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MS se veut évolutif, vous pouvez donc découvrir dans ce sujet toutes les modalités de ce système, allant des complots entre joueurs, aux fausses fiches qui renversent tout le jeu.

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 câlins, crème glacée et grasse mat ? ♪ Evan



l'impureté sera traitée et éradiquée
MUGGLE SUPREMACY ☾ ::  :: Harborne :: Résidences
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Sam 7 Oct - 0:57

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MESSAGES : 174 LOCALISATION : Dans son bureau, à composer ou jouer du violon EMPLOI : Violoniste professionnel

carnet personnel
DANS TA POCHE: un paquet de clopes, mon téléphone portable et un diapason.
TON PATRONUS: serait un pinson, bien évidemment.
COMPÉTENCES:




Il fait froid cette nuit. Emmitouflé dans un gros manteau et dans deux écharpes, tu t’étonnes toi-même d’être autant vêtu. C’est la fin de l’été, il ne devrait pas faire si froid. Peut-être est-ce l’heure. Peut-être est-ce parce que tu es épuisé par tout ce qu’il s’est passé, après quelques mois de cauchemars fragmentant tes nuits. Tu es loin d’être aussi en forme qu’il y a quelques mois, et cela ne va pas en s’arrangeant. Tu ne te sens pas bien du tout. Tu presses tout de même le pas, en pensant qu’Evan t’attend chez lui, et que tu seras bien au chaud contre lui, à l’aise. Limite à ta place. Oui, tu as hâte. Alors tu accélères encore un peu. Une chance que vous habitiez le même quartier, tu peux te déplacer à pied jusqu’à son appartement, même en pleine nuit. Même si tu sursaute au moindre bruit, profondément nerveux. Enfin voici l’immeuble. Tu es arrivé, tu en sautillerais presque d’impatience si tu n’étais pas à ce point épuisé. Alors tu composes le code d’entrée et te faufiles à l’intérieur du bâtiment.

Tu t’empresses de grimper dans l’ascenseur, appuies sur le bouton correspondant à l’étage où vit ton blondinet préféré… Et tu patientes. Les étages défilent, bien trop lentement à ton goût. Tu veux déjà être arrivé, oublier tout le reste pour simplement plonger dans ses bras. Te blottir contre lui et laisser les battement de son coeur te bercer. Oui, ce soir, tu ne demandes rien de plus, tu n’as besoin de rien de plus. Les portes s’ouvrent et en moins d’une seconde tu es déjà dans le couloir. Puis à frapper à sa porte, fermement mais bien plus calmement que ce que tu as déjà pu faire par le passé. Oui, tu as déjà agi comme un bourrin, tard le soir. Mais à quatre heures passé, il vaut mieux que tu te fasses discret. En espérant qu’il ne se soit pas déjà rendormi depuis ton dernier sms. Heureusement non, la porte s’ouvre sur lui, en caleçon de nuit… Et tu échappes un léger rire.

-Wow. Si je dois être accueilli ainsi à une heure pareille, je viendrai plus souvent ! J’adore le spectacle que tu m’offres !

Tu as l’air d’aller un petit peu mieux. Mais ce n’est qu’une façade. Que tu te sentes bien ou non, tu n’oublies jamais de lâcher tes petites remarques. C’est ta manière de te détendre, d’essayer de faire sourire les personnes qui t’entourent. C’est ce qui t’a toujours empêché de sombrer : voir ceux à qui tu tiens sourire, que ce soit à cause de tes bêtises ou pas. Il te laisse entrer et tu ne te fais pas prier, refermant la porte derrière et et t’empressant de retirer les quelques couches textiles dans lesquelles tu as tenté de t’isoler du froid. Inutile de te blottir contre lui alors que tes affaires sont froides. Ce n’est qu’une fois en t-shirt et pantalon que tu t’autorises envie à coller ton corps contre le sien.

-Aaaaaah… Je suis mieux ici…

Ta tête trouve sa place dans son cou, torse contre torse et tes mains au creux de ses reins. Cela fait à peine quelques heures que vous vous êtes séparés mais tu as l’impression que cela a duré des jours voir des semaines. Déjà en manque… C’est effrayant de te dire que tu t’es si vite attaché à lui, et si fort… Dès votre seconde rencontre tu as compris qu’il y aurait quelque chose à créer entre vous, mais tu ne pensais pas que votre lien deviendrai si fort, que tu prendrais tant de plaisir à simplement passer du temps avec lui, en tête à tête, contre lui. Tes lèvres déposent un baiser sur sa peau, avant de s’emparer brièvement de ses lèvres. Puis tu tentes un sourire que tu espères espiègle…

-Finalement, la crème glacée va peut-être attendre demain matin. Je suis congelé de cette petite escapade nocturne. Je ne serais pas contre quelques heures bien au chaud dans ton lit…

Tu fais de ton mieux pour sembler aussi joyeux et espiègle que d’habitude. Pour rester le Saiph qu’il connaît, celui qui fait sans cesse des remarques espiègles, celui qui adore l’embêter. Mais ton regard est fatigué, pour ne pas dire épuisé. Ton corps n’aspire qu’au sommeil mais ton esprit n’est pas de cet avis. Et tu espères qu’Evan va le comprendre…
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Mar 10 Oct - 22:18

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MESSAGES : 358 LOCALISATION : toujours en mouvement, un oeil sur tout ce qui l'entoure. EMPLOI : monstre à temps partiel, patrouilleur pour l'ordre autrement. a quitté l'ordre il y a quelques mois maintenant.

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DANS TA POCHE: des clopes, un briquet, des clés, un portable et deux ou trois papiers à balancer
TON PATRONUS: un ours très, très grumpy.
COMPÉTENCES:



so pretty, so smart
such a waste of a young heart

Non, tu n'as pas particulièrement bien réagi lorsque tu as reçu ses messages. Tu t'es même énervé, tout seul, contre lui. Tu t'es énervé parce qu'il a dit que c'était juste une blague. Tu t'es énervé parce que bon sang oui, tu étais inquiet. Tu es sous tension, depuis ce qui s'est passé pendant la purification de masse. Tu dors mal, tu es d'autant plus paranoïaque. Tu n'as pas peur pour toi non, c'est ça le pire. Tu as peur pour lui. Et ça te tue de t'en rendre compte. Ça te tue de voir que tu as pu t'attacher à quelqu'un à ce point. T'attacher à lui au point d'en avoir peur pour sa vie. Peur qu'il se fasse mal ou qu'on lui fasse mal. Peur de le perdre aussi injustement. Ça te rend dingue d'apprécier quelqu'un à ce point – même si dans le fond, c'est plus qu'apprécier à ce stade, même si tu refuses de l'admettre. Tes sentiments s'emmêlent d'une manière que tu n'expliques pas, tu as l'impression que le contrôle t'échappe et tu détestes ça. On t'a appris à avoir le contrôle sur toutes les situations, à toujours avoir un plan de secours, une échappatoire. À deux, c'est différent. Avec lui, c'est différent. Parce qu'il est imprévisible, il est cette âme libre que tu ne peux pas maîtriser, que tu ne peux pas contraindre. Ce n'est pas faute d'avoir essayé non, mais tu as fini par te faire une raison ; Saiph est lui-même et tu ne peux pas lutter contre ça. Tu ne veux pas lutter contre ça.

Après la colère pourtant, tu as réfléchi. Tu t'es posé, tu as cherché à faire redescendre la pression pour comprendre. Quelque chose te semblait louche, décalé, un autre détail à ajouter à une liste trop importante. Tu t'en es rendu compte d'abord par de toutes petites choses qui t'ont interpellé, mais tu n'as rien fait pour autant. Sauf que ce soir.. Ce soir, c'est comme si ça avait atteint un autre niveau. Saiph ne va pas bien ou il te cache quelque chose, c'est une évidence. Tu commences un peu à le connaître – hé oui Evan, ça fait déjà plus d'un an que tu le connais, que tu le fréquentes plus ou moins. Tu sais lire certains signes, des expressions qui ne trompent pas. Tu sais de ce fait qu'il ne te dirait jamais clairement que ça ne va pas, non. Il préfère agir ainsi, par petites touches. Demander ta présence, réclamer ton attention par des gestes insensés, comme ce message au milieu de la nuit. Tu soupires en te tournant dans ton lit, toute colère s'étant dissipée aussi vite qu'elle est apparue. Il ne devrait plus tarder à arriver. Tu ne comptes pas l'assaillir de questions pour autant, tu vas te montrer plus fin, plus subtil. Et s'il refuse de parler, tu seras bien forcé de l'accepter.

On frappe, tu rejoins rapidement la porte du loft, l'ouvrant sur lui emmitouflé dans plusieurs couches de vêtements. Tu souris un peu, tes cheveux en bataille, ton regard encore légèrement embrumé par le sommeil. Tu le laisses entrer et tu fermes derrière lui, essuyant sa remarque avec un grand sourire. C'est vrai qu'il y a plus poli pour ouvrir la porte que de le faire en boxer. Mais il est quatre heures du matin et honnêtement, tu t'en fous. Tu ne réponds rien, conservant ton petit sourire alors qu'il se débarrasse de ses affaires. Tu en profites pour le détailler, pas comme tu l'aurais fait pour observer son corps, non. C'est un regard plus perçant encore, un regard qui cherche à comprendre, à voir les failles dans la façade. Il se blottit finalement contre toi, tu refermes tes bras sur lui, déposant un baiser sur sa tempe. « T'es tout froid. » Souffles-tu simplement, restant contre lui. Tu n'es pas trop tactile d'habitude. Tu n'aimes pas particulièrement les câlins ou les marques d'affection. Mais avec lui... Encore une preuve que trop de choses ont changé, depuis qu'il a débarqué dans ton existence. Tu frissonnes, tu réponds à ce bref baiser que vous échangez. Sa remarque t'arrache un autre sourire encore, tu le décoiffes légèrement. « En effet ce serait plus raisonnable. » Tu glisses ta main dans la sienne, tu l'entraînes à l'étage, vers ta chambre où une légère lumière tamisée vous éclaire.

Tu l'aides à se déshabiller entre deux baisers, avant de retourner sous ta couette, avec lui. Tu ne t'allonges pas pour autant, tu restes à demi-assis contre la tête de lit et tu l'attrapes contre toi, doucement. Tu passes une main dans ses cheveux, le détailles en silence pendant un temps. « Désolé de m'être énervé comme ça. Je croyais qu'il s'était passé quelque chose de grave... » Tu ne sais pas pourquoi tu te sens le besoin de te justifier à nouveau. De lui présenter tes excuses. Tu n'aurais jamais fait ça, avant. Mais aujourd'hui... Aujourd'hui ton monde entier est remis en question, par une seule et unique personne qui se trouve contre toi actuellement. Tu soupires légèrement, tu te cales un peu mieux contre lui. Tu ne le lâches plus du regard, il est le centre de toute ton attention, pour ce qui reste de la nuit. Tu hésites, tu ne sais pas trop comment aborder le sujet, tu as peur de ne pas être aussi fin que ce que tu aurais souhaité. Mais on ne te changera pas ; prendre des gants n'a jamais été ton fort. « Qu'est-ce qui se passe vraiment, Saiph ? » Tu passes une main sur sa joue, qui remonte dans ses cheveux. Tu veux comprendre, tu ne veux pas qu'il prenne de détour. Parce que tu t'inquiètes. Parce que tu veux l'aider. Parce que bon sang, tu tiens à lui, oui.
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Dim 15 Oct - 1:33

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MESSAGES : 174 LOCALISATION : Dans son bureau, à composer ou jouer du violon EMPLOI : Violoniste professionnel

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Oui, tu es tout froid. Parce qu’il fait froid dehors, pour la saison. Parce que tu n’es pas bien non plus. Tu ne te sens pas bien. Mais qu’importe. Tu es là maintenant, contre lui, et tu sais que tu vas pouvoir te réchauffer. Que ce soit physiquement ou mentalement d’ailleurs. Tu n’as pas besoin de plus, juste de lui. Et en un sens, cela te fait un peu peur de voir que tu as à ce point besoin de lui. Qu’au bout d’un an, tu t’es à ce point attaché à lui, qu’il en est presque devenu une constante. Tu l’embêtes régulièrement mais il s’en plaint de moins en moins, semblant se faire à ton comportement un peu trop extraverti et chiant. Quant à toi, même si tu évites de trop le montrer, tu t’inquiètes pour lui. Les conséquences de ses choix, celles d’être avec toi, cracmol chiant, fils de mangemort et tant d’autres choses.

Tu préfères ne pas répondre, restant simplement blotti contre lui. Même si tu as parfaitement compris que lui n’était pas trop du genre câlins. Tu l’as tout de suite vu, aux réactions de son corps, mais tu as été plus têtu que lui. Et aujourd’hui tu as gain de cause en réussissant à te blottir tout contre lui sans qu’il ne cherche à te repousser. Et tu comptes bien rester là. Avant de craquer et de déposer un baiser dans son cou, puis de lui voler un baiser. Espiègle, comme toujours, avec simplement moins d’énergie que d’habitude. La fatigue a eu raison de ton trop plein d’énergie habituel. Et si tu en as trouvé suffisamment pour le rejoindre, sous prétexte de profiter d’un peu de crème glacée, au final tu préfères changer ton fusil d’épaule. Quelques heures dans un lit, sous une couette et bien au chaud te fera bien plus de bien que se caser dans un coin et vider sa réserve de crème glacée. Et il trouve cela raisonnable. Tu ne peux retenir un sourire…

-Tu vois que je sais l’être, parfois…

Parfois, oui. Pas tout le temps. Et heureusement que tu ne l’es pas tout le temps, ta vie en serait tellement ennuyeuse. Sa main glisse dans la tienne et tu refermes instinctivement tes doigts sur les siens, te laissant entraîner à l’étage, dans sa chambre. La lumière ambiante ne t’agresse pas les yeux, c’est bien agréable. Mais tu n’as pas le temps de trop t’arrêter sur la décoration que tu connais déjà de toute manière. Non, tu préfères le laisser te déshabiller - tu l’aides tout de même - tout en répondant à ses baisers. C’est agréable. Et puisqu’il disparaît sous sa couette, tu l’y rejoins, te blottissant contre lui. Il est tout chaud, c’est tellement agréable. Tu espères pouvoir t’endormir ici. Et il te surprend en te demandant pardon, alors qu’il l’a déjà fait par sms tout à l’heure. Tu arques un sourcil. Puis tu souris.

-Je peux comprendre… Mais je pense que si un jour il y a quelque chose de vraiment grave, je ne ferai pas dix-mille détours… Je pense.

Tu penses oui. Tu peux être extrêmement direct quand tu veux, surtout quand quelque chose ne va pas. Mais autrement, tu aimes les détours, tourner autour du pot sans clairement évoquer le principal sujet. Oui, tu peux le lui accorder, tu n’es pas toujours très facile à cerner ni très facile à vivre avec tes satanées touches d’humour - parfois qui ne font rire que toi. Le pauvre… Mais il finira par s’y faire, tu n’en as aucun doute. Il finira par te comprendre, au moins en partie. Et qui sait, peut-être qu’un jour il finira par découvrir toutes les facettes de ta personnalité. Et ce jour-là, oui, peut-être qu’il aura une réelle raison de s’inquiéter.

Il se décale un peu, tu en fais autant pour rester au plus confortable contre lui. Paupières fermées, bercé par son rythme cardiaque, tu te sens calme. Apaisé. Tu n’attends plus que le sommeil. Mais lui qui se plaint tant de ces mots qui t’échappent sans arrêt, il ne semble pas être du même avis puisqu’il te pose une question. Qu’est-ce qui ne va pas ? Réellement ? Ton regard refait son apparition, lorsque tu sens sa main glisser sur ta joue pour finir dans tes cheveux. Un frisson remonte le long de ta nuque. Douceur, comme pour compenser la brutalité de sa question. Quand à toi, tu cherches tes mots. Tu prends le temps de les peser.

-J’ai peur… souffles-tu.

C’est la stricte vérité. Tout comme c’est extrêmement vague. Peur de quoi, Saiph ? Du passé, de ses conséquences sur l’avenir. Tu as peut-être été un privilégié, tu n’en as pas moins souffert. Tu n’étais autrefois qu’un petit garçon, mais ce pseudo Mage Noir t’a rappelé de bien mauvais souvenirs. Être consigné au manoir, surveillé par les Aurors. Et toutes ces choses horribles dont parlait ton frère. À la radio, les annonces de meurtres, la propagande que ta mère déplorait, ton père absent… Tu crains que cette histoire n’ait des retombées sur ceux qui ont eu un lien avec les mangemorts. Autrement dit, ta famille, entre autres. Que la peur et la colère des habitants de Birmingham se tourne vers tes semblables et qu’ils se mettent dans l’idée de devoir finir ce qu’ils ont commencé : massacrer ceux qui ont participé à l’ancienne guerre entre Mangemorts et Ordre du Phénix, le premier du nom, du mauvais côté de la balance. Même ceux qui n’ont finalement pas participé. Mais il n’y a pas que cela, et tu te dois de le lui expliquer, au moins un minimum.

-Avec ce qu’il s’est passé lors de la purification de masse… Avec ce pseudo retour du Mage Noir… C’est un coup à lancer la haine contre ceux qui, comme moi, ont un lien avec ceux qui lui sont associés. Même si nous n’avons jamais rien fait… Et d’un autre côté, il a aussi poussé à la haine envers nous autres qui avons échappé à l’esclavage… Si son coup de poker fonctionne, qui va tout prendre ? Moi je m’en fiche un peu, mais ma soeur et ma nièce, je ne veux pas qu’elles subissent tout ça… Elles ne méritent pas ça, de perdre ce qui a été construit à force de sacrifices…

Tu es ainsi : tu ne te fais jamais vraiment de soucis pour toi. Toi, c’est un peu comme si cela t’importait peu. Tu passes après les autres, tes proches avant le reste. Si on a besoin de toi, malgré tes dires, tu peux tout envoyer valser à la dernière seconde pour être là. Et tu l’as déjà fait. Et tu continueras à le faire. Pour Evan aussi, même si une petite voix au fond de toi te dit qu’il est bien trop fier pour te demander de l’aide. Ton regard se lève vers lui, s’accroche au sien tandis que tu te mordilles la lèvre. Puis tu baisses à nouveau les yeux, vers ce bracelet à son poignet. Deux de tes doigts glissent alors dessus, doucement, comme si tu craignais de lui faire mal.

-Ca aussi, ça m’inquiète… Je ne sais pas s’il y a de réels dysfonctionnements. Je n’ai pas eu l’occasion d’étudier la magie. Mais il y a une interrogation que j’ai toujours eue, même moi, le cracmol : est-ce que brider quelque chose qu’on a en soi peut réellement se faire sans conséquences ? Je n’ai pas de réponse, mais j’aurais tendance à répondre que non…

Tu parles beaucoup, Saiph. Comme toujours, pourrait-on dire. Tu as toujours beaucoup parlé, mais tu dévoiles rarement ce qui te torture l’esprit. Tu ne lui as pas encore dit que, avec tes cauchemars, ton évident manque de sommeil qui commence à avoir de fâcheuses conséquences sur ta santé, tu as l’impression que tu vas finir par totalement correspondre à l’idée qu’on s’est toujours fait des tiens : une famille de cinglés. Depuis la purification, tu es encore plus distrait que d’habitude, tu ne sors plus de chez toi, préférant te perdre dans les douces mélodies tirées de ton violon… Tu lâches son bracelet, blottissant ta tête dans son cou, y déposant quelques baisers…

-Excuse-moi, je sais que je parle trop… Il faudrait que j’arrive à vraiment dormir… Ca irait peut-être mieux après une bonne nuit sans cauchemars… Et si ça n’arrive pas… Bah tu finiras par avoir un vrai cinglé sur les bras ? Parce que je le suis déjà un peu, ça je ne m’en cache pas.

Tu essayes de faire de l’humour, une fois de plus. Tu ne peux pas t’en empêcher, tu es ainsi. Tu n’aimes pas parler de tes problèmes, tu n’es pas de ceux qui y perdent des heures. Au contraire, tu t’en fais un coussin sur lequel tu t’assois et tu ne baisses plus le regard, histoire de ne plus y faire attention. Mais tu connais bien Evan, il va vouloir comprendre, il risque d’insister, de creuser…
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Dim 29 Oct - 23:25

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Tu l'as rarement vu ainsi. Inquiet, fatigué. Peut-être un peu las aussi. Tu as mal réagi à sa blague, oui, avant de réfléchir pour te rendre compte qu'il y avait plus que ça. Plus qu'une histoire de blague, qui dans le fond, n'était qu'un appel à l'aide. Tu t'en rends compte maintenant qu'il est là, les yeux cernés par la fatigue et le teint pâle. Le corps un peu affaissé et le sourire fané sur les lèvres. Il te fait la peine, même si c'est un sentiment que tu ne comprends pas encore vraiment. Tu as du mal à en saisir toutes les subtilités, toi qui d'ordinaire, traduis tout par la colère ou la haine. La souffrance ? Elle devient colère. L'amour ? Il devient haine. La joie ? Se décline en cynisme. Pour l'instant, tu te fais doux et compréhensif. Un mélange dont tu n'as pas tellement l'habitude, mais tu fais cet effort pour lui. C'est comme si le moindre geste un peu brusque pouvait le briser ou le faire fuir, et tu refuses de lui faire ce mal. Tu le débarrasses de ses vêtements, vous finissez blottis entre tes draps et tu ne demandes rien de plus. Ah, si, en réalité, tu lui demandes pardon. Pour ta réaction – une fois de plus – excessive. Pardon pour l'avoir envoyé balader sans plus de considération. Tu t'es inquiété oui, tu veux bien l'admettre. Et sa remarque t'arrache un sourire, même si tu peines à y croire. C'est bien le souci avec Saiph, tu l'as rarement connu sérieux et il est parfois très difficile de lire entre les lignes avec lui, tant il est imprévisible.

Tu le gardes contre toi, tous deux enveloppés dans le silence nocturne et le calme de ta chambre. Étendu sur le dos, le brun blottit contre toi, ton bras passe par dessus ses épaules pour le garder plus proche. Comme pour t'assurer qu'il ne prendra pas la fuite. Qu'il restera, jusqu'à demain, et plus longtemps s'il le faut. Ces petits gestes de tendresse pourtant, ils ne te ressemblent pas, Evan. Ils font écho à une personne que tu as été, mais que tu n'es plus aujourd'hui et ça, c'est perturbant. Cependant, pour l'instant, tu as autre chose à penser. Lui par exemple. La réelle raison de son trouble, de sa présence ici. Tu veux qu'il te parle de ses démons et de ses cauchemars. Tu veux porter un peu de sa peine et de ses craintes, si ça peut l'aider à aller mieux. Sa réponse est courte et étonnante, pourtant tu n'es pas surpris. Tu as envie de lui dire que tout le monde a peur. Que c'est normal, surtout après ce qu'il a vécu, surtout après la mort du prince. Il finit par détailler sa réponse, déballer des éléments qui une fois de plus, ne sont pas une surprise. L'événement l'a réellement perturbé. Le retour de ce pseudo mage noir aussi. Il a peur, pas tant pour lui, mais pour sa famille. Tu peux – non, tu pourrais le comprendre, si tu en avais encore une, de famille.

Tu glisses doucement une main sur sa joue, ton pouce effleurement distraitement sa peau alors que tu cherches à capter son regard. « Tu le sais, je ne laisserai personne te faire de mal. » Et par extension, sa soeur, sa nièce, ses chiens et qui il voudra bien. Tu es un animal dangereux Monroe, mais encore mieux, tu es quelqu'un qu'on craint. Parce que tu fais facilement peur et que tu inspires la terreur bien volontiers, notamment. Mais aussi car tu verserais bien du sang pour protéger les personnes auxquelles tu peux tenir. Pour protéger Saiph, en somme. « Rien ne dit que son plan fonctionnera, s'il avait un plan d'ailleurs. Tout le monde est plutôt tourné vers la mort prématurée du Prince, tu sais. Et de toute façon, tu n'as rien à te reprocher. » Ton sourire se veut doux et rassurant. Tu as envie de croire que Saiph n'a rien à se reprocher oui. Le contraire te ferait bien du mal et tuerait toute confiance que tu peux avoir en lui. Enfin, tu ne veux pas penser au pire. C'est pour ça qu'une fois de plus, toute ta concentration va sur lui. Sur ses paroles, ses gestes. Le moindre changement au creux de son regard ou dans l'expression de son visage. Tout ce que la fatigue n'a pas encore trop entamé, même s'il semble épuisé.

Une main qui glisse sur ton bras, rejoint le bracelet. Toi aussi, ça t'inquiète, cette histoire de purification. Tu es bien content de savoir qu'il ne porte pas le bracelet, car ta source d'inquiétude serait double. Tu te rallonges correctement sur le dos, tout en gardant ce bras rassurant par dessus ses épaules. Le bout de tes doigts effleure distraitement sa peau et tu regardes le plafond de ta chambre. « Je crois que ça inquiète beaucoup de gens, tu sais. Moi aussi, ça m'inquiète. » Avoues-tu d'un ton doux, presque secret. Tu n'es pas du tout du genre à dévoiler tes angoisses, mais ce bracelet t'a rendu affreusement malade, tu ne l'oublies pas. Tu te pinces légèrement les lèvres, posant ton regard clair sur sa personne. « Je vais essayer de me le faire retirer. Ce n'est pas très légal et ce sera sans doute douloureux mais...Je ne veux plus prendre le risque de tomber aussi malade. Qui sait ce qui pourrait se passer la prochaine fois. » Tu le détailles, laissant un soupir fatigué t'échapper. Qui sait oui. Qui sait ce que ce bracelet pourrait te faire. Tu n'as pas tellement posé de question, quand on te l'a mis. Parce que c'était normal, parce que tu faisais confiance à l'Ordre... Mais aujourd'hui, tout a changé.

C'est un sourire amusé qui fleurit doucement sur tes lèvres à sa dernière tirade. Il tente la carte de l'humour, mais ce soir, ça ne t'amuse pas. Ce soir, ça te fait mal au cœur. De le voir dans cet état là. De l'imaginer, profondément bousillé parce que personne n'aura assez fait attention à lui. Tu bouges pour te faire un peu plus proche encore. Pour incliner ton visage vers le sien, effleurer son visage, caresser ses lèvres des tiennes avant de lui voler un baiser. « Un peu cinglé oui. Mais c'est comme ça que je t'apprécie. » Apprécie oui. Car dire aimer, c'est encore trop difficile pour toi. C'est comme mâcher du verre ; ça t'écorche les lèvres.Tu te redresses en prenant équilibre sur tout un côté, sur un coude. Ton autre main glisse le long de son torse, son flanc et ton sourire est emprunt d'une pointe de malice. « Mais sans ça, on en serait peut-être pas là aujourd'hui. » Regard doux et attentif qui s'ancre au sien. Tu te veux chaleureux et rassurant. Tu seras là, oui. Toujours, même dans les moments les plus sombres, aussi longtemps qu'il voudra bien de toi. « Sans ça, cette histoire n'aurait peut-être jamais commencé. Une vie sans moi ? Tu imagines l'horreur ? » Tu ris doucement, tentant la carte de l'humour, même si c'est plutôt son domaine d'habitude, quand toi tu préfères le sarcasme. À vrai dire, tu penses que c'est plutôt le contraire. Qu'il serait plus heureux avec quelqu'un d'autre, plus heureux sans toi. Mais ça non plus, tu ne veux pas y songer. Tu te noies encore dans ses yeux. Quelques secondes, peut-être des minutes, à conserver ce petit sourire, à juste l'observer pour le plaisir des yeux. « Allez, essaye de dormir un peu. » Un bref baiser pour dire bonne nuit et tu te blottis contre lui une fois de plus, dans l'espoir qu'il parvienne enfin à s'endormir et à se reposer.

-----◊-----

Dix heures du matin. Il est très rare que tu te lèves aussi tard, d'habitude, tu es debout bien plus tôt. Généralement sur le coup de six ou sept heures, des habitudes bien ancrées, une rigueur quasi militaire intégrée dans ton horloge biologique. Mais cette nuit a été particulière, coupée par sa visite, écourtée par vos discussions nocturnes. Alors ce matin, tu as mis de côté tes plans et là tu termines de dresser la table, avant d'aller réveiller la marmotte. Tout est parfaitement aligné sur la table. Un peu trop sans doute. À la manière d'un maniaque, ou toute autre personne que le détail perturbe. C'est peut-être aussi car tu n'as pas l'habitude de faire ça. Pas l'habitude de mettre la table pour deux, encore moins pour un petit déjeuner. Avant, chez d'autres, tu avais déjà fui au petit matin. Mais Saiph... Saiph, il a remis tout cela en question. Ces détails, ces habitudes... Il a tout chamboulé et pris une place terrible dans ton existence, sans même que tu ne t'en rendes compte. Tu laisses l'eau chauffer et tu rejoins enfin la chambre. Réveil en douceur ? Qui a dit que tu étais devenu aussi adorable ?

Tu préfères sauter sur le lit, venir l'emmerder pour provoquer quelque chose chez lui. De l'agacement, de la bonne humeur. Tu t'en fiches, tant que l'échange est bien vivant. Qu'il te bouscule, te gifle, t'embrasse, te sourit... Tant qu'il va bien, tant qu'il réagit encore, c'est tout ce qui importe. « Debout marmotte. » Des baisers que tu déposes dans son cou, sur ses épaules, son torse ; chaque parcelle de peau qui t'est donné de conquérir de ces petits gestes de tendresse qui ne te ressemblent pas. Tes mains passent sous la couette, cherchent ses flancs pour le torturer de quelques chatouilles. Tu es rarement d'aussi bonne humeur. Rarement aussi expressif. Tu n'es pas tellement dans la démonstration d'habitude, mais aujourd'hui comme cette nuit, tu fais des efforts, pour lui. Tu te laisses finalement retomber à moitié sur lui, à moitié sur le matelas. « Alors, tu as pu dormir un peu ? Ça t'a fait du bien ? » Oui, tu restes un peu inquiet malgré tout. Mais c'est ce qui compte pour toi ; qu'il aille mieux, qu'il reprenne la forme et ce côté pétillant que tu lui connaissais jusque là. « Le petit déjeuner est prêt, si tu as faim... » Un autre baiser volé, juste comme ça, pour la route. Tu ne cesses pas de le détailler. Tu as tellement changé pour lui, Evan...
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Dim 19 Nov - 2:01

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TON PATRONUS: serait un pinson, bien évidemment.
COMPÉTENCES:




Petit à petit, tu dévoiles ce qui te perturbe, te mets tant mal à l’aise : tu as peur. À cause de tout ce qu’il s’est passé à la purification de masse. Tu as peur que les mages noirs reviennent, créent à nouveau des problèmes, que la haine se reporte une nouvelle fois sur ta famille, sur vous qui avez pour seul crime d’être de la famille des serviteurs des ténèbres. Tu refuses de revivre ça, tu refuses que ta famille subisse à nouveau les conséquences des choix de ton père. Mais si cela arrive, tu sais parfaitement que tu ne pourras rien faire d’autre que te débattre un peu, mais surtout subir, vous serrer les coudes entre victimes et faire de ton mieux pour prouver qu’ils se trompent, que vous n’êtes pas des monstres. Sa main glisse sur ta joue, t’arrachant un frisson. Que veut-il donc ? En savoir plus ? Te rassurer ? Cela ressemble tellement peu au Evan que tu as rencontré il y a déjà plus d’un an. Il a tellement changé… Petit à petit, jamais d’un coup, mais détail par détail, tu ne peux que constater que cela lui va mieux… Ton regard se perd un peu dans le sien, tandis que ses propos t’arrachent un sourire espiègle…

-Ah bon ? Non, je ne savais pas, tu m’apprends quelque chose.

Tu lui tires légèrement la langue. Malgré ta fatigue et ta peur, tu n’en restes pas moins Saiph Avery. Mais ce petit air espiègle qui te va si bien s’essouffle bien vite, laissant place à à tristesse.

-Tu ne peux pas tout faire, Evan… Ton effrayante carrure de saumon blond n’arrêtera pas tout le monde, ça je le sais aussi…

Finalement, tu n’as pas pu t’empêcher de placer une touche d’humour. Tu as l’air d’aller un peu mieux, à ses côtés. Tu ne saurais dire pourquoi sa présence t’apaise autant, te calme. Tu as besoin de lui, et c’est légèrement effrayant. Tu as eu la chance d’avoir du monde autour de toi, des personnes qui t’ont élevées, qui t’ont éduquées et aimées, même si elles n’étaient pas ta propre famille. Mais tu n’as pas le souvenir d’avoir autant apprécier la présence de quelqu’un. Et c’est parce que tu te sens bien que tu ne réponds pas à ses propos suivants. Oui, peut-être a-t-il raison, peut-être la mort de ce pauvre prince éclipsera-t-elle le reste. Et non, tu n’as rien à te reprocher. Tu n’as rien fait, jamais rien de plus grave que quelques remarques cinglantes ici et là, quelques insultes, et… Si, être responsable de quelques morsures de la part de tes chiens, toujours sur ton ordre sur des personnes s’étant invitées d’elle-même dans ta maison. Rien de plus grave. Ton dossier est parfaitement clean et rien de pèse sur ta conscience. Rien d’autre que cette angoisse qui ne te quitte pas.

Parlant d’angoisse, de tes peur. Tu orientes le sujet sur cette chose à son poignet, ce bracelet qui ressemble tant à celui que ta soeur et ta nièce portent. Cette chose sujette à tant de débats, tant de positions mitigées. Tu as peur de ce que cela pourrait provoquer. Peur qu’ils rendent effectivement malades leurs porteurs. À ce geste, il se repositionne sur le dos, son bras toujours autour de tes épaules, et tu en profites pour te caler un peu mieux contre lui, l’écoutant. Lui aussi, cela l’inquiète et il compte bien s’en débarrasser. Tu ne peux t’empêcher de te mordre la lèvre, légèrement inquiet. Tu sais que ces bracelets sont enfoncés dans l’os, de façon à ce qu’ils ne puissent pas être "perdus" malencontreusement par leur propriétaire. Ou retirés de force. Tu hésites, glisses un main sur son poignet sans effleurer le fameux bracelet.

-Fais ce qui te semble le mieux… Mais si tu le fais illégalement, trouve quelqu’un qui s’y connaît… Si c’est mal fait, j’ai peur que ce soit pire que tout…

Tu n’es pas médecin, tu n’y connais rien. Tu n’es qu’un violoniste professionnel, rien qui puisse lui être utile dans ce genre de circonstances. Tu n’aimes pas ce genre de situation, tu n’aimes pas te sentir impuissant, inutile. Et tu l’es actuellement, pour tous ceux à qui tu tiens. Tu n’as que ton intuition et ton caractère pour faire face aux événements, rien qui ne soit utile à qui que ce soit. Pas même à toi. Tu es fatigué. Epuisé. Tu lui en fait d’ailleurs la remarque : il est grand temps d’essayer de dormir, chose que tu es initialement venu chercher chez lui, après sa compagnie. Mais comme d’habitude, tu lâches une touche d’humour noir, pour ceux qui connaissent ta famille. Cinglés. Tel est le mot qu’on employait en parlant des tiens et qui, tu dois l’avouer, continue à caractériser les tiens. Il se rapproche, son souffle se pose sur tes lèvres quelques instants, avant qu’il ne finisse par te voler un baiser. C’est comme cela qu’il t’apprécie ?

-Ne t’en fait pas alors, c’est dans mes gênes, je ne changerai pas de sitôt !

Plutôt que de rosir, tu ris. C’est plus fort que toi. T’apprécier parce que tu es cinglé. C’est une partie de toi, de ta personnalité, ce qui te caractérise. Heureusement qu’il apprécie cette part de toi, parce que tu sais que si tu peux le refouler quelques instants, tu ne pourras jamais faire disparaître cette caractéristique. Il change de position, et tu fais de même, te mettant sur le côté, sur un coude, afin de lui faire face. Sa main glisse sur ton torse et, une fois de plus, tu frissonnes, appréciant le contact de sa peau bien plus chaude que la tienne. Ses propos suivants t’arrachent un nouveau sourire, plus doux. Oui, peut-être que si tu n’étais pas aussi cinglé, vous n’en seriez pas là aujourd’hui. Quelle idée de coucher avec un patrouilleur pour qu’il cesse de fouiller sa maison, après tout. Puis se lier à lui… Ton regard se perd dans le sien. Le moment est calme, doux. Apaisant. Loin de ce qu’il dégageait, ce qu’il dégageait lors de vos premières rencontres. Quel changement… Tu ne peux t’empêcher de glisser une main dans ses mèches blondes, les remettant en ordre. Il a changé. Quoi ? Une vie sans lui ? Ton sourire s’agrandit un peu, tandis qu’un éclat de rire franchit tes lèvres.

-Oh oui, une vie sans oi, je me demande comment j’ai fait pendant toutes ces années !

Peut-être pas à ce point. Mais à présent, tu as du mal à envisager de ne plus le voir, de cesser tout contact avec lui. Il t’est devenu trop important. Mais tu ne veux même plus songer à une telle éventualité. Non, après un long contact visuel, tu préfères te blottir contre lui, ton visage dans le creux de son cou. Il faut que tu essayes de dormir. Essayes. Rien ne garantit que tu y parviennes, mais il faut au moins tenter le coup. Avec Evan en tant que coussin, tu imagines mal meilleures conditions pour te reposer. Tu déposes un doux baiser dans son cou.

-Bonne nuit…

C’est ainsi que tu fermes les yeux. Il faut que tu te reposes. Vraiment. Et c’est ce sur quoi tu veux te concentrer. Alors tu t’installes à moitié sur lui, torse contre torse, ton visage toujours dans son cou. Tu te sens bien ainsi. Et bien vite tu somnoles, enfin apaisé…

~~~

Un cri. Voilà ce qui t’échappe lorsque tu sens quelque chose sauter à côté de toi alors que, somnolant profondément, tu te reposais sans avoir connaissance de ce qu’il se passait autour de toi. Les yeux écarquillés, ton regard noisette paniqué se pose sur Evan. Qui est visiblement ravi de son coup. Debout marmotte ? Un grognement incompréhensible s’échappe d’entre tes lèvres, t’emparer de l’oreiller… Et le lui envoie en pleine figure, sans chercher à savoir si tu lui fais mal ou non - ce dont tu doutes, de toute manière.

-Crétin. Tu m’as fait peur… grognes-tu à son encontre.

Mais tu ne peux pas lui faire la tête bien longtemps, puisqu’il semble s’amuser à déposer tes baser un peu partout sur ton corps, sur chaque parcelle de peau nue. Il en profite même pour te chatouiller et tu te tortilles, protestant de manière inintelligible. Et pour la peine, tu le chatouilles en retour, espérant qu’ainsi tu puisses lui échapper et te réveiller correctement. Mais même si tu es dans les vapes, tu ne peux que constater qu’il a l’air d’excellente humeur. Et cela te fait sourire en retour. C’est un bonheur de le voir ainsi. Et finalement tu cesses de te débattre, riant sous les chatouilles, jusqu’à ce qu’il se laisse tomber à tes côtés.

-Je crois que je veux bien plus de réveils comme celui-ci… J’adore te voir d’aussi bonne humeur alors que je suis encore dans le lit…

Tu le contemples, glissant tes mains sur son torse. Tu n’as pas tellement envie de parler, alors à ses questions, tu te contentes de répondre en hochant la tête par deux fois, avant de venir te blottir contre lui. Tu es heureux, ce matin. Même si tu n’es toujours pas au meilleur de ta forme, tu as pu te reposer un petit peu. Assez pour retrouver ce petit sourire qu’il connaît tant. Oh, et donc le petit déjeuner est prêt. Ton sourire s’élargit. Tu t’installes donc à quatre pattes au-dessus de lui, déposant quelques baisers ici et là sur sa peau nue, tes mains glissent sur ses côtes…

-Tu as tout prévu, hein… Où est passé le vilain petit patrouilleur qui ne voulait même pas dormir à mes côtés, au début ? souris-tu, légèrement moqueur, avant de reprendre. Mais je crois que je préfère te voir comme ça… Ca te va bien…

Oui, cela lui va bien d’être plus doux, plus attentionné. Tu n’en as pas l’habitude mais tu peux très vite y prendre goût. Il ne faut pas pourtant, peut-être n’est-ce qu’une phase qui disparaîtra lorsque tu te sentiras mieux. Il ne faut pas que tu t’habitues. Il ne faut pas, non. Et pourtant, pourtant… Tu lui voles baiser sur baiser. Puis tu descends. Dans son cou. Sur son torse. Sur son ventre. Et c’est, espiègle, que tu te relèves avant d’aller plus loin. En sous-vêtement, tu quittes la chambre en te frottant les yeux, gagnant la cuisine sans vraiment regarder où tu mets les pieds, connaissant par-coeur son appartement. C’est ainsi que tu arrives devant la table, déjà prête. Tes joues se teintent de rose. Il a vraiment tout préparé, et cela te touche. Parce que depuis le départ de Rose, tu n’as plus cela et ce n’était pas dans la même intention. Mais ne t’emballe pas, Saiph. Avec Rose, cela a toujours été de l’affection et de l’amitié. Qu’en est-il d’Evan ? Tu ne peux pas te permettre de te faire d’illusions, même si tout porte à croire qu’il tient un peu à toi… Le sentant dans ton dos, tu te tournes vers lui…

-En fait c’est pour ça que tu ne restes pas le matin d’habitude : t’as pas envie d’aller acheter le petit déjeuner ! Hé bien raté, vu qu’on est chez toi tu n’as aucune échappatoire possible.

Léger rire de ta part, tandis que tu te laisses tomber sur une chaise, t’empares d’un croissant et croques dedans avec avidité. Tu commençais à avoir vraiment faim, après la courte nuit que tu as passés. Entre tes cauchemars, les sms à 3 heures du matin, ton ptit tour en pleine nuit puis la conversation avec Evan… Oui, la nuit a été longue. Et ton estomac commençait tout juste à protester.

-Hhhhhhhhmmmmmmm… Trop bon. J’espère que je chamboule pas trop tout ton planning matinal. Tu aurais pu me réveiller plus tôt si tu avais quelque chose de prévu… fais-tu juste après avoir englouti ton croissant.

Tu lui adresses un petit sourire, même si celui-ci est gêné. Vu la lumière ambiante, la matinée est bien entamée et tu sais qu’il est de ces personnes qui se lèvent tôt, quand toi tu peux rester au lit jusqu’à midi étant donné que tu as régulièrement des concerts jusqu’au bout de la nuit. Cela t’a habitué à te coucher tard et à dormir toute la matinée. Sur ce point, vous n’avez pas tout à fait le même rythme, même si tu es bien obligé de te lever tôt lorsque tu dois te rendre au Conservatoire pour tes cours. C’est pour cela que tu te demandes si tu n’as pas perturbé toute son organisation de la journée… Même si tu aimerais bien la faire, cette fameuse séance film et crème glacée… Hé bien quoi ? Après tout, c’est ainsi qu’il t’a attiré chez lui.
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câlins, crème glacée et grasse mat ? ♪ Evan

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