SYSTÈME DE JEU

MS se veut évolutif, vous pouvez donc découvrir dans ce sujet toutes les modalités de ce système, allant des complots entre joueurs, aux fausses fiches qui renversent tout le jeu.

SUJETS A VISITER

NOS SCÉNARIOS

la reine
cousin - relation ambiguë
collègue, partenaire - amour ?
esclave personnel - royal
pleins d'autres ici




 
AccueilAccueil  RechercherRechercher  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 [FB 31 décembre 2016]PUPPYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYY ★ Evan



l'impureté sera traitée et éradiquée
MUGGLE SUPREMACY ☾ ::  :: Harborne :: Résidences :: Maison Avery
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Ven 5 Mai - 21:39

avatar



MESSAGES : 139 LOCALISATION : Dans son bureau, à composer ou jouer du violon EMPLOI : Violoniste professionnel

carnet personnel
DANS TA POCHE: un paquet de clopes, mon téléphone portable et un diapason.
TON PATRONUS: serait un pinson, bien évidemment.
COMPÉTENCES:



Tu raccroches le téléphone et soupires bruyamment. C’est bien gentil que tout le monde pense à te passer un coup de fil aujourd’hui, mais ils oublient bien vite que tu as un concert extrêmement important ce soir, avec le Conservatoire. Tu as du mal à trouver un instant pour répéter. Tu ne sais pas ce que tu veux. Pourquoi faut-il que ton anniversaire soit tombé la veille du jour de l’an ? Dans le monde du spectacle et de la nuit, les jours de fête sont des jours où vous travaillez toujours. Tu n’es pas du genre à t’en plaindre, d’un côté. Tu aimes travailler, tu aimes jouer du violon, tu aimes faire de la musique. Tu aimes voir ces sourires sur les visages des spectateurs. Tu aimes quand ils sont transportés par la musique, quand ils oublient leur monde le temps de quelques notes. C’est un régal, ton monde.

Tu t’étires un peu, passes une main dans ta crinière brune puis files dans ton bureau. Là, tu t’empares de ton violon et commences à jouer les morceaux de ce soir. Tu joues, variant les rythmes, accélérant et ralentissant à volonté sans perdre une quelconque touche d’harmonie. Tes chiens s’installent dans un coin de la pièce et t’observent. Tu tournes sur toi-même, danses en rythme avec les accords. Tes cours de danse ressortent toujours quand la musique t’envahit, bien que ce ne soit pas ton art de prédilection. Mais au moins, tu te meus de manière agile, souple. On ne s’ennuie pas. C’est ce qu’on t’a toujours dit de tes concerts. Il y a toujours quelque chose à voir, en plus de ce qu’il y a à entendre.

Les musiques s’enchaînent, ta voix s’y mêle par instant lorsque tu dévies sur de la musique plus populaire. Il est rare de t’entendre chanter en dehors des karaokés. Le reste du temps, tu te contentes des versions instrumentales, tu ne ressens pas le besoin d’utiliser tes cordes vocales. Mais aujourd’hui, c’est ce que tu fais. Parce que c’est ton anniversaire. Aujourd’hui, tu as vingt-quatre ans. Pour être précis, tu les auras tard ce soir, vers la fin du concert, peu avant minuit et la fête de la nouvelle année. Tu n’as rien de spécial de prévu. Tu iras certes voir ta soeur et ta nièce demain pour passer le jour de l’an en famille, comme autrefois. Un petit moment hors du monde, un instant réservé aux Avery, aux restes de votre famille déchue. Tu as hâte d’y être.

Finalement, tu cesses de danser et jettes un coup d’oeil à l’horloge murale. Il est presque l’heure. De quoi ? Tu ne sais pas exactement, Evan t’a envoyé un sms t’ordonnant d’être chez toi à cette heure. Qu’a-t-il donc prévu ? Tu lui as un peu parlé de ton anniversaire à venir, sans pour autant trop t’attarder sur le sujet. Tu es curieux. Vraiment. Archer et violon retrouvent leur place dans leur étui que tu refermes soigneusement. Tout doit être prêt pour le départ au Conservatoire tout à l’heure. Tes partitions sont aussi rangées puis tu files dans le salon pour te laisser tomber sur ton sofa. Aussitôt, les chiens te sautent dessus et se blottissent contre toi. C’est ainsi que tu attends, contre tes animaux, à regarder les trombes d’eau s’abattre sur ton jardin. Quel déluge…

Enfin, on frappe à ta porte. Aussitôt, tes chiens se redressent et se mettent à aboyer. Un sourire apparaît alors sur tes lèvres. À voir leur réaction, tu sais qui est à ta porte, sous le porche. Evan, il n’y a que lui qui a droit à pareil accueil. Tu te relèves alors, pousses les chiens et sautilles tranquillement jusqu’à l’entrée. Et comme à ton habitude, tu te prends les pieds dans ton tapis, te cognant une fois de plus contre la porte d’entrée. Tu grognes un peu, te masses le front… Et ouvres la porte sur un blondinet au petit cul trempé. Et pas que son derrière d’ailleurs. Tu arques un sourcil… Avant d’éclater de rire, purement et simplement.

-Hé bien mon petit saumon blond, tu es allé piquer une tête dans un canal ? C’est pas la saison de la migration pourtant !

Tu n’y peux rien, tu adores te moquer de lui. Et tu trouves toujours quelque chose pour lui rappeler cette chemise rose qu’il t’avait empruntée et qui s’était révélée trop étroite pour lui. Délicieux souvenir. Il est donc venu à l’heure, comme il l’avait suggéré. Mais pourquoi ? Qu’a-t-il prévu de faire ou de dire ? Tu espères qu’il n’a pas prévu de t’emmener quelque part, tu ne peux pas être absent lors du concert. Soudain, quelque chose t’interpelle. Tu fronces alors les sourcils, tout en te décalant pour le laisser entrer pour se mettre à l’abri. C’est étrange…

-Tu n’aurais pas grossi ?

Quelle délicatesse, Saiph. Mais quelque chose a changé. Il prend plus de volume, sous sa veste. Alors soit il a pris quelques kilos depuis la dernière fois qu’il est venu chez toi, soit il cache quelque chose. Et tu n’es pas le seul à être intrigué : tes chiens le sont aussi. Qu’est-ce qu’il lui est une fois de plus passé par la tête ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Dim 11 Juin - 0:15

avatar



MESSAGES : 316 LOCALISATION : derrière un bureau, dans la rue, dans un bar, il n'arrête jamais de bouger. EMPLOI : monstre à temps partiel, patrouilleur pour l'ordre autrement. a quitté l'ordre il y a quelques mois maintenant.

carnet personnel
DANS TA POCHE: des clopes, un briquet, des clés, un portable et deux ou trois papiers à balancer
TON PATRONUS: un ours très, très grumpy.
COMPÉTENCES:



falling for you again

« Je te préviens, si tu abîmes le cuir de la banquette, je t'accroche sur le toit pour le reste de la route. » La petite chose répond par un gémissement timide, roulée en boule dans une couverture, avec ce fichu nœud rouge que tu as galéré à placer autour de son cou. Quelle idée aussi, que d'aller acheter un chien ? Tu aimes bien les animaux, mais adopter n'était pas dans tes plans. Tu n'as pas spécialement le temps pour un animal, à vrai dire. Pas assez d'amour à donner, aussi. Mais Saiph... C'est Saiph. Et c'est son anniversaire, et il adore les chiens. Certes, tu aurais pu faire comme les personnes normales et lui offrir une montre, du chocolat, un nouvel archet ou peu importe quel cadeau tu aurais pu trouver. Mais non, il a fallu faire les choses en grand, pour une raison que tu ne t'expliques pas. Peut-être as-tu voulu l'impressionner, d'une certaine manière ? Ou peut-être est-ce ton cœur de glace, cette carapace qui commence doucement à fondre pour laisser place au vrai Evan. À ce jeune homme qui souriait au monde, avant de devenir amnésique.

Toujours est-il que tu n'as pas envie qu'il abîme ta voiture. Tu n'es pas très matérialiste, mais ton véhicule, tu t'en occupes comme on s'occupe d'un enfant. Tu ne supportes pas qu'on mange dedans et le dernier qui a renversé quelque chose à l'intérieur a subi ta colère. Ta voiture, c'est ton petit bijou, il est hors de question que ce chiot l'abîme avec sa bave ou ses petites griffes. Heureusement pour toi, la maison d'Avery n'est plus bien loin, et tu n'es pas en retard. Ce qui est une bonne chose, car la journée a été chargée, entre aller récupérer cette bête et régler deux ou trois autres affaires. Comme récupérer un costume au pressing, pour pouvoir filer au conservatoire ce soir, faire de l'essence et bref, tu t'étales encore. Tu trouves de la place non loin de chez lui, tu te gares en vitesse et tu sors du véhicule pour te prendre une bonne douche. L'averse ne s'est toujours pas calmée et tu peux sentir tes vêtements s'imbiber à une vitesse folle de la flotte. Tu rumines avant de contourner la voiture pour attraper la boule poils qui patiente derrière. Sans grande considération, tu le colles dans ta veste que tu refermes comme tu peux et tu files au pas de course à la demeure de Saiph.

Tu t'empresses de frapper à sa porte. Attendre sous la pluie, très peu pour toi, surtout avec la chose qui s'agite derrière les pans de ta veste. Heureusement, après un drôle de bruit, la porte finit par s'ouvrir sur un brun visiblement ravi de te voir. Et mort de rire. Il ne manque d'ailleurs pas de te sortir une bonne blague de son cru. Tu ris, plus désespéré qu'autre chose, parce que la blague en soit ne te fait pas vraiment rire. Tu es habillé et trempé. D'habitude c'est ou l'un, ou l'autre, pas les deux en même temps. « Allez bouge, je suis trempé. » A vrai dire tu ne lui laisses pas trop le choix, tu t'imposes dans l'entrée, essayant de mettre le moins d'eau possible autour de toi. Les chiens s'approchent, curieux, et tu t'inquiètes que l'un d'entre eux finisse par trahir ta surprise. Mais Saiph n'a pas besoin de ça, il se rend bien vite compte qu'il y a quelque chose de différent de d'habitude sur toi. « J'ai peut-être pris quelques centaines de grammes, oui. » Que tu fais avec un petit sourire. Une main maintient toujours le chose dans ta veste, l'autre se dirige vers le menton du musicien que tu attrapes entre deux doigts, tes lèvres réclamant un bref baiser qu'il t'accorde.

Cette situation se révèle pourtant assez inconfortable, alors, même si tu apprécies la caresse de ses lèvres contre les tiennes, tu finis par te reculer. Une petite tête s'échappe au même moment de ta veste et tu souris, terminant de défaire la fermeture pour lui présenter la petite chose. « Hé bien, bon anniversaire, je suppose ? » Que tu ajoutes avec un doux sourire, le chiot présenté au violoniste, tes cheveux perlant encore de l'eau de pluie. « J'aurais voulu garder la surprise plus longtemps mais... » Tu lui tends finalement l'animal pour qu'il le récupère, bien heureux de t'en détacher enfin – oui, cette chose commençait à se faire lourde dans ta veste. Ceci fait, tu souris. Tu souris, encore et encore, sincèrement, comme ça t'arrive rarement. Tu souris de voir ses yeux qui brillent, de lire la joie sur ses traits. C'est pour cela que tu as ramené ce chiot, pas vrai ? Pour voir Saiph dans tous ses états. Pour le rendre un peu plus fou de toi encore, alors que l'idée même de t'engager te fait fuir. Mais offrir un chiot n'engage à rien, pas vrai ? Bien sûr Evan. Bien sûr.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lun 18 Sep - 21:34

avatar



MESSAGES : 139 LOCALISATION : Dans son bureau, à composer ou jouer du violon EMPLOI : Violoniste professionnel

carnet personnel
DANS TA POCHE: un paquet de clopes, mon téléphone portable et un diapason.
TON PATRONUS: serait un pinson, bien évidemment.
COMPÉTENCES:



Ta blague ne le fait pas rire. Tant pis, toi elle t’amuse, il n’a qu’à apprendre à apprécier ton humour parfois un peu particulier. Ou lourd. Bref. Mais c’est qu’il est trempé, le Patrouilleur. Alors que tu te décales afin de le laisser entrer, tu ne peux t’empêcher de jeter un oeil sur l’extérieur, constatant de toi-même combien il pleut. Hé bien, quel temps…  Tu n’as pas l’impression d’être au mois de décembre, mais plutôt en novembre, au plein coeur de l’automne. Mais tu laisses bien vite ces histoires de météo de côté pour l’observer. Tes chiens sont intrigués et tu l’es tout autant. Il te semble avoir un peu grossi et tu ne t’expliques pas qu’il ait pu prendre autant de ventre depuis la dernière fois. Quelques centaines de grammes ? Non, toi tu dirais plus quelques kilos. Mais tu ne réponds pas, toujours à regarder ce ventre qui gigote.

Jusqu’à ce que sa main s’empare de ton menton et que ses lèvres se pressent contre les tiennes, bien évidemment. Tu réponds à son baiser, fermant brièvement les yeux. Tu commences à avoir l’habitude de ce genre de réaction avec lui, à force de vous voir, de plus en plus souvent. Ce n’est pas plus mal d’ailleurs, vous passez du temps ensemble, vous apprenez un peu à vous connaître même s’il est relativement discret sur sa vie. Lorsque ses lèvres quittent les tiennes, tu avances la tête, suivant le mouvement, puis tu rouves les yeux, souriant doucement…

Tu commences à ouvrir la bouche pour lui faire une remarque amusée, quand tes yeux s’arrondissent. Une tête poilue vient de sortir de sous la veste du blondinet. Une tête blanche tachetée de noir. De beaux petits yeux bleus brillants de curiosité et des oreilles dressées. Un chiot. Il a amené un chiot. Ton rythme cardiaque s’accélère, alors que tes deux monstres à quatre pattes se mettent à aboyer, une fois de plus. Un bébé chien. Un beau petit bébé. Tu ne peux t’empêcher de sautiller sur place. C’est le sien ? C’est… Bon anniversaire ? Tu le regardes sans comprendre. Tu ne veux pas te faire de faux espoir concernant cette petite boule de poils.

-Ce… Il est… Pour moi ? questionnes-tu, incrédule.

Oui. C’est cela, tu as bien imaginé. Il te tend le bébé et c’est sans la moindre hésitation que tu l’attrapes et le serre doucement contre toi, le papouillant avec ravissement. Le petit animal s’agite, aboie un peu en réponse aux deux adultes, et après avoir ENFIN compris qu’il voulait être posé au sol, tu le relâches. Sans lâcher du regard tes deux premiers chiens.

-Vous êtes gentils hein ? C’est un bébé et.

Tu n’as pas le temps d’en dire plus que ledit bébé part en courant dans ta maison, suivi par les deux autres. Hé bien, tu sens que ce petit va provoquer de nouvelles catastrophes chez toi. Comme s’il n’y en avait pas assez dans cette maison. Ton attention, tu la reportes alors sur Evan. Et tu plonges aussitôt dans ses bras, venant l’embrasser avec une fougue que tu ne te connaissais pas. Et tu restes là, contre lui, à l’embrasser. Cette surprise t’en a fait perdre tes mots, tu ne sais comment le remercier, lui faire comprendre que personne ne t’a jamais fait un tel cadeau, que cela te touche profondément… Tu ne sais comment exprimer toute cette joie qui bout en toi. Tu restes ainsi, pendu à ses lèvres, jusqu’à ce que l’oxygène te manques et que le peu d’instinct de survie que tu aies te force à reculer un peu. Ton regard noisette plonge alors dans le sien, azuréen…

-Merci Evan… Merci, merci, merci… Je.. Je ne sais même pas quoi dire…

Pour une fois que quelqu’un parvient à te clouer le bec. Pour une fois que quelqu’un réussit à te faire perdre tous tes mots. Qu’il en profite, parce qu’avec toi, l’état muet ne dure jamais bien longtemps… En attendant, tes lèvres reviennent à l’assaut de ses lèvres, ton corps contre le sien, sans te rendre compte que tu vas finir trempé à force d’être contre lui, et que tu vas devoir te changer avant d’aller au Conservatoire… Tout ce qui importe, c’est lui. Lui et son superbe cadeau que tu vas chérir comme la prunelle de tes yeux, comme tes deux autres chiens voir plus encore…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mar 19 Sep - 19:03

avatar



MESSAGES : 316 LOCALISATION : derrière un bureau, dans la rue, dans un bar, il n'arrête jamais de bouger. EMPLOI : monstre à temps partiel, patrouilleur pour l'ordre autrement. a quitté l'ordre il y a quelques mois maintenant.

carnet personnel
DANS TA POCHE: des clopes, un briquet, des clés, un portable et deux ou trois papiers à balancer
TON PATRONUS: un ours très, très grumpy.
COMPÉTENCES:


Tu appréhendes un peu sa réaction. Il pourrait mal le prendre, te demander de ramener ce chiot d'où il vient. Te dire qu'il n'a pas la place ou le temps pour gérer une boule de poils supplémentaire. Mais tu en doutes et c'est bien pour ça que tu as pris le risque de venir ici, avec ce cadeau un peu original. Au pire il l'échangera pour une boîte de chocolats, au mieux il l'adoptera comme un nouveau membre de sa tribu. Peu t'importe, tu n'es pas attaché à l'animal, tout ce qui compte, c'est de lui faire plaisir à lui. Ce sourire qu'il t'offre est un bon début. La tâche velue s'échappe de ta veste à la manière d'un alien dans le film du même nom, et tu lui tends finalement la chose, pas vraiment affecté par l'idée de t'en débarrasser. Si c'est pour lui ? Tu souris, acquiesçant. « Bien sûr que c'est pour toi. »  Une race de chien si spécifique, qui t'a donné bien du fil à retordre pour trouver... Si tu avais voulu un chien, tu aurais adopté le premier bâtard venu. Alors oui, bien évidemment que c'est pour lui, tu ne te serais pas donné autant de mal autrement. Il serre l'animal contre lui, avec une attention qui pourrait presque te rendre jaloux. Finalement, il l'a adoptée, la boule de poils.

Il avertit ses deux autres chiens mais ça ne change rien à la suite ; le petit nouveau prend la fuite avec les plus anciens sur ses talons. Tu ris un peu, reportant toute ton attention sur Saiph. Le brun qui plonge dans tes bras, qui t'embrasse farouchement, à t'en surprendre. Tu lui réponds même si tu te fais un peu plus modéré, un peu plus patient – ce qui est terriblement étonnant venant de toi. Tes mains glissent sur ses flancs, sa taille, ses hanches. Tu l'attires plus à toi encore, mais il finit par t'échapper et c'est doucement que tu poses ton front contre le sien. C'est qu'il a l'air ému...Et heureux. Sincèrement heureux. Tu ne demandais rien de mieux, rien de plus que de pouvoir lire ce bonheur au creux de ses prunelles. « Alors ne dis rien. Si tu es content, c'est tout ce qui compte... » Tu ramènes une mèche de ses cheveux en arrière. Tu es étonné, même agréablement surpris d'avoir réussi à lui clouer le bec. Lui qui est toujours si bavard, dans le besoin exacerbé de s'exprimer... Pour une fois, il se fait discret, calme. Jusqu'à ce qu'il plaque ses lèvres contre les tiennes une fois de plus, qu'il presse encore son corps contre le sien. Est-ce une bonne idée ? Sans doute pas.

Tes doigts s'égarent sur ses hanches, ses cuisses, alors que tu te laisses aller à l'instant présent, à cette chaleur qu'il partage avec toi. Tu finis par le hisser contre toi, peu inquiet que tu sois toujours trempé et qu'il va finir dans le même état s'il reste aussi près de toi. Ses jambes s'enroulent naturellement autour de ta taille, tu mordilles légèrement sa lèvre, provocateur. Ce n'est pas une bonne idée, ce n'est pas sage. Pas maintenant, pas ce soir, tu ne peux pas le mettre en retard. Alors à contre-coeur et après une longue lutte avec toi même, tu finis par le déposer sur le sofa, un franc sourire illuminant tes traits. « Je suis heureux, si la surprise te fait plaisir... Je compte sur toi pour lui donner un prénom par contre, il n'en a pas. » Et tu ne t'en es pas vraiment inquiété en l'adoptant. C'est à Saiph que revient la responsabilité de le nommer – toi tu ne te serais pas cassé la tête. Tu avises l'horloge, notant mentalement que l'heure du concert approche et que vous n'êtes toujours pas prêts. Ce n'est pas tant pour toi, mais plus pour lui ; il ne peut pas se permettre d'être en retard ce soir. « Tu patientes une minute ? J'ai laissé mon costume dans ma voiture... » Oups ? C'est peut-être le mot oui, oups. Parce que tu ne lui as pas dit que tu allais venir le voir jouer ce soir. Tu n'as même pas évoqué cette idée, pas un instant. Mais tu t'es dit que ça aussi, ça pourrait faire un beau cadeau d'anniversaire. Tu ne fêtes pas le passage à la nouvelle année d'habitude... Mais peut-être que ce soir, tu n'as pas envie d'être seul. Peut-être que cette année, tu as envie de faire ce compte à rebours avec lui, et de te laisser happer par de belles résolutions et autres promesses d'avenir. D'un avenir à deux.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jeu 21 Sep - 1:13

avatar



MESSAGES : 139 LOCALISATION : Dans son bureau, à composer ou jouer du violon EMPLOI : Violoniste professionnel

carnet personnel
DANS TA POCHE: un paquet de clopes, mon téléphone portable et un diapason.
TON PATRONUS: serait un pinson, bien évidemment.
COMPÉTENCES:



Pour toi. Ce chiot est pour toi, le plus beau cadeau d’anniversaire qu’on t’ait jamais fait. Pas une seule seconde tu n’imagines refuser, même si tu es déjà très occupé, même si tu as déjà deux chiens dans ta vie. Mais tu ne peux dire non, tout simplement parce que tu as déjà totalement fondu pour cette ravissant petite bouille poilue. Un chiot… Il semblerait qu’Evan ait compris ce qui te rend véritablement gaga : les chiens. Et non pas ta confiture ou les étranges nains de jardins qui décorent ta pelouse. Tu câlines le nouveau venu, jusqu’à ce qu’il te fasse comprendre qu’il veut se dégourdir les pattes. Tu le poses alors à terre, essaye de prévenir les plus vieux… Mais la meute a déjà disparue dans une autre pièce de la maison.

Pour ta part, tu ne sais trop comment réagir. Toi qui es pourtant intarissable habituellement. Alors pour pallier à ce silence qui ne te ressemble pas, tu plonges sur ses lèvres et l’embrasses avec fougue. Et il te répond. Bien sûr, tu ne voyais pas les choses autrement. Mais il est plus modéré que toi, plus doux… Appréciable changement avec sa fougue habituelle, et tu en profites sans la moindr hésitation. Il t’attire contre lui et tu ne te fais pas prier pour le coller le plus possible tandis que ses mains parcourent ton corps. Tu en frissonnes de plaisir… Mais il faut bien respirer, alors tu t’écartes, front contre front. Tu ne sais toujours pas comment le remercier pour ce cadeau. Mais cela lui va, que tu ne dises rien. Tu lui souris doucement, en remerciement. Le silence peut être agréable, parfois… Comme en cet instant.

Mais te taire n’empêche pas autre chose. C’est ainsi que tu retournes à ses lèvres. Tu es prêt à te perdre dans ses bras pour cette nuit. Tant pis pour le concert, tant pis pour tout ce que tu avais prévu, tu n’as qu’une envie sur l’instant : rester avec lui et profiter à fond de cette soirée. Tes vêtements commencent à se gorger d’eau à force d’être contre lui. Tant pis. Tu frissonnes, t’accroches à lui lorsqu’il te soulève contre lui, sans pour autant le lâcher une seule seconde. Tu le laisses t’emporter où il le souhaite, tant que ce n’est pas dehors, sous le déluge actuel. Ses dents qui torturent ta lèvre… Tu ne souhaites qu’une chose : c’est qu’il continue. Malheureusement pour toi, il finit par te déposer sur ton sofa. Et c’est avec une moue boudeuse que tu le laisses s’écarter de toi.

Il compte sur toi pour donner un nom au chiot ? Oh, tu vas sans doute trouver très vite un petit nom bourré de sens… C’est la réflexion que tu te fais, lorsque tu vois le chiot passer en trombe derrière Evan, une de tes pantoufles dans la gueule, et poursuivi par tes deux autres chiens. Cette fois, tu pars dans un grand éclat de rire. Tu as trouvé le nom parfait pour cette boule de poils. Et un nom qui fait merveilleusement écho au métier de Patrouilleur du blondinet… Sourire espiègle accroché aux lèvres, ton regard accroche celui dudit blondinet.

-Son nom est tout trouvé. Il s’appellera Bandi. ris-tu.

Tu n’as pas pu t’en empêcher, c’était bien trop tentant. Et puis, vu les couleurs de son pelage et cette pantoufle qu’il promène, tu trouves que cela lui convient parfaitement. Encore un petit monstre que tu vas prendre plaisir à éduquer. Tu es tellement concentré sur Evan et sur ton nouveau chiot que tu ne comprends pas pourquoi le premier s’intéresse à l’horloge. Et même quand il parle de costume, tu ne comprends pas à quoi il peut bien faire référence. On ne peut pas t’en blâmer, la seule fois où il est venu à un de tes concerts, votre rencontre s’est terminée sur une dispute assez violente dans les loges. Alors tu n’imagines pas qu’il puisses vouloir venir à nouveau à un de tes concerts, même un de ceux où tu ne fais que jouer avec l’orchestre du Conservatoire.

-Costume ? Tu as prévu d’aller à une fête ce soir ? questionnes-tu.

Tu n’as pas pu retenir la déception qui est tienne, elle s’est imposée dans ta voix. Tu pensais qu’il resterait, pour t’avoir demandé de t’attendre. Mais tu as juste l’impression de t’être fait des idées. Il a pensé à ton anniversaire, tu ne peux pas lui en demander plus. Il ne faut pas aller trop vite, tu ne dois rien exiger de lui et la réciproque est toute aussi vraie. Tu te redresses dans le sofa, regard dirigé vers le sol tandis que tes dents malmènent ta lèvre inférieure.

-Oui c’est vrai, excuse-moi, avec tout ça j’en ai complètement oublié que ce soir c’est la veille du nouvel an, c’est normal que tu aies prévu quelque chose… Je ne vais pas te retenir plus longtemps alors, et sincèrement, merci, merci mille fois pour ce cadeau…

Tu te trompes Saiph. Tu n’as pas compris ce qu’il avait prévu, tu es un peu jaloux de l’imaginer ailleurs qu’avec toi ce soir et cela te rend triste d’imaginer t’être trompé, t’être trop emporté. Comme bien souvent, tu en as fait beaucoup trop. Mais pour une fois que tu espérais pouvoir profiter d’une veille de nouvel an un peu plus normale que les précédentes… Mais non, une fois de plus, il ne faudra pas y compter. D’ailleurs, cela te rappelle que toi aussi tu es occupé, et que tu as tout intérêt à te changer. Même si tu n’as plus envie de sortir. Au contraire, tu voudrais pleinement profiter d’Evan et Bandi…

-Je t’aurais bien proposé de tout annuler pour rester là ce soir, mais je suis de concert… Je ne peux pas me permettre de leur faire faux-bond…

Pas ce soir. Un autre, cela ne t’aurait pas gêné, mais celui-ci est extrêmement important et tu leur avais promis ta présence et ton soutien. Et tu es de ceux qui tiennent le peu de promesses qu’ils font. Cela ne t’empêche pas de le regarder, une touche de tristesse au fond de tes prunelles, même si Bandi - qui passe et repasse près de vous deux - t’arrache fréquemment un sourire attendri. Quand Evan reviendra-t-il chez toi ? Sûrement bien plus vite que ce à quoi tu t’attends actuellement.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mer 4 Oct - 22:18

avatar



MESSAGES : 316 LOCALISATION : derrière un bureau, dans la rue, dans un bar, il n'arrête jamais de bouger. EMPLOI : monstre à temps partiel, patrouilleur pour l'ordre autrement. a quitté l'ordre il y a quelques mois maintenant.

carnet personnel
DANS TA POCHE: des clopes, un briquet, des clés, un portable et deux ou trois papiers à balancer
TON PATRONUS: un ours très, très grumpy.
COMPÉTENCES:


C'est une drôle de sensation qui te retourne le cœur, et tout de l'intérieur. Quelque chose que tu n'es pas en mesure de comprendre. Quelque chose sur quoi tu ne veux pas mettre de mot. C'est une vague chaleureuse de bien-être qui glisse sous ta peau, qui enserre le palpitant et ton esprit. Quelque chose que tu n'expliques pas, mais qui fait du bien. Quelque chose que tu ne connaissais plus et qui pourtant, était caché là, quelque part dans un recoin de ton esprit. Comme une sensation que tu aurais déjà connu, il y a six ans de ça. Avant l'amnésie, avant la douleur, avant l'Ordre et ta nouvelle vie. Est-ce du bonheur ? Est-ce autre chose encore ? Tu ne saurais le dire. La joie, tu la trouves quand tu plonges ton regard dans le sien, ce regard pétillant, brillant, qui te dit mille merci que tu n'as pas forcément besoin d'entendre. La joie, tu la trouves aussi dans ce sourire qu'il t'accorde, ces baisers qu'il t'offre. La joie, elle résonne dans le simple fait de lui avoir arraché la parole, lui qui est si bavard d'habitude. Si tu avais su qu'un chiot le rendrait si heureux... Tu aurais pu lui en ramener trois, et même dix, rien que pour avoir le droit à un peu plus de ces sourires, de ces regards – mais on s'accorde pour dire que ça n'aurait pas été raisonnable.

Même si tu aimerais le garder contre toi toute la soirée et toute la nuit, tu décides de le reposer. Il a des plans pour ce soir et par extension, toi aussi. Le chiot revient avec un chausson entre les crocs, ça t'arrache un franc sourire. « Bandi ce sera alors. » Une fois de plus, tu détailles le brun, ses réactions, ce bonheur qui adoucit ses traits. Tu jettes finalement un coup d'oeil à l'horloge, songeant à ton costume que tu as laissé dans la voiture. Si ça n'avait été que pour toi, tu aurais pu te rendre ainsi au conservatoire mais... C'est le genre de lieu qui demande un minimum de tenue. Tu  lui en fais la mention, sans pour autant révéler tes intentions profondes. Et tu tentes de cacher ta surprise quand tu vois la déception passer dans son regard. Que... Il n'a sans doute pas fait le rapprochement. Aller à une fête ? Tu te mordilles la lèvre. Que faire, lui rafraîchir la mémoire ? Lui dire que c'est avec lui que tu vas ? Ou juste jouer le jeu... Espiègle, c'est la dernière option qui l'emporte. Tu ne comptes pas mentir, juste omettre assez de détails pour qu'il ne fasse pas le rapprochement avec son concert. « Hé bien oui, c'est la veille du premier de l'an... » Réponds-tu avec un petit sourire, restant parfaitement dans ton rôle.

Il se redresse, regarde ailleurs, tout sauf toi à vrai dire. Tu ne laisses pas ton petit sourire pour autant, observant toutes ses mimiques, ses attitudes. Il semble réellement déçu que tu ne sois pas avec lui pour cette soirée, mais ça ne l'empêche pas de te remercier une fois de plus pour le cadeau. Tu souris un peu plus franchement, tu passes une main dans ses cheveux bruns, distraitement. Il enchaîne sur son concert et tu acquiesces tranquillement. « Je comprends oui... Ce sera sans doute salle comble, tu ne peux pas louper ça... » Ton sourire se fait tendre, un peu admiratif peut-être. Lui dit-on assez, qu'il a de l'or dans les doigts ? Qu'il est exceptionnellement doué ? Son dernier concert où tu étais présent s'est peut-être terminé sur un fiasco, ça ne t'a pas empêché de reconnaître son talent. Tu finis par cueillir son menton entre deux doigts et tu lui voles un bref baiser. « Je reviens. » Que tu souffles contre ses lèvres avant de filer vers la sortie. Ton escapade dehors est très brève, tu ne comptes pas t'attarder sous le déluge. Juste assez pour récupérer ton costume et tes chaussures. Tu retournes rapidement à l'intérieur. « Je peux aller me changer dans ta salle de bain ? » Il répond par l'affirmative et tu ne te fais pas prier.

Tes vêtements trempés finissent par terre et c'est sans surprise que tu vois le brun débarquer à cet instant précis. Tu le regardes dans le miroir, tu souris un peu. Puis tu entreprends de t'habiller, déballant un costume bleu foncé et une chemise blanche. Tu passes ton pantalon, boucles rapidement ta ceinture avant de t'attaquer à la chemise. Tu ne l'abandonnes jamais bien longtemps du regard, savourant les petites remarques de son cru qui te laissent imaginer qu'il est déjà en train de se remettre du fait que tu ne passes pas cette soirée avec lui. « Tu redeviens plutôt bavard, mon petit Saiph.. Mon cadeau n'aura pas été efficace bien longtemps. » Fais-tu avec un large sourire pour le taquiner. Tu t'approches un peu après avoir fini de boutonner ta chemise, tu l'attrapes derrière les cuisses et tu le déposes sur le meuble de la salle de bain, restant planté devant lui, tes mains caressant tranquillement ses jambes. « Tu n'as toujours pas compris ? » Que tu le questionnes avec un petit sourire, scrutant ce visage qui t'est désormais beaucoup trop familier. Sans vraiment quitter ta place, tu attrapes ta veste de costume et tu récupères dans la poche intérieure un billet que tu lui montres. Une place d'entrée pour le concert de ce soir. Le concert de Saiph. Tu espères que c'est plus clair à ses yeux désormais et doucement, tu murmures. « C'est à ta soirée que je viens, Saiph. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mar 10 Oct - 1:56

avatar



MESSAGES : 139 LOCALISATION : Dans son bureau, à composer ou jouer du violon EMPLOI : Violoniste professionnel

carnet personnel
DANS TA POCHE: un paquet de clopes, mon téléphone portable et un diapason.
TON PATRONUS: serait un pinson, bien évidemment.
COMPÉTENCES:




Bandi oui. Tu trouves qu’il s’agit du prénom parfait pour ce chiot qui te paraît déjà être à son aise dans ta maison, poursuivi par tes deux chiens. Et puis, un cadeau de la part d’un patrouilleur, avec un chiot merle avec son joli masque… Oui, ce prénom lui va bien. Et tu es plutôt ravi de constater qu’Evan est d’accord avec ce prénom pour son petit voyou de cadeau. Tu as l’impression de n’avoir jamais été aussi heureux. C’est idiot diraient certains, ce n’est qu’un chiot, pas une demande en mariage. Même si… Non. Mais cela te rend réellement et profondément heureux. Mille milliards de fois plus qu’une boîte de chocolats ou un assortiment de confitures - et Merlin sait combien tu adores ça, la confiture.

Mais ton bonheur est de bien courte durée, parce que tu te rends compte qu’il va partir, qu’il est attendu ailleurs. Ce n’est pas bien étonnant, à quoi t’attendais-tu Saiph ? C’est la veille du nouvel an, tout le monde est occupé quelque part, à faire la fête. Ou comme toi, à travailler. Tu ne pouvais pas lui demander de rester là avec les chiens et attendre ton retour, quelques heures plus tard. Même si tu te sais tout à fait capable de lui en faire la demande, la réponse aurait plus que certainement été négative. Ce petit sourire qu’il aborde, d’indiquant un peu plus qu’il est attendu ailleurs, tu ne le supportes pas et baisses le regard. Il va partir de toute manière. Et toi aussi tu es attendu, ne l’oublie pas, Saiph Avery. À un concert, le dernier de cette année et surtout l’un des plus importants, à la fois pour toi et le Conservatoire. Tu ne peux pas le manquer, même pour les beaux yeux - et pas que - d’Evan. Non, il faut savoir être raisonnable parfois.

Sa main glisse dans tes cheveux, t’arrachant un frisson même si tu n’en lèves pas pour autant le regard vers lui. Tu feras sûrement salle comble… Oui, tu n’en doutes pas. Non pas parce que tu as une haute opinion de ton talent mais parce que tu as déjà jeté un coup d’oeil au nombre de places vendues et qu’il n’y avait plus la possibilité d’acheter la moindre place. Tu te contentes de hocher légèrement la tête…

-Je sais bien, et puis j’adore être de concert.

Rien que pour te produire devant un public sensible à la musique, des personnes qui apprécient cet art que tu pratiques. Et ils sont là pour se détendre, profiter de la musique, l’apprécier à sa juste valeur. Et c’est ce que tu aimes lors des concerts : partager ta passion avec les autres, savoir qu’ils sont heureux de se poser quelques minutes pour écouter le chant du violon. C’est ce pour quoi tu vis, c’est ce que tu souhaites faire pour le reste de ton existence. Tu es un musicien dans l’âme après tout. Et pas lui. Alors tu le laisses sortir quelques courts instants, puis revenir trempé avec son costume sous le bras. Et il te demande s’il peut se servir de ta salle de bain. Tu hésites…

-Hum… Non. fais-tu, incapable de résister. Je plaisante. Vas-y.

Tu n’allais tout de même pas lui dire non, même si le voir se changer devant toi aurait aussi été apprécié. Et alors qu’il disparaît dans la salle de bain, tu te regardes et constates que tes affaires sont bien mouillées et n’auront pas le temps de sécher avant le début de la représentation. Alors toi aussi tu dois te changer. Un rapide tour dans ta chambre et tu files rejoindre ton blondinet dans la salle d’eau. Pile au moment où ses vêtements sont au sol et lui presque nu. Malgré ta déception, un léger sourire vient orner tes lèvres.

-Waouh. J’ai une jolie vue. Dommage qu’il reste des vêtements.

Tu ne peux t’empêcher de rire un peu. Puisque la soirée ne se fera pas à ses côté, tu ne pourras rien y changer. Autant faire preuve d’humour. Tu te changes en même temps que lui, ton regard le quittant à peine plus de quelques secondes, comme pour mémoriser chaque geste et penser à ces instant lorsque tu auras ton violon entre les mains. Ton instrument vibre toujours bien mieux quand tu as un message à faire passer. Et ce soir, ce sera le bonheur, celui qui est le tien. Ton regard s’attarde un peu sur son costume bleu foncé et blanc…

-Mon beau petit saumon préféré se transforme en pingouin tombé dans un pot de peinture. C’est le comble, tu ne trouves pas ?

Tu lui tires la langue, espiègle. Pauvre Evan, il n’est pas prêt d’échapper à ce surnom que tu lui as donné : saumon. Si tu redeviens bavard ? Une fois de plus, tu lui tires la langue en réponse à sa remarque et à son beau et grand sourire…

-Même si tu me demandais en mariage, tu n’arriverais pas à me faire taire plus de quelques minutes. Alors je suis navré de te l’apprendre, mais ce n’est pas de sitôt que tu parviendras à me faire à nouveau perdre mes mots !

D’où cela t’est venu, de parler de demande en mariage ? Tu ne sais pas. Tu n’y penses absolument pas sérieusement, c’était juste un exemple comme un autre. Mais satané subconscient… Heureusement, tu n’as pas le temps de te perdre dans des questionnements inutiles. Tu as à peine fini de boutonner ta veste qu’il t’attrape derrière les cuisses, qu’instinctivement tu t’accroches à lui, et qu’il te dépose sur un meuble. Tu frissonnes en sentant ses doigts sur la peau de tes jambes, à travers le tissus. Si tu n’as toujours pas compris ?

-Qu’est-ce que je devrais comprendre ?

Tu ne vois pas, tu ne comprends pas. Ce qu’il t’apprête à t’annoncer est inenvisageable dans ton esprit. Impossible. Et pourtant, tes yeux noisette sont attirés par ce billet qu’il sort de sa poche intérieure. Billet qui te fit quelque chose et te fait froncer les sourcils. C’est. C’est ! Oui, il te le confirme, c’est une entrée pour ton propre concert.

-OOOOOOOOOOh !!! Alors  tu viens ? Tu vas venir me voir jouer ? Par Merlin, tu viens d eme mettre un sacré coup de pression là ! J’ai pas intérêt à me rater sur la moindre note ! En plus avec tout le reste du Conservatoire, je. Je. Tu viens vraiment ! Mais tu n’as pas intérêt à venir en coulisses pour reproduire la scène de la dernière fois. Tu me le promets, hein ?

Plus de drame. Plus comme lors de cette dispute. Tu en avais trop souffert. L’inquiétude, le questionnement, la culpabilité… Et en attendant, tu ne tiens pas en place, tout excité par cette nouvelle. Alors tu l’attrapes par le col et, avant qu’il n’ait eu l’idée de protester, tu l’embrasses avec fougue et passion. Tes yeux disparaissent derrière tes paupières qui se ferment alors que tes mains, se glissant dans son dos, font pression au creux de ses reins pour le caler contre toi et un peu plus profiter de ses lèvres contre les tiennes, de son corps contre le tien. Mais il faut bien respirer…

-Merci… Je ferai de mon mieux ce soir…

Evan à ton concert. Evan présent, rien que pour toi. Non, quand même pas. Mais qu’il ait accepté de perdre une soirée qui aurait pu être plus festive, plus alcoolisée, qu’il ait préféré s’enfermer dans une salle majestueuse, dans un siège moelleux, à simplement écouter les accords tant travaillés pour se mêler harmonieusement, cela te fait presque autant plaisir que la découverte du petit Bandi. Presque. Mais comme tu le lui disais quelques instants plus tôt, tu ne perds jamais bien longtemps la parole. Et tandis que tu entreprends de lui remettre correctement sa veste…

-On va ensemble au Conservatoire du coup ? Faut-il que je t’emmène ou tu préfère qu’on y aille à deux voiture ? Mais, surtout, le plus important… Que fait Evan Monroe après le concert, pour fêter l’arrivée du nouvel an ? Parce que je n’ai rien de prévu à ce moment-là…

Espoir, peut-être insensé. Mais après tout ce qu’il a fait, peut-être acceptera-t-il de rester avec toi quelques heures de plus, en cette soirée de ton vingt-cinquième anniversaire. Tu aimerais qu’il revienne avec toi, que vous passiez un peu de temps ensemble - ainsi qu’avec Bandi évidemment, tu l’entends courir dans le couloir - jusqu’à ce que l’aube se lève sur un nouveau jour, sur une nouvelle année. Et peut-être qu’avec ce qu’il vient de faire pour toi, 2017 débutera sous de meilleurs auspices que 2016…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Contenu sponsorisé




Revenir en haut Aller en bas
 

[FB 31 décembre 2016]PUPPYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYY ★ Evan

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» 14 Décembre 2016
» 11 Décembre 2016
» jeudi 1er décembre 2016
» lundi 12 décembre 2016
» [Vote] Pokémon du Mois de Décembre 2016

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
MUGGLE SUPREMACY ☾ ::  :: Harborne :: Résidences :: Maison Avery-
Sauter vers: