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La ville de Birmingham compte actuellement 12 Purs, 4 Purifiés et 13 Impurs, la Résistance semble recruter plus de membres que l'Ordre du Phénix, il serait peut être bon de se méfier de ce regroupement.
Les les femmes deviennent importantes et prédominantes, au détriment du sexe masculin, pourtant si charmant.




 
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 Ironic fate, casual affair — Arianna



l'impureté sera traitée et éradiquée
MUGGLE SUPREMACY ☾ ::  :: Palais de Birmingham
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MessageSujet: Ironic fate, casual affair — Arianna   Lun 9 Jan - 0:42

Ironic fate, casual affair

○ Where will I meet my fate ? I'm a man, I was born to hate. And when will I meet my end ? In a better time you could be my friend. I wake up, it's a bad dream. No one on my side. I was fighting but I just feel too tired to be fighting. Guess I'm not the fighting kind.


Chronologiquement, ce rp prend place dans le futur : au retour d'Iseult de chez son père.




Un démarrage en trombe, les pneus de la Mercedes noire crissent lorsque le bolide quitte le Palais Royal, laissant Iseult face à l’immense bâtisse. Égarement. Elle est ici sans vraiment l’être. Dans un ailleurs qui ne lui appartient pas. Probablement perdue au fond de ses pensées. Celles qui la ramènent à celui qui gravite autour de son âme comme un prédateur. C’est une sensation étrange, difficile à décrire. C’est un ressenti déstabilisant, difficile à supporter. Tous les jours il revient un peu plus fort, imprimé sur la rétine de ses yeux. Elle voit à travers eux, incapable de discerner une sortie de secours à l’horizon. Partir pendant une semaine chez le patriarche Yaxley n’avait été qu’une échappatoire pour quelques temps. Cette bouffée d’air frais a fini par s’estomper au profit de la réalité qui s’insinue tel un rêve dans son esprit. Le rêve devient cauchemar dès qu’elle s’éveille et se remémore l’atroce vérité. Le sang aux joues. L’adrénaline dans son cœur. Le souffle court de sa respiration. C’est un cercle vicieux et il ne fait que commencer. Elle doit le stopper avant qu’il ne soit trop tard. Bien qu'une question se pose: ne l’est-il pas déjà ?

Elle ne veut plus rien ressentir. Ni le chagrin au fond de son cœur, ni la colère qui contamine son âme. Ni le dégoût qui souille son être, ni les regrets qui interférent ses pensées. Elle veut oublier le mal connu, le mal causé. Et surtout, celui qui vit dans sa tête. Parce qu’il lui fait perdre la  tête au point de ne plus parvenir à réfléchir. C’est tellement plus qu’une simple pensée anodine. C’est une obsession éveillée et onirique qui inonde tout son esprit comme une maladie évoluant petit à petit. Jusqu’à son déclin total, jusqu’à son accaparement. Iseult aperçoit très bien le nouveau chemin qui se dessine à l’horizon. Hélas il n’y a pas d’autres issues à emprunter pour l’éviter. C’est un aller simple en direction de la défaite face à sa fiancée toute désignée. Ni plus ni moins. Au prix de son attachement probablement. Raison qui l’avait poussé à fuir la présence du Prince afin d’inhiber ses sentiments. Et ce, dans l’unique but de supporter cette déchéance lors de leurs retrouvailles. Et une semaine après ? Elle tente de les tenir en captivité, scellés et enterrés six pieds sous terre. C’est peut-être mieux ainsi. C’est peut-être mieux d’oublier à quel point elle tient à lui.

Plantée sur ses guibolles de plus en plus instables, elle cherche un équilibre tant bien que mal. Un équilibre aussi physique que mental, qui ne vient pas. Qui ne se montre pas. Elle ne sait même pas où regarder pour le trouver, perdue entre ses nouvelles résolutions et ses désirs, elle se dédouble dangereusement jusqu’à ne plus pouvoir distinguer le vrai du faux. Les prunelles avelines se plantent vers la gauche, en direction des jardins entretenues par Edbert, le jardinier en chef. Elle redevient elle-même lorsque la beauté des rosiers de la Reine la frappe par la couleur pourpre des pétales. Un retour à la réalité aussi doux qu’une chute dans du coton. À ses yeux tout du moins, alors Iseult s’assoit sur les marches extérieures de l’entrée principale du Palais pour contempler les beaux espaces vert. Son sac de voyage est posé sur une marche inférieure, à ses pieds, elle profite d’un peu d’intimité avant de se retrouver face à Tristan dans son entièreté, dans tout son désespoir.
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MessageSujet: Re: Ironic fate, casual affair — Arianna   Lun 9 Jan - 18:33


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« JE LAISSE LE TEMPS POUR QU'ON ME DONNE DE LA TENDRESSE, POUR QU'UN PEU TOUT SE CALME ET QUE TOUT CESSE, QUE LA DOULEUR S'ELOIGNE ET ME DELAISSE, QUE TA DOULEUR S'ELOIGNE ET TE DELAISSE  »

Son regard se porte sur le palais qui se tient devant elle. Un lieu où elle ne s’est encore jamais rendue. Mais grâce à sa maitresse, la grande Margeory Ayling, c’est à présent chose faite. Parce qu’elle devait faire affaire avec son prince, celui au bras duquel elle se pavanait désormais, alors elle avait dû se rendre au palais. Et qui l’accompagnait, fidèle serviteur qu’elle était, Arianna bien entendu. Mais elle ne pouvait s’empêcher de sourire la blonde. Parce qu’elle quittait enfin la demeure. Qu’elle voyait de nouveau le monde. En quelques mois, elle avait vu plus de choses qu’elle n’avait pu en voir en plusieurs années. L’entreprise Ayling, le manoir des Yaxley, cette ancienne fière famille de mangemorts qui semblait avoir toujours autant de pouvoir qu’à l’époque. Et puis ce jour-là, quelques jours à peine après s’être rendu chez l’ancien mangemort, le palais. Elle se fait discrète mais parcourt les couloirs, visitant ce qui sera peut-être un jour le lieu où elle devra travailler, ce lieu où elle sera esclave, sa nouvelle prison. Mais les choses ne sont pas encore faites entre la rouquine et Tristan Archdeacon. Tant qu’ils ne seront pas mariés, elle ne doute pas qu’elle restera au sein de la demeure des Ayling, comme ce peut être le cas depuis désormais treize ans. Treize ans qu’elle les sert. Treize ans qu’elle fait tout pour leur plaire. Pour leur montrer qu’elle vaut bien mieux que tous les autres. Sans grand succès. Mais la patience semblait finir par payer en cette fin d’année deux-mille seize.

Et puis elle la renvoie. Elle lui dit de l’attendre au niveau de l’entrée. Alors elle est perdue Arianna. Parce qu’elle ne connait pas le chemin, parce qu’elle ne peut pas vraiment s’adresser aux purs pour demander sa route. C’était une fois de plus malin de la part de la rouquine qui veut la mettre en faute. La pousser à la commettre alors qu’elle fait de son coté tout pour ne pas faire cette erreur qui aura pour conséquence la sanction tant redoutée. Elle se fraye tout de même un chemin. Elle longe les murs, silencieuse, invisible. Elle n’est personne. Elle n’est qu’une chose qui ne doit pas être vue. Et elle la trouve enfin, pas peu fière de son sens de l’orientation. Et c’est là qu’elle la voit. Cette autre esclave. Celle qu’elle a croisé l’instant de quelques minutes au sein de la réception quelques semaines plus tôt. A ses cotés, elle voit le sac de voyage posé sur les marches. Elle ne comprend pas ce qu’elle fait là. Elle s’approche, toujours aussi silencieuse avant de se poster à ses cotés. « Ca n’a pas l’air d’aller. » Elle attire son attention. « On s’est croisé chez M. Yaxley, Arianna, ravie de te revoir. » Il est trop formel son ton, mais elle s’en moque bien. Elle a appris à parler ainsi et c’est désormais naturel chez elle. Pur ou impur, ses formulations seront toujours impeccables. Peut-être aussi parce qu’elles l’étaient déjà avant même l’orphelinat. Elle attend que l’autre se présente à son tour. Parce qu’elles n’ont pas eu le temps de se présenter la fois précédente. Parce qu’elles avaient chacune trop de choses à faire pour pouvoir vraiment discuter.
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MessageSujet: Re: Ironic fate, casual affair — Arianna   Jeu 26 Jan - 15:57

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○ Where will I meet my fate ? I'm a man, I was born to hate. And when will I meet my end ? In a better time you could be my friend. I wake up, it's a bad dream. No one on my side. I was fighting but I just feel too tired to be fighting. Guess I'm not the fighting kind.


Les jardins sont parfaits. Un travail propre pour un travail fait avec la plus grande parcimonie, d’une main verte. Elle les contemple, observe la couche de neige qui se détache des autres arbustes et tente de se laisser entraîner dans une rêverie capable de l’assommer et la reposer. Pourtant son esprit a beau vagabonder, il revient inlassablement à la même pensée, à la même personne. Tristan Archdeacon. Un prince pour l’Angleterre, juste un homme pour elle, l’homme qu’elle aime mais qu’elle ne peut pas avoir et ça lui retourne le crâne. Ça et le contenu de leur dernier échange. La contemplation des jardins ne l’intéresse pas autant que d’accoutume mais cela a un effet relaxant. Car elle en a mal au crâne à trop y penser, à cette fameuse nuit dans ses bras. Alors elle tente de s’aérer l’esprit en fixant la verdure comme si elle pouvait faire apparaître la vérité, l’explication et donc, effacer ses questions. Ces dernières sont si disparates qu’elles l’affligent de sentiment impossible à contenir pour l’heure. Elle a l’impression de les voir s’écrire sur la blancheur cotonneuse de la neige, comme pour prouver leur importance, leur existence à chaque fois qu’elle les refoule.

C’est lorsque son nom puis, pire, son visage lui apparait qu’elle soupire avec lassitude. Arrête d’y penser, idiote ! Un instant c’est de la joie qu’elle ressent à travers sa propre perdition. Elle n’est pas heureuse de sa misère du moment, mais surtout rassurée car elle ne changera peut être jamais, toujours fidèle à elle-même : car elle l’aime. Se raccrochant au connu, à ce qu’elle a toujours été avec lui. Elle dénonçait et rejetait ce sentiment encore hier pourtant elle le ressent elle-même aujourd’hui. Elle a besoin de sentir qu’elle peut un petit instant revenir en arrière, que cela est l’illusion d’un remède ou les simples aléas d’esprit d’une pauvre esclave fatiguée de se battre pour enterrer un sentiment qu’elle aimerait pourtant ressentir sans honte ni crainte. Ses pensées l’emportent, le souffle d’Iseult s’écoule dans l’air ambiant et l’impression de se sentir revivre la calme un peu. Si bien que lorsqu’une voix l’interpelle, elle pose un regard curieux envers la nouvelle arrivante. Ah ! Oui, Iseult la reconnaît à mieux la regarder. Oui, désolé je n’avais pas demandé ton nom. Enchantée de te revoir, Arianna. Elle se décale un peu pour lui faire une petite place à côté d’elle avant de lui adresser un sourire. Un peu fatiguée. Tu accompagnes ton maître ou ta maîtresse pour une visite ? La petite brune penche la tête sur le côté, avant de se rendre compte qu’elle ne sait pas qui est le propriétaire de la jeune blonde qui lui fait face.
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MessageSujet: Re: Ironic fate, casual affair — Arianna   Sam 4 Fév - 0:56


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Elle attend sa maitresse patiemment. En fait, la blonde se demande ce qu’elle fait là. Elle ne sert à rien, elle aurait mieux fait de ne pas venir certainement. Mais Margeory lui avait dit de venir alors elle avait obéi l’esclave. Parce que c’était tout ce qu’elle était censée savoir faire, obéir, répondre aux attentes de celle dont sa vie dépendait. Une situation de misère pour une impure qui n’avait pas de raison d’exister. C’est alors qu’elle reconnait l’esclave avec qui elle n’a discuté que quelques instants lors de la fête chez ce bon vieux Yaxley. Elle ne lui avait alors pas vraiment adressée la parole même si elle se souvenait d’elle. Il n’aurait pas fallu qu’elle se fasse remarquer par la rouquine à se comporter comme les purs où elle aurait encore pris des remarques. « Ah ! » Au moins, elle l’a reconnue. « Oui, désolé je n’avais pas demandé ton nom. Enchantée de te revoir, Arianna. » Elle s’installe à ses cotés alors qu’elle lui fait une place. Si sa maitresse sort, elle lui en voudra sûrement, mais bon, son entrevue avec le prince risque de durer un peu certainement. Elle ne voit pas pourquoi elle ressortirait dès maintenant. « Ne t’inquiète pas, t’étais bien occupée, et je faisais attention à ne pas semblait trop profiter, il ne faudrait pas que les esclaves s’amusent. » Elle marque quelques instants de silence, espérant que la brune va comprendre où elle veut en venir. Elle note son visage fatiguée. Elle n’avait pas l’impression de la voir ainsi lors de la cérémonie. Mais bon, elle ne l’avait croisée qu’en vitesse, elle ne pouvait pas forcément savoir de quoi il en retournait. Arianna note tout de même au passage qu’elle n’a pas répondu à la remarque qu’elle lui a fait.

« Tu accompagnes ton maître ou ta maîtresse pour une visite ? » Elle se tourne pour croiser le visage d’Iseult. C’est vrai qu’elles n’en ont pas parlé lorsqu’elles étaient à la fête. Et surtout, elles n’étaient pas en présence de leur maitre ou maitresse respective lorsqu’elles s’étaient croisées. Mais bon, étant donné qu’elle avait fait le service pendant une bonne partie de la soirée, elle devait forcément être rattachée à la famille de cet ancien mangemort. « Oui, ma maitresse, elle devait voir quelqu’un au palais. » Elle ne sait pas ce qui lui prend de rester si vague. En plus ce n’est même pas son genre. Alors elle se rattrape. « Un prince. » Elle n’en dit pas plus. Au final, on s’en moque bien de savoir à qui elle pouvait appartenir. Pourquoi est-ce qu’il fallait toujours que leur conversation tourne autour de ça. « Et toi ? T’es une esclave d’Archibald Yaxley ? » Mais dans ce cas que pouvait-elle bien faire ici ? Bien que, il était évident qu’il devait avoir des entrées au palais pour être encore libre après tout ce temps.
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MessageSujet: Re: Ironic fate, casual affair — Arianna   Jeu 16 Fév - 21:24

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○ Where will I meet my fate ? I'm a man, I was born to hate. And when will I meet my end ? In a better time you could be my friend. I wake up, it's a bad dream. No one on my side. I was fighting but I just feel too tired to be fighting. Guess I'm not the fighting kind.


Le clignement de ses paupières marque la valse de ses cils. Une voix qui l’interpelle, la sort de sa torpeur. Un léger silence règne entre la période d’observation et la reconnaissance faciale où Iseult exprime sa surprise par le cri d’une expression onomatopée. L’esclave blonde, elle a souvenir de l’avoir rencontré à la fête de son père, le vieux Yaxley. En compagnie d’une esclave aveugle, handicap majeur qui a particulièrement marqué la jolie brune, celle-ci s’était questionné sur le maître ou la maîtresse auprès duquel elle est au service. Qui se délectait de laisser une pauvre femme en difficulté visuelle sans canne, soit sans aucun repère. Une véritable ordure, songe Iseult qui omet un jugement de valeur sur une aussi petite information. La jeune aveugle avait semblé montrer un intérêt assumé envers elle lorsqu’elle s’était présenté à elle, un comportement qui avait été recadré par la dite Arianna. Cette dernière semble s’imposer comme guide référent auprès de sa collègue aveugle, peut-être en raison de son ancienneté. Et c’est à cet instant que l’esclave brune sursaute lorsqu’elle se souvient de la vente d’une esclave inadaptée à un prix exorbitant pour le handicap qui dégrade son travail d’exécution. Était-ce donc elle ? Le nom de son maître lui pend au bout de la langue, mais impossible de s’en souvenir, si bien qu’Iseult hausse les épaules pour cesser sa réflexion. Elle recentre son attention vers la jeune Arianna qu’elle accueille à ses côtés en se décalant légèrement. C’est exactement cela, le divertissement est un luxe qui nous est interdit, il semblerait. Elle rigole doucement tout en se passant une main dans sa chevelure brune, main qui redescend et se cale contre sa nuque pour la masser. La fatigue retombe et Iseult n’a qu’une seule envie : dormir. Et pourtant, elle est là, assise sur les marches de pierre face à l’entrée principale du palais royal. Elle qui ne jure que par son lit, s’interdit de rentrer par crainte de croiser son Prince dans les couloirs. Mais avec le froid, et l’épuisement, la jeune esclave n’est pas certaine d’être capable d’attendre qu’il soit en études pour rentrer à l’intérieur. Si bien que l’arrivée de son interlocutrice est une bénédiction car elle accapare son attention qui ne se focalise pas sur la température assassine en cette matinée d’hiver. Elle la questionne sur son état, une réponse qu’elle ne parvient pas à formuler en raison de sa perdition omniprésente qui l’emprisonne dans un mutisme palpable. Iseult décide de lancer la conversation par petit jet, faisant dévier ainsi la discussion loin de cette absence de réponse apportée.

La question sur le maître ou la maîtresse, un classique incontournable certes, mais une interrogation qui pousse Iseult à savoir sous quel joug d’appartenance la blonde courbe l’échine. Bien que la méfiance soit de mise, certaines familles n’ont aucun scrupule pour utiliser leur esclave comme espion afin de livrer tout ce qui a été vu ou entendu. La jolie brune se refuse de faire cette erreur, et de mettre son Tristan dans l’embarras. Un Prince ? Elle arque un sourcil interrogateur avant de poursuivre calmement. Quel prince ? Sa maîtresse semble être une personnalité importante pour avoir une audience avec un des Princes Archdeacon. Qui peut-elle bien être ? Non, je suis l’esclave du Prince Tristan Archdeacon. Une présentation bien concise qu’elle enterre avant d’enchaîner immédiatement. Et toi, qui est ta maîtresse ? questionne-t-elle tout en observant la jolie blonde du coin de l’œil.
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MessageSujet: Re: Ironic fate, casual affair — Arianna   Mar 21 Fév - 19:20


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Elle se retrouve en quelques secondes assise aux cotés de la brune pleine de tatouages qu’elle a croisé à la fête donnée en l’honneur de leurs majestés quelques jours plus tôt. La conversation commence rapidement, de toute façon, elle n’a rien à faire d’autre que d’attendre que sa maitresse est finie de voir son fiancé. Alors autant en profiter pour passer un peu de temps avec celle qui n’a pas l’air d’aller si bien que ça. Parce que c’est une évidence alors que l’on voit son regard fermé, tout tristounet mais surtout par le fait qu’elle a éludé avec brio sa question. La blonde n’insiste pas. Après tout, elles ne se connaissent pas tellement, elles se sont justes croisées quelques minutes à cette soirée, alors elle n’est pas certainement celle à qui elle va se confier. Et puis elle avait évité de se rapprocher d’elle lors de cette réception. Parce que c’était trop risqué. Il n’aurait pas fallu les voir profiter. Arianna connaissait sa maitresse, elle savait très bien qu’elle n’aurait pas apprécié cette situation si elle s’était présentée. Déjà qu’elle l’avait recadrée pour avoir été trop proche de Doraleen apparemment. Elle ne savait même pas vraiment. « C’est exactement cela, le divertissement est un luxe qui nous est interdit, il semblerait. » Déjà elle ne lui en veut pas pour cela. Elle ne pouvait que comprendre, cela devait être pareil avec son maitre. D’ailleurs, elle avait été plutôt bien occupée par rapport à elle lors de cette soirée. Alors la discussion bascule rapidement sur les maitres et maitresses et ce qui les poussent à se trouver là. Une discussion d’esclaves somme toute. Parce que c’est si simple de poser cette question. On la pose désormais comme avant on aurait pu demander à quelle maison on appartenait à Poudlard ou quel poste on avait eu dans une équipe de quidditch. Mais désormais c’est à qui on appartenait. Mais remarque ça pouvait déjà faire un petit sujet de conversation. Chez qui on était, comment on était traité, et puis ensuite les mésaventures qu’on avait pu vivre. Il y aurait eu de quoi en écrire des livres entiers.

« Un Prince ? » Sa curiosité semblait avoir été piquée. Et oui, un prince. Peut-être n’avait-elle pas été souvent en contact de haut de ce monde. Pourtant, même si Archibald, cette ordure, n’était pas un pur, il trainait tout de même avec les plus hautes sphères du pays. « Quel prince ? » Ah moins qu’elle ne soit au service de l’un d’entre eux ? Parce qu’elle semblait désormais les connaitre dans l’intonation qu’elle pouvait prendre. C’était étrange. Elle était pourtant l’esclave du Yaxley à cette soirée. Arianna posa donc la question sur son maitre. Elle l’aurait posée dans tous les cas de toute façon. « Non, je suis l’esclave du Prince Tristan Archdeacon. » Quoi ? C’était une blague ? Elle n’avait pas eu le temps de répondre mais elle voyait immédiatement ce qui allait bientôt se produire. Elle avait l’air sympathique. Ca ne devrait pas être trop difficile de vivre aux cotés de la brune si elle était amenée à suivre sa maitresse au palais lorsqu’elle épouserait le prince. Mais bon, il était peut-être temps qu’elle lui répondre. Elle était restée silencieuse sous le coup de la surprise. Pourtant un sourire éclaira son visage à la question suivant de la tatouée. « Et toi, qui est ta maîtresse ? » Elle sortit de ses pensées. « La fiancée de ton maitre. Margeory Ayling. » Elle ne sait pas trop quoi ajouter. « C’est lui qu’elle venait voir. » Quelques secondes de silence. « J’imagine qu’on va être amenée à pas mal se croiser alors. » Et Arianna devrait pouvoir vivre avec cette idée.
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MessageSujet: Re: Ironic fate, casual affair — Arianna   Ven 3 Mar - 19:04

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Une compréhension mutuelle, un éclat de rire. Arianna comprend parfaitement là où elle veut en venir, si bien qu’Iseult apprécie de voir que discuter avec elle peut se faire avec une facilité appréciable. La jolie blonde est ouverte, bien plus accessible que durant la soirée du vieux Yaxley, en présence de sa maîtresse. Sous les yeux de cette dernière, Iseult a bien compris que l’esclave aveugle et Arianna ne pouvaient pas agir en toute liberté. Oppressées, elles doivent se recroqueviller sur elle-même afin de ne pas subir la colère d’une main bien trop leste sur les coups et les réprimandes. Une chose qui dégoûte la jolie tatouée, nullement habituée à subir les coups de son propre maître. Tristan ne l’a jamais battu volontairement, et la seule fois où cela est arrivé, il a été contraint de lever la main sur elle. Reconnaissante à l’idée d’avoir ce prince pour maître, Iseult n’a pas à subir cette humiliation d’être déshumanisée à la moindre occasion. Que cherchent-ils à prouver ? Qui croient-ils convaincre de leur pseudo supériorité en les frappant sans relâche ? Après avoir gouté à cette belle liberté dans la demeure de son père, Iseult est effarée à l’idée de retourner dans la fosse infernale qu’est le Palais Royal. Même si elle est contente de pouvoir le revoir, elle fait le deuil de ce sentiment de totale liberté où la crainte et l’hésitation n’existent pas. Alors elle est intéressée sur l’identité de cette maîtresse qui se montre affreuse avec elle, car cette dernière semble être venue voir un Prince. Intérieurement, elle espère qu’il ne s’agit pas de … la fiancée de ton maître, Margeory Ayling. Et là, son visage se bloque en un rictus qui s’évapore rapidement lorsqu’elle lâche un profond soupir. Elle laisse son regard s’égaré au loin alors qu’elle sent son cœur couler au fond de sa cage thoracique.

Encore cette horrible femme. Cette femme qui se dandine au bras de son Prince, comme une poule enfarinée. Pauvre Tristan, son pauvre Prince rien qu’à elle, il est son point faible. Celui d’une esclave qui se prend d’affection pour l’interdit en ne désirant que sa continuité et non sa fin. Iseult observe Arianna en silence. Elles partagent le même pan des enfers et se nourrissent des mêmes flammes. Leur différence réside dans la puissance de la déflagration du bûcher. L’une souffre de brûlures atroces sur l’ensemble de son corps alors qu’Iseult tente encore d’étouffer l’incendie qui caresse à peine ses chevilles. Voilà la raison de ce rictus. Cette forme d’ironie n’est pas la seule qui doit aimer animer les traits de la jeune femme. Elle connaît son mépris pour cette révélation et doit en puiser un peu d'hilarité malsaine. Les yeux de la brune effleurent très prudemment le regard d’Arianna avant de déclarer dans un soupir. En effet, oui. Elle se passe une main dans sa chevelure brune alors qu’elle songe à l’horrible futur où elle devra supporter cette pâle citrouille aux côtés du jeune homme. Comment est-elle … ta maîtresse ? Dans une légère hésitation, sa voix se suspend doucement alors qu’elle place prudemment ses mots afin de ne pas faire le moindre écart de langage.
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MessageSujet: Re: Ironic fate, casual affair — Arianna   Lun 6 Mar - 20:33


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La conversation avait bien commencé. Elle ne l’avait pas particulièrement écoutée lorsqu’elle s’était retrouvée à servir chez le Yaxley mais elle avait noté sa gentillesse. Arianna n’était pas une personne particulièrement attentionnée envers les autres, même si ça lui arrivait de l’être. Parce que oui, elle n’aimait pas voir les autres souffrir aux mains des purs. Etonnant certes pour quelqu’un comme elle. Alors elles parlent du sujet classique. Celui des maitres et maitresses et c’est là qu’elle comprend qu’elle va avoir à faire à la tatouée régulièrement. Parce qu’elle est l’esclave du fiancée de sa maitresse. De la rouquine qu’elle doit servir jour après jour depuis quatorze années. Quatorze longues années au sein de la famille Ayling. D’un coté elle est heureuse de ne pas avoir changé, mais elle sait aussi que certaines familles sont bien plus agréables que celle qui lui sert de foyer. Mais elle ne changera pas. Non, ils ne la laisseront pas partir. Pas elle. Pas alors qu’elle leur est tellement utile. Pourtant, lorsqu’elle lui dit qu’elles vont se voir régulièrement, elle est presque sûre de voir le visage de la brune se figer subitement. Connait-elle sa maitresse ? A-t-elle déjà été en contact avec elle ? « En effet, oui. » Mais il n’y a pas de réjouissance dans sa voix. Il n’y a que de la déception, ou de la tristesse, difficile à savoir pour quelqu’un qui a toujours caché ses sentiments. Pour quelqu’un qui reste froid et qui ne s’est jamais vraiment préoccupé des autres pendant des années. « Comment est-elle … ta maîtresse ? » C’est son tour d’avoir une grimace sur le visage. Parce que les Ayling n’étaient pas les maitres dont on rêvait la nuit, ceux qui apportait de la lumière dans la noirceur de notre existence. Non, les Ayling étaient horribles alors qu’elle-même était plutôt bien lotie. Elle savait qu’elle ne se faisait pas frapper autant que d’autres. Elle savait qu’elle avait un semblant de chance dans son malheur. Mais que répondre à cette question. Parce qu’il n’y a pas vraiment de moyen de comparaison. Parce qu’elles ne pourraient comparer leur expérience que lorsqu’elles auraient vécu au contact des deux. « C’est pas le grand rêve. » Elle marque quelques secondes de pause. « Elle a pas peur de se salir les mains on va dire. » Oh que non. Elle aimait ça même, faire régner la terreur, sur ses esclaves, même sur ses employés. Arianna avait répondu assez directement. De toute façon, personne ne pouvait les entendre. « Et le prince ? » Elle n’aurait pas supporté d’être dans la famille royale. Ils devaient être aussi terribles les uns que les autres. Eux qui avaient tout pour eux. Qu’est-ce qu’un impur dans ce cas ? Qu’est-ce qu’un impur de plus au sein du château ? Ou un de moins ?
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MessageSujet: Re: Ironic fate, casual affair — Arianna   Sam 22 Avr - 11:37

Ironic fate, casual affair

○ Where will I meet my fate ? I'm a man, I was born to hate. And when will I meet my end ? In a better time you could be my friend. I wake up, it's a bad dream. No one on my side. I was fighting but I just feel too tired to be fighting. Guess I'm not the fighting kind.


Le visage renfrogné, la perspective de devoir vivre avec la fille Ayling n’enchante guère Iseult qui avait oublié que le mariage amènerait cette situation à se produire. Pauvre Tristan, son pauvre Prince enchaîné contre sa volonté à cette horrible femme. Une pimbêche exubérante et à la crinière aussi orange qu’une citrouille, qui agit comme si le diadème princier était déjà posé sur sa tête. Au-delà du prestige et des apparats qu’offre une alliance avec les Archdeacon, Iseult la jalouse terriblement, affreusement, mortellement. Elle est jalouse de la rouquine de pouvoir s’afficher aussi ouvertement avec l’homme qu’elle aime tant. D’être celle qui a été désignée pour être sa femme, sa compagne de vie, la mère de ses futurs enfants. Une position qu’elle aurait tant voulue occuper car cela signifierai la fin des cachotteries, la fin de leur crainte vis-à-vis de leur histoire d’amour cachée. Jalousie, envie et colère sont les sentiments qui animent la petite esclave alors qu’elle laisse transparaître son ennui en guise de réponse pour Arianna. Elle ne fait même plus l’effort de cacher son ressentiment, à quoi bon ? La blonde s’en rendra bien compte, surtout si elles seront amenées à travailler quotidiennement ensemble en cas de mariage. Un évènement qu’Iseult redoute particulièrement, car lorsque Tristan lui passera la bague au doigt, elle l’aura définitivement perdu. Il est si aisé de conclure une alliance, mais il est presque impossible de la défaire sans se lancer dans une bataille judiciaire interminable et éreintante. S’il lui passe la bague au doigt, son cœur se brisera, saignera et ne guérira plus jamais. Alors elle espère, Iseult prit chaque jour, chaque nuit un peu plus pour que la Margeory Ayling fasse un faux pas, une erreur fatale qui poussera le Prince à refuser catégoriquement le mariage afin de se trouver une nouvelle prétendante. Car un refus est synonyme de report, de gain de temps. D’un peu plus de temps pour reprendre les organisations, et ce temps de perdu c’est du temps gagné pour eux deux, pour leur amour qui se vit dans le secret de sa chambre. Alors oui, Iseult est loin d’être réjouie lorsque le sujet Margeory est lancé. Je vois, c’est une Ayling comme on sait bien les faire, comme on dit. Son dédain suinte de tous ses pores, et son mépris se laisse aisément entendre à travers sa voix. Son regard chocolaté se pose sur la blonde qu’elle observe quelque instant avant de le reposer sur les jardins.

Nul besoin d’être un devin ou même lui demander de vive voix pour comprendre qu’elle doit vivre un enfer dans le Manoir des Ayling, avec une maîtresse pareille. Mais cette remarque, elle se la garde pour elle, ne souhaitant pas manifester un irrespect trop flagrant pour la fiancée de son maître. Le Prince ? Elle se tord la bouche en signe de réflexion intense, elle ne lui fait pas suffisamment confiance pour lui dire l’exact vérité, si bien qu’Iseult cherche ses mots pour arrondir les angles. Il me traite correctement lorsque je le satisfais, et me sanctionne lorsque je fais des erreurs. J’ai appris à savoir exactement ce qu’il aime et n’aime pas, alors je lui offre un service optimal. C’est quelqu’un de juste. Elle se passe la main dans sa longue chevelure avant de poursuivre : Il ne va pas s’amuser à me  battre par plaisir ou parce qu’il s’est levé du mauvais pied. Une petite pique lancé, tu jettes un coup d’œil à la blonde pour observer sa réaction.
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MessageSujet: Re: Ironic fate, casual affair — Arianna   Lun 1 Mai - 0:38


Ironic fate, casual affair
« JE LAISSE LE TEMPS POUR QU'ON ME DONNE DE LA TENDRESSE, POUR QU'UN PEU TOUT SE CALME ET QUE TOUT CESSE, QUE LA DOULEUR S'ELOIGNE ET ME DELAISSE, QUE TA DOULEUR S'ELOIGNE ET TE DELAISSE  »

Les voilà parlant de leur maitre et maitresse respectifs, une conversation des plus classiques. Mais cette fois-ci, c’est différent. Parce qu’elles vont devoir vivre avec les autres. Alors autant connaitre un minimum ce qu’on peut éventuellement vivre au sein de tout ceci. Alors elle était intéressée la blonde. Elle voulait en savoir plus sur celui qui allait devenir l’époux de sa maitresse, la grande Margeory Ayling. La brune lui faisant face semble passablement énervée. Peut-être à l’idée d’avoir une nouvelle maitresse, où peut-être à cause de tout ceci. C’est une évidence que ça ne va être simple pour personne. Arianna n’a aucune idée de comment les choses vont tourner. Peut-être que ce sera un peu plus simple, qui sait. En même temps, ça ne devrait pas être bien difficile que les choses soient mieux. « Je vois, c’est une Ayling comme on sait bien les faire, comme on dit. » Elle note le peu d’estime qu’elle porte à la rouquine, sans vraiment de raison, mais ne dit rien. « Oui, une comme on sait bien les faire, arrogante, bien trop sûr d’elle et pourrie gâtée. » Parce que c’était ce qu’elle était aux yeux de la blonde. Une petite arriviste qui faisait régner la terreur au sein de son entreprise détruisant l’ensemble des employés sans réelles raisons. Arianna avait bien évidemment pris la peine de voir un tour d’horizon avant de sortir des propos pareils, elle tenait à rester en vie.

La discussion part ensuite vers le prince qui lui sert de maitre. « Le Prince ? » Ben oui le prince. Celui qui lui servait de maître et qui pourrait peut-être être à son contact d’ici peu. « Il me traite correctement lorsque je le satisfais, et me sanctionne lorsque je fais des erreurs. J’ai appris à savoir exactement ce qu’il aime et n’aime pas, alors je lui offre un service optimal. C’est quelqu’un de juste. » Cette réponse l’étonne légèrement mais elle n’en montre rien. Elle ne le connait pas, elle n’est pas celle qui pourra le juger. Pour la blonde, la famille royale ne pouvait être juste. Elle ne pouvait pas l’être alors qu’elle les réduisait tous à l’esclavage. « Il ne va pas s’amuser à me battre par plaisir ou parce qu’il s’est levé du mauvais pied. » Un léger sourire ironique envahi son visage. « C’est déjà un très bon début. » Un que tous n’avaient pas c’était une évidence. Des esclaves brisés, elle en avait vu passer un paquet depuis qu’elle était chez les Ayling. En presque vingt ans de service, elle avait vraiment tout vu et vu de tout. Des esclaves qui arrivaient déjà brisés, d’autres qui étaient brisés là-bas. Certains qui tenaient un peu plus longtemps que les autres. Bref, de tout, et elle ne semblait pas appartenir à la catégorie des brisés. Juste à celle des très nombreux désespérés qu’ils étaient.
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