chocolatées. Les minutes rampent pour se frayer un chemin tandis que les secondes tentent de la percer à vif. Mais aucune émotion n'émane de son expression. Aucune variante ne vient faire tanguer la balance. Le décompte temporel ne lui parait ni juste, ni réel. Pas une seconde n'a pesé son égal, les journées déformées par les événements  affreux de l’Orphelinat ou les fiançailles de son Prince. Son regard aussi nébuleux que vagabond se détourne de sa contemplation lorsqu’elle semble entendre un bruit de pas. Elle le voit, à embrasure de la porte. Asséchée depuis la soirée mondaine chez le vieux Yaxley où elle l’a vu en compagnie de sa fiancée exubérante, la jeune esclave ne sait plus comment agir avec lui. Elle voit rouge, elle se sent défaillir. L’air lui râpe le larynx alors que chaque odeur brutalise ses sens. Elle a gardé ses mains jointes, posées au-dessus de son ventre. Les épaules rentrées, le menton baissé, recourbée sur elle-même en position fœtale,  la perdition bordant son cou comme un collier trop lourd à porter. La gêne lui dérobe son souffle, elle aspire son oxygène bruyamment, précipitamment. Son cœur s’emballe sur chacune de ses respirations quand sa cage thoracique remue. Elle en attribue le mérite à l’absence d’énergie, à ce malaise palpable qui la ronge de l’intérieur. Des frissons démantèlent sa peau de nacre. Elle n’a jamais eu plus peur qu’en sa présence, depuis ce baiser qu’elle lui a volé sans autorisation. Je … j’ai bientôt terminé votre chambre, votre Altesse, je me dépêche. Encore ce besoin d’ériger à nouveau ce mur qui la rassure tant, qui alimente son fourvoiement et l’incite à penser qu’elle est en sécurité derrière cette fortification. Elle reprend précipitamment ses ustensiles de nettoyage qu’elle dépose à la sortie de la chambre avant de se saisir d’un sceau et d’un balai serpillière. Elle hésite un instant, avant de reposer le tout dehors. Finalement je continuerai lorsque vous ne serez plus dans vos appartements, je reviendrai plus tard alors … Tout en s’inclinant, elle recule d’un premier pas, tête baissée, elle amorce un second pas, hésitant, tremblant.


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MessageSujet: Re: The fear that we can't shift — Tristan   Lun 9 Jan - 22:33


The fear that we can't shift
« TU ES MA LUMIERE DU JOUR, TU ES MON ULTIME RECOURS, ET SI LE POIDS SE FAIT TROP LOURD J'APPELLE TON NOM A MON SECOURS »

Tu la vois, au loin, mais elle s’éloigne. Dire qu’il t’aura fallu autant de temps pour te rendre compte qu’elle était encore là, au palais et non chez le Yaxley. Qu’elle avait juste été éloignée de toi pour une raison inconnue. Tu te doutais de qui était derrière tout ça. Mais tu voyais aussi que ça ne semblait pas lui déplaire. Vos regards se croisent. Elle tourne la tête et prend la direction opposée alors que tu meurs d’envie d’aller la rejoindre. Parce que tu as besoin d’elle. Encore maintenant. Peut-être bien plus que tu n’en as jamais eu besoin. Elle avance dans ta direction. Tu reconnais sa démarche, sa chevelure brune qui tombe en cascade sur ses épaules. Est-ce enfin le moment des retrouvailles. Elle relève la tête, te reconnait, change de direction. Ton cœur sombre une fois de plus au plus profond de ta poitrine. Pourquoi te fait-elle ça ? N’a-t-elle pas compris que tu aurais toujours besoin d’elle. Qu’elle t’était indispensable. Sa place n’est pas ailleurs dans le palais. Elle est à tes cotés, comme avant. C’est toujours là que sera sa place. Même si elle est une impure, même si c’est une esclave, elle est avant tout bien d’autres choses pour toi. Ton soutien, ta bouée de sauvetage, ton amie, peut-être même plus. Celle qui arrive à faire accélérer les battements de ton cœur à ton plus grand désarroi. Parce que c’est impossible et elle le sait très bien. C’est pour ça qu’elle a voulu s’éloigner. Parce qu’elle ne voulait pas souffrir de tes fiançailles. Mais ne se rend-elle pas compte que toi aussi tu en souffres ? Que tu aurais préféré ne pas être fiancé. Que c’est si dur pour toi de garder la tête hors de l’eau. Elle aurait réussi à t’aider. Mais elle n’était pas là. Alors tu souffres encore plus. De son absence, de cette absence d’épaule sur laquelle te lamenter, ses oreilles attentives qui t’écouteraient, cette voix qui te rassurerait, qui te dirait que tout irait bien, ces lèvres qui te feraient oublier. Non, stop, arrête de penser à ses lèvres. C’était une erreur. Ça ne peut pas se reproduire. Parce que ce serait trop dangereux pour elle. Et tu ne veux que son bonheur, son bien-être, même si à cause de cela vous ne serez peut-être qu’à moitié heureux, chacun de votre coté.

Tu la vois qui t’évite à cette réception. Ton cœur se brise alors qu’elle te tourne une nouvelle fois le dos. Mais tu ne peux t’occuper d’elle, aller la voir. Tu dois faire bonne figure auprès de Margeory. Elle ne doit pas pouvoir se douter à quelle point elle compte pour toi. Parce que tu ne lui fais pas encore assez confiance pour qu’elle apprenne la façon dont tu traites les esclaves. Elle ne peut pas apprendre à quel point tu peux être proche d’elle, comment c’est ambigu. Ou alors elle sera une nouvelle fois victime de la folie des tiens. Tu as beau être son fiancé, tu ne lui fais pas encore confiance. Tu ne lui as pas encore dit que tu respectais les esclaves, que tu les considérais, chose que bien d’entre vous ne font pas.

Tu rentres d’une sortie accompagnée, une fois n’est pas coutume par un garde du corps. Un jour, peut-être, tu t’en débarrasseras. En attendant, ils continuent de te suivre comme des toutous à chacune de tes sorties. C’est vrai que tu n’es pas capable de te promener seul. Ah, s’ils savaient que tu connais une sortie à l’arrière des jardins, dans ce petit creux perdu au milieu de la haie. Mais en attendant, ils pensent juste que tu vas faire un tour dans les jardins, car tu les aimes vraiment après tout. Tu entres dans ta chambre sans toquer. Ben quoi, c’est chez toi. C’est alors que tu la vois. Même de dos, tu la reconnais. Tu reconnaitrais toujours tout en elle. Ses cheveux bruns tombant dans son dos, ses longues jambes effilées. Tu n’en crois pas tes yeux qu’elle soit de nouveau là. Et étrangement, tu ne sais pas quoi dire. Tu es partagé entre la colère, cette colère sourde parce qu’elle t’a laissé tomber, parce qu’elle a voulu partir, et la joie de la retrouver enfin à tes cotés. Parce que la vie sera peut-être un peu moins difficile maintenant qu’elle est de nouveau là. « Iseult... » Ta voix n’est qu’un murmure alors que tu te rappelles de votre dernière discussion, ou presque. Tu as peur. Peur qu’elle détourne une nouvelle fois le regard comme elle la fait tant de fois auparavant. Tu ne le supporterais pas. « Je … j’ai bientôt terminé votre chambre, votre Altesse, je me dépêche. » Tu as l’impression de te tenir face à une inconnue. Pas face à ton Iseult. Tu ressens sa peur, sa crainte, ses doutes. Elle n’ose même pas te regarder. Mais qu’a-t-elle donc ? « Finalement je continuerai lorsque vous ne serez plus dans vos appartements, je reviendrai plus tard alors … » Tu tombes de haut, de bien trop haut. Tu viens de te prendre le sol en bas d’une falaise avec cette remarque. Tu savais ton équilibre incertain mais tu ne pensais pas que tu chuterais. Que lui ont-ils fait ? Tu es partagé entre l’envie de lui en vouloir, de lui dire à quel point elle t’a fait du mal. Que tu avais besoin d’elle, de la seule qui pouvait te comprendre, de la seule peut-être qui avait de véritables sentiments à ton égard, qui ne se servait pas de toi, mais qu’elle t’avait laissé. Qu’elle t’avait laissé, te blessant alors que plus que jamais tu avais besoin d’elle, que tu le lui avais interdit. Tu étais partagé entre cette idée et celle de la prendre dans tes bras. Parce qu’elle t’avait tant manqué. Sa présence était si importante à tes yeux, elle comptait tant que tu pouvais tout lui pardonner. Lorsqu’elle passe à ton niveau, tentant de s’échapper, de t’échapper une nouvelle fois, tu l’attrapes. Tu bloques son poignet l’empêchant de continuer alors que tu refermes la porte derrière vous. Parce qu’il est hors de question que ça continue. Qu’elle disparaisse ainsi. « Reste. » Ce n’est pas une suggestion. C’est un ordre. « Je t’en supplie. » Plus vraiment en fait. « J’ai besoin de toi à mes cotés. » Mais tu le sais déjà ça, hein Iseult ? Tu ne sais pas quoi rajouter. Elle ne veut plus croiser ton regard, elle est là, tremblante, semblant croire qu’elle va être punie. Mais pourquoi changerais-tu maintenant ? Pourquoi lui ferais-tu du mal alors qu’elle est peut-être la seule à pouvoir t’aider à garder la tête hors de l’eau, à te permettre d’être de nouveau heureux, chose que tu n’es plus tellement désormais. Son oreille attentive est de nouveau là, et tu comptes bien la garder définitivement à tes cotés, quoi qu’elle en pense.
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MessageSujet: Re: The fear that we can't shift — Tristan   Ven 13 Jan - 1:19

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○ Can you lie next to her. And give her your heart, your heart. As well as your body. And can you lie next to her. And confess your love, your love. Lead me to the truth and I will follow you with my whole life. But tell me now, where was my fault. In loving you with my whole heart.


Iseult. Brisée, elle écarquille grands les  yeux et les pose sur son Prince, pour le contempler. Ce magnifique désastre. Puisqu’il ne lui appartient pas. Puisqu’il ne sera jamais sien. Puisqu’il est fiancé et sera bientôt marié à cette femme qu’elle exècre tant pour porter la bague au doigt. Tristan et Iseult, ce n’est qu’une lubie dorée dans un monde appauvri de toute justice, dans un monde où ils ne pourront jamais s’unir ni aux yeux de l’Eglise, et encore moins aux yeux de l’Etat. Pourquoi donc cette sensation de rupture intérieure ? Le regard hanté par la crainte, grignoté par le chagrin qu’il y a implanté, elle l'observe avant de détourner le regard. Elle a succombé, elle n’a pas assumé. Alors elle a décampé à la première occasion, à la première faille. Elle l’aime. Elle l’aime ! Terriblement, douloureusement, à en crever dans la neige, frigorifiée jusqu’aux os.  Son amour pour lui, c’est une malédiction. Sa malédiction. Pas besoin de blasphémer pour en être affectée. Souillée à son contact, Iseult n’agit-t-elle pas de manière fautive vis-à-vis de lui, de son rang, de son nom ? Et pourtant, elle ne parvient pas à s’en vouloir. Elle se déteste pour cette absence de remords, si bien qu’elle amorce une fuite qui est avortée par son Prince. Une main ferme s’empare de son poignet, arrêtant brusquement sa démarche précipitée. Reste. L’échine à demi-courbée, le regard voilé par un étrange assortiment d’émotions, la jeune esclave accuse le relief d’une démence fractionnée. Je t’en supplie. Ses prunelles sillonnent fébrilement les nuances chocolatées du regard de son Prince dès qu’elles les dénichent. Son être tente toujours désespérément d’y dénicher un refuge. Il y a un peu plus de quatre mois, les bras tremblants mais aimants d’Iseult l’avait entouré pour former des remparts entre elle et l’effroi qu’elle a éprouvé lorsqu’elle a capturé ses lèvres. Désormais, cette belle idylle d’une nuit est devenue à elle seule source perpétuelle de hantise. Les regrets habillent la silhouette qu’elle s’est plu à serrer contre elle, la façonnent selon ses désirs les plus inavoués. Tristan, l’être aimé extirpé des enfers personnels de la brune, il trône en Roi parmi les ombres avec une aisance douloureusement singulière. J’ai besoin de toi à mes côtés. Elle a l’impression de sombrer. L’obscurité ronge l’iris d’Iseult, détruit un peu plus le caramel de son regard. Petite esclave troublée qui ne sait déjà plus identifier les besoins des envies quand elle s'embourbe dans la noirceur avoisinante générée par les paroles de son Prince. Elle sait pertinemment qu’elle ne retrouvera plus l’idéal qu’ils s’étaient mentalement fabriqué durant toutes ces années. Représentation fantasmagorique à laquelle elle avait grandement contribué dans son attitude trompeuse, dans son déni de ce qui lui semble si évident aujourd’hui. Mais quelle beauté pourrait s’éprendre d’une bête dans son genre ? Le Prince et l’esclave.

Un sourire gêné étire ses lèvres alors qu’elle s’incline doucement devant le jeune homme. Veuillez me pardonner pour ma longue absence, cela ne se reproduira plus. Elle retient son souffle alors que l’amertume inonde sa langue qu’elle tourne dans sa bouche pour ravaler ce sentiment âpre. Le bonheur de son Prince est son bonheur, mais sa propre souffrance restera exclusivement la sienne. Lorsqu’elle a été affectée à d’autres tâches dans le Palais, elle s’est imposée l’idée qu’un jour cette femme deviendra sa femme. Alors en prévision de ce fameux jour, Iseult a appris à rester en retrait, à sa place en cessant toutes familiarités inconvenantes avec le jeune Prince, comme l’exige l’autorité supérieure qui l’a arraché à son Prince. Elle reprend doucement sa respiration avant de poursuivre doucement : Je peux tout endurer, peu importe la douleur, tant que c’est pour vous Prince Tristan. Je ne pouvais plus continuer à être votre esclave en mentant à mon cœur, alors j’ai voulu partir tant qu’il en était encore temps. Et pour cela, il a fallu que votre mère, la Reine m’éloigne pour vous préserver. Elle hoche la tête comme pour se donner du courage alors qu’elle relève la tête pour plonger son regard dans celui de Tristan. Alors je suis heureuse d’avoir accompli ce sacrifice, et d’être ce que je suis maintenant. Je ne sais pas si c’était correct pour une souillure, une esclave comme moi, mais pour une fois j’ai pu montrer mon vrai côté. Ce jour-là, quand … Elle interrompt ses mots en se mordant la lèvre inférieure, elle prend conscience d’en avoir trop dit alors elle se tait à présent. La rationalité la tient éloigné de tout dérapage, aspirant à un autre baiser. Il est là, devant elle, la domine de toute sa hauteur. Elle pose sur lui, ses yeux asséchés par la tristesse, maladroits. Un tout autre désir émerge brutalement. L’attraper, le bousculer, lui faire du mal. Qu’il en crève lui aussi de ce qu’il a généré en elle, pour qu’il la déteste, pour qu’il oublie tout. Elle pose sa main sur celle du Prince qui entoure toujours son poignet, refoule cette attirance naturelle qu’elle exècre. Cette énergie s’intensifie dans son total opposé, l’envie de l’attirer, de s’approprier à nouveau ses lèvres, sa taille, son être. Un besoin viscéral, une carence inéluctable. Ces deux flux la fracassent, obligent sa respiration à s’appesantir. La tension noue chaque fibre de son organisme. Un geste, un mot. Il suffirait d’un seul déclencheur pour qu’elle bascule à l’une de ces extrémités. Sans jamais savoir d’avance laquelle l’emporterait. Je veux dire par là que maintenant tout est rentré dans l'ordre, je peux reprendre mon service auprès de vous, les limites m'ont été rappelées. Pardonnez-moi encore une fois pour ma conduite défectueuse.. Et elle le sait pertinemment bien que cela ne pourra se reproduire, plus jamais car c’était une erreur. Une monstrueuse erreur.


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MessageSujet: Re: The fear that we can't shift — Tristan   Mer 25 Jan - 1:25


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« TU ES MA LUMIERE DU JOUR, TU ES MON ULTIME RECOURS, ET SI LE POIDS SE FAIT TROP LOURD J'APPELLE TON NOM A MON SECOURS »

Tu te figes alors qu’elle se trouve dans ta chambre à faire le ménage. Les battements de ton cœur s’arrêtent le temps de quelques secondes. Elle est enfin de retour. Tu pourrais hurler de joie mais tu restes silencieux. Parce que ce n’est pas comme d’habitude et tu le vois bien. Elle n’a plus rien de celle qu’elle était avant son départ. Tu ne comprends pas pourquoi même encore là elle t’évite. Elle n’est plus Ton Iseult. Tu vois son regard baissé qui n’ose croiser le tien alors qu’il n’y a jamais eu de ça entre vous. Pourtant, tout a changé. A cause d’elle certainement. A cause du choix qu’elle a fait de l’éloigner de toi. Cette décision qu’elle a prise à ta place. Parce qu’Iseult restait ton esclave. A la voir ainsi, tu te demandes ce que ta mère lui a dit pour qu’elle change de cette façon. Tu sais que ce n’est pas Monsieur Yaxley qui l’aurait traumatisée à ce point. Parce qu’il n’a aucun pouvoir sur elle, et n’en aura jamais. Alors cela ne pouvait venir de lui. Tu résistes à l’envie de la serrer dans tes bras. Parce que tu ne peux te le permettre. Cela ne serait que plus ambigu que ça ne l’est déjà et tu la mettrais d’autant plus en danger. Alors tu te contentes de l’arrêter, pour la garder quelques minutes de plus à tes cotés. Parce que tu as besoin d’elle maintenant plus que jamais, comme tu as toujours eu besoin d’elle. Tu la supplies de rester, toi le prince, tu supplies l’esclave. Parce que ce n’est pas ainsi que ça fonctionne entre vous, ça n’a jamais été comme ça. « Veuillez me pardonner pour ma longue absence, cela ne se reproduira plus. » Tu fermes les yeux un court instant. Tu l’espères bien, parce que tu ne le supporterais pas. Tu ne supporterais pas d’être de nouveau éloigné aussi longtemps de ton esclave. Quatre mois, quatre mois ! Ce n’était pas qu’une semaine, non, il avait fallu qu’elle ne soit pas là pendant des mois. Elle, celle qui te connaissait peut-être le mieux dans le palais. Alors pourquoi malgré sa promesse, tu as l’impression qu’elle n’est plus vraiment là ? Pourquoi as-tu l’impression qu’elle n’est plus vraiment présente, qu’elle est ailleurs, qu’elle n’est plus celle dont tu as tant besoin ? Redeviendra-t-elle celle dont tu as tant besoin ? Ou restera-t-elle cette esclave si fade qui n’ose même plus te regarder ? Un rôle que n’importe qui pourrait tenir.

« Je peux tout endurer, peu importe la douleur, tant que c’est pour vous Prince Tristan. Je ne pouvais plus continuer à être votre esclave en mentant à mon cœur, alors j’ai voulu partir tant qu’il en était encore temps. Et pour cela, il a fallu que votre mère, la Reine m’éloigne pour vous préserver. » Mais ça tu le savais déjà, hein, Tristan. Que ta mère était responsable de tout cela. Tu ne sais pas quoi dire. Parce que tu pourrais aussi tout endurer pour elle, n’avait-elle pas encore compris ? Mais tu ne pouvais pas lui dire, tu ne pouvais faire perdurer l’espoir. D’ici quelques mois, tu serais définitivement marié à Margeory, il fallait que vous vous fassiez à cette idée, aussi difficile à accepter soit-elle. Il fallait que tu te fasses à cette idée. Parce que tu ne pouvais la mettre plus en danger qu’elle ne l’était déjà lorsque l’on savait les sorties que tu avais parfois faites sur les esclaves. Encore moins maintenant. La voilà qui relève enfin la tête et vos regards se croisent. « Alors je suis heureuse d’avoir accompli ce sacrifice, et d’être ce que je suis maintenant. Je ne sais pas si c’était correct pour une souillure, une esclave comme moi, mais pour une fois j’ai pu montrer mon vrai côté. Ce jour-là, quand … » Ce jour-là, oui, ce jour-là. Il restait gravé dans ta mémoire. Tu ne pouvais t’empêcher d’y repenser jour après jour, comme tu ne pouvais t’empêcher de penser à elle jour après jour. Parce que si en tant qu’esclave, elle vivait pour toi, tu ne vivais que dans l’idée d’être un jour à ses cotés, elle était celle qui te permettait de ne pas sombrer, de rendre ta vie dans ce palais un peu plus agréable. Sa main se pose sur la tienne alors que tu ne sais toujours pas quoi dire. Parce qu’il n’y a rien à dire. Cela ne peut plus arriver. Pourtant n’en rêves-tu pas toutes les nuits ? Et maintenant qu’elle est de nouveau là… Non, arrête ! Tu sais que c’est impossible, fais-toi à cette idée. Pour elle. « Je veux dire par là que maintenant tout est rentré dans l'ordre, je peux reprendre mon service auprès de vous, les limites m'ont été rappelées. Pardonnez-moi encore une fois pour ma conduite défectueuse.. » Tu relâches son poignet doucement alors que tu ne bouges pas ta main, gardant le contact de la sienne sur la tienne. Tu plonges ton regard dans le sien. « Mais qu’est-ce qu’ils ont fait de toi ? » Tu ne comprends pas comment les choses ont pu dégénérer en quelques mois passés loin de toi. « Elle ne t’a pas fait de mal au moins ? » La reine, ta mère. Parce qu’elle avait forcément fait quelque chose pour la changer à ce point. Une fois de plus, c’est uniquement à elle que tu penses. A sa santé, à comment elle va. Parce que son bonheur se répercutera sur le tien. « Tu ne seras jamais une souillure à mes yeux. » Ton regard croise le sien. « Tu seras toujours Iseult. » Mon Iseult. Iseult et rien d’autre. Pas une esclave, pas une impure, pas une sorcière, juste Iseult.
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MessageSujet: Re: The fear that we can't shift — Tristan   Dim 29 Jan - 22:49

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Respire Iseult, respire !
Son souffle saccadé se perd au dehors de ses lèvres roses. Il va, vient, dans cet ordre et le prochain. Il s’échappe, vole et virevolte. Sans parvenir à rétablir l'harmonie. Ses poumons se fracassent contre sa poitrine pour tenter de maintenir la pompe sanguine. Elle part à la dérive, s'invente un nouveau rythme à suivre, se perd dans le précédent. Elle ne sait plus comment respirer. Son cœur ne sait plus comment battre. A croire qu'il est capable d'oublier. Elle ne sait pas quoi lui répondre, et pourtant la voix de son Prince la caresse et l’enveloppe dans une couverture de velours. Elle a tenté de s’échapper la jolie brune. Elle a tenté de le fuir, du rouge aux joues et la peur incrustée au fond de ses yeux. Telle une vérité tapis sur les parois de son cœur. Qui se transforme peu à peu en un mensonge monté de toutes pièces. Le décor est installé depuis que la crainte croupit sous sa peau. Iseult peut sentir cette peur courir dans ses veines. Sans pour autant, être en mesure de la nommer, la reconnaître, la désigner. C'est comme un pressentiment. Une intuition. Un orage qui se prépare. Tristan l’arrête, et leurs regards se croisent. Un instant qui s'éternise. Et elle comprend. Il est temps de remettre les compteurs à zéro. La secousse de cet arrêt forcé fait trembler tout son corps sous le tourment qui l'accable. Puis ses muscles se tendent à nouveau. La mécanique est de retour. La mécanique de survie. Parce qu'il faut choisir. Assumer ou fuir. Le blesser ou se blesser. Sa conscience la protège, la possède, la paralyse. Et pourtant, sa décision est prise. Sa main encerclant celle du Prince, elle ressent une liberté sur son poignet. L’effet escompté étant atteint, elle s’apprête à retirer sa main mais la voix du jeune homme s’élève enfin, après cette longue prise de parole qu’elle a effectuée. Mais qu’est-ce qu’ils ont fait de toi ? La petite esclave perd pied. Chaque jour un peu plus. Chaque seconde à ses côtés un peu moins. Son esprit est piégé malgré lui, ne trouvant la clef pour s'évader de sa prison d'acier. Les barreaux se resserrent tout autour. La cellule rétrécit dès qu'elle ouvre ses yeux. Bientôt, son monde ne sera plus qu'un grain de poussière. Si infime que le moindre coup de vent l'emportera. Il ne restera rien. Seul le néant pour l’accueillir. La descente aux enfers est droit devant, elle plonge sans même s'en rendre compte. Incapable de voir ce qu’il se passe dans son cœur, ni dans celui du Prince. Là où son contrôle n'est plus qu'une illusion. Là où les ténèbres ont pris possession des derniers faisceaux de lumière. Empêchant les rayons du soleil de traverser l'obscurité. Il fait tout le temps nuit. C'en est insupportable. C'en est invivable. Pourtant c'est dans la noirceur qu'elle doit apprendre à s'élever. S'échapper, à lui échapper. Elle ne t’a pas fait de mal au moins ? Elle secoue la tête négativement avant de relâcher doucement l’emprise de sa main sur la sienne.

Une main solitaire qui vient se glisser nerveusement dans sa longue chevelure brune, qui ondule et tombe en cascade sur ses épaules. Elle frissonne. Et cette main vient se loger contre son bras tandis que sa jumelle s’accroche à son autre bras, et dans un geste frénétique elle se frictionne doucement pour se réchauffer. La tête vissée sur son cou, elle se recroqueville doucement en faisant le dos rond, embarrassée par les questions du Prince. Elle n’a jamais eu plus envie de le fuir qu’à cet instant précis. Ils m’ont demandé de rester loin de vous. Et ce jour-là, elle a cru mourir à l’idée de le perdre, de devoir vivre avec sa perte au quotidien. Son visage s’est froissé par ce même désespoir qu’elle ressent intérieurement. Son échine s'est secouée par des frissons à peine réprimés, le froid pour engourdir ses doigts et le néant pour ensevelir son esprit. Le doute a envahi l'espace inoccupé entre son cœur et son estomac. Je les aie rassurés, ne vous en faites pas. Ne plus avancer, ne plus nourrir d'attentes ruinées. Ne plus chercher réconfort dans les bras de cet homme qu’elle aime tant pour récolter des mots doux chuchotés. Un écho entêtant, un murmure ébruité par les lèvres du Prince à demi-serrées. Une poignée de lueurs dispersée par la brise assassine, émiettées sous les draps froissés dans lesquels elle avait passé la nuit à ses côtés, souillés de sa présence. Un baiser sur son front qu’il avait déposé. Des étoiles tombées à leurs pieds que seuls les fous s'empresseraient de croquer. Démence commune, anodine en temps de famine affective et de dérèglement sentimental. Au détour d'une énième désillusion, les derniers mots de son Prince attire son attention. Son visage se crève de douleur, elle s’en bouche les oreilles. L'affolement est immédiat et la surprise se fait aussi brutale que le ton employé.  Ne dites pas ça, ne dites pas ça s’il vous plaît. Il ne doit pas lui dire qu’elle n’est pas une souillure, il ne doit pas lui dire qu’elle est Iseult. Il ne doit pas chercher à restaurer la complicité qu’elle essaye d’enterrer pour mieux le préserver. Pour ne pas avoir à subir les foudres du Roi, en plus de celles de la Reine. Désorientée, Iseult court après une échappatoire, mais elle comprend que cette porte fermée ne s’ouvrira pas pour lui permettre de quitter la chambre du Prince. Il ne lui permettra pas. J’ai rencontré quelqu’un. Un mensonge, Isy ! Un mensonge éhonté, un acte qu’elle ne parvient pas à éventrer. Des questions se superposent, va-t-il la croire sans sourciller ? La voilà son échappée belle. Iseult s’agrippe à une corde dénouée, se brûlant volontiers les paumes pour échapper à ce marécage qui lui bloque les chevilles, engloutissant déjà ses jambes. Une marée obscure emportant son cœur à la dérive. On se fréquente depuis seulement quelques mois, mais c’est quelqu’un de bien. Elle se voyait rêver de baisers avec son Prince, d’étreintes et de promesses chaloupées. Un vœu répété chaque nuit, à chaque descente éphémère de météores précipités. Quelques lueurs grappillées au firmament évincées par les ténèbres incrustées. Elle court déjà après le remède au mal incurable : son amour pour lui. Alors, oui, elle court après un espoir inventé de toutes pièces pour qu’il l’abandonne.


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MessageSujet: Re: The fear that we can't shift — Tristan   Mar 7 Fév - 15:04


The fear that we can't shift
« TU ES MA LUMIERE DU JOUR, TU ES MON ULTIME RECOURS, ET SI LE POIDS SE FAIT TROP LOURD J'APPELLE TON NOM A MON SECOURS »

Les battements de ton cœur accélèrent bien trop alors que tu te retrouves face à celle que tu rêvais de retrouver, face à celle qui t’ignorait à présent. Tu sens à quel point elle a changé alors qu’elle baisse les yeux pour ne pas croiser ton regard, alors qu’elle tente de s’enfuir, alors qu’elle se considère désormais comme une moins que rien. Alors, ton cœur sombre au plus profond de ta poitrine alors que la colère monte doucement, glisse dans tes veines. Une colère sourde, aveugle, destinée à celle que tu pensais être de ton coté plus tôt dans l’année. Mais il fallait croire que les choses changent et elles avaient changé. Tu n’en reviens pas qu’elle revienne ainsi, qu’elle ait tant changé en si peu de temps, tu ne peux l’accepter. Tu fermes les yeux avant de lui demander ce qu’ils lui ont fait. Parce qu’ils ont forcément fait quelque chose. Elle a forcément été menacée et tu ne leurs pardonnerais jamais. « Ils m’ont demandé de rester loin de vous. » Demandé ? Mais bien sûr. Mais tu restes silencieux, tu la laisses continuer alors que tu sens qu’elle retire petit à petit sa main de la tienne. Main que tu aurais aimé garder pour toujours. « Je les aie rassurés, ne vous en faites pas. » Elle pouvait les avoir rassuré que tu savais que ça ne servait à rien. Elle savait très bien ce qu’il se passait pour toi et tu l’avais compris lorsque tu avais discuté avec elle. Toi aussi tu avais eu droit à ton lot de menaces. Des menaces presque adressées à elle si tu n’y mettais pas un terme. Mais pourtant, tu savais que tu ne le pourrais pas. Parce qu’elle était tout pour toi-même si c’était impossible et que vous le saviez tous les deux. Pourtant, tu ne pouvais tirer un trait sur vos discussions et vos petites sorties. Tu ne pouvais te résoudre à vivre uniquement dans le souvenir de ses lèvres posées sur les tiennes et elle blottie dans tes bras le temps d’une nuit. Mais il le faudrait, il faudrait que tous le croient pour qu’elle puisse enfin être hors de danger. Parce que tu ne supportais pas de savoir qu’une sanction pouvait tomber sur elle à n’importe quel moment.

Reste le second problème. Celui qui te fait le plus mal. Parce que tu ne l’as jamais considérée ainsi. Parce que tu ne peux supporter qu’elle se considère ainsi, pas devant toi, pas alors que tu as toujours tout fait pour qu’elle ne se voit pas ainsi. Parce que tu ne peux supporter de l’entendre se traiter elle-même de souillure. Et puis quoi encore ? « Ne dites pas ça, ne dites pas ça s’il vous plaît. » Tu la vois qui se bouche les oreilles alors que tu ne fais que dire la vérité. Alors tu lui prends les mains et tu continues ta phrase, cette phrase qu’elle a coupée en ne voulant pas entendre la suite. Tu n’as même pas à mentir. Elle est et elle restera ton Iseult. Et puis, doucement, tu la relâches, tu la laisses libre de ses mouvements. « J’ai rencontré quelqu’un. » Quoi ? Ton cœur se fissure alors que la nouvelle tombe. Ce n’est pas possible. Tu en perds ta voix, tu ne sais pas quoi répondre alors que tu ne vois même pas qu’elle fait tout de son coté pour te cacher qu’elle te ment. Mais tu es trop sous le choc, ton cœur est bien trop brisé en ce moment précis pour que tu le vois. « On se fréquente depuis seulement quelques mois, mais c’est quelqu’un de bien. » Elle t’achève. Le couteau qui avait déjà effleuré ton cœur finit de s’y enfoncer. Tu t’en fiches bien que ce soit quelqu’un de bien. Tu voudrais qu’elle n’est personne, qu’elle reste à toi comme elle l’avait toujours été même si vous ne vous étiez jamais rien dit. Quand vous étiez plus jeunes, tu avais tes conquêtes mais tout avait changé depuis le temps. Depuis cette fameuse soirée d’aout. « Tu mens ! » Ca ne peut pas être vrai. Tu ne peux pas le croire. Tu ne sais pas si tu dois le croire. Mais pourtant, tout concorderait quand même et c’est bien le plus dur à accepter. Le fait qu’elle malgré son changement d’affectation elle t’ignorait, qu’elle n’osait plus te regarder dans les yeux. Et si c’était ce qu’elle avait tenté de te cacher. Non, ce n’était pas possible. Elle ne pouvait pas t’avoir fait ça. Tu cherches son regard, pour t’y accrocher, pour tenter d’y lire la vérité mais tu n’arrives pas à y lire ce que tu recherches. Cette réponse. Ce regard qui te répondrait oui, je mens. Alors tu restes là, comme un idiot, n’ajoutant rien pour la simple et bonne raison que ta gorge est bien trop nouée pour que le moindre mot n’en sorte. C’est peut-être mieux ainsi, même s’il t’en coute de l’admettre.
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MessageSujet: Re: The fear that we can't shift — Tristan   Dim 12 Fév - 1:16

The fear that we can't shift

○ Can you lie next to her. And give her your heart, your heart. As well as your body. And can you lie next to her. And confess your love, your love. Lead me to the truth and I will follow you with my whole life. But tell me now, where was my fault. In loving you with my whole heart.


J’ai rencontré quelqu’un. Sa voix a largué la bombe. Elle a pété dans l’air, un peu comme un claquement de revolver. La gêne s'empare de son corps, elle enfle dans ses prunelles qu’elle détourne. Elle s’interdit de le toiser du regard comme à l’accoutumée, car elle a peur. Peur qu’il puisse lire en elle, que rien ne puisse lui échapper, ni son mensonge, ni l’envie dévorante de se glisser dans ses bras.  Elle s'accroche aux tripes, cette crainte. Elle l’oblige à se décomposer intérieurement, la rejette à l’opposé de sa volonté. Contre chaque pointe, ils s'empalent à l'unisson, Tristan et Iseult. C'est un millier de frissons pour déchirer la chair, des larmes déversées contre le creux de ses yeux qui gagnent déjà les joues, glissent entre ses mèches brunes et rebelles. Cette douleur lancinante pourrait presque la faire reculer mais elle s'en est familiarisée à ses dépens. Une menace pour commencer et d'elle surtout pour terminer, la Reine. Si le début s’est construit au creux de ses bras, la fin va naître loin de lui, son amour de Prince. Emportée par le courant de ces eaux troubles, Iseult sombre un peu plus. Il y a des rivages qui méritent la noyade. Elle qui ne veut pourtant pas suffisamment le blesser, qui craint de blasphémer en empoisonnant leur air de quelques chuchotements. Alors elle se tait, et baisse les yeux. Son souffle s'éparpille entre eux, ses pulsations s'agitent, tirent le palpitant hors de sa cage thoracique. Elle souffre, terriblement, atrocement, mortellement. Alors, elle se laisse acculer pour le rejoindre, pour supporter cette rencontre douloureuse avec lui. De ce nouveau désastre qu'elle dessine du bout des cils, elle en construit un énième chaos. Elle ne le mérite pas, elle, la misérable esclave. Il mérite de tomber sur une femme qui capturera une nuée d’étoiles et les emprisonnera à jamais, pour lui. Et cette femme, ce n’est pas elle. Cela la brise un peu plus chaque jour lorsqu’elle se ressasse cet enchaînement de notes, qui résonne inlassablement un peu comme une ritournelle. Chaque jour est un cauchemar éveillé pour la jolie brune, lorsqu’elle ouvre les yeux et les tourne vers le soleil levant. Elle ne supporte plus cette société, qui la brime encore et toujours plus. Elle n’est pas capable d'ingérer cette douleur pour sauver son Prince, l'en alléger.

Tu mens ! Entre la chute de mots du jeune homme et la déroute qui inonde son visage, Iseult ne soutient pas sa conviction avec la force qu'elle doit lui prêter.  Le regard de Tristan est un supplice pour le cœur. Il ne la reconnaît pas. Il ne la reconnaît plus. Alors il cherche au fond de ses yeux une lueur à laquelle se raccrocher, une lueur pour démentir son aveu. Hélas, les ténèbres ont investi ces pupilles. Prenant tout sur leur passage jusqu’à sa propre raison. Petit à petit, elle glisse sur la pente du regret. Je… je. Doit-elle lui dire ? Ou continuer à lui mentir ? Elle s’apprête à confesser la vérité, toute la vérité, rien que la vérité lorsque sa langue dérape sur son palais. Il est temps de prendre une décision. Mentir et prendre le risque de le perdre à nouveau ? Avouer  et creuser un peu plus le danger qui rôde ? Le choix est terrifiant, Iseult est terrorisée par amour, par désir, par folie envers son Prince. Dans les deux cas, il y aura des conséquences à subir. Des obstacles à franchir. Si ce n’est pas aujourd’hui, cela sera demain. La jolie brune soupire tout en se passant une main dans sa longue chevelure noire, qui ondule un peu plus lors de son geste nonchalant. La vérité se déloge, elle lui ment. D'ici à là-bas. Un lieu où on lui a demandé de s’installer, un lieu où il n'appartient pas. Dans un recoin de sa mémoire qu'elle doit oublier. Muette, elle le regarde s'égarer, ahuri. Ses doigts remuent contre sa peau, elle croise son regard. Ses yeux brillent de larmes, deux météores qui se meurent en s'écrasant. La douleur pour seul ressenti. Iseult sent sa gorge se resserrer devant les émois qu'elle ne traduit pas correctement, qu'elle esquisse de sa voix tremblante et des larmes contenues. Une vérité déjà amochée par un phénomène inexpliqué. J’aimerai pouvoir tourner la page, renoncer à vous mais je ne peux pas. C’est trop … dur. Ce dernier mot s’étrangle dans sa gorge, elle se mord la lèvre inférieure.

Une réplique maladroite, pour une jeune femme amoureuse, incapable de faire face à l’inconnu sans lui. Avec un autre. Elle aurait dû enfoncer le couteau encore plus profondément, et lui dire qu’elle souhaite faire sa vie avec cet homme imaginaire. Mais c’est une façade, une mascarade qu’elle ne parvient pas à maintenir dans les quelques battements suivants. Une survie par l'apparence échouée. Je n’aurai jamais dû vous embrasser et vous dire que je vous aime et … Elle interrompt ses mots, choquée, la main contre sa bouche pour gérer cette nouvelle épreuve. Mais c'est trop tard pour être effacé, c'est trop à endurer. Les Archdeacon lui ont brisé les ailes, et la Reine veut lui couper les jambes, lui ôter son Tristan. Tout s'effondre autour d’elle, des dominos si savamment placés. Les uns buttent sur les autres. C’est un rôle qu’elle aurait dû jouer dans cette déchéance, elle lit un script sans en comprendre la police. Elle ne peut pas suivre ce chemin, elle ne peut pas atteindre la fin de la route. Pas seule, pas sans lui. Captive de cette menace qui bourdonne contre son oreille, Iseult réduit la distance qui la sépare de son Prince. Malgré le risque, malgré la douleur, elle se tient devant lui, et lève la tête pour plonger son regard dans le sien, lui qui la surplombe de sa taille plus imposante. Ses mains se lèvent délicatement, remontent le long de son torse, fourmillent contre sa nuque avant d’encadrer son visage. Et envers et contre tout, malgré sa petite taille, la brune se dresse sur la pointe des pieds pour embrasser délicatement sa joue avant de se reculer, puis déclarer. Un jour, j’espère obtenir votre bénédiction à épouser un homme dont je serai digne pour devenir sa femme. Un sourire étire ses lèvres roses, alors qu’elle caresse du bout des doigts ses joues. La détermination de la jeune femme se fissure, alors elle s’en brûle les ailes à trop caresser son soleil. J’ai besoin de votre aide mon Prince, s’il vous plaît. La jeune esclave tire un papier de sa poche, qu’elle lui tend avec hésitation.


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MessageSujet: Re: The fear that we can't shift — Tristan   Dim 12 Fév - 18:58


The fear that we can't shift
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La phrase te frappe, te brise, te détruit. Qui pourrait croire que de simples mots puissent faire aussi mal. Une phrase, trois mots, et tu t’effondres. Mais tu ne veux pas y croire, tu ne peux pas y croire. Tu refuses la vérité qui pourtant est présente devant toi. Iseult a refait sa vie, elle a trouvé quelqu’un. Quelqu’un qui s’il l’aime ne la mettra pas en danger. Elle ne pourra qui être plus en sécurité qu’à tes cotés. C’est tellement horrible quand tu y penses. Tu es une des personnes pouvant avoir le plus de pouvoir du pays et pourtant tu es la seule qui ne pourra pas la protéger. Parce que ton statut ne fera que la mettre en danger, aujourd’hui comme dans le futur. Alors malgré ton cœur fissuré, tu sais qu’elle a fait le bon choix. Même s’il te faudra du temps pour accepter de passer à autre chose, au moins, elle ne sera pas blessée à cause de toi et dans le fond, c’est la seule chose que tu as toujours désirée. Tu voulais qu’elle soit heureuse et hors d’atteinte. Et s’éloignant de toi, elle pourra accomplir cela. Pourtant, tu ne peux t’empêcher de la sonder, de tenter de briser une carapace qu’elle aurait construite. Parce que tu as un léger, un tout petit espoir que tout ceci ne soit qu’un mensonge. Alors tu pourrais revivre, alors ton cœur blessé guérirait. Pourtant, tu aurais mieux fait de l’accepter. Parce que c’était ce qui était le mieux pour vous deux même si tu ne pouvais rester sur cette idée. « Je… je. » Sa réaction suite à la tienne la trahi. A moins qu’elle n’ai juste peur que tu te mettes en colère. Pourtant, ce n’est pas de la peur que tu croises dans son regard. Non, elle ne te craint pas – point positif pour toi – elle semble juste perdue. Mais tu te tais. Tu ne la brusques pas, parce qu’elle pourrait revenir sur ses propos ou non. Tu cherches juste à comprendre. Maintenant, tu aimerais qu’elle te dise oui. Oui j’ai menti. Oui, je n’ai personne, il n’y a que toi. Mais ne rêves-tu pas un petit peu trop toi, petit prince rêveur ? Ton regard se porte sur cette main qui glisse dans ses longs cheveux bruns. Sur ses yeux qui ne le fixent pas longtemps. Sur son visage en proie à une intense réflexion. Dis-le. Fais-ça pour moi. Dis-le ! Et les mots sortent. Les mots que tu espérais tant entendre. Des mots qui réparent la plaie de ton cœur alors que les battements de celui-ci accélèrent légèrement. « J’aimerai pouvoir tourner la page, renoncer à vous mais je ne peux pas. C’est trop … dur. » Mais tu ne sais pas quoi répondre. Parce que tu es paumé. Tu pensais l’avoir perdu au profit d’un autre et voilà qu’elle est de nouveau devant toi. Qu’il ne suffirait que d’un mot pour que vous vous retrouviez.

« Je n’aurai jamais dû vous embrasser et vous dire que je vous aime et … » Tu restes silencieux comme depuis le début de son discours. Tu ne veux pas en savoir plus. Ou peut-être que si. Tu aimerais la prendre dans tes bras, sentir ses lèvres sur les tiennes une nouvelle fois. Mais tu n’en fais rien. Parce qu’elle a raison dans le fond. Il aurait fallu que vous passiez à autre chose aussi dur que cela puisse être. C’était la seule façon pour elle d’être en sureté. Ses yeux plongent dans les tiens alors que ses mains glissent pour rejoindre ta nuque, comme si elles y avaient leur place. Tout en toi crit embrasse-moi, mais ce n’est que sur ta joue que se pose doucement sa bouche. « Un jour, j’espère obtenir votre bénédiction à épouser un homme dont je serai digne pour devenir sa femme. » Oh, tu étais sûr qu’il y en avait plein. Tu restes silencieux quelques instants, juste quelques uns. « Et ce jour-là j’aurai le cœur brisé. » Il n’y a rien de plus à dire. Même si vous ne seriez peut-être jamais ensembles, actuellement, tu ne voyais pas comment il pourrait y avoir quelqu’un d’autre pour prendre sa place. Actuellement elle l’occupait toute entière dans ton cœur et personne ne semblait pouvoir l’en déloger. Ses doigts glissent sur tes joues dans tes caresses alors que ton visage s’illumine d’un sourire en sa présence. Elle a ce don, celui de te faire oublier pendant quelques instants la dureté de ta vie et de la sienne également. « J’ai besoin de votre aide mon Prince, s’il vous plaît. » Tu sais qu’elle a peur, toi aussi. Tu as peur pour elle. « Ne t’inquiète pas, elle ne pourra rien contre nous. » Et pourtant, ce n’était pas de ça qu’elle voulait te parler. Non, ce n’était pas des menaces faites par ta mère qui la terrorisaient. Ce n’était pas pour cela qu’elle avait besoin de toi. Tu récupères le papier qu’elle te tend et les sujets d’ouvrages qu’elle aimerait récupérer. Tu ne poses même pas de questions. Tu lui fais bien trop confiance. « Envie de voyager ? » Mais comment pourrait-elle le faire ? A moins que tu ne l’emmènes à tes cotés. Il y avait déjà eu le théâtre, pourquoi pas autre chose. Et puis, tu reviens au sujet initial. Le seul qui t’importe vraiment, le seul qui occupe son esprit tout entier. Parce que tu ne sais plus où tu en es. Tu ne sais plus quoi faire face à elle. Et la question que tu crèves d’envie de poser depuis un moment sort. « Dis-moi au moins que tu regrettes pas. » C’était tout ce que tu voulais savoir. Tu voulais être sûr qu’elle ne regrettait pas ce soir-là. Que sa mère n’avait pas réussi à la convaincre qu’elle devait s’en vouloir pour ça. Parce que tu ne regrettais pas. Cet instant magique était inscrit à jamais dans ta mémoire, un instant hors du temps, un instant volé dans cette société qui ferait tout pour détruire ce que vous aviez bâti ce jour-là, cette relation qui vous détruirez, qui la détruirait si vous persistiez dans cette voie.
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MessageSujet: Re: The fear that we can't shift — Tristan   Ven 17 Fév - 0:51

The fear that we can't shift

○ Can you lie next to her. And give her your heart, your heart. As well as your body. And can you lie next to her. And confess your love, your love. Lead me to the truth and I will follow you with my whole life. But tell me now, where was my fault. In loving you with my whole heart.


Sous la pression de ce regard qui la fait fondre comme neige au soleil, Iseult ne parvient pas à lui mentir. Pas à lui, jamais. Et dans un soupçon de lucidité, elle comprend qu’elle est définitivement incapable de cela, et elle se déteste d’avoir essayé de le blesser pour mieux le rejeter, elle qui le désire corps et âme. Parce qu’elle pensait n’avoir rien à perdre s’il la déteste en retour, le blesser était  plus simple que devoir affronter la vérité dans les yeux.  C’est une torture, cette tension enivrante qui jusque-là assoupie, se manifeste et lui fait comprendre à quel point elle tient à lui. La voix brisée de son Prince la percute, démotive son but premier, alors que l’affliction avait jusque-là affaissé son visage, ternit ses couleurs, et assombrit son regard. Alors elle craque. Mentir, c’est comme vouloir nager à contre-courant, c’est épuisant. Elle ouvre son robinet trop serré, sous la poigne hargneuse de la Reine Nenya, et se livre sans aucun filtre à celui qu’elle aime.  Chaque mot est une gouttelette qui fait remonter le niveau de cette vague houleuse qui déferle à hauteur de plusieurs mètres avant de s’écraser contre elle. Un bourdonnement sourd ne cesse pas de lui vriller les tympans, au rythme des tambours, martellement creux étouffé par une cloison hermétique. Et alors qu’elle sonde l’air en reprenant avec discorde sa respiration, elle prend conscience que c’est le rythme déchaîné de son organe cardiaque qu’elle entend. Et là, dans cette perdition totale, elle a peur la petite Iseult. Elle aimerait que les choses soit plus simple, moins inquiétante pour celle qui craint de le mettre en danger avec son égoïsme. Possessive, jalouse à en crever, la jolie brune ne veut plus revivre cette soirée chez son père, le vieux Yaxley, soirée où elle a vu cette femme se suspendre à son bras. Entre minauderie et gloussement, Iseult a compris une chose : elle ne supporte définitivement pas cette femme, Margeory Ayling. Il est son Prince, son Tristan. Le cœur d’Iseult se brise en répétition lorsqu’elle se regarde dans le miroir. Pauvre petite esclave, pas assez digne pour cet homme qu’elle caresse du bout des doigts. Il peut et il arrive d’un sourire à balayer ses dernières craintes et à la convaincre. Le cœur battant à la chamade, sa poitrine oscille au gré du balancement de sa respiration, alors que son visage s’illumine à son retour en réponse au jeune homme. Douce palpation sous la pulpe de ses doigts, Iseult a l’impression de bercer délicatement chaque couche épidermique du jeune homme. Sa peau de nacre l’appelle, et c’est naturellement qu’elle succombe en déposant un baiser contre sa joue. Petite Iseult qui tente de renier une dernière fois ses sentiments, de les atténuer au stade de simple complicité temporaire qui cessera une fois qu’il sera marié à Margeory, et elle à un autre homme. Et pourtant, elle ne le souhaite pas. Elle ne veut pas se donner à un autre, elle ne veut pas qu’il accueille une autre femme qu’elle dans ses bras. Son cœur hurle, mais elle scelle sa bouche. Pour le bien de son Prince, pour leur bien à tous les deux.

Sa dernière volonté s’effrite, il a le don de lui dire les mots qu’elle souhaite entendre mais qu’elle n’ose pas assumer. Lui aussi il aura le cœur brisé le jour où elle se fera passer la bague au doigt. Moi aussi, lui chuchote-t-elle alors qu’un sourire triste creuse ses lèvres roses. Elle ne voit aucune alternative heureuse s’il n’est pas avec elle, lui avec sa fiancée ou elle avec un autre homme, c’est comme s’aventurer sur un chantier désastreux pour celle qui s’est toujours refusé une quelconque relation sentimentale et physique avec un homme. Dévouée corps et âme au service de son Prince, il est indéniablement le premier et seul homme qu’elle n’a jamais aimé, et n’aimera jamais. Elle ne s’imagine avec aucun autre homme pour combler la place qu’il occupe. Il n’est peut-être pas souverain d’Angleterre, mais il règle en Roi dans son cœur parce qu’elle lui accorde toute son attention. Il est son confident, son meilleur ami, son âme sœur, l’homme qu’elle aime. Celui devant lequel elle peut fondre en larmes  devant un film sans honte, rire à gorge déployée ou encore somnoler contre lui alors qu’elle a insisté pour enchaîner un second épisode de série malgré son avertissement de somnolence. Parce qu’elle a adoré dormir dans ses bras, sentir sa chaleur ou son cœur tambouriné contre son oreille, Iseult lâche complètement prise. Fuck la Reine, fuck les Archdeacon. Je ne veux plus écouter votre mère, je veux agir comme je l’entends. Pour ne pas avoir de regrets, parce que qu’elle peut supporter les remontrances, pour lui car il en vaut la peine. Dix fois, cent fois, mille fois, elle fera tout pour lui. Si j’arrive à payer ma liberté, un jour peut-être ? Un sourire radieux laisse apparaître ses dents adamantines, alors qu’elle espère pouvoir rêver et s’évader au travers des livres qu’elle espère obtenir avec l’aide du Prince. Voyager, aller à la mer sera sûrement la première sortie qu’elle fera lorsqu’elle parviendra à briser ses chaînes, un jour. Partir loin de Birmingham, et ne plus jamais revenir. Tout claquer, tout abandonner, tout quitter. Main dans la main, à deux. La jolie brune plonge son regard clair dans le sien alors qu’il la questionne sur ses éventuels regrets. Son front se plisse délicatement sous une réflexion qui dure à peine quelque instant. A petits pas sautés, Iseult se rapproche du Prince, les mains toujours glissés derrière son cou remontent et se glissent dans sa chevelure brune alors qu’elle enroule et enferme ses bras dans une étreinte. Elle se hisse sur la pointe des pieds en soufflant sous l’effort –bien petite pour ce Prince bien élancé, bien grand – avant de lui voler un baiser chaste. Elle effleure son nez avec le sien avant de répondre en chuchotant : Je t’aime tellement Tristan. Elle dépose un nouveau baiser sur les lèvres. Je sais que je saurai mieux t’aimer qu’elle, cette femme ne te mérite pas. Un énième baiser, son regard s’attriste. Si je n’étais pas … ce que je suis, tu serais avec moi à la place. Elle pèse ses mots, car elle sait à quel point il n’aime pas qu’elle s’auto dénigre. Et pourtant, elle le pense sincèrement : elle sait qu’elle le traitera mieux que cette fille Ayling, qu’il mérite mieux qu’une femme aussi … extravagante. Parce qu’Iseult pourrait dépiécer la nuée d’étoiles dans le ciel et les enfermer dans un flacon pour créer une veileuse nocturne. Pour qu’ils puissent les contempler avant de s’endormir, dans les bras l’un de l’autre. Une nuit qu’elle rêve de repasser, elle qui ne veut plus quitter cette chambre. Elle capture à nouveau ses lèvres, prolonge ce long baiser qu’elle savoure pleinement, sans crainte, sans regret.


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it's time to end these miseries — fear my blood.
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DANS TA POCHE: on retrouve quoi ?
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MessageSujet: Re: The fear that we can't shift — Tristan   Hier à 19:38


The fear that we can't shift
« TU ES MA LUMIERE DU JOUR, TU ES MON ULTIME RECOURS, ET SI LE POIDS SE FAIT TROP LOURD J'APPELLE TON NOM A MON SECOURS »

La vérité tombe et les battements de ton cœur accélèrent petit à petit alors que tout semble repartir comme avant. Alors que ses lèvres se posent doucement sur ta joue tu crèves d’envie de l’embrasser. Mais il ne faudrait pas. Parce que tu ne dois pas céder aux sentiments bien trop puissants que tu as pour elle. Tu ne peux pas. Tu ne dois pas la mettre en danger. S’il fallait que tu vives avec le cœur brisé pour qu’elle soit vivante et pas blessée tu le ferais. S’il fallait qu’elle soit avec un autre, même si ton cœur serait brisé, tu la préférais avec lui que brisée sous les coups de ton père. Tu revois de flashs d’un passé pourtant pas si lointain. Tu te souviens d’eux qui la battaient, de toi qui avais aussi dû porter les coups. Tu te souviens des larmes dans son regard. Tu te souviens de tes yeux qui se brouillaient de larmes. Alors oui, tu aurais aimé qu’un jour elle puisse être heureuse dans les bras d’un autre. Parce qu’elle serait libre, elle serait en sécurité. Ce jour où ton cœur se briserait. Parce que tu ne pourrais jamais l’oublier, tu ne voyais pas comment ça pouvait être possible. « Moi aussi » Tu ne veux pas penser à cette éventualité, pourtant, ce serait la plus simple. Pourquoi avait-il fallu que tu naisses Archdeacon. Pourquoi étais-tu libre ? Tu aurais préféré être esclave à ses cotés que prince loin d’elle. Parce que tu aurais été libre de vivre ton amour pour elle sans rien craindre de plus que les tortures d’un maitre ayant la main un peu lourde. Alors, ils seraient ce qu’ils avaient toujours été l’un pour l’autre. Ils seraient meilleurs amis, confidents, l’épaule sur laquelle pleurer, la bouée de sauvetage de l’autre, âmes-sœurs. Elle serait celle qu’il pourrait vraiment chérir, celle aux cotés de qui il pourrait aller se balader dans la rue les doigts glissés dans les siens. Mais ce n’était que dans tes rêves que la vie était aussi simple. Ce rêve que vous aviez fait ensembles quelques mois plus tôt avant qu’il ne soit brisé par ta mère.

« Je ne veux plus écouter votre mère, je veux agir comme je l’entends. » Sa voix brise le silence. Elle dit ce que tu penses depuis tellement longtemps. Mais c’était à elle de faire le choix. Toi, tu la suivrais jusqu’au bout du monde. Elle était celle qui pouvait être blessée. Tu ne voulais pas être responsable de cela. Elle savait les risques et elle était prête à les embrasser, pour toi. Tu sens les battements de ton cœur qui semble prêt à exploser dans ta poitrine alors qu’elle se rapproche de toi. Tes bras se glissent dans son dos alors que les siens se mêlent à présent à tes cheveux. Embrasse-moi. Ses lèvres rejoignent doucement les tiennes. « Je t’aime tellement Tristan. » Si elle savait à quel point tu pouvais l’aimer en retour. Vos lèvres se joignent une nouvelle fois. « Je sais que je saurai mieux t’aimer qu’elle, cette femme ne te mérite pas. » Ton regard s’assombrit alors que tu penses à celle aux cotés de qui tu devras passer le reste de ta vie. « Je sais. » Mais tu ne pouvais rien y faire. Vous partagez un nouveau baiser. « Si je n’étais pas … ce que je suis, tu serais avec moi à la place. » Oh que oui. Et plutôt mille fois qu’une. Tes mains glissent dans son dos dans une caresse alors que vous partagez un nouveau baiser. Baiser que tu prolonges avec délice, pour finir par le rompre et braquer ton regard dans le sien. Ta main vient caresser légèrement son visage. « Je m’en fiche de ce que tu es, c’est avec toi que je veux être. » Et elle le savait. « Je peux toujours lui être fiancé, tu es la seule que j’aime. » Tu viens de nouveau l’embrasser, oubliant que cette relation est impossible. Parce que dans le secret de ta chambre, vous vivez dans un autre monde, un monde où tout devient possible tant que personne ne l’apprend. Mais bientôt vous allez vous réveiller et vous allez réaliser que tout ceci restera impossible. Que cette relation ne peut exister que dans vos rêves. En attendant, tu le prolonges un peu. Parce que tu sais que ce réveil va être bien trop douloureux. Mais vous pouvez accomplir tout ce que vous voulez lorsque vous êtes ensembles. Vous trouverez un moyen de le prolonger.
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The fear that we can't shift — Tristan

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