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MS se veut évolutif, vous pouvez donc découvrir dans ce sujet toutes les modalités de ce système, allant des complots entre joueurs, aux fausses fiches qui renversent tout le jeu.

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 tomber dans les bulbes ❀ Wilheilm



l'impureté sera traitée et éradiquée
MUGGLE SUPREMACY ☾ ::  :: Brindleyplace
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Mar 30 Jan - 23:26

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MESSAGES : 53 EMPLOI : Esclave

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Mission en extérieur. Il est rare pour toi de quitter l’enceinte du palais alors tu en profites un peu, prenant un peu plus de temps que ce qui est prévu. Ce n’est pas grave, ce n’est pas comme si tu étais attendue dans la seconde par le jardinier en chef. Il t’a envoyée chercher des bulbes de plantes dans une boutique spécialisée, en ville. Tu traînes un peu, regardant les passant, les Purs dans leur vie de tous les jours. Ils sont agités. Enfin. C’est pire au palais. Jamais un instant de repos. Et ce n’est pas plus mal à vrai dire. Le pas vif, la tête haute tout en te faisant le plus discrète possible, petite ombre blonde dans les rues bordées de magasins aux vitrines alléchantes. Tu ne peux t’empêcher de t’arrêter devant une boulangerie de laquelle s’échappe une alléchante odeur de croissant chaud. Ton ventre gronde un peu. Tu as faim maintenant. Mauvaise idée, tu devrais continuer ton chemin. Pourtant tu restes là, à saliver devant les pâtisseries. Quelle tentation, à laquelle tu ne peux malheureusement pas céder…

Tu te fais violence et t’arraches à ta contemplation, reprenant ton chemin jusqu’à la boutique de plantes. Et là, tes yeux s’écarquillent devant les choix disponibles. TOUT CA ! Un grand sourire éclaire ton visage et tu fais le tour de la boutique, s'arrêtant devant chaque pot. Toi qui adores les plantes, tu te sens bien ici. Et tu connais la majeure partie des plantes disponibles. Tu en connais d’autres, donc tu t’arrêtes sur celles qui te sont inconnues, sans pour autant oser poser des questions au propriétaire de la boutique. Tu n’es qu’une esclave, tu n’as pas le droit de parler aux Purs sans autorisation. Tu lis plutôt les fiches techniques expliquant les caractéristiques, périodes pour les semer, terre et entretien nécessaire… C’est très intéressant ! Tu perds une bonne demie-heure à lire et retenir. Mais rapidement ta montre te rappelle à l’ordre : si tu prends trop de temps tu te feras taper sur les doigts. Alors tu te permets enfin de discuter avec le vendeur, lui expliquant que tu viens récupérer la commande du jardinier. Le voilà qui disparaît dans sa réserve… Et en ressort avec deux caisses et trois sacs remplis de bulbes. Une secondes, tu écarquilles les yeux. C’est tout ? Oui. Et déjà trop.

Retenant un soupir, tu embarques le tout, retournant dans les rues en faisant de ton mieux pour que le tout tienne en équilibre dans tes bras. C’est compliqué, tu dois faire appel à toute ta concentration et mobiliser tes forces pour ne rien laisser tomber. Les bulbes sont certes résistants mais moins il y aura de heurts et mieux ils germeront. Et il est plus que dans ton intérêt qu’ils arrivent intactes. Tu avances avec précautions, bien plus lentement que lors de ton précédent voyage. Mais avec tout cela dans tes bras, tu ne vois pas tellement où tu mets les pieds. Et si tu évites naturellement bien les passants, tu devrais te douter que ce ne sera pas éternel. Et cela se produit, au bout de dix minutes de marche.

L’impact est rude. Tu recules, tangues, déséquilibrée par les caisses. Et finis par tomber en arrière, les fesses sur le bitume. Grimaçant sous la douleur du choc, tu retiens avec peine le flot de propos qui s'échapperait naturellement d’entre tes lèvres. Saleté ! Non mais tu ne peux pas regarder où tu mets les pieds plutôt que de foncer dans les gens qui travaillent ? Tes lèvres restent scellées. Il faut absolument te taire, tu n’as pas le droit de parler, tu n’as pas le droit de tenir ce genre de propos, c’est trop osé pour une simple petite esclave telle que toi. Tes mèche blondes sont en désordre. Tant pis.

-Pardonnez-moi. Tout est de ma faute, je ne regardais pas où j’allais. Je vous en prie, veuillez me pardonner cette collision…

C’est ce qu’on attend de toi, c’est le comportement d’une esclave, plus encore, d’une esclave au service des Archdeacon se doit d’avoir. Tu ne lèves pas les yeux, rien qu’à regarder les chaussures et le bas du pantalon, tu sais que ce n’est pas une tenue d’esclave. Et pendant ce temps, des bulbes se sont échappés des sacs, roulant un peu plus loin. Oh non… Tes mains glissent dans tes cheveux, ordonnant sommairement les mèches sauvages, et tu fais de ton mieux pour attraper les bulbes fugitifs, sans oser te relever du trottoir. À quoi ressembles-tu, Fay ? À ce à quoi tu es censée ressembler : une petite chose fragile et soumise.
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Dim 11 Fév - 17:49

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Tomber dans les bulbes

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Il y a plein de façons de rencontrer des gens. Dans des bars, des restaurants, des boîtes de nuit, des zones touristiques, au boulot, à l’arrêt d’un bus ou sur le quai d’un port ou d’une gare. Dans un train. Dans un bateau. Partout et nulle part à la fois, en fait. Il y a différentes situations aussi, qui permettent ces rencontres. La caissière qui vous encaisse, ou l’inverse. Deux collègues qui prennent un café pendant une pause, aussi. Une demande au détour d’un coin de rue, lorsqu’on est perdu. Ou l’inverse. Il y a également la danse sensuelle du gars qui se mange un vent en discothèque. Mais la réciproque, dans ce cas présent, est plus rare. Mille et une manières de se rencontrer existent. Parmi elles, ce jour-là, tu auras choisi la plus « saugrenue » de toutes – et en même temps, la plus commune. Pourtant, rien n’indiquait ce matin-là que ça t’arriverait. Tu t’es levé, comme chaque matin, et tu as pris un café et une douche. Tu t’es habillé, avec classe – après tout, tu incarnes l’image du Gouvernement désormais –, en enfilant un costume trois pièces alliant le bleu de nuit au noir et au blanc. Et tu es parti, en ayant l’impression d’avoir oublié quelque chose. Comme d’habitude. Et, comme d’habitude, Ulyana t’a devancé. Levée alors que la nuit engloutissait toujours Birmingham sous son large chapeau de sorcier, partie alors que le jour peinait encore à vaincre la nuit. Toi, ça t’est égal. Ça t’arrange, en quelques sortes. Pas besoin de se répandre en bêtises sentimentales. « Je t’aime. Plus que toi. » « Non, ça c’est moi. » « Tu vas tellement me manquer… » « Oh mais toi encore plus… » Tous ces mots qu’on finit par se dire sans les penser. Vous venez pourtant de vous marier… Et toi, tu te comportes comme un mari aigri qui se traîne sa femme depuis plus de trente ans.

Mais que Diable es-tu allé faire dans cette galère ?

La mine morose, tu as décidé de ne pas tout de suite te rendre au travail. Tu fuis le monde, ce trop-plein de monde qui t’étouffe et te rend malade. Malade de rage contre cette bande de faux-culs et de larbins payés des milliards pour sucer la queue d’un type qui te colle la nausée pendant que d’autres se crèvent vraiment le cul pour lui en espérant ne pas mourir demain, tout ça à cause d’une foutue crise d’hystérie du putain de Bourgeois coincé trop habitué à vivre dans sa cage dorée. C’est à croire que certaines animosités résistent à l’amnésie. Parfois. La mine morose, c’est les yeux rivés sur tes chaussures que tu marches. Toi. Wilheilm Fawkes. Autrefois grande-gueule. Ne va pas t’étonner quand tu bousculeras cette pauvre esclave, alors, bougre d’idiot !

La collision a suffi à te sortir brutalement de tes pensées. L’œil hagard, presque vitreux, tu te dépêches de lui venir en aide en ramassant avec elle tous ces bulbes. Tu en gardes une bonne partie sur toi, songeant qu’avec tout ce qu’elle portait elle n’aurait de toute façon jamais réussi à rentrer à bon port sans le moindre incident. Quitte à l’avoir mise en difficulté, autant te montrer galant. Non ? Marié. Tu es marié. Est-ce que cela doit pour autant t’empêcher d’admirer de magnifiques œuvres d’art lorsque tu as la chance d’en apercevoir ? Absolument pas.

— C’est moi qui m’excuse, je ne regardais pas où j’allais. Ceci dit, avec ou sans moi, je pense que ces bulbes auraient connu le même sort… Qui a donc eu la merveilleuse idée de vous envoyer acheter autant, sans vous fournir quelque chose pour les transporter sans risque ?



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Dim 11 Fév - 21:01

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Tu t’attends à une protestation, des cris, voir des réprimandes. Tu y es prête, yeux baissés, fixés sur le béton du trottoir. Mais rien ne vient, à ta plus grande surprise. Ton agacement s’évapore, laissant place à de la surprise. Celle-ci grandit quand tu vois la personne bousculée s’accroupir et commencer à ramasser les bulbes qui prennent la fuite. Aussitôt tu l’imites, avant que certains ne roulent jusque sur la route et se fassent écraser ! Mais il ne faut pourtant pas que tu sortes de ton rôle, Fay. Tu dois rester la parfaite petite esclave, il le faut. Tout manquement à tes devoirs pourrait être catastrophique !

-Oh, non, ne vous abaissez pas à ramasser !

Et pourtant il le fait. Il les attrape et les garde. Il ? Avec des mains pareilles, tu supposes qu’il s’agit d’un homme. Généralement tes suppositions sont justes, rares sont les fois où ton instinct t’a trompé. Tu pèses le pour et le contre, les bulbes sont ramassés. Pendant qu’il prend la parole, tu ranges les tiens là où ils doivent être, différenciant sans mal les différentes espèces. Des excuses. Tu fais de ton mieux pour ne pas réagir, même si tu ne peux empêcher ton regard de quitter tes plantes pour se poser rapidement sur lui.

Tu te figes, interdite. Ce visage. Tu ne l’as jamais croisé en personne, mais tu l’as vu bien souvent dans les différentes sources d’informations. Wilheilm Fawkes. L’homme qui a défrayé la chronique par son côté grande gueule pendant des années, et plus récemment par son lien soudain avec le Gouvernement, puis encore par son mariage avec la patrouilleuse en chef Ulyana Tywain. C’est lui que tu as bousculé, lui qui t’a aidé à ramasser ce que tu as éparpillé. Si tu t’y attendais. Tu regrettes presque de ne pas avoir tiré les cartes ce matin, une telle rencontre devrait se préparer. Devrait.

-Ne vous excusez pas, Monsieur Fawkes. C’est ma faute, j’aurais dû faire plus attention où j’allais. J’aurais dû me montrer à la hauteur de la tâche que le Jardinier Royal m’a confiée.

Voix douce et discrète, yeux à nouveaux baissés, tu ressembles à une petite chose fragile dans ta tenue bleue nuit réglementaire sur laquelle tes mèches dorées détonnent. Le choc a défait ta coiffure - sommaire certes - et tu te caches presque sous cette cascade blonde. Tu ne sais comment réagir avec lui. Tu aurais peut-être pu te détendre, mais ce que tu entends sur lui ces derniers temps te pousse à la plus grande prudence. Il ne manquerait plus que tu fasses un faux-pas et qu’il le rapporte à sa femme. Ou directement aux responsables des esclaves royaux. Non. Trop risqué. Tu déglutis un peu.

-Puis-je… Récupérer les bulbes ? Je vous en prie…

Tu ignores ce qu’il compte en faire. Les offrir à sa femme ? Il n’y a pas grand chose à en faire, à part les planter. La plupart ne sont pas comestibles et certains sont toxiques. Les perce-neige par exemple, pour ne citer qu’eux. Il manquerait plus qu’on te tienne responsable d’un empoisonnement. Tu ne donnerais pas cher de ta peau avec pareilles accusations. Ton regard bleu fait à nouveau son apparition entre quelques mèches, plus ou moins tourné vers lui sans le regarder pour autant. Vois la différence entre lui, qui est libre, et toi qui as pour obligation de te conformer à une multitude de codes…
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Mer 7 Mar - 17:26

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Tomber dans les bulbes

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Ruelle quelconque


Tu ne comprendras jamais ces Purs qui ne pensent pas une seule seconde à faire preuve de magnanimité avec leurs « esclaves ». Et ce mot. Ce mot t’arrache des grimaces chaque fois que tu y songes. Impurs. C’est encore préférable, ça. Et encore. Qui a bien pu vouloir classifier les êtres en fonction d’une prétendue qualité de leur sang ? Qui ? Les traits crispés rien que d’y penser, tu t’efforces de rester détendu pendant que tu ramasses les bulbes, bientôt rejoint par la jeune inconnue. Belle inconnue. Tu n’es pas homme à te laisser tromper par l’apparence de la Misère et ne pas voir la beauté qui se cache sous son masque hideux. Loin de là. Alors, lorsque vos regards se croisent, ce sont d’abord ses yeux que tu remarques, ses grands yeux bleus qui t’inondent de leur surprise. Pourtant, la rencontre est éphémère, furtive. Forcée par les lois, la jeune fille se hâte de reporter son attention ailleurs. S’il devait y avoir un semblant de sourire sur tes lèvres jusque-là, il vient de fondre comme neige au soleil. À elle seule, elle vient de te rappeler tout ce qui ne va pas autour de toi, tout ce que tu ne comprends pas. Pourquoi devriez-vous mépriser ceux qui n’ont pas eu les moyens de se sauver ?

— Ne vous excusez pas, Monsieur Fawkes. C’est ma faute, j’aurais dû faire plus attention où j’allais.

Instinctif, tu saisis sa main, cherchant ainsi à défaire sa nervosité par un geste qui se veut innocent. Allez savoir pourquoi, mais ça t’agace de l’entendre te chercher des excuses. Un nom. Une liberté. Ces choses-là ne devraient pas t’autoriser quoi que ce soit de plus qu’elle. Elle devrait avoir les mêmes droits que toi. N’est-ce pas ? Bousculer un inconnu dans la rue ne devrait pas la contraindre à s’écraser comme elle le fait, sous le seul prétexte de ta supériorité « hiérarchique ». Mais quelle supériorité ?! Celle d’être l’époux d’une femme dont tu ne te souviens plus, ou bien celle d’être simplement libre des chaînes qui la retiennent, elle ?

— Puis-je… récupérer les bulbes ? Je vous en prie…
— Pardon… souffles-tu du bout des lèvres, l’air dépité, réalisant soudain qu’en souhaitant la rassurer tu n’as fait que relâcher les bulbes que tu tenais. Et lui faire relâcher les siens.

Sans un mot de plus, tu te redresses et entres dans la première boutique venue ; tu ne réfléchis pas, tu ne penses à rien, tu te contentes d’agir, de laisser tes bras prendre le contrôle. Drôle de poupée mécanique que te voilà devenu, soudain. Quelques paroles échangées, un regard, un sourire, et te voilà élu nouveau propriétaire d’un sac en lin que tu confies aussitôt à la jeune esclave, une fois ressorti dehors.

— Avec ça, ils ne se sauveront plus.

Une pause, un sourire confus, tu l’aides de nouveau à ramasser les fuyards.

— Puis-je connaître votre nom ?



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Mer 7 Mar - 22:58

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Quel étrange hasard. À moins que ce n’en soit pas un. En vérité, de par ta nature, tu ne crois pas au hasard. Si les prédictions existent, c’est que le futur est inscrit quelque part. Il bifurque par endroits mais tout est déjà tracé, écrit. Les prédictions ne font que mettre en lumière le principal chemin, ou la bifurcation si elle doit arriver. Tourner à droite ou à gauche est le choix des hommes, ils ne sont pas responsable du reste. Aujourd’hui, si tu es face à Wilheilm Fawkes, c’est que c’était écrit. Y a-t-il une raison à cela ? Peut-être. Ou pas. Le Destin n’a pas besoin de raisons, il existe, c’est tout. Et tu es surprise de constater où il t’envoie, face à cet homme que tu ne pensais pas avoir un jour l’occasion de rencontrer.

Mais il ne faut pas que tu perdes de vue ton propre rang et le masque que tu ne peux laisser tomber. Des excuses, parce qu’il t’a bousculée. Si tu as peur de lui ? Non, absolument pas. Toutefois tu ignores qui est l’homme face à toi. Physiquement il n’est pas mal du tout… Non, tu dois te reprendre. Tu ramasses les bulbes éparpillés sur le bitume, jusqu’à ce qu’il saisisse ta main. Tu te figes instantanément, laissant les plantes retourner à  terre, s’abîmer un peu plus. Tes mèches blondes dissimulent ton regard perdu. Une demande, presque une supplication de ta part. Il faut vraiment que tu ramasses tout cela avant que tu n’aies des ennuies. Son regard… Il a l’air… Dépité ? Parce qu’il vient de se rendre compte que tout est à nouveau au sol ? Et en plus il s’en va, ainsi, sans aucune forme de procès.

Tu secoues la tête. N’importe quoi. À quoi t’attendais-tu ? À rien en particulier. Il n’est pas du même côté de la barrière que toi, il n’a pas vécu les mêmes épreuves que toi. Il est un privilégié que tu n’envies pas. Se retrouver à être surveillé jour et nuit par une patrouilleuse, c’est pas le genre de torture que tu accepterais de t’infliger. Tu as les tiennes et elles te suffisent. À présent seule, tu rassembles les bulbes éparpillés. Certains sont abîmés. Tu te mordilles la lèvre, dépitée. Tu vas te faire corriger… Occupée à essayer de tout ranger, tu ne le vois pas revenir et sursaute lorsque sa voix se faire à nouveau entendre et qu’un sac de lin se retrouve sous tes yeux. Avec ça ils ne se sauveront plus ? Tu souris, rosis sans parvenir à maîtriser cette bouffée de chaleur inattendue.

-Je… Merci…

Tu ne devrais pas accepter et tu le sais. Mais sur le coup tu ne sais quoi dire face à ce geste de gentillesse. Est-ce calculé pour te pousser à la faute ? Ton regard azuréen se pose sur lui. Non, ce n’est pas calculé, ce n’est pas un piège. Tu le sens. Si tu te trompes tu t’en mordras les doigts. Tant pis, ce ne sera pas une punition de plus ou de moins qui changera quoi que ce soit. Tu attrapes donc doucement ce sac qu’il te tend et commences à rassembler le contenu des trois petits qui s’est éparpillé dans tous les sens, avec son aide. Nouvelle question de sa part, ton regard se pose à nouveau sur lui, alors qu’un léger sourire vient flotter sur tes lèvres.

-Je m’appelle Fay, Monsieur Fawkes. Je suis au service de la famille Archdeacon.

Fay. Court, simple et doux à la fois. À la signification claire, aux notes de magie. Petite fée dont tu as l’apparence pure et fragile. Petite chose qui attire facilement le regard des hommes de part son physique. Mais il ne faut pas se fier aux apparences et à cette innocence que tu portes sur toi. Les bulbes sont rapidement dans le sac, même si tu sais que tu devras refaire un tri une fois au palais, pour différencier les plantes et déterminer ce que tu dois faire de ceux abîmés. La catastrophe n’est bientôt plus qu’un mauvais souvenir. Il n’y a plus rien. Tu peux rentrer.

-Merci beaucoup pour votre aide… Vous n’étiez pas obligé…

Non, il ne l’était pas. Et pourtant il l’a fait. Ton sourire est resté accroché à tes lèvres, même si tu restes perplexe. Tu ne  t’attendais pas à cela, pas du tout. Toujours est-il que tu vas devoir repartir, avec tes caisses et ton nouveau grand sac…
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Ven 9 Mar - 18:26

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Rattraper des bulbes égarés, ça n’était pas vraiment ce que tu imaginais faire de ta journée, tout comme tu n’imaginais pas faire la connaissance d’une esclave séduisante et y prendre un certain plaisir. Marié. Comblé. Tu devrais l’être, agir en tant que tel, mais il est clair que tes yeux aiment les belles personnes, que tu le veuilles ou non. As-tu toujours eu un penchant pour les belles femmes ? N’est-ce là que le fruit de ton amnésie ? L’amour ne devrait-il pas te faire oublier de contempler les autres ? Si la jeune fille était laide, peut-être culpabiliserais-tu vraiment, mais elle ne l’est pas. Il y a ces beaux cheveux blonds dont on aimerait humer le parfum de lys, il y a ces beaux yeux glacés où l’on voudrait se perdre, il y a cette bouche pulpeuse à la couleur de rose pâle que l’on rêverait d’embrasser longuement, il y a cette peau lisse et délicate que l’on voudrait caresser, il y a ce visage d’une douceur exquise que l’on voudrait saisir entre ses doigts, il y a cette voix d’ange à couper le souffle… Il y a cette fragilité à préserver, à protéger. Tout le contraire d’Ulyana, en somme, tout ce que n’est pas ta femme et ce qu’elle ne sera probablement jamais.

— Je… Merci…

Tu te contentes d’esquisser un sourire rassurant.

— Je m’appelle Fay, Monsieur Fawkes. Je suis au service de la famille Archdeacon.

Archdeacon. Le nom t’arrache une grimace malgré toi. D’une main distraite, tu frottes ta nuque. Tu as beau travailler pour le Gouvernement, tu ne portes pas la famille royale dans ton cœur pour autant. C’est tout le contraire, même. Ton regard se décroche de la ravissante jeune fille et tu recules malgré toi. Tu te sens désolé pour cette pauvre jeune femme. Terriblement désolé. Sait-elle de quoi sont capables les gens qui habitent ce Palais infernal ? Sait-elle qu’il ne faut se fier à aucun de leurs mots ? Qu’il faut toujours se méfier de ce qu’ils disent et de leurs promesses ? Sait-elle que tout est bon pour eux, pourvu que la Couronne ne vacille jamais ?!

Le bon vieux Roi Erwin est, à tes yeux, l’incarnation du Diable.

Il est l’homme prêt à tout pour préserver sa fortune et sa position.

— Ravi de faire votre connaissance, Fay. Mais appelez-moi Wilheilm et tutoyez-moi, s’il vous plaît. J’ai une sainte horreur du protocole.

Tu fermes les yeux un court instant.

— Je vous raccompagne au Palais, laissez-moi porter votre sac, s’il vous plaît.

Une pause. Tes yeux glissent discrètement le long de ses courbes pendant qu’elle récupère ses boîtes. Tu ne peux pas t’en empêcher. Fay est une belle femme. Si belle que tu n’oses qu’à peine imaginer toutes les pensées sales qui inondent certainement l’esprit de Purs malintentionnés travaillant au Palais. N’a-t-elle jamais été ennuyée, là-bas ? La traite-t-on convenablement ? Pour sûr, aucun Archdeacon n’aura jamais posé ses mains sur elle. Ces gens-là sont tellement persuadés que votre race est nocive qu’il ne leur viendrait jamais à l’idée de s’accoupler avec l’un d’entre vous. Jamais.

— Croyez-vous que votre « employeur » pourrait m’accorder quelques minutes lorsque nous arriverons ? J’aimerais lui faire savoir que si des bulbes ont été abîmés pendant le transport, c’est uniquement ma faute, pas la vôtre… Peut-être même rembourser les dégâts si cela lui coûte trop cher.



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Mer 14 Mar - 2:11

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Et te voilà, à ramasser tous ces bulbes fuyards, avec l’aide de Wilheilm Fawkes. Tu as pourtant cru qu’il était reparti vaquer à ses occupations, qu’il allait te laisser là avec cette catastrophe dont il était en partie responsable. Mais non, il est revenu et il t’aide véritablement. Tu ne sais pas à quoi tu devais t’attendre avec lui, mais cela ne t’empêche pas d’être surprise d’une telle réaction de sa part. Tu es perplexe, hésitante dans ce merci que tu lui adresses. Et ce sourire par lequel il te répond. Tu baisses aussitôt les yeux. C’est une mauvaise idée, Fay. Tu as l’habitude des pensées déplacées des hommes, des remarques, des regards. Tu en joues d’ailleurs, lorsque tu estimes pouvoir en tirer quelque chose. Mais lui c’est différent. Il n’est pas un Pur, il est du même sang que toi, que tant d’autres réduits au rang de choses à tout faire, même si son rang social est mille fois plus élevé que le vôtre. Tu te vois mal te jouer de lui. Et pour quel résultat ? Aucune idée ne te vient en tête.

Tu te contentes donc de répondre à ses questions, comme l’exige le protocole. Ton nom, la famille que tu sers. Et tu ne rates rien de ses réactions : sa grimace, son regard qui se détourne, son mouvement de recul. Le nom de la famille royale ne lui plaît guère, de toute évidence. Étonnant, vu son actuel lien avec le Gouvernement. Tu places l’information dans un coin de ton esprit, cela pourrait toujours te servir un jour ou l’autre. D’ailleurs, il ne semble pas prendre la peine de masquer ses ressentis. Encore un point qui t’étonne. Peut-être vas-tu essayer d’en découvrir un peu plus. Et toi dans tout cela ? Peut-être vas-tu pouvoir laisser le protocole de côté, au moins en partie. Après tout, c’est ce qu’il te demande, prétextant qu’il a une sainte horreur du protocole.

-Je vois ça. souris-tu.

Ce n’est pas une moquerie, même si ta voix a pris le ton de la plaisanterie. Il n’aime pas le protocole, tu l’as bien vu. Il n’agit pas comme il est censé le faire. Et il continue en voulant porter ton sac. Non, il est hors de question qu’on le voit porter ces affaires qui sont à ta charge.

-Merci, mais comme je le disais, c’est ma tâche. C’est à moi de tout transporter.

Sur ce, boites contenant les pots et grand sac de bulbes dans les bras, tu es prête à rentrer au palais. Mais tu sens son regard sur ton corps et tu ne bouges pas, te faisant la réflexion que ce n’est pas aussi désagréable que d’habitude. Parfois, ces regards sont remplis de dégoût ou de mépris pour ton sang. Mais à d’autres moments, ils te donnent l’impression d’être un morceau de viande à la disposition de n’importe qui de libre. Ce n’est pas ainsi que tu te considères, non, mais c’est ce qu’on essaye de vous faire croire : que vous n’êtes rien de plus que ces choses tout justes bonnes à dire amen aux propos de leur Maître. Abominable conditionnement venant à bout des plus faibles… Il faut te reprendre, Fay. Tu as déjà perdu beaucoup trop de temps. Ton regarde se porte à nouveau sur l’homme qui parle de rencontrer ton “employeur” comme il dit. Ayant les mains occupées, tu ne peux que arquer un sourcil.

-Vous voulez rencontrer le Jardinier Royal ?

Vous, oui. Parce qu’il reste ton aîné et que malgré la demande, tu sais que ce serait très mal vu que quelqu’un t’entende le tutoyer. Tu imagines la tête dudit jardinier royal face à un Monsieur Fawkes lui annonçant que certains des bulbes que tu as été envoyée chercher se sont abîmés pendant le trajet. Tu es partagée entre l’envie de rire et celle de pleurer. Il sait que tu aimes les plantes, une telle erreur de ta part risque de t’éloigner du jardin durant des semaines, voir des mois. T’imaginer enfermée dans le palais durant tout ce temps… Non ! Il en est hors de question ! Mais d’un autre côté, tu sais qu’il se rendra très vite compte des dégâts. Tu secoues la tête, portant ton regard azuréen sur ton aîné.

-Oui, il pourrait vous accorder quelques instants si vous vous montrez convainquant. Le gel de ces derniers jours a tué certaines plantes et il est très occupé à répertorier ce qui doit être remplacé. Je suis sûre que ces bulbes sont là pour ça, en plus d’une commande plus ancienne…

Tu as jeté un rapide coup d’oeil au bon de commande et tu y as trouvé des noms peu communs. Tu ignores s’ils sont là pour le plaisir personnel du jardinier ou s’il s’agit d’une demande d’un des membres de la famille Archdeacon. Tu n’es qu’une simple esclave, personne ne prend la peine de t’expliquer la raison de tes missions. Personne n’a de temps à perdre pour quelqu’un comme toi. À part lui, visiblement. Ou alors…

-Mais je ne voudrais pas vous faire perdre votre temps. Sauf si ça vous arrange… te permets-tu de sourire, retenant avec peine une remarque de ton cru, un peu plus osée.

Après tout, peut-être cherche-t-il un prétexte pour ne pas aller rejoindre tous ces faux-cul à péter plus haut que leur ignoble derrière de membres du Gouvernement. Ce que tu comprendrais parfaitement.
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Dim 15 Avr - 13:06

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Tu dois avoir l’air bien étrange pour que ton désamour du protocole soit si flagrant qu’elle ne paraît le sous-entendre. Mal à l’aise, tu esquisses un bref sourire en détournant les yeux. Tu n’aimes pas ton statut. Tu n’aimes pas ta position. Tu as beau être convaincu d’avoir bel et bien choisi d’être là où tu es aujourd’hui, bien avant que de perdre la mémoire, ça n’en demeure pas moins particulièrement désagréable à tes yeux. Il y a ce petit arrière-goût amer entre tes lèvres, sur ta langue. Ce petit goût de révolte qui ne te lâche jamais. D’ailleurs, rien que le fait de la voir refuser ton aide suffit à réveiller ta volonté de hurler. Être une grande-gueule, ça doit être une seconde nature, chez toi, pour que le fait de rester tranquille te paraisse à ce point ardu.

— Vous voulez rencontrer le Jardinier Royal ?

Tu acquiesces sereinement. Tout à fait. Après tout, tu ne vois pas bien pour quelle raison il faudrait sanctionner cette jeune fille alors que tu es le seul et unique fautif dans cette histoire. Elle ne devrait pas payer pour ton étourderie ! Un sourire aux lèvres, tu finis par secouer la tête d’un air amusé.

— Croyez-moi, vous ne me faites pas perdre mon temps. À vrai dire, il paraît qu’un porte-parole du Gouvernement doit faire acte de présence un certain nombre de fois pour garder son travail et être justement payé, ricanes-tu sans joie. Il fallait donc que je me rende au Palais Royal, quoi qu’il en coûte.

Tu lui adresses un clin d’œil malicieux, puis d’insister :

— Êtes-vous sûre que je ne peux pas vous aider à porter tout ça ? Rien n’interdit une personne libre de rendre service. Si ? Certes, cela s’oppose au protocole, aux mœurs d’aujourd’hui, mais je reste persuadé de n’avoir lu nulle part que nous étions forcés d’y obéir. Ma liberté ne signifie-t-elle pas que je peux choisir de vous aider ? Même si c’est votre travail ?

Es-tu en train de jouer avec le feu, Wilheilm, pour insister comme ça, quitte à agacer les membres de la Haute ? C’est possible, mais à la vérité, tu t’en contre-fous du qu’en dira-t-on. Certes, tu as choisi d’incarner la parole du Gouvernement, mais tu n’as jamais signé pour te conduire en parfait connard avec les esclaves. Jamais !



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tomber dans les bulbes ❀ Wilheilm

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