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La ville de Birmingham compte actuellement 12 Purs, 4 Purifiés et 13 Impurs, la Résistance semble recruter plus de membres que l'Ordre du Phénix, il serait peut être bon de se méfier de ce regroupement.
Les les femmes deviennent importantes et prédominantes, au détriment du sexe masculin, pourtant si charmant.




 
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 S'unir dans l'adversité [PV les Rosenbach]



l'impureté sera traitée et éradiquée
MUGGLE SUPREMACY ☾ ::  :: Springfield :: Manoir Rosenbach
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MessageSujet: S'unir dans l'adversité [PV les Rosenbach]   Dim 2 Avr - 14:23




S'unir dans l'adversité
Caitlyn • Rosenbach
Si l'attentat avait semblé être un cauchemar, la nouvelle qui était parvenue à la maison familiale a été digne de l'annonce de l'apocalypse. En effet, c'est au cours de la conférence de presse que nous appris que Wilheilm et Emeline avaient été convoqués au poste de police. On ne savait pas la raison de cette convocation. Même si ce n'était pas la première fois que cela arrivait, je ne pense pas qu'il fallait être Merlin en personne pour comprendre qu'il y avait un lien entre la bombe qui a explosé et cette subite arrestation. Pour ne rien arranger les choses, les nouvelles mesures annoncées durant la conférence ne présageait définitivement rien de bon.

Un véritable conseil de guerre a été organisé à l'improviste. Dans ces heures tragiques, le salon de la maison a semblé revenir plus de 15 ans auparavant. Cependant, nous n'avons pas les journaux de la gazette avec à la une la cavale de Harry Potter. Néanmoins, les enjeux sont les mêmes : garantir notre survie.

Rapidement, j'ai proposé que je me rende discrètement chez les Rosenbach. Wilheilm, s'il avait été présent, aurait refusé avec force de protestation en avançant que les membres de cette famille ne sont pas dignes de confiance. Pourtant, si quelqu'un pourrait éventuellement nous soutenir, ce sont bien eux. Après tout, ils sont tout autant visés que nous par rapport aux différentes mesures qui vont se faire à la suite de cette charmante conférence de presse. Bien sûr, avec l'arrestation de mon jumeau, il est clair que les Fawkes vont morfler plus que les Rosenbach. Cependant, nous n'avons clairement pas les moyens de cracher sur d'éventuels soutiens étant donné les circonstances.

De toutes manières, Papa m'a fait clairement comprendre ce que je dois faire pour cette entrevue avec Atticus. Ne surtout pas s'engager de manière concrète, surtout qu'on ne sait pas ce qu'il va arriver à Wilheilm et Emeline. En revanche, je dois m'arranger pour revenir avec une information capitale à savoir ce qu'on compte faire la famille Rosenbach au sujet des mesures prises.

Bien entendu, Papa, avant que je sorte de la maison, m'a rajouté que toutes décisions définitives seraient prises par lui. Même si je sais qu'il me fait confiance pour mener la négociation, le fait qu'il m'annonce qu'il peut me désavouer si cela ne va pas dans les intérêts des Fawkes me fait prendre conscience de la gravité de la situation. C'est la survie de notre famille qui est en cause.

Sans trop m'attarder, j'effectue le trajet. J'ai préféré m'y rendre à pied. Même si cela représente une certaine trotte, on ne pourra pas dire que ma voiture était garée pas loin de chez les Rosenbach. Cela augmente aussi la discrétion de la rencontre.

Un coup de sonnette. J'ai l'impression que cela dure des heures avant qu'on m'ouvre. Pourtant, c'est très rapide. La porte est à peine entrouverte que je me glisse à l'intérieur de la demeure en la refermant. Ce n'est pas très polie de ma part de ne pas attendre l'invitation mais pas la peine de rester sur le palier plus que nécessaire, surtout si c'est pour éviter les oreilles indiscrètes.

Dans le vestibule, je prends soin de rabaisser la capuche qui cachait mes cheveux et mes lunettes de soleil. Camouflage sommaire mais au moins, j'ai pas eu d'ennuis en venant ici.

-Pardon de mon manque de politesse. Je suis Caitlyn Fawkes. J'ai besoin de voir Atticus ou défaut, un de ses enfants. J'ai besoin de transmettre des informations de manière urgente.

Je prie intérieurement qu'Atticus soit dans les parages. Nous entretenons des relations cordiales depuis plusieurs années. Je ne doute pas un instant qu'au nom de celles-ci, il prendra au moins le temps de m'écouter à défaut de m'assurer son soutien inconditionnel.
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MessageSujet: Re: S'unir dans l'adversité [PV les Rosenbach]   Jeu 6 Avr - 21:59


S'unir dans l'adversité
« GEMIR SUR UN MALHEUR PASSE, C'EST LE PLUS SUR MOYEN D'EN ATTIRER UN AUTRE »

Tu étais rentré chez toi directement après avoir aidé pendant quelques instants les victimes. Parce que tu ne pouvais rester là plus longtemps. Les médecins et infirmières étaient arrivés sur la zone et tu l’avais quittée. Tu ne servais plus à rien. Pourtant, alors que tu rentrais chez toi, alors que tu allais au sein de ta famille, les flash te revenaient en mémoire. Tu réentendais l’explosion, ce fracas assourdissant que vous aviez entendu jusqu’au sein du théâtre. Tu entendais les gémissements, les cris de douleur, les hurlements de peur, les pleurs. Ces sons qui ne quittaient pas moins ton esprit que les images des corps ensanglantés, les visages en pleurs semblaient être marqués à jamais au sein de ton esprit. Alors tu avais foncé chez toi. Parce que tu voulais être sûr qu’ils étaient tous en vie. Tu voulais être sûr qu’aucune personne de ta famille ne se trouvait dans ce restaurant ce midi-là. Tu n’as jamais mis aussi peu de temps à rentrer depuis ce jour où tu avais renversé cet impur. Depuis ce jour où tu faisais attention sur la route et où tu ne prenais pratiquement plus la voiture. Alors que tu les vois, ici, tous là, en train de finir le repas de famille, tu te jettes dans les bras de ta mère alors que des larmes se mettent à rouler le long de ton visage devant leur regard incompris. Ils sont vivants. Ils sont tous vivants. Ils te détestent peut-être encore mais ils sont vivants. Ils comprennent qu’il se passe quelque chose, quelque chose de grave pour que tu réagisses ainsi. Mais tu n’arrives pas à parler. Parce que tu es encore complètement choqué. Alors tu te laisses tomber sur une chaise tandis que les questions fusent. Mais tu ne peux pas. Tu ne peux pas parler. Tu peux encore moins manger. Tu restes pétrifié, mort de peur. A te refaire le film qui tourne en boucle dans ton esprit depuis cet instant. A revivre le film de ce carnage. A t’entendre répondre tes réponses potentiellement incohérentes à l’ordre du phénix. Parce que tu n’étais pas présent et que tu n’en savais rien. Au bout d’un moment, incapable de prononcer le moindre mot, tu te contentes d’allumer la télévision. Cette télévision où les images doivent à présent passer en boucle. Tu lis la stupeur, la peur et le soulagement sur les regards de certains membres de ta famille. Parce que si tu n’es pas à même de réfléchir très clairement, ce n’est pas le cas du reste de ta famille, qui eux ne sont pas sous le choc de l’instant. Certains s’installent devant la télévision pour tenter de comprendre ce qui a bien pu se passer tandis que tu restes à table à regarder dans le vide. Inutile de regarder les images, elles sont déjà là. Devant toi, à tourner en boucle. Les corps prennent les visages de personnes que tu sembles connaitre. De personnes que tu aimes. Ta plus jeune sœur, celle qui t’en voulait depuis si longtemps finit par venir se jeter en larmes dans tes bras. Alors un peu de joie vient égailler ton visage. Tu croises le regard de ta cadette, celle dont tu es si proche qui est sombre, si sombre. Tu vois qu’elle tente de ne rien montrer mais qu’elle comprend que tu aurais aisément pu te retrouver sur place. Elle sera là pour toi quand tu voudras en parler, elle est toujours là.

Ce n’est que lorsque le roi prend la parole que tu te décides à rejoindre ceux encore présents dans le canapé pour écouter ce qu’il a à en dire. Mais rien de tout cela ne pourrait te rassurer. Rien de tout ceci ne te semble logique. Sa décision de purification obligatoire provoque un tollé dans la pièce alors que ta sœur quitte en colère ne voulant pas entendre la suite de ce tissu de conneries comme elle le dit. Pourtant, tu te contentes de poser ta question. Parce que la simple idée de perdre le peu de magie qu’il te reste dans les veines te sort de cette torpeur dans laquelle tu étais quelques instants plus tôt. Vous n’êtes plus nombreux à attendre la réponse à ta question dans la pièce lorsque l’on sonne à la porte d’entrée. Tu sais certains membres de ta famille parti chez les Chatterton car ils sont proches des enfants. Eux ont subi les pertes auxquelles vous aviez échappé.

La porte s’ouvre et se referme et tu entends la voix de femme qui doit être en train de répondre à un de vos esclaves. « Pardon de mon manque de politesse. Je suis Caitlyn Fawkes. J'ai besoin de voir Atticus ou défaut, un de ses enfants. J'ai besoin de transmettre des informations de manière urgente. » Tu sens la précipitation dans sa voix, la panique où ce qui s’en rapproche. Pourtant, ce n’est pas à toi de la gérer. Pas aujourd’hui. Voyant qu’aucun membre de ta famille ne semble y aller, tu quittes le téléviseur, non sans avoir entendu la réponse tant attendue et tu te diriges vers l’entrée. Tu souris à votre esclave qui s’éloigne. Tu tends la main à celle qui se tient face à toi. Tu la reconnais pour l’avoir croisée à Poudlard gamin mais également pour ce qu’elle est. « Bonjour. Nathan Rosenbach. Mon père a quitté la maison mais il ne devrait plus tarder à rentrer. Suivez-moi je vous en prie. » Tu la laisses te suivre dans un petit salon, loin de celui où le discours continu de tourner en boucle devant les membres restant des Rosenbach. Inutile de l’emmener là-bas, vous seriez plus tranquille ici. Tu n’as aucune idée de si ta cadette va vous rejoindre mais cela pourrait être fort possible. Quant à ton père, tu n’as aucune idée d’où il peut être à présent. « Asseyez-vous. » Tu prends place face à elle. « Désirez-vous boire quelque chose ? » Tu attends sa réponse avant de poursuivre. « De quoi souhaitiez-vous vous entretenir avec mon père ? » Tu as déjà une petite idée. Il n’est pas possible que ça ne soit pas en lien avec ce qu’il vient de se produire. Mais il te fallait les détails pour tout comprendre.

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MessageSujet: Re: S'unir dans l'adversité [PV les Rosenbach]   Sam 27 Mai - 22:05




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Caitlyn • Rosenbach
Me rendre de la demeure familiale de ma famille au manoir Rosenbach a été particulièrement rapide et en même temps si long. Pas besoin d'être Merlin lui-même pour comprendre que l'évènement qui vient de se passer joue sur ma perception du temps et sur les décisions qu'auraient prises Wil' s'il était libre. Dire que je reprochais à mon jumeau quand nous étions à Poudlard d'agir trop souvent comme un gryffondor... Je pense que la jeune moi que j'étais me donnerait des baffes en cet instant !

Rapidement, je suis déçue de voir que ce n'est pas le patriarche mais l'un de ses fils qui vient à ma rencontre. J'attrape sa main pour la serrer lorsqu'il me la tend. J'accompagne mon mouvement de main par un geste de tête. Bien que nous nous connaissons pour faire partie du groupe des privilégiés dans le joyeux régime des Archdeacon, Nathan Rosenbach est plus dans les rapports d'âge de mes cadets. Cela n'aide pas forcément pour se cotoyer en soirée ou avoir des liens en-dehors de celles-ci.

Je ne cache pas une grimace en apprenant que son père est sorti. Je le suis sans faire de bruit vers le salon où il souhaite qu'on prenne place. Je prends place à la suite de son invitation en le remerciant.

-Ce que vous prendrez vous-même fera parfaitement l'affaire.

Même si c'est un alcool fort, je ne le dédaignerais pas. Bien sûr, je ne boirais pas à l'excès, j'ai besoin de garder la tête froide. Néanmoins, un remontant ne peut pas faire de mal si c'est ce qu'il me propose.

-Est-ce que votre père rentre bientôt ? Je peux aisément vous dire ce qui amène mais j'ai bien peur que le patriarche de la famille Rosenbach doive être informée le plus rapidement possible.

Une certaine solennité est perceptible malgré la gravité de ma voix. Inconsciemment, j'ai employé ce ton pour faire comprendre que je ne viens malheureusement pas pour raconter les dernières rumeurs concernant les acquisitions vestimentaires d'une princesse. Il est en effet infiniment proche de celui utilisé au cours de la guerre contre le Seigneur des Ténèbres lorsqu'on parlait des victimes de mangemorts.

Finalement, le regard sombre, je finis par dire.

-Je ne vais pas vous faire l'affront d'évoquer la sympathique conférence de presse d'Erwin Archdeacon.

Définitivement, je pense qu'il est bien difficile de ne pas être au courant de cette sympathique conférence. Mon ton écoeuré suffit à faire comprendre ce que je pense de celle-ci sans que je prononce le moindre mot.

-Mon frère jumeau Wilheilm et sa fiancée ont été emmenés au poste pour un interrogatoire.

Je ne dis rien de plus pour me contenter de le regarder. Je préfère attendre sa réaction avant de continuer à dire le message que je dois transmettre. Si Nathan Rosenbach n'est pas réceptif, je n'aurais qu'à attendre le retour de son père. Pour l'avoir un peu cotoyer, je sais qu'il prendra le temps de m'écouter jusqu'au bout avant de décider. Malheureusement, je connais trop peu son fils pour savoir s'il va agir de la même façon.
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MessageSujet: Re: S'unir dans l'adversité [PV les Rosenbach]   Mar 27 Juin - 23:21


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« GEMIR SUR UN MALHEUR PASSE, C'EST LE PLUS SUR MOYEN D'EN ATTIRER UN AUTRE »

Devant toi se dresse l’ainée des Fawkes que tu connais de vue pour l’avoir parfois croisée durant les soirées mondaines. Tu lui proposes d’entrer. Autant dire que tu es encore complètement retourné par ce que tu as vu et que tu n’es ainsi pas dans les meilleures conditions pour accueillir une invitée. Tu te diriges vers le petit salon dans lequel vous serez tranquille pour discuter de tout et n’importe quoi, même si en ce jour précis, tu doutes fortement qu’il y ait un autre sujet que ce qui est en train de se produire dans votre ville adorée. Tu tentes de garder un semblant de contenance, de ne pas montrer que tu n’es pas réellement apte à une discussion complexe. Pas maintenant. Pas quelques heures après avoir été l’un des premiers sur le lien de l’accident.

Tu lui proposes à boire, par politesse bien entendu, comme tu le fais toujours aux invités que tu reçois. Tu as pu quitter le pays pendant dix ans, tu n’en as pas oublié ton éducation comme membre d’une grande famille. « Ce que vous prendrez vous-même fera parfaitement l'affaire. » Inconsciemment, c’est la bouteille de whisky qui quitte sa place dans le placard. Après des années sans toucher une seule goutte d’alcool, te voilà de nouveau en train de boire. Occasion spéciale ? Besoin d’oublier. Tu serres un premier verre avant de tourner ton regard vers la brune dans l’attente d’un hochement de tête. C’était trop tard désormais, mais il aurait peut-être mieux valu que tu prennes du thé tout de même.

« Est-ce que votre père rentre bientôt ? Je peux aisément vous dire ce qui amène mais j'ai bien peur que le patriarche de la famille Rosenbach doive être informée le plus rapidement possible. » Evidemment qu’elle voulait voir ton père. Peut-être le connaissait-elle peut-être bien depuis le temps que tu n’étais plus au pays. « Il a quitté la maison il y a peu, il ne devrait pas tarder mais je n’ai aucune idée de l’endroit où il s’est rendu. » Certainement chez les Chatterton, ou bien préparer une riposte de la famille en créant une nouvelle alliance.

« Je ne vais pas vous faire l'affront d'évoquer la sympathique conférence de presse d'Erwin Archdeacon. » Le silence n’a pas le temps de s’installer que tu as enchainé. « Et l’attentat également j’imagine. » Parce que tu ne penses qu’à ça. Pas à cette conférence. Parce que ce ne sont pas les paroles de votre roi, aussi terribles soient-elles qui sont présentes dans ton esprit. Non. Tu ne vois que les corps, le sang, les cris, les larmes, la panique. Tu ne notes même pas son dégoût. Oui, tu le partages, mais c’est tellement infime après ce que tu as pu voir. « Mon frère jumeau Wilheilm et sa fiancée ont été emmenés au poste pour un interrogatoire. » Hein ? Quel était leur lien avec cette histoire. « Quel lien ont-ils avec tout ceci ? » Ils n’étaient tout de même pas responsables de cette attaque ? Tu cherches à comprendre. Mais tu ne peux pas pour l’instant. Encore moins à chercher des hypothèses alors que tu n’es certainement pas en l’état. « Qu’attendez-vous de notre famille ? » Parce que c’est de cela qu’il s’agit. Elle ne serait pas venue sans une bonne raison. Elle devait avoir une idée derrière la tête. Alors tu allais l’écouter, essayer de comprendre et l’occuper en attendant que ton père ne rentre chez vous.
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MessageSujet: Re: S'unir dans l'adversité [PV les Rosenbach]   Jeu 29 Juin - 11:49




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Caitlyn • Rosenbach
Je n'ai beau ne pas connaître spécialement Nathan Rosenbach mais le fait qu'il apporte du whisky est, je pense, assez significatif de la stupeur résultant de cet attentat. Mais qui ne le serait pas en même temps ? On ne parvient pas -non, jamais !- à s'habituer à de telles choses même si on a connu les horreurs des mangemorts. Mais on se doit malgré tout de garder la tête froide. Avant de porter le verre à mes lèvres, je remercie le fils Rosenbach pour la boisson.

Demandant à voir son père, j'ai la déconvenue d'apprendre qu'il est absent et qu'on sait quand il va revenir. Cela m'agace mais c'est prévisible. Après tout, la décision de venir ici s'est faite dans la précipitation. Il est donc normal que la famille vaque à ses occupations. Je peux m'estimer heureuse de ne pas avoir eu porte close en arrivant ici ! Je soupire avant d'insister à nouveau.

-Cela ne fait rien, je peux aisément vous le dire. Mais il faut me promettre que mon message sera transmis aussitôt à son retour.

La promesse obtenue, je commence à amener le sujet de ma venue. Si je parviens à faire preuve d'un certain détachement, Nathan Rosenbach insiste en mentionnant l'attentat. Je cligne des yeux avant de voir le regard légèrement fuyant de la personne me faisant face. Mon sourire se fait légèrement triste alors que je hoche la tête. Ce genre de regard, je l'ai vu à de nombreuses reprises après la bataille de Poudlard. C'est celui que j'avais après avoir vu mourir mes camarades sous les baguettes des mangemorts. A-t-il perdu quelqu'un durant l'attaque ? Cela pourrait expliquer des choses. Cependant, par tact, je ne lui pose pas la question, ne voulant surement pas être indiscrète.

-Et l'attentat.

Mes mots sont un écho au sien, laissant entrapercevoir la tristesse que je peux aussi avoir. Pourtant, je décide de ne pas évoquer plus longtemps que nécessaire ce chagrin pour annoncer la raison de ma venue. Annoncer que mon jumeau et sa fiancée sont au poste. La surprise à une telle annonce est visible sur le visage de Nathan Rosenbach.

-Mais non ! Bien sûr que non !

Mon cri de protestation à fuser plus vite qu'un vif d'or.

-Jamais Wil' ne ferait une chose pareille ! Emeline, sa fiancée, n'est nullement capable de ce genre de chose.

Je défends farouchement leur honneur. Il est hors de question qu'une telle rumeur soit cru ici. Mais la question de Nathan Rosenbach est logique. Je me poserai la même si les rôles sont inversés. Reprenant mon calme, je choisis soigneusement les mots convenus avec mon père avant de partir pour ici.

-Le reste de ma famille, ainsi que moi-même, sommes persuadés que cet interrogatoire est lié à l'attentat, bien que nous ayons pas d'informations précises. Tout juste avons-nous su qu'ils avaient été arrêtés chez la fiancée de mon frère par les parents de celle-ci.

Le manque d'informations criant que nous possédons est quelque chose sur lequel nous voulons insister.

-De plus, avec la conférence de presse... Nous pensons que le gouvernement va se montrer particulièrement sourcilleux envers les familles sorcières officielles ne soutenant pas corps et âmes leurs politiques.

J'espère que le fils Rosenbach comprend les mots que je veux lui dire entre les lignes : ce ne sont surement pas les Chatterton ou les Bartholomew qui vont avoir des soucis à venir dans les jours à venir.

Je bois une gorgée de whisky. Du coin de l'oeil, j'observe Nathan Rosenbach pour voir comment celui-ci va réagir à ce que je viens de lui annoncer.
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MessageSujet: Re: S'unir dans l'adversité [PV les Rosenbach]   Jeu 29 Juin - 23:14


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« GEMIR SUR UN MALHEUR PASSE, C'EST LE PLUS SUR MOYEN D'EN ATTIRER UN AUTRE »

Ta bouche se porte à ton verre et quelques instant plus tard voilà l’alcool brulant ton œsophage. Souvenirs douloureux qui remontent en même temps. Mais cela te fait du bien. Pour un court instant. Maintenant, il allait te falloir saisir les raisons de la venue de l’ainée Fawkes alors que n’étais pas des plus aptes à la réflexion. « Cela ne fait rien, je peux aisément vous le dire. Mais il faut me promettre que mon message sera transmis aussitôt à son retour. » Tu souris à cette dernière remarque. « Comptez sur moi, il sera averti de votre passage dès son retour si vous n’être plus là à ce moment-là. » Et tu ne donnais pas ta parole aussi facilement que cela. C’était comme ton cœur. Tu l’avais un jour donné à Orphée et elle en était toujours l’entière propriétaire malgré votre récente rupture.

« Et l'attentat. » Ta gorge se serre alors que tu revis cet instant horrible une nouvelle fois. Sang, corps, cris. Tu ne réponds rien. Et tu es presque heureux qu’elle n’insiste pas. Car tu ne sais pas ce que tu aurais pu répondre à tout ceci. Parce que tu subis encore le contre-coup. Parce qu’il t’a changé à tout jamais.

Elle te parle de son jumeau et de sa fiancée et tu ne peux t’empêcher de poser cette question. Cette question bien trop importante. Parce que tu ne veux pas mettre ta famille un seul instant en danger en restant avec la famille de terroristes. Et puis, surtout, comment auraient-ils pu cautionner un tel acte de barbarie. Parce que c’était ce que c’était, ni plus, ni moins. « Mais non ! Bien sûr que non ! » Quelques secondes pendant lesquelles tu ne réponds pas à cette protestation de Caitlyn Fawkes. « Jamais Wil' ne ferait une chose pareille ! Emeline, sa fiancée, n'est nullement capable de ce genre de chose. » Tellement persuadée que c’est impossible. Pour le connaitre, tu ne le crois pas non plus capable d’un tel acte. Mais on ne connait jamais réellement les gens non ? Même sa propre famille. Car après tout, seul ton père et ta mère savaient ce que tu avais pu faire des années plus tôt. Ce secret durement gardé pendant des années. Ce secret qui te hantait depuis plus de dix ans. Ce secret qui avait entrainé ton départ précipité du pays. Ce secret qui était la raison de ton arrêt de toutes boissons alcoolisées. Avant aujourd’hui…

« Le reste de ma famille, ainsi que moi-même, sommes persuadés que cet interrogatoire est lié à l'attentat, bien que nous ayons pas d'informations précises. Tout juste avons-nous su qu'ils avaient été arrêtés chez la fiancée de mon frère par les parents de celle-ci. » Tu l’écoutes avec attention, espérant qu’elle ajoute ce qu’elle peut attendre de vous sur ce coup là. Vous trainez certes plus dans les couloirs du gouvernement mais vous n’êtes pas les Blackwood ou les Ayling ou encore les Chatterton. Plus libres. Oui, vous êtes libres, c’est ce que vous êtes. Libre et rien d’autres. Mais vous n’êtes pas les Fawkes et vous ne tomberiez pas avec eux, c’était une évidence. Si une famille chutait, ce serait la leur, surtout s’il y avait complicité d’attentat. Tu ne dis rien, attendant la suite qui ne devrait pas tarder à arriver, tentant de comprendre l’ensemble des tenants et aboutissants d’un jeu d’échec géant dont tu t’es volontairement tenu à l’écart pendant des années. « De plus, avec la conférence de presse... Nous pensons que le gouvernement va se montrer particulièrement sourcilleux envers les familles sorcières officielles ne soutenant pas corps et âmes leurs politiques. » Tout de suite, ça te parlait plus. Les Fawkes et vous. Vous, les seuls non purifiés. Vous, ceux qui restaient fiers de votre sang impur. Un sang que vous risquiez de perdre à chaque instant. « Si cette arrestation est liée à l’interrogatoire, alors il faut comprendre en quoi. » Tu marques quelques instants de pause. « Avez-vous contacté un avocat ? » Silence. « Ils ne doivent pas rester seuls sans une présence extérieure, surtout sur une arrestation pour un si gros soupçon. » L’ordre devait être prêt à tout pour trouver un coupable, pour en désigner un. Et le Fawkes était une cible parfaite. C’était de dizaines de purs décédés dont il était question, si la nature de sang changeait quelque chose. En quelques instants tu avais repris le contrôle. Parce que tu maitrisais. Les excès, tu avais connu ça. Et si les Fawkes étaient doués pour se sortir de garde à vue, vous étiez doués pour empêcher les gardes à vue et les scandales de venir vous frapper de plein fouet. « Voulez-vous que nous fassions jouer nos contacts au sein de l’ordre pour en apprendre plus sur le chef d’accusation actuel ? » Ce contact qui vous couvrez depuis des années. Ce contact qui avait couvert un mort une dizaine d’année plus tôt.

« Sur quelles bases de décision êtes-vous partis ? » Pour l'instant, sur le chaud. Si toutefois, ils avaient eu le temps d'en parler et que tout le monde n'était pas parti en claquant la porte comme ça avait pu être le cas chez vous. Tu marques une courte pause. « Allez-vous renégocier votre contrat ou accepter cette purification ? » Parce que c’était à présent de cela qu’il s’agissait. Renégocier un contrat ou se purifier – que cela plaise ou non.
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MessageSujet: Re: S'unir dans l'adversité [PV les Rosenbach]   Sam 29 Juil - 22:04

[quote="Caitlyn Fawkes"]


S'unir dans l'adversité
Caitlyn • Rosenbach
Comme d'un commun accord, nous en venons à évoquer rapidement la raison de ma visite. Fawkes et Rosenbach ne sont pas forcément les familles les plus proches de Birmingham. Pourtant, en ces heures tragiques et déterminantes pour ma famille, nous pouvons apparaître comme des alliés de circonstances. Circonstances que j'aurais bien voulu éviter à cause de ce que cela implique pour mon frère et sa fiancée.

Je sourie de manière reconnaissante face à la proposition sous-entendu par Nathan. Peu de personnes l'auraient fait de manière spontanée alors que j'ai jamais caché les possibles accusations qui planent sur mon jumeau. Néanmoins, je décline cette offre généreuse.

-Mon père a agi dans la mesure de ces moyens afin de pouvoir les aider.

En effet, il n'est pas dit que si les moyens sont mis à leur disposition qu'ils puissent les utiliser. Des "oublis" arrivent si facilement chez ses personnes.

-En attendant un avocat, Wilheilm pourra assurer leur propre défense étant lui-même au barreau de Birmingham.

Cette connaissance de la loi est un atout pour lui. Pourtant, est-ce que cela sera suffisant ? Je ne le sais pas et cela m'angoisse de ne pas savoir. Prudemment, je préfère éloigner cette pensée afin de garder la tête froide et de ne pas perdre le contrôle de mes émotions.

Après qu'il ait évoqué l'idée de nous rendre service quant aux motifs d'accusations, je décline cette nouvelle offre :

-Inutile. Nous saurons bien assez vite de quoi on les accuse.

Parce que même si nous n'avons rien de concret, cela ne peut qu'être une accusation et non un témoignage. Je partage assez l'avis de mon père sur le sujet : on le saura rapidement, que ce soit par un coup de téléphone ou par la presse, si c'est vraiment une accusation d'attentat.

Je pousse un soupir lorsque je l'entends me -nous- demander ce que nous comptons faire. Une question si simple et en même temps si compliqué à répondre à cause du nombre de possibilités.

-J'aimerais pouvoir le dire. Pour le moment, nos actions sont limitées tant que nous ne savons pas ce qu'il en retourne précisément avec mon frère.

Car la survie de notre famille est le plus important, nous ne pouvons nous décider sans que nous ayons toutes les données en main. C'est dans le même état d'esprit que je réponds à la dernière question que me formule Nathan.

-Outre le fait que nous sommes limités dans nos actes avec toute cette histoire, purifier ou ne pas l'être soulève un grand nombre de questions. Qu'avons-nous à gagner ? Qu'avons-nous à perdre ? Si cela ne tenait qu'à moi, mais cela n'est pas le cas.

Je finis mon verre de whisky avant de continuer.

-Il nous faut voir plus large avant de nous décider. C'est pourquoi je suis voir ton père au nom du mien. Qu'allez-vous faire avec cette nouvelle loi ?

Parce que le mouvement infléchi par les Rosenbach pourraient nous influencer. Ils sont l'une des rares familles influentes du pays avec qui nous entendons. Les alliances et les mésalliances de la famille Fawkes peuvent se jouer en cet instant.
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Le temps file et emporte les hommes... Ainsi coule le fleuve et jamais ne s'arrête...


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S'unir dans l'adversité [PV les Rosenbach]

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