La beuglante qu'on aurait jamais dû envoyer – Emeline Fisher
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La ville de Birmingham compte actuellement 22 Purs, 6 Purifiés et 25 Impurs, la Résistance semble recruter plus de membres que l'Ordre du Phénix, il serait peut être bon de se méfier de ce regroupement.
Les les femmes deviennent importantes et prédominantes, au détriment du sexe masculin, pourtant si charmant.




 
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 La beuglante qu'on aurait jamais dû envoyer – Emeline Fisher



l'impureté sera traitée et éradiquée
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MessageSujet: La beuglante qu'on aurait jamais dû envoyer – Emeline Fisher   Lun 13 Fév - 21:20



La beuglante qu'on aurait jamais dû envoyer

Ft. Emeline Fisher





Chambre d'Emeline
Face à face, ça doit bien faire trois longues minutes que vous vous jaugez du regard. Il est loin le temps où vous échangiez vos promesses d'amour éternel, loin le temps où vous vous faisiez confiance malgré tous les imprévus de cette chienne de vie. Merlin qu'il t'en a coûté que de lui avouer tout ce que tu ressentais, et c'est ainsi qu'elle te remercie ? En se donnant en spectacle devant Emeline, en te renvoyant ce que tu as fait pour elle en pleine tronche ? Oui tu vas en épouser une autre, mais uniquement pour vous protéger, vous sauver, vous préserver des radars de l'Ordre du Phénix. Elle, esclave, tu sais que tu n'aurais jamais pu te marier avec sans abandonner ta liberté, et c'est une chose qui te paraît impossible. Même elle, elle devrait le comprendre, même si elle fait celle qui refuse d'entendre raison. Tu n'avais pas le choix. Vous n'aviez pas le choix. Si tu pouvais lui dire la vérité, tout serait plus simple, mais tu ne peux pas. Tu ne peux pas lui expliquer que tu as fait la connerie monstrueuse que de t'envoyer en l'air avec Ulyana pour l'oublier, et que la charmante Patrouilleuse n'a pas du tout aimé que tu la plaques, que tu lui résistes. Qu'à cause de ça, elle est convaincue que tu as une amante. Qu'à cause de ça, tu dois lui prouver que c'est exact, mais que ça n'est pas une esclave et que tu ne fais rien de mal. Lui avouer, ça serait l'abandonner. Tu le sais. Et tu ne peux pas t'y résoudre. Pas alors que tu as enfin réussi à accepter ces sentiments, cruels, terribles, coupables, pour elle. Qu'aurait-il dit, hein ? Alors, vous vous toisez. C'est au premier qui cédera. Et c'est elle. C'est elle qui, dans un dernier cri de douleur, finit par s'enfuir de la demeure des Fisher en claquant la porte derrière elle.

Toi, tu restes comme un con.

Planté là, à regarder la porte sans rien faire.

Tu es désolé. Pour elle. Mais aussi pour Emeline, qui n'avait pas besoin de perdre une amie à cause de tes conneries. Tu savais Lykaïa terrible. Tu la savais jalouse, possessive. Tu n'étais pas aveugle au point de n'avoir jamais remarqué à quel point tes relations ici et là la rendaient malade de jalousie, ou même à quel point ça te crevait le cœur que de lui mentir sur tes sentiments en sentant bien que tu la brisais chaque fois un peu plus. Elle ne disait rien pourtant. Oh il y avait bien eu ces disputes. Ces disputes où – évidemment – vous vous mentiez sur le pourquoi du comment vous vous énerviez, trouvant des prétextes toujours plus bidons. Jusqu'au jour où vous vous étiez – enfin – tout avoué. Alliez-vous tout casser par manque de confiance ? Dépité, tu as jeté un regard à Emeline. Votre relation est récente, fragile, mais Lykaïa n'aurait jamais dû agir ainsi. Et c'est justement ce que tu craignais le plus. Alors quoi ? Était-ce fini ?

La voix penaude, tu as demandé à Emeline si elle ne voyait pas d'inconvénient à ce que vous restiez ensemble pour l'attendre. Elle a accepté, et vous avez passé le reste de la journée coincés dans sa chambre, devant un poste de télévision que vous ne regardiez qu'à peine. L'heure avait tourné. Dix heures. Onze heures. Midi. Lykaïa ne rentrait toujours pas, et tu n'avais aucune idée de ce que tu devais dire pour rassurer Emeline, si ce n'est : « Ne t'inquiète pas, elle s'y fera. Elle a seulement besoin de se calmer. C'est tout. » Oui, c'est tout. C'est en tout cas ce que tu as essayé de te faire croire. Puis... un flash information. Terrible, car totalement imprévisible et inattendu. Une explosion, à Birmingham, dont on faisait déjà courir le bruit qu'elle était le fruit d'une action de la Résistance. Tu as rehaussé un sourcil, complètement dérouté par cette annonce. Autant de morts ? Des esclaves parmi les morts ? Oh tu ne vas pas cracher que la mort des Chatterton, de l'Ayling ou de la Blackwood soit une excellente nouvelle à tes yeux. Mais... et tous ces esclaves ? Un sacrifice pour la cause ?

Jusqu'alors, jamais la Résistance n'avait pris le risque de tuer des innocents...

Alors... qu'est-ce que cela voulait dire ?

- … C'est bizarre, laisses-tu finalement échapper, sans quitter la télévision des yeux.

Une conférence est annoncée.

Et toi, tu fronces les sourcils, complètement paumé.




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MessageSujet: Re: La beuglante qu'on aurait jamais dû envoyer – Emeline Fisher   Mar 14 Fév - 21:03


La beuglante qu'on aurait jamais dû envoyer
« FLEURS FANEES MEURENT, NOIR ET BLANC SEULES COULEURS D'UN FUTUR QUI EST DEJA LE PASSE POUR NOUS DEUX, ET POURTANT IL VAUT VIVRE OU SURVIVRE SSANS POEME SANS BLESSER CEUX QU'ON AIME, ETRE HEUREUX, MALHEUREUX, VIVRE SEUL OU MEME A DEUX »

Ils se déchirent devant toi et tu n’interviens pas. C’est ton fiancé, un très bon ami, et l’une de tes amies les plus proches, ton esclave désormais, qui se disputent. Et dire que tu avais cru que tu faisais tout cela pour le mieux. Que tu lui rendais service au passage. Mais elle ne veut pas comprendre. La jalousie parle pour elle et tu la comprends malgré tout. Parce que tu ne sais pas comment tu aurais réagi à sa place. Mais tu n’y es pas, tu n’y seras jamais. Parce que tu as eu la chance qu’elle n’a pas eu. Une fois de plus la culpabilité te ronge, tu aurais pu être à sa place. Voir celui que tu aimes en épouser une autre parce que ton statut de sang était trop dangereux pour vous deux. Mais non, tu étais là, bien vivante et tu lui volais Wilh. Alors tu restais silencieuse pendant que le couple se déchirait. Tu savais qu’il avait raison, tu savais que tu avais pris la bonne décision pour elle. Mais plus rien ne serait jamais pareil. Elle ne te le pardonnerait jamais. Tu priais pour qu’elle comprenne pourquoi vous aviez pris cette décision. Mais elle ne semblait pas vouloir le faire. Pas pour l’instant. Il lui faudrait du temps et tu le savais très bien aussi. Mais ce n’était pas la première fois qu’elle était mise au courant de la situation. Cela faisait des mois désormais et rien ne semblait changer de ce coté là. Entre ça et sa maladie que les docteurs n’avaient pas réussie à identifier, elle était vraiment à bout et tu le sentais. Mais au moins, elle était au chaud, elle était chez une amie, dans une famille qui la considérait comme un membre de celle-ci. Tu l’avais sauvée de sa vie d’esclave mais tu n’avais pas réussi à la rendre heureuse. Tu ne l’étais jamais vraiment non plus, mais elle ne le serait pas plus chez toi. Non, elle était obligée de vivre jour après jour avec toi, celle qui lui avait volé son amant, celui qu’elle aimait. Votre lien, votre amitié si importante à tes yeux au point que tu avais cherché à la sauver. Une amitié basée sur des passions communes mais également des connaissances communes s’effritait, se brisant petit à petit.

Un des deux allaient craquer, la colère allait devenir trop forte pour qu’ils restent tous deux. Leurs regards ne se lachaient pas, tu assistais à leur duel silencieux. Et c’est elle qui partit. La porte claqua avant même que tu aies le temps de la rattraper. Il ne fallait pas qu’elle sorte. Pas dans son état. Pas alors que les symptômes de sa maladie grandissaient jour après jour. Si elle faisait une crise, personne ne l’aiderait. Et si elle faisait un malaise ?  Elle était une esclave, personne ne s’occuperait d’elle. Elle pourrait crever la gueule sur le trottoir que les gens l’y laisseraient. « Ne t'inquiète pas, elle s'y fera. Elle a seulement besoin de se calmer. C'est tout. » Il tente de te rassurer mais cela ne fonctionne pas très bien. Parce que la situation dure depuis trop longtemps désormais. Tu te contentes de hocher la tête, d’acquiescer. Tu veux y croire mais y croit-il lui-même. Il a toujours trouvé les mots pour te rassurer, il a toujours voulu te protéger mais vous n’aviez jamais compris que pour lui comme pour toi, c’était les autres qu’il fallait protéger de vous. De vous et des décisions que vous étiez capables de prendre parfois. Tu te soutiens Acanthe et Doralenn. Les réactions qu’elles avaient toutes les deux eu lorsque tu avais tenté de les aider. Elles refusaient cette aide, parce qu’elles avaient peur des conséquences qu’elles auraient sur elles. Pourtant, tu ne les avais pas laissé décider. Même lorsque tu cherchais à aider, à oublier que tu n’étais pas comme eux en leur apportant un peu de joie, les victimes collatérales de tes actions étaient importantes. Et Lykaïa était peut-être ta plus grosse victime. Comme l’avait également été Aestas, pour lequel tu avais pourtant développé des sentiments.

Vos regards ne quittent pas vraiment l’écran de télévision que vous regardez tranquillement dans ta chambre. Pourtant, tu n’y prêtes pas à attention. Tu retraces cette journée où il t’a demandé en mariage. Toutes les étapes et tu tentes de te convaincre une nouvelle fois que tu as pris la bonne décision. Mais plus le temps avance, plus c’est difficile à croire pour toi. Cette décision visant à protéger Lykaïa t’a éloignée d’elle. Mais aussi d’Aestas. Et on ne parle même pas de ta famille, famille qui ne comprend pas. Ton frère essaie, mais il sait que tu lui mens lorsque tu lui dis que tu es heureuse à ses cotés, parce qu’il t’a vu pleurer en silence dans ta chambre. Alors il a tenté de savoir, et tu lui as menti, pour le protéger et il ne l’a pas supporté. Tu sais qu’il est là pour toi, comme il l’a toujours été, mais il ne peut s’empêcher de revenir à la charge, ta relation avec lui se résumant désormais à comprendre pourquoi tu vas si mal alors que tu as enfin avancer dans ta vie. S’il savait, que tu n’arrives toujours pas à faire le deuil de tes parents même si tu prétends le contraire, que la colère gronde encore en toi, que ton cœur est brisé de ne pouvoir être aux cotés d’Aestas alors que tu as si peur qu’il ne te pardonne jamais ce nouveau mensonge… Ta mère de son coté n’approuve pas forcément, mais elle ne juge pas. Mais ton père t’en veut. Parce qu’il te trouve trop jeune. Tu avais brisé ta famille au passage. Heureusement, il serait là, pour toi tout de même. Il fallait que tu lui parles d’Aestas, que tu trouves un moment. Cela n’avait que trop duré.

Les heures passent et tu commences tout de même à t’inquiéter. Parce que même en colère, Lykaïa devrait être de retour. Une heure pour se calmer, c’est largement suffisant. Et s’il lui était arrivé quelque chose. S’il lui était arrivé quelque chose alors que c’est en partie de votre faute, à tous les deux, si elle était sortie. Mais tu restes silencieuse. Tu gardes ta peur pour toi. Ca ne sert à rien de paniquer, elle sera de retour d’ici quelques minutes. Elle avait peut-être besoin d’encore plus de temps pour se calmer. Ou alors elle a cherché à discuter avec une autre amie parce que c’était impossible pour elle de se confier à toi.

Et puis la nouvelle tombe. Tu vois les images de la rue, tu as l’impression que c’est la guerre qui s’est abattue dans votre ville. L’information tourne en boucle ainsi que les images du Plough détruit, un attentat à la bombe apparemment, mais aussi les visages des quatre morts issus des hautes familles. Ils disent qu’il y aurait une cinquantaine de morts, esclaves comme libres, impurs comme purs. Ils disent que c’est la résistance mais tu n’y crois pas. Ils ne s’attaqueraient pas aux impurs. Ce n’était pas leur but, enfin, c’était l’impression que tu en avais. « … C'est bizarre. » Wilheilm semble d’accord avec toi. Et puis le doute s’installe petit à petit dans ton esprit. Cela devrait faire des heures qu’elle est rentrée désormais. « Est-ce que tu crois que… » Tu ne peux finir ta phrase, parce que le dire serait rendre la chose réelle. Et si elle était là-bas. Et si elle faisait partie de ses victimes esclaves ? Et si… Tu ne dis rien mais un frisson parcourt ton dos alors que tu te fais petit à petit à cette éventualité. Mais tu ne veux pas y croire. Parce que d’ici quelques minutes, Lykaïa va franchir cette porte. Elle aura retrouvé un semblant de sourire et ton existence repartira comme s’il ne s’était jamais rien passé.
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MessageSujet: Re: La beuglante qu'on aurait jamais dû envoyer – Emeline Fisher   Mer 15 Fév - 18:24



La beuglante qu'on aurait jamais dû envoyer

Ft. Emeline Fisher





Chambre d'Emeline
- Est-ce que tu crois que...
- Non.

Tu ne veux même pas envisager cette possibilité. Pourquoi Lykaïa aurait-elle été là-bas ? Certes, vous aviez pris l'habitude de vous balader à Harbone quand vous vous rencontriez dans le plus grand des secrets, mais ça ne veut rien dire du tout à tes yeux. C'est le “Plough” qui a sauté, pas le quartier. Même si Emeline la paie mieux qu'une autre famille ne l'aurait fait, tu sais pertinemment que ça ne veut rien dire pour autant : les Fisher ne sont pas les Fawkes, ils ne pourraient pas payer des fortunes une simple esclave. Elle n'aurait jamais eu les moyens de manger là-bas. À moins d'avoir volé un Pur. Et tu connais assez la jeune femme pour savoir qu'elle n'aurait jamais pris un tel risque. C'est ce que tu te répètes, en boucle. Encore et encore. C'est invraisemblable. Pourtant, plus tu y songes, plus l'alternative prend du sens. L'illogique devient logique. Tu as peur. Tu as peur parce que tu ne sais pas quelle serait ta réaction si Lykaïa était bel et bien morte. Comme ça. Le cœur serré, tordu de douleur, tu te refuses d'imaginer le pire, mais maintenant qu'Emeline a formulé l'alternative, l'alternative prend vie, prend corps, s'impose à toi comme une vérité plausible bien que tu la rejettes en bloc.

Et toi, tes mains se crispent. La souffrance se diffuse en toi, physique et mentale. Tu sens ton dos se nouer, s'engourdir, se contracter sous la puissance de la tension qui s'accumule, plus vicieuse que le venin mortel d'un mamba noir. Purs et impurs ont péri dans cette attaque. Impurs. Sorciers. Lykaïa ? La Résistance coupable ? Tu n'y crois pas. C'est un cauchemar. Tu vas te réveiller. Comment pourrait-il en être autrement ? Tes neurones s'activent, bourdonnent, fredonnent – moqueurs – l'horrible litanie qui, inlassablement, répète qu'elle n'est pas morte, qu'elle ne peut pas l'être. Elle n'aurait pas été là-bas. Elle n'avait aucune raison de s'y rendre. Sa maladie l'a diminuée, affaiblie. Sa maladie l'a rendue aigrie, mais pas au point de se montrer suicidaire. Jamais. Elle t'avait toi. Elle t'avait. En dépit des apparences, elle t'avait, vous vous aimiez, elle aurait tout sacrifié pour toi de la même façon que tu aurais tout sacrifié pour Elle. Alors, tu refuses d'y croire. Impossible. Incongru. Inconcevable. Elle a forcément tort. Emeline se trompe nécessairement. Parce que vous aviez murmuré ces douceurs, ces promesses, cet amour infini. Parce que l'odeur de son parfum imprégnait encore chacun de tes sens. Parce que vous étiez un tout : vous viviez pour l'autre. Parce qu'elle avait avoué t'avoir toujours aimé. Parce que tu avais été toi-même pour la première fois depuis de nombreuses années. Avec Elle, plus de mensonges. Avec elle, pas besoin de se cacher. Avec elle, pas besoin d'être un autre.

Alors non : sa mort ne pouvait être.

Il n'y avait que sa vie, la vôtre, et celles que vous pourriez avoir si un jour tout redevenait comme avant. Il n'y avait que son amour, le tien, le vôtre, et ceux qu'elle aurait pu enfanter un jour, ce jour où tout irait mieux. Vous ne viviez que pour ce futur. Sa maladie n'était rien qu'un détail sur cette route. Sa maladie n'était qu'un de ces nombreux (et futiles) obstacles à surmonter. Mais vous étiez forts. Vous étiez ces forces de la nature qu'on respecte et qu'on redoute. Celles qu'on voudrait soumettre mais qu'on ne peut que subir. Vous étiez votre tout, votre indicible. Vous étiez cette montagne qui écrase et qu'on ne peut que gravir en espérant la conquérir. En vain.

Lykaïa n'était pas morte.

Fin de l'histoire.




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MessageSujet: Re: La beuglante qu'on aurait jamais dû envoyer – Emeline Fisher   Jeu 16 Fév - 19:20


La beuglante qu'on aurait jamais dû envoyer
« FLEURS FANEES MEURENT, NOIR ET BLANC SEULES COULEURS D'UN FUTUR QUI EST DEJA LE PASSE POUR NOUS DEUX, ET POURTANT IL VAUT VIVRE OU SURVIVRE SSANS POEME SANS BLESSER CEUX QU'ON AIME, ETRE HEUREUX, MALHEUREUX, VIVRE SEUL OU MEME A DEUX »

« Non. » Sa réponse est sans équivoque. Pour lui, Lykaïa ne peut pas avoir été là-bas. Pourtant, au plus profond de toi, tu sais que ce n’est pas normal qu’elle ne soit pas rentrée. Elle était peut-être énervée mais il n’y avait pas raison qu’elle ne revienne pas. L’heure du repas était largement dépassée. Elle aurait dû être là depuis des heures désormais. Mais tu ne dis rien. Tu restes silencieuse alors que Wihleilm ne veut pas se faire à l’idée. Tu n’insistes pas. Il a certainement raison. Elle avait juste besoin de faire plus le vide par rapport à d’habitude. Le silence s’installe alors que ni l’un ni l’autre ne veut le briser. Parce qu’il n’y a plus rien à dire désormais, juste à attendre. Ton regard ne se détache pas de la télévision et des images qui y tournent en boucle. Petit à petit ta gorge se resserre car tu tentes tant bien que mal de te faire à l’idée de cette éventualité. Eventualité que tu ne veux pas croire possible. Que tu espères de tout cœur ne pas être vrai. Elle aurait très bien pu être dans la rue juste à coté du Plough quand celui-ci a explosé. Elle pouvait faire partie de ces victimes collatérales dont ils parlaient. Elle était peut-être juste blessée. C’était déjà trop.

Ton cœur se brise petit à petit, au fil des minutes passant sur l’horloge sans qu’elle ne rentre. Tu sens que tes yeux commences à piquer alors que la peur t’envahie. Parce que oui, tu as peur. Peur pour elle et ce qui a pu lui arriver. Elle n’était pas que ton esclave, elle était ton amie, une des amies les plus proches. Tu l’avais rencontrée des années plus tôt et vous aviez gardé contact tout ce temps, parlant notamment de soins et de médecine. Tu lui filais tes cours car elle ne pouvait y accéder à cause de son statut. Un lien singulier entre vous deux, la pure et l’impure, mais une amitié belle et bien réelle. Amitié que tu sentais s’estomper depuis que vous aviez pris cette décision. Tu t’en voudrais tellement si elle était morte là-bas à cause de vous. Elle serait morte en pensant que tu lui avais volé Wilheilm. Elle serait morte triste et malheureuse à cause de cette décision que vous aviez prise. Tu savais que tu l’avais fait pour elle, mais c’était à cause d’elle qu’elle avait quitté cette maison aujourd’hui. A cause d’elle qu’ils s’étaient disputé, à cause d’elle qu’elle était partie se calmer. A cause d’elle qu’elle n’était toujours pas revenue.

Tu ne sais plus quoi faire. Tu n’en peux plus d’attendre ici. Pas en la sachant dehors. Tu ne peux pas rester ici à tourner en rond. A t’imaginer qu’un des corps sous ces bâches noires est peut-être le sien. Parce que même si tu ne veux pas y croire, tu ne peux pas t’empêcher d’y songer de plus en plus. Car l’heure tourne et qu’elle n’est toujours pas là. « J’en peux plus je vais la chercher. » Parce que si elle était dehors, vous finiriez bien par la retrouver. Tu te lèves déterminer à aller à sa recherche. Pourtant tu ne peux cacher ton angoisse, elle est présente partout en toi alors que tu trembles légèrement, que ton visage est fermé, tendu et qu’on pourrait voir quelques larmes briller dans ton regard.

Elle devrait être de retour depuis bien trop longtemps pour que tu ne fasses pas ce lien de cause à effet. Elle devrait être de retour depuis bien trop longtemps pour que ton inquiétude ne soit pas à son paroxysme. La peur prend tes tripes, ton ventre se noue. A moins que ce ne soit déjà un début de tristesse à l’idée qu’elle ait définitivement disparue.

Mais ce n’était pas possible, elle était trop forte. Elle devait être ailleurs en train de laisser couler sa souffrance.
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MessageSujet: Re: La beuglante qu'on aurait jamais dû envoyer – Emeline Fisher   Mer 1 Mar - 16:39



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Chambre d'Emeline
Les minutes passent. Vous ne parlez plus. Vous n'avez rien à dire. Vous n'avez plus qu'à attendre. Alors, il n'y a plus que cette télévision en bruit de fond, il n'y a plus que les échos de cette conférence qui pleure. Qui crie. Qui hurle et tempête contre le monde entier. Sans comprendre que la Résistance ne peut pas avoir commis un tel acte. Que c'est impossible. Ils ne s'en prennent pas aux innocents. Jamais. La Résistance prône un Idéal que ce Gouvernement ne peut pas comprendre, qu'il ne comprendra jamais tout simplement parce qu'il ne cherche même pas à savoir qui vous êtes. La preuve : ils accusent sans conviction, sans indice, sans réponse, sans rien. L'autre pétasse Archdeacon elle-même dit que l'enquête est en cours, mais ils sont malgré tout certains que c'est un acte terroriste ? Ça te fait doucement rire. Jaune. La Résistance prône la Libération des Esclaves, la Libération de la Magie. Ni plus ni moins.



Pourtant, le Roi parle, le Roi menace, le Roi se veut imposant et terrifiant. Son discours te donne la nausée. Le Roi parle et les autres, ces ignorants, ils écoutent et interrogent. Tous autant qu'ils sont. Leurs questions sont un poison pour l'Humanité. Leurs questions sont une tare. Leurs questions sont accusation gratuite et mesquine redoutablement déguisée. Rendu fou de rage par ces images, tu es à deux doigts d'exploser la télécommande dans le mur quand Emeline se lève. Ton geste s'arrête net, tes yeux se posent sur elle.

Qu'est-ce qui se passe ?

- J'en peux plus, je vais la chercher.
- Elle pourrait être n'imp...

Tes mots sont interrompus. En bas, la cloche a sonné. Une voix familière se fait entendre mais tu n'en discernes pas les mots exacts. Tu en devines certains, sans certitude. « Recherche ». « Fawkes ». « Fisher ». Quelqu'un lui répond, certainement le frère d'Emeline, peut-être son père ? Tu n'en sais foutrement rien. Tu ne dis rien. Tu te contentes de tendre l'oreille, parce que tu ne comprends pas ce qu'elle peut bien foutre ici. Encore moins « maintenant ». Ou plutôt si, tu as bien une idée, mais elle te paraît tellement insensée que tu t'efforces de la rabattre dans un coin oublié de ton crâne. Elle a beau être conne, terriblement conne, elle n'agirait pas ainsi sans... rien. Bientôt, les bruits de pas suivent ceux de la conversation. Confus. Bruyants. Pas moins de six personnes qui montent l'escalier d'un pas rapide et déterminé. Peut-être dix. Tu n'en sais rien. Foutrement rien. Tout ce que tu sais, désormais, c'est que les tuniques rouges viennent d'ouvrir la porte de la chambre de ta fiancée avec fracas. Tout ce que tu sais désormais, c'est qu'Ulyana Tywain empeste l'euphorie alors qu'elle vous fait face, à vous deux, et que – Ô malheur – tout son corps crie sa jubilation.

De quoi vous accuse-t-on ?




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MessageSujet: Re: La beuglante qu'on aurait jamais dû envoyer – Emeline Fisher   Mer 1 Mar - 19:06


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« FLEURS FANEES MEURENT, NOIR ET BLANC SEULES COULEURS D'UN FUTUR QUI EST DEJA LE PASSE POUR NOUS DEUX, ET POURTANT IL VAUT VIVRE OU SURVIVRE SSANS POEME SANS BLESSER CEUX QU'ON AIME, ETRE HEUREUX, MALHEUREUX, VIVRE SEUL OU MEME A DEUX »

Sur la télévision, les images de l’attentat font à présent place à la conférence de presse organisée par votre roi. Tu l’écoutes mais tu ne peux t’empêcher de penser à elle. Toujours à elle. Parce qu’elle y était forcément. Elle devait y être. Ou alors elle aidait là-bas. Après tout, elle avait eu des bases de médecine grâce à toi alors c’était possible que ce soit ce qu’elle était en train de faire. Elle était peut-être pas loin à ce moment-là et elle s’était dit qu’elle pouvait être utile. Mais tu n’y crois pas. Devant toi, ce pourrait être n’importe quoi que tu ne l’écouterais pas plus. Il parle de résistance, d’enquête, de plein de sujets. Une nouvelle proposition de loi aussi apparemment. Mais tu n’écoutes que d’une vague oreille. Parce qu’elle est celle qui reste présente dans ton esprit. Et s’il lui était vraiment arrivé quelque chose. Et si elle était morte là-bas. Tu serais responsable. Parce que c’était à cause de vous qu’elle avait quitté cette maison. C’était à cause des décisions que vous aviez prise à deux, pour elle. C’était à cause de toi qu’elle ne reviendrait peut-être pas. Les larmes te montent aux yeux alors que tu comprends que cela fait des heures et des heures qu’elle devrait être là. Ce n’est plus normal. Parce que petit à petit, tu te fais à cette idée qu’elle ne reviendra pas.

Alors conférence ou pas, tu te lèves. Parce que tu veux savoir ce qu’il en est. S’il faut que tu arpentes la ville pour la retrouver tu le feras, mais en attendant tu sais tout d’abord à quel endroit tu vas te rendre dans un premier temps. Parce que si elle avait quelque chose tu voulais pouvoir lui venir en aide. Si elle était blessée tu la ramènerais chez vous. Et si elle n’y était pas, tu irais à l’hôpital. Parce que c’était peut-être là qu’ils l’avaient emmenée. Mais tu en doutes. Elle n’est qu’une esclave. Ils pourraient la laisser crever dans la rue comme une bête malade. Tu n’as pas vu la colère qui a pris Wilh. Tu n’étais pas concentrée sur ce qui pouvait se dire à cette conférence. Enfin, bien sûr tu l’étais lorsque le roi parlait mais tu n’avais pas vraiment écouté les questions, inquiète pour ton esclave et amie. « Elle pourrait être n'imp... »

Ding ding ding !
La cloche sonne et ton cœur fait un bon dans ta poitrine. C’est elle. Elle est de retour. Mais pourquoi sonne-t-elle ? Et puis tu déchantes, très rapidement, très subitement. Parce que tu entends bien une voix de femme mais il ne s’agit pas de celle de Lykaïa. Tu tournes ton regard étonné ver Wilheilm alors que tu les entends demander où tu es ainsi que ton fiancé. C’était qui c’est gens. Et puis tu reconnais la voix de ton père qui leur répond. Au plus profond de toi, tu comprends de qui il s’agit, mais que tu ne veux pas le croire. Parce que tu as entendu au son de la voix de ton père qu’il se passait quelque chose de grave en bas. Qu’il ne s’agissait pas des voisins ou d’un ami de la famille. Tu ne comprends juste pas pourquoi l’Ordre du Phénix serait chez toi. Encore moi pourquoi ils viendraient te chercher toi ainsi que Wilheilm. Bon, c’était vrai que c’était une grande gueule. Mais il n’avait rien fait pour une fois. Alors que tu entends le bruit de leurs bottes qui claquent dans les escaliers, tu attrapes la main de ton ami. Parce que tu as peur. Parce que tu ne peux te permettre d’être accusée de quoi que ce soit. Tu es une impure. Tu ne veux pas mettre ta famille en danger inutilement. La peur ronge tes entrailles. Tu restes silencieuse alors qu’ils ouvrent la porte et que tu vois débarquer dans ton petit coin de paradis plusieurs patrouilleurs tout de rouge vêtus. Tu aimerais pouvoir te réveiller de ce cauchemar que tu fais souvent où ils viennent t’arrêter parce qu’ils ont compris qui tu étais. Mais tu ne peux pas. Cette fois-ci, le cauchemar a rattrapé la réalité. Tu serres fort la main de Wilheilm alors que tu tentes de cacher que tu paniques complètement, surtout lorsque tu vois la lueur de fierté qui brille dans le regard de la brune vous faisant face.
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MessageSujet: Re: La beuglante qu'on aurait jamais dû envoyer – Emeline Fisher   Jeu 9 Mar - 21:22

Boom. Ca a fait boom. Son coeur bat frénétiquement la chamade. La peur, la tristesse, la joie de pouvoir enfin agir, la peur, la tristesse, tout se mélange au sein de son corps. Réflexes ancrés en elle depuis des années, remerciant silencieusement l'entraînement intensif qu'elle s'impose quotidiennement, son corps de met en mouvement. Ses lèvres se muent, des mots en sorte, elle alarme, alerte, donne des ordres. Ses jambes la portent, ses bras se lèvent, ses doigts désignent et ses gestes ordonnent. Elle se veut calme, on lui obéit. La chef des patrouilleurs est désormais en mouvement, le roi lui donnant l'action complète, la liberté de tout faire, de tout prendre, de tout obtenir.
Ils contactent les témoins, recueillent un portrait robot, fouillent la base de données. Et lentement, mais sûrement un lien se crée. Tu vois dans la base de données les mots magiques s'afficher à la reconnaissance du portrait : Lykaïa, esclave de Miss Fisher, fiancée de Wilheilm Fawkes. L'ordinateur crache des données aux métas-mots donnés. Des articles, des diplômes, des études, des cv, deux puis trois vies entières pleuvent sur son ordinateur. Les preuves, ils les ont. L'esclave, la propriété d'une simple fille de bonne famille est désormais désignée coupable d'attentat.
A la demande d'un de ses patrouilleurs, elle déclare que le portrait robot n'est pas probant, qu'il est à recommencé. Elle prend ses meilleurs éléments, dont Evan, le chien du gouvernement. Kieran à ses côtés, ils e déplacent et la suivent. Tous reconnaissent un regard qu'ils n'avaient pas vu depuis longtemps et aucun ne discutent. Ce n'est pas le moment, la machine est en route. Les papiers dans sa main - connaissant trop bien l'homme à qui elle va s'affronter, ils se dirigent en moto, en voiture à la demeure Fisher. Elle frappe, n'attend pas de réponse, et ouvre. Elle interroge, obtient des réponses, mais en garde à vue les parents, les esclaves, laisse des hommes dehors, prépare sa matraque télescopique - espérant presque qu'il se rebellerait, et monte les marches. Quatre à quatre. Son coeur bat la chamade, le sang pulse dans ses veines. Elle réprime un sourire de jubilation, force ses hanches à fonctionner correctement. Ulyana se doit d'être impartiale, elle se reprendra une demi-seconde après avoir franchi la porte qu'on lui a désigné. Trop tard, mais elle ne peut s'en empêcher. Elle redevient professionnelle. "Mademoiselle Fisher, cette esclave vous appartenait-elle ?" Demande-t-elle froidement, sans politesse. Elle lui balance en plein visage le portrait robot de la jeune Lykaïa. Elle laisse le temps à la jeune femme de lui répondre. "J'ai le regret de vous annoncer qu'elle est décédée dans l'attentat, tout présume à croire..." Elle sort en même temps une liasse de papier, qu'elle tend vivement à Fawkes qui ne passera pas contre l'occasion de les demander, copie de son trajet, des témoignages reçus où l'on décrit par pas moins d'une dizaine de témoins, des purs et des impurs, qu'elle tenait un paquet serré contre elle et semblait déterminée, prête à réaliser le pire. "..Qu'elle est la responsable de l'attentat réalisé il y a quelques instants."
La chef laisse ses hommes se placer dans son dos, Evan à sa gauche, Kieran à sa droite. D'autres se placent en éventail dans leur dos, pour assurer la retraite et empêcher tout dérangement. Un autre vient se placer derrière les deux jeunes gens, pour leur éviter de prendre la fuite on ne sait comment - une porte dérobée peut être ? Aujourd'hui Ulyana ne prendra pas le moindre risque. Dans ses filets, Fawkes est tombé et s'il va sans doute se débattre, que donnera-t-il au gouvernement en l'échange de la sécurité de sa fiancée ? La réponse à cette question, douce mélopée au sein de son esprit, retentit déjà : tout.


qu'importe la souillure de ton sang, si tu me barres la route, je t'écraserai, si tu oses cracher sur le gouvernement qui ta garde en vie, je t'exécuterai — .
le devoir
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tout.
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MessageSujet: Re: La beuglante qu'on aurait jamais dû envoyer – Emeline Fisher   Sam 11 Mar - 19:31



La beuglante qu'on aurait jamais dû envoyer

Ft. Emeline Fisher & Ulyana Tywain





Chambre d'Emeline
Les yeux rivés dans ceux d'Ulyana, tu attends l'explication. Parce que t'es paumé, parce que tu ne comprends pas. Avec cet attentat, dont toutes les chaînes de télévision parlent, dont les échos se font encore entendre derrière toi, tu pressens le pire. Et les mots d'Emeline. Tenaces. Malgré toi, tu n'arrives pas à t'en défaire. T'as beau refuser d'y croire, t'as beau vouloir tout nier, tout en bloc, la présence d'Ulyana dans la maison des Fisher ne t'inspire que le pire. Le pire du pire. La peur. Non. La terreur. Et si Lykaïa était bel et bien morte ? Et si tout était lié ? Non. C'est impossible. Tu ne peux pas y croire. C'est interdit. Elle n'aurait jamais commis pareille action et t'en voudrait d'envisager le contraire. Elle t'en aurait parlé, de toute façon. Les poings crispés, tu t'accroches à cette douloureuse conviction. Celle qui te vrille le cœur à mesure que les secondes défilent. Mais tu t'y accroches. Désespérément. Tu prierais Merlin si tu n'étais pas à ce point désemparé. Tu avais juré. Tu avais promis. Tu avais déclamé haut et fort que, marié à Emeline Fisher, jamais plus tu ne ferais parler de toi. Alors quoi ? Venait-on de te piéger ? Comme un sale rat ? Non. Tu as été prudent. Toujours. T'es toujours prudent, au point que tes parents te taxent de parano. Quand aurait-on pu le faire ? Sans relâche, tu fixes ce visage qui t'a perdu plus d'une fois. Sans relâche, tu essaies d'en décrypter toutes les émotions. Cette jubilation froide qu'elle doit ressentir, d'avoir de quoi se venger de sa récente humiliation. Tu pourrais l'étrangler, tout de suite, rien que pour lui ôter cette vulgaire satisfaction que tu sais sienne alors qu'elle n'affiche rien d'autre que du professionnalisme.

- Mademoiselle Fisher, cette esclave vous appartenait-elle ?

Le portrait-robot pend devant vous, exhibé comme on le ferait avec un trophée. Toi, tu l'as déjà reconnue. Avant d'avoir vu le dessin, tu as compris. Toi, même si tu ne prononces pas un mot, même si tous les traits de ton visage sont figés, tu as su qu'on parlait d'elle. De Lykaïa. Tu retiens ton envie de déglutir, parce qu'Ulyana ne doit rien voir. Elle ne doit surtout pas voir que cette vision t’écœure, te donne envie de vomir ta tristesse. De vomir ce cœur brisé, piétiné, fracassé. Tu refuses d'en entendre davantage. Tu voudrais hurler ta rage et ta haine. Ces enfoirés te l'ont prise. Ils te l'ont volée. Ces fils de pute se sont emparés de ton bien le plus précieux. Pire. Ils vont l'accabler d'une honte sans pareille dans la mort.

- J'ai le regret de vous annoncer qu'elle est décédée dans l'attentat, tout présume à croire...

La voix te paraît si froide. Si distante.

Ton monde vient de s'écrouler. Tout entier.

Immobile, le souffle coupé, les mots sont coincés dans ta gorge.

- … qu'elle est la responsable de l'attentat réalisé il y a quelques instants.

Tu dois te ressaisir. Même si elle est tombée, tu ne dois pas faillir.

Tu n'en as pas le droit. Tu pleureras plus tard.

- Emeline, ne prononce pas un seul mot. Tout porte à croire qu'ils vont nous arrêter, alors ne dis rien – tout en parlant, tu as levé les yeux vers Ulyana, une lueur folle dansant au creux de tes pupilles. Quand ils t'interrogeront, ne crois pas un seul mot de ce qu'ils te diront et, surtout, refuse de parler sans la présence d'un avocat. – Tu parles vite, aussi vite que possible. Tu n'as pas le temps d'y mettre les formes. Tu ne tiens pas à ce qu'Ulyana te fasse taire pour mieux s'en prendre à ta future femme. Ne dis rien. Rien du tout. Tu m'entends ?

Ton regard a dévié, il s'est posé sur elle, plus pénétrant que jamais. Qu'elle te fasse confiance. À toi, rien qu'à toi. Tu as plus que l'habitude d'être mis sous les verrous, c'est un peu la marque de fabrique des Fawkes, non ? Tu connais leurs ruses. Chacune d'entre elles. Ulyana vous provoquera l'un et l'autre jusqu'à vous faire flancher, à l'image de tous ces autres Patrouilleurs à qui on a trop bien lavé la cervelle. À ces abrutis finis, ou ces pauvres victimes. Alors tu te tais, tu ne dis rien, tu n'en as pas le droit.

- S'ils avaient quelque chose de concret, ils nous auraient déjà passé les menottes.




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MessageSujet: Re: La beuglante qu'on aurait jamais dû envoyer – Emeline Fisher   Dim 12 Mar - 15:01


La beuglante qu'on aurait jamais dû envoyer
« MEFIE-TOI DE LA DICTATURE QUI SOMMEILLE, LE BRUIT DES BOTTES EST UN MAUVAIS REVEIL »

Il n’avait fallu que quelques secondes pour que tout bascule et qu’ils arrivent. Mais ils étaient bien là, chez toi, dans ta chambre. Ils se pensaient peut-être chez eux. Ton regard se fige ainsi que l’ensemble de tes membres alors que la peur arrive. C’est la première fois que tu es vraiment face à eux. Tu serres la main de ton fiancé un peu plus fort. Parce que tu as besoin d’être rassurée par sa présence. Il sait quoi faire. Il le faut. Il a déjà été dans cette situation plus d’une fois. Tu lis un semblant de victoire sur leurs visages et tu ne comprends pas. Tu ne veux pas comprendre pourquoi ils sont là. Parce qu’au fond, la raison est presque évidente. Ils sont là à cause de l’attaque. Ce que tu ne comprends pas, c’est pourquoi ? « "Mademoiselle Fisher, cette esclave vous appartenait-elle ?" » Appartenait ? La voix de la brune a brisé le silence et tu reconnais immédiatement la personne se trouvant sur la feuille qu’elle te tend. Même si elle ne te l’avait pas tendue tu aurais compris. Parce qu’elle n’était plus là depuis des heures. Elle était sur place. Mais pourquoi ? Pourquoi seraient-ils venus pour elle ? Elle n’était qu’une esclave. Pourtant, tu le sais déjà non ? Tu as compris mais tu ne peux le croire. Parce que c’est impossible. Non, ce n’était pas possible. Pourtant tu entends les mots qui franchissent la barrière de tes lèvres alors que tu lui réponds calmement. « Oui, pourquoi ? » Parce que tu veux l’entendre le dire, tu veux entendre le mensonge qui va sortir de sa bouche. Dans quelques secondes, ton monde va s’effondrer et tu le sais. Il n’y a pas d’autre solution. Tu as entendu les mots prononcés au passé. Alors avant même  qu’elle ne continue tu te bats déjà avec les larmes qui menacent de pointer dans ton regard. « J'ai le regret de vous annoncer qu'elle est décédée dans l'attentat, tout présume à croire... » Non, non. Tu n’as pas envie d’entendre la suite. Parce que ce n’est pas possible. Elle n’aurait jamais pu commettre un acte pareil. Elle n’aurait jamais tué des innocents dans une pseudo guerre. « Qu'elle est la responsable de l'attentat réalisé il y a quelques instants. » Ton regard se tourne vers Wilheilm. Peut-être pour leur cacher la douleur de cette perte. Peut-être aussi parce que tu sais combien il l’aimait malgré leurs disputes. C’est de votre faute si elle s’était retrouvée là-bas et était désormais accusée de quelque chose qu’elle ne pouvait avoir commis. C’était à cause de vous et de votre décision qu’elle avait quitté la maison ce jour-là. C’était pour cela qu’elle s’était retrouvée là-bas. C’était vous qui aviez provoqué sa mort. Ton amie était décédée à cause de toi et de cette idée de fiançailles qu’elle n’avait jamais accepté. Elle était décédée en vous en voulant à tous les deux. Tu ne bouges pas alors que les hommes de l’ordre vous encerclent. De toute façon, vous ne pourriez rien faire. Vous étiez piégés dans cette pièce, vous n’auriez pu vous échapper si vous l’aviez voulu qu’en sautant par la fenêtre. Mais autant ne pas être idiots. Jamais vous ne l’auriez atteinte tous deux sans vous faire prendre. Alors à quoi bon vous entourer à ce point ? Et puis, tu n’aurais jamais rien fait dans ton état. Alors que ton cœur se brise petit à petit. Alors que tu réalises qu’il n’y a plus d’espoir. Qu’elle n’est plus là. Pourtant tu avais voulu l’aider, la sauver. Tu n’avais que déclenché sa perte. Ton regard se porte sur ton fiancé. Il doit savoir quoi faire. Ce n’est pas la première fois que ça lui arrive alors tu lui fais confiance. Maintenant plus que jamais. En bas, tu n’entends plus les voix de tes parents. Où sont-ils ? Ont-ils étaient emmenés également ? « Emeline, ne prononce pas un seul mot. Tout porte à croire qu'ils vont nous arrêter, alors ne dis rien. Quand ils t'interrogeront, ne crois pas un seul mot de ce qu'ils te diront et, surtout, refuse de parler sans la présence d'un avocat. » De toute façon qu’est-ce que tu aurais pu dire. Tu ne savais rien. Tu avais l’impression d’être dans un mauvais rêve. D’ici quelques minutes tu allais te réveiller et elle serait encore là. Malade mais présente. « Ne dis rien. Rien du tout. Tu m'entends ? » Son regard te transperce alors que tu luttes toujours contre ses foutues larmes qui reviennent. Mais la détermination dans le sien, malgré la douleur t’arrête. Il faut que tu sois forte, pour vous deux, pour elle. Et tu hoches la tête. Parce que tu as compris. De toute façon, tu n’as rien à leur dire. Tu n’y crois pas toi-même. C’est impossible qu’elle soit le cerveau ou même l’instigateur d’un tel massacre. « S'ils avaient quelque chose de concret, ils nous auraient déjà passé les menottes. » Tu as envie de le croire, mais tu as peur. Parce que tu sais que tu risques beaucoup dans cette affaire, toi et ta famille vous risquez tout s’ils découvrent ce que tu es. Mais les années t’ont transformée en une menteuse hors pair. Et jamais ils ne pourraient deviner la tragique vérité que cache la famille Fisher depuis plus d’une décennie désormais. Personne ne le saura jamais. Seule deux personnes savent, l’une d’entre elles n’est pas présente et la seconde est celle à qui tu fais confiance plus que jamais. Quant à ta famille, ils ne parleront pas. Parce qu’ils risquent trop gros eux aussi. Tu restes silencieuse. Tu n’as rien à dire. Tu aimerais le prendre dans tes bras pour lui dire que ça va passer, que tout va bien se passer. Mais tu sais que ça serait un mensonge. Elle est morte, rien ne va plus. Aujourd’hui, il va juste falloir que vous ne perdiez pas plus qu’une amie ou la femme de votre vie.
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