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MS se veut évolutif, vous pouvez donc découvrir dans ce sujet toutes les modalités de ce système, allant des complots entre joueurs, aux fausses fiches qui renversent tout le jeu.

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 Rencontre et coeur brisé ◊ Evan, Saiph



l'impureté sera traitée et éradiquée
MUGGLE SUPREMACY ☾ ::  :: Harborne :: Résidences
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Dim 29 Oct - 10:51

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MESSAGES : 241 LOCALISATION : Quelque part dans Birmingham, occupée. EMPLOI : Purificatrice au service du Gouvernement Anglais.

carnet personnel
DANS TA POCHE: Un miroir de poche, un rouge à lèvres sanguin, et quelques chewing-gums.
TON PATRONUS: Sans aucun doute une oie.
COMPÉTENCES:


Elle avait passé une matinée très intéressante au travail, sa dernière matinée de la semaine à vrai dire. Vendredi matin venait de toucher à sa fin, et voilà qu’elle partait déjà du Centre de Purification. Elle n’avait plus rien à y faire. C’était le glas de ses vacances et des quelques jours qu’elle allait s’octroyer. Autant dire qu’elle comptait en profiter et démesurément. Elle commença d’ailleurs par manger dans un restaurant, puis faire quelques emplettes. Avant de tout mettre dans sa voiture et d’aller jusqu’à la demeure de Monroe. Elle avait envie de s’amuser. De profiter. Autant dire qu’elle n’allait pas cracher sur une bonne partie de jambe en l’air. Monroe et elle c’était, particulier. D’autant plus depuis qu’il était persuadé que ses symptômes étaient liés à son bracelet de purification. Toutes les analyses faites à ce sujet avait confirmé qu’il n’était en rien responsable de ses symptômes et que le retirer ne ferait qu’aggraver sa magie. Elle lui avait fait part de toutes les informations venues à sa personne et de tout ce qu’il lui avait été affirmé. Qu’il la croit ou pas était une autre histoire, mais elle lui avait affirmé ne rien pouvoir faire à ce sujet. D’autant plus qu’avec les temps qui courraient, retirer un bracelet de purification nécessitait désormais tout une paperasse administrative longue et fastidieuse. D’autant plus comme, dans le cas d’Evan, elle n’était motivée par aucune raison médicale. Autant dire qu’il n’avait aucune chance de le voir être retiré de son poignet. Mais ça, il n’était pas prêt de le comprendre.
Enfin. Elle n’allait pas chez lui pour le lui expliquer. Elle allait chez lui pour profiter de son corps. Un petit sourire sur le coin de son visage de porcelaine, elle gara sa voiture en bas de chez lui. Rapidement, elle monta les marches de son appartement et sonna à sa porte d’entrée. Lorsqu’il lui ouvrit, sourire coquin sur le bout des lèvres, elle est ravie de le revoir. « Evan. Je ne te dérange pas ? » Et de toute façon, même si c’était le cas, elle s’en fichait. Faisant quelques pas vers lui, féline, elle posa une main sur son épaule, ses yeux océans plongés dans son regard. « Je peux entrer ? »

NB : et voici notre sujet @Evan Monroe, @Saiph Avery, ne vous disputez pas pour y répondre surtout En espérant que ça vous aille et désolée pour la longueur


Un jour je t'expliquerai pourquoi le sang qui coule dans tes veines se diffère tellement du mien. Un jour tu comprendras qu'il n'y a parfois que quelques gouttes qui font toutes une vie de pureté. — .
il n'existera ni limite
ni frontière
à la purification.
de tes maux
tu seras soulagé.
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Dim 29 Oct - 23:12

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MESSAGES : 358 LOCALISATION : toujours en mouvement, un oeil sur tout ce qui l'entoure. EMPLOI : monstre à temps partiel, patrouilleur pour l'ordre autrement. a quitté l'ordre il y a quelques mois maintenant.

carnet personnel
DANS TA POCHE: des clopes, un briquet, des clés, un portable et deux ou trois papiers à balancer
TON PATRONUS: un ours très, très grumpy.
COMPÉTENCES:


Te pousser dans une flaque de boue ? D'autres ont fini à l'hôpital pour bien moins que ça. Mais Saiph étant Saiph, tu l'as pris avec un avec un sourire et tu l'as entraîné dans ta chute. C'est dingue de voir à quel point tu as pu changer pour lui, Monroe. Tu t'en es à peine rendu compte. On dit que c'est comme ça que ça commence, les histoires d'amour. Des petites touches, des changements invisibles et le jour d'après, on dit je t'aime. Tu n'en es pas encore là, parce que ça t'angoisse, parce que ça ne te ressemble pas, parce que ce n'est pas toi. Mais qui es-tu désormais ? Une autre question à laquelle tu es incapable de répondre. Et ce n'est peut-être pas plus mal. Un dernier baiser volé et tu l'abandonnes sous l'eau de la douche italienne, peu importe combien il proteste. « Oh que non Avery, je ne vais pas te faire ce plaisir. Tu ne crois pas que tu as assez joué avec l'eau pour aujourd'hui ? » En réalité, tu pourrais bien rester avec lui. Une partie de toi en crève d'envie, mais une autre veut l'en priver, juste pour le frustrer, l'agacer, par pur amusement.

Tu termines d'enfiler ton pantalon tandis qu'on sonne à la porte. Tu fronces les sourcils, te demandant bien qui peut venir jusqu'à chez toi maintenant, toi qui n'attendais personne. Tu laisses Saiph dans la salle de bain et tu embarques ton t-shirt pour rejoindre la porte d'entrée. L'esprit ailleurs, tu ouvres la porte avant même d'avoir enfilé ton haut. Porte qui s'ouvre sur elle. Elle, oui. Valyra. Aussi délicieuse que d'ordinaire. Tes yeux s'arrondissent parce que non, tu ne t'y attendais pas. Tu termines d'enfiler ton haut, les cheveux encore mouillés, les questions au bord des lèvres. Si elle ne dérange pas ? « Heu. Je. Non enfin... » Oui, si, bien sûr qu'elle dérange. Mais comme trop souvent, tu te laisses happer par tes pulsions, par cette sublime vision qu'elle te laisse par sa simple présence. Trop proche, trop désirable, trop elle. Tu la laisses entrer sans prendre pleinement conscience que c'est là ta première erreur. Une erreur qui va te coûter très, très cher. « Tu... Pourquoi es-tu là ? » Pour le bracelet ? Pour le scandale que tu as fait lors de la purification de masse ? À en juger par l'attitude de la blonde, tu imagines sans mal qu'il s'agit de totalement autre chose. Quelque chose de plus physique, impliquant ton corps contre le sien et une passion dévorante. « Enfin pas que. Pas que tu déranges, pas vraiment c'est juste que je suis surpris que tu veuilles encore me voir, après ce qui s'est passé à la purification de masse. » Tu essayes de retrouver la face et un semblant de contrôle. Un sourire légèrement charmeur aux lèvres, tu tentes d'oublier que Saiph n'est pas loin, dans la salle de bain. Avec un peu de chance, cette histoire sera réglée avant même qu'il ne soit sorti de la douche, du moins tu l'espères. Et bon sang Evan, qu'est-ce que tu peux être naïf, pour une fois.

hj : mais non c'était parfait arrête ! @Valyra Chatterton @Saiph Avery
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Dim 29 Oct - 23:48

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MESSAGES : 174 LOCALISATION : Dans son bureau, à composer ou jouer du violon EMPLOI : Violoniste professionnel

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DANS TA POCHE: un paquet de clopes, mon téléphone portable et un diapason.
TON PATRONUS: serait un pinson, bien évidemment.
COMPÉTENCES:


Un bon bain de boue. Ce n’est pas comme si tu n’avais pas l’habitude, avec trois chiens. Tu ne comptes plus le nombre de fois qu’ils t’y ont envoyé, alors pour une fois que tu pouvais en faire profiter ton cher Evan, tu as sauté sur l’occasion. Et on peut dire que tu as bien rigolé, même après qu’il t’ait entraîné dans sa chute. Tous deux, couverts de boue, tout comme les chiens. Vous étiez beaux, tiens. Mais c’est le genre de petit détail qui égaye tes journées, qui te fait chaque fois un peu plus apprécier Evan, toujours un peu trop. Il a changé, en un an. Beaucoup, et en positif. Tu veux que cela continues, jusqu’à ce que puisses le sentir vraiment heureux. Jusqu’à ce qu’il ait oublié le patrouilleur, pour être enfin lui-même. Enfin, oui… En attendant, tu l’embêtes sous sa douche, essayant de le retenir sous l’eau alors qu’il essaye de s’esquiver.

-Alleeeeeeeeeez, reeeeeeeeeeste ! On est bien ici ! Et puis je suis sûr que je peux faire une sculpture sur ta tête avec du shampoing et tes cheveux !

Mais non, il ne reste pas pour la sculpture et c’est avec une moue boudeuse que tu le vois quitter la douche. Pff. Il n’est même pas drôle. Pour la peine, pendant qu’il s’habille, tu lui envoies plein de gouttes d’eau sur ses vêtements propres et secs. Na. Et même une ou deux bulles viennent s’écraser sur ses affaires. Oups ? Un peu. Ou pas en fait. Tu continues donc à l’embêter, jusqu’à ce qu’on sonne à sa porte. Tu fronces un peu les sourcils. Tu n’as pas le souvenir qu’il t’ait dit attendre quelqu’un, sinon tu aurais dans doute pris ta douche chez toi - même si manquer ces instants avec lui sous l’eau aurait été plus que dommage - mais comme il ne t’avait pas prévenu… Mais tu n’as pas le temps de poser la moindre question qu’il a déjà disparu. Hum… Un peu perplexe, tu te mordilles la lèvre, hésitant sur la conduite à tenir… Et finalement tu prolonges un peu ta douche. Ce ne sont pas tes affaires après tout.

C’est ce que tu te dis, jusqu’à te rendre compte que tu n’as plus aucune trace de savon sur ton corps. Tout ce que tu fais, c’est gaspiller de l’eau. Et tu es déjà réveillé, inutile de mettre l’eau froide à fond. Parce que oui, c’est ce que tu fais quand tu n’es pas au top de ta forme. Tu ne l’es pas, d’ailleurs. Mais être avec Evan te fait un bien fou. Cela te détend, te rend heureux, limite euphorique. Tu voudrais passer à l’étape supérieure, pouvoir rester avec lui, plus que ce que vous faites jusqu’à présent. Mais tu ne veux pas le brusquer. Il n’est pas prêt. Alors tu attendras le temps qu’il faudra. En attendant… Tu t’empares d’une serviette et patientes, espérant qu’Evan te rejoigne à nouveau afin que tu puisses lui sauter dessus…
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Lun 6 Nov - 19:56

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MESSAGES : 241 LOCALISATION : Quelque part dans Birmingham, occupée. EMPLOI : Purificatrice au service du Gouvernement Anglais.

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Evan. Fraîchement sorti de la douche. Elle ne dit rien, de toute façon, qu’aurait-elle pu lui dire ? Qu’elle était désolée ? Elle ne l’était pas. Tant mieux s’il s’était précipité – ou pas – pour venir lui ouvrir. Il est vrai qu’elle appréciait la surprise, d’autant plus après la scène qu’il avait fait à la cérémonie de purification. Elle haussa négligemment les épaules posant son sac à main sur la première table trouvée, ôtant sa veste et la posant sur le fauteuil que son regard trouva, remettant en place les quelques mèches de cheveux qui s’étaient déplacées. « Oh je ne t’en veux pas. » Elle esquissa un sourire poli. « Tu as été clairement très déplacé, mais je me doute que tu devais avoir tes raisons. » Haussement d’épaules négligée, elle passe sa langue sur ses lèvres, ses yeux s’arrêtant sur le corps de l’ex-patrouilleur, avant de revenir sur ses yeux. « Disons que dans ta situation aussi, j’aurai peut-être réagi de la même façon. » Elle savait pertinemment que ce n’aurait pas été le cas, ce n’était pas du tout sa façon de se comporter, mais bon. Elle n’allait pas non plus lui expliquer que sa réaction était disproportionnée, inutile et complètement inappropriée. Elle n’était pas là pour ça. « J’avais dans l’idée que, maintenant qu’on s’est disputés, on pourrait se réconcilier ; non ? » Elle lui fit un petit sourire coquin, s’avançant vers lui. Arrivée à quelques centimètres de son visage, elle remit une mèche –encore humide – en place, barrant son regard.
Valyra n’avait pas réellement de sentiments pour Evan, elle appréciait sa présence et la façon dont il se comportait à ses côtés. Le reste ne l’intéressait que très peu à vrai dire. Toute sa vie, en soit, n’était pas utile à la jeune femme. Elle le connaissait sous un autre angle, plus bestial, et ça lui suffisait amplement. Elle n’avait pas envie de s’engager dans une relation plus compliquée, d’autant plus quand elle savait qu’elle était vouée à se marier à l’une des grandes familles de Birmingham pour honorer sa famille et sa position sociale. Donc pourquoi perdre son temps à vouloir plus qu’elle ne pourrait jamais avoir ? Autant se contenter de ce que sa position et leurs corps pouvaient leur offrir.


Un jour je t'expliquerai pourquoi le sang qui coule dans tes veines se diffère tellement du mien. Un jour tu comprendras qu'il n'y a parfois que quelques gouttes qui font toutes une vie de pureté. — .
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Mar 7 Nov - 21:42

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Le cœur est fort mais la chair est faible. C'est pour ça que tu la laisses entrer, pour ça que tu te laisses prendre à ce jeu dangereux. Tu le sais pourtant, Saiph n'est pas loin. À quelques mètres là, bercé par l'insouciance et une image assez bancale de ta personne. Tu n'es pas quelqu'un de bien. Tu n'arrives même pas à te souvenir d'un jour où tu l'as été. Mais Valyra est là, parfaitement désirable. Son regard qui caresse ta personne avec indécence, son parfum qui t'envoûte, son intonation incandescente qui t'attire toujours un peu plus à elle, malgré l'interdit de la situation. Tu la laisses être proche et dangereuse parce que tu as besoin de ça dans ton existence. Besoin d'être exalté, besoin de plus que de l'amour. Triste à dire, difficile à admettre ; tu es un homme pour qui l'amour ne suffit pas. Tu es un peu surpris qu'elle ne s'étende pas plus sur le sujet de la purification, mais pas tant que ça au final ; elle a clairement autre chose en tête. Un autre chose qui t'aurait ravi, un autre jour. Tu la laisses être proche, tu te laisses avoir par ces beaux yeux de biche et ce corps qui ne demande qu'à être étreint. « On pourrait. » Que tu murmures à son attention. Une de tes mains longe son épaule, effleure sa clavicule pour remonter dans son cou. Tes doigts se referment doucement sur la peau délicate et pâle. Tu te laisses happer par le moment, au point de rapprocher ton visage du sien, au point de commettre une faute – une autre. Délicieuse erreur alors que tes lèvres rencontrent les siennes dans un baiser aussi fougueux que prohibé. Ça ne dure pas bien longtemps – ou peut-être que si. Juste assez pour sentir la brûlure dans tes reins, pour que ton cœur s'accélère et que tu veuilles resserrer un peu plus tes phalanges autour de son cou. Ça n'a rien d'amoureux. C'est une pulsion animale. Les endorphines qui glissent dans ton système. Mais à côté de ça, il y a ce petit picotement, comme des décharges qui s'attaquent à ton cœur. Qui te font comprendre que ça, c'est mal. Vraiment mal. Tu finis par te reculer légèrement, par la détailler, avec autant de passion pour elle que tu peux avoir de dégoût pour ta propre personne. Ça n'empêche pas ce léger sourire de fleurir sur tes lèvres, alors que la culpabilité te ronge de l'intérieur. « Mais je dois admettre que tu tombes plutôt mal... » T'es qu'un monstre, Monroe.
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Mar 7 Nov - 23:07

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Tu soupires un peu. C’est qu’il en met du temps à revenir. Ou il faut croire qu’il a vraiment un invité. Tu patientes encore un petit peu, puis tu entreprends de t’habiller. Tes vêtements sont étalés un peu partout, certains sont légèrement humides mais ce n’est pas grave. Jeans et t-shirt blanc à motifs égyptiens. Pour changer de tes tenues souvent farfelues, quand tu ne sors pas en concert ou en boite. Cheveux encore un peu humides, tu te recoiffes sommairement. Tes cheveux bruns rentrent sommairement dans le rang, quelques mèches partent encore dans tous les sens mais ce n’est pas grave, tu es un minimum présentable. C’est dans cette tenue que tu quittes enfin la salle de bain, pieds nus.

Tu finis par le trouver. Avec une fille que tu reconnais, pour lui avoir envoyé de la nourriture dessus il n’y a pas si longtemps. Qu’est-ce qu’elle fait là ? La réponse vient. Il l’attrape par la nuque. L’embrasse. Il. L’embrasse. Les couleurs qui avaient refait leur apparition sur ton visage disparaissent soudainement. Livide, tu les regardes sans bouger. C’est comme si ton coeur ne battait plus, n’apportait plus le sang jusqu’au cerveau. Tu tangues, te rattrapes au mur. Non, c’est un cauchemar. Evan ne peut pas te faire ça, pas après tout ce temps, pas maintenant, alors que tu es chez lui, devant lui… Non… Tu ne veux pas y croire, même si l’évidence te saute aux yeux. Tu n’es pas un idiot et encore moins du genre à te voiler la face lorsque tu la vérité s’agite sous ton nez. Ton coeur se serre. Brûle. Illusions, projets, tout éclate en mille morceaux, tombant au fond de ton coeur. Ce coeur qu’il poignarde visiblement sans le moindre remord. Tu le détestes. Tu les détestes.

-Je dérange à ce que je vois.

Tu n’es jamais que rarement en colère, Saiph. Mais cette fois, c’est la rage que tu as au ventre et au coeur, à la mesure de ta douleur et de ta déception. Le palpitant vibre, irrégulier. Et toi, tu fais demi-tour. Il reste un pull et des chaussettes dans la salle de bain. Tu les enfiles aussitôt. Te voilà prêt à partir. Et surtout, à ne plus jamais revenir. Malheureusement tu es bien obligé de repasser devant les deux blonds.

-Baisez bien, et allez en enfer. C’est normal que les chiens du gouvernement forniquent ensemble après tout !

Un ex patrouilleur et une purificatrice. Même camp. Mêmes bêtes. Dire que tu es connu pour être doux et courtois avec les demoiselles. Elle sera l’exception à la règle. Connasse. Poufiasse. Morue. Putain. Prostipute. Pétasse. Greluche. Et Evan. Sale connard. Chien. Bande de sales gueux. Les mots doux s’enchaînent. Tu les hais. Au plus profondément de ton coeur.

{HS : Pardon pour le vocabulaire, mais là j'ai pas d'autres mots pour décrire les pensées de Saiph. }
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Mar 14 Nov - 18:31

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« On pourrait ? » Relève la blonde, joueuse. A donc, pourrait. Pourquoi pas, ils peuvent ? Après tout, c’est évident que rien ne les retenait. Et lui faire croire qu’il était en mesure de lui résister pouvait – certes – être mignon, mais certainement pas réel. Il n’avait aucune chance. Encore moins quand elle avait envie. N’étant pas du genre à se laisser faire, Valyra obtenait toujours ce qu’elle voulait. D’une façon, ou d’une autre. Une de ses mains glisse sur son épaule, effleura sa clavicule et vient se nicher sur son cou. Son rythme cardiaque s’accélère, ses pupilles se dilate. Bien évidemment qu’elle en a envie. Evan et elle, ça a toujours été le genre de relation qu’elle a apprécié. Le genre de relation qu’elle ne pouvait pas avoir avec tous les hommes présents à Birmingham. Le genre de sexe dont on tombe rapidement accro. Et puis, Evan n’étant pas du genre à trahir – sans raison – la confiance de l’autre, elle était presque persuadée de ne rien craindre. Elle n’avait pas de raison de se méfier après tout. Pourquoi aurait-il avec elle un comportement déplacé, quand être « normal » lui donnait plus d’opportunités ? En soit, elle n’avait rien à craindre. A ce niveau-là, leurs pulsions se complétaient bien trop pour qu’ils puissent se retenir. Un bien, comme un mal, qu’ils acceptaient pleinement. Pire même, ils ne cessaient d’en redemander. Leurs lèvres se rencontrent, elle y mêle sa langue, une courte morsure sur sa lèvre inférieure, avant qu’il ne s’écarte légèrement. Moqueuse, elle hausse un sourcil taquin. Elle allait répondre à sa remarque, quand une voix se fit entendre derrière eux. Son sourire ne disparaît pas, ses pupilles plongées dans celle de son comparse du moment puis, finalement, elle retrouve son masque poli, bien éduqué, de purificatrice. Elle se retourne, ses yeux bleus tombent sur la personne d’un cracmol. Avery. Bien, étrange, mais elle n’en dit pas plus. Les goûts et les couleurs, après tout, ça ne se jugeait pas. Elle ne fit donc aucun commentaire, le laissa s’énerver – d’une grande bassesse au passage – et porta finalement son regard sur Evan, avant de redevenir à Saiph. Devait-elle se sentir outragée de ne pas connaître la vie de son partenaire sexuel ? Devait-elle en avoir quelque chose à faire, en réalité ? Certes, elle se plaisait à se voir comme une délicieuse tentation, mais si les sentiments qui les unissaient étaient suffisamment forts, jamais il n’aurait succombé à ses charmes. Donc, en soit, elle n’était en rien fautive. Mais ça, elle se garda bien de le dire. Déjà, parce que si Avery se séparait définitivement de Monroe, autant en profiter et, ensuite, parce qu’elle doutait que mettre la faute sur Evan arrangerait miraculeusement la situation. Au contraire, elle se disait qu’il remettrait sans doute plus facilement la faute sur elle et ça, à vrai dire, elle n’en avait que faire. Silencieuse, elle ne dit rien, ne prenant même pas la peine de s’écarter du patrouilleur. Gênée, pas le moins du monde, il n’y avait pas de pancarte indiquant la présence de son « amant » sur la porte d’entrée. Quand bien même, ça n’aurait sans doute rien changé.


Un jour je t'expliquerai pourquoi le sang qui coule dans tes veines se diffère tellement du mien. Un jour tu comprendras qu'il n'y a parfois que quelques gouttes qui font toutes une vie de pureté. — .
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Dim 19 Nov - 21:50

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Deux mondes qui entrent en collision avec une certaine violence. Tu n'avais pas prévu ça. Pas prévu qu'ils se rencontrent un jour. Pas prévu qu'elle vienne là aujourd'hui. Pas prévu de l'embrasser, ni même que le brun débarque à cet instant précis. La douleur roule comme des éclairs dans ses yeux. Ça t'arrache au confort de l'instant, aux lèvres douces de la blonde. C'était pourtant bon. Un peu sauvage, comme toujours. Beaucoup trop agréable. Et soudainement, tout ce que tu ressens, c'est un froid dont tu ne comprends même pas l'originer. Un lourd, très lourd manteau de froid qui te tombe brusquement sur les épaules. « Saiph, je... » 'Tu' quoi Evan ? Rien du tout. T'es bon qu'à te taire. À fermer ta grande gueule pour une fois et à contempler ton œuvre. Ta vie qui éclate, une fois de plus. Ce n'est pas nouveau, tu n'es bon qu'à ça. À tout détruire, tout bousiller, quand ça commence à aller bien. C'est pour ça que ça a toujours fonctionné avec Valyra ; elle ne t'a jamais demandé de l'aimer. Jamais demandé d'impliquer des sentiments. Une vague amitié aux subtilités charnelles, tout au plus. Mais pas d'amour, jamais. Deux mondes qui se rencontrent. Une relation de cœur et une relation de corps.

Valyra reste impassible. Droite, presque trop fière. Aussi plaisante que d'ordinaire, inatteignable, alors que toi, tu regardes ton monde partir en fumée. Tu te décomposes devant cet élan de destruction. Tu restes paralysé sur place. Trop proche d'elle, alors que tu voudrais te trouver à l'autre bout du monde. Tu lui jettes un regard noyé d'incompréhension, comme si tu cherchais de l'aide, là il n'y en a pas, de toute évidence. Puis tu t'avances. « Saiph attends. » Souffles-tu alors que les prémices de la colère commencent à tendre tes chairs. Tu t'avances vers lui, même quand il t'échappe. Tu finis par l'attraper par le poignet. « Je peux expliquer. » Tu tentes le tout pour le tout, parce que quelle autre option est-ce qu'il te reste, Evan ? Aucune, en effet. Et ce n'est certainement pas Valyra qui va tenter de te sortir de là, tu t'imagines bien. Le brun fait volte face, envoie son pied valser dans ton entrejambe, avec plus de force que tu n'aurais pu l'imaginer. Tu le lâches immédiatement, plié en deux, gémissant douloureusement en retenant une flopée d'insultes en serrant les dents. Il rassemble ses affaires, pour ce que tu peux voir. « Tu restes là. » Ordonnes-tu entre tes mâchoires serrées. Il ne semble pas décidé à t'écouter, ça te surprend à peine. Tu te redresses de toute ta hauteur, sans pour autant oublier la douleur qui irradie dans ton corps. « Putain Saiph, tu restes là ! » Balances-tu en haussant le ton, l'ordre qui claque sur ta langue. La voilà, la colère. Celle qui précède la violence, la tempête, la fin de tout.
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Hier à 17:54

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Rage, colère. Tu lui en veux tellement. Le palpitant s’emballe, le sang bat à tes tempes d’une manière bien trop incontrôlée, tu ressens chaque battement dans l’ensemble de ton corps. Tu ne te sens pas bien. Vraiment pas du tout. Mais il est hors de question de faillir devant eux. Il est hors de question de dévoiler combien tu souffres, alors tu laisses ta haine prendre le dessus sur le reste. Tout ira bien, tu vas rentrer, prendre quelques heures pour te promener, et ensuite… Ensuite… Tu ne sais pas. Tu t’en veux tellement de lui avoir fait confiance, d’avoir baissé ta garde, de t’être attaché à lui. Tu as fait une grossière erreur. Et ils restent collés l’un à l’autre en plus. Aucune honte, aucun remord hein ? Trahison assumée. Voilà qui n’est pas pour te calmer, pour tenter de maîtriser l’incendie qui te dévore. Tu rassembles tes affaires le plus rapidement possible, enfilant tes chaussures, attrapant ton manteau et ton écharpe tout en ignorant ses propos.

Tout du moins, jusqu’à ce que tu sentes une main se refermer sur ton poignet. Tu fais aussitôt volte-face. C’est lui, évidemment. Mais tu refuses qu’il te touche, qu’il pose ne serais-ce qu’une nouvelle fois une main sur toi. C’est fini tout ça. Définitivement terminé. C’est sans réfléchir, dans un mouvement instinctif provoqué par la tempête qui gronde en toi, que tu envoies violemment ton pied dans son entrejambe, avec plus de force que ce à quoi tu te serait attendu. Tu pourrais être surpris, mal à l’aise. Tu ne l’es pas. Au contraire, tu es plus que ravi de ta réaction.

-Garde tes explications. lui craches-tu au visage. Et j’espère que tu ne pourras plus te servir de ça et que votre tête à tête en sera gâché !

Tu n’es plus reconnaissable, Saiph Avery. Tu as certes déjà été en colère mais jamais à ce point, jamais à cause d’une blessure aussi profonde. On n’avait encore jamais réellement joué avec tes sentiments, tu as toujours fait de ton mieux pour te protéger, te détacher de ce monde trop cruel. Et cette première fois te fait bien du mal. Ta tête tourne, une main serre ton haut au niveau de ton coeur. Tu as mal et tu ne comprends pas pourquoi c’est ainsi. Manteau enfilé, écharpe autour de ton cou, tu es prêt à partir. Il t’ordonne de rester. Tu ne lui accordes pas même un regard, te contentant d’un simple haussement d’épaules. Non. Tu ne restes pas. Tu gagnes la porte d’entrée. Ta main est déjà sur la poignée lorsqu’il recommence. Un ordre, un de plus. Tu vois rouge et te retournes vers lui.

-Non mais tu me prends pour quoi là, à me donner des ordres ? Pour un gentil toutou ? Tu inverses totalement les rôles ! Et j’ai déjà trois chiens à la maison, j’ai TOUT sauf besoin d’un quatrième dans les pattes !

C’est cruel, Saiph. Mais tu n’en as que faire de ce que tes propos peuvent provoquer. Et au contraire même, tu as une sadique envie de le blesser, qu’il comprenne que ce qu’il vient de se produire ne se répétera pas. Jamais plus tu ne lui laisseras la moindre chance de te toucher, physiquement ou mentalement. C’est la dernière fois qu’il te voit chez lui, presque pacifiquement. Presque. Tes phalanges blanchissent autour de ton écharpe, ta main toujours au niveau du coeur, ce palpitant qui fait des siennes. De l’autre main, tu ouvres grand la porte, bien décidé à partir. Mais à la dernière seconde, tu fais à nouveau volte-face.

-Une chose. Si tu mets les pieds chez moi, je te jure que tu finiras à l’hôpital entièrement déchiqueté ! Et ça vaut pour ta copine. Tu tiens tant que ça à te complaire dans ce rôle dont on t’a affublé ? Parfait ! Je jette l’éponge ! Reste le monstre égoïste que tu es, ça a l’air de vous plaire à tous les deux ! Reste ce pion que l’Ordre a très certainement déjà remplacé par quelqu’un d’autre, quelqu’un qui lui aussi sera passé par la case lavage de cerveau. De toute façon c’est à ça que l’Ordre se résume : à détruire tous ceux à qui ils touchent, et par extension au reste de la population grâce à ses multiples pions sacrifiables et remplaçables à volonté. Mais puisque c’est ce que tu veux rester, très bien ! Tu as fait ton choix donc ne compte plus sur moi pour t’aider en quoi que ce soit ! Tu n’as qu’à compter sur elle tiens, même si j’ai un doute sur ses compétences.

Ne peux-tu pas te taire, Saiph ? Ne peux-tu pas juste partir ? Tu devrais pourtant, tu le sais. Le teint livide, la main crispée sur ton torse, tu as mal. Mentalement, physiquement. Rester ici te fait du mal, alors tu te fais enfin raisonnable et leur tournes une nouvelle fois le dos. C’est à peine si tu accordes un dernier regard incendiaire au blond. Et quelques nouveaux mots, les derniers, s’échappent d’entre tes lèvres, presque soufflés. Les entends-t-il ? Rien n’est moins sûr.

-Dire que j’avais fini par aimer l’homme que j’ai cru voir. J’ai été stupide. On ne m’y reprendra plus. Disparais de ma vie.

La porte claque violemment derrière toi, triste glas d’une relation de plus d’un an, avec ses hauts et ses bas. Mais tu n’y penses pas, tu ne veux pas perdre de vue ton actuel objectif : rentrer chez toi. Les escaliers, tu les descends en quatrième vitesse sans avoir la patience d’attendre l’ascenseur. En moins de deux, te voilà dehors. Mais cela ne calme pas tes palpitations, bien au contraire. Le rythme est trop rapide, anormal. Tu ne vas vraiment pas bien. Il faut que tu rentres chez toi…
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Rencontre et coeur brisé ◊ Evan, Saiph

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