FACTS

La ville de Birmingham compte actuellement 12 Purs, 4 Purifiés et 13 Impurs, la Résistance semble recruter plus de membres que l'Ordre du Phénix, il serait peut être bon de se méfier de ce regroupement.
Les les femmes deviennent importantes et prédominantes, au détriment du sexe masculin, pourtant si charmant.




 
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 Interrogatoire ◊ Emeline Fisher



l'impureté sera traitée et éradiquée
MUGGLE SUPREMACY ☾ ::  :: Edgebaston :: Caserne des Patrouilleurs
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DANS TA POCHE: Un rouge à lèvre bordeaux, pour contraster avec son uniforme rouge sang. Une petite fiole de poison, c'est toujours utile, et une lame, effilée et tranchante, comme son caractère.
TON PATRONUS: Il s'agirait sans doute d'une panthère, rusée et discrète mais terriblement dangereuse.
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MessageSujet: Interrogatoire ◊ Emeline Fisher   Dim 2 Avr - 12:11

La jeune femme était montée à l’avant de la voiture avec Kieran, qui conduisait Miss Fisher à la caserne des patrouilleurs sous bonne escorte. Pour plus de sécurité, ils dérivèrent du parcours supposé pour aller jusqu’à la caserne, puis se retrouvèrent à cette dernière. En sortant des voitures, ni Emeline, ni Wilheilm ne purent se voir, se croiser, ou se parler. Les deux amants n’avaient pas le droit d’être ensemble, de communiquer ou de préparer quoique ce soit, pour des raisons évidentes de sécurité.
Ulyana emmena calmement et sereinement la jeune femme dans une salle d’interrogatoire. Elle lui ôta ses menottes, et lui indiqua une chaise sur laquelle elle pouvait s’asseoir. « Souhaitez-vous une boisson chaude, ou quelque chose d’autre à boire ? » Lui demanda-t-elle, calme, polie et pleinement dans son rôle de Chef. La salle était exiguë, sombre et pourtant peinte de rouge. Une vitre en teint habillait l’un des murs, une table et trois chaises seulement habitaient le reste de la pièce.
« Concernant l’interrogatoire, il sera mené par ma personne et par mes collègues. » Elle haussa les épaules. « Je précise parce que des fois on m’appelle à la dernière minute pour régler des problèmes urgents et, vu la situation, il est possible que je sois amenée à disparaître pendant quelques temps. » Toujours parfaitement calme et autoritaire, elle continua sur sa lancée. « Vous êtes informées que tout ce que vous allez dire sera informé et pourra être utilisé à votre encontre lors d’un procès. » Elle se retint de dire « éventuel » procès, parce qu’elle ne voulait pas lui laisser le moindre doute. « Vous pouvez demander un avocat, il ne doit pour autant pas avoir un quelconque lien familial ou marital avec vous. » C’était évident qu’un époux ne défendait pas son épouse, il n’était en aucun cas objectif. « Comme précisé plus tôt, si jamais vous n’avez pas les fournir de vous en fournir un, il vous en sera désigné un d’office. » Elle hocha la tête et sortit de la pièce. Laissant la jeune femme un instant seule. Dans le couloir, elle croisa Evan et ne put s’empêcher de laisser un sourire ravi éclairer son visage. Kieran et ses hommes étaient prêts, la partie de danse allait débuter.

@Emeline Fisher, @Evan Monroe, voici le premier sujet concernant les interrogatoires. What a Face


qu'importe la souillure de ton sang, si tu me barres la route, je t'écraserai, si tu oses cracher sur le gouvernement qui ta garde en vie, je t'exécuterai — .
le devoir
avant
tout.
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MessageSujet: Re: Interrogatoire ◊ Emeline Fisher   Dim 2 Avr - 14:03

― the sun's gone dim and the sky's turned black.
Leur monde est en effervescence. Du bruit, des journalistes, trop de photos pour un jour aussi sombre de l'histoire de Birmingham. Mais au milieu des macabres découvertes, des sourires creusent des joues, discrètement. Non pas qu'ils se réjouissent de l'horreur qui les frappe, mais plutôt des conséquences qui en découlent. Les Fawkes ont les mains liées. Ils peuvent enfin les passer à l'interrogatoire et qui sait ce que cela va donner ? Tous à la caserne semblent s'en réjouir. Evan lui, s'efforce de rester neutre ; il ne faut pas crier victoire trop tôt. Il laisse Wilheilm aux bons soins de ses collègues, quitte cette première salle d'interrogatoire pour se diriger vers la seconde, un peu plus loin. Ulyana semble jubiler de la situation, à en juger par le sourire qu'elle lui adresse. Il se contente d'incliner un peu la tête, exprimant son contentement de manière bien plus discrète. Il en profite pour se débarrasser de sa veste rouge, récupère d'autres papiers encore et entre dans la salle ou Miss Fisher patiente. Il prend alors un tout autre air. Un peu plus doux. Compatissant, presque. C'est un regard bienveillant qu'il pose sur elle. « Emeline. J'aurais préféré te revoir dans un autre contexte... » C'est un soupir presque triste qui lui échappe. « Je suppose que ma collègue te l'a déjà dit, mais si tu as besoin de quoi que ce soit, n'hésite pas à m'interrompre. » Le voilà qui parle plus comme un ami que comme l'ennemi qu'il est certainement à ses yeux, en toute logique. Il veut juste la mettre en confiance. Après tout, ce n'est pas nécessairement après elle que l'Ordre en a... « Je sais que tout cela arrive très vite et que tu préférerais sans doute avoir le temps de faire ton deuil avant d'être assaillie de questions, mais c'est un luxe que nous n'avons pas. » Ses mains s'appuient sur le dossier de la chaise vide devant laquelle il se tient. Son regard sonde toujours celui de la jeune femme, compréhensif, peut-être même trop humain pour le monstre qu'il est les trois quarts du temps. « Pourrais-tu me parler de ta relation avec elle, avec Lykaïa ? Avais-tu remarqué quelque chose d'inhabituel dernièrement, un changement de comportement peut-être ? » Que l'interrogatoire commence.
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MessageSujet: Re: Interrogatoire ◊ Emeline Fisher   Dim 2 Avr - 16:15


Interrogatoire
« ILS NE SAVENT PAS QU'ON NE SE BAT PAS CONTRE LES HOMMES QUI PEUVENT TOUT SURTOUT POUR CE QU'ILS CROIENT »

Ton monde venait de basculer alors que tu avais appris sa mort. Elle était morte. Morte. Tu n’arrivais pas à se mettre cette idée dans la tête. Que tu attendais cette suite que tu redoutais. Mais la peur n’était rien par rapport à la douleur que cette mort te procurait. Parce qu’elle était trop difficile à encaissée. Ton amie ne pouvait être morte. Elle ne pouvait avoir disparue alors qu’elle vous en voulait à tous les deux. Et puis, jamais elle n’aurait fait une action pareille. Jamais elle n’aurait provoqué un tel attentat. Tu la connaissais bien. Elle était douce, gentille. Elle était de celle qui préférait soigner que se battre, comme toi. C’était ça qui vous avait uni. Cette passion pour la médecine. Tu lui avais transmis ton savoir pendant des années. Parce qu’elle ne pouvait pas apprendre la même chose à cause de sa condition d’esclave. Elle n’avait jamais su la vérité sur toi, même une fois chez toi.

Tes poignets sont à vifs à cause des menottes et tu respires enfin alors qu’on te les retire. Tu te les frottes doucement alors que la patrouilleuse te fait face. « Souhaitez-vous une boisson chaude, ou quelque chose d’autre à boire ? » Tu déclines poliment. Rien ne passerait. Tu es bien trop mal pour boire ou manger la moindre chose. Tu es juste abattue par les événements. Mais tu n’en montres rien. Le moment de faire ton deuil n’est pas encore venu. D’abord, il faut que tu te sauves toi-même et sauve ton fiancé. Elle te donne les infos procédurières mais tu ne les écoutes que d’une oreille. Tu n’y crois pas que tu es là. A la place de tous ces méchants dans les séries policières que tu as l’habitudes de regarder avec ton frère. « Vous êtes informées que tout ce que vous allez dire sera informé et pourra être utilisé à votre encontre lors d’un procès. » Tu te figes à l’attente de ces mots. Ainsi ton destin était-il déjà scellé ? N’y avait-il donc plus de présomption d’innocence dans ce pays ? Mais y en avait-il eu un jour ? i]« Vous pouvez demander un avocat, il ne doit pour autant pas avoir un quelconque lien familial ou marital avec vous. Comme précisé plus tôt, si jamais vous n’avez pas les fournir de vous en fournir un, il vous en sera désigné un d’office. »[/i] Tu restes silencieuse pendant tout ce temps et la laisses quitter la pièce. Il te faut un avocat. Et pas un des leurs. Jamais un de ces avocats qu’ils te donneraient n’irait dans ton sens. Non. Il fallait que tu appelles ta belle-famille. elle seule pourrait te venir en aide. Tes parents étaient également ici, dans ces locaux. Tu le savais. Ils n’étaient plus là quand vous étiez redescendus. Ils avaient forcément été emmenés eux-aussi. Tu t’en veux tellement. Tout ça, c’était de ta faute. De ta faute si elle était morte. De ta faute s’ils étaient enfermés. Tout avait commencé ce jour-là. Le jour où tu l’avais achetée pour la sauver, pour l’avoir à tes cotés, pour lui rendre un semblant de liberté.

Tu n’as pas le temps de te morfondre bien longtemps. Voilà que la porte s’ouvre sur un autre patrouilleur. Tu le reconnais immédiatement pour avoir déjà été plusieurs fois en sa compagnie. Lui, celui qui cherchait à en savoir plus sur ton fiancé. Lui qui te prenait pour une imbécile que tu étais loin d’être. « Emeline. J'aurais préféré te revoir dans un autre contexte... » Mais bien sûr. Fous toi de ma gueule ! Ainsi, il tentait l’approche du gentil flic. Ce n’était pas pour autant qu’elle lui parlerait, s’en rendait-il compte ? Ton visage reste fermé même si tu ne baisses pas les yeux. « Je suppose que ma collègue te l'a déjà dit, mais si tu as besoin de quoi que ce soit, n'hésite pas à m'interrompre. » Elle reste silencieuse. Que pourraient-ils lui offrir de toute façon. Elle est proche de tout perdre, il n’y a rien qu’ils pourraient lui donner. Ils ne peuvent rien contre la peine présente dans son cœur, contre cette blessure bien trop douloureuse. « Je sais que tout cela arrive très vite et que tu préférerais sans doute avoir le temps de faire ton deuil avant d'être assaillie de questions, mais c'est un luxe que nous n'avons pas. » Elle tente de ne pas montrer sa peine. Il parle comme s’il savait déjà les liens l’unissant à cette esclave. Mais il n’en sait rien. Il ne la connait pas. Il ne comprendrait pas. Il est de ceux qui passent leurs journées à détruire les impurs, comment pourrait-il comprendre qu’elle puisse être réellement proche de celle-ci. « Pourrais-tu me parler de ta relation avec elle, avec Lykaïa ? Avais-tu remarqué quelque chose d'inhabituel dernièrement, un changement de comportement peut-être ? » Tu restes silencieuse. Tu adoptes ce que Wilheilm t’a dit de faire. Parce que tu es en danger. Et tu le seras tant que vous ne serez pas deux dans cette pièce. Tu aimerais tellement qu’il soit là. Il te dirait quoi faire. Comment te comporter. Il te rendrait forte. Mais il va falloir compter uniquement sur toi désormais. Tu n'as pas envie qu'il sache ce qu'elle était pour toi. Tu ne veux pas lui laisser cette faille émotionnelle. Pas maintenant. « Je veux appeler un avocat. » Tu ne sais pas si c’est la procédure habituelle, tu n’en as aucune idée. Est-ce que cela te fait-il passer pour une coupable. Non, certainement pas. Tu n’as aucune idée de leurs méthodes d’interrogatoire et c’est pour ça que tu en veux un à tes cotés. Parce qu’il te protégera plus que si tu n’as personne.
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MessageSujet: Re: Interrogatoire ◊ Emeline Fisher   Jeu 13 Avr - 15:00

Elle doit sans doute te voir comme un monstre. Et certainement qu'elle a raison. Tu n'as jamais rien fait pour démontrer le contraire, de toute façon. Tu n'as jamais lutté contre cette image populaire qu'ils ont de toi. Le chien de l'Ordre, qui jappe, qui mord, qui attrape ses victimes à la gorge pour leur laisser peu de chance de s'en tirer. Ton quotidien, ton règne sanglant qui a soufflé sa sixième bougie. Allégorie de la mort, ami proche de la fameuse faucheuse, tu ploies sous ses désirs et sous les ordres de tes supérieurs. Sans poser de question vraiment, à part pour emmerder ton monde. Tu t'exécutes sans problème de conscience, sans imaginer la culpabilité qu'un individu lambda ressentirait s'il commettait les mêmes crimes que toi. Des crimes toujours justifiés pourtant ; par un uniforme, un code, une institution. L'Ordre, ta famille. L'Ordre qui t'a façonné tel que tu es aujourd'hui. Monstre de foire, pantin du gouvernement. Alors oui, c'est sans doute ainsi qu'elle te voit. C'est sans doute pour toutes ces raisons qu'elle te déteste, jusqu'à voir le mal même où il n'y en a pas. Tu n'es pas que cruauté, non. La main qui envoie les coups sait aussi dispenser un peu de douceur, même si cela reste rare. Mais tu aimerais qu'elle voit cela, qu'elle ose y croire rien qu'un peu. Cela rendrait toute cette entrevue tellement plus facile, sans compter que cette enquête n'en serait que plus vite bouclée. Fisher blanchie, Fawkes derrière les barreaux. Après tout, n'est-elle pas qu'un dommage collatéral dans cette affaire ?

Elle se braque. Tu t'en doutais un peu. Elle est loin d'être bête, la belle blonde. Elle est même trop futée et tu sais que ça va être un problème pour les événements à venir. Mais tu vas jouer de ta patience et de tes sourires et avec un peu de chance, tu vas réussir à lui faire dire des choses auxquelles elle n'aurait jamais songé. « Bien sûr, tu auras un avocat. C'est dans tes droits et nous respectons ça. » Où irait le monde, si vous-mêmes, figure de l'autorité, ne respectiez même pas les droits les plus fondamentaux des citoyens de Birmingham ? Elle aura son avocat. Mais tu ne perds pas espoir pour autant. Tu as encore quelques cartes à jouer. « Cependant c'est dommage que tu le prennes ainsi. » Un soupir t'échappe, tu tires la chaise en face d'elle pour t'y installer. Ton regard glacé affronte le sien, pourtant tu restes calme, apaisé, parfaitement neutre. Tu cherches les réponses au fond de ses yeux. Tu cherches la tension dans son visage. Le moindre indice sur ses traits. Les humains se trahissent si facilement de leurs expressions. Tu veux connaître ses secrets, savoir tout ce qu'elle a à te cacher, à vous cacher. « Je ne suis pas là pour te piéger, Emeline. Bien au contraire. Je suis là pour t'aider, même si visiblement tu refuses de le croire. » Ta voix est toujours aussi tranquille. Pas une note plus haute qu'une autre, pas un tremblement incertain. Elle est tiède, rassurante. Tu ne veux pas l'inquiéter ou l'effrayer, tu ne veux pas avoir à en venir à une telle extrémité. « Tu sais ce que je crois ? Je pense que tout est de la faute de Wilheilm. Je pense qu'il t'a entraîné là-dedans et qu'il t'a menti. Il connaissait bien Lykaïa n'est-ce pas ? » Tout en parlant tu récupères le dossier que tu as amené. Tu feuillettes entre les pages, les rapports, les photos. Tous ces éléments qui défilent sous ton regard indifférent. Tu es habitué à l'horreur, à la violence de votre monde. Tu te pinces un peu les lèvres avant de choisir un des derniers clichés communiqués par l'équipe technique qui a investi les ruines du restaurant. Une photo tristement macabre, peut-être même insoutenable pour certaines personnes. Tu glisses le cliché sur la table, dans son sens à elle. Alors, une simple question t'échappe. « Est-ce que tu es vraiment prête à vivre avec ce poids sur la conscience ? » Tu ne la lâches pas du regard. Tu as besoin de réponses.

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MessageSujet: Re: Interrogatoire ◊ Emeline Fisher   Lun 24 Avr - 19:56


Interrogatoire
« ILS NE SAVENT PAS QU'ON NE SE BAT PAS CONTRE LES HOMMES QUI PEUVENT TOUT SURTOUT POUR CE QU'ILS CROIENT »

Assise à cette table avec le patrouilleur qui te fait face, tu as peur. Parce que tu n’as aucune idée de ce qu’il va se passer. Tu n’aurais jamais dû être là. Lykaïa n’aurait pas dû être là-bas. A l’heure actuelle vous auriez tous dû être en train d’écouter la suite des événements dans le salon de ta maison. Wilheilm et Lykaïa auraient été installés l’un à côté de l’autre sans que personne ne se pose de question parce que tu aurais été installé de l’autre côté de ton fiancé. Et ta douce amie aurait été en vie et non pas injustement accusée d’être une terroriste. Ta gorge se noue alors qu’il te parle d’elle. Parce que c’est trop tôt. Bien trop tôt. Mais tu ne peux pas faire ton deuil. Tu le feras lorsque vous serez tous les deux libres. Lorsque tu aurais réussi à te tirer de cette mauvaise passe avec brio. Mentir était devenu une seconde nature chez toi, tu pourrais bien le faire encore un peu plus. La première question est posée, que le jeu commence et que le meilleur gagne. Tu n’avais plus rien à perdre et jamais ils ne pourraient se douter que derrière ton regard un peu naïf de la bonne femme de la grande-gueule de Fawkes se tenait une impure. Une impure qui avait tout perdu avant qu’on lui donne une nouvelle famille. Une famille qu’elle ne laisserait jamais tomber. « Bien sûr, tu auras un avocat. C'est dans tes droits et nous respectons ça. » Tu ne réponds rien. Pourtant tu penses bien que c’est le seul droit qu’on te donne. Tu restes silencieuse. Aucun son ne franchira la barrière de tes lèvres lorsqu’un avocat envoyé par la famille Fawkes ne mettra pas les pieds dans cette salle. Tu en avais vu des séries télévisées. Tu avais vu comment les choses étaient sorties de leur contexte. Et puis, tu n’avais aucune idée de ce qu’ils pourraient te faire. Ils avaient déjà bafoués ta présomption d’innocence en te disant que tu finirais en procès, comme si tout était déjà joué, alors ils devaient bien être prêts à tout pour ça. Comme ils étaient prêts à tout pour faire tomber ton fiancé en accusant Lykaïa. Celle qui ne cherchait qu’à faire le bien autour d’elle. Celle qui n’aurait jamais fait de mal à une mouche. Qui partageait ta passion pour le soin. Elle voulait soigner les gens, pas les faire exploser. « Cependant c'est dommage que tu le prennes ainsi. » Ton regard est plongé dans le sien que tu soutiens. Et tu restes silencieuse. Il n’a aucune idée de ce que tu as pu voir dans ta jeunesse. Tes parents ont-ils eu des droits-eux ? Ont-ils eu droit à un procès ? A un interrogatoire ? Non, ils ont été abattus comme du bétail. Vous a-t-on permis d’avoir un semblant de procès avant que l’on vous asservisse ? Rien. Vous aviez payé pour quelques dizaines de malades mentaux. Mais n’en avaient-ils pas aussi dans le peuple, des fous, des psychopathes, ceux qui ne voulaient que le mal des autres ? Certainement bien plus. T’avait-on demandé ton avis avant de t’arracher des bras de tes parents alors que tu avais six ans ? Avec pour seul crime le sang magique coulant dans tes veines. Un sang dont tu étais si fière parce qu’on t’avait appris pendant toute ton enfance qu’il était beau parce que mêlé. Des droits, personne n’en avait. « Je ne suis pas là pour te piéger, Emeline. Bien au contraire. Je suis là pour t'aider, même si visiblement tu refuses de le croire. » Tu te retiens de lui répondre ce que tu penses de lui et de son ordre du phénix. Pense-t-il que tu ne sais pas ce qu’il était à l’époque ? Le plus beau mouvement du monde sorcier détourné pour faire quoi ? Des interrogatoires ? Accuser ? Faire tomber des gens parce qu’ils l’ouvrent un peu trop ? Non, il n’est pas ici pour t’aider. De toute façon, il ne le pourrait pas. Personne ne peut rien contre la blessure de ton cœur. Personne ne pourrait comprendre ce que l’on peut faire pour une amitié. Personne ne pourrait comprendre que l’on peut aimer les purs comme les impurs. Eux en tout cas ne le peuvent pas. Comme tu refuses de croire qu’il peut t’aider ne serait-ce qu’un tout petit peu après avoir essayé de te piéger pendant des semaines en cherchant des informations sur ton fiancé. S’il voulait vraiment t’aider, il reconnaitrait une erreur. Que tu n’es pas complice, parce que tu ne l’es pas. Tu ne peux pas croire qu’il t’aide parce que tu ne crois pas qu’elle puisse avoir commis cet acte terrible.

« Tu sais ce que je crois ? Je pense que tout est de la faute de Wilheilm. Je pense qu'il t'a entraîné là-dedans et qu'il t'a menti. Il connaissait bien Lykaïa n'est-ce pas ? » Ta mâchoire se serre légèrement alors que tu te crispes. Mais tu restes silencieuse. Tu ne lui donneras pas ce qu’il veut. Wihleilm ne peut t’avoir menti. Il ne t’a jamais menti. Pourtant, tu entrevois dans cette question une voie de sortie. Celle qu’ils te tendent. Ce que tu as compris depuis le départ. Ce n’est pas ton procès que l’on est en train de faire mais le sien. Ils veulent le faire plonger et tu en as la confirmation. Ton regard suit ses mains feuilletant un dossier et ce qui semble être des photos. Tu sais déjà ce qu’il va te montrer. Il n’y a qu’une seule option, une seule chose qu’il peut vouloir te montrer en ce jour. Tu as déjà vu les images à la télévision. Pourtant alors qu’elle se trouve devant tes yeux, alors que l’action a été tournée au cœur de l’explosion ton cœur se brise. C’est ainsi qu’elle a fini. C’est ainsi qu’ils ont tous fini. Tu déglutis mais tu ne t’effondres pas. Des corps dans de tels états, tu en as déjà vu. Tu as déjà fait plus d’un stage à l’hopital et même s’il ne s’agit pas d’attentat, même s’ils arrivent au compte-goutte, tu as déjà vu l’horreur. Des brulés, une famille entière blessée dans un accident de voiture et oscillant entre la vie et la mort, des malades dans leur derniers instants, seuls et sans famille. L’horreur était partout. « Je vous ai déjà dit que je ne parlerai pas tant qu’un avocat envoyé par la famille Fawkes ne serait pas dans cette salle. » Il avait donc tout intérêt à se dépêcher, car le temps jouerait toujours contre lui et tu avais tout ton temps. De toute façon, il n’y avait plus personne chez toi, tous avaient été emmenés au poste. Tu aurais aimé lui crier que tu n’avais aucun poids sur la conscience car tu n’étais pas celle ayant commis cet attentat. Et elle ne l’avait pas fait non plus. Non, le seul poids que tu avais sur la conscience, c’était sa mort. La mort d’une de tes amies les plus chères. De celle que tu avais tenté de sauver par tous les moyens mais qui avait fini par t’être enlevé dans cet horrible attentat.
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MessageSujet: Re: Interrogatoire ◊ Emeline Fisher   Mer 10 Mai - 22:46

Il y a toute cette colère dans tes veines, comme un torrent de feu que tu ne peux pas calmer. Tu as envie de crier et de la secouer, de la bousculer un peu. De lui montrer ce qu'ils ont fait, le sang versé pour leurs stupides idées. Des familles endeuillées. Des enfants sur les plateaux glacés de la morgue. Des âmes éparpillés et des larmes qui vont couler pour de longues journées encore. Peut-être même des mois. Jusqu'à ce que les coupables soient traduits en justice, mis derrière les barreaux. Jusqu'à ce que les Fawkes payent, et les Fisher, puisque la blonde ne semble pas décider à se tirer de la tourmente. Tu aimerais l'aider. Lui faire ouvrir les yeux : c'est la fin de la partie. Ils ne peuvent rien contre vous. Rien contre les preuves terribles, accablantes, qui pointent tous les spots en leur direction. Lykaïa l'esclave, leur esclave. Lykaïa qui a emporté toutes ces âmes avec la sienne. Et là voilà, la jeune Fisher, qui reste impassible devant tes propos. Pire encore, qui ne cille pas devant les photos, cette vision d'horreur qui a déjà retourné plus d'un estomac. Elle a sans doute l'habitude, en tant qu'étudiante en médecine. Mais d'après toi, il y a des horreurs auxquelles on ne peut jamais vraiment s'habituer. Alors tu espères silencieusement que tu vas réussir par l'avoir, à l'usure, à force de patience. « Alors c'est ça ? Tu ne cherches pas à te défendre ? » Tu le sais, elle veut son avocat. Mais tu refuses de lui accorder, pas tout de suite du moins. « Tu ne cherches même pas à nier. Tu es tout aussi coupable que lui ? » Tu poses tes mains sur la table. « Tu ne vois pas ce que vous avez fait ? Qu'est-ce qu'il te faut de plus ? » Tu tapes tu poing sur la table, haussant le ton alors que tu te laisses emporter par la colère. Tu n'en reviens pas. Qu'elle reste de marbre, à réclamer encore et toujours son avocat. Surtout après ce que tu viens de lui montrer. Ne peut-elle pas simplement admettre ? Dénoncer Wilheilm ? Tu espérais sincèrement que l'issue de cette tragédie soit plus favorable pour Emeline. Il faut croire qu'elle préfère plonger avec son fiancé, plutôt que de tenter de sauver sa peau. C'est honorable et incroyablement stupide à la fois. Toi, tu tentes de te calmer, même si d'une minute à l'autre tu pourrais t'emporter une fois de plus, tu le sais. Tu préfères passer tes nerfs sur le dossier entre tes mains, cherchant frénétiquement une fois de plus les clichés. Tu les alignes en une frise macabre sous les yeux de la blonde. Ça en fait, des photos. Des morts aussi. Beaucoup trop. Tu te relèves, dans ce silence animé par ta respiration un peu vive. Tu laisses la chaise pour te tourner vers la sortie de la salle d'interrogatoire. « Tu es une fille intelligente Emeline. Tu vaux mieux que ça. » Tu lui adresses un dernier regard avant de sortir de la salle, claquant la porte derrière toi.
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MessageSujet: Re: Interrogatoire ◊ Emeline Fisher   Ven 12 Mai - 22:44


Interrogatoire
« ILS NE SAVENT PAS QU'ON NE SE BAT PAS CONTRE LES HOMMES QUI PEUVENT TOUT SURTOUT POUR CE QU'ILS CROIENT »

Tu vois les traits de son visage qui se déforment sous la colère. Pourtant c’est à toi d’être en colère. Tu avais demandé un avocat et il n’était toujours pas présent dans cette pièce. S’il y en avait bien un qui était en tort ici, c’était lui et non toi. De plus, tu n’y croyais pas. Elle ne pouvait avoir accompli cette action, elle ne pouvait avoir tué ses innocents. Pas Lykaïa. Elle n’était qu’une simple victime comme l’ensemble des autres. Elle était une de ces esclaves qui avaient perdu la vie comme des dizaines d’autres dans cet attentat tragique. Alors il pouvait brasser de l’air devant toi tu ne dirais rien car tu n’avais rien à lui dire. « Alors c'est ça ? Tu ne cherches pas à te défendre ? » Tu relèves un regard noir de colère vers celui qui la jouait il y a quelques instants encore comme un potentiel allié. Il se moquait bien de toi, mais tu n’étais même pas étonnée. Tu savais très bien ce qu’il se passait ici. Ils cherchaient à faire tomber Wilheilm, ton fiancé, pour une action qu’il n’avait pas commise. Etaient-ils si désespérés de faire tomber les Fawkes pour inventer un tel mensonge. « Tu ne cherches même pas à nier. Tu es tout aussi coupable que lui ? » C’était exactement ça. Tu avais la preuve de ce que tu pensais. Quel idiot pouvait-il être ? Pensait-il sérieusement ce qu’il disait ? Parce que non, tu n’y croirais que lorsque l’on te montrerait le corps de ton amie entouré d’un ceinture d’explosifs. Et là encore tu n’étais pas sûre que tu serais parfaitement convaincue. « Tu ne vois pas ce que vous avez fait ? Qu'est-ce qu'il te faut de plus ? » Ce que vous aviez fait ? Mais tu n’avais rien fait. Il était tellement ridicule à vouloir te mettre cela sur le dos. La table tremble alors que son poing s’abat violemment dessus. Tu cilles à peine. Tu as peur, bien trop peur de la suite, mais tu as confiance. Wilheilm va te tirer de ce mauvais pas. Tu vas te tirer de ce mauvais pas. C’est ce que tu fais de mieux. Et puis, ils ne peuvent pas avoir quelque chose contre toi. Pourtant tu ouvres pour la première fois la bouche depuis que tu es présente dans cette pièce. « Il n’y a rien à nier. » Tu laisses un court silence s’installer. « Je n’ai vu aucune preuve de ce que vous avancez. » Nouvelle pause. « Une parole ne vaut rien et si j’avais déjà vu le carnage sur ma télévision. Ces cadavres n’indiquent pas un coupable jusqu’à preuve du contraire. » Oui, il y avait eu des morts, mais rien ne disait en eux qu’ils avaient été tué par l’une de tes meilleures amies. Qu’avait-il dit de plus, qu’avait-il montré comme preuves ? Rien. Strictement rien. Tu ouvres une dernière fois la parole d’un ton des plus ironiques. « Etiez-vous tant en manque d’inspiration pour coincer mon fiancé qu'il vous a fallu inventer pareil mensonge ? » Ta colère n'est pas à cause de cela, mais c'est bien celle-là qui pointe dans ta voix. Ils l’arrêtaient suffisamment souvent. Tu n’inventais rien, tu ne leurs donnais rien qu’ils ne sachent pas déjà. Parce qu’il ne pouvait s’agir que de ça. Il ne s’agissait que de ça. C’était peut-être ta meilleure ligne de défense actuellement. Ton regard bleuté se plante dans celui sombre du patrouilleur. « J’attends toujours… » Petit rappel qu’il n’était toujours pas là. Tu l’attendais depuis suffisamment longtemps. Ils avaient plutôt intérêt à faire venir un avocat dare-dare s’ils ne voulaient pas se retrouver avec un procès au cul une fois que tu aurais été innocentée pour non respect de la procédure. « Tu es une fille intelligente Emeline. Tu vaux mieux que ça. » Oui, tu valais mieux que ça. Mais elle valait aussi plus que ce qu’ils pensaient d’elle. Que ce qu’il pensait de lui. Pensaient-ils sincèrement que tu allais détruire ton fiancé ? Cela semblait être l’approche qu’ils utilisaient. Mais rien de cette histoire entre vous n’était réelle et il y avait une raison pour laquelle il t’avait choisie et pas une autre. Il avait confiance en toi, comme tu lui faisais confiance pour ne pas t’enfoncer en ce moment précis. Votre amitié valait plus que la prison. Vous en sortiriez à deux ou pas. De toute façon, tu n’avais plus rien à perdre, cela faisait bien longtemps que tu avais tout perdu. La porte claque derrière lui et le silence se fait dans la pièce. Ton regard se pose sur les photos étalées devant toi et ton sang se glace. Tu cherches des visages que tu pourrais potentiellement connaitre avec appréhension. Mais il n’y en a pas. Alors tu te relâches. Tu n’aurais que Lykaïa à pleurer. Mais pas immédiatement.
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MessageSujet: Re: Interrogatoire ◊ Emeline Fisher   Jeu 25 Mai - 19:20


[Partie invisible aux yeux et aux oreilles de Emeline, seul Evan peut l’entendre]
Dans le couloir, Evan sort en même temps qu’elle de la salle d’interrogatoire de la fiancée du Fawkes, elle lui explique rapidement et en détail tout ce qu’elle a dit, les informations qu’elle a sortit, lui expliquant ce qu’elle sait et connaît du Fawkes et comment le prendre. Elle n’hésite pas à lui confier qu’il peut jouer sur le fait qu’il s’est tapé Ulyana. Cette dernière se doute qu’Evan n’en avait pas connaissance avant, mais elle lui explique que c’était un ordre et qu’elle n’a fait que son devoir – ou pas, évidemment. Elle écoute attentivement les informations données par Evan, le félicite pour son travail. Elle lui apprend en même temps qu’ils poursuivront l’interrogatoire jusqu’à ce que la limite de la procédure soit atteinte. Ils avaient donc 48h devant eux pour faire ce qu’ils voulaient des prisonniers. Et, comme il s’agissait d’un attentat, ayant fait de nombreux crimes, Ulyana lui apprit qu’elle avait déjà fait les demandes exceptionnelles permises par la loi, celles lui permettant de refuser aux détenus le droit d’un avocat si les preuves le permettaient : chose qui était le cas à cet instant. Elle lui apprit également qu’ils auraient donc plus de temps que prévu, qu’ils auraient le droit de faire tout, ou presque et qu’il fallait en profiter. Puis, quand ils eurent finis d’échanger leurs informations, elle prit en charge l’interrogatoire de Miss Fisher.

Elle ouvrit la porte, froide, distante et s’installa devant la jeune femme. Et, sans demander à la demoiselle si elle avait besoin de quoique ce soit, sans se présenter, elle reprit toutes les informations en leur possession. Elle rétablit l’heure, la date et l’événement qui s’était déroulé plus tôt. Elle présenta minutieusement chaque preuve du dossier : les photos, l’achat de l’esclave, ses déplacements, l’argent donné à la fiancée par la famille Fawkes, les liens évidents entre les différents membres de la famille. Elle expliqua également tout le passé de l’esclave Lykaïa, justifiant les moindres de ses faits et gestes, rappelant qu’elle avait toujours eu énormément de libertés avec la famille Wellington du fait d’un statut particulier, rappelant également qu’elle avait même eu un domicile pour elle seule. Elle joignit à ses paroles des originaux, des feuilles et des photos qui prouvaient ses dires. Tous les documents étaient très procéduriers et aucun avocat ne pourraient les démonter, normal puisqu’ils étaient véridiques. Elle ne posa aucune question à la jeune femme. Froide, distante, elle exposa chaque miettes de leur enquête. Le tout lui prit environ 30 minutes. 30 minutes pendant lesquelles, d’un froid glacial, elle expliqua tout ce qui s’était passé, ce dont était accusé Lykaïa, ce dont était accusé Fawkes (complicité, couverture d’un criminel) et ce dont était accusé Emeline. Finalement, elle termina en lui expliquant qu’ils n’avaient pas besoin de ses aveux. Elle lui expliqua qu’à cet instant ses comptes en banque et ceux de sa famille étaient gelés. Elle lui expliqua également qu’ils étaient allés à son métier, voir ses amis, chez sa famille, qu’ils avaient absolument tout fouiller et que toute sa vie serait passée au peigne fin. Mais aussi celle des esclaves recueillis par la famille et celle de ses parents. Sa vie. Jamais elle ne mentionna Wilheilm.

Elle termina par faire une pause, attrapa une bouteille d’eau sur la table et but une gorgée. Elle en proposa une à la jeune femme. « Mademoiselle Fisher, au vu de toutes les informations que nous avons recueillis, nous pouvons déjà vous incarcérer pour collaboration avec un terroriste. » Elle regardait la jeune femme, aucune trace de compassion sur son visage. Elle faisait simplement son métier. « Vous serez placés en cellule sous peu. Sachez que votre fiancé, du fait de l’enquête ne peut vous venir en aide et vous aurez donc le droit à un avocat commis d’office le jour du procès. » Parce qu’il était évident qu’elle n’avait plus l’argent pour payer qui que ce soit d’autres. « En attendant ce dernier, vous serez confinée au sein de la Caserne. Avez-vous une déclaration à faire ? » Elle croisa les bras devant elle, attendant une phrase, une remarque, quelque chose de la part de la jeune femme. Il valait mieux pour elle qu’elle se tire de là et rapidement, elle n’aurait pas d’autres options plus tard.


qu'importe la souillure de ton sang, si tu me barres la route, je t'écraserai, si tu oses cracher sur le gouvernement qui ta garde en vie, je t'exécuterai — .
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MessageSujet: Re: Interrogatoire ◊ Emeline Fisher   Mer 14 Juin - 22:22


Interrogatoire
« ILS NE SAVENT PAS QU'ON NE SE BAT PAS CONTRE LES HOMMES QUI PEUVENT TOUT SURTOUT POUR CE QU'ILS CROIENT »

Tu patientes alors qu’il a quitté la pièce. Alors que tu restes seule dans ta salle d’interrogatoire. Seule avec ces photos placées devant toi. Tu fermes les yeux quelques instants pour oublier ce qui est en train de se passer. Oublier que tu ne vas peut-être pas t’en sortir. Oublier qu’une de tes meilleures amies est décédée et qu’on est en train de l’accuser de la pire des choses. Tu t’attends à le voir de nouveau rentrer dans la pièce, mais ce n’est pas lui qui se retrouve devant toi alors que la porte s’ouvre de nouveau. Non, c’est elle. Elle, la chef des patrouilleurs. Elle a cause de qui tu as été obligée de l’épouser. Parce qu’il fallait qu’elle fourre son nez partout. Parce qu’elle en voulait à Wilheilm. Elle et son immense dossier qu’elle avait à ses cotés. Ces fameuses preuves dont il t’avait parlé comme si elles étaient évidentes sans jamais te les avoir présentées.

Mais elle le fit, des minutes durant, elle déblatéra des paroles sans queue, ni tête. Des choses qui devaient être logiques pour elle mais qui ne pouvaient l’être pour toi. Parce qu’elle ne pouvait pas être une terroriste. Elle ne pouvait avoir posé cette bombe. Tu trembles alors que ton accusation tombe. Alors qu’elle te dit que tu es déjà considérée comme étant coupable. Alors qu’ils n’ont rien contre toi. Strictement rien. Alors qu’elle te dit que tu n’as plus rien, tout comme tes parents. Alors qu’on te dit que tu n’auras pas le droit à un avocat. Mais pourtant, tu penses à eux et tu restes forte. Parce que tu ne peux les entrainer dans ta chute. Pas après tout ce qu’ils ont fait pour toi. Ils ne peuvent te rejoindre ici. Aujourd’hui, le véritable visage du pays se révélait enfin. Mais tu le connaissais depuis bien longtemps. Depuis que tu t’étais retrouvée à l’orphelinat. Depuis que tu avais vu des impurs se faire tabasser sans raison. Depuis que tu avais compris que des personnes disparaissaient sans raison apparente autre que le fait d’être contre la façon de diriger le pays des Archdeacon.

« Mademoiselle Fisher, au vu de toutes les informations que nous avons recueillis, nous pouvons déjà vous incarcérer pour collaboration avec un terroriste. » Ton visage se fige, mais tu savais que ça allait arriver. Après tout ce qu’elle t’avait dit, c’était une évidence. Tu fermes les yeux quelques instants, retenant tes larmes de peur. « Vous serez placés en cellule sous peu. Sachez que votre fiancé, du fait de l’enquête ne peut vous venir en aide et vous aurez donc le droit à un avocat commis d’office le jour du procès. » Autant dire rien du tout. En quoi un avocat commis d’office à leur botte te tirerait de là. « En attendant ce dernier, vous serez confinée au sein de la Caserne. Avez-vous une déclaration à faire ? » Tu restes silencieuse. Parce que tu ne sais pas quoi dire. Parce que tu n’as plus rien à dire. Tu es foutue. Et puis son visage te revient en mémoire. Elle qui était si forte. Elle qui voulait tout faire pour amener le bien autour d’elle. Elle qui n’aurait pas voulu vous voir plonger aussi facilement. Sans avocat, tu ne sais pas ce que tu peux dire ou non. Parce que tout pourra être retenu contre toi. Alors ce qui sort, ce n’est pas de la peur, non, c’est ta colère. Ta colère contre ces imbéciles qui ne comprendront jamais rien parce qu’ils obéissent comme des moutons, croyant toutes les paroles sortant de la bouche de votre roi tant aimé. Eux qui ne se sont jamais posés la moindre question, qui ne remettent en cause aucune de ses décisions même les plus terribles. Ils te dégoûtaient, tous autant qu’ils étaient. « J’en veux pas de votre avocat à la noix. Je préfère me défendre moi-même qu’être défendue par quelqu’un qui ne fera rien pour me sauver. » Résignée, tu l’es. Ta gorge est nouée. Alors une nouvelle larme vient couler le long de ton visage. Parce que tu penses à celle que tu as perdue. Et tu te dis qu’il faut peut-être uniquement dire la vérité. Même si tu n’as aucune idée de ce que cela entrainera. « Vous n’avez rien compris. Vous avez des éléments mais vous êtes incapables de les analyser. » Alors tu le ferais pour eux. Tu ne parviens à contenir cette rage. Cette rage de te voir être accusée de ce que tu n’as pas commis. De voir ton amie disparue et considérée comme une criminelle qu’elle ne peut être à tes yeux. De voir ta famille en danger à cause de toi, à cause d’eux qui jugent et prennent la décision de te considérer coupable sans des preuves véritables.

« Elle n’aurait jamais pu faire ça. Elle voulait juste être médecin, soigner les gens, purs comme impurs. » Tu fermes les yeux quelques instants en te rappelant votre rencontre. « C’est comme ça que j’ai rencontré Lykaïa. » Quelques instants de pause. « J’étais tombée, j’étais blessée et elle s’est précipitée vers moi pour me soigner. Mais elle n’y connaissait rien et j’étais en médecine. » Tu ne dis pas tes raisons pour ces études, bien différentes de celles des autres. Toi la future médicomage lorsqu’elle serait de retour. « Elle se débrouillait bien, pour quelqu’un qui avait appris tout seul. Alors je lui ai proposé de lui apprendre à soigner. Parce que ça ne pourrait qu’être utile à sa famille. » Tu marques une nouvelle pause. « Jamais elle n’aurait fait du mal aux gens. Elle ne rêvait que d’amener le bonheur autour d’elle. » Ton discours est complètement décousu mais tu ne t’en aperçois pas. « Alors, j’allais la voir dans son domicile personnel et je lui apprenais les rudiments, j’en étais aussi au début. » Pas comme maintenant où tu étais régulièrement en stage alors qu’elle était… « Lorsqu’elle a été mise en vente à l’anniversaire de mariage de leurs majestés, Wilheilm a proposé de me l’acheter, comme cadeau de fiançailles en avance. On n’avait encore mis personne au courant. » Tu te tais quelques instants. « Il savait que je la connaissais, je lui avais déjà parlé d’elle. » Il va te falloir t’enfoncer un peu plus dans ce mensonge. « Il ne voulait pas l’acheter lui-même. Pour son image. » Elle comprendrait très bien où tu voulais en venir. « Elle était malade. Je l’ai appris ce jour-là. On a tout tenté, mais elle était faible, si faible. Elle sortait rarement de la maison. Juste pour faire les courses de temps en temps. Mais c’était très rare. » Tu redresses ton regard vers elle. « Ca faisait des jours qu’elle était alitée avant aujourd’hui. Elle ne peut pas avoir planifié quelque chose comme ça. Pas dans son état. Ou alors il y a des mois. C’était même pas prévu qu’elle sorte. C’est moi qui lui ai demandé de le faire. » Tu l’égratignes au passage. Parce que si c’était avant, tu pourrais reporter la faute sur les Wellington et tenir l’ordre du phénix éloigné de vous. De toute façon, tu ne mentais pas. Parce que tu n’y croyais pas. Elle ne pouvait l’avoir fait dans tes idées, alors tu ne mentais à prétendant tout ce que tu disais. Ils pouvaient interroger tes parents, ton frère, vos esclaves, même les médecins. Tous savaient à quel point cette esclave était faible ces derniers temps. « M’accuser ainsi que mon fiancé d’une chose pareille était réellement votre unique moyen de le faire tomber ? Oui, il est peut-être grand gueule, mais il n’est pas méchant, jamais il ne pourrait faire une chose pareille. Jamais. Encore moins si ça implique de toucher des impurs. Il ne supporterait pas cette idée. » Et elle ne l’aurait pas supportée non plus. Elle qui rêvait de les voir devenir libres, elle qui rêvait d’être libre elle-même. Tu ne t’étais pas arrêtée de parler une fois lancée. Impossible. Tout ce que tu aurais aimé lui lancer à lui, tout était sorti. Pour le meilleur comme pour le pire. Pourtant, tu restais sincère. Parce que tu n’avais rien à te reprocher sur cet attentat. Ton seul mensonge était ton amour pour Wilh, afin de la protéger elle. Ton autre mensonge était ton statut de sang, mais qui irait vérifier une chose pareille. « Elle ne peut pas l’avoir fait. Elle ne peut pas avoir fait ça. » Ton regard s’est posé sur les photos alors que tu prends enfin conscience de l’ampleur du désastre. Ta voix n’est qu’un murmure. Elle ne peut être responsable d’un tel carnage. Pas elle, pas lui, et pas toi non plus.

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MessageSujet: Re: Interrogatoire ◊ Emeline Fisher   Dim 25 Juin - 22:29

« Acceptez-vous bien de refuser de votre avocat ? » Note la jeune femme, froide et distante, pleinement dans son rôle de patrouilleuse. C’était un fait assez surprenant, on aurait pu croire que la jeune Fisher aurait suivi les conseils – pourtant avisés, du fils Fawkes dans ce domaine. « Bien, je note de ce fait que vous refusez toute aide d’un avocat. » Elle consigna manuellement dans le dossier le refus de l’accusée, ajoutant la date et l’heure d’un mouvement de tête sur sa montre. Elle était assez surprise de la réaction de la jeune femme, mais n’en laissait rien paraître. Après tout, elle n’était pas là pour ça, juste pour faire son travail. Elle écouta la jeune femme discuter, parler d’une personne qu’elle – soit disant – devait connaître. Elle parla beaucoup, son discours étant décousu, perdu dans des émotions trop fortes, trop importantes. Elle comprenait parfaitement. Ca devait être déstabilisant et terriblement douloureux de voir quelqu’un se retourner de la sorte contre soi. Voire sa vie s’effondrer du jour au lendemain à cause de l’action solitaire d’une personne qu’on croyait connaître, évidemment, que ça doit choquer et décevoir, mais elle n’y pouvait rien. Ce n’était pas elle sur la vidéo, ce n’était pas elle qui avait pris le paquet et fait sauter des innocents, c’était bien celle que Miss Fisher pensait connaître et sur qui, à l’évidence, elle se trompait complètement. « J’ai bien entendu ce que vous essayez de me faire comprendre Miss Fisher. » Plus douce, plus à l’écoute, elle était assez remuée par ce qu’elle venait d’entendre, choquée de voir une citoyenne exemplaire comme Miss Fisher défendre la vertu et l’intégrité d’une simple esclave, qui au-delà d’être tâchée d’un sang impur, avait commis un acte barbare d’une haute atrocité. « Je suis navrée qu’elle vous ait fait croire qu’elle était ce genre de personne. » Elle soupira. « Sans doute l’était-elle, sans doute à vos côtés cherchait-elle à s’améliorer, peut être même qu’elle faisait vraiment des recherches dans le soin, ce qui expliquerait les différentes molécules trouvées sur la bombe. » Elle hocha les épaules. « Je n’ai pas d’explications sur son comportement à vous fournir, je n’ai que les faits. » Et les faits ne mentaient pas, ils étaient limpides, explicites, seul son déni l’empêchait de les voir. « Nous savons que Lykaïa était malade. » Peut être que l’appeler par son prénom réduirait sa peine, lui permettrait de reprendre ses idées. Elle soupire, gênée par la tournure de la discussion. Elle attrape le dossier, en sort une pièce à conviction dans un petit sachet en plastique. Dedans, un morceau de papier, avec l’emblème des Wellington en son pied, froissé et où l’on remarque une écriture douce, agréable, celle de Lykaïa. Authentique, il est impossible de s’y méprendre, elle espère que ça suffira à ouvrir les yeux à la demoiselle. Il est important qu’elle comprenne qu’ils veulent l’aider, la sortir de cette situation, lui permettre de s’échapper de tout ça. « Nous avons trouvé ceci dans ses affaires, celles laissées au domicile de vos parents. » Elle lui tend la lettre, douce, presque maternelle, si l’on pouvait oublier sa rigidité liée à son métier et ses pupilles entraînaient à ne pas se faire décontenancer. « Elle explique son geste, mais nous ne savons pas réellement comment elle s’y ai pris. » Elle soupire, un peu perdue dans les explications qu’elle peut, doit, lui fournir. Que dire à un accusé qui risque de passer sa vie derrière les barreaux pour complicité ? « Nous pensons aussi que ses idées étaient présentes depuis des années dans sa tête, la famille Wellington nous a communiqué les rapports fais à son égard et ils ne sont pas des plus réjouissants. » Elle tend un dossier, plein à la jeune femme, qu’elle ne prend pas la peine d’ouvrir. Qu’elle s’y plonge si elle le souhaite, tout n’es pas mauvais dedans, mais on y note de nombreuses disparitions à son poste, des sorties en pleine nuit, des soucis avec les autorités pour défendre d’autres esclaves, ou encore de drôles de composants retrouvés dans le petit appartement que les Wellington avaient mis à sa disposition. « Ce que nous savons, c’est qu’elle nous dit dans sa lettre, qu’elle cherchait à vous protéger, qu’elle ne pouvait plus mentir indéfiniment. » C’était le pire sans doute, sa dernière déclaration. Qu’elle l’avait fait pour les protéger, que Wilheilm devenait ingérable et qu’elle avait peur de ses déclarations, qu’elle avait bien essayé de l’en empêcher, qu’elle lui avait expliquer qu’elle avait du retard dans ses menstrues et qu’il fallait qu’elle se soigne, qu’elle guérisse. Elle pensait se purifier, faire changer les choses. Comme pour la cousine de Wilh, elle pensait pouvoir changer les choses, elle pensait pouvoir faire de Wilheilm quelqu’un de digne pour Emeline, quelqu’un qui aurait une meilleure reconnaissance dans ce système, mais sous ses conseils, elle a continué à se rebeller contre ce système. Elle a décidé de suivre les derniers conseils de celui qui l’avait acheté : ne pas se taire et à jamais se liguer contre une société injuste, qui trop longtemps les avait fait souffrir. Elle confiait qu’elle souhaitait le meilleur pour les deux amoureux et qu’ils n’avaient désormais plus besoin de ses services. Une lettre touchante et emplie de sincérité, une preuve que si Miss Fisher n’était pas lié, la participation de Wilheilm n’était pas totalement impossible dans cette affaire.
Elle soupira, rangea tout le dossier et le posa devant la jeune femme. « Nous ne sommes pas là pour piéger votre fiancé, nous sommes là pour avoir des réponses, que pour l’instant il ne nous donne pas. Il a un comportement très, très, dangereux envers nos représentants et nous avons bien du mal à lui faire entendre raison. » Elle se frotte les yeux, lassée par cette discussion. Un coup est frappé à la porte, un patrouilleur lui parle rapidement, catastrophée, elle se lève rapidement et se dirige vers la porte, l’urgence l’appelant.

A la sortie d’Ulyana, on entend clairement WIlheilm se rebeller et s’énerver. Des bruits confus de bousculade, d’ordres pour calmer le détenu sont entendus, puis le calme complet. Le silence absolu.
S’en suit une éllipse pendant près de 4h sans aucune nouvelle de la part de l’Ordre. On ne vient pas la voir, on ne lui parle pas, rien n’est entendu autour d’elle.

HJ : perso j'ai adoré ta réponse


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MessageSujet: Re: Interrogatoire ◊ Emeline Fisher   Dim 2 Juil - 0:55


Interrogatoire
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« Acceptez-vous bien de refuser de votre avocat ? » Non, non, tu ne le refusais pas. Qu’est-ce qu’il t’avait pris de dire ça. Tu ne réponds pas immédiatement. « Bien, je note de ce fait que vous refusez toute aide d’un avocat. » Ton visage se fige. « Vous auriez pu attendre ma réponse à la première question avant de prendre en note. » Tu marques un court instant de silence avant de reprendre la parole. « Je veux le choisir. » Tu n’es pas forte en droit mais tu n’avais jamais entendu parler d’une absence de choix d’avocat dans le cadre de sujets liés à du terrorisme. Mais tu ne t’en tirerais pas avec un commis d’office. Wilheilm pouvait te trouver quelqu’un. Les Fawkes avaient certainement déjà contactés quelqu’un. « Wilheilm me l’aurait dit si je n’avais pas le droit de choisir. » Tu restes silencieuse. Tu n’en sais rien. Tu lui fais trop confiance. Bien trop confiance à ton fiancé. Tu es étudiante en médecine. Lui aurait su quoi dire. Peut-être que tu n’as vraiment pas le droit de choisir. Mais dans tous les cas, ils se battront pour toi, tu n’en doutes pas. Eux comme tous ceux à qui tu parles et qui ne croiront jamais ces accusations. Parce que tu n’es qu’une simple pure parmi tant d’autres. Une pure soignant des pures à l’hôpital.

Tu parles, certainement trop, tu mens, beaucoup. Tu prétends lui faire entièrement confiance. Elle ne pouvait pas avoir fait une chose pareille. Pas elle. Jamais. Elle était trop douce, trop aimante pour cela. En as-tu dit trop ? Peut-être. Tu n’en sais rien. Mais tu ne les crois pas. Tu n’es pas responsable de tout ceci. Tu avais juste voulu la sauver d’une famille qui l’aurait détruite. « J’ai bien entendu ce que vous essayez de me faire comprendre Miss Fisher. Je suis navrée qu’elle vous ait fait croire qu’elle était ce genre de personne. Sans doute l’était-elle, sans doute à vos côtés cherchait-elle à s’améliorer, peut être même qu’elle faisait vraiment des recherches dans le soin, ce qui expliquerait les différentes molécules trouvées sur la bombe. Je n’ai pas d’explications sur son comportement à vous fournir, je n’ai que les faits. Nous savons que Lykaïa était malade. »

« Nous avons trouvé ceci dans ses affaires, celles laissées au domicile de vos parents. » Tu récupères la lettre qu’elle te tend et la parcoures pendant qu’elle continue de parler. Tu ne l’écoutes plus. Tu cherches à comprendre ce que cette lettre peut bien vouloir dire sans rien y comprendre. Parce qu’elle ne veut rien dire. Lykaïa était l’une de tes meilleures amies, elle t’en aurait parlé à voix haute. Et tu savais tout cela, qu’elle s’en voulait de te faire prendre des risques pour son histoire avec Wilh. Qu’elle vous en voulait de prétendre être en couple, ne supportant pas cette situation. Ton regard se pose sur le dossier qu’elle te tend mais tu ne l’ouvres pas. Tu lis une nouvelle fois la lettre. « Ce que nous savons, c’est qu’elle nous dit dans sa lettre, qu’elle cherchait à vous protéger, qu’elle ne pouvait plus mentir indéfiniment. » Mentir. Mais mentir sur quoi ? C’était ce que vous faisiez depuis des mois. Elle ne pouvait pas vous protéger, ça n’aurait rien changé. « Mentir ? » Oui, tu joues la naïve, la petite conne qui ne comprend pas. Et ce n’est pas compliqué, parce que tu ne comprends pas cette lettre et son contenu. Ça te parait complètement incongru, surtout venant d’elle. Elle, la petite amie de Wilh. Elle, une de tes meilleures amies. « Je ne comprends pas cette lettre. » Non, tu n’en comprenais pas un traitre mot, et surtout tu n’en croyais pas un traitre mot. Ça avait beau être ce qui ressemblait à son écriture, rien ne correspondait avec la réalité. Tellement étrange.
Alors non, cette lettre ne te parlait pas, parce que tu n’y croyais pas. Lykaïa, se purifier ? Ca aussi c’était la chose la plus aberrante que tu aies jamais entendue. Tu comprenais très bien en fait. Alors tu prétendais le contraire, le temps de comprendre. « Nous ne sommes pas là pour piéger votre fiancé, nous sommes là pour avoir des réponses, que pour l’instant il ne nous donne pas. Il a un comportement très, très, dangereux envers nos représentants et nous avons bien du mal à lui faire entendre raison. » Et mon père c’est Merlin en personne. C’était un piège dans lequel vous étiez enfermés. Un piège duquel vous ne sortiriez peut-être jamais. Pas maintenant qu’ils avaient des semblants de preuves pour vous faire tomber. Mais il n’avait certainement pas le meilleur comportement, enfin… Ne rien dire était une autre façon de faire les choses. Et pas la plus inutile. Mentir sur certains points en était une autre.

Ton regard se porte sur cette porte contre laquelle on vient de frapper et puis, elle part, sans un mot. Et tu attends. Tu attends longtemps. Tu ouvres ce dossier dont tu parcoures les soi-disant évidences qui ne veulent rien dire pour toi. Et tu attends. Les heures passent lentement. La peur s’installe. Que lui arrivait-il ? Avait-il des ennuis ? Pourquoi n’arrivait-il jamais à garder son calme ? Par moment des larmes roulent le long de tes joues que tu écrases bien vite. Peur et tristesse se mêlent mais ils ne pourront jamais savoir de quoi il s’agit. Surtout de la tristesse lorsqu’ils penseront que tu t’affaiblis ici. Mais tu as connu l’orphelinat. Tu as connu la perte d’une famille entière détruite par les leurs. Tu n’as plus grand-chose à perdre à vrai dire.
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TON PATRONUS: Il s'agirait sans doute d'une panthère, rusée et discrète mais terriblement dangereuse.
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MessageSujet: Re: Interrogatoire ◊ Emeline Fisher   Lun 3 Juil - 14:07

4H se sont écoulées. Personne n’est venu. Pas un bruit ne s’est fait entendre dans le couloir. La lumière, blafarde, du plafonnier est toujours la même. Pas de bouteille d’eau sur la table, simplement le dossier que les patrouilleurs ont laissé à Emeline, une table et deux chaises. Rien d’autre. Pas le moindre bruit, pas une mouche qui vole, pas de système d’aération qui se fait entendre. Rien du tout.
A la cinquième heure, un patrouilleur en uniforme, encore inconnu à Emeline, entre dans la salle sans frapper. Il porte l’uniforme, les cheveux très courts et a deux grands yeux verts, froids, calculateurs. Ses gestes sont militaires, rythmés et ne laissent pas place au doute : il est dangereux. Il entre dans la pièce sans un mot, referme la porte derrière lui. Une sorte de charisme noir semble s’échapper de sa personne, son regard s’arrête un instant sur la jeune femme, reluquant les quelques formes qu’il arrive à apercevoir. Sans un mot, il récupère le dossier – le rangeant proprement et avec délicatesse. Il pose une nouvelle fois un regard sur la jeune femme, très proche de cette dernière, un petit sourire machiavélique sur le coin des lèvres. Deux billes vertes, morbides, accrochent son regard avant de finaliser le dossier, le mettre sous son bras et s’en aller sans un mot.

Quatre nouvelles heures s’égrènent, sans qu’aucun signe de vie ne soit donné à la jeune femme. On ne lui parle à nouveau pas, aucun bruit ne se fait entendre, la lumière du plafonnier ne change pas et personne ne vint la voir. Elle n’a aucun moyen de savoir le temps qui s’est écoulé et n’entend rien dans le couloir. Dans la salle, il ne reste désormais plus qu’elle, une table et deux chaises.


qu'importe la souillure de ton sang, si tu me barres la route, je t'écraserai, si tu oses cracher sur le gouvernement qui ta garde en vie, je t'exécuterai — .
le devoir
avant
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MessageSujet: Re: Interrogatoire ◊ Emeline Fisher   Mer 5 Juil - 0:19


Interrogatoire
« ILS NE SAVENT PAS QU'ON NE SE BAT PAS CONTRE LES HOMMES QUI PEUVENT TOUT SURTOUT POUR CE QU'ILS CROIENT »

Tu attends, longtemps. Tu feuillettes le dossier mais ça ne t’éclaire pas plus. Alors tu attends, espérant que bientôt tu seras libre. Espérant que bientôt tu pourras retourner chez toi, que ce n’est qu’un putain de cauchemar et rien d’autre. Cela fait combien de temps que tu attends. Tu ne sais même plus. Le temps parait passer si lentement lorsqu’on est seule. Lorsque l’on a rien à faire. Tu espères l’entendre passer dans le couloir, savoir qu’il n’a rien. Ou bien entendre ta famille. Mais non. Rien. Rien du tout.

Et puis la porte s’ouvre. Tu espères y voir apparaitre un patrouilleur tout sourire te disant que tu es libre de rentrer chez toi. Parce que de toute façon, il n’y a pas de raison que tu restes ici. Mais non. C’est une nouvelle personne qui fait son entrée. Un de ces patrouilleurs qui terrifieraient même les plus costauds du pays. Ses yeux ne te lâchent pas alors qu’il vient récupérer le dossier. Que va-t-il faire ? Et ce sourire. Tu as l’impression de revoir celui de ceux qui t’ont un jour attrapé. Celui de ceux qui t’ont pris ta famille, ta vie. Aussi le sourire de certaines des mères à l’orphelinat. Ce sourire malsain alors que la punition aller tomber. Tu laisses échapper un soupir de soulagement alors qu’il quitte la pièce, te laissant tranquille. Tu ne vas pas avoir à le supporter seule plus longtemps.

Et le temps passe, de nouveau. Tu n’as aucune idée du temps depuis lequel tu es ici. Petit à petit, tes yeux se ferment. Malgré la peur, malgré la douleur, tu plonges, tu t’assoupis. Parce que tu t’étais levée tôt ce matin-là avant que n’arrive le drame pour réviser des partiels à venir. Parce que cela devait déjà faire un sacré paquet d’heures que tu étais debout et tu t’étais déjà couchée tard la veille. Tu t’endors sur la table froide, métallique.
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MessageSujet: Re: Interrogatoire ◊ Emeline Fisher   Mer 12 Juil - 15:32

Ulyana était derrière la vitre en tain de la salle d’interrogatoire, observant le comportement d’Emeline. Qu’elle ne fut pas sa surprise qu’elle s’endorme. De son expérience, il n’y avait que les coupables qui pouvaient s’endormir dans ce genre de situations. Après tout, elle venait de perdre apparemment quelqu’un qu’elle connaissait bien, n’avait pas eu le temps de pleurer sa perte ou de faire son deuil, ses parents avaient vus son arrestation et subiraient une enquête, son fiancé était en salle d’interrogatoire et elle savait que ça ne se passait que très mal, alors pourquoi s’endormait-elle ? Ulyana était presque persuadée qu’à sa place, elle serait extrêmement inquiète, incapable de tenir en place. De plus, son expérience de patrouilleur lui avait permis de confirmer ses doutes. Même des personnes très fatiguées ne s’endormaient pas, refusant de voir la vérité en face, se battant encore et encore contre le destin qui semblait s’acharner contre elle. Ainsi, les bras croisés sur la poitrine, Ulyana était désormais sûre de sa culpabilité. Elle était sûre et certaine que ces deux-là étaient coupables et que le comportement de Miss Fisher n’était qu’une simple comédie. Comment aurait-il pu en être autrement ?
Elle fit appeler une patrouilleuse, une des rares à partager avec elle ce métier, mais dont elle allait avoir besoin. En sa qualité de Chef, elle décida de mettre en garde à vue la jeune femme. Elle avait suffisamment de preuves indirectes pour la garder dans la durée maximale autorisée. Malheureusement, n’ayant aucune perte directe la situation sur le lieu du crime, elle ne pourrait pas la garder plus longtemps. En tout cas, elle ne s’inquiétait pas, les fouilles de la demeure des Fisher et des Fawkes étaient en cours, il y aurait bientôt suffisamment de preuves pour les incarcérer les deux, en attendant leur procès.  

4h plus tard.
Une patrouilleuse, vêtue de son uniforme, les cheveux très courts, coupés à la garçonne, entre dans la pièce. Elle réveille, sans délicatesse, mais sans causer de douleurs, de blessures, Miss Fisher. « Vous êtes en état d’arrestation, je vais vous emmener à votre cellule. » Elle force Miss Fisher, à peine éveillée, à se mettre debout et, d’un geste expert, lui passe les menottes en lui mettant les mains dans le dos. Elle soutient, plus qu’elle n’aide Miss Fisher à marcher, cette dernière sortant de son sommeil. Cyniquement, la patrouilleuse lui souhaitait qu’il ait été réparateur, bien qu’il ne pourrait en rien arranger sa situation. La jeune femme fit passer dans une salle attenante, sans vitre teintée, sans caméra, Emeline. « Vous allez vous déshabiller et enfiler ça. » Elle lui lança des vêtements de détenus. « Je tiens à vous prévenir que je suis armée et que tout acte à mon encontre sera ajouté aux charges contre vous. » Et, quand ceci fut fait et qu’elle fut certaine que Miss Fisher avait compris, elle lui ôta les menottes. Evidemment, elle ne se retourna pas – il en était strictement hors de question, et la jeune femme fut forcée de se déshabiller devant son regard de marbre. Une fois que la tenue fut enfilée, que la jeune femme fut dépossédée de toutes ses affaires personnelles – la patrouilleuse précisa même qu’elle n’avait pas le droit de garder son soutien-gorge (du fait des baleines en métal qui pouvaient être dangereuses), elle lui remit les menottes, attrapa ses affaires – tout en gardant la jeune femme en visuel, attrapa le bras de la brune et l’emmena dans une autre pièce.
Les portes du couloir qu’elles traversèrent étaient fermées, on n’entendait aucun bruit et, étrangement, il n’y avait aucune salle d’interrogatoire dans le couloir, mis à part celle juste à côté de la salle dont ils venaient de sortir, l’écriteau l’indiquant sur la porte. C’était celle où Miss Fisher avait été interrogée. La patrouilleuse l’emmena dans un bureau, on l’a mis contre un mur rayé et un second patrouilleur la prit en photo, de face dans un premier temps, de profil dans un second. Ce même agent releva ses dix empreintes de doigt et de pieds, prit un échantillon de salive, lui arracha une mèche de cheveux et prit ses empreintes rétiniennes.
Quand toute la démarche fut finalisée, la jeune Fisher fut emmenée aux geôles présentes dans la Caserne. Elles traversèrent plusieurs couloirs, les portes qui s’ouvraient sur la zone de détention étaient fermées par un digicode et une reconnaissance rétinienne. Elle fit passer devant elle la détenue, referma derrière elle et la poussa dans une des geôles. On pouvait entendre des cris, des rires fous et une odeur pestilentielle. Le confort était minimal, une simple couchette par détenu qui semblait tout sauf confortable, une toilette visible par tous et rien d’autre. Dans chaque cellule il y avait 2 à 3 personnes, les hommes étant séparés des femmes. L’agent défit ses menottes et poussa Emeline dans une cellule où il y avait déjà deux détenues, qui criaient, se débattaient et restèrent à distance de la patrouilleuse du fait de son arme bien en évidence. La porte grillagée se referma et l’agent quitta le couloir, bruyant, inconfortable et dégoûtant, sans un mot, sans un regard en arrière.


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Interrogatoire ◊ Emeline Fisher

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