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La ville de Birmingham compte actuellement 12 Purs, 4 Purifiés et 13 Impurs, la Résistance semble recruter plus de membres que l'Ordre du Phénix, il serait peut être bon de se méfier de ce regroupement.
Les les femmes deviennent importantes et prédominantes, au détriment du sexe masculin, pourtant si charmant.




 
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 Qui ne fait pas mieux que son père est un fou ϟ Erwin



l'impureté sera traitée et éradiquée
MUGGLE SUPREMACY ☾ ::  :: Palais de Birmingham
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MessageSujet: Qui ne fait pas mieux que son père est un fou ϟ Erwin    Jeu 2 Fév - 22:24


Qui ne fait pas mieux que son père est un fou
« ECOUTE, CE QU'IL RESTE DE NOUS, IMMOBILE ET DEBOUT, UNE MINUTE DE SILENCE »

Les battements de ton cœur accélèrent alors que tu te tiens devant la porte. Aujourd’hui, c’est quitte ou double. Aujourd’hui, tu vas le voir. Tu ne sais pas ce qu’il va ressortir de cette rencontre mais tu as peux d’espoir que les choses changent. Et puis, ce n’est que pour te rassurer un peu plus, afin que tu te dises que tu as fait le bon choix en décidant de t’éloigner d’eux et de leur influence néfaste sur ta vie, que tu n’as pas fait d’erreur. Et il va te conforter, tu n’en doutes pas. Avec tes frères et sœurs c’était différent, mais avec lui, tu ne vois pas pourquoi cela se passerait bien. Il n’y avait que rarement eu une relation de complicité entre ton père et toi, ou plutôt entre ton roi et toi. Parce que c’était ce qu’il était. Il n’était plus un père pour toi depuis des années. Mais maintenant que tu es planté devant cette porte tu hésites. A quoi bon une nouvelle dispute, une nouvelle conversation dont tu sortiras certainement complètement démoralisé parce qu’il ne t’aura pas compris, une fois de plus. Il ne l’a jamais fait, tu ne vois pas pourquoi les choses changeraient aujourd’hui. Mais c’est beau d’avoir de l’espoir non ?

Tu prends une grande inspiration, tentes de ralentir les battements de ton cœur qui sont bien trop rapides et toques à cette porte. Derrière, tu n’as aucune idée de ce qu’il va se passer, mais cela aura valu de tenter le coup. Il se tient dans son bureau, lui, le roi, lui, ton père. Mais à qui vas-tu avoir l’honneur et le privilège de parler. Sera-t-il ton roi ou ton père aujourd’hui. « Bonjour. » Tu marques quelques instants de pause. « Est-ce que vous auriez un peu de temps à m’accorder ? » Tu le vouvoies, façon de montrer une fois de plus la rupture avec ce père que tu ne comprends plus, que tu ne considères plus vraiment comme tel. Parce que tu avais toujours continué de le tutoyer, même après qu'il soit monté sur le trône. Parce que comme ça, tu avais l'impression qu'il était encore un peu ton père, il fallait croire qu'il ne l'était plus désormais. Il n'était plus qu'un roi pour toi. Néanmoins, tu préfères qu’il ait du temps plutôt qu’il fasse ça alors qu’il est en pleine lecture d’un dossier des plus importants. Mais tu ne doutes pas qu’il en a souvent, des dossiers des plus importants. Est-ce le cas aujourd’hui ? Tu vas le savoir bien assez tôt. En attendant, tu restes silencieux, attendant la réponse qui va tomber d’une minute à l’autre.
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MessageSujet: Re: Qui ne fait pas mieux que son père est un fou ϟ Erwin    Dim 12 Fév - 18:33

Journée difficile, longue. Erwin avait été coincé dans son bureau, gérant des affaires en tout genre, tentant – désespérément – de trouver des réponses. Il se tenait informé des progrès des patrouilleurs sur les derniers événements, tout en déléguant ses propres enquêteurs. Il voulait des réponses et rapidement. Si c’était juste pour avoir des mensonges et des excuses, il avait cinq enfants, il connaissait déjà. Comme toujours, il ne pouvait pas s’assurer de la véracité des propos de ses interlocuteurs, et il avait bien trop à faire pour s’engager dans des manœuvres plus incisives. Il était plongé dans ses papiers, quand on frappa à la porte. « Entrez ! » S’écria-t-il, ne relevant pourtant pas la tête. Sa main droite griffonnait sur un rapport, pendant que l’un de ses fils cadets, Tristan, s’inséra dans la salle. « Oui, entre. » Se permit-il d’ajouter, tiquant sur le vouvoiement. Il était pourtant habitué, mais venant de Tristan, il se doutait qu’ils allaient parler de sujets plus ou moins sérieux. Enfin, il ne savait pas et attendait. Il lui fit signe devant l’un des sièges présents devant son bureau, ferma ses dossiers, les empila et se leva. « Une boisson ? » Lui demanda-t-il, alors qu’il se servait un verre de limonade. Peut-être qu’il prendrait de l’alcool si la conversation venait à changer brusquement. « Pourquoi souhaitais-tu me voir ? » Demanda-t-il directement, n’ayant pas réellement envie qu’ils prennent 20 ans pour se dire ce qu’il y avait à se dire. Après tout, il avait du travail et Tristan avait sans doute des cours à réviser, des devoirs à faire, des obligations professionnelles, bref beaucoup de choses plus importantes que discuter avec son Père.


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MessageSujet: Re: Qui ne fait pas mieux que son père est un fou ϟ Erwin    Dim 12 Fév - 21:59


Qui ne fait pas mieux que son père est un fou
« ECOUTE, CE QU'IL RESTE DE NOUS, IMMOBILE ET DEBOUT, UNE MINUTE DE SILENCE »

Tu te tiens face à ton père, celui que tu ne considères plus tellement ainsi depuis plusieurs semaines, voir mois désormais. Tu ne sais plus vraiment comment agir. La rupture est énorme et elle ne fait que s’amplifier. Tu veux lui parler mais tu ne sais même pas ce que tu attends de cette discussion. Parce que tu n’attends plus grand-chose de sa part. Cela fait longtemps que tu n’attends plus rien de lui. Tu n’attends que des choses d’un roi et non d’un père. Parce qu’il ne te ferait pas subir ce qu’il t’a fait s’il se comportait vraiment ainsi. Or, l’ensemble des décisions qu’il peut prendre, ce n’est pas des décisions digne d’un père. Non, les fiançailles c’était une décision de roi, battre Iseult aussi, te la faire battre également. « Entrez ! » Tu trésailles à l’entente de sa voix. Tu te demandes ce que tu fous là. Parce que tu ne sais même pas vraiment pourquoi tu es venu. Tu voulais lui parler mais tu ne sais même pas de quoi. « Oui, entre. » Sa voix est plus douce, enfin, si la voix de cette homme peut être qualifiée de douce. Tu ne sais pas s’il a remarqué que tu l’as vouvoyé. Nouvelle rupture sachant que tu n’as jamais accepté de le faire lorsque tu étais enfant. « Une boisson ? » Tu le regardes se servir de la limonade et un sourire amusé traine quelques instants sur ton visage alors que tu te souviens de ton enfance. Cette enfance heureuse. Vos ballades avec la bouteille de limonade dans le sac à dos. Il fallait croire que tout n’avait pas changé. Qu’ils restaient quelques brides de cette enfance et de ce père qu’il était à l’époque. « Oui s’il te plait. » Le passé t’adoucit. Tu repasses au tutoiement. C’est tout de même plus agréable même si tu ne te sens pas à l’aise ici. « Pourquoi souhaitais-tu me voir ? » Tu savais qu’il n’allait pas tourner autour du pot. De toute façon, tu ne l’aurais pas fait non plus. Mais maintenant que tu es là, devant lui te demandant de quoi tu désires lui parler tu ne sais plus vraiment quoi dire ? C’est vrai, pourquoi es-tu là Tristan ? Toi-même tu ne le sais pas. Pour parler de tes fiançailles, des mois plus tard alors que tu sais que ça ne changera rien. Pour parler de tes études que tu vas finir d’ici quelques semaines tout au plus. Tu ne sais pas. Mais au fond, tu lui poses la question qui t’importe vraiment. « Pourquoi Margeory ? » Tu ne l’as pas posée à ta mère. Tous te disent que c’était la mieux qualifiée, qu’ils ont forcément choisi celle qui serait la mieux adaptée pour toi, mais tu n’y crois pas. Tu n’avais pas voulu la poser à ta mère parce que tu avais eu peur de découvrir qu’elle était celle ayant fait le choix. Que votre lien se rompe définitivement. Mais celui avec ton père était encore plus démoli que celui que tu pouvais partager avec elle, alors il n’y avait plus rien à perdre.
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MessageSujet: Re: Qui ne fait pas mieux que son père est un fou ϟ Erwin    Mar 14 Fév - 21:43

Tristan et lui ont été proches, pendant toute l’enfance du jeune homme. En réalité, Erwin ne sait pas réellement ce qui s'est passé. Il a éduqué tous ses enfants de la même façon, tout en tenant compte des différents caractères, des façons de voir le monde. Il a bien essayé de comprendre comment Tristan évoluait. Il ne sait pas où son mental s’est fissuré, il ne sait pas le moment où son garçon est devenu différent. Qu’avait-il fait de mal ? qu’avait-il, avec son épouse, loupé ? Ou était-ce leur enfant qui avait un problème ? Franchement il n’en avait aucune idée. Oui, il était son fils, mais dans sa façon d’être, il s’éloignait d’autant plus de leur mentalité, de ce qu’il voulait pour sa famille. C’était triste, c’était dépitant, c’était brise cœur, mais au final, avait-il d’autres solutions ? Il faisait comme il pouvait, il essayait de le garder auprès de lui. Pourtant, plus le temps avançait et plus ils s’éloignaient, irrévocablement. C’était triste, mais c’était la vie. Il servit un verre de limonade à son garçon qui avait bien grandi et posa sur le bureau la bouteille en verre, avec tout de même un sous-verre en-dessous. L’acajou de son bureau ne devait pas être abîmé. « Parce qu’elle présente des atouts pour notre famille, qu’elle est loyale à la cause et qu’elle est très intéressée par ta personne. » Il n’allait pas lui mentir ou aller par quatre cents chemins pour lui dire la vérité. « Nous assurons votre avenir, à tes frères et sœurs et toi. Ton rang doit être sauvegardé, ton patrimoine financier et culturel également. » Il prit une gorgée de sa boisson, haussa des épaules et reposa son verre. « Ce n’est pas ce que tu désirais je pense. » Il soupira légèrement. « C’est drôle, parce que ta mère et moi avons eu la même discussion à quelques détails près avec ta sœur aînée, Iris. » Il eut un sourire presque nostalgique à cette discussion. Elle avait été mouvementée, intéressante, mais mouvementée. Enfin, Iris quoi. Ça ne datait pas d’hier qu’elle avait un sacré caractère, une façon particulière de voir le monde et surtout, un avis bien tranché sur beaucoup de choses.

Il s’installa dans son bureau. Se laissa tomber dans son siège et posa un regard sur son fils. « Ce n’est pas une situation appréciable, surtout à ton âge je le comprends. » Il eut un léger soupire. « Mais tu n’as pas la situation sociale d’un homme de ton âge non plus. » Et ça impliquait des responsabilités différentes, des nécessités différentes, des obligations plus importantes également.


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MessageSujet: Re: Qui ne fait pas mieux que son père est un fou ϟ Erwin    Dim 19 Fév - 15:05


Qui ne fait pas mieux que son père est un fou
« ECOUTE, CE QU'IL RESTE DE NOUS, IMMOBILE ET DEBOUT, UNE MINUTE DE SILENCE »

Tout avait changé entre vous. Tu ne savais pas si c’était à lui que tu devais en vouloir ou à toi-même de n’avoir réussi à te faire à la vie au sein de la famille royale. Mais tu étais persuadé d’une chose, ils n’avaient rien fait pour que tu t’y fasses. Ils n’avaient pas compris que tu regrettais ta vie d’avant contrairement aux autres membres de ta famille. C’était tout, c’était la vie. Mais la royauté t’avait brisé. Elle t’avait pris ton bonheur. Un bonheur que tu aurais aimé retrouver mais c’était impossible et tu le savais très bien. Devant ton père, tu aurais aimé redevenir cet enfant qui courrait pour se jeter dans ses bras après ne pas l’avoir vu pendant quelques heures. Mais il était loin ce temps-là. Désormais, tu ne savais même plus comment aborder les sujets qui t’importaient vraiment. Les choses avaient réellement changé sans que tu ne puisses rien y faire que de les subir. Mais tu avais tout de même posé ta question. Parce qu’elle était tout ce que tu voulais savoir. Tu voulais comprendre pourquoi c’était-elle qui était désormais à ton bras. « Parce qu’elle présente des atouts pour notre famille, qu’elle est loyale à la cause et qu’elle est très intéressée par ta personne. » Bien entendu. Pourquoi en aurait-il été autrement. Tu n’étais vraiment qu’un contrat, un pion dans un échiquier géant dont tu ne pourrais jamais réellement sortir ni même gagner. Tu n’étais que le point servant à mettre une place une stratégie pour protéger le roi qui qui sauterait à un moment ou un autre. « Nous assurons votre avenir, à tes frères et sœurs et toi. Ton rang doit être sauvegardé, ton patrimoine financier et culturel également. » Qu’est-ce que tu pouvais bien t’en moquer de ton rang. Tu aurais été n’importe qui que tu aurais été plus heureux qu’avec ce rang de prince. Mais tu restes silencieux. Cela va dans le sens de ce qu’a pu te dire ta mère quelques semaines plus tôt. « Ce n’est pas ce que tu désirais je pense. » Tu ne réponds rien. Il sait très bien ce que tu en penses. Inutile de répondre à son affirmation. « C’est drôle, parce que ta mère et moi avons eu la même discussion à quelques détails près avec ta sœur aînée, Iris. » Sérieusement ? Tu imagines tellement la conversation avec ta sœur ainée. Ca avait dû bouger au sein de la demeure. D’entre vous tous, Iris était peut-être celle qui se faisait le moins faire. Tu aurais été curieux de savoir comment ça s’était terminé. « Ca devait être plus animé. » Ca t’a échappé. Mais tu ne lui apprendras rien. Tu connais ton ainée aussi bien qu’il pouvait la connaitre. Cette conversation n’avait pas pu être calme. Peut-être comme la tienne avait pu être avec ta mère. « Ce n’est pas une situation appréciable, surtout à ton âge je le comprends. Mais tu n’as pas la situation sociale d’un homme de ton âge non plus. » Pour l’oublier, il aurait vraiment fallu que aies un gros choc sur la tête qui te provoque une amnésie. « Pour l’oublier ça. » Ton ton est froid. Mais si cela changé lorsque tu l’avais employé avec ta mère, avec lui, c’était devenu une habitude au fil du temps. Tu détestais cette situation. Mais plus que tout c’était l’impossibilité de choix qui te dérangeait. Parce que dans le fond, Il y en avait peut-être qui aurait été aussi intéressantes pour leur famille et aussi intéressées par sa personne – il était un prince, qui ne l’était pas – mais on ne lui avait pas laissé le choix. « Pourquoi j’ai pas eu le choix ? » Tu n’étais pas comme ta sœur. Tu étais déjà résigné à ton sort quand elle-même avait encore une marge de manœuvre. Tu aurais tout donné pour être à sa place et pouvoir avoir ne serait-ce que le choix entre deux prétendantes.
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MessageSujet: Re: Qui ne fait pas mieux que son père est un fou ϟ Erwin    Lun 10 Avr - 13:20

« En effet ça l’était. » Il esquisse un sourire presque nostalgique à cette pensée. Iris avait toujours été la plus débrouillarde et la plus gueularde de la famille. Elle voulait toujours avoir raison, voulant toujours décider pour tout et pour tout ce qui la concernait. Elle avait hérité des mauvais traits de caractère des deux parents, faisant d’elle un enfant bien plus coriace que les autres. Mais bon, il l’aimait tout autant. Il passa un rapide doigt sur sa barbe de trois jours, n’ayant pas encore pris le temps de la raser, bien qu’étant parfaitement taillée. En tant que chef de l’Angleterre, il ne pouvait – évidemment – pas se permettre d’avoir une mauvaise tenue. Reprenant un verre de limonade, il tentait de comprendre ce que son fils faisait ici. Certes, il voulait discuter, mais de quoi et pourquoi maintenant ? Il semblait vouloir parler de sa fiancée, de sa future épouse, mais cherchait-il à changer les choses ? A changer la donne ? Ou n’était-ce là, comme son aînée, qu’une façon déguisée de se plaindre de la situation ? Peut-être prenait-il exemple sur elle pour tenter de n’en faire qu’à sa tête, mais il allait être très déçu. Certes, ils étaient parvenus à un arrangement avec sa fille aînée, mais comme pour tous les enfants du couple royal, elle n’aurait pas son mot à dire sur son futur partenaire. Elle ferait comme tout le monde, comme sa mère et lui avaient fait bien avant eux : elle accepterait la situation. Leur rang, leur statut, les contraignait à ne pas faire de choix de cœur, mais que des choix stratèges et logiques. Ils ne pouvaient pas se permettre de se laisser guider par leurs émotions, par leurs sentiments. C’était une erreur de débutant et ils refusaient sciemment de la faire, bien que ça puisse déranger leurs enfants, ils ne pouvaient faire autrement. Trop de mauvais esprits tentaient de leur prendre leur place, leur trône et leur pouvoir. Certes, aujourd’hui ils étaient en position de force, mais tout Roi sait que sa position est précaire, instable, pouvant être détruite à tout instant. Pour leurs enfants, ils ne prendraient pas le risque de tout perdre, c’était un sacrifice qu’ils refusaient.
Il pose un instant son regard, compatissant, sur son fils. « L’oublier est futile, faire de toi quelqu’un de meilleur est, à mon sens, plus judicieux. » Il hausse les épaules. « Tu peux être différent si tu sais en faire ton atout pour protéger ta famille. » C’était assez évident. « Si par contre tu n’en es pas capable… » Il croise les mains devant lui, ne finissant pas sa phrase, ses yeux parlant par eux-mêmes. Parce qu’au final, tout ce qu’il reprochait à son fils était son incapacité à prendre soin de sa famille. Actuelle certes, mais aussi la future qui verra peut-être le jour. Comment pourrait-il protéger un bébé d’une société infâme comme l’était celle des sorciers s’il compatissait à leur sort ? « Parce que tu es né dans la mauvaise famille. » Répondit-il, le plus honnêtement possible. Son fils était désormais un homme, il était temps qu’il comprenne et qu’il arrête de se cacher derrière des excuses. « Tu es un Prince Archdeacon. » Comme si cela suffisait, il hésita à poursuivre. Pourtant, il le fit. « Ta place, beaucoup la veulent et beaucoup serait prêt à te tuer, à te manipuler, voir même à te donner de l’amour pour l’avoir. » Parce que oui, il pourrait être séduit par des femmes, voir par des sorcières juste pour sa position sociale. « Ton avenir ne sera jamais en danger financièrement, tu auras toujours un toit et une famille autour de toi, pire même pour certains, tu pourrais influencer sur la politique, l’économie et sur un tas de choses. Grâce à ta position sociale, grâce à ton nom et à ton sang. » Il soupira un instant, comment pouvait-il ne pas l’avoir compris depuis tout ce temps ? « Malheureusement, ça veut aussi dire que certains veulent pouvoir te tuer, t’arracher à tout prix tout ce que t’as, juste peut être pour faire souffrir l’un de nous, ou pour avoir ce qu’ils n’auront jamais. » Il haussa les épaules, presque blasé de devoir tout lui expliquer, pourtant ni son corps, ni son visage, ne laissaient paraître la moindre lassitude. « Tu dois comprendre qu’un jour le père ça sera toi. Que peut être ta fille sera poursuivie par les médias alors qu’elle ne sera juste qu’à peine sortie du ventre de sa mère, voir même alors qu’elle était encore à l’intérieur. Peut-être qu’un jour, quand on apprendra la grossesse de ta femme, on te poursuivra dans la rue et par les médias pour faire des affaires avec toi, pour monétiser le corps de ta fille, en faire un objet, comme s’ils avaient un quelconque droit sur l’empire que tu as construit, sur la vie que tu as donnée, comme s’ils avaient le droit de bafouer le respect que tu as pour ta femme et pour ta famille. » Une lueur de rage froide brille un instant dans les pupilles de glace du Roi, avant de disparaître. « Et ça, pour chaque enfant que tu mets au monde. Ajoute à ça la pression médiatique, le peuple qui te voit comme des idoles alors que tu ne fais que ton travail, ou alors que tes enfants ne font que grandir, à leur rythme. » Il respire, reprend une gorgée d’eau. « Puis un jour, tu te trouveras en difficulté, tu auras un enfant malade, un problème au travail et on te menacera. » Sourire froid, cynique sur les lèvres, il déglutit. « Bien sûr, on ne te menacera pas toi, parce que peu nombreux sont les hommes menaçant leur égal, mais on s’en prendra à tes filles, à tes fils. » Son regard planté dans celui de son fils, il ne le quittait pas. « Alors face aux menaces on protège ses enfants. On s’arrange pour que leur avenir soit, au possible, fixé, droit, inchangeable. » C’était triste, mais c’était leur vie désormais. « Si tu es marié à quelqu’un de manipulable, de suffisamment fiable pour qu’on puisse tous se protéger et que pour qu’en cas de problème, tu puisses gérer, ça vaut mille fois mieux qu’un mariage d’amour qui peut se rompre dès que l’amour s’efface. Qui peut se faner et se modifier au fil des sentiments. Si t’es intelligent, tu mens efficacement, tu assures tes prises, tu assures tes alliés et ton capital. Puis, quand on croit te faire tomber, quand on croit te blesser ou te prendre ce à quoi tu tiens, ton ennemi se retrouve piégé au sein de la toile que toi, tu as tissé. Grâce aux mariages, aux manipulations, aux alliances, à tout ce qui peut te protéger ou t’éviter la chute. » Parce qu’au final, toute la vie des Archdeacon n’était qu’une vaste manipulation, qu’une toile d’araignée géante au sein de laquelle Erwin et Nenya tissaient des liens, inébranlables.


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MessageSujet: Re: Qui ne fait pas mieux que son père est un fou ϟ Erwin    Jeu 4 Mai - 21:23


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Tu fais face à ton père, tentant de comprendre pourquoi elle. Pourquoi elle et pas une autre. Pourquoi pas ne serait-ce qu’un semblant de choix entre deux personnes. Parce que peut-être que ça aurait tout changé de ton point de vue. Tu aurais pu avoir un semblant de pouvoir sur cette décision. Tu aurais pu apprendre à les connaitre, les observer de loin, chercher des informations –ne serait-ce qu’un minimum – avant de prendre une décision qui allait t’engager pour le reste de ta vie. Alors tu ne ressens rien. Tu ne la considères pas comme une fiancée mais plutôt comme l’épine présente dans ton pied, te gênant à chaque pas que tu fais. Alors sans le savoir, tu suivais les pas de ton ainée et tu t’opposais à ce choix. Pourtant vous étiez loin d’être dans la même situation. Elle n’était pas encore fiancée quand tu l’étais déjà. Tu ne pourrais jamais le faire revenir sur ses fiançailles contrairement à ta sœur qui pouvait tout de même négocier en partie la suite, si toutefois elle y arrivait. « L’oublier est futile, faire de toi quelqu’un de meilleur est, à mon sens, plus judicieux. » Encore pour cela aurait-il fallu que tu arrives à te faire une place dans cette famille, à t’y retrouver. Mais à quoi bon tenter. Cela faisait quatorze années que tu étais perdu au milieu des tiens désormais. Tu avais abandonné l’idée d’un jour réussir à changer ou à comprendre tout simplement. « Tu peux être différent si tu sais en faire ton atout pour protéger ta famille. » Oui, parce que c’était ainsi qu’il te voyait. Toi, le fils différent. Celui qui n’avait pas le même point de vue. Celui un peu trop tolérant, un peu trop naïf sur les dangers de l’extérieur. Pourtant tu étais peut-être le plus réaliste. Parce que c’était lui et uniquement lui qui vous avez tous mis en danger dans sa quête de pouvoir insensé. Ta vie n’aurait pas été moins bonne si tu avais été seulement une plus petite famille. Il aurait été ton père, ce qu’il n’est plus vraiment à tes yeux désormais. Parce que tu ne vois plus en lui qu’un roi, une personne qui se sert des autres pour monter des contrats, vendant même ses enfants aux plus offrants. Parce que c’était ça non, ce mariage ? Un petit contrat pour garder les Ayling sous sa coupe parce qu’ils étaient potentiellement trop dangereux. Une alliance. Faites des gosses ! 5 contrats parfaits, un par tête. Il devait être si déçu de ne pas avoir eu plus d’enfants, plus de têtes à caser, plus de liens à créer. « Si par contre tu n’en es pas capable… » Il ne termine pas mais tu as très bien compris où il voulait en venir. Pourtant tu aurais aimé l’entendre dire. Qu’est-ce qu’il ferait si tu n’en étais pas capable ? Il te renierait ? Il t’assassinerait ? Il te ferait disparaitre de la scène ? Oui, que ferait-il ? Pourtant tu ne poses pas cette question qui te brule les lèvres. Parce que tu n’as peut-être pas envie de savoir. Tu n’as pas envie de savoir ce qu’il serait vraiment prêt à faire. Tu as envie de le croire incapable de te faire réellement du mal si tu faisais quelque chose qui lui déplaisait, comme s’il apprenait pour Iseult par exemple. Pourtant, tu sais qu’il y a une raison pour laquelle tu pries pour qu’il n’apprenne rien. Parce qu’elle souffrirait, et alors il ne briserait pas qu’elle, mais toi aussi au passage. Il n’aurait pas les moindres remords alors que ton cœur se briserait et ne pourrait jamais être réparé.

Il se lance alors dans des explications sur les faits que tu as déjà entendues des dizaines de fois, par des personnes différentes, que tu connais par cœur. Oui, tu es un prince, et il y a beaucoup beaucoup de monde qui t’envie Tristan. S’il savait que tu échangerais volontiers ta place avec le premier venu. Parce que justement, tu ne voyais que ça dans les relations, pas un seul instant elles ne te semblaient réelles, vraies. Toi qui voyais le meilleur dans les gens, tu voyais pourtant que du mauvais dans les relations avec les personnes qui t’entouraient. Et s’il s’en moquait de tout ça, d’être faux avec les autres, c’était loin d’être ton cas. Parce qu’une fois, juste une fois, tu aurais aimé pouvoir être toi-même, être avec quelqu’un qui ne chercherait pas à obtenir quelque chose de toi. Si cette personne existait. Peut-être que certaines relations n’étaient pas ainsi, mais tu n’en avais aucune preuve. Alors tu espérais que c’était ainsi dans le fond. Une seule était véritable, celle qui te liait à Iseult. Celle qu’il visait indirectement. Mais elle ne voulait pas ta place, non. Parce qu’elle savait depuis longtemps que tu n’en voulais pas toi-même. Elle n’aurait pas joué ainsi parce que ce n’était certainement pas toi qui lui aurais donné ce qu’elle désirait au sein de la famille royale, c’était une évidence.

Et puis vient le moment où il te parle du mariage. Du mariage comme tu ne le supportes pas mais comme tu vas être obligé de le vivre. Un mariage juste pour faire une alliance avec une fille que ne sert que de pantin, de monnaie d’échange. Il te parle d’enfants, il te parle de menaces. Mais tu es sûr d’une chose. Si tu avais des gamins, tu ne resterais pas au palais. Parce que tu ne voudrais pas de tout ceci pour eux. Non, ils seraient bien mieux loin de tout ce cirque. De toute façon tu n’étais pas l’héritier, tu n’en avais rien à faire de tout ça. Mais on ne te laisserait pas faire n’est-ce-pas ? C’était tout bonnement impossible. Tu étais voué à rester dans ta prison dorée. Il t’a parlé d’influencer la politique, l’économie et multitudes de choses. Mais tu aurais aussi pu influer sur le bonheur du peuple en devenant violoniste. Il semble avoir une fois de plus avoir oublié que tu n’avais jamais voulu de tout ceci. Tu voulais juste faire du violon. Jouer pour les autres. Influer sur la culture avec les autres artistes. Mais un prince ne pourrait jamais être un artiste. Il n’aurait pas fallu faire tâche. Pourtant, il n’avait pas idée à quel point tu allais pouvoir influer sur la politique de ce pays grâce à ton nom. Toi, la brebis galeuse des Archdeacon. Celle qui n’avait jamais pensé comme il le fallait.

La fin de sa tirade te glace le sang. Il te parle d’ennemis que tu n’as pourtant pas, il te parle d’alliés, d’une position dont tu n’as que faire. Au milieu de tout ceci, il y a une évidence. Une évidence que tu sais depuis bien longtemps qui ressort. La première phrase de son explication n’avait jamais sonnée aussi vraie, tu étais né dans la mauvaise famille.

Pourtant, tu ne sais que répondre à tout ceci. Tu ne peux pourtant pas rester silencieux. De toute façon, ce n’était pas pour cette longue leçon de morale que l’on t’avait faite de nombreuses fois durant ton adolescence que tu étais ici. Non, même si tu étais content qu’il te rappelle à quel point il pouvait avoir un mauvais fond, lui et ses alliances. La suite n’en serait que plus facile. Tu ne sais pourtant pas vraiment ce que tu peux répondre. Il n’y a rien à répondre à ça, strictement rien. « Et qu’est-ce que la deuxième branche de la famille Ayling apporte précisément ? » Oui, pourquoi elle. Pourquoi elle et pas une autre ? Et puis, il y a cette question, cette question anodine, mais pourtant tellement importante pour toi qui ne sais pas quoi faire avec cette fiancée. « Comment tu as fait pour faire de maman une alliée ? » Parce que non, tu ne voyais pas comment tu pourrais être un jour l’alliée de cette rouquine que l’on t’avait filé comme fiancée.
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MessageSujet: Re: Qui ne fait pas mieux que son père est un fou ϟ Erwin    Jeu 25 Mai - 18:43

Il avait l’impression de parler dans le vide. Il avait beau essayer d’ouvrir les yeux à son fils, rien n’y faisait, rien ne changer. Il avait beau passer du temps à expliquer les choses, à mettre du cœur à son ouvrage, rien ne changera, rien du tout. Il ne semblait pas écouter, ou alors il s’en fichait ? Peut être même qu’il se disait qu’il n’était pas fait pour ça, qu’il n’était pas de cette famille, ou d’autres méchancetés. Qu’importe, il ne savait pas réellement quoi faire ou quoi dire d’autre. Il avait fait ce qu’il avait pu pour mettre en surêté sa famille et maintenant que c’était fait, son propre fils le lui reprochait. Il ne savait pas ce qu’ils avaient vécus, ce que ses parents avaient enduré pour qu’il puisse vivre aujourd’hui décemment. Evidemment, il ne demandait pas de reconnaissance, mais parfois il avait l’impression qu’il oubliait complètement son histoire, comme si cela n’avait aucune importance. Comme si tout ce qu’il avait fait et tout ce que sa mère avait fait ne comptait pas. Parce qu’il avait pleinement conscience que sa mère avait fait énormément, bien plus que ce qu’il pensait. « Parce qu’il est parfois bon de faire des alliances qu’on attend pas. D’autant plus quand ils permettent de lier deux bonnes familles et deux bons individus. C’est quelqu’un qui ne te voudra pas de mal et qui cherchera toujours à protéger la famille. C’est quelqu’un qui t’acceptera comme tu es et sans chercher à te faire du mal ou à te désolidariser de la famille. » Parce que peut être que ça ne lui importait pas, mais aux yeux d’Erwin ça comptait, même s’il était très mauvais pour exprimer ses sentiments. « Se marier n’est pas facile, surtout dans une famille qui, comme la nôtre, n’a pas le droit à l’amour. » Et son fils semblait oublier que lui aussi aurait voulu un mariage d’amour, mais qu’il n’avait pas eu le choix. « Il faut alors chercher des partis qui n’aggravent pas la situation et qui, au-delà du fait de nous être utiles, qui nous soit supportables. Si tu étais avec quelqu’un d’infect jusqu’à la fin de ta vie, ça te ruinerait. Margeory est différente, loyale et elle ne cherchera pas à te mettre en porte à faux ou à te voler ta place. Elle te protégera, comme elle protégera vos enfants. » Il prit une gorgée de limonade. « Elle fera tout ce qui est en son pouvoir pour assurer le respect et la protection de notre famille. C’est quelqu’un qui pourrait être d’une grande aide pour toi. » Et pas seulement pour eux. Mais ça, il doutait qu’il le comprenne.

Il eut un sourire heureux et fugace à la mention de sa mère. Son épouse. Une femme merveilleuse. Une femme qui, comme lui, n’était pas ravi du choix de ses parents. « Ca a été plus difficile pour elle que pour moi. » Il penche la tête sur le côté, se souvenant d’une époque beaucoup plus calme. « A l’époque, en tant que femme, elle ne pouvait pas profiter de son corps comme les femmes d’aujourd’hui peuvent le faire, alors que moi je n’avais aucune limite, aucune contrainte, si ce n’est d’éviter de faire un fils. » Croisant et décroisant ses jambes, il s’installe plus confortablement dans son imposant fauteuil. « Et puis, quand on nous a annoncé nos fiançailles, elle était beaucoup plus jeune, magnifique et aurait pu avoir n’importe quel homme. Pourtant, sa famille a choisi un vieux crouton de vingt ans son aîné, pour faire sa vie. » Il soupira. « Ca a été un vrai choc. Et pourtant, avec une grâce et un respect insoupçonné elle a accepté. » C’était vrai, terriblement vrai, elle ne s’était jamais plainte de sa situation, pas un seul instant. « J’ai toujours traité ta mère avec beaucoup de respect, j’ai accepté toutes ses conditions, que ce soit pour le sexe, les enfants, la maison, la décoration. » Il rit un instant à la mention de la décoration, oui, elle a tout géré. « Nous allions passer le reste de notre vie ensemble, qu’on soit ou non d’accord, il a fallu s’apprivoiser. On a laissé le temps faire, on s’est, au début, forcés à se côtoyer. On sortait, buvait des verres, discutait de tout, de rien. Comme un rencard en fait. » Il haussa les épaules, comme si tout ceci avait été simple, mais son visage semblait dire le contraire. « On attendu d’être prêt, loin de la tension familiale pour parler des engagements et de ce qu’on attendait l’un de l’autre. On ne s’est jamais rien caché. Rien du tout. Au contraire même, on s’est absolument tout dit. Qu’on ne s’aimait pas, qu’on n’attendait rien de l’autre, qu’on le respecterait, mais qu’il n’y aurait aucun amour. » Il sourit, regardant son fils, le produit d’un amour qui a, finalement, éclot. « On a accepté les termes d’un contrat implicite entre nous et on a fait avec. Les débuts ont été difficiles, puis avec le temps, avec la guerre, avec les menaces et les pressions, on a vite compris qu’on ne pouvait se fier qu’à l’autre. Et qu’à lui seul. Alors on l’a fait, pleinement, totalement. Et sans regrets. » Et il ne le regrettait toujours pas. Il aimait sa femme, pas romantiquement, différemment, mais sûrement. Sans aucune gêne. « Ca prendra du temps et ça demandera des efforts, mais crois-moi, tu peux te faire de Margeory une véritable alliée, comme ta mère et moi l’avons fait. Nous avons fini par nous aimer, certes différemment d’un amour passionné et violent, mais je l’aime. » Sourire tendre sur le visage, il perdit un instant le fil de ses pensées à sa mention. « Et peut être que ça ne t’arrivera pas. » parce qu’il fallait être réaliste. « Mais rien ne t’empêchera d’avoir une maîtresse à côté si ça t’ai nécessaire, tant que tout est clair entre vous, rien ne vous empêchera d’avancer et de rester fort. Ce n’est pas l’idéal et je me doute que toi, comme tes frères et sœurs auriez voulus une vie normale, moins portée sur la politique, mais ni vous, ni moi n’avons décidé tout ça. » Il haussa les épaules, blasé et battu par une situation qui n’avait jamais été celle à laquelle il aspirait.


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Qui ne fait pas mieux que son père est un fou ϟ Erwin

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