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MS se veut évolutif, vous pouvez donc découvrir dans ce sujet toutes les modalités de ce système, allant des complots entre joueurs, aux fausses fiches qui renversent tout le jeu.

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 "Te Quiero Pa' Mi" - Rozen Llewellyn



l'impureté sera traitée et éradiquée
MUGGLE SUPREMACY ☾ ::  :: Harborne :: Golden Tea
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Mar 29 Aoû - 18:46

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MESSAGES : 45 LOCALISATION : Au musée du Fauvisme

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DANS TA POCHE: on retrouve quoi ?
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"Te Quiero Pa' Mi"




Golden Tea


Si me deseas, como te deseo
Terminemos de una vez con este juego…

Ce jour-là, Ã’ina ne portait pas ses chaussures, mais ses chaussures le portaient. Non. Pas tout à fait. En vérité, il ne marchait plus sur le sol, mais le sol les portait, lui et ses chaussures. Caprice compulsif, délire de sapologue, l’homme n’avait pas pu résister à l’appel de ces mocassins marron, style rétro, brièvement aperçus dans une vitrine de Birmingham. Bien entendu, il avait interrogé la vendeuse, en long et en large, cherchant à s’assurer qu’ils avaient été travaillés dans du cuir. Il s’était même renseigné sur l’animal utilisé, sur sa provenance. La France, c’est bien ; l’Italie, c’est encore mieux… avait-il pensé, priant pour que la jeune femme ne commît pas l’affront de lui parler d’un foutu cuir anglais, ou pire ! D’un cuir américain ! Un léger sourire aux lèvres, la vendeuse s’était – un peu – moquée de lui en lui pointant du doigt la marque. Gucci. Rien que ça. Il s’était senti un peu stupide de n’avoir pas été suffisamment observateur pour s’en rendre compte de lui-même mais s’était racheté en ajoutant un petit billet pour la vendeuse.

Quoi de mieux pour chausser pareilles chaussures qu’un costume trois pièces couleur bleue ciel ? Mieux encore, un costume provenant directement de la prestigieuse maison Loro Piana ? « Ah ça, petite trouvaille exécutée sur mesure, taillée dans de la soie, et surtout classée Super 150’s ! », vous dirait-il avec fierté en paradant. Qui plus est, Ã’ina, fin connaisseur des textiles et des alliances de couleur, avait évidemment pris le temps de faire confectionner un ourlet assez court pour que l’on pût discerner les chaussettes qu’il porterait avec. Certains vous diront que c’est de mauvais goût, pas lui ! Pourquoi cacher des chaussettes lorsqu’elles peuvent parachever la beauté d’une tenue ? Jaunes, rose, bleues, fuchsia, violettes, mauves, orange, rouges, vertes, les chaussettes servaient, et ne devaient jamais être laissées pour compte. Or, ce jour-là, il avait opté pour la gamme jaune. Pas jaune canari. Pas jaune flashy. Mais jaune ocre. Merlin l’aurait jalousé ! Et ne parlons pas du gilet ! Col en U, deux rangées de trois boutons, surmontant une chemise blanche, le gilet permettait de mettre en valeur son torse – malgré sa chemise pour le couvrir –, ce qui ne manquerait certainement pas de faire flancher les cœurs des jolies filles. Quant à la veste, elle était droite et à bouton unique. Sa coupe offrait l’opportunité aux manches de sa chemise de se montrer, élégantes, classieuses à souhait. Seul regret : elle ne possédait pas de pochette. Il haussa les épaules, estimant que son nœud papillon – même couleur que ses chaussettes – et sa ceinture – même couleur que ses chaussures – faisaient bien assez leur travail pour parfaire sa tenue.

L’homme passa une main sur son crâne, dévoilant ainsi une Rolex dorée. Ah ça, la classe, vous l’avez, ou vous ne l’avez pas ; et lui, Ã’ina Hope Agbéli-Duchemann premier du nom, il l’avait. À n’en point douter. Écouteurs sur les oreilles, le petit noir chantonnait les paroles de Don Omar sans paraître se soucier du regard des gens. Ni même de l’endroit où il se rendait. Alors, quand ses yeux tombèrent sur la charmante façade du salon de thé de la délicieuse Rozen – ou Beauté, comme il se plaisait à l’appeler pour l’embêter –, il s’y invita sans l’ombre d’une hésitation. Il s’installa pour commander, lorgnant les courbes généreuses de la gérante sans même essayer de se dissimuler, un sourire ravageur accroché aux lèvres.

Forceur ? Vous avez dit forceur ?



[HRP : Tenue d'Ã'ina ICI Smile ]


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Mer 30 Aoû - 19:17

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MESSAGES : 410 LOCALISATION : Quelque part dans Birmingham, à écouter aux portes. EMPLOI : Gérante d'un petit salon de thé des plus connus.

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Une journée comme une autre se déroulait au sein du Golden Tea. La jeune gérante, Rozen, s’était levée aux alentours de 9h, pour ouvrir vers les 9h30 sa boutique. Au sein de cette dernière, trois esclaves s’affairaient à préparer les tables et les cuisines mettaient déjà les bouchées doubles pour s’assurer que le service serait prêt à temps. Autant dire que tout allait très vite, au plus grand plaisir de la gérante. Cette dernière, ses cheveux remontés en un énorme chignon décoiffé, méché de bleu et de blanc, était vêtue d’une robe blanche, longue, ouverte dans le dos et plutôt moulante. Perchée sur des talons de vingt centimètres (et avec plateforme), d’un rouge éclatant, elle prenait plaisir à se démarquer de l’uniforme standard de ces esclaves. Ses lèvres étaient maquillées d’un noir de jais, ses yeux d’un rouge à tomber à la renverse. Ses longs ongles étaient manucurés d’un blanc crème, surmontés d’une perle rouge sur chacun d’entre eux et limés en amande. Divine, excentrique, comme toujours, Rozen était parfaitement dans son élément.
Elle servait plusieurs tables, quand un homme qu’elle connaissait bien, se permit de passer le pas de la porte, lorgnant sans vergogne sur son corps. Soupirant un instant, elle garda pour autant son professionnalisme. Elle n’allait pas se laisser décontenancé par le jeune homme. Certes, ok, il n’est pas mal. Bon, il est franchement canon, mais d’un autre côté, elle n’avait pas que ça à faire de céder à un lourd pareil. Donc bon, elle se devait de mettre de la distance avec eux, c’était nécessaire. Enfin, au travail. De toute façon, tout le temps, elle n’allait pas céder à un gars pareil. Quoique, ça ne lui ferait pas de mal de se détendre un peu, m’enfin bon, elle ne devait pas penser à ça.
Elle envoya un esclave prendre sa commande, finissant de débarrasser les tables des autres clients et commença un peu la vaisselle. Quand la commande de Aina arriva, elle la prépara et alla le servir. « Et voilà votre commande ! » Elle esquissa un petit sourire. « Tout va bien ? Vous souhaitez quelque chose d’autre ? » Lui demanda-t-elle, attendant la pique lourde.


le masque que je porte sur mon visage me protège de l'infamie et du mensonge que je véhicule. perdue dans la brume, j'avance sans connaissance du futur, protégeant mes arrières de la trahison. déloyale et insaisissable. — .
hypocrisie sanglante
d'un monde
sans joie.



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Sam 2 Sep - 19:01

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"Te Quiero Pa' Mi"




Golden Tea


Ã’ina se délectait de la charmante vision qu’offrait la gérante de l’établissement, ce jusqu’à ce qu’un esclave vînt lui demander ce qu’il désirait commander. Le beau black hésita un court instant avant de se décider, optant pour la spécialité de la maison ainsi qu’un café noir – corsé, de chez corsé.

« Il faut faire honneur à la gérante ! », avait-il ajouté.

Il n’y avait pas de raison qu’une aussi belle femme que Rozen Llewellyn ne profitât pas de sa galanterie légendaire, d’où sa flatterie à l’égard des pâtisseries qu’elle prenait certainement beaucoup de temps à imaginer – si tant est qu’elle ne déléguât pas son travail à un esclave, ce dont il doutait fort : après tout, n’éprouvait-on pas plus de fierté en étant à l’origine des délices qu’on vendait ? Un sourire aux lèvres, il attendit sa commande, servie – pour son plus grand plaisir – par la sublime patronne.

— Eh bien je dois dire que je ne dirai pas non à un baiser, mais je doute que vous vendiez ce genre de service. Beauté ne s’abaisserait pas à ça, n’est-ce pas ? – Il marqua une courte pause, une lueur pétillante de malice au fond des yeux. – À défaut de ce privilège, me feriez-vous l’honneur de partager une tasse de café (ou de thé) avec moi ?

Dire que ma demande manquait de classe serait tout de même faire preuve d’un peu de mauvaise foi, songea-t-il fièrement. La classe dépendant en général du regard qu’on portait sur certains mots ou certains actes, en général, il n’en restait pas moins qu’elle rimait très rarement avec maladresse… Alors, lorsqu’Ã’ina eut le malheur de faire un simple mouvement qui causa la chute de son café sur la divine robe de Rozen, nul doute que tout son effet jusque-là réussi – ou pas – s’essouffla brutalement.



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Lun 4 Sep - 17:52

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Maladroit ou stupide ? Reira ne savait toujours pas. Par contre, ce qu’elle savait de source sûre, c’est qu’il était – littéralement, incapable de ne pas faire une bourde. La dernière fois ? Un verre en cristal d’une valeur inestimable. Cette fois-ci, parée, elle avait mis des gobelets en plastique. Mais non, voilà qu’il ruinait sa robe ! Elle laissa un sourire éblouissant se dessiner sur son visage. « Vous savez, si vous souhaitez me déshabiller, il y a des façons plus simples pour le faire et beaucoup moins, disons, salissantes. » Affirma-t-elle. Sans lui laisser le temps de répliquer, ou de placer une de ses grossières remarques, elle continua. « Est-ce que la cuisson de vos muffins vous sied ? » Ces derniers, coulant au centre, avec un parfum de fleur étaient la carte maîtresse de la maison et, il faut l’avouer, ce qui l’avait fait connaître au tout début. Composé de plusieurs parfums, ils mêlaient le goût parfumé des fleurs au chocolat et/ou à divers fruits et légumes. Autant dire qu’elle adorait l’originalité qu’il existait dans ces muffins et se faisait plaisir avec les couleurs. Les parfums changeant toutes les semaines, elle essayait constamment de nouveaux mélanges et de nouvelles saveurs, afin de satisfaire de plus en plus de clients. Cette semaine-là, on retrouvait praline-framboise-rose, noir-jonquille-touche de noix de coco, lait-kiwi et enfin noir-morceaux de cookie-orange-pissenlit. Tous avaient un diamètre de cinq/six centimètres et un cœur coulant à la découpe. De quoi ravir les palais les plus curieux. Elle pouvait également les cuire un peu plus, le cœur fondant n’étant plus et les fleurs ressortant alors plus intensément. C’était au goût de chacun. « Est-ce qu’un breuvage pour accompagner tout ça vous intéresserait ? »


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Sam 16 Sep - 14:12

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Golden Tea

Oups. Catastrophe. Même avec des gobelets en plastique, il avait fallu que ce très cher Ã’ina commît un faux pas. Un sourire désolé accroché aux lèvres, l’homme voulut tout de suite réparer ses torts : il se leva d’un seul bond – renversant au passage sa chaise, parce qu’après tout la maladresse compulsive était une maladie incurable –, serviette en main, ce afin de tenter de venir en aide à la jolie donzelle qu’il courtisait depuis des mois. C’était sans compter sur le caractère compréhensif (?) de cette dernière qui, malgré la situation, ne tarda pas à blaguer sur le fait qu’il cherchait à la déshabiller. Pris au dépourvu par son impressionnant self-control, Ã’ina ouvrit grand la bouche sans trouver quoi rétorquer. De toute façon, elle ne lui en laissa pas le temps. Grand bien lui fasse ! Sans se départir de son ravissant sourire, la donzelle enchaîna sur la cuisson des muffins, contraignant le beau black à ne savoir que bégayer un : « Oui… oui, oui, bien sûr… ». Et de se mettre à rire, hilare, face à l’incongruité de la situation. Décidément, il n’en manquait pas une !

— Je suis convaincu que la cuisson est aussi parfaite que celle qui l’a contrôlée, finit-il par répondre avec courtoisie, pressé que de savourer les bienfaits culinaires de la ravissante Rozen. Quant au breuvage, c’est avec grand plaisir. Que me recommandes-tu Beauté ?

Ã’ina se rassit après avoir remis sa chaise en place, et sa veste froissée – comment aurait-il pu oublier ? –, non sans afficher son éternel sourire enfantin.

— Je m’excuse encore pour ma maladresse… ajouta-t-il, honteux. Que dirais-tu d’un kilo de truffes blanches d’Alba pour me dédommager ? Je suis persuadé qu’elles pourraient ravir les papilles de nombreux clients et qu’elles s’accorderaient à la perfection à certains de tes desserts…

Il marqua une courte pause, affichant l’air d’un conspirateur, puis murmura :

— À vrai dire, je suis convaincu que tu es la seule à pouvoir les sublimer dans un dessert…

Et de lui adresser un clin d’œil complice, sourire ravageur accroché aux lèvres.





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Jeu 21 Sep - 20:12

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Dire qu’il était catastrophiquement maladroit était un doux euphémisme. A chaque fois qu’il entrait quelque part, il se devait de tout mettre en désordre et/ou de casser quelque chose. Rozen n’était toujours pas décidée sur les sentiments qu’elle présentait à son égard, perdue entre une certaine impatience à son sujet et un réel désir pour le corps qu’il possédait. Mais il fallait tout de même l’avouer, cet homme restait lourd et particulièrement encombrant. Ainsi donc, elle faisait preuve de plus de familiarité avec lui, n’hésitant pas à répliquer, comme ce fut le cas lorsqu’il – une fois encore – salit sa robe. « Bien sûr. » Appuie-t-elle, un léger sourire moqueur sur les lèvres. Ravie de le déstabiliser, elle le laisse prendre la suite, répondant aux quelques questions qu’elle lui a posé. Toujours désireuse de savoir ce que les clients pensaient de ses plats, elle s’assurait toujours de leur bonne cuisson, qu’ils plaisaient aux clients et qu’ils répondaient à leurs attentes. N’hésitant pas à proposer une nouvelle fournée, voire une nouvelle découverte s’ils étaient intéressés. De toute façon, tout était bon pour vendre ses créations. Tout ou presque.

Evidemment, il ne peut s’empêcher de répondre en ajoutant un compliment. Un sourire se dessine sur les lèvres de la jeune femme, bien qu’elle ne tienne pas à y répondre. « Pourquoi pas un champagne à l’abricot, surmonté d’une touche d’épices ? » Lui demanda-t-elle, curieuse de faire tester sa dernière trouvaille. D’autant que vu le chic dont il se paraît, il ne dirait certainement pas non à un verre de bulle. « Maladresse… C’est le mot ! » Lâcha la gérante du salon de thé, pas du tout gênée de lui rappeler ses actes. Il se devait de faire un peu plus attention, sinon il finirait par éborgner quelqu’un à ce rythme-là. Elle écoutait – d’une oreille il fallait l’avouer, les palabres du jeune homme, mais quand les truffes blanches d’Alba se mêlèrent à la discussion, elle hoqueta de stupeur, rattrapant in extremis le plateau qu’elle tenait dans les bras. « Ca c’est sûr ! » Gloussa-t-elle, ravie d’avoir un met aussi fin dans son petit salon de thé. Elle allait pouvoir les servir aux clients les plus riches et s’assurer d’une clientèle plus intéressante et plus loyale qu’elle ne l’aurait supposé. Elle ne pensait d’ailleurs pas pouvoir ravir tout le monde avec ses créations, mais des aliments aussi luxueux se devaient d’être appréciés par les plus grands ! Et de toute façon, elle ne les proposerait pas à n’importe qui. Déjà en train d’imaginer tout ce qu’elle pouvait faire avec, que ce soit des macarons, des chantilly, des sauces, des quiches, ou encore l’ajouter à un breuvage, elle n’écouta que d’une oreille les derniers mots du grand bavard, hochant vigoureusement la tête à son sujet. Elle ne se fit pas prier pour repartir en cuisine, annoncer la bonne nouvelle à son équipe, griffonner quelques idées de recettes et revenir par la suite avec le breuvage – en fait, une bouteille – du client maladroit. « Je ne vous ai pas remercié pour le présent que vous m’avez fait. » Commença-t-elle, légèrement confuse de sa maladroitesse. « C’est vraiment très agréable de votre part et je vous en remercie. Vous n’étiez vraiment pas obligé de le faire. » Et c’était vrai. Elle se doutait d’ailleurs qu’il lui demanderait sûrement d’accepter son invitation au restaurant – ou pire à passer une nuit avec lui, en échange de sa gentillesse. Ainsi donc, elle ne lui demanda pas ce qu’elle pouvait lui proposer en échange, préférant plutôt s’enquérir de son repas. « Tout vous suffit ? » Lui demanda-t-elle, curieuse. Puis, ne pouvant résister à la tentation, décida de s’intéresser à sa personne. « Si je puis me permettre, comment avez-vous obtenu des mets aussi fins ? » Après tout, ce n’était pas à la portée de tout le monde. « Vous travaillez dans ce domaine ? » Elle allait devoir se réfréner, ce n’était pas le moment de l’effrayer avec toutes ses questions.


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Sam 23 Sep - 11:28

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Douce et délicieuse Rozen, toujours maîtresse d’elle-même et de son commerce. Ah ça, on pouvait bien dire que la jeune femme était un challenge à elle seule ! Peut-être était-ce pour cette raison qu’il s’accrochait à ce point ? D’une manière ou d’une autre, elle finirait dans son lit, ajoutée à la longue liste de ses conquêtes. Alors, d’une oreille séduite, Ã’ina l’écouta lui proposer son nouveau champagne en acquiesçant. Comme toujours, l’homme ne disait pas non à l’idée de servir de cobaye, nullement effrayé par cette idée. Talentueuse comme pouvait l’être la jeune femme, il doutait très sincèrement de regretter son choix, il doutait encore plus de finir empoisonné. C’est alors que, de fil en aiguille, ils en arrivèrent à ces luxueuses truffes d’Alba qu’il désirait lui offrir pour excuser sa maladresse. Ni une ni deux, la jeune femme s’extasia. S’il avait su que pour séduire la délicieuse Rozen il suffisait de lui offrir ce genre de mets extrêmement rares, il aurait mis les bouchées doubles depuis fort longtemps…

Et donc de renchérir gaiement :

— Je pourrais également vous trouver de la pastèque Densuke, du bœuf de Kobe, du café Kopi Luwak ou du caviar Almas au Diamant russe ; d’ailleurs, j’ignore si vous le saviez mais l’or peut également se cuisiner ! Il tient davantage de l’assaisonnement, mais pour certains clients particulièrement portés sur l’argent, vous raviriez les cœurs, expliqua-t-il, la mine sérieuse. En tant que directeur de Musée, j’ai quelques contacts très utiles à travers le monde entier. C’est nécessaire pour enrichir la collection du Musée.

L’homme se tut, sourire aux lèvres. Ça n’était pas tous les jours que Rozen montrait de la curiosité à son encontre, Ã’ina comptait évidemment en profiter. À vrai dire, c’était son amour pour la gastronomie qui le poussait à s’intéresser à ces trésors culinaires, absolument pas une quelconque profession. Son savoir, il ne le tenait que de sa curiosité.





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Mar 26 Sep - 18:06

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Les premiers mots qui sortirent de sa bouche la firent rêver, avant de réellement l’inquiéter. Son visage ne laissa rien paraître d’autre que de l’émerveillement, mais elle ne cessait de se demander comment et pourquoi, il avait recours à tout ça. N’était-ce pas un tantinet inquiétant de voir que, subitement, il pouvait avoir accès à tout ce qu’elle désirait ? N’était-ce pas là une manière détournée de faire du commerce – illégal ? Elle ne savait trop quoi penser de son comportement, mais se doutait désormais qu’il faisait preuve de moyens qu’elle n’avait pas. Et puis, avouons-le, si elle pouvait s’enrichir à l’aide d’un homme, elle n’allait pas se faire prier. Alors, bien sûr, il faudrait la jouer fine et ne pas se faire repérer, mais elle n’allait pas cracher sur quelques ressources très chères et difficiles à avoir. Surtout quand on les lui donnait dans le but de la séduire. Sourire ravageur sur le visage, elle s’installe à ses côtés. « Ravie de voir que vous pourriez me trouver autant de ressources exquises. » Elle croise les jambes, réfléchit un instant. « Je me demande quand même ce que j’ai fait pour mériter tout ça ! » Elle rit un instant, jette un coup d’œil à l’assiette qu’il a entamé et écoute d’une oreille ce qu’il se passe dans le reste de la salle. « Du coup, vous travaillez au Musée ? » Questionna-t-elle curieuse. Elle n’eut pas le temps d’attendre la réponse qu’elle entendit des soucis derrière le bar. « Excusez-moi. » Elle se lève, se dirige vers ce dernier et conseille au mieux l’esclave qui gérait un patient un peu – trop – impatient. Elle revient alors avec une nouvelle bouteille pour son client et les commandes des deux tables à côté de lui. Elle prend le temps de s’enquérir du bien être des voisins de table de A’ina, avant de retourner à ses côtés. « La boisson à l’air de vous plaire, voici donc une nouvelle bouteille. » Un sourire sur le visage, elle reprend là où elle s’était arrêtée avant d’être appelée par son travail.


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Sam 30 Sep - 18:58

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À mesure qu’Ã’ina Agbéli-Duchemann énumérait toutes ces douceurs qu’il pouvait se procurer, le délicieux visage de Rozen se paraissait d’émerveillement. Un instant, l’homme se surprit à songer que la belle avait l’air de cette enfant à qui l’on faisait découvrir pour la première fois la Magie, douce époque révolue d’un monde qui ne lui manquait pas. Alors, le jeune homme savoura le moment, enchanté d’être la cause des rêveries d’une demoiselle absolument divine. Demoiselle qui ne tarda pas à s’asseoir en sa compagnie, trop peu de temps pour qu’il eût la chance de réellement en profiter. Fort heureusement, après avoir réglé quelques soucis avec son personnel, la charmante jeune femme le retrouva et prit place à ses côtés, une nouvelle bouteille de champagne l’accompagnant.

— Vous savez, vous n’avez nul besoin de me saouler pour que j’accepte une nuit avec vous, plaisanta-t-il en zieutant la bouteille. Votre beauté enivrante suffit à elle seule. Plus sérieusement, je travaille effectivement dans un musée, en tant que Directeur. Je pensais vous l’avoir déjà révélé… Non ?

Ã’ina dégusta une nouvelle bouchée de gâteau, l’air conquis.

— Enfin, ce n’est rien d’exceptionnel en soit, c’est même tout le contraire. Dans le milieu des Arts, nous sommes trop souvent confrontés aux egos surdimensionnés des riches ou des moins riches. Je vous assure que certains ont tendance à se croire tout permis dès qu’ils ont un bout de papier pour justifier leur prétendue supériorité…

Son atout, face à ce genre de comportement ? Sa capacité à ne jamais se prendre au sérieux. Car, le plus drôle avec les arrogants, c’est qu’ils s’imaginaient toujours pouvoir briller en sortant victorieux d’un savant échange culturel, déployant multiples arguments de poids – selon eux –, histoire d’impressionner la femme du rival. Seulement, pour pouvoir le faire, il fallait nécessairement tomber sur une personne aussi « fière » qu’eux ; or, Ã’ina était dépourvu de toute fierté.

— Enfin bref, je ne suis pas là pour parler travail, mais plutôt pour charmer une hôtesse de talent…



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Dim 1 Oct - 20:45

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C’était un homme particulier ce Ai’na. Avec un prénom particulier – bien qu’elle ne pût pas s’en moquer, ayant elle-même un nom qui se remarquait. Elle appréciait le charme de ce dernier, tout en détestant la façon qu’il avait de draguer. Ne pouvait-il, simplement pas, être charmant ? Et dénué de lourdeur ? Ou était-ce trop en demander ? Elle roule des yeux au ciel. « Par contre vous, vous ne cessez de vouloir me souler et de me mettre dans votre lit non ? » Se plait-elle à lui répliquer, aussi délicate qu’une épine. Elle débouche la bouteille, lui sert un premier verre. « Et puis, si vous tenez moins l’alcool que moi, sachez alors que vous n’avez aucune chance ! J’entends, encore moins que maintenant. Evidemment. » Qu’il ne vienne pas non plus se faire des idées. Elle était prête à accepter ses tentatives en échange de mets délicats, mais certainement pas son corps. Elle ne serait pas une énième proie de ce chasseur. Enfin, pour le moment en tout cas, elle préférait lui résister. Qui sait, elle avait toujours aimé le chocolat, elle se laisserait peut-être tenter un jour non ? Pour le moment, la jeune femme ne préférait pas se poser la question. Elle avait bien trop de choses à gérer pour vouloir se lancer dans une énième relation. Après, un coup d’un soir pouvait être utile. M’enfin, elle se devait de lui tirer tous les bénéfices dont elle pouvait avant. Sinon, ça ne serait qu’une perte de temps. « Directeur vous disiez ? » Elle était presque étonnée. Enfin non, elle l’était carrément. Comment un maladroit pareil pouvait diriger quoique ce soit ? Le musée des maladroits peut être ? Il présentait sans doute le plus d’œuvres brisées et cassées, abîmées et inutiles. Enfin, elle n’allait pas lui faire part de sa théorie, bien trop curieuse pour gâcher l’instant avec une vanne d’éventuellement, mauvais goût. « Hm. Il n’y a pas que dans les arts vous savez. » Elle haussa un sourcil méprisant à cette idée, avant de se concentrer sur leur échange. « Ce gâteau vous plaît apparemment. » Déclara la jeune femme. « Si vous souhaitez quelque chose d’autre, surtout n’hésitez pas. » Après tout, elle avait toujours de quoi le satisfaire. Enfin, gustativement parlant. « Je crois que je n’avais pas remarqué. » Souffla la jeune femme, un sourire sur le coin des lèvres. « Vous devriez faire preuve de plus de discrétion à mon avis. Ca vous serait utile. » Et de moins de maladresse également.


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Dim 8 Oct - 12:39

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Les yeux rieurs, Ã’ina ne parut pas se vexer de la réaction de son interlocutrice. Au contraire. Plus elles résistaient et plus il les aimait. L’homme au cœur volage ne cessait de s’amouracher des femmes les plus revêches, celles qu’on ne faisait céder que sur la longueur de la séduction. Rozen pouvait bien parler, prétendre qu’elle n’aimait pas ça, lui était des plus convaincus que, dans le fond, sa « cour » insistante flattait son ego, son estime d’elle-même. Et c’était bien ça qui le motivait le plus : l’attente, la jouissance de l’attente. Il avait l’intime conviction que plus le charme mettait de temps à opérer et meilleur serait l’instant partagé le jour venu.

— Je pars du principe qu’une femme absolument consentante vaut bien mieux qu’une femme diminuée par l’ivresse ; et il va sans dire qu’à mon humble avis, vous valez mille fois plus qu’une de ces pauvres femmes en mal d’amour qui n’hésitent pas à se prostituer pour un peu d’attention… répliqua-t-il sur le ton de l’humour. Je ne suis pas assez fou pour ne pas vous considérer à votre juste valeur, Beauté.

Puis de rire à l’allusion concernant l’alcool, hilare. Oh ! Rozen aurait-elle mésestimé les pouvoirs d’une origine ethnique ? Il serait franchement ironique que lui, Ã’ina Agbéli, eût une moins grande résistance qu’elle, Rozen Llewellyn, lorsqu’il s’agissait des jeux d’alcool. Toujours aussi amusé, l’homme se garda bien de répondre, préférant de loin offrir le champ libre à la ravissante jeune femme.

— Pourquoi se parer de faux-semblants quand il est plus simple d’être direct ? Vous êtes une belle femme, je n’éprouve donc pas la moindre honte à vous le dire. Ça n’est pas comme si je vous forçais à quoi que ce soit, n’est-ce pas ?



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Lun 16 Oct - 17:16

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Des fois, Rozen se questionnait sur les intentions de A’ina. Certainement qu’il ne souhaitait qu’une partie de jambes en l’air avec elle. Sans doute. Mais et si ce n’était pas sa seule intention ? Que pouvait-il bien lui vouloir ? Elle ne doutait pas de ses capacités de séduction, ni même de ses charmes – grand dieu non – mais elle ne comprenait pas l’acharnement dont il faisait preuve. De toute façon, tant qu’il mangeait et payait sa note, ça ne lui importait pas tellement. Autant qu’elle profite de ses actions irréfléchies et de sa drague pour augmenter les recettes de son salon de thé non ? Peut-être que ce n’était qu’un comportement opportuniste et égoïste, mais la jeune femme était bien loin de ces considérations.
Eclatant d’un rire sincère, elle était foncièrement amusée par le comportement de cet homme. Un peu trop parfois – elle le concédait. « Si vous pensez que quoique ce soit puisse me diminuer, alors vous vous trompez lourdement. » Confiante ? Très certainement. Elle ne doutait en rien de ses capacités, ni d’elle-même. Encore heureux, sinon jamais elle ne serait parvenue à ce mode de vie. « En tout cas, je note, vous n’êtes pas très porté sur les folies. » Bien sûr, elle se doutait que c’était lui tendre une perche, mais plus il passait de temps dans son établissement, plus elle allait devoir le nourrir non ? Enfin, qu’importe, les informations qu’elle avait entendu de sa bouche lui plaisaient trop pour qu’elle les laisse filer. Alors, très certainement qu’elle allait le faire parler le plus longtemps possible. Est-ce qu’elle craquerait pour ses charmes ? Elle n’en savait rien. D’un côté, une partie de jambes en l’air n’était pas vraiment une perte de temps, mais tout ce qu’elle pouvait avoir sans serait bien plus intéressant. Le seul risque, à succomber, c’est que tout s’arrête. Et que le petit jeu instauré depuis les débuts s’en aille également. C’était un risque que, pour le moment, elle ne voulait pas prendre. Elle avait bien l’intention de voir si le rigolo de service pouvait avoir une quelconque utilité pour la jeune femme. « Pour le moment, en tout cas, vous ne me forcez pas. » Elle hocha la tête. « Et de toute façon, Apple vous en empêchera aussi sûrement que je suis gérante de ce salon. » Bon, seul souci, c’est qu’il y avait de forte chance que le zigoto aime les animaux et que sa chienne se fasse amadouer par ce dernier. Même si elle était parfaitement dressée et capable de se retourner contre des caresses sous l’ordre de sa maîtresse, elle perdrait en toute crédibilité. C’était certain.


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S’il existait des femmes plus étonnantes que Rozen ? Ã’ina en doutait. Pleine de charme et de grâce, la belle blonde aux traits asiatiques possédait ce franc-parler qui vous paralysait sur place. Il pouvait plaisanter qu’elle réagissait instinctivement, avec ce naturel délicieux qu’était le sien, bien que l’homme n’était pas totalement dupe et se rendait compte – sans problème – qu’elle brûlait aussi d’artifices certains. Le fait est qu’il ne s’en souciait que guère, jubilant plutôt à l’idée de défaire un jour lentement chacun des boutons de sa robe. Obsédé ? Que nenni. Il n’était qu’un homme appréciant les belles femmes, profitant de la vie comme si chaque jour était son dernier. Il avait appris malgré lui que le temps passait bien trop vite pour qu’on ne savourât pas chaque jour que Dieu donna.

— Pas très porté sur les folies ? Voyons Beauté, nous savons bien tous les deux qu’il y a des folies pour lesquelles je ne dirai pas non…

La mine hilare, Ã’ina se garda bien d’ajouter qu’il ferait volontiers des folies avec son corps de Déesse – estimant que la lourdeur n’était amusante que si elle restait bien dosée. Il hocha pensivement du chef lorsqu’elle remarqua qu’il ne la forçait pas, ne tardant pas à insister sur le fait qu’il ne se le permettrait jamais.

— Déjà parce que je tiens à mes attributs masculins, mais surtout parce que ma mère me tuerait en l’apprenant.

Après l’avoir longuement torturé. Ah pour sûr, les « mammas » des îles, on ne rigolait pas avec elles ! Encore moins sur les questions du respect de la femme ! Ah ça, l’on pouvait bien dire que sa mère avait un sacré tempérament ! En y songeant, c’était très certainement pour cette raison en particulier qu’Ã’ina refusait de se caser : si les psys à la Freud avaient raison en pensant qu’on se mariait plus volontiers avec qui ressemblait à son parent du sexe opposé, eh bien il était clairement dans la merde !

— Vous avez de la chance, Beauté, j’ai une large préférence pour les minous… finit-il par déclarer en zieutant le chien de loin.

Non pas qu’il éprouvât de la crainte pour les chiens – tout de même ! –, mais il allait sans dire qu’il n’était pas totalement à l’aise en leur présence. Ã’ina trouvait qu’un chien avait un peu trop tendance à se lécher le cul – même si les chats faisaient de même, soyons honnêtes, mais eux au moins ne vous léchaient pas la tronche juste après.



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Sam 28 Oct - 12:39

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Eclatant d’un rire cristallin, Rozen se demande bien s’il joue à ce jeu avec toutes les femmes qu’il rencontre sur son chemin. « En effet, je vois de quel genre de folies vous parlez. » Elle hausse les épaules. « Vous avez l’habitude que toutes les femmes à qui vous parlez soient portées sur les mêmes folies que vous ? » Sourire taquin sur le coin des lèvres, elle continue. « Vous n’avez pas peur que certaines aient des envies différentes ? » Est-ce qu’elle avait envie de lui faire peur avec des sous-entendus déplaisants pour un hétérosexuel ? Peut-être bien. Est-ce que l’envie de tester ses limites lui avait traversé l’esprit ? Très certainement. Est-ce qu’elle avait juste envie de s’amuser ? Principalement. De toute façon, ça, il ne le saurait que le moment venu. Ou peut-être pas. Elle verrait. Toujours est-il qu’elle était encore chez elle, à faire ce qu’elle voulait et n’avait pas l’intention de se laisser manipuler. Il est vrai que, subitement, la drague était devenue le centre de leur conversation, comme s’il pensait pouvoir effacer sa curiosité, presque maladive, en devenant plus insistant. Petit joueur. Dommage pour lui, elle avait toujours apprécié jouer et à tout. « Votre mère ? » Sourcil interrogateur sur le visage, elle ne comprend pas bien cette référence. A vrai dire, ses relations avec sa mère n’avaient pas été des plus… Comment dire, compliquées. Puis elles s’étaient arrêtées, de manière assez terrible et déplaisante. Pour sa mère en tout cas. Est-ce qu’elle avait des regrets d’avoir confié au gouvernement sa famille, sorcière, persuadée que la magie devait rester sur le monde ? Prête à entrer en guerre et à cacher ses enfants, leur privant d’un avenir dans un monde de paix ? A jamais traqués et recherchés par les autorités ? Non. Aucun. A vrai dire, à cette pensée, son visage ne changeant en rien du tout. Ni même sa posture, ou quoique ce soit d’autre. Sa vie avait été telle qu’elle, grâce aux sacrifices qu’elle avait fait. Le reste n’avait que peu d’importance. Par contre, à l’instant, ce qui l’intéressait, c’était de savoir pourquoi le monsieur face à elle était des plus riches. Ou du moins, des plus importants. Oui oui, le musée. Mais ça ne la satisfaisait pas. Pas du tout. « Apple est sage comme une image, vous verrez, elle va vous adorer ! » Et la voilà d’ailleurs qui s’empressait de venir voir le nouveau venu. N’hésitant d’ailleurs pas une seconde à poser ses pattes avant sur le pantalon (sans doute très cher) du dragueur.


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