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La ville de Birmingham compte actuellement 12 Purs, 4 Purifiés et 13 Impurs, la Résistance semble recruter plus de membres que l'Ordre du Phénix, il serait peut être bon de se méfier de ce regroupement.
Les les femmes deviennent importantes et prédominantes, au détriment du sexe masculin, pourtant si charmant.




 
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 [FB 2 décembre 2016]like the violin and the bow ★ Evan



l'impureté sera traitée et éradiquée
MUGGLE SUPREMACY ☾ ::  :: Harborne :: Résidences :: Maison Avery
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MessageSujet: [FB 2 décembre 2016]like the violin and the bow ★ Evan   Ven 5 Mai - 21:38


Ils sont là. Tu as peur, blotti contre la jambe de ta mère. Tu regardes ton frère, ta soeur. Eux non plus ne sont pas rassurés. Les mordus attaquent. Pourquoi ? Vous avez déjà été longuement surveillés par d’autres sorciers qui cherchaient ton père, alors eux, que veulent-ils ? Tu as peur. Tu voudrais sortir de la maison et aller te réfugier dans le cerisier, comme tu as l’habitude de le faire. Les botrucs t’adorent, ils seront ravis de te voir à nouveau dans leur arbre. Oui, c’est cela. Tout tremblant, tu regardes ta mère avec l’intention de lui demander l’autorisation d’aller te cacher dans le cerisier. Tout le monde pourra y aller, il y a assez de place dans ses branches. Mais alors que tu ouvres la bouche, la porte s’ouvre à la volée, dans un bruit d’enfer. Un glapissement terrifié t’échappe et tu te caches derrière la jambe de ta mère.

Les sortilèges se mettent à fuser, de la part de ton frère et ta mère. Mais ce qui t’effraye le plus, ce sont ces détonations dont tu ne sais rien. Tu mets les mains sur tes oreilles, tremblant de tous tes membres. C’est un cauchemar, n’est-ce pas ? Tous ces cris, ces hurlement, ces sorts et ces détonations, ce ne peut être que le fruit de ton imagination ! Tu vas te réveiller en criant, ton frère va débarquer dans ta chambre en quatrième vitesse et te traiter de bébé, avant de te consoler. Tu ne comprends rien à ce qui se passe. Une nouvelle détonation, et cette fois les sortilèges cessent de s’enchaîner. Tu lèves les yeux vers ta mère. Elle vacille, s’effondre. Les yeux écarquillés de terreur, tu regardes la tache rouge s’étendre autour d’elle. Un cri se fait entendre. Est-ce le tien ? Est-ce celui de ta soeur ou de ton frère ? Tu ne sais pas. Tu tombes à genoux et la secoues, l’appelle. Qu’elle se relève, elle ne peut pas vous laisser ! Elle n’a pas le droit ! Elle doit vous protéger ! Tu cries, tu hurles. Tu as besoin d’elle. Tes yeux se lèvent vers ces visages, ces inconnus qui s’emparent de ta fratrie. L’instinct reprend le dessus, tu tentes de fuir. Mais ils n’ont aucun mal à t’attraper par le col et t’arrêter dans ta course. Tu cries, tu pleures, tu appelles ta mère. Mais elle ne bouge pas. Et tu sais au fond de toi qu’elle ne bougera plus.

Tu te réveilles en sursaut. La sueur dégouline de ton front, ta respiration saccadée soulève ton torse de manière irrégulière. Tu trembles, de tout ton être. Aussitôt tu te recroquevilles sur toi-même, sous ta couette. Fichus cauchemars. Ne te laisseront-ils jamais en paix ? Heureusement, tu n’as pas crié cette fois, sinon Rosa aurait débarqué dans ta chambre. En revanche, Skoll et Hati te regardent. Tu le sais. Alors tu finis par ressortir de sous ta couette et les invite à venir sur ton lit. Ils ne se font pas prier et tu te retrouves aussitôt avec deux énormes boules de poils sur le bide. Un léger rire t’échappe alors que tu les papouilles l’un et l’autre. Ils sont là. Ils te soutiennent, quoi qu’il arrive. C’est pour cela que tu aimes les chiens, eux au moins ne t’abandonnent pas, même si tu fais des conneries.

Tu commences à te rendormir lorsque tu entends frapper à ta porte. Tu fronces les sourcils et allumes ton réveil. Il est presque minuit. Etrange, tu n’attendais personne ce soir, raison pour laquelle tu es allé te coucher à 9h. Oui, quand tu n’as rien de prévu, tu te couches toujours très tôt. C’est pour rattraper ces nombreuses nuits blanches que tu passes sur tes partitions ou à tes concerts. Ton organisme a besoin de sommeil, sinon tu ne tiendrais pas ce rythme que tu t’imposes. Un soupir t’échappe et tu te laisses retomber sur ton oreiller. Que l’autre aille se faire voir, tu dors. Mais on frappe à nouveau, à plusieurs reprises. Au point que tu entends Rosa se lever et sortir de sa chambre. Une fois de plus, tu soupires et quittes ton lit bien chaud pour le couloir, l’interceptant.

-Laisse Rosa, retourne te coucher, je vais aller ouvrir…
-Dans cette tenue ?
te lance-t-elle, arquant un sourcil.

Tu baisses les yeux sur ton corps… Oh. Tu es nu. Tant pis. Tu te contentes de lui répondre d’un simple haussement d’épaules.

-Oui.

Sur ce, tu descends au rez-de-chaussée, précédé par tes chiens et toujours en tenue d’Adam. Peut-être devrais-tu penser à te vêtir, ne serais-ce que par décence. Non, la décence, tu n’en as absolument rien à faire. Par contre, il fait froid dehors et ouvrir la porte complètement nu risque de te faire attraper froid. Alors tu fais juste un détour par la salle de bain pour attraper un peignoir et t’y emmitoufler. C’est ainsi que, les cheveux en pétard, les yeux encore tout ensommeillés et enveloppé dans un peignoir fushia pétant, que tu finis par ouvrir la porte.

-Huuuummm ? Quoi, qu’est-ce que… Evan ?

La surprise est telle que tu écarquilles les yeux, stupéfait. Evan. Tu ne l’as pas revu depuis cette fameuse soirée où il est venu à ton concert, cette fameuse soirée où il t’a clairement fait comprendre que tu l’avais déçu et qu’il ne te laisserait pas une seconde chance. Tu n’y as pas cru pourtant, et il l’a visiblement très bien compris, malgré ta réaction complètement cinglée. Tu es cinglé, de toute manière. C’est ainsi que tu aimes être, imprévisible. Mais bien vite, la surprise laisse place à l’amusement, laissant apparaître un grand sourire sur ton visage. Tu es presque parfaitement réveillé cette fois. Et tu ne t’es pas cogné contre la porte.

-Hé bien, je te manque, finalement ?

Insolence. Grand sourire. Il ne doit pas comprendre que ton coeur est toujours en vrac suite à ses propos. Il ne doit pas non plus comprendre que c’est un cauchemar qui t’a réveillé et qui t’affecte encore. Tes chiens grognent un peu mais restent en arrière, plus détendus que la dernière fois. Toi, pour ta part, tu t’appuies d’une épaule contre l’encadrement de la porte, le détaillant. Il est finalement revenu. Il ne pourra définitivement plus prétendre qu’il se fiche de toi.
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MessageSujet: Re: [FB 2 décembre 2016]like the violin and the bow ★ Evan   Ven 5 Mai - 22:07


― But you can leave if you really want to, And you can run if you feel you have to. And i'll be fine if you ever ask me, I know its hard, but no one said its easy.

(EDEN)

Perdu. Tu l'es, depuis quelques jours déjà. Tu ne sais plus ce que tu devrais faire, ou ne pas faire. Depuis que tu as rendu ton badge et ton arme de service, tes journées se résument à tourner en rond et essayer de donner un sens nouveau à ta vie. Est-ce que tu regrettes ? Il est trop tôt pour en juger. Peut-être que tu as pris la meilleure décision que tu pouvais espérer prendre dans ta vie. Peut-être que c'était là une grande erreur et que tu vas t'en mordre les doigts. Mais ces découvertes... Un énième soupir t'échappe alors que tu regardes le plafond de ton appartement. Tout était plus simple, pas vrai ? Il y a six ans de cela. Quand tu avais encore ta mémoire. Avant que ce fichu coven ne s'en prenne à toi... Mais. Et si cela aussi, c'était un mensonge ? Tu ne sais plus quoi en penser. Des fois, tu en viens à te dire que tu devrais juste partir à l'autre bout du monde, recommencer une vie loin de tout cela. Une vie où tu laisses de côté les conneries, la violence, le monstre que tu es devenu. Une vie où tu essayes de faire quelque chose de bien, de mieux que tout cela. Puis, tu te souviens que tu as les chaînes aux pieds. Tu dois tout à l'Ordre. Tu as laissé déjà trop de choses derrière toi pour tout envoyer en l'air une fois de plus. Alors tu te dégonfles et tu te dis que rester ici, c'est quand même pas mal. Un énième soupir quitte tes lèvres. Tu fermes les yeux. J'ai besoin d'aide.

Tu ne sais pas trop ce qui te traverse l'esprit. Sans doute trop de souvenirs en commun avec lui. Tu ouvres les yeux et tu bondis sur tes pieds. Toute cette idée est purement stupide et irréfléchie, tu le sais bien. Mais tu n'arrives pas à cesser d'y penser, depuis que tu l'as vu. Ce concert magnifique, cette soirée désastreuses. Des mots terribles pour quitter ta bouche, pour lui faire du mal, pour l'assassiner un peu plus. Lui faire ressentir la douleur d'une trahison, et peut-être même plus. Pour la première fois depuis longtemps, tu as l'impression de ressentir quelque chose. De la culpabilité, oui. Cette fameuse culpabilité que tu pensais pourtant être enterrée depuis très longtemps. Mais... Il se pourrait que tu regrettes, rien qu'un peu, ce qui s'est produit dans cette loge. Que tu regrettes, rien qu'un peu, ce poison que tu lui as craché au visage, juste parce que tu espérais un peu bêtement que ça allait panser les plaies de ton cœur et de ton âme. Te voilà maintenant, obsédé par sa personne, songeant à lui plus que de raison, plus que tu ne le voudrais. Tu dois te rendre à l'évidence : tu as envie de lui. De le voir, de lui parler, de le connaître. Parce qu'il est différent, parce qu'il est tout ce que tu détestes et pourtant, tu as envie de le connaître. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, tu es dans la rue, un manteau sur les épaules et les mains dans tes poches.

Tu fumes nerveusement, tirant distraitement sur ta clope alors que tu arrives devant son immeuble. Il est encore temps de faire tour. De prendre tes jambes à ton cou et de fuir. Il n'en saura rien : ni de ta venue, ni de ta misérable tentative de recoller les morceaux. Ta main se resserre sur la bouteille que tu tiens. Tu te dis que tu serais aussi bien à faire demi-tour, à aller t'échouer dans un parc et te régaler de toute cette liqueur tout seul. Pour oublier, pour passer à autre chose. Mais ton cœur guide tes pas et tu te retrouves devant sa porte. Plus tu t'approches de lui, plus tu as envie de t'en aller. Mais ton poing frappe contre le bois de la porte. Une, deux, trois fois. Tu insistes, comme si c'était devenu vraiment important de l'avoir en face de toi. Presque vital. Alors que bon sang, tu l'as jeté. Tu lui as dit de ne plus jamais chercher à te parler. Quelques minutes s'écoulent. Tu songe de plus en plus à faire demi-tour, mais en quelques secondes, la porte s'ouvre et tu te retrouves face à lui. À un Saiph, drapé d'un peignoir rose. Tu as envie d'en rire, de lui dire à quel point il a l'air crétin. Mais tu n'en fais rien, tu ne fais que le regarder avec ton air de chien battu et ta bouteille de vodka à la main. Il semble réellement surpris de te voir là, à cette heure ci. Tu te contentes de le dévisager, comme s'il t'avait trop manqué, alors qu'aux dernières nouvelles, tu l'insultais de connard.

« Saiph. » Que tu réponds simplement, comme pour le saluer. Il est encore temps de faire demi-tour. De présenter des excuses pour l'avoir dérangé si tard et de partir comme si de rien était. Mais maintenant que tu es face à lui, as-tu vraiment le courage d'être si lâche ? Tu déglutis un peu. Il a un grand sourire, l'insolence sur les traits. Il veut paraître fort, sans doute. Mais tu le vois, au fond de son regard, qu'il y a plus que cette attitude assurée. Tu la vois, cette petite part de lui, blessée, esseulée. « Je t'en prie. Me fais pas regretter d'être venu. » Presque une supplique, prononcée dans un murmure. Tu n'as pas envie de regretter ton choix, d'être tenté de partir pour de bon, pour l'oublier. Tu t'avances un peu, tu t'imposes juste devant lui, empiétant son espace personnel. Qu'importe. Il pourra te repousser, si c'est vraiment ce qu'il désire. Ta main libre passe sur sa joue, effleure sa nuque, tu t'approches dangereusement, jusqu'à ce que tes lèvres rencontrent les siennes. Un baiser qui se veut doux, un peu précipité aussi. Une passion que tu ne te connaissais pas vraiment. Un baiser qui veut dire pardon. Qui veut dire 'je suis là maintenant'. Qui veut dire 'je t'en prie, me laisse pas partir, pas ce soir'. Un baiser qui signifie bien des choses, mais peut-il seulement en prendre l'ampleur ?

Tu finis par te reculer. Incertain, un peu mal à l'aise. Pas trop distant pour autant, non. Ton regard accroche le sien, tu n'oses même pas sourire. Où est donc passée toute ton assurance ? Tu n'en as aucune idée. Tu ne t'es jamais senti aussi maladroit face à quelqu'un. Face à lui surtout, qui t'a fait autant de bien que de mal. Tu soupires un peu, timidement, comme si ton souffle pouvait lui faire du mal. Ta main quitte sa nuque, tu attrapes doucement la ceinture de son peignoir avec laquelle tu joues distraitement. « Tu es vraiment.. Surprenant. Joli peignoir. » Un timide sourire fait son apparition sur tes lèvres, alors que tu te moques gentiment de sa tenue. Tu te prends à te demander ce qu'il peut bien porter en dessous, fantasmant à la simple idée qu'il soit complètement nu. Mais tu te reprends bien vite et tu lèves l'autre main, celle qui se trimbale la bouteille depuis tout à l'heure. Tu n'es pas bon pour les excuses ou les grands discours. Tu fais avec les moyens du bord et tu n'as rien trouvé de mieux que cela. « Je pensais... Je sais qu'il est un peu tard mais. Enfin, si tu veux boire un verre... » Ta voix meurt peu à peu. De quoi as-tu peur ? Qu'il te repousse ? Tu pourrais le comprendre, mais ça mettrait un point final à cette histoire qui a à peine commencé. Ce serait dommage, mais que pourrais-tu contre sa volonté ? Pas grand chose. Alors tu tentes, tu restes là, sur le pas de sa porte, patient, pour une fois dans ton existence.
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MessageSujet: Re: [FB 2 décembre 2016]like the violin and the bow ★ Evan   Ven 5 Mai - 22:14


Tu n’en reviens pas qu’il soit là. Ta surprise, tu ne la masques pas le moins du monde. Il est revenu chez toi, après ce qu’il a osé te dire lors de votre dernière rencontre. Ce venin qu’il t’a craché au visage a fait ses ravages dans ton coeur même si tu n’as pas voulu y croire, si tu t’es plus ou moins convaincu qu’il ne faisait que te mentir. Il ne voulait plus te voir, toi le connard qui avait osé lui planter un couteau dans le dos face à sa supérieure hiérarchique. Et pourtant il est là, avec sa tête de chien battu. Faut-il te laisser attendrir ? Tu ne sais pas. Après tout, lui aussi t’a fait du mal. Il le sait, il l’a fait consciemment et presque avec acharnement. Tu lui en veux. Affreusement. Même lorsque sa voix se fait entendre, même quand ton prénom franchit ses lèvres. Saiph. Pas Avery. Quelles sont ses intentions avec toi ? Tu ne vas pas tarder à l’apprendre.

Sa célèbre insolence refait surface. Ton grand sourire qui illumine si bien ton visage. Mais surtout, ce sourire qui masque si bien tes trouble. Ceux qui agitent ton esprit, tes cauchemars, tes doutes et tes peurs. Tu as beau paraître insouciant parfois, un peu trop gamin, tu n’en es pas moins la proie de sombres pensées et de tristes souvenirs. Tu as vécu des événements douloureux et tous l’ont bien rapidement oublié en découvrant l’adolescent puis le jeune homme que tu es devenu. Et ce jeune homme lui a donc manqué ? Provocation, rappel de votre dernière conversation. Tu avais raison : il sait où te trouver en cas de besoin. Il ne reste plus qu’à définir ce besoin. Ne pas lui faire regretter d’être venu ? Tu arques un de tes sourcils, surpris. S’il a peur de regretter d’être venu après t’avoir craché dessus, pourquoi avoir pris la peine de se déplacer jusqu’à ta maison ?

Il s’avance. Tu ne bouges pas, méfiant, et… Curieux. Le palpitant se réveille alors qu’il brise les barrières, piétine ton espace vital. Que te veut-il ? Qu’attend-t-il de toi ? Tu ne bouges pas, tu n’oses pas. Tu devrais pourtant le repousser, un patrouilleur ne fera que t’attirer des ennuis. Et pourtant. Pourtant lorsque sa main glisse sur ta joue, un frisson remonte le long de ta colonne vertébrale. Frisson qui se prolonge lorsque sa main continue son chemin jusqu’à ta nuque. Et il continue à se rapprocher. Jusqu’à ce que ses lèvres rejoignent les tiennes. Tu pourrais le repousser, l’insulter, lui faire payer ce geste déplacé après ce qu’il t’a fait. Mais tu te contentes de fermer les yeux et de répondre à ce baiser. Tu en profites, mais pas comme tu l’aurais fait avant. Tu en profites comme s’il s’agissait d’une nouvelle chance, d’une toute nouvelle histoire. Il y a quelque chose de nouveau dans ce simple petit geste. Une passion en laquelle tu ne croyais plus. Quelque chose a changé en Evan. Et tu aimes cela…

Il finit par se reculer et tu suis le mouvement, le souffle court, les yeux brillants. Tu sens son propre souffle sur tes lèvres, sa main qui tripote la ceinture de ton peignoir. Il pourrait tirer dessus, cela ne te dérangerait pas tellement, tu es loin d’être du genre pudique. Sa remarque t’arrache un sourire amusé, bien qu’étrangement timide. Ce n’est pas dans ton habitude, non. Pourquoi serais-tu timide face à lui ? Parce qu’il est doux. Parce qu’il hésite. Et parce qu’il sourit, doucement. Et que tu aimes énormément ce sourire auquel le tien fait écho.

-Je sais, le fushia me va bien. Presque autant que toi avec le saumon. ajoutes-tu, espiègle.

Tu n’en démordras pas, le rose saumon lui va merveilleusement bien au teint. Alors ? Que te veut-il ? Peut-être est-il simplement venu pour t’offrir ce baiser, et auquel cas tu en serais plutôt ravi, mais tu as un certain nombre de doutes. Tu ne le vois pas se déplacer pour cette simple raison, encore moins pour le connard que tu es. Tu patientes donc, laissant ton regard descendre sur cette bouteille de vodka qu’il te montre. Oui ? Tu arques un sourcil, intrigué. Vodka. Tu n’es pas contre ce genre de boissons, mais il t’a tiré de ton lit pour boire ? Oui, visiblement. Un soupir t’échappe, alors qu’une de tes mains glisse dans tes cheveux, les décoiffant encore plus qu’ils ne l’étaient déjà.

-T’es sérieux ? Tu me réveilles à minuit pour qu’on se déchire la gueule à la vodka ?

N’importe qui jugerait cela parfaitement ridicule. Ton côté censé le pense. Mais tu n’es pas n’importe qui, tu n’es pas forcément toujours censé non plus. Alors ton sourire réapparaît sur ton visage. Hé bien, puisque c’est ce qu’il veut. Tu vois une chance dans cette situation, la chance de pouvoir réparer ce que tu as involontairement brisé, la chance de pouvoir découvrir une autre part de sa personnalité, la chance d’apprendre à le connaître, la chance de pouvoir vraiment construire quelque chose avec lui. Et tu veux saisir cette chance. C’est pour cette raison que tu te décales. Tes chiens filent dans le salon en aboyant joyeusement, et toi tu lui laisses la place d’entrer.

-J’aime l’idée. Allez, amène tes fesses à l’intérieur. Faudra juste ne pas faire trop de bruit, Rosa essaye de dormir à l’étage. Ce serait sympa de la laisser se reposer.

C’est ainsi que tu le laisses entrer et refermes la porte d’entrée derrière lui. Puis tu files dans la salle à manger/cuisine dans laquelle tu récupères deux grands verres… Ainsi que deux shooters, après un instant d’hésitation. Tu poses le tout sur la table de la salle, sans rien casser. Miracle de la semaine.

-Tu veux du sirop ? De la confiture ?

Confiture. Toi et la confiture, c’est une grande histoire et il est très bien placé pour le savoir. Tu continues à jouer l’idiot, tu continues à être tel que tu aimes. Parce que c’est ainsi que tu aimes te comporter : en souriant, en plaisantant. En racontant tout un tas de bêtises. C’est ainsi qu’il devra t’accepter. Tu te laisses tomber sur une chaise et manques de peu de t’asseoir à côté. Tu agites un peu les bras et te rattrapes in-extremis à ta chaise. Oups. Tu as frôlé une nouvelle catastrophe.

-Oups. ris-tu doucement. Alors ? Qu’est-ce qui t’amène chez moi en pleine nuit ? Je suis sûr que tu voulais me surprendre apwal. Avoue.

C’est gagné pourrais-tu dire, mais il n’en a pas encore conscience. Il doit croire que tu ne fais que plaisanter, comme d’habitude. Il doit croire que tu as complètement oublié ses propos de la dernière fois. Ce n’est pas le cas, mais tu le caches. On ne montre pas ses faiblesses, encore moins à ceux qui cherchent à nous atteindre.
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MessageSujet: Re: [FB 2 décembre 2016]like the violin and the bow ★ Evan   Ven 5 Mai - 22:15

Tu ne devrais pas être là. Tu en as bien conscience. Tu n'as pas envie d'être là, autant que tu en crèves d'envie. Parce que tu ne sais pas si tu es capable de faire ça. Tu ne sais pas si tu le mérites, après ce que tu lui as dit, après ce que tu lui as fait. Lui en tout cas, il mérite sans doute mieux. Dix fois mieux que toi. Peut-être qu'il s'en est enfin rendu compte, avec tes paroles de l'autre soir. Ton acidité, cette méchanceté presque gratuite qu'il a subi parce qu'il t'avait blessé. Parce que oui, tu es comme ça. Un cataclysme quand on ouvre les plaies de ton âme. Tu laisses déverser le pire de toi comme une averse sans fin, sans te soucier du dommage que ça peut faire, des dégâts que ça occasionne chez les autres. Mais c'est aussi dans ces instants que tu es le plus sincère. Le plus vulnérable. Le plus toi. Et c'est triste à admettre. Triste de devoir en venir là pour montrer ton vrai visage. Il t'a poussé dans tes retranchements, il y a gagné, autant qu'il y a perdu sans doute.

C'est pour cela que tu es surpris qu'il réponde à tes avances. Parce qu'il a toutes les raisons de ne pas le faire. Il a toutes les raisons possibles au monde pour te dégager de chez lui comme un malpropre, pour te frapper, lâcher ses chiens que tu devines non loin sur ta personne. Mais il te laisse faire toujours plus. T'approcher de lui, jouer avec la ceinture de son peignoir aux teintes... Particulièrement viriles. Tu souris doucement face à ses paroles. Le saumon hein... Tu détestes cette couleur, tu ne te l'expliques pas, tu n'aimes juste pas ça. Et cette chemise qui te serrait de tous les côtés... Tu ne pensais pas qu'il y avait une telle différence de taille entre vous deux avant de lui piquer des fringues. Tu reviens à toi tranquillement. Oui, tu l'as réveillé pour boire. Un petit sourire orne tes lèvres alors que tu te sens le besoin de nuancer. « J'ai jamais parlé de se déchirer Saiph. Juste... Le verre de la paix ? » T'as rien trouvé de plus spirituel. Il faut croire qu'il te rend un peu débile, quand il est si proche, si beau, si souriant. Comme un rayon lumineux qui perce ce brouillard sombre qui t'entoure depuis six ans maintenant.

Toujours est-il qu'il semble approuver et tu entres dans l'appartement, non sans jeter un coup d'oeil autour de toi. Observateur, comme toujours. Il ne s'agit pas de chercher des caméras ou des menaces, c'est bien plus ancien que ça, ça remonte à ta première vie, même si tu ne t'en souviens pas tellement. Tu ne savais par contre pas que sa colocataire était là ce soir, mais qu'est-ce que ça peut changer ? Tu es juste là pour boire un verre et discuter. Alors tu vas te laisser tomber silencieusement dans le sofa, attendant le retour du brun qui débarque avec quatre verres. Tu esquisses un franc sourire quand il te parle de sa confiture. Bordel, cette confiture. Tu n'as pas pu poser le regard sur un pot sans songer à lui, dernièrement. Tu ne réponds rien, tu te contentes de le suivre du regard. Il manque de passer à côté de sa chaise, mais il finit dessus et c'est tout ce qui compte alors que tu secoues un peu la tête. Il est terriblement maladroit. Au moins, tu compenses, étant plutôt habile. Tu le fixes, l'écoutant attentivement une fois de plus. Le surprendre à poil ? Tu ris un peu. « C'était une idée. » Tu restes silencieux quelques secondes, ton regard longeant son corps, ses jambes nues. « Je n'étais pas loin de réussir, on dirait. » Un sourire charmeur étire tes lèvres alors que tu t'assois un peu mieux dans le sofa.

Mais il y a plus que ça. Il y a autre chose qui te déchire encore l'esprit. Il y a ces souvenirs, et pas que les bons non. Là, tu parles de ceux qui empoisonnent l'esprit. Tu parles de ce que tu lui as dit. De comment tu l'as repoussé. Violent, méchant, blessé. L'animal montrant les crocs pour cacher ses sentiments. Se pourrait-il que tu sois encore capable de ressentir quelque chose ? Il te fait douter, ça te rend fou. Tu finis par soupirer un peu. Baisser légèrement les yeux sur la table du salon. « Écoute je... J'imagine bien que tu n'as pas oublié tout ce que je t'ai dit à ton spectacle, l'autre soir. » Des mots soufflés. Tu ne veux plus lui faire de mal, pas plus que tu ne veux briser l'ambiance. Tu soupires un peu, incertain. Tu te sens terriblement maladroit quand il s'agit de parler, pire encore, de présenter des excuses. Ce n'est clairement pas ton fort. Tu déglutis un peu. Tu te reprends. « J'ai conscience que j'y suis allé un peu fort. Mais j'étais énervé. J'avais de quoi, d'un côté. » Un nouveau soupir. Tu te mordilles l'intérieur des joues. Bon sang que tu te sens stupide. Et nerveux. Pour occuper tes mains, tu ouvres plutôt la bouteille de vodka. Tu en verses un fond dans les deux grands verres, délaissant les shots. Loin de toi l'envie de faire du binge drinking ce soir. Tu n'es pas là pour ça. Tu es là pour lui, pour toutes les choses que vous devez encore vous dire.

Une conclusion, c'est bien ce qui te manque. Tu inspires profondément, tu portes ton regard sur lui à nouveau. Non, tu ne joues pas avec lui, pour une fois. Tu es même affreusement sincère et ça te fait peur. « Je suis désolé, ok ? » Voilà, c'est dit. Et non, le monde n'a pas cessé de tourner. Non, la pièce n'a pas explosé. Non, tu n'es pas mort. Tu te sens... étrange. Soulagé. Heureux ? Tu tentes un semblant de sourire, totalement incertain. Il pourrait te demander de partir, ce serait mérité. Mais tu espères sincèrement que non. Tu espères qu'il va voir tous les efforts que tu fais pour lui. Qu'il va se rendre compte de ce que ça peut te coûter, de lui présenter des excuses. Parce que ce n'est pas dans tes habitudes, parce que normalement tu es bien trop fier pour ça. Alors en faire autant pour lui, c'est lui montrer que oui, tu peux y tenir, même si tu es incapable de définir ce qui vous lie. C'est peut-être le début d'une drôle d'amitié, peut-être d'autre chose... Tu ne veux pas y réfléchir. Pas tout de suite. « On pourrait peut-être.. Recommencer à zéro, qu'est-ce que tu en dis ? » Et finalement, le voilà, le petit sourire qui finit par étirer tes lèvres. Léger mais tellement sincère, tellement vrai, tellement rare. Si seulement il pouvait s'en rendre compte.
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MessageSujet: Re: [FB 2 décembre 2016]like the violin and the bow ★ Evan   Ven 5 Mai - 22:18



Le verre de la paix ? Tu arques un sourcil, perplexe. Le verre de la paix. Après tout ce qu’il a osé faire ? Il revient pour te demander pardon ? C’est ridicule. Tu le trouves ridicule. Vous êtes ridicules. Lui de revenir après t’avoir rejeté si violemment, toi pour lui ouvrir ta porte et même le laisser entrer, puisque c’est ce que tu fais au final. Tu es illogique. Tu l’as, pour ainsi dire, toujours été. Et puis, s’il est là, c’est que tu avais raison : il y a quelque chose qui vous relie. Il ne te déteste pas, sinon il ne serait pas venu jusque chez toi. Il veut quelque chose, et pas te blesser si tu en juges par son attitude. Alors pourquoi ne pas lui laisser une chance ? Une chance de construire quelque chose, ne serais-ce qu’une bien étrange amitié. Ou plus. Au fond de toi, tu espères que ce sera plus que cela. C’est ce que tu souhaites, aussi étrange que ce soit. Tu ne devrais sans doute pas avoir de tels espoirs.

Tu parles. Encore, toujours. Tu as toujours été très bavard, on ne te changera pas. On t’empêchera encore moins de raconter des bêtises. C’est ta marque de fabrique, on t’accepte ainsi ou on te déteste. Tu ne comptes changer pour personne, pas même pour lui et ses beaux yeux bleus ou son petit derrière. Tu apportes deux verres et autant de shooters sur la table, manques de t’asseoir à côté de ta chaise mais te rattrapes in-extremis. Miracle ! Tu n’as rien cassé ! Alors, que veut-il ? Du sirop ? De la confiture ? Il ne goûtera certainement jamais ta confiture de fleurs de pissenlit et c’est tant mieux pour toi, tu n’as pas la moindre intention de partager ton péché mignon. Alors tu continues les plaisanteries, pour passer le temps, pour penser à autre chose qu’à lui et ces mots qu’il t’a balancés à la figure. Comptait-il te surprendre nu chez toi ? Il l’avoue. Un grand sourire illumine ton visage, alors que tu sens son regard se poser sur ta personne. S’il savait qu’en-dessous de ton peignoir, tu es effectivement entièrement nu…

-Presque. Pas de chance.

Merci Rosa de t’avoir fait remarquer que tu étais en tenue d’Adam, sinon tu lui aurais ouvert de cette manière, tout simplement. En soi, ce n’est pas ce qui te dérange habituellement. Mais tu ne veux pas lui faire ce plaisir. Pas une fois de plus. Pas après ce qu’il t’a fait. Alors tu te cales plus confortablement sur ta chaise et l’observes soupirer, baisser les yeux. Hé bien ? A-t-il donc quelque chose à t’avouer ? Compte-t-il t’expliquer la véritable raison de sa présence en cez lieux, dans ta propre maison ? Tu l’espères. Pour lui. Mais tu peux patienter. Et tu sais que si jamais il a la mauvaise idée de recommencer à te faire du mal, il le sentira passer. Jamais tes chiens ne le laisseront te rendre triste. Tu le sais. Tu les as dressés pour cela. En attendant, tu l’écoutes parler, s’expliquer. Et tu secoues la tête à ses propos.

-Non, je n’ai pas oublié.

Comment pourrais-tu ? Tu te souviens de tout. Alors oui, je préfère tout oublier Avery. Et ne plus rien avoir à faire avec toi… Tu savais que tu allais me causer des emmerdes mais tu l'as quand même fait, Avery. Pas besoin de gaspiller ta salive, tout est dit… Tu as eu de la chance dans ton malheur en naissant cracmol… Je ne suis pas le premier abruti venu, des secondes chances, j'en donne pas, à personne. Encore moins à un connard dans ton genre… Vas-y, pleure Saiph. J'en ai plus rien à faire. Tous ces propos blessants, dagues mentales et acérées, écorchant ton âme et ton coeur, les déchiquetant sans le moindre égard. Et il continue à se chercher des excuses. Oui il avait de quoi être énervé, tu as fait une connerie. Mais tu as simplement signalé qu’il avait cassé certaines de tes affaires. Tu aurais pu faire bien pire. Tu aurais pu balancer à sa supérieure qu’il était venu faire un tour dans ton lit, il aurait eu bien plus d’ennuis. Tu es juste chiant, pas le pire enfoiré que la Terre ait portée. Qu’il s’estime heureux.

Tu le regardes remplir le fond des verres de vodka, silencieux. Tu n’as rien à répondre. Ou si tu le fais, tu pourrais devenir extrêmement désagréable et tu n’en as pas l’intention. C’est toi qui parlais d’une seconde chance pour vous deux. Tu es ouvert aux propositions, mais pas aux fausses excuses. Alors qu’il continue à parler. Qu’il aille plus loin dans sa pensée, jusqu’au bout. Que veut-il de toi, de vous ? Il est désolé ? Une légère teinte rosée fait son apparition sur tes joues. Désolé ? Réellement ? Tu te tortilles un peu sur ta chaise, légèrement mal à l’aise.

-Tu. Vraiment ? Tu veux recommencer à zéro ?

Tu continues à te tortiller. Au point que ta chaise finit par basculer en arrière et que tu t’écroules au sol, les jambes en l’air et la tête au sol. Un gémissement douloureux s’échappe d’entre tes lèvres alors que tu te recroquevilles légèrement sur toi-même. Tes chiens te lèchent le visage et tes plaintes font place à quelques éclats de rire. Tu te relèves bien vite et t’essuies le visage à l’aide de la manche de ton peignoir. Une grosse trace de bave y fait son apparition. Décidément. Sales bêtes. Une caresse à chacun, puis tu reportes ton attention sur le blond de l’autre côté de la table.

-Je…

Tu fais le tour de la table, venant à côté de lui. Ses yeux, son sourire qui accélère ton rythme cardiaque. Tu as chaud. Tu ne saurais expliquer ce qu’il t’arrive, ces excuses, cette demande te fait du bien. Et, en fait, tu t’assois sur ses genoux, glissant tes mains sur son torse, tout en prenant grand soin de ne pas laisser s’ouvrir ton peignoir. Hors de question de lui montrer dans quelle tenue tu te trouves actuellement. Et tandis que tu te fais une place confortable sur ses genoux, tes mains se glissent sur son torse. Quelle est cette lueur qui s’est allumée au fond de ton regard ? De l’amusement ? De la provocation ? Difficile à dire. Tes lèvres frôlent les siennes.

-Je ne suis pas du genre à oublier le passé, tu sais. Mais si c’est ce que tu veux vraiment pour nous… murmures-tu doucement, ton souffle se déposant sur sa bouche.

La provocation est là, vraiment. Charmeur, tentateur. Et avant que l’un de vous cède à la tentation d’embrasser l’autre - tu ne doutes pas qu’il en crève autant d’envie que toi - tu te relèves. Sur ce, tu files dans la partie cuisine et ouvres un placard. Le fameux placard dans lequel tu ranges ta tonne de pots de confiture. Et c’est avec un sourire ravi que tu sors un de tes pots de confiture de fleurs de pissenlit entamés et le ramène fièrement sur la table.

-Voilà ! Si tu veux qu’on recommence à zéro, tu vas me faire le plaisir de goûter la confiture que tu as gaspillé la première fois que tu es venu chez moi !

Ridicule. Profondément ridicule. Mais tu n’en as rien à faire. Il ne faut pas prendre les choses au sérieux, sincèrement. Sinon la vie serait bien trop ennuyante. Et s’il tient tant que cela à se faire pardonner, ce n’est qu’un tout petit sacrifice à effectuer, que de manger un peu de cette confiture. Quant à toi, tu t’empares d’un bon morceau de pain, le coupe en deux et plonges une moitié dans le pot. Il en ressort couvert de confiture et tu mords dedans avec gourmandise. Au point de t’en mettre un peu partout autour de la bouche. Décidément…
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MessageSujet: Re: [FB 2 décembre 2016]like the violin and the bow ★ Evan   Lun 8 Mai - 21:50

Bien sûr que non, il n'a pas oublié. Comment aurait-il pu ? Après tout ce que tu lui as dit ? Des choses affreuses, tu en conviens. Des choses que tu ne pensais pas forcément. Du moins, elles te paraissaient véridiques sur l'instant. Mais plus tard, bercé par la solitude, tu as vu les choses sous un autre angle. Tu t'es rendu compte de la portée réelle de tes mots. Du mal qu'ils ont pu faire. Et maintenant te voilà pour faire la paix. Tu es malhabile avec les excuses. Ton rayon, c'est plus la méchanceté. Les propos dégoulinant de haine et de venin pour faire mal à ton prochain. Pour ce qui est d'être doux et de faire des compliments, on repassera. L'ancien Evan en aurait sans doute été capable. Parce qu'il était gentil et un peu charmeur. Doux et patient. Mais toi ? Toi tu n'es plus cet homme. Tu es cette créature façonnée par le gouvernement. Celle qui ouvre la gueule pour mordre et certainement pas pour balancer des phrases délicates. Tout cela te rend d'ailleurs un peu mal à l'aise. Tu ne sais pas comment t'y prendre, ce que tu dois lui dire pour arranger la situation. Pourtant, tu es celui qui s'est lancé dans le sujet, quand lui l'esquivait soigneusement. Ça t'aurait arrangé de ne pas avoir besoin d'en parler. Mais c'est une nécessité, vous ne pouvez pas laisser ça derrière vous et faire comme si rien ne s'était vraiment passé l'autre soir, au concert.

Tu te mordilles l'intérieur des joues, remplissant distraitement les verres d'un fond de vodka. Tu n'as pas envie de te saouler ce soir, certainement pas. C'est plus un geste envers lui. Une manière de demander pardon, parce que tu as trop de fierté pour le faire à voix haute. Il reste silencieux et ça renforce ton malaise. Alors, il va finir par parler ou bien ? Est-ce qu'il veut bien te répondre au moins ? Va-t-il se contenter de ce petit « désolé » balancé entre tes dents serrées ? Tu l'espères parce qu'il n'aura rien de plus. Lui aussi a une grande part de responsabilité dans toute cette histoire après tout. Il te répond par une question, tu relèves les yeux pour les plonger dans les siens. Vraiment ? Bien sûr que oui ! Il semble tout aussi perdu que toi mais tu hoches doucement la tête. « Oui, je ne serais pas là sinon... » Que tu concèdes après un léger soupir. C'est plus fort que toi, l'ironie te tiraille toujours un peu, même quand il ne faudrait pas. Ça n'a rien de méchant pourtant. C'est juste toi, ta manière d'être. Tu plonges ton regard dans le sien, plus incertain que jamais. Tu as peur qu'il te fasse marcher. Qu'il se paye ta tête. Tu ne sais pas comment est-ce que tu le prendrais si c'était le cas. Très mal, c'est une certitude. Mais la déception prendrait sans doute le pas sur la colère. Enfin, pour l'instant, tu ne préfères pas penser au pire.

Ton cœur s'accélère sensiblement quand tu le vois qui se lève. Tu essayes de deviner ses intentions, mais tu oublies tout lorsqu'il s'installe sur tes genoux. Innocemment, tu déposes tes mains au creux de ses reins. Pas plus bas. Parce que ce soir, c'est différent. Tu veux lui montrer que tu peux être plus que ça, plus qu'un type qui court après son corps et sa belle gueule. Tu peux sentir la chaleur de sa peau au travers du tissu et ça te suffit amplement. Ton regard accroche toujours le sien. Tu ne veux plus le lâcher, tu ne veux pas le voir s'éloigner. Tu ne te l'expliques pas, tu ne peux même pas poser de mot là-dessus, tu as juste la sensation grisante de ne pas avoir ressenti pareille chose depuis six ans au moins. Il s'approche encore et tu as envie de l'embrasser, tellement que ça te brûle. Mais il se dérobe trop vite et disparaît dans la cuisine, te laissant en plan, insatisfait, presque boudeur. Tu conserves pourtant un petit sourire, jetant ton dévolu sur ton verre et ce fond de vodka que tu avales rapidement. Le voilà qui revient avec du pain et de la confiture. Tu es partagé entre soupirer de désespoir et rire. La seconde option l'emporte, même si tu restes discret pour sa colocataire. « N'importe quoi... » C'est juste n'importe quoi. Mais c'est Saiph Avery, tel que tu le connais et c'est tout ce qui compte.

« Je t'ai déjà dit que je n'aimais pas ça. Mais si tu insistes... » Tu te relèves du sofa pour venir t'installer à cheval sur ses cuisses, à ton tour. Tu le détailles en silence d'abord. Lui et ses cheveux en bataille. Lui et son petit regard malicieux. Lui et sa manière de manger. « Tu manges comme un enfant, Saiph. » Tu ne te sépares pas de ton sourire, tu te contentes de glisser ton pouce sur les lèvres du brun pour le débarrasser de la confiture. Pouce que tu portes à ta bouche par la suite. Ça a un goût sucré, mais rien d'exceptionnel à tes yeux. Tu hausses brièvement les épaules. « Hm. Je n'aime toujours pas. » Tu joues avec la ceinture de son peignoir, machinalement, une petite moue déçue sur le visage. Serais-tu vraiment en train de montrer des émotions, Monroe ? Est-il possible que tu sois encore à ce point humain ? Ça t'effraye. Mais tu ne veux pas trop y songer pour l'instant. « Enfin, peut-être que je devrais regoûter. Juste.. Pour être sûr. » Tu attrapes son menton entre ton pouce et ton index, pressant enfin tes lèvres contre les siennes. Ça n'a rien de fougueux ou même de sauvage. Rien à voir avec cette première fois précipitée, non. C'est plus patient, plus tendre et à nouveau, terriblement effrayant pour toi. Mais tu te laisses aller à ces instants parce qu'ils te mettent du baume au cœur. Parce qu'ils te font sentir des choses que tu ne te sentais plus capable de ressentir.

Bien que ce soit franchement agréable, tu finis par te reculer, un sourire un peu taquin aux lèvres. « Hm, non, rien à faire, je n'aime pas ça. » Tu lui voles un bref baiser avant de te lever de ses jambes. C'est pas que, mais tu pèses ton poids quand même, alors tu t'éloignes tranquillement, regardant autour de toi. Tu es serein. Le cœur plus léger. Tu n'arrives pas à expliquer cette bonne humeur qui étreint ton âme. C'est juste agréable et tu ne veux pas chercher des théories en tout genre pour l'expliquer. Tu veux juste profiter du moment tel qu'il se présente. Tu te masses un peu la nuque, à la fois nerveux et enchanté. Tout cela te semble tellement nouveau et étrange... « J'aimerais bien qu'on se revoit. Qu'est-ce que tu dirais d'aller boire un verre en ville un de ces quatre ? Ou même manger. Tu aimerais bien ? » Tu reposes enfin les yeux sur lui, toujours ce petit sourire serein collé aux lèvres. Parce que tu te sens bien, parce que tout va mieux si soudainement. Tu ne sais pourtant pas quoi penser de la situation. « Qu'on apprenne à se connaître un peu... » Tu rajoutes presque timidement. C'est triste à dire, mais au final, tu ne le connais pas beaucoup. À part vous sauter à la gorge et vous disputer, vous n'avez pas beaucoup échangé, depuis que vous vous connaissez. Ça aussi, tu as envie que ça change. Tu te mordilles la lèvre quand ton regard croise l'horloge au mur. Autant que tu aimerais refaire le monde ce soir, tu t'y prends un peu tard. Un autre soupir t'échappe. « Enfin. Je devrais sans doute partir, il se fait tard... » Mais tu sais que si tu pars, ce sera soulagé et heureux. Pour une fois depuis trop longtemps, tu es heureux de tes choix. Tu espères que lui aussi.
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MessageSujet: Re: [FB 2 décembre 2016]like the violin and the bow ★ Evan   Ven 19 Mai - 1:02



Recommencer à zéro. Tu te tortilles sur ta chaise, mal à l’aise de l’entendre. Il veut recommencer à zéro, alors que tu es incapable d’oublier ce qu’il s’est passé entre vous, depuis votre première rencontre. C’est gravé dans ta mémoire comme dans ta musique, puisque tu as composé une musique pour lui, en pensant à lui. Vous ne pouvez pas revenir en arrière, le temps ne peut s’effacer. Mais il veut vous donner une nouvelle chance, et c’est ce qui te trouble. Au point que tu finis par en tomber de ta chaise, avec ta maladresse habituelle. C’est ainsi qu’un gémissement douloureux s’échappe d’entre tes lèvres et tes chiens en profitent pour te nettoyer le visage à grands coups de langue. Beurk. Sales bêtes. Tu reportes plutôt ton attention sur Lui, son regard posé sur toi, en attente d’une réponse.

C’est ainsi que tu fais le tour de la table, le coeur battant la chamade, et t’installes sur ses genoux. Ses mains se glissent au creux de tes reins et un frisson parcourt ta colonne vertébrale. Tu lui es reconnaissant de ne pas aller plus bas sur ton corps. Tu veux jouer, tu veux partager ton trouble, le tester. Pas craquer, une fois de plus. Quant à toi, tes mains glissent sur son torse. Tu le provoques, tu t’amuses. Tes lèvres frôlent les siennes sans les toucher, exprès. Pas ce soir. Tu n’es pas prêt à lui céder aussi facilement, après quelques mots lancés. Pas après ce qu’il t’a dit, ce qu’il t’a fait. Tu veux qu’il te prouve qu’il y tient vraiment, qu’il est là pour se réconcilier avec toi, qu’il est prêt à faire des effort pour… Quoi ? Qu’il y ait un vous ? C’est trop tôt pour y songer, trop à imaginer, même si tu y as pensé. Mais il ne faut pas se faire de faux espoirs. Te faire des idées ne t’aidera en rien. La température augmente d’un cran, en toi, en lui. Tu sens la chaleur de sa peau à travers ton peignoir. C’est tentant. Tu as envie de craquer. Mais non. C’est ainsi que tu te relèves avant que l’un de vous cède, files chercher un de tes fameux pots de confiture de fleur de pissenlit, et le poses fièrement sur la table de la salle à manger. Il en rit, et toi tu souris, pas peu fier de ton idée parfaitement idiote.

-Parfaitement, j’insiste parce que je sais que tu n’aimes pas, même si tu n’y as absolument jamais goûté. Sale gosse.

Comment agir comme un enfant : prétendre ne pas aimer alors qu’on n’y a jamais goûté. Et toi, tu trempes ton morceau de pain dans le pot pour le manger avec gourmandise. Peu importe que tu t’en mettes partout, peu importe que la nuit soit bien entamée, que tu te sois brossé les dents avant d’aller au lit, il est hors de question de sortir un de tes fameux pots de confiture sans en avaler. Toi, manger comme un enfant ? Pour toute réponse, tu lui tires la langue de manière parfaitement puérile. Tu t’en fiches. Tu es ainsi et tu n’as pas la moindre intention de changer. Il s’installe sur tes genoux, tu fais une grimace, comme s’il pesait trois tonnes. Exprès pour l’embêter un peu. Mais que signifie donc son sourire ? Tu n’as pas le temps de t’attarder sur la question que sa main s’approche de ton visage et récupère un peu de confiture sur le coin de tes lèvres. Tes joues prennent une teinte légèrement rosée tandis qu’un frisson longe ta nuque. Si tu n’étais pas si surpris, tu lui aurais légèrement mordu le pouce, pour avoir osé un geste pareil. Mais tu n’en fais rien. Il n’aime toujours pas ? Tes lèvres forment une légère moue et retires cette main au niveau de ta taille, l’empêchant de trop jouer avec la ceinture de ton peignoir.

-Tss. T’es difficile.

Regoûter ? Pas le temps de réfléchir qu’il attrape ton menton et que ses lèvres se collent aux tiennes. Tu es surpris de constater à quel point c’est doux. Différent de la première fois. Plus tendre, agréable. Un bonheur. Tu fermes les yeux et glisses une main sur sa nuque. Tu te contentes de profiter de cet instant dont tu n’aurais pas osé rêver. Qu’il soit si doux, lui que tu as connu bien plus sauvage. Ton coeur s’emballe, cogne fort contre ta cage thoracique. Les frissons parcourent ton corps alors que l’instant dure, doux, agréable. Tu es naturellement doux et ce changement te plaît du tout au tout. Malheureusement, il prend fin bien trop tôt à ton goût. Tu suis le mouvement, retardant de quelques microsecondes l’instant où vos lèvres se séparent. Ton regard refait alors son apparition. Non, il n’aime toujours pas ?

-Tu es sûr ? Tu ne veux pas essayer à nouveau ?

Chaque mot se dépose délicatement sur ses lèvres en un léger murmure. Tu voudrais recommencer, t’emparer à nouveau de ses lèvres. Et bien que tu sois d’un naturel non sage, tu te retiens cette fois. Il ne faut pas abuser des bonnes choses, il ne faut pas qu’elles deviennent d’une banalité sans nom. Alors tu te contentes de te perdre dans son regard d’azur, jusqu’à ce qu’il finisse par se lever et te libérer de son poids. Tu en lâches d’ailleurs un profond soupir de soulagement. Ce n’est pas que, mais il pèse tout de même son poids. Tu ne le suis pas du regard. Tu préfères mettre de côté ce qu’il vient de passer. Il ne t’amadouera pas aussi facilement. Tu n’es pas le premier idiot venu qui tombera dans ses bras non plus, même si l’idée te plaît. Tu ne relèves les yeux que lorsqu’il reprend la parole. Se revoir ? Apprendre à se connaître ?

-Oh oui, j’adorerais. Mais attention, je te préviens : j’ai un emploi du temps de ministre et il m’arrive de devoir tout annuler à la dernière seconde. Donc si tu veux prévoir un repas, tu me préviens à l’avance et je te dis si normalement c’est possible. fais-tu avec un grand sourire innocent avant d’ajouter : Ou alors tu passes ici à l’improviste et si je suis là on trouvera une occupation, ne t’inquiète pas pour ça.

Tu n’exagères qu’à peine. Tu es toujours occupé ici et là, pour les cours, le travail ou diverses activités annexes. Il faut toujours que tu ais quelque chose pour avoir l’esprit concentré sur une seule tâche. Sinon les souvenirs et les cauchemars reprennent le dessus, comme cette nuit. Tu suis son regard vers l’horloge. Oui, il se fait très tard. Tu devrais dormir depuis déjà des heures. C’est ce que tu faisais tout à l’heure, ou au moins essayais. Il parle de partir. Aussitôt tu es debout, si rapidement que ta chaise en tombe au sol. Pourquoi une réaction aussi rapide ? Tu ne sais pas.

-Non.

Non quoi, Saiph ? Non il n’est pas tard ? Non tu ne veux pas qu’il parte ? La seconde option semble la plus vraisemblable. Tu ne veux pas le voir s’échapper, pas aussi rapidement. Tu ne veux pas retourner au lit, tu ne veux pas retourner à tes cauchemars. Aussi égoïste cela puisse-t-il être.

-Tu peux rester, tu sais… Tant qu’on ne fait pas trop de bruit, tu ne déranges personne ici… Enfin, sauf quand tu es sur le sofa, tu occupes la place des chiens et ils ne vont pas apprécier très longtemps, tu t’en doutes je pense.

En parlant des chiens, tu leur accordes quelques gratouilles sur la tête. Puis tu franchis la distance qui te sépares du patrouilleur. C’est étrange, la première fois tu as joué avec lui. C’était amusant, tu as cherché le danger, le frisson, ce qui te fait sentir vivant. Mais cette nuit c’est autre chose que tu ressens : de l’apaisement. Malgré les paroles assassines, sa présence te fait du bien. Ce baiser t’a transporté ailleurs, sans que tu puisses te l’expliquer. Il éloigne les ténèbres de ton âme, te fait oublier ta maladresse et tes blessures. Tu souhaites qu’il reste.

-Pourquoi attendre un autre jour pour apprendre à se connaître ? Tu t’es bien incrusté en pleine nuit, autant continuer, non ?

La tête penchée sur le côté, les bras croisés et un sourire en coin, voici comment tu te présentes face à lui : sûr de toi. Ce n’est toutefois qu’une façade, mais tu es un bon menteur face à ceux qui te connaissent mal. Et lorsque tu le veux.

-Je commence. Je m’appelle Saiph Marlon Avery. S’il te plaît, pas de commentaire sur mon second prénom bien moins classe que le premier. J’aurai vingt-quatre ans à la fin du mois, je suis un cracmol, violoniste et étudiant au Conservatoire en composition, j’ai aussi deux chiens que j’adore nommés Skoll et Hati. J’adore la musique, le karaoké les soirs où je ne travaille pas, les nains de jardin, le jardinage et les animaux en général, le rhum et la vodka, les confitures peu communes… Oh, et je suis célibataire, si jamais ça t’intéresse.

Ultime provocation. Ton grand sourire est de retour, la malice au fond de ton regard aussi. Tu feras tout pour qu’il reste cette nuit. Pour ne pas replonger dans ta folie, dans ces souvenirs qui empoisonnent trop souvent ton sommeil et tes pensées. Depuis quand es-tu à ce point égoïste ? Tu as honte mais tu te gardes bien de le montrer. Honte de profiter de sa présence qui te fait tant de bien, honte de le retenir alors qu’il souhaite apparemment partir, venir ici était déjà plus qu’espéré… Saiph, tu devrais te contenter de ce qu’il t’offre ce soir, sans en demander plus. Mais tu n’y parviens pas. Ce vous qui commence à se créer, tu veux déjà l’approfondir. Parce que tu sais que vous avez à y gagner, l’un comme l’autre, si vous vous montrez sincères l’un envers l’autre. Même s’il est encore très loin d’être prêt à entendre qui tu es réellement…
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[FB 2 décembre 2016]like the violin and the bow ★ Evan

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