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MS se veut évolutif, vous pouvez donc découvrir dans ce sujet toutes les modalités de ce système, allant des complots entre joueurs, aux fausses fiches qui renversent tout le jeu.

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 ainsi donc tu étais là... Л Lensha



l'impureté sera traitée et éradiquée
MUGGLE SUPREMACY ☾ ::  :: Brindleyplace
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Sam 30 Sep - 1:11

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MESSAGES : 26 LOCALISATION : Sans doute à l'hôpital EMPLOI : Docteur en pédiatrie

carnet personnel
DANS TA POCHE: un stylo, un téléphone portable, une carte bleue, une vieille photo de sa femme et sa fille, et quelques carrés de chocolat.
TON PATRONUS: un léopard
COMPÉTENCES:




Brindleyplace. Tu te demandes bien ce que tu y fais, à traîner des pieds alors qu’il est l’heure de rentrer chez toi. Après tout, on t’attend, et si tu as le malheur d’être encore en retard, tu en connais un qui va t’incendier par sms. Mais qu’importe, au final. Tu erres, un peu au hasard, l’esprit occupé par ce problème qui t’a perturbé toute la journée. Un de tes petits patients qui est revenu, étant donné que son traitement n’a pas fonctionné. Un vrai casse-tête. Résultat, son cas t’a omnibulé, tu as fouillé toutes les récentes études sur les cas similaires au sien, à la recherche d’une nouvelle solution. Et tu n’as toujours pas trouvé. Tu n’aimes pas rester sur un échec. Ce n’est pas toi. Alors tu te creuses la tête. Un peu plus loin, à chaque instant. Et cela t’empêche de te concentrer sur autre chose, de te connecter à la réalité. Tu te fais toujours du soucis pour tes petits patients, leurs bobos et maladies rythment ton quotidien.

C’est finalement devant un bar lounge que tes pas te mènent : Le Lux. Un bar plutôt récent, dont tu es très loin d’être un habitué. Tu as dû y mettre les pieds à deux ou trois reprises, pas plus. Mais tu en gardes un assez bon souvenir, d’un lieu tranquille où tu pourras te changer les idées. Un lieu où les cocktails sont bons et l’ambiance à la détente.Et c’est tout ce dont tu as besoin pour le moment : de tranquillité, de te laisser happer par une musique d’ambiance et oublier quelques heures ce petit garçon, pour mieux reprendre tes recherches demain. Alors après une seconde d’hésitation, tu entres dans le bar.

Aussitôt, un léger sourire naît sur ton visage. Il y a du monde mais pas trop, tu repères rapidement une table un peu isolée, où tu files t’asseoir. Ce n’est pas que tu es associable non, loin de là, mais tu apprécies qu’on respecte ton espace vital. Tu ne veux pas te prendre la tête dans des discussions farfelues ou inutiles. Pas ce soir. Demain peut-être seras-tu plus d’humeur. En attendant, tu prends un Black Russian. Le nom te fait légèrement rire d’ailleurs, parce que tu es bien conscient que les russes pure souche trouvent que ce cocktail ne mérite pas son nom, étant donné que le goût de la vodka est atténué par la liqueur de café. Mais tu n’as pas non plus l’intention de finir ta soirée à ramper sur le trottoir après avoir trop bu. Tu as une réputation à tenir quand même, et se faire ramener par son “esclave”, c’est un peu la honte.

Patient, tu attends que ta boisson arrives, et lorsqu’elle se trouve entre tes mains tu adresses un sourire à la serveuse puis tu l’observes s’éloigner après avoir payé ton verre. C’est donc en sirotant la boisson sombre que tu laisses ton regard glisser de personne en personne. Ici un couple, là un groupe d’amis, à cet endroit un trio en pleine conversation… La vie de tous les jours pour le commun des mortels. La vie continue malgré tout. Et toi, regarde-toi Lentswe. Seul, comme toujours, à jouer inconsciemment avec cette alliance qui n’a jamais quitté ton annulaire. Tu secoues la tête. Passer à autre chose.

Tu t’apprêtes à fermer les yeux et simplement te laisser bercer par l’ambiance générale lorsque quelque chose attire ton attention. D’abord une chevelure blonde et bouclée. Puis la personne à qui elle appartient. Tout d’abord tu ne comprends pas pourquoi cela t’interpelle. Tu n’es pas de ceux qui s’arrêtent sur n’importe quelle belle femme. Mais ce n’est pas n’importe quelle belle femme qui vient de passer. Non, c’est même tout le contraire. Pas avec une telle allure, une telle démarche, un corps bien sculpté et un visage qui te renvoie des années en arrière. Elle te rappelle quelqu’un et tu fronces les sourcils, fouillant dans ta mémoire. Elle te rappelle… Une jeune femme rencontrée en Russie il y a déjà quelques longues années. Quelqu’un que tu n’as vu que peu de fois mais qui t’aura marqué. Quel était son nom, déjà ?

-Anastasia ? Est-ce que… Non, c’est impossible…

Qu’est-ce qu’elle viendrait faire en Angleterre, à Birmingham ? Tu n’en as pas la moindre idée à vrai dire, vous n’avez jamais particulièrement parlé de vos projets d’avenir. Ce n’est pas le genre de sujet fréquemment abordé lorsqu’on cherche à draguer l’autre. Et c’est essentiellement ce à quoi se résume ce qu’il s’est passé, il y a quelques années, lors d’un séminaires auxquels tu avais été convié. Mais elle ne se souvient très certainement plus de toi, perdu dans la foule d’hommes qui bavaient littéralement sur elle à l’époque. Non non, pas toi, tu as toujours eu bien plus de classe que cela. La preuve, tu as eu plus qu’eux. Tu ne t’étais même pas rendu compte que tu t’étais levé en posant ta question…

-Désolé, j’ai cru…

Tu as cru, oui. Tu as toujours eu une bonne mémoire, Lentswe, et qu’elle te fasse défaut t’étonne quelque peu. Mais il faut bien que cela arrive. Bientôt la quarantaine après tout. Bientôt la retraite. Non, c’est exagéré. Mais tu te sens déjà tellement vieux, tellement lassé, certains soirs. Doucement, tu te rassois sur ta chaise, sans pour autant cesser de l’observer. La ressemblance est quand même frappante, tu comprends comment tu as pu les confondre… Hasard ou simple coïncidence ? Tu ne te rends pas encore compte que non, tu n’es pas encore sénile et que oui, cette personne est bien celle à laquelle tu penses.
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Dim 1 Oct - 16:13

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MESSAGES : 26 LOCALISATION : là où on ne l'attend pas, les trois quarts du temps. EMPLOI : femme d'affaires, propriétaire du bar le lux et de quelques appartements dans les beaux quartiers.

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DANS TA POCHE: un rouge à lèvres carmin, un jeton de casino, un portable.
TON PATRONUS: une lionne, sans doute.
COMPÉTENCES:



you shoulda crowned her,
cause she's a goddess
@banks
Une autre journée éreintante à courir aux quatre coins de Birmingham pour régler des affaires. Ces affaires qui sont chacune comme des briques qui construisent ton empire, qui l'élèvent, jour après jour. Tout cela t'a demandé efforts et sacrifices. Des nuits d'insomnie, des journées à douter de tout, et même de toi même parfois. Mais voilà où tu en es aujourd'hui, à te prélasser dans une situation confortable que tu n'aurais même pas pu imaginer, il y a des années de ça. Dans une période sombre de ta vie où les seules petites victoires étaient de pouvoir manger chaud et dormir plus de cinq heures la nuit. Tu balayes ces souvenirs en arrivant sur le parking privé du Lux. Tu n'y passes pas tout le temps, mais ça te semblait être une bonne idée pour cette soirée. Tu n'es attendue nulle-part – pour une fois – et tu n'as aucun autre plan de prévu. Tu gares donc la berline près du bâtiment avant d'entrer dans ce dernier. Comme toujours, ton regard sonde les lieux, pour retrouver des têtes que tu connais, ou peut-être repérer un détail qui ne te plairait pas. Mais tout va pour le mieux ce soir et tu passes saluer toute l'équipe avant de te trouver une place dans le bar.

Tu t'installes finalement sur un tabouret devant le comptoir, échangeant quelques mots avec le barman. Tu déposes ta veste de tailleur à côté avec ton sac tandis qu'il prépare ton cocktail, tout en te renseignant sur l'activité du bar depuis ta dernière visite. Il ne faut pas se méprendre, tu ne traques pas tes employés, pas plus que tu ne souhaites leur mettre la pression. Mais tu sais gérer tes affaires, tu sais quand il faut se montrer plus ferme et autoritaire. Ils le savent tout autant que toi, ils commencent à te connaître ; tu peux paraître très gentille ainsi, il ne faut pas non plus te causer trop d'emmerdes. Le dernier qui a voulu plomber un de tes business s'en souvient parfaitement. Le verre posé devant toi, tu lâches enfin ton téléphone pour te concentrer pleinement sur la conversation que vous tenez. Tout semble aller bien dernièrement et tu ne peux qu'en être ravie. Tu as une réputation à tenir, cet établissement aussi. Ce n'est pas le petit pub du coin de rue, c'est ton bar, un lieu qui se veut chic, assez pour attirer une certaine clientèle de Birmingham – même si tu as toujours mis un point d'honneur à ce que chacun puisse venir passer une soirée ici sans aucune forme de discrimination. Tu pars du principe que tout le monde est le bienvenu, tant qu'on ne fait pas d'ombre aux lieux ou à la propriétaire.

Le téléphone vibre à nouveau sur le comptoir, t'arrachant un soupir mécontent. Des fois, tu aimerais juste l'éteindre et le lâcher dans une poubelle, mais tu ne peux pas. Un associé te demande de l'appeler et tu te lèves donc de ton tabouret, bien décidée à sortir. Tu laisses tes affaires derrière toi – il faudrait de toute façon être dérangé pour oser les voler sous les yeux de ton barman. Tu passes une main dans la poche de ton pantalon de tailleur, bien décidée à attraper ton briquet, quitte à être dehors, autant en profiter pour fumer une clope. Mais une voix t'interpelle et tu t'arrêtes, arquant un sourcil en te tournant vers sa provenance. Anastasia ? Qui donc ose t'appeler Anastasia ? Ton regard légèrement agacé mais surtout surpris sonde l'inconnu. Inconnu qui n'en est pas vraiment un, mais il te faut de longues secondes pour le situer. Comment c'était son prénom déjà ? Tu te mordilles la lèvre. Lentswe. Lentswe, bien sûr, comment aurais-tu pu l'oublier si facilement, un prénom si... Original, qui détonnait déjà beaucoup à l'époque avec ta Russie natale. Tu l'observes sans rien dire d'abord, alors qu'il s'avance en s'excusant. Lentswe... Il a changé, il a vieilli. Mais il garde ce charme et ce regard perçant de l'homme de tes souvenirs. « Lentswe. Pour une surprise... » Sacrée surprise oui. Tu repasses quelques boucles blonde derrière ton oreille droite, t'avançant d'un pas puis de deux, perchée sur tes talons.

Ton portable termine dans ta poche avec ton briquet. Tant pis, l'appel attendra, un événement bien plus intéressant requiert ton attention : la présence de cet homme ici. Tu te demandes ce qu'il fait là, à l'autre bout du monde. Si cette rencontre est un pur hasard, ou autre chose. Tu ne sais pas trop quoi en penser. Tu devrais peut-être passer ta route ; cet homme te ramène à ton ancienne vie après tout. Une vie où tu dansais dans un cabaret pour payer les cours et les factures. Une vie qui te semble tellement lointaine, désormais. Tu t'approches encore un peu de lui avant de lui tendre la main par politesse, attendant qu'il la serre. « C'est Sasha désormais. Sasha Ivashkov. » Un léger sourire étire tes lèvres rouges alors que tu n'as de cesse de le détailler. Plus tu l'observes, plus tu te souviens, de ce bref moment d'égarement. Toi qui mettais un point d'honneur à ne pas tomber dans les bras du premier client venu à l'époque... Lentswe s'était montré différent. Plus intéressant à sa manière. Il est arrivé à un moment de ta vie où tu avais juste besoin de cette présence qu'il t'offrait. C'était bien, ça te convenait ; c'était un jeu de séduction pour une relation terriblement éphémère. Jamais tu n'aurais imaginé qu'il revienne ainsi dans ta vie. Tu hausses doucement les épaules en avisant la table à laquelle il était installé. « Je peux t'offrir un verre peut-être ? Ou tu attends quelqu'un ? » Tu ne comptes pas t'imposer non plus. Tu lui offres aussi une manière polie de décliner ton invitation. Qui te dit qu'il veut engager la conversation avec toi, après tout ?
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Lun 2 Oct - 2:17

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MESSAGES : 26 LOCALISATION : Sans doute à l'hôpital EMPLOI : Docteur en pédiatrie

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Il faudrait peut-être que tu songes sérieusement à la retraite, puisque ta mémoire commence à te faire défaut. Certes, ces souvenirs datent d’il y a plusieurs années mais tu ne devrais pas oublier. Tu as passé ta vie entière à observer, apprendre et mémoriser. Tu dois être capable de te souvenir de tout ce qui a été important, ainsi de ce qui l’a moins été. C’est ce qui a toujours fait ta force après tout. Si même cela, tu ne peux plus le faire, tu peux t’isoler dans ta maison et ne plus jamais en sortir. Pour le plus grand malheur d’Aaron, bien sûr. Mais il ne sait pas ce qu’il veut de toute manière, celui-là.

Tu t’apprêtes enfin à baisser ton regard et diriger celui-ci vers ton verre, lorsque finalement elle te répond. Lentswe. Tu es surpris d’entendre ton prénom. Tu n’y croyais pas. Tu n’imaginais pas l’entendre ainsi, dans sa bouche, presque naturellement après quelques secondes de… De quoi ? D’hésitation ? De fouille mémorielle ? Tu ne saurais dire. Mais une chose est certaine, tu ne t’attendais absolument pas à entendre ton prénom s’échapper d’entre ses lèvres. Que toi tu te souviennes d’elle, c’est une chose. Mais qu’elle se souvienne de toi, c’est très différent et inattendu. Tout comme le fait que la russe se retrouve dans le pays où tu résides, dans ta ville même…

-Surprise partagée…

Tu ne peux pas dire le contraire. Et si elle a changé, tu reconnais que chacun de ses gestes se fait avec la même grâce qu’autrefois. Rien que sa démarche, la manière dont elle replace ses boucles blondes derrière une oreille… Tu l’as bien reconnue. Et puisqu’elle te rejoint, tu te lèves à nouveau de ta chaise et serres cette main qu’elle te tend, par politesse. Sasha. Sasha Ivashkov. Tu hoche un peu la tête, enregistrant l’information tout en te demandant si Anastasia était le prénom qu’elle donnait à ses clients ou autre chose… Mais ce serait impoli de l’interroger sur ce point. Alors, c’est avec un sourire que tu choisis de l’imiter.

-Sasha Ivashkov… Très bien. Il me semble que je n’ai pas pris le temps de me présenter correctement la dernière fois, permets-moi de me rattraper aujourd’hui. Je m’appelle Lentswe Meyer.

Un prénom exotique avec un nom qu’on pourrait qualifier de classique dans ces contrées. C’est l’histoire de ta vie, avec tes origines multiples, ce qui se traduit jusque dans ton patronyme. Tu as l’habitude que les autres soient déstabilisés et tu ne t’en formaliseras pas si c’est aussi son cas. Elle passe à autre chose. Un verre. Ou peut-être attends-tu quelqu’un ? Elle te laisse une échappatoire si tu préfères être seul. Il est vrai qu’initialement, tu es venu dans ce bar pour être seul. Mais sa présence ne te dérange pas, bien au contraire. Tu es curieux de comprendre la raison de sa présence sur cette île, si éloignée de ce pays dans lequel vous vous êtes rencontrés et que tu imagines être son pays natal.

-Je n’attends personne, alors si tu souhaites de perdre quelques minutes en ma compagnie, tu es la bienvenue. Quant au verre, on verra lorsque j’aurai fini celui que j’ai déjà ? Dis-moi si tu souhaites que je t’en paye un.

Même si elle est là, tu n’as toujours pas l’intention de boire jusqu’à en finir ivre. Ou justement, peut-être est-ce parce qu’elle est là que tu as encore moins envie de consommer de l’alcool. Cela te réussit mieux d’être lucide, avec elle. Ou même en règle générale. Inutile de te faire passer pour ce que tu n’es pas, ou de chercher à oublier quoi que ce soit. Tu te rassois, la laisses t’imiter. Oui, tu as vraiment l’impression d’être quelques années en arrière, lors de ces quelques fameuses soirées où vous avez échangé quelques moments de séduction mutuelle. Le costume de lapin en moins pour elle, évidemment.

-Je ne pensais vraiment pas que nos routes se croiseraient à nouveau un jour, encore moins ici… Donc ? Tu as quitté la Russie pour l’Angleterre ? Tu n’es pas trop dépaysée, entre les différences de climat, de langue, de culture… À moins que tu ne sois là que temporairement, pour des vacances ou un déplacement professionnel…

Tu es curieux. Quelle que soit sa réponse, il est évident qu’elle a changé de vie depuis la dernière fois. Tu as le souvenir de la jeune danseuse de cabaret, pas de la femme que tu as sous les yeux. Elle a réussi à évoluer, physiquement et socialement, tu n’en doutes aucunement. Contrairement à toi, bien trop accroché à ta routine quotidienne, avec les tracas qui viennent avec. Adieu la jeune femme, bonjour la femme dans toute sa splendeur. Ce n’est pas désagréable, tu dois bien te l’avouer.

-Joli tailleur au fait. Ca te va bien mieux que ce que tu portais la dernière fois. ne peux-tu t’empêcher de lui faire remarquer, légèrement espiègle.

C’est plus fort que toi. Peut-être devrais-tu laisser le passé de côté, mais pour le moment il n’y a que cela à quoi tu peux t’accrocher. Les sujets de conversations viendront naturellement ensuite, au fil de la conversation. Peut-être pourrez-vous créer quelque chose d’autre que la relation très éphémère que vous aviez établie… Peut-être, et même sûre, y a-t-il quelque chose de bon à tirer de ces retrouvailles…
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Jeu 4 Jan - 17:56

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Sacrée surprise en effet. Pas vraiment déplaisante, même plutôt agréable. Lentswe. Qui l'aurait cru ? Ici, dans une autre partie du monde, une ville qui ne fait en rien écho à Moscou. Il est pourtant bien là, palpable et présent, assis dans ton établissement à se détendre avec un cocktail. Tu ne te laisses pas happer par ce sentiment de surprise trop longtemps, comme toujours, tu mets un point d'honneur à rester maître de toi. Tête haute, le corps parfaitement droit, tu le détailles, non sans un léger sourire pour orner tes lèvres sanguines. Il serre cette main que tu lui tends dans un geste plutôt formel et poli. Loin de ce que vous avez vécu, de cette aventure aussi éphémère que délicieuse que vous avez partagée, sur tes terres natales. Tu te présentes et il en fait autant. Un nouveau départ qui fait du bien, qui prouve que vous pouvez partir sur de nouvelles – et bonnes bases – sans vous laisser avoir par ce qui s'est passé autrefois. Meyer. Plutôt classique, parfaitement anglais. Il ne détonne pas beaucoup en ces contrées, contrairement à toi, mais inutile de revenir là-dessus. Tu préfères lui proposer un verre, mais est-ce en hôte polie, ou simplement est-ce Anastasia qui reviendrait un peu à la surface ? Tu te tournes vers la première option. En tout cas, l'idée ne lui déplaît pas et sa réponse t'arrache un sourire. « C'est tout à fait aimable pour le verre, mais ça ira. » C'est vrai, il ne sait sans doute pas où il a mis les pieds. Il ne s'imagine peut-être même pas un instant que tout cela puisse t'appartenir. « Un Black Russian, quel gâchis pour une vodka d'une telle qualité. » Ton sourire se fait plus espiègle, tu le taquines, juste en souvenir du bon vieux temps. Cette époque où tu n'étais pas la même. Cette époque où tout cela n'était qu'un jeu.

Tu te tournes brièvement vers le comptoir où tu fais signe à un barman, qui comprend sans mal le message. Puis tu t'installes dans une de ces confortables fauteuils, à l'opposé du brun. Tu te concentres à nouveau sur lui, sur ses paroles qui une fois de plus, t'arrachent un sourire. Il se montre plutôt curieux, ton aîné... Mais ça te surprend à peine. Tu lui avais déjà trouvé ce trait de caractère, il y a quelques années de ça. Tu ne peux pas lui en vouloir. Toi aussi, tu es curieuse de savoir ce qu'il fait là. Est-il résident permanent de Birmingham ? Juste en séjour pour une conférence ? Tu te pinces un peu la lèvre. « C'est vrai que c'est plutôt surprenant de se retrouver ici, tant d'années après... Mais oui. J'ai quitté la Russie il y a quelques années maintenant et j'ai pas mal voyagé avant de jeter mon dévolu sur Birmingham. C'est une belle ville je trouve, malgré les derniers événements. » Un soupir un peu las t'échappe. L'explosion d'un bar, la mort d'un prince, le pseudo retour d'un mage noir... Voilà des points qui viennent assombrir le tableau, mais tant qu'ils ne te touchent pas, c'est tout ce qui importe. « Comme tu dis, ça change beaucoup de ma belle Russie. Mais c'est nouveau, ça fait du bien. La culture, on s'y adapte. La langue aussi, même si je reconnais que mon accent me suit partout... » Ajoutes-tu avec un petit sourire. Ah, cet accent russe qui te fait rouler les R et claquer la langue parfois. Certains disent que ça en ajoute à ton charme. Pour toi, c'est un moyen de ne jamais oublier d'où tu viens.

Tu ramènes un peu tes cheveux en arrière, mains croisées sur la table devant toi. Tu le scrutes toujours. Ses réactions, ce visage que tu reconnais sans mal, que tu revois, avec quelques années en moins. Il profite de ton moment d'égarement pour te faire une remarque sur ton tailleur, et c'est assez espiègle qu'il en profite pour te tirer vers ton passé. Vers ces longues nuits à danser dans un cabaret luxueux de Moscou. Oh que oui, il t'a connu dans des tenues bien indécentes. Des tenues exotiques, animales, élégantes... En dévoilant toujours beaucoup, mais jamais trop non plus. Tu ris légèrement, même si venant de quelqu'un d'autre, tu aurais pu mal le prendre. Tu ne veux pas que ce souvenir s'ébruite. « Je vais prendre ça pour un compliment... Et je note que j'ai vraiment dû te marquer, pour que tu t'en souviennes ainsi dans les détails. » C'était il y a quelques années après tout. Tes conquêtes ? Tu les oublies bien vite pour la plupart. Lui ? Il fait parti de ce petit pourcentage qui a résisté au système de tri de ton esprit. « Mais pour en revenir à ce que tu disais, je réside ici de manière permanente désormais. Pour combien de temps ? Aucune idée. » C'est bien le problème avec toi. Tu as tendance à disparaître du jour au lendemain, dans un claquement de doigts. Le temps de vendre, de préparer une valise et de t'enfuir à bord d'un avion pour l'autre bout du monde.

Un serveur arrive finalement à votre table, déposant une bouteille de vodka et deux shooters, ainsi qu'un verre déjà rempli avec de la glace et de l'alcool. Il disparaît aussi vite qu'il est venu pour retourner préparer d'autres commandes et toi, tu t'intéresses à nouveau au brun, après avoir bu une gorgée de ton verre. « Et toi alors ? Qu'est-ce qui t'a amené ici, à Birmingham ? » Tu reposes le verre sur la table, jouant légèrement avec tout en détaillant Lentswe. Tu es curieuse de savoir ce qu'il est devenu, ces questions, tu ne les poses pas juste par politesse, mais bien car ça t'intéresse. Cette rencontre est aussi étrange qu'agréable. Une bouffée d'air frais pour ponctuer cette journée déjà bien remplie. « Parler de toi n'était pas vraiment une priorité à l'époque, après tout... Il serait peut-être temps de faire plus amples connaissances, qu'en dis-tu ? » Ton sourire est espiègle à nouveau. À l'époque, il avait d'autres priorités. Toi aussi. Vous étiez plus jeunes, plus naïfs aussi. Tentés par la chair et la passion, le reste n'avait que peu d'importance. C'était un moment hors du temps, hors de tout, un moment où vous vous étiez dit que de toute façon, jamais vous ne seriez amenés à vous revoir. Et pourtant, vous voilà là, l'un face à l'autre, à boire et discuter comme deux vieux amis qui se retrouvent après de nombreuses années. Tes lèvres plongent une fois de plus dans la vodka. La soirée sera plus intéressante que prévue, finalement.
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