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MS se veut évolutif, vous pouvez donc découvrir dans ce sujet toutes les modalités de ce système, allant des complots entre joueurs, aux fausses fiches qui renversent tout le jeu.

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 Epiphyllum oxypetalum – ft. Nenya Archdeacon



l'impureté sera traitée et éradiquée
MUGGLE SUPREMACY ☾ :: Birthday party :: Retour de la magie 1
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Lun 10 Avr - 16:14

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Epiphyllum oxypetalum

Ft. Nenya Archdeacon





Palais Royal - Gouvernement
Une journée à Birmingham, une journée on ne peut plus tranquille. Le soleil rayonnait sur la ville, répandant une douce chaleur qui avait cruellement manquée à ses habitants. Le parfum des fleurs se diffusait également, ça et là, réveillant les sourires de tout un chacun et offrant leur nectar aux multiples bourdons et abeilles qui voletaient au gré de leurs envies. On entendait aussi le chant d'un rossignol, auquel répondait le merle d'à côté, si bien que tout le quartier de Brindleyplace paraissait renaître d'une très longue hibernation. Les jeunes hommes comptaient fleurettes, les jeunes filles jouaient de leurs charmes, fuyant ou courant ces déclarations enflammées qu'on leur servait à longueur de journée. Oh, ce beau monde qui s'éveillait... Lady Blackwood aurait pu pleinement en profiter si elle n'avait pas été si remontée par les répercussions – absentes – de l'attentat orchestré par la Résistance. Le Roi avait promis beaucoup de choses, mais beaucoup de choses qui n'avaient toujours pas été réalisées, à son grand damne. Dont sa Loi. Sa divine Loi. La belle blonde prit une longue, une lente, une profonde inspiration avant d'offrir une série d'ordres aux esclaves qui l'entouraient. Ana devait à tout prix être parfaite pour rencontrer sa Majesté Nenya Archdeacon. Ana devait absolument paraître irréprochable aux yeux de la somptueuse Reine, son amie très chère.

Iris sur ses talons, la Lady quitta enfin la demeure.

Elle rouvrit d'un coup de pied la porte du trou dans lequel un esclave dormait depuis la veille, puni d'avoir oublié de couper les talus de la propriété Blackwood. Nu, et dégoulinant de transpiration, Ana le chassa d'un ordre sec, lui rappelant combien il avait été chanceux qu'elle n'eût pas le temps de se charger elle-même de le laver. Le pauvre bougre ne se fit pas prier et décampa aussi vite que possible. Quant à Ana, elle émit un bref soupir de frustration : elle aurait rudement apprécié l'idée de le nettoyer à grande eau glaciale.




Se pliant aux procédures de sécurité avec le flegme sublime qu'était le sien, Ana Blackwood ne tarda pas à se glisser dans les couloirs du Palais. Elle se présenta, précisant que sa Majesté Nenya Archdeacon savait pour sa visite. Ana était ici en tant qu'invitée et comptait bien faire valoir ce droit...




[HRP : Tenue d'Ana ICI





[...] C'est alors que je l'ai reconnu, surgissant du passé, il m'était revenu... Dis l'oiseau, ô dis, emmène-moi, retournons au pays d'autrefois ; comme avant, dans mes rêves d'enfant, pour cueillir en tremblant des étoiles, des étoiles comme avant, dans mes rêves d'enfant ; comme avant, sur un nuage blanc ; comme avant, allumer le soleil, être faiseur de pluie et faire des merveilles...L'Aigle Noir, Barbara.
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Sam 22 Avr - 0:03


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Epiphyllum oxypetalum

○ Safe from them all. Those evil little motherfuckers at my door. Yes, I've kept score. And I believe they owe me more. Than life is short. Do you remember when nobody knew me. Man was life so simple then. But you knew my name and Lord knows it will never sound the same again.


TENUE DE NENYA

La plume gratte, se lève et s’abaisse pour noircir de lettres le blanc immaculé du papier sur lequel elle rédige un courrier officiel. L’état d’urgence a été enclenché, la ville de Birmingham est en vigilance attentat. Et de là, un plan d’action se met en place pour prévenir et étouffer d’éventuelles autres tentatives de la Résistance. Le poignet de la Reine s’immobilise alors qu’elle pince les lèvres, la mâchoire serrée, elle déglutit avec difficulté alors qu’elle tremble de rage. Même le plus aveugle ne peut se dire ignorant de l’existence de ce mouvement, si bien que le Gouvernement concentre son attention et sa volonté de frappe sur ces rebelles qui ont commis plusieurs attentats. Céder face à eux, c’est le début de la soumission. Elle soupire doucement tandis qu’elle s’empresse de relire rapidement le contenu de la lettre qu’elle vient de clôturer. Ses prunelles bleues s’agitent de gauche à droite alors qu’elle vérifie qu’elle a su bien exprimer l’essentiel de sa pensée. Elle se munit d’un bout de cire rouge qu’elle fait brûler afin de sceller la lettre avec le sceau royal de la famille Archdeacon.

Toc toc. Entrez ! Elle dépose la lettre sur le coin de son bureau, alors qu’un esclave fait son entrée. Nenya aurait pu lui confier le courrier à faire affranchir mais en raison de l’importance de son contenu et de sa confidentialité, elle préfère s’en charger elle-même. Un haussement de sourcil, et l’esclave recouvre enfin la parole alors qu’elle le presse silencieusement à accélérer la cadence. Votre Majesté, Miss Ana Blackwood vient d’arriver. Ah ? Surprise, elle jette un coup d’œil à sa montre avant de grommeler. Zut, il est déjà onze heures. Allez l’installer dans le salon de thé, je vais la rejoindre, balance-t-elle alors qu’elle lui intime de quitter la salle d’un geste de la main dédaigneux. La Reine se lève immédiatement, s’empare du courrier qu’elle fait acheminer à bonne destination avant de se glisser dans le salon. Ana, ma chère. Le visage grave, Nenya glisse sa main dans la sienne qu’elle presse doucement avec ses doigts avant de la recouvrir avec son autre main. Je n’ai pas pu vous le dire de vive voix, mes sincères condoléances à toute votre famille. Elle lui masse le dessus de la main d’un mouvement circulaire du pouce avant de reculer et de prendre place dans son fauteuil. Une fois assise, elle intime d’un geste de la main à son amie de prendre place à son tour.
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Lun 1 Mai - 17:27

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Epiphyllum oxypetalum

Ft. Nenya Archdeacon





Palais Royal - Gouvernement
Sa Majesté Nenya Archdeacon était toujours d'une beauté sans égale. Qu'elle parût vêtue d'une robe ou d'un tailleur ne changeait jamais la donne : la Reine brillait par son aura. Lady Blackwood, respectueuse du plus infime détail protocolaire, courba l'échine en présentant toute sa soumission à sa Majesté la Reine. Rien ne trahissait l'intonation de sa voix si ce n'était la plus grande et sincère allégeance à la royauté. Un sourire se dessina sur son visage lorsque la Reine lui présenta ses condoléances, un de ces sourires teintés d'amertume qu'ont les personnes endeuillées. Ana aurait apprécié se contenter d'accepter les respects de son amie mais elle se sentait trahie. Trahie par les mots, par les promesses d'une personne qu'elle avait pourtant en haute estime. Le Roi leur avait menti. Le Roi n'avait pas tenu parole. Et eux, les victimes de ces atrocités, vivaient dans l'attente d'une sanction qui ne venait pas.

Un soupir attristé lui échappa lorsqu'elle fit un pas de recul.

- Vous savez, ma Reine, ma famille a connu beaucoup de hauts et de bas ces dernières années. Le plus jeune des Blackwood n'a jamais su faire le deuil de sa mère et, aujourd'hui, il doit faire face à la perte d'une femme qu'il estimait tout particulièrement. Elle incarnait un peu cette mère perdue que je ne saurai jamais remplacer, en dépit de tous mes efforts, raconta-t-elle, les yeux ternis par la tristesse. Pour être honnête, je me fiche bien des condoléances qu'un tel ou un tel prononce. Je désire seulement que justice soit rendue, est-ce trop demander ?

Elle secoua légèrement la tête.

- Aussi tenais-je à vous interroger en personne au sujet du Plan de Purification annoncé par le Roi. Pourquoi n'est-il pas encore effectif ?





[...] C'est alors que je l'ai reconnu, surgissant du passé, il m'était revenu... Dis l'oiseau, ô dis, emmène-moi, retournons au pays d'autrefois ; comme avant, dans mes rêves d'enfant, pour cueillir en tremblant des étoiles, des étoiles comme avant, dans mes rêves d'enfant ; comme avant, sur un nuage blanc ; comme avant, allumer le soleil, être faiseur de pluie et faire des merveilles...L'Aigle Noir, Barbara.
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Jeu 25 Mai - 19:39

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MESSAGES : 291 LOCALISATION : Quelque part dans le Château de Birmingham. EMPLOI : Je Gouverne l'Angleterre, d'une main de fer. Je réprime l'oppression et fait régner la justice.

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Le roi avait entendu que la Reine tenait une entrevue avec Lady Blackwood, sans même prévenir son épouse, il se dirigea vers le lieu du rendez-vous, afin de converser directement avec la dame en question. Il avait quelques informations à lui transmettre, qui – il en était persuadé – l’intéresserait fortement. De ce fait, il marchait d’un pas vif afin de ne pas faire attendre trop longtemps. Arrivé sur place, il embrassa son épouse, qui rapidement lui laissa la place, quittant les lieux après s’être poliment excusée, expliquant que son mari serait plus à mène de répondre à ses interrogations. « Lady Blackwood. » Salua sa Majesté, tout en réalisant un baise-main d’une grande élégance. « Je vous en prie. » Lui dit-il, la conviant à s’installer confortablement. « Désirez-vous boire quelque chose ? » Proposa le Roi, se servant un café serré, noir. « J’ai ouï dire que vous souhaitiez avoir des informations au propos de la loi de Purification n’est-ce pas ? » Il touilla son café, s’installa en face de la Dame et prit le temps de réfléchir un court instant. « Sachez qu’elle est mise en œuvre dans certains Orphelinats, le temps que la paperasse administrative et, malheureusement judiciaire, soit terminée. Il s’avère que la Ministre de la Justice avait des modifications à faire et pour le moment nous en discutons. » Il but une gorgée de café, avant de poursuivre. « Cela m’incommoderait énormément de ne pas pouvoir la mettre en place, mais il est de mon devoir de faire les choses correctement, chose que vous comprenez j’en suis sûre. De ce fait, les quelques modifications à faire seront faites et des campagnes massives seront alors mises en place. » Il planta son regard de glace dans celui de la Dame, charismatique et sûr de lui. « Vous avez ma parole, cela sera fait dès que les papiers seront faits. » Il souffla un instant. « Je suis navrée pour la perte que vous avez subi, d’autant plus que nous mettons du temps à mettre en place les procédures promises. Je peux comprendre que ça porte à confusion. » Un air confus prit – un court instant, place sur le visage du fin manipulateur. « Je ferais mon possible pour vous tenir, personnellement, informé de l’avancée de la Loi. » Et il le pensait, sincèrement. Cette Dame avait suffisamment souffert, tout comme sa famille, fidèle à la Couronne.


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Sam 3 Juin - 12:10

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Ft. Erwin Archdeacon





Palais Royal - Gouvernement
L'expression à la fois soumise et désireuse de comprendre, Lady Blackwood fixait sa Reine et amie très chère. Elle n'osa point insister, jugeant que sa demande pouvait déjà paraître orgueilleuse aux yeux d'un observateur extérieur. Après tout, qui était-elle sinon une Blackwood au service de la couronne ? Qui était-elle pour se permettre de remettre en question les décisions de la plus haute des sphères politiques ? L'air triste, Ana détourna le regard. D'une certaine manière, elle regrettait d'avoir à douter du bon sentiment d'une famille qu'elle estimait tout particulièrement. Elle se sentait terriblement mal à l'idée d'oser douter d'eux. Eux, ceux qui lui avaient permis – sans même le savoir – d'échapper à une Magie qu'elle fuyait depuis son histoire d'amour malheureuse avec Charles. On l'avait mariée de force à un homme qu'elle n'aimait pas. On l'avait si souvent battue, humiliée, qu'elle portait en elle toutes les séquelles d'une Magie qui lui faisait honte. Si honte qu'elle niait catégoriquement appartenir – même de loin – à une caste qu'elle méprisait. Ana s'était toujours sentie plus Pure que le cristal, grâce à eux. Le cœur serré, Ana espérait que son projet de loi verrait le jour. Elle l'espérait si fort. Si fort. Alors, quand le Roi en personne interrompit son entretien avec la Reine, Ana ne sut que s'incliner plus bas que terre, la mine surprise.

Jamais encore Erwin n'avait pris la peine d'intervenir en personne auprès d'elle, en dépit du nombre de fois considérable où elle avait dîné en leur demeure. L'amie de la Reine sentit ses lèvres trembler à la fois de plaisir et de crainte, soucieuse de paraître respectueuse aux yeux du Roi.

- Majesté... souffla-t-elle du bout des lèvres, rougie d'embarras.

Sa gêne grimpa d'un échelon lorsque l'homme saisit sa main afin d'y déposer un faux baiser. Il ne lui laissa pas le temps de formuler quelconque interrogation que, pendant que sa femme quittait la pièce, il eut à cœur d'y répondre, non sans lui proposer auparavant de boire quelque chose et de s'asseoir.

- Un thé me conviendrait parfaitement. Merci, votre Majesté...

Confuse, la Lady prit place face à lui. Le charisme du Roi était tel qu'il lui paraissait écraser le sien, ou l'avaler comme s'il s'agissait d'un banal bonbon qu'on gobait. Puis, plus efficace que jamais, l'homme lui apprit que son projet avait déjà débuté dans certains orphelinats. Lady Blackwood écarquilla les yeux, se sentant soudain stupide. Pourquoi n'en avait-elle pas entendu parler ? Elle voulut se répandre en excuses, n'en eut cependant pas le temps que le Roi ajoutait tranquillement que le sujet était en discussion avec la Ministre de la Justice – Ana parut surprise d'entendre cela, ne comprenant pas vraiment pourquoi son Altesse Royale Iris Archdeacon désirait retravailler un Projet qu'elle estimait pourtant parfait.

- Je... j'avoue ne pas très bien comprendre, votre Majesté... répondit-elle doucement, les yeux baissés sur son thé. Le Projet de Loi proposé par le Gouvernement n'était-il donc pas parfait ? Sachant qu'il est la création d'une concertation avec chaque membre de notre merveilleux Gouvernement, je... je m'interroge sur les points qui déplaisent... Son Altesse Royale Iris Archdeacon a certainement perçu des choses que nous n'avons pas vues mais... pourquoi ne pas nous l'avoir révélé ?

Elle marqua une pause, désolée, aussi bien de se sentir à l'écart que pour son beau-fils.

- Je ne remets évidemment pas en question la décision de son Altesse Royale, j'imagine qu'une telle procédure était nécessaire, mais... mais j'avoue que j'aurais apprécié être tenue informée du bon déroulement de la mise en place de mon Projet. Je suppose que vous n'êtes pas sans savoir qu'il est au centre même des attentes de mon parti politique, votre Majesté.

Elle inclina poliment la tête, ne souhaitant surtout pas paraître effrontée aux yeux de son Roi.





[...] C'est alors que je l'ai reconnu, surgissant du passé, il m'était revenu... Dis l'oiseau, ô dis, emmène-moi, retournons au pays d'autrefois ; comme avant, dans mes rêves d'enfant, pour cueillir en tremblant des étoiles, des étoiles comme avant, dans mes rêves d'enfant ; comme avant, sur un nuage blanc ; comme avant, allumer le soleil, être faiseur de pluie et faire des merveilles...L'Aigle Noir, Barbara.
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Mar 6 Juin - 20:26

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Il servit un thé à Miss Blackwood, tout en écoutant soigneusement ses propos. Elle semblait incommodée de sa présence, tout en restant très respectueuse. Au moins, elle avait le mérite de savoir où se trouvait sa place. Bien qu’il faisait totalement confiance à la Reine au sujet de ses fréquentations, il n’en oubliait pas pour autant qu’elles restaient des éventuelles menaces. Voir une Blackwood se rapprocher autant de la couronne avait donc de quoi l’inquiéter. Même si ses intentions se voulaient, sans doute, louables. « Il peut être parfait et pourtant nous savons l’un comme l’autre que des détracteurs seraient avides de la moindre faille pour se retourner contre nous. » Sourire las sur le visage, pourquoi entretient-il une telle conversation ? Politique, politique, quel mot ingrat pour ne parler que d’hypocrisie. « Ma fille a pour mission première de protéger les Purs, mais il s’avère que la Loi, bien qu’allant dans ce sens-là, aurait pu laisser quelques portes ouvertes que nous refusions. Il ne s’agissait que de jurisprudence, mais je ne doute pas un instant de la perspicacité et de l’intelligence de la Princesse. » Il ne fallait pas non plus qu’on croit que la jeune femme ait eu l’envie de se faire remarquer et que son très cher père l’a laissait faire comme elle le souhaitait. « Les détails qu’elle voit ne sont visibles que par des gens qualifiés dans son domaine, elle est donc très bien placée pour savoir qu’il faut éviter toute éventuelle faille et protéger de ce fait le peuple lorsque l’on met en place une nouvelle loi. Princesse Iris a donc toutes les cartes en main pour ce faire. Mais je ne pense que vous en doutiez. » Grand dieu non, elle n’oserait jamais laisser sous-entendre ce genre de choses. « A vrai dire, pourquoi aurions-nous un compte à vous rendre ? » Regard glacial qui tombe sur Miss Blackwood, le comportement de la Dame interroge le Roi. Il s’installe à nouveau confortablement dans son siège. « Pour ma part, on m’a dit que le Gouvernement, avait fait part d’un projet de Loi. » Insistant bien sur le groupement. « Je n’avais pleinement pas conscience que cette loi n’était que le fruit de votre ingéniosité. » Et que par conséquent elle demandait un fruit qui ne lui appartenait pas. Chose, évidemment, qu’il n’appréciait guère. « Votre parti politique a de grands objectifs et de grands rêves, il aide activement le gouvernement et nous l’en remercions. » Il pose sa voix un instant, hésitant à lui rappeler qu’il ne s’agit que d’un parti politique, comme il en existe bien d’autres en Angleterre. « Sachez également que le Ministère sait ce qu’il fait, comme l’Ordre et qu’ils font ce qui est en leur pouvoir pour mettre en place la Loi dans les moindres délais, n’était-ce pas ce que vous demandiez ? Mais quand il s’agit de mettre en place une Loi dans une plus grande ampleur, des précautions doivent être prises pour éviter tout erreur, toute revendication, tout embêtement. Je doute que votre parti ai envie de se retrouver au cœur d’une politique, à cause de simples… Détails. » Si c’était son Projet, alors autant qu’elle en accepte les conséquences n’est-ce pas ? Il pourrait peut-être lui proposer de procéder elle-même, avec ses sous-fifres à la purification et voir ce qu’il en ressort. Parce que Miss Blackwood paradait avec de grands airs et de grands mots, mais qu’en était-il réellement ?


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Sam 10 Juin - 18:23

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Epiphyllum oxypetalum

Ft. Erwin Archdeacon





Palais Royal - Gouvernement
- Il peut être parfait et pourtant nous savons l'un comme l'autre que des détracteurs seraient avides de la moindre faille pour se retourner contre nous. – La Lady entrouvrit légèrement la bouche, honteuse de n'y avoir pas songé. Elle avait été à ce point persuadée que tout irait bien après la validation du Projet de Loi qu'elle n'avait pas envisagé une seule seconde la possibilité qu'une faille se fût immiscée entre ses lignes. – Ma fille a pour mission première de protéger les Purs, mais il s'avère que la Loi, bien qu'allant dans ce sens-là, aurait pu laisser quelques portes ouvertes que nous refusions. – Ana Blackwood rehaussa un sourcil à la fois intrigué et curieux mais se garda bien d'interrompre son Roi. – Il ne s'agissait que de jurisprudence, mais je ne doute pas un instant de la perspicacité et de l'intelligence de la Princesse. – Lady Blackwood hocha du chef, évidemment du même avis que sa Majesté. La vérité était que si le Projet contenait une faille, elle apprécierait être tenue informée de ce dont il s'agissait précisément afin de ne point commettre la même erreur sur un éventuel futur projet. – Les détails qu'elle voit ne sont visibles que par des gens qualifiés dans son domaine, elle est donc très bien placée pour savoir qu'il faut éviter toute éventuelle faille et protéger de ce fait le peuple lorsque l'on met en place une nouvelle loi. Princesse Iris a donc toutes les cartes en main pour ce faire. Mais je ne pense que vous en doutiez. – La belle blonde hocha du chef, soucieuse du respect de la couronne. À vrai dire, elle ne s'inquiétait que de la Justice pour sa famille, craignant que le deuil ne les emportât dans des désirs de vengeance dangereux pour son nom. – À vrai dire, pourquoi aurions-nous un compte à vous rendre ?

Surprise par le regard froid du Roi, Ana battit des paupières. Elle ne comprenait pas ce qu'elle avait pu dire pour susciter pareille réaction de la part d'Erwin Archdeacon compte-tenu du fait qu'elle n’œuvrait que pour le bien de la couronne. Certes, elle comprenait qu'il restât sur ses gardes, mais était-il nécessaire que de lui faire sentir qu'il n'appréciait pas cela ? De façon aussi froide, voire glaciale ? S'il respectait effectivement son deuil, comme il le disait, n'aurait-il pas dû agir autrement ? Sa famille avait perdu un être cher avec cette bombe, il était donc parfaitement normal qu'elle cherchât à comprendre pourquoi Justice se faisait à ce point attendre, d'autant plus qu'il avait affirmé publiquement agir pour la Protection du peuple via un Projet sur lequel elle avait réfléchi des années durant et qui l'avait portée haut dans les sphères politiques. Elle se pinça les lèvres pour ne surtout pas agir sous le coup de l'émotion, blessée qu'elle était par une réaction qu'elle jugeait non seulement indigne de la couronne, mais surtout injuste.

- Pour ma part, on m'a dit que le Gouvernement avait fait part d'un projet de Loi. Je n'avais pleinement pas conscience que cette loi n'était que le fruit de votre ingéniosité. Votre parti politique a de grands objectifs et de grands rêves, il aide activement le Gouvernement et nous l'en remercions. – La Lady ne sut que forcer un sourire, vexée que sa Majesté réduisît son parti à si peu de choses alors que sa femme elle-même l'avait soutenue, amicalement et professionnellement parlant. Certes, elle comprenait bien que son parti n'était que peu de choses aux yeux des hautes puissances, mais elle apprécierait tout de même pas qu'on oubliât que sans ses idées de base, jamais le Projet n'aurait vu le jour sous cette forme. La Reine avait-elle explicité au Roi qu'elle avait dû batailler ferme contre un Ministre de l'Intérieur soucieux de préserver les Impurs, voire de les délivrer des sévices corporelles qu'on leur infligeait ? Savait-il que son propre fils, aka Tristan Archdeacon, s'était montré réticent à l'idée de durcir les Lois ? Un sourire cynique aux lèvres, la Lady croisa les mains sur la table, désireuse de rester maîtresse d'elle-même jusqu'au bout. – Sachez également que le Ministère sait ce qu'il fait, comme l'Ordre, et qu'ils font ce qui est en leur pouvoir pour mettre en place la Loi dans les moindres délais ; n'était-ce pas ce que vous demandiez ? Mais quand il s'agit de mettre en place une Loi dans une plus grande ampleur, des précautions doivent être prises pour éviter toute erreur, toute revendication, tout embêtement. Je doute que votre parti ait envie de se retrouver au cœur d'une tourmente politique à cause de simples... détails.
- Sauf votre respect, votre Majesté, je tiens à préciser que je ne venais pas remettre en cause vos choix politiques, je venais avant-tout pour les comprendre. Certes, le Gouvernement est une entité regroupant divers partis et personnalités, mais il serait bon de ne pas sous-estimer le cœur que je porte pour soutenir la couronne. J'ai non seulement dû argumenter contre votre Ministre de l'Intérieur, qui rechignait à durcir les conditions qui entourent la Purification, mais également contre son Altesse Royale Tristan Archdeacon, qui ne semblait pas très enclin à rabaisser davantage les Impurs. Certes, je puis comprendre ses craintes, surtout en ce qui concerne le mouvement rebelle, mais il n'empêche que j'ai défendu ce projet plus que quiconque. Il m'apparaît donc normal d'être tenue informée de son bon déroulement, même si je ne mésestime certainement pas le fait qu'il soit un Projet nourri par plusieurs personnes. – La voix paisible, Lady Blackwood n'avait à aucun moment haussé le ton. Maîtresse d'elle-même, son regard avait soutenu celui du Roi, ne cillant à aucun moment. Elle ne mentait pas, n'avait même pas besoin de simuler pour paraître honnête puisque ce Projet était véritablement ce qu'elle chérissait le plus au monde, ce après son très respectable mari Sir Blackwood. – En conséquence, je comprends parfaitement vos arguments et je m'y tiendrai, même si, si vous n'y voyiez aucun inconvénient, j'apprécierais que son Altesse Royale Iris Archdeacon me fasse part des zones d'ombre et imperfections du Projet en question pour que je ne les reproduise plus à l'avenir. Je le répète : je ne désire que servir les intérêts de la couronne, et pour y parvenir davantage, il me paraît... tout à fait essentiel qu'on m'explique les erreurs que je fais. Comment pourrais-je m'améliorer et servir au mieux vos intérêts si je ne suis pas mise au fait de ce qui ne marche pas ?





[...] C'est alors que je l'ai reconnu, surgissant du passé, il m'était revenu... Dis l'oiseau, ô dis, emmène-moi, retournons au pays d'autrefois ; comme avant, dans mes rêves d'enfant, pour cueillir en tremblant des étoiles, des étoiles comme avant, dans mes rêves d'enfant ; comme avant, sur un nuage blanc ; comme avant, allumer le soleil, être faiseur de pluie et faire des merveilles...L'Aigle Noir, Barbara.
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Lun 26 Juin - 12:05

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« Bien, si vous ne veniez que les comprendre, alors je m’excuse. J’ai pu paraître un tantinet agressif, mais un instant j’ai cru que vous remettiez en question le comportement d’un Gouvernement. » Chose qui aurait été très déplacée, d’autant plus par une femme Blackwood par alliance. A la mention de son fils, ses traits se durcissent imperceptiblement. Voilà qu’on parle encore de son incompétence. N’était-il donc pas capable de se montrer plus intelligent que les autres ? Avait-il tant de mal que ça à réfléchir ? C’était compliqué désormais de réparer les pots cassés qu’il laissait constamment derrière lui. Si Miss Blackwood disait vrai, qu’avait donc fait son épouse avec son fils ? N’avait-elle pas pensé qu’il aurait été bon de le corriger. Sans doute qu’elle aurait préféré le faire dans leur intimité. « Navré, mais si vous venez pour avoir des remerciements de la part de la Couronne, sachez que là n’était pas mon but. » Autant être honnête. « Concernant les agissements de mon fils, ils seront réglés en privé, je n’ose penser que vous osez parler de trahison envers mon propre enfant. » Quitte à employer des mots, autant qu’ils la secouent un petit peu et lui remettent les idées en place, cette Lady semblait oublier la sienne. « Concernant vous tenir au courant, non. » Il est froid, son regard se place dans le sien sans aucune gêne. « Non seulement votre nom ne figure pas au pied de ce projet de loi, parce que vous n’êtes ni ministre, ni députée, mais ensuite parce qu’on ne m’a pas tenu informée que les avancées de notre civilisation ne tenaient que de votre main. » Ne faisait-elle pas preuve d’outrecuidance à se comporter de la sorte ? « Il s’avère que, comme vous l’avez dit, vous avez été plusieurs à y réfléchir et je doute que ma bien aimée épouse ai été opposée à ce projet de loi. Bien que je puisse comprendre que vous auriez apprécié avoir plus de reconnaissance, il aurait déjà fallu que nous puissions vous offrir cette reconnaissance et, de ce fait, être complètement informés que le travail d’un Gouvernement entier ne reposait que sur vos frêles épaules. » N’était-ce pas ce qu’elle était en train de dire ? A quelques vérités près ? « Concernant ma fille, je crois vous l’avoir dit, mais nous n’avons pas de compte à vous rendre. » Cette femme commençait à énerver suffisamment sa Majesté pour être de plus en plus direct dans ses propos, son comportement passait outre toutes les règles les plus basiques de politesse, oubliait-elle sa place ? Un instant il pensa à rappeler que seul son époux aurait pu demander quoique ce soit à la couronne et encore, il s’en serait cruellement abstenu, alors pour qui se prenait-elle de demander quelque chose à la Princesse ? Qui était-elle, du haut de sa petite maisonnée pour demander à la Couronne de se justifier de ses agissements ? « Je tiens à vous rappeler que nous n’avons pas dit qu’elle ne fonctionnait pas votre idée, comme je vous rappelle qu’elle a déjà été mise en place au sein de chaque Orphelinat de Birmingham, nous faisons également avec les moyens que nous avons. » Il se racle un instant la gorge. « Princesse Iris aura peut-être, la politesse de vous faire part des idées qu’elle a eu, si elle estime ce geste comme nécessaire. » En tant que fille Archdeacon, il estimait qu’elle n’avait aucun compte à rendre à une fiancée Blackwood, qui n’avait pris le nom que par alliance. Déjà que de base, il estimait ne pas avoir de compte à rendre aux familles nobles, une femme par alliance n’allait certainement pas obtenir plus de sa part. « Je comprends parfaitement votre envie de vous améliorer et j’entends que ça peut être difficile, mais sachez également qu’en notre position de dirigeants, nous ne pouvons-nous fier à tout le monde. » Il penche sa tête un instant. « Sachez que certains pourraient trouver votre comportement, votre envie de vous rapprocher à ce point d’un projet de loi qui a été écouté, sagement préparé, pour un détail qui n’a aucune nécessité de vous être mentionné, pourrait trouver cela très étrange. » Il se lèche la lèvre inférieure, poursuivant. « Bien que la famille de votre défunt époux souffre aujourd’hui d’une grande perte et je réitère mes condoléances, n’oublier pas que la Couronne ne vous doit rien Miss. » Autant lui rappeler sa place, il n’était pas sa femme. Il était incisif, quand elle faisait les angles ronds. « Je pense bien que votre chagrin modifie votre jugement et vous trouble aujourd’hui. » Il se penche, attrapant fermement sa délicate main en un baise-main un tantinet possessif. « Mais soyez assurée que la Couronne œuvre pour le plus grand bien et qu’il se pourrait que dans les jours à venir des Purifications de Masse soient assurées. » Il esquisse un sourire carnassier, caché derrière un masque de parfaite bonhomie. « Au vu de l’investissement dont vous avez fait preuve, il me semble évident que votre Parti serait le mieux placé pour promouvoir cet événement. » En maître de jeu expert, il abaisse sa dernière carte. « Qui mieux qu’une femme comme vous, ayant fait ses preuves au sein d’une Grande Famille Anglaise et s’étant investie autant pour la propre sécurité de notre pays, pourrait parler d’un sujet aussi délicat et important que la purification ? » Son doigt glissa un instant sur les bracelets qu’elle portait à son poignet, plongeant ses yeux dans les siens. « Je suis navré que nous n’ayons pas réussi à se mettre d’accord, je conçois que votre investissement mérite remerciement, sachez donc que votre famille peut compter sur la sympathie et l’affection de la mienne, nous serons à votre disposition pour toute demande concernant ces purifications de masse. » Il s’éloigne de la femme, avenant et délicat, un sourire charmeur sur les lèvres, une étincelle d’éloge dans le regard. Il fait sonner une petite cloche, un serviteur apparaît, il lui murmure à l’oreille de faire part de la demande de Miss Blackwood à la Princesse Iris et disparaît. « Je discuterai avec ma femme des quelques détails dont vous m’avez fait part et de votre inquiétude. » Son ton est charmeur, ses pupilles glissent sur le visage de la Lady, ne laissant pas une seule trace de perversion ou d’intérêt transparaitre sur son faciès ni dans son comportement. « Accepteriez-vous que je vous reconduise pour m’excuser des difficultés que vous avez rencontré ? » Gentleman jusqu’au bout des ongles.

HJ : il n'a pas été particulièrement méchant ou agressif, pas plus qu'on ne pourrait le croire. Son comportement reste léger et délicat, de légère inflexions de voix ou de légers gestes. J'espère que c'est bien retransmis


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Lun 26 Juin - 18:55

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DANS TA POCHE: on retrouve quoi ?
TON PATRONUS: si tu pouvais en avoir un
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Epiphyllum oxypetalum

Ft. Erwin Archdeacon





Palais Royal - Gouvernement
Lady Blackwood, parfaitement calme, écouta sans l'interrompre l'entièreté de la réponse de son Roi. Elle s'efforça de ne pas laisser filtrer ses émotions, bien que touchée par quelques paroles, ça et là, tantôt d'une façon positive, tantôt plutôt négativement. Elle apprécia ses excuses à leur juste valeur, mais ce qui avait été dit l'avait été. L'homme doutait de sa bonne volonté, ce qui suffisait amplement à blesser son orgueil de femme qui s'était juré de ne plus jamais laisser aucun homme écraser son potentiel, quel qu'il fût. Certes, sa Majesté ne connaissait rien de son histoire, mais elle le mettait désormais dans la même case que son ex-mari : homme qui préférait mépriser le sexe faible plutôt que l'apprécier à sa juste valeur. Le poing légèrement crispé sous la table, Ana força un sourire afin de camoufler la colère qui grondait derrière les apparences. Même s'il ne s'en cachait pas, le Roi faisait preuve d'un manque de reconnaissance évident à l'égard de ses années mises au service de la Couronne. C'était en tout cas tout ce que laissait entendre le début de son discours. Déjà, le voilà qui lui faisait parler de trahison alors qu'elle n'aurait jamais accusé un enfant de la couronne d'une telle chose ; au pire aurait-elle parlé de naïveté due à son jeune âge, jamais plus que ça. Puis d'insister sur le fait que non, personne ne lui devait rien du tout, sous prétexte qu'elle n'était ni députée, ni ministre. Après tout, elle ne faisait que diriger un minable petit parti, n'est-ce pas ? Si elle n'avait pas un minimum de maîtrise d'elle-même, Ana Blackwood aurait très certainement quitté la table sèchement, n'appréciant pas du tout que sa Majesté la rabaissât ainsi. Au final, la seule chose qu'elle obtiendrait de ce Roi ingrat, c'était de le voir faire part de son désir à Iris. Ni plus ni moins. Elle n'avait rien inventé, elle, la parvenue.

Ah qu'il avait bon dos son chagrin !

Le regard fermé, Lady Blackwood encaissa jusqu'au cinéma offert par le Roi, sans même ouvrir la bouche. S'il restait parfaitement cordial, elle n'en ressentait pas moins son mépris comme une piqûre des plus désagréables pour son estime d'elle-même. Insensible à ses charmes, Ana se contenta d'un énième sourire forcé en priant pour que l'entrevue se terminât le plus rapidement possible. Son cœur tambourinait contre sa poitrine, furieux d'être ainsi malmené par l'arrogance d'un Maître tout puissant sur ses sujets. D'un Tyran. Et la carotte. La carotte qui prouvait que sa Majesté n'avait rien compris de ses attentes. Elle n'avait aucune envie de promouvoir la Purification, tout ce qu'elle avait désiré consistait en l'information des avancées du Projet, rien de plus. Elle n'était pas imbue d'elle-même au point de vouloir être sous les projecteurs le jour où son Projet verrait le jour. S'en savoir à l'origine suffisait amplement pour son orgueil. Par conséquent, un énième sourire forcé aux lèvres, la Lady se contenta de conclure poliment, en ces termes :

- Je vous remercie pour votre temps, votre Majesté, mais je me sens obligée de refuser votre offre quant à la campagne de Purification. Je désirais seulement être tenue informée, rien de plus ; je n'avais pas la prétention d'éclipser le rôle du Gouvernement en ce qui concerne le Projet, ni même qu'on mentionne mon nom comme en étant à l'origine. Le savoir me suffit largement. Sur ce, je trouverai moi-même le chemin de la sortie, merci encore pour votre temps.

Sur ces mots, elle termina son thé d'une traite et se hâta de quitter les lieux.

Fureur sous glace.

Que le Roi s'occupât donc de son sale rat de fils plutôt que de remettre en cause sa place auprès des députés et ministres de son merveilleux Gouvernement !





[...] C'est alors que je l'ai reconnu, surgissant du passé, il m'était revenu... Dis l'oiseau, ô dis, emmène-moi, retournons au pays d'autrefois ; comme avant, dans mes rêves d'enfant, pour cueillir en tremblant des étoiles, des étoiles comme avant, dans mes rêves d'enfant ; comme avant, sur un nuage blanc ; comme avant, allumer le soleil, être faiseur de pluie et faire des merveilles...L'Aigle Noir, Barbara.
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Epiphyllum oxypetalum – ft. Nenya Archdeacon

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