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La ville de Birmingham compte actuellement 12 Purs, 4 Purifiés et 13 Impurs, la Résistance semble recruter plus de membres que l'Ordre du Phénix, il serait peut être bon de se méfier de ce regroupement.
Les les femmes deviennent importantes et prédominantes, au détriment du sexe masculin, pourtant si charmant.




 
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 Une demi-vérité est un mensonge complet ✘ Mazikeen



l'impureté sera traitée et éradiquée
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MessageSujet: Une demi-vérité est un mensonge complet ✘ Mazikeen   Jeu 6 Avr - 22:03


Une demi-vérité est un mensonge complet
« L'ON M'A DIT AUSSI QUE VOUS VOUS FARDIEZ. FORT BIEN ! DIEU VOUS A DONNE UN VISAGE ET VOUS VOUS EN FABRIQUEZ UN AUTRE »

Tu n’es peut-être plus en couple avec celle qui a partagé ta vie pendant six mois, mais c’est tous les jours aux cotés de celle qui restera à jamais celle que tu aimes et qui est ta meilleure amie que tu travailles. Parce qu’elle reste une actrice, une metteuse en scène malgré tout. Parce que le spectacle se joue encore et qu’il faut que tu fasses avec. Alors tous les jours, c’est à ses cotés que tu joues, que tu répètes, que tu travailles. Tu ne comprends pas pourquoi elle n’a pas accepté l’idée des fiançailles. tu aurais été prêt à tout pour elle. Mais elle aurait dû savoir qu’il n’était pas forcément simple de refuser. Pas quand ton futur est en jeu, pas lorsque ton père a un réel moyen de pression. Parce qu’il n’avait pas oublié ce qu’il avait fait pour toi lorsque tu avais renversé cet impur alors que tu étais ivre au volant d’une voiture. Et tu n’avais pas nous plus oublié. Son visage te hantait jour et nuit. Tu avais quitté le pays pour cela. Pour tenter d’oublier. Pour être quelqu’un d’autre qu’un Rosenbach. Pour ne pas revoir le lieu où ta vie avait pris un tournant inattendu. Pour devenir aussi celui que tu étais à présent. Ce grand acteur qui malgré son statut de sang arrivait à se faire une place sur la scène d’un des plus grands théâtres du pays.

Sur scène, tu oublies tous tes tracas. Tu n’es plus Nathan, tu joues ce rôle qui te colle à la peau. Tu deviens une autre personne avec des tracas différents des tiens, parfois qui se ressemblent. Tu joues la tragédie de la vie de quelqu’un d’autre et tu te dis que ta vie est tout de même mieux. Non, ce n’est pas une comédie, ce n’est pas du Molière où tout le monde finit en couple et heureux. Mais ta vie reste plus heureuse que celle de la plupart des grandes tragédies. Alors ce soir, tu es Hamlet. Tu n’es personne d’autre que lui. Tes pensées sont les siennes. Tu penses comme lui. Tu ne penses plus comme toi. Les sentiments que pourraient ressentir Nathan sont enfouis au plus profond de ton être et tu es triste et joyeux pour d’autres raisons. Tu es personne, tu n’es pas un acteur, tu es un personnage, tu es Hamlet. Le maquillage qui recouvre ton visage aide grandement également. Tu te fonds dans la peau d’un autre le temps de quelques heures. Le temps t’oubliait ton existence dans ce monde.

Le premier acte vient de se terminer en beauté et tu quittes la scène. Tu te diriges vers les coulisses. Il te faut te ressourcer quelques instants. Tu t’assoies quelques instants vidant ton esprit, te concentrant sur ce qu’il va venir par la suite. Une maquilleuse passe et remet ton maquillage en place pour la suite qui ne tardera pas tellement à arriver. Mais il faut que tu prennes l’air quelques instants. Tu as besoin d’un bon bol d’air frais du mois d’avril le soir pour réussir à te focaliser entièrement sur ce qu’il va venir par la suite. Tu étouffes dans les sombres coulisses. C’est en extérieur que tu arrives vraiment à faire le vide, comme c’était le cas lors des cours de vol à Poudlard lorsque tu n’étais qu’un gamin. Tu prends une grande bouffée d’air frais. Il te faudra bientôt retourner sur scène, mais tu profites des quelques instants calmes en tant que Nathan, tu savoures les regards émerveillés que tu as pu voir au sein du public, ces gens qui rêvaient et vivaient la pièce avec vous. D’ici quelques temps, tu seras de nouveau Hamlet et tu ne pourras plus penser à tout ça, mais pour l’instant, Nathan profite du succès de cette pièce qu’il joue depuis déjà plusieurs mois.
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MessageSujet: Re: Une demi-vérité est un mensonge complet ✘ Mazikeen   Lun 17 Avr - 18:59

Une demi-vérité est un mensonge complet
Nathan & Mazikeen
”Rien n’est bon ni mauvais en soi, tout dépend de ce que l’on en pense.” Hamlet

Le théâtre. Voici bien, une chose que mes parents n’avaient jamais comprise pourquoi je voulait en faire. Pour eux, c’était une perte de temps. Du temps qu’ils auraient préféré consacrer à me façonner à leur image. Douce. Fragile. Souriante. Pure comme la neige. Élégante comme une poupée de cire. Parfaite. Ils avaient essayé en vain de me faire changer d’avis. De me convaincre que le théâtre n’était pas fait pour moi. Que ce n’était pas en jouant la comédie qu’un homme se retournerait sur mon passage et aurait confiance en mes propos. Car c’était de cela qu’ils en avaient le plus peur. Jouer la comédie pouvait être synonyme de mensonge. De manipulation. Deux choses qu’on qualifiait de défauts et que peu de personnes aimaient. Et ce n’était pas le cas de mes parents. Mentir ne faisait pas attirer les regards ou alors pas en bien. Non. Mes parents détestaient le théâtre et m’avaient supplié de choisir autre chose. Comme la musique par exemple. C’était charmant de savoir apprivoiser un instrument comme si on voulait dompter un animal. Encore plus si c’était une femme qui savait en jouer. Mais la musique, c’était très peu pour moi. Je préférais l’écouter que d’en faire. Surtout que ce n’était pas avec les revenus de mes parents que je pouvais me permettre de leur faire dépenser une grande somme d’argent pour cet art. Je n’étais pas une enfant comme ça. Et je n’étais pas idiote. S’ils m’avaient payé des cours de musique, ils seraient encore plus en difficulté qu’ils ne l’étaient déjà. Alors, non. La musique ne m’intéressait pas. Ma mère m’avait omis l’idée d’apprendre l’art de la cuisine. Car pour elle, si on satisfait l’estomac d’un homme, c’était gagné une place dans son cœur. Je m’en étais sorti victorieuse en lui disant qu’il n’y avait pas mieux professeur qu’elle. Satisfaire l’égo d’une mère allait aussi droit au cœur. Et elle m’en n’avait jamais reparlé. Puis c’était gratuit ce n’était qu’un bonus. On revenait toujours à cette histoire d’argent, mais dans le monde qu’on vit, cela avait de l’importance. Au bout de nombreuses discussions, mes parents avaient lâché l’affaire. Le fait que je leur avais dit que je ne leur avais jamais demandé rien avait fait pencher la balance sur leur choix. Plus le fait que c’était un cours à l’école, soit totalement gratuit, les avaient poussé à excepter ma requête. Dans tous les cas, ils m’avaient laissé en faire et je n’avais jamais été autant heureuse pendant mes cours de théâtre.

Car c’était ça la « magie » du théâtre. Si mes parents voyaient le jeu de comédie comme un mensonge, pour moi, ce n’était pas le cas. C’était le plaisir d’oublier sa vie un moment et de pouvoir être qui on veut. Être libre. Oui voilà. D’être qui on veut et oublier que notre vie n’est pas aussi parfaite qu’on le pensait. Ce n’était pas pour rien que j’aimais Halloween, la fête des morts avait le même but. Cette liberté de ne plus jouer la fille parfaite m’appaissait. Et au plus profond de moi, je savais que c’était aussi pour une autre raison que je faisais du théâtre. C’était le moyen pour moi d’oublier mon attaque quand j’étais enfant. Comme si je n’avais jamais été la victime d’un sorcier. Comme s’ils n’existaient pas. Un sourire effleura mon visage tandis que j’arrangeais mes cheveux pour en faire un chignon soigné. Ce souvenir-là faisait partit maintenant du passé qui ne se reproduisait jamais, car la magie avait disparu. Même si je le savais, je gardais toujours une crainte envers les contaminés. Les anciens sorciers. Les enfants de Satan selon les termes de mon père. Des esclaves dorénavant grâce au nouveau gouvernement. C’était aussi pour ça que j’aimais le gouvernement actuel. Ils nous protégeaient contre ce problème comme des solides remparts autour de Birmingham. Mon regard croisa le paysage à l’extérieur d’une des fenêtres du building Wellington. Il était toujours aussi beau que dans mes souvenirs, mais si on regardait bien une légère fissure craquelait sur la ville. Une attaque de la rébellion avait eu lieu quelques jours avant ayant entraîné des morts et des blessés parmi les habitants de la ville. Qu’ils y avaient des partisans au retour de la magie dans nos rues. Ma foi au gouvernement me faisait oublier ma crainte envers ses partisans. Il ne tombera pas. Le gouvernement était solide comme un roc.

Une voix interrompit mes pensées. Je levais la tête et rencontrais dans le miroir les prunelles d’Ezechiel. Mon époux. Enfin, plutôt mon mari arrangé. Il m’indiqua qu’on devait y aller si on ne voulait pas être en retard à la représentation. Je devais le reconnaitre, il commençait à suffisant me connaître pour voir que l’attaque m’avait ébranlé. Et c’est tout naturellement qu’il m’avait proposé d’aller voir une représentation de théâtre. C’était bien une chose qu’on avait en commun. Le théâtre. Je n’avais pas vu sa proposition comme une nouvelle tactique pour tenter quelque chose. Non. Il l’avait fait pour me faire oublier ce qui s’était passé. Comme un époux devait le faire envers sa femme. Ezechiel pouvait être surprenant quand il le voulait. Une nouvelle facette de lui que j’appréciais et que je n’irai pas lui dire. Car je savais d’avance ce qu’il ferait si je lui apprenais que cette tendresse me touchait. Il en profiterait comme le manipulateur qu’il est pour m’attirer dans ses filets. Plus qu’il ne l’avait déjà fait. Alors, la seule chose que je fis est de hocher la tête et de lui sourire. Il sembla toucher par ma sincérité, mais il le cacha aussitôt. Le trajet entre notre appartement, enfin building plutôt, et Harborne le quartier commercial se passa sans soucis. Même le fait que Blue, son esclave attitré, n’avait pas gâché mon excitation. Car la pièce qu’on allait voir était l’une de mes préférés. Hamlet. Et le fait que j’étais fan de l’acteur qui jouait ce personnage ne faisait qu’adorer encore plus cette pièce de théâtre. C’est à quelques mètres du lieu de représentation qu’une sonnerie de téléphone brisa le silence tendre qui était instauré dans la limousine. Celui d’Ezechiel dont je le vis passer une main dans ses cheveux pour les ébouriffer non content du sujet de l’appel. Il y avait une urgence qu’il ne pouvait pas se permettre d’y aller. Je vis mon excitation commencée à redescendre d’un coup avant qu’il ne la rompe. Il voulait que j’y aille sans lui et je lui en étais reconnaissance de n’avoir pas brisé ma soirée pour une question de boulot. Et même le fait d’y aller sans accompagner et encore sans Blue n’ébranla pas mon sourire.

C’est comme ça que je me retrouvai assise dans un carré VIP, plaisir d’être une Wellington, regardant avec fascination le premier acte commencé. Je connaissais la pièce par cœur, en l’ayant lu et vu la pièce, mais c’était toujours avec plaisir que je la redécouvrais à nouveau. Comme la première fois. C’était aussi ça la magie du théâtre. Qu’on ne pouvait pas s’en passer et qu’on en redemandait. Toujours. L’acteur qui jouait Hamlet maniait les mots avec une telle simplicité qui m’en béat d’admiration. Peu d’acteurs de théâtre avaient ce don et cet acteur l’avait. Il incarnait Hamlet à la perfection. Non. Il était Hamlet. Sans aucune fausse note. Avec les émotions qui faut aux bons moments. William Shakespeare pouvait en être fier. C’est avec regret que je vis le premier acte se terminer et la scène tomber dans l’obscurité. Il y avait une pause. Parfait. Je me levais. Rester assise m’avait donné cette sensation d’avoir des milliers de fourmis dans mes jambes et j’avais besoin de les faire disparaitre. Et j’avais besoin de respirer l’art de dehors avant de rester une nouvelle fois assise pendant une heure. Un sourire poli aux lèvres, j’en informai l’homme qui faisait office de garde du corps pour la soirée. C’était du Ezechiel tout craché. Mais je ne lui en tenais pas rigueur cette fois, car celui-ci me conduisait à l’extérieur dans une partie où les visiteurs n’avaient pas le droit d’y aller. Privilège de la renommée du nom qui était depuis un an et demi le mien maintenant. Je ne m’y ferai jamais.

Le garde du corps engagé pour la soirée eu, la politesse de rester derrière les portes qui permettaient d’aller dehors. Je lui remerciais en silence de m’accorder cet instant d’intimité. L’air effleura directement mon visage quand je pénétrai à l’extérieur. C’était agréable. Pas étouffant comme dans cette pièce. Ni glaciale au point d’avoir la chair de poule. Même si j’étais en robe, je n’avais pas froid et j’appréciais cette bouffée d’oxygène. Sans m’être rendu compte, j’avais fermé les yeux un instant avant de les rouvrir quand le bruit de la circulation se faisait de nouveau attendre. C’est comme ça que je me rendis compte que je n’étais pas toute seule. Et que la personne que je ne m’attendais à moins le voir était sous mes yeux. Non loin de moi. L’acteur qui jouait Hamlet avait eu la même idée que moi de sortir pour s’aérer l’esprit. Lui encore plus pour n’avoir pas fait gaffe que quelqu’un d’autre était sorti par les portes. Comme s’il était perdu dans sa bulle. Je risquais un pas en arrière. Même si j’étais fan de ce comédien, mes parents m’avaient toujours appris à ne pas jouer la fan hystérique. Et il avait vraiment besoin de se ressourcer en silence avant de continuer la pièce. C’est comme ça sans m’en rendre compte que je fis tomber un carton qui avait été mis là pour le jeter dans la poubelle. Je ne savais pas ce qu’il y avait dans ce carton, mais son contact contre la pierre fit exploser quelque chose en l’intérieur. Comme un vase qui se brise. Et qui brisa la bulle protectrice que le comédien s’était créée. Avant qu’il ne fasse quelque chose comme appeler la sécurité, les vieux réflexes de la fille modeste que j’étais avant, je débitais à toute allure «  Je suis désoler, je ne voulais pas vous interrompre dans votre bulle et encore moins vous espionner ce n'était pas mon intention. Je souhaitais comme vous me rafraîchir les idées avant de retourner dans la salle. Je vais vous laisser tranquille, faites comme si je n'étais pas là. ». Je remerciais en silence l’éducation que m’avaient fournie mes parents. Un sourire gêner s’afficha sur mes lèvres tandis que je lui tournais le dos. Une occasion comme celle-là ne se représentera sans doute jamais. La voix de fan qui était en moi me poussa à lancer ses quelques mots « Je ne suis certainement pas la seule à vous l'avoir dit mais vous êtes mon comédien préféré. Vous incarné à merveilles Hamlet. Je ne compte plus le nombre de fois où j'ai vu cette pièce et c'est toujours avec fascination que je la redécouvre. Comme si c'était ma première représentation. Je suis désolé de vous ennuyez avec ça, je voulais juste vous le dire. Je m'en serai voulu toute ma vie de ne pas vous l'avoir dit. Et bref. Je m'en vais rejoindre mon siège. » avant de me mordre la lèvre inférieure. Il devait avoir l'habitude qu'on lui complimente son travail de comédien. C'était complètement idiot de ma part. Surtout que si j’avais su que la personne maquillée en Hamlet, qui était en face de moi n’était nulle autre que Nathan Rosenbach, je ne lui aurais certainement pas dit tout ça. Je poussai un énième soupire avant de faire un pas en avant pour accomplir ce que je lui avais dis : le laisser tout seul.

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MessageSujet: Re: Une demi-vérité est un mensonge complet ✘ Mazikeen   Jeu 27 Avr - 19:34


Une demi-vérité est un mensonge complet
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Tu sors prendre une immense bouffée d’air dont tu as besoin au moment de la pause. L’air frais te réveille. Tu redeviens quelques instants Nathan, celui qui avait toujours aimé avoir l’air fouettant son visage pendant les cours de vol à Poudlard. Et puis, il faudra que tu retournes dans ton rôle. Parce que tu sais depuis le temps qu’il ne faut pas que tu penses à autre chose sinon il n’en est que plus dur de revenir dans ton rôle. Mais tu as encore un peu de temps avant cela. Un léger soupir s’échappe de tes lèvres alors que tu penses à tout ce que tu as fait pour en arriver là. Tu es tellement fier de toi. Tu profites du calme et tu sembles entendre leurs applaudissements, tu sembles voir leurs yeux émerveillés derrière tes paupières fermées. Le bruit d’un verre explosant en chutant sur le sol te sort de ta courte rêverie et de la bulle que tu t’es construite. Tu ouvres les yeux et te retournes pour tomber face à une jeune blonde te faisant face. La surprise envahie ton visage alors que tu reconnais le visage de celle te faisant face. Tu ne pensais pas la revoir dans ces conditions, mais était-ce vraiment étonnant ? Elle partageait ta passion pour le théâtre à l’époque et cela semblait toujours être le cas. Tu te souviens à quel point elle t’en avait voulu de lui avoir caché que tu étais un sorcier, mais ça n’avait été qu’un secret de polichinelle. Tout le monde connaissait ton nom et qui tu étais. Sauf elle apparemment. Tu n’avais pas compris sur le coup pour enfin comprendre ce qu’il se passait. Vous n’aviez plus jamais joué ensembles et quelques mois plus tard tu partais pour les Etats-Unis. C’est fou comme un simple statut de sang pouvait faire changer les choses. Comme une simple remarque peut transformer une partenaire de théâtre en une ennemie. Tu n’as le temps de rien dire qu’elle est déjà en train de s’excuser. « Je suis désolée, je ne voulais pas vous interrompre dans votre bulle et encore moins vous espionner ce n'était pas mon intention. Je souhaitais comme vous me rafraîchir les idées avant de retourner dans la salle. Je vais vous laisser tranquille, faites comme si je n'étais pas là. » Un léger sourire étire tes lèvres alors que tu te rends compte qu’elle n’a aucune idée de qui tu es. Mais comment est-ce possible ? Tu n’en es pas entièrement sûr mais tu es persuadé qu’elle n’aurait pas réagi ainsi avec Nathan Rosenbach. Avant que tu ne lui répondes qu’il n’y a aucun souci, elle a déjà repris. « Je ne suis certainement pas la seule à vous l'avoir dit mais vous êtes mon comédien préféré. Vous incarnez à merveilles Hamlet. Je ne compte plus le nombre de fois où j'ai vu cette pièce et c'est toujours avec fascination que je la redécouvre. Comme si c'était ma première représentation. Je suis désolée de vous ennuyer avec ça, je voulais juste vous le dire. Je m'en serai voulu toute ma vie de ne pas vous l'avoir dit. Et bref. Je m'en vais rejoindre mon siège. » Non, elle ne savait pas. Tu ne sais plus comment réagir à présent. Parce que tu hésites entre lui dire et gâcher la magie du théâtre pour elle lorsqu’elle ne verra plus que toi, le sorcier, l’impur, sous le masque, ou bien prétendre être un autre, prétendre qu’elle est une inconnue comme les autres. Tu ne peux pas lui gâcher sa pièce, non. Elle le découvrirait un jour, mais ça ne serait pas aujourd’hui, pas en plein milieu de celle-ci. Tu trouverais bien l’occasion de lui dire plus tard, à un autre moment, après la fin de la représentation. « Ne vous inquiétez pas, je ne crois pas que cet endroit nous soit vraiment réservé. » Tu marques quelques instants de pause avant de rajouter d’un ton un peu malicieux. « Il y a juste les acteurs qui sont au courant de son existence normalement, c’est tout. » C’était une sortie peu courante mais certains qui venaient régulièrement en avait connaissance. « Merci. Je suis heureux de voir que des connaisseurs apprécient mon jeu d’acteur. » Oui, tu étais touché. Parce qu’elle savait réellement ce qu’était le théâtre. Elle jugeait pour autre chose qu’uniquement le physique ou le rôle dans la pièce. Elle connaissait cette pièce, tu le savais pour l’avoir apprise en partie de sa compagnie des années plus tôt en sa compagnie. « Vous pouvez rester ici pour prendre l’air. Il y a assez de place pour deux personnes. » ton regard bleu se pose sur elle. Elle n’a pas tellement changé. Tu l’as reconnue bien facilement. Derrière ton maquillage, c’était plus difficile en revanche. Tu sais que tu es en train de faire un mensonge par omission, mais c’est peut-être ce qu’il y a de mieux. Tu n’as aucune idée de ce qu’elle est devenue, de ce qu’elle a pu vivre pendant les dix ans où tu as quitté le pays. Elle semble plus assurée, elle semble s’être élevée dans la société. Mais ce n’est peut-être qu’une impression. Elle peut aussi tout simplement très bien gagner sa vie. Ca ne serait pas étonnant, elle était intelligente lorsque tu l’as côtoyée en dehors de l’école pour vos cours de théâtre. Tu avais eu le temps de t’en rendre compte avant qu’elle refuse de t’adresser la parole.
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