SYSTÈME DE JEU

MS se veut évolutif, vous pouvez donc découvrir dans ce sujet toutes les modalités de ce système, allant des complots entre joueurs, aux fausses fiches qui renversent tout le jeu.

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 remember, your life was my life's best part (evaiph)



l'impureté sera traitée et éradiquée
MUGGLE SUPREMACY ☾ ::  :: Harborne :: Résidences :: Maison Avery
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Mer 21 Fév - 15:15

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MESSAGES : 570 LOCALISATION : toujours en mouvement, un oeil sur tout ce qui l'entoure. EMPLOI : monstre à temps partiel, patrouilleur pour l'ordre autrement. a quitté l'ordre il y a quelques mois maintenant.

carnet personnel
DANS TA POCHE: des clopes, un briquet, des clés, un portable et deux ou trois papiers à balancer
TON PATRONUS: un ours très, très grumpy.
COMPÉTENCES:



please remember

saiph & evan

Do you know your lip shakes When you're mad? And do you notice when you're sad? You don't like to be touched, Let alone kissed. Does his love make your head spin?
Les pas qui te guident chez lui sont hésitants. Incertains. À chaque instant, ton esprit tente de te persuader de faire demi-tour. De prendre la fuite tant que c'est encore possible. Mais ton cœur lui, il tambourine furieusement. Il se bat pour la vie, pour les sentiments. Pour la souffrance que cette relation a causé, pour l'amour, aussi. Quelque chose que tu as mis bien du temps à comprendre. Bien du temps à voir. Maintenant, c'est trop tard. Maintenant, il t'en veut. T'accuse. Te déteste. Te hait, même. Tu ne parviens pas à lui en vouloir ; quelque part, toi aussi, tu te hais. Tes mains tremblent légèrement et pourtant, tu n'as jamais été plus certain qu'à cet instant. Tu dois aller le voir, quoi qu'il en coûte. Peut-être que ce sera la dernière fois. Peut-être que ce sera juste une fois parmi un millier d'autres. Tu n'espères plus grand chose, à vrai dire. Tu n'attends plus rien de vous. De lui. À part avoir la chance de lui parler. De vous expliquer, peut-être pour la dernière fois. Une chance de mettre les choses à plat, avant de tout perdre pour de bon. Car c'est de cela dont il s'agit vraiment ; tu te perds. Chaque jour un peu plus, alors que deux identités se confondent dans ton esprit. Entrent violemment en collision. Evan Sigurdson. Evan Monroe. Qui es-tu vraiment ? Qui as-tu été ? Qui dois-tu être ? Qui aime-t-il, lui ? Ton cœur se serre. Tes pieds foulent l'asphalte humide de Birmingham. Les rues sont de plus en plus familières, et la maison plus loin, de plus en plus évidente dans le décor.

Le ciel est gris. Aussi sombre que ton cœur en panne. Tes vêtements sont trempés ou presque. Voilà trois heures que tu marches sans but. Trois heures pour te décider à venir ici. Trois heures sous la pluie, à avoir chaud, froid, espérer crever des deux. Tu as finalement pris ton courage à deux mains – ou ce qu'il en reste – pour rejoindre ce quartier. Ce porche. Cette porte qui se dresse devant toi comme un obstacle insurmontable. Ton regard s'arrête sur les fenêtres et la douce lumière qui s'en échappe. Tes mains restent enfoncées dans tes poches, tes doigts crispés, tremblants. Tu n'as pas froid pourtant – ou peut-être bien que si. Tu ne sais plus. Tu t'arrêtes enfin à un mètre de sa porte. Il te suffirait de tendre le bras pour sonner ou frapper. Mais il est encore temps de faire demi-tour et tu le sais ; plus tu t'approches de lui, de sa demeure, plus tu te sens happé vers l'arrière. Tu passes une main dans tes cheveux mouillés, tu renifles légèrement. Tu sonnes finalement, à deux reprises. Tu as bien peu fière allure, tu le sais. Mouillé, les yeux fatigués. Toujours trois points de suture, là où Saiph t'a jeté cette pierre, durant les derniers événements. Quand il a été retrouvé au milieu de cette rue, sérieusement amoché et que tu t'es laissé emporter par la colère. Tu n'as pas cessé d'y réfléchir depuis. Pour savoir qui avait fait ça et pourquoi. La vengeance te motive continuellement, autant qu'elle t'épuise. Tu as aussi été convoqué par l'Ordre, mais tu n'as pas vraiment hâte de leur faire face, à nouveau.

Tu ne sais pas s'il répond, ou même s'il parle. La pluie battante qui ricoche sur tout autour de toi t'empêche de savoir ce qui se passe à l'intérieur. Alors tu sonnes. Une fois de plus. Tu sonnes et tu attends, jusqu'à entendre ce bruit ténu derrière la porte. D'un verrou qui s'ouvre, d'une clé qui tourne. Ton regard retrouve un semblant de vie, mais tu fais toujours peur à voir. Tu t'inquiètes de sa réaction. Tu as peur qu'il claque la porte en t'apercevant, qu'il refuse de t'adresser la parole. Maintenant que tu es là, que tu as indiqué ta présence, il est trop tard pour fuir. La porte s'ouvre, ton regard ce pose sur lui. Sur ce même visage que tu as vu rire, pleurer, sourire, aimer. Ce visage que tu as tant aimé. Ces yeux sombres dans lesquels tu t'es perdu. Ce nez mutin qui s'est froissé dans ses sourire. Ces lèvres que tu as tant embrassées. Mais aussi ces lèvres qui ont craché des mots terribles. Qui ont enflammé ta peau de mille baisers. Brisé ton cœur d'autant de syllabes assassines. « Salut. » Souffles-tu, pathétique et maladroit. « J'imagine bien que tu ne veux plus rien avoir à faire avec moi... » Ton regard clair sonde le sien. Cherche des réponses, même douloureuses. « Je... J'espérais juste pouvoir te voir. Te parler. Prendre des nouvelles... » Tu as envie de savoir comment il va. Comment il a récupéré, depuis les derniers événements. Si l'Ordre n'a pas trop été sur son dos, aussi. Tu veux tout savoir, oui. Autant que tu veux une chance de t'expliquer. Une chance de l'aimer, à nouveau.


    [holding on and letting go] Did you escape From the feelings that you wanted to replace, With anything you thought could fill the space. I hope you found the quiet nest you want, Cause nothing good comes from being gone. I'm willing to admit it's all my fault, I will trade trade all of my pride for what I've lost, cause Nothing good comes from being gone.
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Mer 21 Fév - 22:03

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MESSAGES : 312 LOCALISATION : Dans son bureau, à composer ou jouer du violon EMPLOI : Violoniste professionnel

carnet personnel
DANS TA POCHE: un paquet de clopes, mon téléphone portable et un diapason.
TON PATRONUS: serait un pinson, bien évidemment.
COMPÉTENCES:



Yeux fermés, tu essayes de pleinement te concentrer sur les sons que tu parviens à tirer de ton violon. La musique est lente, bien loin de tes morceaux habituellement si rapides. C’est un exercice que tu t’imposes, pour calmer ces tremblements qui agitent tes mains. Ce n’est pas tout à fait par plaisir que tu joues, même si les notes t’apaisent. C’est surtout parce que tu as besoin de t’occuper, de penser à autre chose qu’à tous ces cauchemars qui t’assaillent bien trop régulièrement. Complètement shooté par les médicaments, entre les somnifères et les divers anti-douleurs qu’on t’a prescrit pour ta jambe, tu es pourtant encore sujet aux flashs de souvenirs. Les événements sont encore récents, tu finiras par passer au-dessus, disent-ils. Un jour, peut-être. Un jour… En attendant, tu as l’impression de ressembler à un zombie drogué. Avant, tu voyais à un mort-vivant quand tu te regardais dans le miroir. Il y a une micro-amélioration si on peut dire.

Les notes ont cessées de résonner. Tu ne joues plus alors tu reposes l’instrument et son archer. Bandi vient poser la tête sur ta jambe valide et ta main se pose dessus, tes doigts glissant dans sa fourrure bouclée. Skoll est à tes pieds et Hati s’est couché devant la seule porte donnant accès à cette pièce. Un petit sourire fait son apparition sur ton visage. Ils ne te lâchaient déjà que peu avant, mais depuis que tu es rentré, ils ne t’ont pas laissé seul une seule seconde. Toi qui déjà ne leur interdis pas de dormir sur ton lit… Il y a des poils partout dans ta chambre. Tant pis. Au moins ils sont là, tous les trois. Et heureusement, tu ne sais pas où tu serais aujourd’hui, s’ils n’étaient pas à tes côtés pour te soutenir jour et nuit. Grâce à eux, il reste une lueur de motivation quelque part au fond de ton esprit. Mais pour l’instant, tes yeux se ferment. Tu sens la fatigue revenir à toute vitesse, peser un peu plus sur tes épaules à chaque seconde. Tu vas sans doute t’endormir une fois de plus…

La sonnette de la porte d’entrée te réveille en sursaut. Tremblant, tu manques de peu de tomber de ton siège. Hati et Skoll se relèvent, aboyant férocement, tandis que pour ta part tu te recroquevilles instinctivement, ramenant contre toi ta jambe intacte. Peur injustifiée. Tu en es parfaitement conscient mais tout bruit inattendu t’inquiète. Tu as l’impression d’être sans défense et chaque instant passé hors de chez toi n’est aucunement reposant tant tu es sur tes gardes. Tu n’as pas envie d’aller ouvrir. Tu veux qu’on te laisse tranquille. Tu voudrais qu’on t’oublie définitivement… Alors tu ne bouge pas, espérant que la personne s’en ira. Malheureusement ce n’est pas le cas. Tu attrapes alors tes béquilles et te lèves de ton siège. Lentement, tu gagnes la porte d’entrée, précédé par Skoll et Hati. Ces deux-là ont le pelage complètement hérissé et poussent des grognements à faire peur. On dirait de vrais démons. Un nouveau sourire fait une brève apparition sur ton visage. Vous faites une bien fameuse équipe, tes chiens et toi. Devant la porte, en équilibre sur un pied et avec tes béquilles, tu marques un temps d’hésitation. Et finalement tu déverrouilles ta porte, chose que tu n’aurais jamais fait, avant… Tu ne fermais pas à clé…

Ta porte s’ouvre et Hati fonce en extérieur, sous la pluie, grognant comme un possédé prêt à dévorer l’intru. Intru que tu reconnais sans le moindre mal, malgré ton esprit fatigué et embrouillé. Evan Monroe. Tu clignes des yeux. C’est bien lui. Lui. Tu devrais t’énerver, lui claquer la porte au nez. Tu n’en as même plus la force. Tu te contentes de le regarder, sans même prendre la peine de reprendre tes chiens qui se manifestent en grognant pour les plus âgés, en aboyant pour le plus jeune. Tu ne sais comment réagir. Il sait que tu ne veux plus le voir. Tu le lui as bien fait comprendre. Et tu as un vague souvenir de lui avoir envoyé quelque chose à la figure… Est-ce la cause de ces points de suture sur son visage ? Une pointe de culpabilité fait son apparition dans ton coeur, vite étouffé par ta méfiance. Que te veut-il ? Prendre de tes nouvelles ? Ta tête te semble plus que suffisante comme réponse. Tu es épuisé. Physiquement, mentalement. Et tu es tenté de lui ordonner de partir, de te laisser en paix. Seulement… Il te fait… De la peine ? Voilà qui y ressemble, étrangement. Il paraît tout malheureux, presque trempé jusqu’aux os, à attendre devant ta porte. Tu ne peux plus te battre. Tu n’en peux plus du tout. Alors tu te décales.

-Entre, tu vas attraper la mort trempé comme tu es.

Tes chiens continuent à grogner mais tu les ignores, gagnant le salon au rythme imposé par tes béquilles. Autrement dit : lentement. Bandi ouvre la marche, Skoll et Hati encadrent Evan, montrant les crocs. Ils sont méfiants, reflets de tes propres émotions. Tu vas te laisser prudemment tomber dans ton sofa et Bandi prend la place à tes côtés. Caresse à l’animal, et ton regard épuisé se pose à nouveau sur l’homme en face de toi. Il a changé, depuis la dernière fois. Il n’a pas l’air d’être au top. D’un côté, tu as été particulièrement méchant dans les derniers propos que tu lui as lancés à la figure.

-Tu as une sale tête.

Simple constatation qu’il peut très bien te retourner. Mais tu ne vois pas quoi lui dire. Lui que tu as aimé avant de profondément détester. Lui qui a réussi à atteindre ton coeur et le briser au pire moment. Vous n’avez plus rien à vous dire. Vous ne vous fréquentez plus depuis des mois et tu doutes qu’il se soit un jour vraiment intéressé à toi pour ce que tu es. Oui, une fois de plus, tu es cruel. Mais tu as suffisamment souffert ces  derniers temps…
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Jeu 22 Fév - 18:43

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MESSAGES : 570 LOCALISATION : toujours en mouvement, un oeil sur tout ce qui l'entoure. EMPLOI : monstre à temps partiel, patrouilleur pour l'ordre autrement. a quitté l'ordre il y a quelques mois maintenant.

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DANS TA POCHE: des clopes, un briquet, des clés, un portable et deux ou trois papiers à balancer
TON PATRONUS: un ours très, très grumpy.
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Tu n'as rien à faire ici, c'est évident. Plus rien à faire avec lui, ça aussi, ça crève les yeux. Pourtant tu es bel et bien devant sa porte, à attendre. Attendre qu'il t'ouvre. Attendre beaucoup de choses de cette rencontre, alors qu'il pourrait très bien refuser de t'ouvrir ou juste t'ordonner de partir avec violence. Il t'a déjà repoussé de nombreuses fois, depuis l'épisode avec Valyra. Toutes tes excuses ont été vaines. Tes explications aussi. Même à l'hôpital, ça ne s'est pas bien fini. Tu lui as dit adieu, en pensant que ce serait plus facile. Que passer à autre chose serait la meilleure solution. Et tu as réussi à te tenir loin de lui, pendant un temps du moins. Tu as tenté de te convaincre que tu étais mieux sans lui, et réciproque. Mais le voir dans cette ruelle... Voir qu'on lui avait fait tant de mal. Qu'on l'avait mis dans de tels états... Tu n'as pas pu résister. À la colère, à la culpabilité. Tu aurais dû être avec lui. Tu aurais dû l'aimer plus fort. Rien de tout cela ne se serait produit, tu en es persuadé. Maintenant, le mal est fait, mais tu es quand même là, devant sa porte. Qu'espères-tu ? Toi-même tu ne le sais plus tellement. Une seconde chance, peut-être. Ou juste quelques mots avec lui. Quelques nouvelles. Quelques réponses. Même un regard suffirait à apaiser le feu qui tourmente ton âme.

La porte s'ouvre. Il est là, sur ses béquilles, sa horde de chiens fous à ses côtés. Il te dévisage. Sans doute que tu lui sembles bien pathétique. C'est le cas ; tu es pathétique. Trempé jusqu'aux os, le visage fatigué. Tu n'as plus l'air de grand chose, à ses yeux. Lui qui t'a connu souriant, rieur, charmeur, dans tes bons jours. Il te voit désormais tel que tu es depuis que tu t'es perdu, il y a sept ans de ça. Depuis que tu as oublié qui tu étais vraiment. Juste un automate, qui n'a même plus l'Ordre pour se raccrocher. Tu ne jettes même pas un regard aux chiens. Tu t'y attendais un peu, à être accueilli par des grognements. Tu t'attendais moins à ce qu'il t'invite à entrer. Cela te surprend mais tu n'en montres rien, tu te contentes d'obéir et d'entrer. Skoll et Hati ne te lâchent pas d'une semelle, attendent sans doute le moindre geste brusque pour avoir une bonne raison de t'attraper. Ils ne t'ont déjà pas loupé la dernière fois ; tu en gardes des marques. Ces bons chiens qui, il y a quelques mois, t'accueillaient comme un second maître, comme un ami, plutôt que comme un criminel. Même le petit Bandi garde ses distances et semble se méfier de toi. Le regard que tu poses sur le jeune Avery se fait triste. Ça te peine de le voir ainsi, clopiner sur ses béquilles, souffrir, tout ça parce que tu n'étais pas là pour l'aider, le défendre. Tu te sens affreusement coupable. Tu redécouvres la culpabilité, toi qui l'avais effacée de ton dictionnaire depuis sept ans maintenant.

Sa remarque t'arrache un semblant de sourire en demi-teinte. Oui, tu as une sale tête. Il y est pour quelque chose, s'il a déjà oublié qu'il t'a lancé cette pierre, dans cette ruelle. Mais tu ne t'en formalises pas. Tu restes planté là, à le dévisager. À attendre tu ne sais quoi, paralysé, incapable de formuler une pensée cohérente. « Comment vas-tu ? » Question d'une affreuse banalité. Mais il y a tellement plus à dire que 'ça va' ou 'ça ne va pas'. Tu attends des nuances, des explications. « Et ta jambe ? » Tu y adresses un coup d'oeil concerné, précipitant tes mots, tes pensées. Tu as envie de l'entendre. Envie qu'il te parle. Qu'il te donne cette sensation de ne pas être seul, comme il savait si bien le faire autrefois. Avant que tu ne le perdes pour de bon. Tes cheveux gouttent, ton cœur se serre. Tu crèves d'envie de prendre la fuite, autant que tu pourrais bien tomber à genoux devant lui. Le supplier de te reprendre. D'effacer tes erreurs, et de t'accorder un peu de chaleur. Ton monde est devenu beaucoup trop froid depuis quelques mois et la solitude te dévore. L'adage dit sans doute vrai ; on se rend compte du point auquel on aimait quelque chose lorsqu'on le perd. Tu baisses les yeux, tu n'arrives même plus à le regarder en face. « Tu me manques. » Souffles-tu finalement. Il pourrait en profiter pour te détruire. T'asséner le coup de grâce. En lui disant ça, tu viens de lui présenter le cou, comme une proie se rendant à son prédateur. Tu lui montres que toi aussi, tu peux être vulnérable. Que toi aussi, tu pourrais bien ne pas survivre à ce qui vous lie.


    [holding on and letting go] Did you escape From the feelings that you wanted to replace, With anything you thought could fill the space. I hope you found the quiet nest you want, Cause nothing good comes from being gone. I'm willing to admit it's all my fault, I will trade trade all of my pride for what I've lost, cause Nothing good comes from being gone.
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Jeu 22 Fév - 23:53

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MESSAGES : 312 LOCALISATION : Dans son bureau, à composer ou jouer du violon EMPLOI : Violoniste professionnel

carnet personnel
DANS TA POCHE: un paquet de clopes, mon téléphone portable et un diapason.
TON PATRONUS: serait un pinson, bien évidemment.
COMPÉTENCES:



Cela te fait étrange de le voir là, une fois de plus à ta porte. Il y a encore quelques mois, cela arrivait régulièrement et tu en étais ravi. Puis il y a eu sa trahison, et chacune de ses rares visites t’a mis dans une rage noire. Tu ne voulais plus le voir sous ton porche, douloureuse incarnation de ce qui t’a brisé le coeur. Lui que tu trouvais parfois espiègle, parfois charmeur, souriant, avait changé d’attitude à cette période. Il était plus sombre, plus facilement apte à s’enflammer et tu l’étais tout autant. Tu l’as fait, à t’en rendre malade, à en faire lâcher ton coeur fragile. Tu pensais que cette fois à l’hôpital serait la dernière. Tu as préféré faire silence radio, ne pas répondre au seul sms qu’il t’ait envoyé ces derniers mois. Tu espérais qu’il ne reviendrait plus jamais dans ta vie. Tu espérais. Et pourtant le voilà, dans un état pitoyable. Oui, c’est bien le mot, pitoyable, semblable à un animal abandonné, errant suis une pluie diluvienne Pauvre petite chose. Est-ce parce qu’il te semble être en mauvais état que tu ne l’as jamais vu que tu le laisses entrer. Mais une chose est très claire dans ton esprit : s’il a le moindre mot ou geste qui ne te plaît pas, il retournera dehors.

Il entre donc. Tu refermes derrière lui, comme tu peux avec tes béquilles, et gagnes le salon comme tu le peux avec ta jambe invalide. C’est mieux qu’il y a quelques semaines, tu arrives à t’appuyer un peu dessus, mais il ne faut pas que tu te forces. Tes chiens se la jouent gardes du corps et tu ne peux pas leur en vouloir d’être méfiants. La dernière fois qu’il est venu, ils l’ont attaqué après tout… Ils sentent ta colère et ton agacement. Ils savent que sa présence ne te plaît pas. Mais comme tu es trop fatigué pour réussir à te mettre en colère, tu te contentes de le laisser avancer chez toi, laissant de l’eau partout sur son passage. Tu vas être bon pour passer la serpillère tiens. Magnifique… Tu n’es pas pressé, sincèrement. Pour le moment, tu profites du sofa pour te positionner confortablement, l’écoutant presque distraitement. Comment vas-tu ? Tu arque un sourcil. Sérieusement ? Il a osé.

-J’ai connu mieux. lâches-tu, haussant les épaules.

Concis, précis. Tu n’as pas besoin d’en dire plus. Il n’a pas besoin d’en savoir plus. Tu as connu bien mieux, oui, c’est évident. Tu as connu pire aussi. Un frisson de terreur remonte le long de ta colonne vertébrale. La Chambre, le froid y régnant… Le souvenir s’impose à ton esprit et ton regard se fait vide, une seconde. Le gémissement de Bandi t’arrache à tes sombres pensées. Tu reprends contact avec la réalité, lui accordant quelques caresses. Bon chien… Une autre question franchit ses lèvres, plus précise que la précédente. Ta jambe. Oui, ta jambe… Tes béquilles sont contre l’un des bras du sofa, prêtes à être attrapées en cas de besoin. Ne sont-elles pas suffisamment parlantes ? Non, sans doute pas…

-Rien d’irréversible, d’après les médecins. Je ne dois juste pas forcer, et faire de la rééducation quelques heures par semaine jusqu’à cesser de boiter.

Bonne nouvelle, non ? Oui, mais aucune émotion ne transperce dans tes propos. Cela t’est égal, à vrai dire. Le moral n’est plus là pour te permettre de te réjouir de toute bonne nouvelle te concernant. À quoi bon te battre ? À quoi bon continuer sur cette voie, si c’est pour finir toujours un peu plus brisé ? Tu peines à trouver de l’importance à ce qui t’entoure, exception faite de tes proches, ta famille. Même si tu as surtout l’impression d’être un boulet monumental pour eux, les entraînant dans ta chute. Tu devrais sérieusement couper tous les ponts, cela vaudrait mieux pour tous… Quelles sombres pensées que voilà Saiph. Cela ne te ressemble pas. Mais tu n’es guère plus que l’ombre de qui tu as été… Une ombre brisée en mille morceaux éparpillés aux quatre vents. Et tu doutes d’avoir droit à la même destinée qu’Osiris, puisque tu ne vois pas qui accepterait d’endosser le rôle d’Iris dans cette histoire. Ridicules pensées. Tu est très loin d’être un Dieu Égyptien.

Un souffle de sa part, quelques mots presque murmurés. Tu arques un sourcil, posant ton regard sombre sur lui. Tu lui manques ? C’est trop tard pour s’en rendre compte. Bien trop tard. Ce n’est pas à toi de réparer ses erreurs. Ce n’est pas à toi de te plier à sa volonté, qu’importe comment il essaye de te l’imposer. Tu pourrais lui balancer toutes les horreurs qui traversent ton esprit. Tu pourrais tout à fait, oui, si tu en avais vraiment la volonté. Mais une fois de plus, ta réaction est inhabituelle puisque inexistante. Tu le regardes sans dire un mot, et ce durant plusieurs longues secondes. Avant de finalement soupirer.

-Je suis fatigué, Evan. Juste… Fatigué. De ça. De tout. Alors arrête, s’il te plaît…

Tu es sorti de l’hôpital psychiatrique il y a peu, il est hors de question qu’on t’y renvoie une fois de plus. Qu’on t’interne. Qu’on t’enferme pour te maintenir en vie malgré toi. Oui, malgré toi. Si ton coeur défaillant bat toujours, ce n’est pas suffisant pour te maintenir dans un état qu’on pourrait qualifier de “en vie”. Tout ce que tu parviens à faire depuis des mois c’est survivre. Rien de plus. Ton regard se pose sur tes chiens. Tu n’as pas envie de le regarder, lui. Trop de souvenirs heureux perdus dans les Ténèbres à cause de ce couteau qu’il a profondément enfoncé dans ton dos, jusqu’au coeur.

-Pourquoi est-ce que tu ne veux pas juste tourner la page ?

Toi, tu n’y arrives pas. Trop de peine, trop de regrets, trop de colère. Trop de choses en même temps. Ton coeur te fait mal. Bandi se lève et s’installe à moitié sur toi, contre toi, et tu blottis ton visage dans sa fourrure bouclée. Tu essayes tant bien que mal de cacher à Evan ton regard profondément malheureux et blessé, ces larmes qui essaient de se frayer un chemin. Tu n’en peux plus. Pauvre loque…
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Ven 23 Fév - 14:16

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MESSAGES : 570 LOCALISATION : toujours en mouvement, un oeil sur tout ce qui l'entoure. EMPLOI : monstre à temps partiel, patrouilleur pour l'ordre autrement. a quitté l'ordre il y a quelques mois maintenant.

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TON PATRONUS: un ours très, très grumpy.
COMPÉTENCES:


Il répond à peine. Se contente de phrases tellement courtes que le silence vaudrait sans doute mieux. Il a connu mieux. Oui, tu t'en doutes bien. Tu aimerais qu'il étoffe ses réponses de quelques mots supplémentaires. Qu'il décrive la situation, qu'il t'explique tout. Qu'il te parle de ses sentiments écorchés, et même de cette haine qu'il a pour toi, si seulement ça le faisait parler. Tu as besoin de l'entendre, d'entendre cette fameuse voix pour couvrir le silence qui t'oppresse depuis des mois maintenant. Tu as besoin de lui. De son attention. Pas de son indifférence. Il semble perdu dans un autre monde, un monde auquel tu n'appartiens plus depuis longtemps. Il s'égare dans ses pensées, accorde quelques caresses à son chien. Et toujours aussi peu d'attention à ta personne. Tu restes debout, légèrement chancelant sur tes pieds. Tu as froid, et chaud. Tu es mouillé et tu frissonnes dès qu'une goutte longe ton échine. Tu écoutes le silence, entre deux de ses mots. Le silence... Il te ronge, te dévore avec violence. Il te fait incroyablement peur. Car le silence, il s'oppose à tout le reste. À la vie. À l'excès. À l'amour. À tout ce qui est vivace, tout ce qui brûle, tout ce qui fait se sentir vivant, de la douleur à la joie. Le silence, il te rend vulnérable. Te ramène à votre condition première ; celle de mortel. Un jour, il n'y aura plus que ça. Plus que du silence. Mais pas aujourd'hui ; tu refuses de l'accepter. Aujourd'hui, tu veux te battre pour le bruit et les coups d'éclat.

Il détaille un peu plus concernant sa jambe. Ton cœur s'emballe à chacune de ses syllabes, tu t'abreuves de ses mots. T'y raccroches. « Bonnes nouvelles... » Souffles-tu simplement, un trop maigre sourire effleurant tes lèvres un instant. Ce sont des bonnes nouvelles oui. Il s'en sort bien, il aurait sans doute pu perdre sa jambe, mais non. Il finira par remarcher correctement. Par courir. Par être toujours aussi maladroit... Un pincement au cœur, c'est tout ce que tu ressens devant son indifférence. Le Saiph d'autrefois aurait pétillé et sautillé de joie devant une telle nouvelle. Lui semble tellement peu affecté par la nouvelle que le malaise te prend une fois de plus à la gorge. Le silence retombe une fois de plus. Tu te sens mal. Tu te sens de trop. Tu es tenté de faire demi-tour, surtout que tu ne sais pas quoi dire. Rien d'intelligent ne te vient et tu as peur de le faire fuir. Alors tu tentes la sincérité, de parler avec ton cœur, pour une fois. Ce ne sont que quelques petits mots murmurés. Des mots qui valent beaucoup plus qu'un millier de discours, sans doute, tant ils sont sincères. Il te manque, oui. Beaucoup plus que tu n'aurais pu l'imaginer, en le perdant. Sa réponse te glace le sang. Il te demande d'arrêter, une fois de plus. Tu as l'impression de revivre la scène de l'hôpital.  Les adieux déchirants. Tu as l'impression que le cycle se répète et qu'une fois de plus, tu es venu pour rien. Tu ne le récupéreras jamais, mais ça, tu n'arrives pas à te le rentrer dans le crâne, apparemment.

Il ne te regarde même plus. Il a l'air faible et tu l'es tout autant. Tu sens qu'il cache quelque chose. Des sentiments terribles, sans doute parfaitement négatifs à ton égard. Mais des sentiments quand même, qu'il refuse de montrer. Sa dernière phrase t'achève. Pourquoi est-ce que tu n'arrives pas à tourner la page ? Mais lui, y parvient-il vraiment ? Tu te sens mal. Tu as l'impression de brûler de l'intérieur. Tu ne veux pas y croire ? Il a vraiment dit ça ? Tu as l'impression que tes jambes ne vont plus te porter. Alors tu prends les devants, tu te laisses tomber au milieu de son salon. Tu t'assieds par terre, ramenant légèrement tes genoux à toi. Ton regard s'embrument. « Je peux pas faire ça. » Tes pupilles s'orientent sur autre chose que lui, mais tu ne peux pas les retenir plus longtemps, ces larmes qui menacent de tomber depuis tout à l'heure. Elles creusent des sillons humides sur tes joues. Regarde-toi, pathétique personnage. Evan Monroe, en position de faiblesse. Evan Monroe qui pleure. Il y a de quoi rire très franchement. Tu es ridicule – tu te sens ridicule. Tu renifles, ravales difficilement un sanglot. « Je m'en veux terriblement. » Que tu souffles entre deux inspirations saccadées. Tes mains glissent dans tes cheveux mouillés, tu tires dessus. Tu fermes les yeux. Tu aimerais tout oublier une fois de plus, reprendre à zéro. Tes doigts tremblent toujours, tu gardes résolument les yeux fermés. « J'aimerais une dernière chance. » De tout recommencer. D'être quelqu'un de meilleur, pour lui. Une chance de faire les choses bien cette fois.


    [holding on and letting go] Did you escape From the feelings that you wanted to replace, With anything you thought could fill the space. I hope you found the quiet nest you want, Cause nothing good comes from being gone. I'm willing to admit it's all my fault, I will trade trade all of my pride for what I've lost, cause Nothing good comes from being gone.
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Sam 24 Fév - 17:58

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MESSAGES : 312 LOCALISATION : Dans son bureau, à composer ou jouer du violon EMPLOI : Violoniste professionnel

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DANS TA POCHE: un paquet de clopes, mon téléphone portable et un diapason.
TON PATRONUS: serait un pinson, bien évidemment.
COMPÉTENCES:



Bonnes nouvelles, oui. Mais au final, cela n’a que très peu d’importance à tes yeux. Tu ne parviens plus à te soucier de toi-même. Tu te fiches quelque peu de ce qui t’arrive, tant que cela n’affecte pas les autres. C’est là ton plus grand problème : les autres. Si tu étais seul, tu ne serais certainement pas là où tu en es aujourd’hui. Qu’importe. Tu n’as pas envie de t’étendre sur le sujet et il ne te questionne pas plus non plus. Alors tu te tais. Le silence s’impose dans le salon. Pesant, mais moins effrayant que cette démoniaque comptine qui s’impose encore parfois à ton esprit. Tu préfères ce silence aux chants, aux cris, aux injonctions. Le silence t’apaise, signe qu’on te laisse tranquille, qu’on ne viendra pas te chercher. Même s’il est vrai qu’un peu de violon comme musique d’ambiance ferait du bien.

Ses propos te surprennent, éveillent une pointe de colère en toi. Tu lui manques ? À qui la faute ? Il l’a cherché, il l’a voulu. Douloureuse trahison, dont la parfaite illustration est toujours sur ton téléphone ainsi que dans l’entrée, la face du cadre photo contre le meuble. Ultime et douloureuse piqûre de rappel lorsque tu as besoin de te souvenir de ne plus jamais accorder ta confiance et ton coeur à quelqu’un. Encore moins à lui. Tu devrais le jeter sans pitié, puisqu’il n’en a pas eue pour toi. Mais au lieu de l’envoyer paître, tu ne fais rien. Vraiment rien du tout. Tu n’as pas la force de faire quoi que ce soit. Tu es épuisé. Physiquement, mentalement. Tu voudrais qu’il parte, qu’il cesse de te torturer. Il te fait mal à chaque fois qu’il se présente à toi. Qu’il te laisse en paix. Qu’il te laisse vivre ou te détruire, au choix… Qu’il s’en aille, pitié… Le voir te fait tellement mal. Tu te sens si faible, tu te trouves si pathétique… Tout ce que tu parviens à faire, c’est cacher ton visage dans la fourrure de ton chien. À bout.

Pourquoi ne peut-il pas tourner la page ? Des filles, il y en a à la pelle. Des mecs aussi. Il a tout Birmingham, toute l’Angleterre, les USA aussi, le reste du monde ! Des milliards de personnes. Il n’aurait aucun mal à te remplacer. S’il est encore là, c’est qu’il ne s’en donne pas la peine. C’est qu’il prend plaisir à piétiner ton coeur, un peu plus à chaque instant. Il ne peut pas tourner la page ? Si, même s’il affirme que non. Tu ne fais pas attention à lui, le coeur débordant d’amertume et de désespoir. Jusqu’à ce que des sanglots te fassent relever la tête. Evan est en train de. De pleurer ? Tu ne peux que froncer les sourcils, perplexe. Cela n’est arrivé qu’une seule fois en un an, lors d’une violente dispute entre vous. Tu l’avais provoqué, poussé à bout dans le but de le faire réagir. Mais là ce n’était pas prévu, pas cherché. Tu ne comprends pas ce qui lui arrive, tu ne comprends pas ce qui peut bien faire couler ces larmes. Perdu.

Il dit qu’il s’en veut. Tu aimerais blinder ton coeur, le rendre inatteignable. Mais tu en es incapable face à ses larmes. Chacune d’entre elles tombe au fond de ton coeur, brûlant l’organe vital telles des gouttes d’acide. Il te fait du mal. Terriblement. Tu voudrais tant le voir partir mais quelque chose se fissure en toi, une fois de plus. Quelque chose que tu pensais et voulais avoir anéanti. Tes sentiments. Le palpitant rate un battement, puis deux. Une dernière chance… Tu as déjà fait tellement de choses pour lui mais il t’en demande toujours plus. Lui laisser encore une chance irait contre tous tes principes. La trahison, c’est une fois, jamais deux. Tu ne sais plus ce que tu veux. Si ta rancoeur est toujours aussi vive, même si tu n’as plus la force de l’exprimer, c’est que tu n’as pas tourné la page, que cette histoire continue à profondément t’affecter.

-La dernière… souffles-tu.

Faible. Tu as à peine conscience d’avoir parlé. Par contre, tu repousses doucement Bandi, attrapes tes béquilles et boitilles jusqu’à Evan. Tes cannes finissent au sol, tout comme toi, face à lui. Tu en grimaces un peu, le temps de trouver une position confortable pour ta jambe. Tu serais tenté de le prendre dans tes bras, d’essuyer ses larmes. Tu ne bouges pas. Hors de question de te montrer faible à ce point. Les larmes ne coulent toujours pas mais forment un voile devant ton regard…

-Tu ne peux pas me demander d’oublier ou de te pardonner… Je ne peux pas… Je ne peux… Vraiment pas… C’est trop…

Pathétique. Tu l’es oui. Pathétique. Cinglé. Masochiste. Tu te sens mal. Affreusement mal. Une larme dévale ta joue. C’est tellement dur. Ton coeur te fait mal.

-Je ne supporterais pas que ça recommence…

Telle est ta réponse. Une mise en garde. Ce sera réellement la dernière chance que tu lui donneras. L’ultime. Il n’y aura pas de nouvelle trahison. Il ne faut pas qu’il y en ait. Tu peines déjà à te relever,alors si cela venait à se reproduire, tu resterais à terre.
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Sam 24 Fév - 22:11

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MESSAGES : 570 LOCALISATION : toujours en mouvement, un oeil sur tout ce qui l'entoure. EMPLOI : monstre à temps partiel, patrouilleur pour l'ordre autrement. a quitté l'ordre il y a quelques mois maintenant.

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TON PATRONUS: un ours très, très grumpy.
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Tu n'avais jamais eu mal ainsi, de mémoire. Jamais eu mal de perdre quelqu'un comme ça. Peut-être car tes souvenirs sont jeunes, s'ancrent dans les sept dernières années pour la plupart. Ceux que tu partages avec lui remontent à plus d'un an maintenant. Une année sur sept, c'est énorme, ça a pris une valeur incroyable, avec le temps. Bien plus que tu ne l'aurais supposé au début. Le début, parlons-en. Des premiers temps. Du mandat en sept exemplaires, de cette première fois bafouée, précipitée. De l'incendie dans tes reins et de l'étincelle dans ton cœur, qui t'a rapproché de lui, alors que tu ne prévoyais pas de le revoir, pas même de lui adresser la parole à nouveau. Il a su t'intéresser, te captiver, te garder entre ses bras. C'était doux, sucré, agréable. Brûlant, parfois. Douloureux, d'autres instants. Tu t'en es pris, des gifles. Mais tu as aussi appris à prendre sur toi, à ses côtés. À gagner en patience, à faire plus attention aux autres. À être plein de petites intentions qui ne t'auraient même pas effleurées l'esprit avant ça. Tu t'es épris de lui, trop vite, trop fort. Et lorsque tu as commencé à t'en apercevoir, tu es retombé dans tes travers. C'était trop beau pour être vrai. Trop beau pour exister. Tu ne méritais pas tout ça – aujourd'hui encore, tu sais que tu ne le mérites pas. Alors tu as tout foutu en l'air. Tu ne sais pas trop ce que tu espérais à l'époque. Lui faire du mal ? Certainement pas. Pourtant, tu lui en as fait, bien plus que permis.

C'est sans doute pour cette raison que tu es un peu surpris d'être à l'intérieur de son appartement, et pas en train de courir à l'autre bout de la rue avec ses cerbères aux trousses. Tu ne vas pas t'en plaindre. Tu n'as plus le cœur à rien, à vrai dire. Ça se voit dans ton attitude. Tes yeux fatigués, tes épaules voûtées, ton cœur en panne. Tu t'effondres presque au milieu de son salon, dans une position de soumission qui est loin de te ressembler. Tu es toujours debout, la tête haute ; jamais à genoux. Mais devant lui, tu te sens faible. Et tu n'en as rien à faire de paraître vulnérable ou faible. Tu n'es pas doué sur les excuses et tu bafouilles quelques mots. Une demande, plus précisément. Qu'il t'accorde une chance, une dernière. Tu pourrais bien prier tous les dieux, te plier en quatre, rien que pour le faire hésiter un instant – car oui, tu t'attends à un non catégorique. Sa réponse te surprend, tu plonges ton regard rougi dans le sien. Il ne pleure pas – sans doute par fierté – mais les larmes sont là. Pour une fois, il te semble mille fois plus fort que toi. Même une jambe immobilisée et le cœur brisé. Tu n'arrives même pas à parler devant une telle annonce. Tu te contentes de l'écouter, de l'observer. Il vient vers toi et tu esquisses un geste, mais tu te ravises bien vite, par peur de le faire fuir. Il est là, devant toi, au même niveau. Proche, tellement que tu pourrais l'attraper dans tes bras. Mais tu restes figé sur place.

Ses mots, tu les entends, tu les comprends parfaitement. C'est normal, qu'il ne puisse pas te pardonner ou même oublier. Tu le sais bien, même si vous parvenez à reconstruire quelque chose, il y aura toujours l'ombre de cet événement pour flotter sur votre relation. Il n'oubliera jamais, toi non plus. Mais tu peux lui promettre de faire de ton mieux pour effacer cette erreur, ou du moins la masquer. « Je sais. Je.. Je ne te demande pas d'oublier... » Lâches-tu faiblement, avant de déglutir. Il reprend la parole, ton regard accroche timidement le sien. Il ne supporterait pas que ça recommence ? Toi non plus. Tu l'as compris, bien trop tard seulement. Tu le fixes, sérieux, on ne peut plus sincère. « C'est une promesse. » Et s'il te connaît un peu, il sait que tu n'es pas du genre à donner ta parole au premier venu. C'est quelque chose de très important, qui a toujours fait ta fierté ; tu tiens toujours ta parole. Toujours. En sept ans, tu n'as pas le souvenir d'avoir trahi une promesse – et de toute manière, tu en fais très peu. Le silence retombe. Ton cœur se calme et les nœuds commencent à se défaire dans ton esprit. Doucement, les ténèbres qui avaient envahi tes pensées se dispersent, laissant voir un semblant de lumière, un peu d'espoir.

Tu hésites un moment, avant d'amorcer ce geste vers lui. Volontairement lent, tu t'approches doucement. Pour lui laisser le temps de se replier, de s'esquiver, si ce n'est pas ce qu'il désire. Tu ne comptes pas le forcer, à quoi que ce soit. Alors tu lui laisses le temps de fuir, mais il ne le fait pas. Timidement, ton corps rencontre le sien, dans une sensation beaucoup trop familière, qui te manquait terriblement. Il se tend légèrement et tu restes doux, patient. Tu laisses les dernières barrières tomber, jusqu'à pouvoir l'étreindre contre toi, sans pour autant chercher à l'étouffer. Ton visage se perd au creux de son cou, alors que tu t'abreuves de sa chaleur, de son parfum, de son odeur. Cette simple étreinte provoque une vague de bien être dans tout ton corps ; pour une fois depuis des mois, tu as l'impression d'être à ta place. De ne plus avoir froid. D'être en sécurité. Tu fermes les yeux et tu t'abandonnes pleinement à ce contact. Tu en avais besoin, comme on a besoin de respirer, et tu t'en rends d'autant plus compte maintenant. « Je suis désolé de ne pas avoir été là quand tu en avais le plus besoin. » Murmures-tu. Tu culpabilises encore affreusement pour ce qui s'est passé. « J'aurais dû être là pour te protéger... » Personne ne parviendra à te faire croire le contraire, pas même lui. Tes doigts se referment un peu sur son haut, tu n'as plus envie de le lâcher. « Plus personne ne te fera de mal. Jamais. » Ça aussi, c'est une promesse, qu'il refusera peut-être de croire. Mais aussi longtemps qu'il sera à tes côtés, tu mettras tout en œuvre pour le protéger ; des tempêtes et des catastrophes, des autres, mais surtout de toi.


    [holding on and letting go] Did you escape From the feelings that you wanted to replace, With anything you thought could fill the space. I hope you found the quiet nest you want, Cause nothing good comes from being gone. I'm willing to admit it's all my fault, I will trade trade all of my pride for what I've lost, cause Nothing good comes from being gone.
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Lun 26 Fév - 0:18

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TON PATRONUS: serait un pinson, bien évidemment.
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Brisé, déchiré. Partagé entre deux sentiments contraires : la colère et le désespoir. Tu en as assez de toute cette histoire. Tu voudrais qu’il te laisse définitivement en paix. Qu’il parte et ne revienne plus jamais. Vraiment jamais. Il devait sortir de ta vie et ne plus jamais y réapparaître. Et pourtant il revient à chaque fois, douloureuse piqûre de rappel. Tu le détestes. Tu le hais. Et pourtant le voir là, si faible, attise ta propre douleur. Tu fais rarement du mal aux autres, à moins d’être littéralement hors de toi. Il l’a expérimenté. Il a découvert que le gentil petit Saiph était capable de mordre à sang pour se défendre. Aujourd'hui, tu en découvres les stigmates. Il est en position de faiblesse face à toi, épaules voûtées et regard éteint. S’il s’est mis dans un tel état, n’est-ce pas parce qu’il tient à toi quelque part ? Non. Tu ne veux pas l’entendre, le comprendre. Il a piétine ton coeur et ta dignité, de quel droit pourrait-il prétendre à une nouvelle chance ? Il ne peut plus. Il n’en a plus le droit. C’est terminé entre vous. Le livre s’est refermé sur ton départ, la suite n’existe pas. Elle n’existera jamais ! Est-ce ce que tu veux ? C’est ce qu’il faut. Mais tout n’est pas encore mort en toi, visiblement. Tu le croyais pourtant, mais il faut se rendre à l’évidence : tu veux autre chose. Si tu t’es mis dans un tel état, c’est que la situation actuelle ne te convient pas. Tu n’as pas trouvé comment surmonter cette épreuve, comment apprendre à refaire confiance. Comment sourire à nouveau sincèrement, plaisanter de tout et de rien comme tu savais si bien le faire. Et tu sais pertinemment que ce n’est pas bon. Il faut que cela change. Pour lui, pour toi. Pour vous. Vous ? Oui, vous.

Au lieu de l’envoyer balader, de réaffirmer ta volonté de ne plus jamais vouloir avoir affaire avec lui, tu acceptes de lui accorder encore une chance. Une dernière. L’ultime. Tu fais une erreur. Tu en es conscient mais au final, cela peut-il être pire que ce que tu vis actuellement ? Oui, bien sûr. Cela peut toujours être pire. Mais si cela vient à se produire, la situation ne sera plus la même. Tu refuses de sombrer une seconde fois aussi profondément. Mais s’il doit y avoir une seconde chance, il n’y aura ni oubli ni pardon quant aux précédents événements. Ils sont gravés au fer blanc dans ton esprit et jamais rien ne pourra les en effacer. Face à face, tous deux sur le sol de ton salon, tu l’observes, cherche dans chaque frémissement de sa voix les touches de sincérité que tu espères entendre, sans pour autant être convaincu de faire le bon choix. Ce n’est pas parce qu’il te semble sincère que cela garantit qu’il ne recommencera pas. Et même cette promesse qu’il te fait peine à te convaincre. Pourtant tu sais pertinemment qu’il ne promet jamais rien, que ses promesses il les tient en règle générale. Mais il a déjà brisé ta confiance et ce n’est pas demain la veille que tu la lui accorderas à nouveau. Malgré ta peine de le voir dans cet état et l’envie d’essuyer ses larmes.

Tu ne bouges pas. Trop faible pour te relever sans aide, trop traumatisé pour ne serais-ce qu’esquisser un geste vers lui, te rapprocher un peu plus. L’éventualité d’un contact physique te terrifie, séquelles de ton agression quelques semaines plus tôt. C’est donc lui qui fait ce geste vers toi. Lui qui s’approche, et toi qui te tends. Chaque amorce de mouvement dans ta direction provoque un mouvement de recul. La peur se lit dans tes yeux et ton corps réagit instinctivement. Mais tu fais des efforts. Tu te forces à te calmer, à te raisonner. Alors petit à petit, à force de patience des deux côtés, vos corps se rencontrent. Tu te tend aussitôt, yeux fermés, ton corps attendant un coup qui ne vient pas. Calme plat. Alors tu rouvres un peu les yeux. Evan est là. Juste Evan. Tes yeux se referment et tu le laisses t'étreindre. Il te faut encore de longues secondes pour enfin te détendre. Il est là… Cette sensation t’avait tant manquée… Il t’avait tant manqué… Tu retrouves son odeur, sa chaleur, et quelque peu cette sensation de bien-être qui était tienne lorsque tu te trouvais dans ses bras. Le malaise n’a pas disparu mais il s’étiole, se fait plus supportable. Il blottit son visage dans ton cou, son souffle te fait frissonner et les larmes t’échappent enfin. Peut-être est-ce enfin l’heure pour vous de remonter la pente. Il dit être désolé de ne pas avoir été là… Un léger soupir s’échappe d’entre tes lèvres alors qu’un frisson de peur remonte le long de ta colonne vertébrale.

-Tu n’aurais rien pu faire, crois-moi…

Ils te voulaient, donc ils auraient fini par réussir à mettre la main sur toi, peu importe comment. Cela, tu en es convaincu. Et tu as tellement peur qu’ils reviennent, qu’ils aient décrété que leur première expérience n’ait pas suffit et qu’il faille la compléter ou la recommencer à zéro. Qu’une nuit tes cauchemars redeviennent réalité. Non. Jamais ! Un nouveau frisson de peur parcourt ton corps et ta main se referme instinctivement le haut d’Evan. Comme en réponse à ta peur, tu sens sa main se refermer sur ton t-shirt, ses mots se glisser à ton oreille. Plus personne ne te fera de mal ? Tu secoues la tête. Tu trouves cela ridicule à dire, ridicule à entendre. Même si une par de toi rêve de pouvoir y croire, le temps des rêves et révolu. Aujourd’hui, place à la douloureuse réalité.

-Ne fais pas de promesses que tu ne pourras pas tenir…

Il ne pourra pas empêcher les autres de faire du mal à autrui. Même s’il le pense sincèrement, il ne pourra pas le faire et tu en es pleinement conscient. Mais ce n’est pas grave. Tu n’as pas besoin de ces propos. Tu n’as pas besoin qu’il tente de te protéger d’un monde dont tu ne sais plus où est ta place. Non, c’est d’autre chose dont tu as besoin. De lui, tout simplement…

-Je voudrais juste que tu restes là… Rien de plus…

Ensemble. C’est tout ce qui t’importe à l’heure actuelle : qu’il reste là encore un peu. Que tu ne sois plus tout seul chez toi, uniquement accompagné de tes chiens. Seul, tu t’es toujours forcé à l’être. Ne pas blesser, ne pas faire en sorte que les autres s’inquiètent pour soi. Ne pas parler de tes problèmes, tout tourner en dérision pour masquer chaque cicatrice. Tu voudrais juste avoir quelqu’un sur qui compter pour te soutenir… Même pas pour t’écouter, te relever, non. Juste être là, sans que tu en deviennes un fardeau. Tu secoues un peu la tête, esquisses un mouvement pour te reculer, ouvre les yeux… Et sursaute lorsqu’une langue rose et baveuse s’abat sur ton visage, puis sur celui d’Evan !

-BANDI ! C’est dégueux ce que tu viens de faire ! ne peux-tu t’empêcher de t’exclamer, lâchant spontanément un éclat de rire.

N’importe quoi. Tu ignores ce qui est passé par la tête de ton chien mais vous voilà tous deux avec le visage plein de bave de chien. Evan dans cet état. Tu ne peux t’empêcher,  un second éclat de rire t’échappe.

-T’es sexy comme ça.

Etonnant. Cette étincelle de vie qui avait disparue de ton regard fait une brève apparition avant que tu éternues. Surpris, tu te regardes. Et constates que, puisqu’Evan était trempé jusqu’aux os, tu l’es toi aussi à présent. Magnifique…

-Peut-être… Qu’on devrait se changer et se réchauffer un peu…

Avant que l’un de vous ne tombe vraiment malade. Ce qui serait un peu idiot quand même, qu’en plus de ton coeur fragile, de tes traumatismes et de cette satanée jambe, tu attrapes un rhume, une angine ou pire encore. Pour l’instant, tu accumules suffisamment de problèmes comme cela. En plus de ton ventre qui se met à franchement gargouiller. Oups ?
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Mar 27 Fév - 23:07

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Une seconde chance inespérée qu'il place dans tes mains, comme un cadeau que tu ne mérites même pas. Tu as du mal à y croire et ton cœur aussi, pourtant, quelque chose change en toi. C'est ténu, mais ça fait toute la différence. Peut-être est-ce ton cœur qui redémarre ou bien ton âme qui se réchauffe. Tu ne sais plus et tu ne cherches même pas à comprendre. Tu te contentes de ce qu'il te donne là, aussi fragile que cela puisse être. Tu en demandes même un peu plus, puisque tu t'avances pour le prendre dans tes bras. Il est un peu réticent d'abord, mais tu te fais doux, patient. Tu lui dois bien ça. Son corps rencontre finalement le tien et ton visage se perd au creux de son cou, alors que mille et une sensations plus violentes les unes que les autres te reviennent. Tes cinq sens sont bouleversés, et pour une fois depuis trop longtemps, tu retrouves un semblant de sourire sincère. Tu ne pleures plus, mais il a apparemment pris le relais. Des larmes de tristesse ? De soulagement ? De colère ? De joie ? Tu ne sais pas comment les interpréter alors tu ne dis rien. Tu te noies dans le silence, apaisant, reposant, jusqu'à laisser échapper quelques mots, formuler clairement ta culpabilité. Il n'avait peut-être pas besoin de l'entendre, mais toi, tu avais besoin de le dire. Sa réponse te fend le cœur. Quelque part, tu sais que c'est faux. Quoi qu'il en dise. Et quand bien même ces types lui auraient mis la main dessus, tu n'aurais pas dormi avant de l'avoir retrouvé. Mais tu gardes ces mots pour toi.

Il s'agrippe légèrement à toi. D'autres mots rassurants abandonnent tes lèvres. Des promesses que tu annonces en toute sincérité. Ces mots là non plus, il ne veut pas y croire. Sa réponse t'arrache un douloureux sourire, tu le serres un peu plus contre toi. Tu réfléchis à ce que tu peux bien répondre à cela, mais il est plus rapide que toi. La demande qu'il formule fait bondir le palpitant dans ta cage thoracique. C'était inattendu et ça t'apporte un maelström de sentiments que tu n'es plus sûr de pouvoir gérer. Il voudrait que tu restes. Tu ravales tes dernières larmes, alors qu'un sourire un peu plus franc se glisse sur tes lèvres. « Avec plaisir... » Que tu souffles. Il s'écarte et tu as déjà l'impression que ton monde redevient plus froid. Mais tu ne peux pas abuser des bonnes choses, tu ne peux pas demander plus que ce qu'il accepte de t'accorder ; tu n'es clairement pas en position de négocier. Tu le détailles. Ses yeux rougis et ses traits épuisés. Il a bien peu fière allure, tu dois le reconnaître, même si tu ne comptes pas le dire à voix haute. C'est cet instant précis que Bandi choisit pour faire son entrée, accordant une léchouille baveuse sur la joue de son maître. Tu ris, mais tu ne tardes pas à connaître le même sort. Ton expression se fait d'abord surprise, puis tes éclats de rire joignent les siens. Sa dernière remarque empourpre légèrement tes joues – qui aurait cru que c'était encore possible ? Tu baisses légèrement les yeux, sans te départir de ce franc sourire qu'il a su replacer sur ton visage. Une de tes mains glisse brièvement dans le pelage du chien qui s'échappe déjà. « Ça ne te va pas si mal non plus. » Pendant quelques secondes, tu as l'impression d'avoir retrouvé le vrai Saiph. Celui qui te faisait tourné en bourrique, il y a quelques mois de ça. Celui qui t'a rendu plus fou que tu ne l'étais déjà – mais dans un meilleur sens. Alors tu te rends compte à quel point ce rire mélodieux t'a manqué. À quel point son sourire éclairait tes jours, et cette étincelle malicieuse dans son regard, brillait dans les nuits les plus courtes.

Il éternue, ton sourire se fait apaisé, malgré la pointe d'inquiétude qui perce toujours ton cœur. Sa remarque est tout à fait judicieuse et tu hoches légèrement la tête, approuvant. « Tu as raison. Je n'aimerais pas que tu tombes malade par ma faute... » Tu t'apprêtes à te relever, mais tu te décides à l'aider. Vivre sur un pied n'est pas facile, tu te souviens de ce que ça fait, tu avais été intenable, il y a quelques années de ça. Mais bref, c'est tout naturellement que tu glisses ton bras au creux de son dos. « Attends. » Tu attrapes son autre bras et doucement, tu l'aides à se redresser. Chose faite, tu récupères ses béquilles par terre, que tu lui donnes. « Et voilà. » Un doux sourire étire tes lèvres. Tu aimerais l'embrasser ou même juste le décoiffer. Tu n'en fais rien. Tu n'en as pas  le droit ; tu le sens. C'est comme un interdit qu'il a fixé entre vous, sans même ouvrir la bouche pour le dire. Le silence retombe pour quelques secondes, tu reprends tes distances, dans une marque de respect, de politesse. Il te suggère alors d'aller te changer en premier et tu acquiesces légèrement, prenant la direction de sa chambre. Tu retires tout de même tes chaussures avant d'étaler de l'eau partout ailleurs. Tu te fais d'ailleurs la promesses de nettoyer le petit carnage que tu as fait en débarquant ici trempé. Après lui avoir accordé un dernier sourire, tu files et disparais dans sa chambre. Sa fameuse chambre. Tant de souvenirs entre ces murs, même s'il n'y a plus aucune trace de toi. Ni photo, ni livre t'appartenant pour traîner, ni rien du tout. Pas même un vêtement sur le dos d'une chaise. Tu rejoins l'armoire, cherches quelque chose à mettre. Tu constates alors que tous tes vêtements ont disparu. Est-ce que ça t'étonne ? Pas tant que ça. Il les a sans doute brûlés et tu ne peux pas lui en vouloir.

Tu cherches quelque chose à ta taille et un drôle de sourire effleure tes lèvres quand tes doigts glissent sur la fameuse chemise saumon. Tu secoues la tête, poursuivant les fouilles. Pas besoin d'être élégant ; tu jettes ton dévolu sur un t-shirt assez grand et un short de sport assez long. Ce n'est pas la grande classe mais ça importe peu. Tu récupères tes vêtements trempés, tu repasses par le salon. « J'ai hm. Pris ce que j'ai trouvé. Tu devrais aller te changer avant d'attraper froid... » Tu gardes un petit sourire, ténu mais chaleureux. Tu disparais rapidement par la salle de bain pour te laver des dernières traces de bave de Bandi, et tu colles tes affaires au sèche-linge. C'est étonnant, cette sensation un peu familière, d'être de retour à des mois plus tôt. Tous ces petits gestes, chez lui, chez toi, ces instants de « vie de couple » que vous partagiez. Automatismes bien vite retrouvés, quand on te voit déambuler chez lui. Tu rejoins le salon, tu t'empresses de sécher le sol que tu as trempé avec tes vêtements, alors que Bandi te tourne et retourne autour. Tu ris un peu, gratifiant le chien d'une énième caresse. Puis tu rejoins la cuisine et tu commences à fouiller dans les placards. Pourquoi ? Parce que Saiph avait faim. Et toi aussi, un peu, tu dois l'admettre. Tu fais un tour par le frigidaire et tu rassembles quelques éléments sur le plan de travail, avant de commencer à travailler les produits. Tu n'es pas un grand cuisinier, mais tu t'es toujours bien débrouillé. Tu mets de l'eau à chauffer et une poêle sur le feu. Puis c'est en te retournant que tu le vois. Là, dans la pièce. Tu t'arrêtes dans tes mouvements, ou en tout cas, tu ralentis, te pinçant les lèvres. « J'ai.. Cru comprendre que tu avais faim ? Enfin, je me suis permis de préparer quelque chose... Je... » Confus et maladroit. Tu ne sais pas comment te comporter, tu ne sais plus. Cette scène, cet instant présent te ramène à bien trop de souvenirs avec lui.


    [holding on and letting go] Did you escape From the feelings that you wanted to replace, With anything you thought could fill the space. I hope you found the quiet nest you want, Cause nothing good comes from being gone. I'm willing to admit it's all my fault, I will trade trade all of my pride for what I've lost, cause Nothing good comes from being gone.
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Sam 3 Mar - 22:44

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Les traumatismes sont toujours là, bien présents, handicapants. Toi qui n’avais jamais eu le moindre soucis avec les contacts physiques… Au contraire, tu as toujours été facilement tactile avec les autres. Regarde-toi aujourd’hui. Il te faut une bonne minute pour enfin te détendre dans les bras d’Evan. Ceux d’Evan… Tu peines à réaliser ce qu’il se passe. Evan est là, contre toi. Tu lui as laissé une chance, tu l’as laissé entrer, tu as baissé ta garde. Faible. Tu n’arrivais pas à te relever, tu n’arrivais plus à en trouver ni l’envie ni la force. Maintenant que tu es dans ses bras, tu sens la tendance s’inverser. Il t’avait affreusement manqué. C’est fou comme tu te sens bien contre lui, comme si tu avais retrouvé un morceau de ton coeur, de ton âme, perdus quelques mois plus tôt. Et même si la douleur reste bien présente, tu fais de ton mieux pour l’oublier. Tu t’es fait suffisamment de mal ces derniers temps, il est grand temps de renverser la vapeur. Et c’est ce que tu as l’intention de faire. Yeux fermés, quelques larmes de soulagement leur échappant, tu profites simplement de cette sensation d’avoir quelqu’un contre toi.

Qu’essaye-t-il de faire ? Te rassurer au mépris de la logique ? Peut-être. Peut-être s’en veut-il de ne pas avoir été là. Tu ne sais pas quoi en penser et tu ne veux pas avoir à réfléchir. Ses propos, tu ne les accepte pas parce qu’à tes yeux il n’aurait rien pu faire, il ne pouvait pas te protéger et il ne le pourra pas si vraiment ces gens recommencent. Tu ne veux pas qu’il essaye de te rassurer. Tu veux juste qu’il soit là. Tu ne demandes rien de plus,qu’il reste avec toi et qu’il cesse un peu de parler. Il parle trop. Curieux paradoxe, quand on sait que toi tu es de ces personnes un peu trop bavardes. Sa réponse te fait doucement sourire. Tu es heureux de l’entendre, heureux de voir qu’il accepte de rester, de t’accorder un peu de son temps. Tu n’en veux pas plus, tu n’as pas besoin de plus. Juste de lui, de quelqu’un à tes côtés. Non. De lui à tes côtés. Juste lui, personne d’autre. Mais pour l’instant, il ne faut pas abuser des bonnes choses. Même en étant dans ses bras, ta position actuelle, sur le sol, n’est pas confortable. Il faut bouger un petit peu. Mais quand tu ouvres les yeux, ce n’est pas Evan que tu vois, mais la langue de Bandi qui s’abat sur ta joue, y laissant une traînée baveuse. Tu protestes joyeusement, en riant. Tu ne vois pas ta tête mais en voyant celle d’Evan, tu l’imagines sans mal. Sexy Evan oui, avec toute cette bave. C’est avec ravissement que tu vois ses joues s’empourprer. Evan Monroe qui rougit. Tu n’es pas peu fier de toi pour ce coup. Sauf que sa réponse te fait rosir à ton tour… Cela calme tes éclats de rire, gêné. Tout cela avant d’éternuer. Te voilà trempé, il serait peut-être temps pour vous de vous changer, d’enfiler des vêtements secs avant d’attraper froid. Tu lui en fais la remarque. Il ne voudrait pas te rendre malade par sa faute ? Tu souris un petit peu.

-Ce serait un peu bête oui…

Tu tends une main pour attraper tes béquilles mais il va plus vite que toi. C’est surpris que tu sens ses mains sur toi. Tu sursautes, te tends immédiatement en sentant sa main au creux de son dos et l’autre qui attrape ton bras. Tu es figé, et ce n’est qu’après une grosse seconde que tu comprends ce qu’il vient de se passer : il t’a remis debout, visiblement sans la moindre difficulté. D’un côté, tu sais que tu as perdu une grosse dizaine de kilos ces derniers temps et il te soulevait déjà sans mal il y a quelques mois… Le coeur bat à tout rompre et c’est tremblant que tu attrapes tes béquilles qu’il te tend. En réponse à son sourire, le tien est figé. Tu n’étais pas prêt du tout. Il a beau avoir prévenu, tu n’es pas à l’aise. Un ange passe. Peut-être serait-il temps d’aller vous changer, l’un comme l’autre. Tu baisses les yeux sur tes mains, qui tremblent encore quelque peu.

-Va donc te changer en premier, tu es plus trempé que moi.

C’est vrai. Mais il y a une autre raison pour laquelle tu l’envoies se changer en premier : tu ne veux pas lui laisser l’occasion de le voir te changer. Tu ne supportes déjà pas ton propre reflet dans le miroir, alors il est hors de question que tu le laisses voir ce que tu es devenu en quelques mois, plus encore depuis le nouvel an puis l’agression. Tu réponds à ses sourires par d’autres, bien que plus timides. Et tu le laisses disparaître à l’étage. Toi tu t’assois sur une des chaises du salon, soufflant enfin un bon coup. Tu prends de grandes inspirations, calmant ton rythme cardiaque un peu trop rapide. Evan est en train de déambuler à l’étage. Ton regard se pose sur tes chiens, puis sur leurs paniers. Il y a les restes d’une des chemises d’Evan dans le panier de Bandi. Il ne retrouvera aucune de ses affaires oubliées chez toi, ses vêtements ont fini en charpie avec l’aide des chiens. Et par Merlin, ça t’avait fait un bien fou de les voir détruire ces nouveaux jouets. Un mouvement attire ton regard. Evan est de retour, dans un t-shirt et un short de sport. Un sourire vient flotter sur tes lèvres, songeant au fait qu’il aime bien être classe, ce qu’il n’est actuellement pas. D’un côté, vous ne faites pas la même morphologie et il n’entre pas dans les affaires qui habituellement sont à ta taille. Aujourd’hui tu flottes dans un peu tout. Et oui, c’est à toi d’aller te changer.

-Tu es très classe dans cette tenue.

Petite remarque de ta part, tandis que tu te relèves et rejoins les escaliers avec tes béquilles. Epreuve en vue. Un léger soupir s’échappe d’entre tes lèvres tandis que tu entreprends de monter avec toutes les précautions du monde. Ce qui ne t’empêche pas de te casser la figure à la dernière marche. Et hop, un nouvel hématome. Magnifique. Tu n’avais besoin que de ça. Enfin, malgré cette chute, tu te relèves rapidement entouré de tes trois chiens. Le plus jeune redescend bien vite, les deux autres se posent dans la chambre le temps pour toi de changer de tenue. Petite hésitation de ta part, avant que tu te décides à enfiler un t-shirt imprimé et un jeans. Tes affaires mouillées, c’est Skoll qui les emmène au rez-de-chaussée tandis que tu descends à ce rythme lent imposé par les béquilles. Petit passage par la salle de bain pour mettre tes affaires dans le sèche-linge et tu lances la machine. Te voilà sec. Mais pourquoi y a-t-il du bruit dans la cuisine ? Tu fronces les sourcils et rejoins Evan, sans comprendre ce qu’il cherche à faire. Il ne te repère pas tout de suite, tu as donc tout le loisir de le voir sortir de la nourriture de tes placards et commencer à faire chauffer les ustensiles. Et quand il te voit, il se fige, hésite. Ah, il a entendu ton ventre gargouiller ? Le rose te monte aux joues, et tu regardes ailleurs…

-Ne t’embête pas trop à faire trop à manger… Je mange très peu…

Il faut dire qu’avec la "diète sévère" sur tu as subie ces derniers mois, ton estomac a perdu l’habitude d’avaler des aliments solides. Tu ne manges plus qu’en très petites quantités et cela se voit sur ton physique. Ce n’est pas suffisant pour que tu reprennes du poids, juste assez pour que tu accumules un minimum d’énergie. Qu’importe. Voir Evan hésiter, c’est inhabituel. Evan est toujours sûr de lui. Evan sait toujours ce qu’il fait, même quand c’est la pire des conneries. Il a toujours donné cette image de lui même si toi, tu l’as déjà vu sous un autre jour. Tu l’as vu rire aux éclats, se faire tendre et attentionné, sourire de manière sincère, rougir suite à un compliment ou un acte de ta part. Mais aussi être troublé, furieux puis pleurer. Être adorable et ignoble. Quelle face de sa personnalité n’as-tu pas encore rencontrée ? Tu ne saurais dire. Ou si, le Patrouilleur, le vrai. Tu n’en as eu qu’un aperçu mais tu ne doutes pas une seule seconde qu’il ait joué les gros bras lors des interrogatoires, voir pire encore. C’est bien l’image que tu as de l’ancien Patrouilleur et tu es bien content de ne jamais avoir eu affaire à lui. Tu préfères Evan. Juste Evan, celui que tu as appris à aimer et que tu continues à aimer malgré ce qu’il s’est passé. Celui qui a supporté tes accès de folie et plus encore qui les a aimés. Celui qui est venu à quelques-uns de tes concerts, celui qui t’a offert Bandi, celui qui t’a écouté des nuits entières quand tu ne pouvais ou voulais pas dormir, celui qui met cinq sucre et trop de lait dans son café, celui qui coupe ses croissants en morceaux, celui qui déteste ta confiture de fleur de pissenlit, celui qui a fini par rire des images de concombres que tu lui envoyais par MMS. Evan quoi.

Autre point qui t’étonne par contre : le fait qu’il ait pu trouver quelque chose de mangeable dans tes placards. Tu n’as absolument rien de frais et tu n’as pas la moindre idée de quand datent tes dernières courses. Tu ouvres les placards à ton tour, attrapant tout ce qui passe à portée de main. Périmé. Périmé. Périmé… Soupir de ta part. S’il te dit qu’il y a du laisser-aller, il aura parfaitement raison. Mais cela ne date pas d’hier malheureusement. Tu le regardes, hésites un peu. Tu voudrais te blottir contre lui, ne plus bouger de ses bras, lui proposer de rester à dormir, mais… Tu ne peux pas. Tu n’es pas prêt. Il y a encore trop de blocages, trop de choses que tu ne veux pas le laisser voir, le laisser faire. Tu as peur. De ses réaction, qu’il en fasse trop, qu’il refasse des bêtises, qu’il aille trop vite… Tu te hisses sur une chaise, restant à distance de lui.

-Tu es sûr de vouloir cuisiner quelque chose ? J’ai de quoi faire des toasts quelque part et mes pots de confiture… Ca suffit largement…

Non non, tu n’as pas fait un régime exclusivement à base de toast et de confiture. Ou si, un peu. Mais il faut dire que cela t’apporte ta dose de sucre et tu ne ressens pas le besoin de manger quoi que ce soit d’autre. Surtout qu’au bout de deux toasts, tu es déjà calé. Tu agites doucement les pieds, veillant à ne pas te faire mal stupidement. Déjà que tu as un nouvel hématome à ton actif, inutile d’allonger la liste. Tu ressembles un peu plus à l’ancien Saiph, celui que tu avais malheureusement perdu de vue. Dire qu’en moins d’une demie-heure, tu as déjà changé d’attitude, tu as déjà partiellement retrouvé ton sourire et ton petit brin de folie. Petit, petit… Mais rien n’est encore gagné.

-Tu ne veux pas plutôt qu’on se regarde un film ?

Saiph ? En fait, tu n’aimes pas tellement l’idée qu’il cuisine pour toi, qu’il fasse les choses à ta place. Ce n’est pas à lui de s’occuper de toi et c’est ce qui te gêne. Sans compter le fait que tu sais pertinemment que tu ne vas que très peu manger, que dans le meilleur des cas il va s’inquiéter et tu ne veux pas assister à cela. Tu ne veux pas d’excuses, de reproches, d’inquiétudes. Tu veux juste qu’ils soit là, passer du temps en sa compagnie. Peut-être que confortablement installé sur le sofa, tu aurais moins de mal à te blottir à nouveau contre lui… Tu ne vas pas lui demander de te faire rire, non. Mais tu attends autre chose qu’un moment pesant, bourré d’inquiétude, pour ces retrouvailles…
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Dim 4 Mar - 22:15

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MESSAGES : 570 LOCALISATION : toujours en mouvement, un oeil sur tout ce qui l'entoure. EMPLOI : monstre à temps partiel, patrouilleur pour l'ordre autrement. a quitté l'ordre il y a quelques mois maintenant.

carnet personnel
DANS TA POCHE: des clopes, un briquet, des clés, un portable et deux ou trois papiers à balancer
TON PATRONUS: un ours très, très grumpy.
COMPÉTENCES:


Tu fais tout pour qu'il ne soit pas surpris. Tu le préviens de tes attentions, tu te montres doux, attentionné. Patient. Tout ce qui ne te ressemblait pas en somme, il y a plus d'un an que ça. Avant que tu ne le rencontres. Avant qu'il ne commence à te faire changer, bien malgré toi. Est-ce que tu t'en plains aujourd'hui ? Tu n'en sais rien. Tu ne sais plus ce que tu es censé penser. Tu te laisses juste porter par le courant en espérant que les choses finiront par aller mieux. Qu'éventuellement, un jour, tes lèvres caresseront les siennes à nouveau. Murmureront des mots oubliés. Pourront parcourir sa peau tiède. Pour l'instant, tu n'en demandes pas temps, et lui non plus. Il aimerait juste que tu restes ici et aussi surpris que tu peux l'être, tu es loin de vouloir lui refuser cette faveur qu'il te demande, mais aussi qu'il t'accorde. Tu  l'aides à se relever, donc. Il se tend. Ton cœur se crispe. Ça fait mal de le voir réagir ainsi. Mal de ne pas savoir si c'est contre toi, ou simplement les restes de son agression. Tu ne poses pas de question. Tu es juste mal à l'aise et tu ne sais pas où te mettre. Pendant un moment, tes doigts ont effleuré ton corps. Se sont pressés contre des zones autrefois plus charnues, pour ne rencontrer aujourd'hui que des os. Sa colonne vertébrale, ses côtes, reliefs que tu n'as jamais ressenti autant qu'aujourd'hui sous tes phalanges. Dans quel état s'est-il mis ?

Il récupère ses béquilles et t'intime de filer te changer en premier. Tu t'apprêtes à dire quelque chose, à poser une question. Mais rien à part le silence. Ses tremblements te dissuadent. Tu ne veux pas risquer de le perdre juste pour satisfaire ta curiosité, alors tu te mords la lèvre et tu obéis. Tu disparais dans sa chambre, pour trouver une tenue à ta taille. Ce qui n'est pas vraiment chose aisée ; il a balancé les quelques vêtements que tu avais pu laisser chez lui, et les siens ne te vont pas. Tu te souviens de cette chemise saumon qui te moulait beaucoup trop et du pantalon qui te faisait un feu de plancher ridicule. Inutile de retenter l'expérience, tu jettes donc ton dévolu sur un simple t-shirt ample et un short long de sport. Tu te dépêches et rapidement, tu es de retour dans la pièce à vivre. Il est là, avec l'ombre d'un sourire sur ses lèvres, pour te sortir une remarque de ton cru. Un léger rire t'échappe, tu acquiesces. « Je sais, tellement élégant... » Ajoutes-tu. Loin des costumes trois pièces dans lesquels il a pu te voir lors de ses concerts et autres petites occasions. Loin d'être un féru de mode et de tout ce qui s'y rapporte, tu as toujours pris soin de bien choisir tes vêtements, d'être un minimum élégant. Des couleurs sobres, des pièces classiques. Rien de très original, contrairement à lui. Il s'échappe, t'abandonnant dans le salon avec Bandi, qui vient immédiatement traîner dans tes jambes. Mais tu relèves vivement le regard quand un bruit se fait entendre et que tu le vois au sommet des escaliers, par terre. Immédiatement tu t'avances, esquisses un geste pour le rejoindre, mais il est déjà debout, déjà en train de s'en aller. Tu baisses les yeux, le sentiment d'être inutile te prenant à la gorge une fois de plus. Tu fais demi-tour. Direction la cuisine.

Tu fouilles dans les placards, tu sors des ustensiles. Tout est presque.. Vide ou périmé. Ton cœur se serre devant ce constat. Ça fait trop, beaucoup trop ; entre sa maigreur et ses meubles vides. Dans quel était s'est-il mis ? Tu t'affaires avec ce que tu trouves. C'est toujours mieux que rien. C'est ce moment qu'il choisit pour revenir, dans une nouvelle tenue. Tu t'arrêtes, ton regard accroche le sien un instant. Sa remarque t'inquiète plus que de raison. Alors c'est ça, il ne mange plus vraiment. Tu essayes de ne pas montrer ton inquiétude, pour preuve, tu essayes de prendre ça avec le sourire. « Mais ton ventre gargouillait, et puis tu sais, il faut bien manger pour bien cicatriser ! » Tu continues donc à t'agiter, récupérant ce qui te semble comestible. C'est un véritable parcours du combattant, mais tu retrouves un paquet de spaghetti et une boîte de sauce tomate. Ce ne sera certainement pas gastronomique, mais tant qu'il mange un peu... Tu fais chauffer de l'eau et verses la sauce dans la poêle, bien décidé à réussir quelque chose avec ce que tu as. Une fois de plus, il semble vouloir te dissuader de cuisiner et tout en lui tournant le dos, tu te mords violemment la lèvre inférieure. Les remarques sont là, sur le bout de ta langue. Tu as envie de l'attraper par les épaules, de le débarrasser de ce t-shirt, de lui montrer que oui, il a besoin de manger. Ça se voit même sur son visage, qu'il a perdu du poids et tu ne supportes pas cette image de cadavre ambulant qu'il renvoie. Se rend-t-il seulement compte du mal qu'il fait à sa santé ? Et dire que tout cela est de ta faute... tu te sens d'autant plus mal.

Tu te tournes brièvement vers lui, gardant le sourire pour vous deux. « Des toasts ? C'est pas vraiment un dîner ça. Puis, c'est pas tellement nourrissant... Je t'assure, ça ne me dérange pas de cuisiner. » Tu joues l'idiot. Tu fais comme si tu n'avais pas compris où il voulait en venir. Pas compris qu'il ne veut juste pas que tu cuisines, car il ne veut pas manger. « Et tu sais que je déteste ta gelée de pissenlit. » Que tu rajoutes avec un sourire plus franc, pour rajouter une touche d'humour. C'est plutôt son domaine ça, d'habitude. Tu te trouves pathétique. Mais tu serais prêt à tout pour l'entendre rire ne serait-ce qu'une fois de plus. Le voir sourire. Retrouver cette flamme éteinte, au fond de son regard. Tu mets les spaghetti à cuire et tu récupères plusieurs épices et de quoi faire une sauce digne de ce nom. Un peu d'huile d'olive, du basilic, sel et poivre. Sa proposition te coupe à peine dans ton élan. Tu es bien décidé à cuisiner et non, tu ne comptes pas lâcher le morceau. « Regarder un film ? Pourquoi pas. L'un n'empêche pas l'autre. » Tu hausses doucement les épaules, t'enfonçant une fois de plus dans le rôle du type qui ne comprend pas le fond de sa pensée. Tu ne veux pas le laisser gagner cette bataille, car ce serait lui faire du mal, indirectement. Tu ne veux pas voir son état empirer encore. Tu ne le supporterais pas. Tu en reviens à tes préparations. Aux pâtes qui seront bientôt cuites et à la sauce qui mijote tranquillement dans la poêle. Tu lui tournes le dos car le regarder dans les yeux t'est soudainement devenu insupportable. Tu ne pourras jamais te pardonner ce que tu lui as fait. Jamais te pardonner de l'avoir mis dans un tel état.

Tu déglutis légèrement. « Tu sais quoi ? Tu devrais aller choisir un film oui. Moi je termine de préparer ça, et je te rejoins ! » Tu lui jettes un coup d’œil par dessus ton épaule, faisant l'effort de retrouver un petit sourire enjoué. Il finit par glisser de sa chaise pour aller au salon. Tu t'autorises enfin à souffler un bon coup. Tu pensais vraiment qu'il allait t'empêcher jusqu'au bout de cuisiner, et tu es bien heureux de voir que tu as pu continuer ton plat sans trop de mal. Sans doute est-il au salon, en train de choisir un film. Tu imagines qu'il a jeté son dévolu sur un truc avec des zombies. Ou. Non, plutôt un film d'aventure, façon Indiana Jones. Ça ne t'étonnerait pas de lui. Tu attrapes deux assiettes que tu dresses rapidement ; spaghetti et sauce tomate à ta façon. Ça a du goût, c'est au moins ça de pris, même si un peu de viande n'aurait pas été de trop... Enfin, tu ne t'attardes pas plus. Tu ramènes deux verres d'eau que tu déposes sur la table du salon, devant le sofa. Et tu fais un autre aller-retour pour récupérer les assiettes et les couverts, ainsi que deux serviettes – tu sais à quel point Saiph peut être maladroit, les serviettes ne sont clairement pas une option, tu l'as bien compris, depuis le temps. « J'ai fait ce que j'ai pu mais hm. Bon appétit ? » Ton sourire se fait timidement alors que tu poses les assiettes sur la table. Tu te laisses enfin tomber dans le sofa, trop loin de lui à ton goût. Tu ne peux pas lui en demander plus, tu le sais. Il a besoin de temps. Peut-être que toi aussi. Tu laisses donc une distance convenable entre vous ; le genre de distance qu'il y aurait entre deux potes. Tu observes la télévision. « Alors, qu'est-ce que tu nous as mis ? » Étonnamment bavard, oui. Tu ne te reconnais même plus, Monroe. Tu as tellement changé, pour lui.


    [holding on and letting go] Did you escape From the feelings that you wanted to replace, With anything you thought could fill the space. I hope you found the quiet nest you want, Cause nothing good comes from being gone. I'm willing to admit it's all my fault, I will trade trade all of my pride for what I've lost, cause Nothing good comes from being gone.
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Lun 5 Mar - 19:37

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MESSAGES : 312 LOCALISATION : Dans son bureau, à composer ou jouer du violon EMPLOI : Violoniste professionnel

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DANS TA POCHE: un paquet de clopes, mon téléphone portable et un diapason.
TON PATRONUS: serait un pinson, bien évidemment.
COMPÉTENCES:



Léger sourire pour venir flotter sur tes lèvres. Le voir dans cette tenue t’amuse, parce que cela ne lui ressemble pas. Evan Monroe a toujours ce petit côté classe qui lui va bien, même si son style vestimentaire est toujours tristement sobre et classique. Loin de tes propres tenues originales. Enfin, tu as bien tenté de lui changer son style mais la chemise rose saumon a été un tel sujet de moquerie de ta part que tu l’as très certainement dégoûté à vie de cette originalité. Dommage, c’était tellement drôle. Et quand il doit être en tenue décontractée, hé bien… Il préfère ne rien porter ou presque. Tu secoues un peu la tête. Les souvenirs heureux refont surface mais tu sais que tu n’es pas prêt à retrouver tout ça. Tu n’es pas prêt à reprendre votre relation là où il l’a brisée. Pas dans ces conditions, encore moins dans ton état, physique comme mental. Tu lui fais certes une petite remarque sur sa tenue, à laquelle il rit. Ton sourire s’élargit, heureux de l’entendre. Ca te fait du bien de l’entendre, cela te rappelle pourquoi tu fais bien souvent l’idiot : pour les faire rire. Tu baisses les yeux, te rendant compte que tu t’es complètement oublié. Dans quel état as-tu fini par te mettre, Saiph ? Regarde donc la loque que tu es aujourd’hui. Tu le sais. Tu le sais pertinemment, sans avoir eu l’envie de réagir, de faire mieux, d’avancer. À présent tu en payes le prix.

Puisqu’il s’est changé, c’est à ton tour d’y aller. Tu reprends tes béquilles et entreprends donc la périlleuse montée des escaliers jusqu’à l’étage où se trouve ta chambre. Et malheureusement ce qui devait arriver arrive : tu tombes. BOUM. Désespérant. Enfin, ce ne sera ni la première ni la dernière fois, tu te relèves donc relativement rapidement et gagne ta chambre en boitillant plus qu’avant. Courte hésitation de ta part, et tu es déjà changé, entamant la périlleuse descente des escaliers. Cette fois, l’épreuve se déroule sans encombres, fort heureusement. Les vêtements mouillés sont placés au sèche-linge et… Tu es surpris de trouver Evan derrière les fourneaux. Ainsi donc, il a entendu ton ventre gargouiller… C’est assez gênant, surtout que tu n’as pas réellement faim. Enfin. Si. Mais tu n’avaleras vraiment pas grand chose, tu le sais pertinemment. Ton estomac sature très rapidement et tu vois bien que ta remarque l’a inquiété. Raison de plus pour ne pas le laisser cuisiner pour rien. Il fait semblant de ne pas comprendre tes messages, semblant de ne pas voir où tu veux en venir, mais tu sais qu’il a compris. Et cela te fait mal au coeur. Tu n’avais pas l’intention de le laisser se rendre compte de ton réel état… L’argument de manger pour cicatriser te fait un peu lever les yeux au ciel, même si tu sais bien qu’en étant affaibli on guérit toujours plus lentement. Tu observes son ballet entre les différents endroits de ta cuisine, à la recherche de quelque chose de comestible, des ustensiles pas toujours rangés de manière logique pour une personne normale… Tu fais une seconde tentative pour le décourager. Après tout, tu as de quoi faire des toasts et de la confiture, quelque part. Du sucre, du sucre, et encore du sucre. Pourquoi ne veut-il pas s’en contenter ? L’argument qui suit te immédiatement réagir, pour une fois.

-Hééé ! Ma gelée de pissenlit est super bonne ! C’est toi qui n’a pas le palais suffisamment développé et fin pour l’apprécier ! t’exclames-tu, faisant la moue.

N’importe quoi. Tu n’arrives pas à comprendre comment il peut ne pas aimer ta gelée. Toi tu en raffoles, ce qui est parfois problématique étant donné qu’elle ne se trouve pas à tous les coins de rue. Mais il n’a jamais apprécié cette confiture et c’en est devenu un sujet de plaisanterie entre vous. Voir de menaces, lorsque pour plaisanter, tu lui annonces que s’il ne fait pas ce que tu attends de lui tu le forceras à manger de ta gelée. N’importe quoi, vraiment… Mais, résultat, tu boudes. Même si tu ne perds pas le nord pour autant, avec une nouvelle tentative pour lui faire lâcher les fourneaux : aller regarder un film. Mais cela ne l’arrête pas. L’un n’empêche pas l’autre ? Certes. Cela ne t’empêche pas de lâcher un soupir de désespoir. Il cuisine pour rien, tu sais que tu vas manger à peine une ou deux fourchetées puis ce sera terminé, les chiens avaleront le reste… Vous pourriez continuer comme cela un long moment, il est têtu et habituellement tu l’es tout autant. Mais pas aujourd’hui. Une fois de plus ta fatigue l’emporte sur le reste et tu commences à somnoler sur ta chaise. Jusqu’à ce qu’il te réveille en  te suggérant d’aller choisir un film.

-Pff… est tout ce que tu as à lui répondre.

Tu attapes tes béquilles et quittes la partie cuisine, descendant les quelques marches donnant sur le salon. Installé sur le sofa, télécommande dans la main, tu cherches dans la liste des films disponibles à l’heure actuelle. Tu n’es pas particulièrement difficile, mais pour le coup il n’y a rien qui te convienne. À part peut-être… Un film sur les momies. Un sourire vient flotter sur tes lèvres. Bingo. Oui, tu adores tout ce qui se rapporte aux morts-vivants. C’est d’actualité, avec toi. Tu sélectionnes donc le film et te cales confortablement dans le sofa. Les trois chiens t’entourent aussitôt, chacun trouvant sa place pour être à tes côtés - voir sur toi pour Bandi. Tu essayes d’accorder des caresses à chacun, jusqu’à ce qu’Evan arrive, tout d’abord avec des verres d’eau, puis les assiettes, couverts et des serviettes  - tu fais la moue. Comme si tu allais en mettre partout. Quoique. C’est pas totalement faux non plus. Tu regardes les assiettes et ton estomac se tord, déjà plein à l’idée d’avaler ces quelques spaghettis…

-Merci… murmures-tu avec un sourire un peu forcé.

Tu n’es pas sûr d’y toucher, par contre tu vois déjà Hati approcher son museau, intéressé par ce qu’il y a dans l’assiette. Cela te fait sourire mais tu te racles un peu la gorge. Ton chien s’arrête, te regarde, puis se réinstalle. Pas devant Evan. Pas tout de suite. Tu mets le film en route puis regardes Evan s’installer dans le sofa. Tu le trouves un peu loin, même s’il est vrai que tes chiens l’empêchent de se rapprocher à moins de trente centimètres de toi. Ils bougeront au bout d’un quart d’heure ou une demie-heure. Tu les connais. Et à ce moment-là, peut-être que tu seras plus à l’aise pour faire quelque chose. Qu’as-tu donc mis ? Tu souris un peu plus franchement.

-Devine donc.

Il te connaît après tout, tu as toujours détesté les films à l’eau de rose. Tu préfères quand ça bouge, quand ça part de mythologie et surtout de monstres. Les moldus ont une imagination débordante lorsqu’il s’agit d’inventer des scénarios de film d’horreur ou fantastiques. Ils ne connaissent que très peu de choses du monde de la magie, des malédictions et tout ce qui a été le domaine des sorciers. Pourtant, parfois, ils se rapprochent de la réalité, avec des variantes que tu trouves parfaitement absurdes et contre-nature. Mais c’est toujours avec très grand plaisir que tu t’installes devant les nouvelles idées, ou revois quelques classiques comme maintenant.

-La Momie, de Stephen Sommers.

Sur ce, tu portes ton attention sur le film, rapidement captivé. Tout du moins, c’est ce que tu essayes de faire croire pour ne pas avoir à plonger ta fourchette dans les spaghettis. Oui oui, les aventures de Rick O’Connell et Evelyn Carnahan sont dix mille fois plus intéressantes qu’une assiette de spaghettis, même faite par le grand Evan Monroe. Donc même si tu faisais semblant, au final tu te laisses absorber par le film. Jusqu’à sursauter lorsqu’une assiette pleine de spaghettis dégoulinantes de sauce passe devant tes yeux. Tu écarquilles ces derniers, ton regard remontant jusqu’au possesseur de la main tenant l’objet démoniaque. Et constates qu’Evan est en train de faire l’avion avec cette fourchette, pour essayer de te faire manger.

-N’importe quoi ! Je suis plus un gamin ! éclates-tu de rire.

Tu te débats un peu pour la forme, repoussant la fourchette et ce qui devait arriver arrive : quelques pâtes tombent un peu partout, laissant de ravissantes traînées rouges-orangées. Tu buggues un peu. Dire que c’était presque parfaitement propre chez toi. Désormais, ce n’est plus le cas. Les chiens aspirent les nouilles et voir qu’eux aussi changent de couleur te désespère.

-La prochaine fois, il faudra leur prévoir des bavoirs. T’as intérêt à m’aider à les nettoyer ces trois-là, sinon ils sont bien capables de mettre de la sauce jusque dans mon lit.

C’est une plaisanterie. En temps normal tu aurais fait exprès de lui envoyer quelques spaghettis dessus, histoire de l’envoyer sous la douche et de l’y rejoindre. Mais pas cette fois. Tu n’es pas prêt à franchir à nouveau ce cap. Il vous faudra être patient, lui sûrement plus que toi. Et tu sais oh combien la patience n’est pas son fort… Mais il devra apprendre, le temps que tu te remettes de tes émotions. Et puisque c’est ainsi, tu attrapes la fourchette qu’il essayait de te mettre dans la bouche, enroules trois nouilles autour des dents et les mets dans ta bouche. Regard provocateur de ta part, histoire de lui faire exagérément comprendre que tu sais te débrouiller seul, même si ton estomac proteste déjà.

-Non mais. Allez, fais-moi une place.

Une place ? Oui oui, tu te décales bel et bien, jusqu’à venir contre lui. Même si tu prends ton temps, même si tes gestes se font lents et hésitants, même si tu sais qu’à chaque mouvement de sa part tu vas te crisper, tu as envie de cela. Tu lui as demandé de rester après tout. Il est temps pour toi de faire quelques effort, et tu sais que cela en vaut la peine. Presque timidement,  tu t’installes tout contre lui et appuies ta tête sur son épaule… Il a chaud, comme toujours… Et cela te fait un bien fou de retrouver cette sensation, de sentir les battements de son coeur…
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Mar 6 Mar - 22:45

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MESSAGES : 570 LOCALISATION : toujours en mouvement, un oeil sur tout ce qui l'entoure. EMPLOI : monstre à temps partiel, patrouilleur pour l'ordre autrement. a quitté l'ordre il y a quelques mois maintenant.

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TON PATRONUS: un ours très, très grumpy.
COMPÉTENCES:


Cette fameuse gelée de pissenlits que tu as en horreur. Tu ne comprends pas d'où lui est venue cette passion pour la confiture. Les gens normaux collectionnent des timbres, de capsules de bière, des pièces de monnaie. Lui semble se retrouver dans la collection et le test de toutes les gelées possibles et imaginables. En un an, tu as dû goûter plus de confitures que tu n'en as jamais goûté dans ta vie. Enfin, tu n'es pas là pour épiloguer sur les saveurs exotiques et les recettes de grand-mère, tu es là pour lui. Et tu cuisines. Des spaghettis à la sauce tomate, rien de bien vertigineux, certainement pas de quoi faire frémir un grand chef. Mais ses placards sont incroyablement vides et tu fais avec ce que tu trouves. Il tente pourtant de t'en dissuader, par plusieurs manœuvres, plusieurs propos qui ne parviennent à rien. Non, tu es décidé – tu es têtu – et tu comptes bien terminer ton plat, même si c'est loin d'être une œuvre d'art. Tu lui demandes plutôt d'aller mettre un film, ce qu'il finit par faire. Tu échappes enfin un léger soupir de soulagement, même si tu ne sais pas encore ce que tu dois penser de tout cela. Tu as l'impression que c'est trop rapide et trop lent à la fois. Tu n'es pas sûr de ce que tu dois faire, de ce que tu peux te permettre. Vos propos restent très frais, tes larmes aussi, même si tu ne veux plus y songer. Tu ne veux voir que le futur désormais. Un futur où il est là, souriant et heureux. Tu ne veux plus du passé, plus de tous ces drames. Tu veux juste le retrouver lui, tel que tu l'as d'abord connu. Pétillant, un peu fou, parfois ridicule, d'autres fois exaspérant. Tu l'as compris depuis longtemps, ça fait partie d'un kit et il est hors de question d'en choisir les pièces détachées.

Les plats sont prêts. Tu attrapes tout et tu fais un, deux allers et retours jusqu'au salon où il a pris place dans le sofa, entouré de ses trois chiens. Une vraie meute pour prendre soin de lui, dans la limite du possible. Tu aurais aimé qu'il y ait plus que ses chiens, pour prendre soin de lui. Qu'il y ait quelqu'un pour lui dire de s'alimenter, de faire plus attention à lui. Mais en même temps... Aurais-tu vraiment supporté que quelqu'un prenne ta place à ses côtés ? Que quelqu'un d'autre le fasse rire dans l'intimité de chambre ? Que quelqu'un d'autre lui cuisine ses repas ? Que quelqu'un d'autre saute dans un lac habillé pour un pari débile ? Que quelqu'un d'autre s'autorise une longue grasse matinée à ses côtés, sans se soucier des conséquences ? Que quelqu'un d'autre l'emmène au cinéma et passe son temps à l'embrasser, plutôt qu'à regarder le film ? Oui Evan, est-ce que tout cela – entre autres – tu aurais pu le supporter ? Tu en doutes franchement. Les plats étant servis, tu t'installes sur le sofa. Distance de sécurité, mesure prise sans même qu'il ne le demande. Ses chiens prennent de toute façon la place, laissant un gouffre entre vous deux. Tu caches ta frustration, tu fais preuve de patience ; il le mérite, plus que quiconque au monde. Donc tu fais des efforts, tu t'intéresses plutôt au film, tout en surveillant Hati qui lorgne sur un des plats de spaghettis. « Hm. Laisse moi deviner... Indiana Jones ? Ou un film de zombies. » Tes deux principales idées. Saiph a toujours eu un goût assez décalé, même en matière de films. Tu ne comptes plus le nombre de navets que vous avez pu regarder les soirs de fatigue, mais tu ne t'en es jamais plaint, car c'était du temps passé à ses côtés. La réponse tombe. La Momie. Tu ris légèrement. « Hé, je n'étais pas loin ! » Tu lui fais un grand sourire avant de t'intéresser vraiment au film, récupérant ton assiette de pâtes.

Saiph est captivé par l'aventure des deux protagonistes. Toi un peu moins. Tu manges tes spaghettis, tu l'observes de temps en temps. Il n'a pas touché à son plat et ton cœur se serre. Il refuse de s'alimenter... Se rend-t-il compte qu'un tel comportement est vraiment dangereux ? Tu te pinces légèrement les lèvres, tu mets ton assiette de côté et tu récupères la sienne. Tu prends la fourchette, entortilles quelques spaghettis autour des dents, tu t'approches de lui et amène la fourchette à hauteur de son visage. S'il sursaute d'abord, il éclate finalement de rire. Et son rire... C'est un baume au cœur. Le genre de mélodie qu'on ne veut pas oublier, que tu aimerais entendre tous les jours de ta vie. Tu ris à ton tour, franchement. « Je te rappelle que j'ai dix ans de plus que toi. Alors oui, à mes yeux, tu es juste un gamin... » Ton sourire se fait attendri, tu patientes simplement. Il boude, se débat légèrement et les pâtes glissent de la fourchette pour s'écraser un peu partout. Tu ris une fois de plus, secouant la tête. « Tu es infernal. » Lâches-tu. Les chiens commencent à se régaler, et Saiph n'a toujours rien mangé. Tu secoues légèrement la tête, sans abandonner ton sourire. Sa remarque sur les chiens t'amuse, tu récupères une serviette que tu lui tends, pour essayer d'arranger la situation. Un bavoir pour les chiens... « Peut-être, mais eux en attendant, ils mangent. » Manière détournée d'en revenir à votre principal problème. Lui ne mange pas et ça t'inquiète franchement, même si tu essayes de le montrer le moins possible. Il récupère la fourchette, attrape quelques spaghettis et en prend une bouchée. Tu le regardes faire avec attention, gardant un léger sourire amusé devant ce regard provocateur qui t'est adressé. « Bien. » Lâches-tu simplement.

Tu reposes l'assiette, comprenant que pour l'instant, c'est tout ce qu'il acceptera de manger. Une petite victoire, minuscule. Mais un pas après l'autre, tu sais que tu ne peux pas demander plus. Ton sourire se fait tendre, ses propos t'étonnent et tu ne sais pas comment réagir. Il prend les devants en s'installant contre toi. Toujours avec une légère dose d'hésitation, de mesure. Tu ne lui en veux pas. Tu le laisses faire, sans bouger, comme pour ne pas l'effrayer ; ne pas avorter cette tentative de se rapprocher. Sa tête s'appuie sur ton épaule, tu peux sentir la chaleur de son corps contre le tien, l'entendre respirer. C'est mieux que n'importe quel remède. Ça te fait chaud au cœur, ça te pousse à te sentir un peu plus vivant. Le film passe tranquillement et avec lui, tu te plonges dans les aventures folles de Rick et de sa douce. C'est parfois ridicule, même franchement risible... Il y a de l'amour, de l'action, des cascades improbables et des malédictions presque romantiques. Mais ça lui plaît, et c'est bien tout ce qui compte. Tu te laisses donc absorber par le film, essayant de te concentrer sur l'histoire. Un peu trop même, puisque tu finis par t'endormir, sans bouger d'avantage.

Tu rouvres les yeux. Il fait toujours nuit, la télévision diffuse un autre film qui semble se passer dans l'espace. Alors vous vous êtes endormis... Tu souris légèrement quand ton regard glisse sur lui. Emporté dans le royaume de Morphée, apparemment. Timidement, tu ramènes une mèche de ses cheveux bruns en arrière et un coup d'oeil à l'horloge t'indique qu'il est plus que l'heure d'aller vous coucher. Mais qui a parlé que tu pouvais rester ici ? Tu n'y songes pas pour l'instant. Tout ce qui compte, c'est lui et doucement tu l'attrapes, te relevant. Tu fais bien attention à ne pas le réveiller. Le voilà dans tes bras, comme une princesse. Tu fais particulièrement attention à sa jambe et tu prends la direction de sa chambre, en cherchant à faire le moins de bruit possible. Quelques escaliers plus haut, tu entres dans sa chambre et tu vas le mettre au lit. Tu t'arranges pour tirer la couette comme tu peux et pour l'installer au mieux, la tête bien calée sur l'oreiller. Un instant tu hésites à lui retirer son jeans et puis tu te ravises ; ce serait prendre le risque de le réveiller. Tu te contentes donc de rabattre la couette sur son corps décharné, restant assis au bord du matelas un moment. Juste le temps de le regarder. De t'en vouloir un peu plus encore. De te rendre compte de tout ce que tu aurais pu perdre dans cette ruelle. Il a l'air épuisé et tu espères sincèrement que cette nuit de sommeil lui fera du bien. Tu ne résistes pas à l'envie de glisser une main dans ses cheveux, ceci dit. « Je sais que j'ai été une personne terrible.. Mais j'essaye de changer. Et c'est grâce à toi... » Tu déglutis légèrement. Tes mots ne sont que des murmures qui se perdent dans la nuit. Tu ne veux pas qu'il se réveille. « Je ne pourrais jamais te remercier assez pour ça. Et même si tu n'y crois plus trop... J't'aime, Saiph. » Ton cœur bat plus fort que de raison. Tu t'accordes encore quelques secondes avant de te lever et de laisser la chambre à Saiph et ses chiens, fermant la porte derrière toi.

Tu retrouves rapidement le salon et le bazar que vous avez laissé. Tu récupères les plats, dont le sien, encore plein. Jeter de la nourriture te fait mal au cœur, tu gardes donc la part de côté avant de faire la vaisselle. Au pire, un des chiens s'en régalera demain. Tu tentes de faire le moins de bruit possible, tout en rangeant. Tu vas aussi nettoyer les dégâts de tout à l'heure et tu prends soin de tout remettre en ordre. Voilà qui est mieux. Tu bailles, franchement fatigué. Que faire ? Rentrer ? Rester ? Tu ne sais pas si tu en as vraiment le droit. Tu te mordilles la lèvre, ua pire, tu lui diras que c'était pour le surveiller. Et quelque part... C'est vraiment le cas. Tu as tellement peur de le laisser seul, désormais. Tu te relèves du sofa, tu éteins tout ; télévision et lumières. Tu es fatigué, il est temps d'aller dormir. Le sofa ? Une des chambres ? Tu préfères la seconde option et tu te rends donc dans une de ces pièces. Tu quittes tes vêtements, les laissant sur le dos d'une chaise avant de te glisser entre les draps frais du lit. Un lit trop grand pour toi tout seul, et c'est une douce torture, de le savoir lui, à quelques mètres de là seulement. Mais tu dois te montrer patient, alors tu fermes les yeux, tu oublies ta solitude, et tu t'échappes dans un sommeil sans rêves ni cauchemars.


    [holding on and letting go] Did you escape From the feelings that you wanted to replace, With anything you thought could fill the space. I hope you found the quiet nest you want, Cause nothing good comes from being gone. I'm willing to admit it's all my fault, I will trade trade all of my pride for what I've lost, cause Nothing good comes from being gone.
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Jeu 15 Mar - 2:03

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MESSAGES : 312 LOCALISATION : Dans son bureau, à composer ou jouer du violon EMPLOI : Violoniste professionnel

carnet personnel
DANS TA POCHE: un paquet de clopes, mon téléphone portable et un diapason.
TON PATRONUS: serait un pinson, bien évidemment.
COMPÉTENCES:



Sur le sofa, entre tes chiens, confortablement installé pour une séance film. Il ne manque qu’Evan, installé contre toi. Mais pour le moment, tu ne t’en sens pas capable. Tu es encore trop tendu, trop mal à l’aise avec les contacts physiques. Tu vas avoir besoin de temps. Combien ? Tu ne saurais dire. Des jours, des semaines. Peut-être des mois pour que tout revienne à la normale. Si un jour tout revient à la normale. Tu as quelques doutes, même s’il te faut rester optimiste. Tu iras mieux, tu vas faire des efforts pour cela. Tu n’es plus tout seul. Enfin… Tu espères qu’il ne te laissera pas seul à nouveau. Qu’il ne recommencera pas ses conneries, que tu ne lui laisses pas une nouvelle chance pour rien… Il faut positiver, Saiph. C’est ce que tu essayes de faire, souriant, le faisant deviner le film que tu as choisi pour ce soir. Et sa proposition te fait rire. Indiana Jones ou un film de zombies. Oui, il connaît tes goûts originaux. D’un côté, avec ces nains zombies qui parsèment ton jardin, ce n’est pas difficile à deviner. Non, en effet, il n’était pas loin de la réalité avec ses propositions. Tu te contentes de rire avant de reporter ton attention sur le film.

Tu fais semblant de t’y intéresser pleinement. Semblant seulement. Tu en fais exprès pour ne pas avoir à manger ces spaghettis qu’il a préparées. Tu te sens mal pour lui, il les a faites pour toi mais tu n’as pas l’intention de les manger. Rien que regarder cette assiette qui t’est destinée te retourne l’estomac. Même si tu as faim, tu n’as plus l’habitude de manger autre chose qu’un peu de confiture ou un potage de temps en temps. Ton estomac aussi va avoir besoin de temps pour accepter la nourriture solide autre que le pain. Pourtant, lui il essaye de te faire manger, à approcher la fourchette de ton visage. Tu ris, protestes que tu n’es plus un gamin. À ses yeux, si ? Tu fais aussitôt la moue. Non, tu n’es plus un gamin depuis bien longtemps.

-Si moi je suis un gamin, toi tu es un pedobear ! Na !

On ne peut pas dire que ta réponse soit très mature, tu peux bien l’avouer. Mais s’il te considère comme un gamin, il faut qu’il se rende compte de ce qu’il est, selon toute logique. Cette petite parenthèse ne t’empêche pas de le repousser, à en faire tomber les spaghettis au sol. Tes chiens se lèvent et se précipitent dessus. Ridicule. En plus ils mettent de la sauce tomate un peu partout. Oui, tu es infernal, il le sait depuis déjà plus d’un an. Mais au moins il rit, et tu préfères cela à le voir pleurer ou te hurler dessus. Tu attrapes cette serviette qu’il te tend, puis fais de même avec chacun de tes trois chiens, les essuyant l’un après l’autre, comme tu peux. Et quand ils sont libres, tu les vois partir dans une course-poursuite dans ta maison. Ils sont toujours plein de vie ces trois-là… Tu souris. Tu n’as même pas prêté attention à la remarque d’Evan, comme quoi eux mangent. Mais puisqu’il veut absolument te faire manger, tu attrapes la fourchette, enroules trois pauvres spaghettis autour des dents et enfournes le tout dans ta bouche. Na. Il ne te fera pas manger plus que ça, peu importe comment il peut avoir envie de s’y prendre.

Sur ce, tu t’imposes contre lui, vous surprenant tous les deux. Tu ne t’y attendais pas, tu ne pensais pas y arriver. Et pourtant, tu te mets un coup de pied au derrière et te places doucement, presque timidement, contre lui. Une fois de plus, tu prends ton temps. Ton corps se tend, comme un réflexe pour mieux encaisser ce coup que tu attends inconsciemment. Coup qui ne vient toujours pas. Alors petit à petit, tu laisses la chaleur de son corps te réchauffer, ta tête s’installer plus confortablement contre son épaule, son rythme cardiaque te bercer, sa respiration t’apaiser. Cette sensation t’avait tellement manquée… Celle d’être complet, heureux… Tu prends conscience de combien il t’a manqué pendant tous ces mois à le haïr… Maintenant c’est oublié. Et tu te sens tellement bien que tu finis par t’endormir avant la fin du film. Tu ne le sens pas te déplacer, t’amener à ta chambre, te border avant que tes chiens ne s’installent sur le lit, comme chaque nuit depuis des mois. Tu ne sens rien, enfin plongé dans un sommeil profond, sans avoir besoin de médicaments…

***

Les cauchemars sont de retour, sans toutefois te réveiller entièrement. Cette chambre, froide. Cette chanson qui résonne encore et toujours dans ta tête. Puis ils arrivent. Ils te frappent, te piquent. Tu cries, te débats, frappes tout ce qui est à ta portée. Les larmes dévalent le long de tes joues, larmes de terreur, de douleur. Tu n’as pas conscience que tu n’es plus là-bas mais dans ta chambre, dans ton lit. Qu’Evan essaye de t’aider, de te calmer. Non, tout ce que tu sais, c’est que tu as peur et mal. L’imaginaire travaille, les formes blanches se modifient, perdent tout caractère humain pour te tourmenter. Peut-être aurais-tu dû prendre tes médicaments avant de t’endormir. Tu n’y as pas pensé, trop confortablement installé contre l’homme que tu aimes. Vois le résultat : au petit matin tu ne seras pas le moins du monde reposé. Et tu ne seras pas le seul à avoir passé une nuit agitée et fractionnée en plusieurs morceaux.

***

Tu es fatigué. Oui, c’est bel et bien la première pensée qui traverse ton esprit à ton réveil, avant même d’ouvrir les yeux. Tu sais bien que tu as fait des cauchemars, tu le sens en toi. Ton corps est tendu, presque courbaturé. Mais c’est une nouvelle journée qui commence, alors il faudra bien ouvrir les yeux. Quelque chose bouge contre toi. Trois choses en fait, et un léger sourire étire tes lèvres. Tes chiens sont là, comme chaque matin. Tu ouvres dont les yeux et t’assois dans ton lit, accordant quelques caresses à chacun. Ils peinent à s’éveiller, tout comme toi. Tu sais qu’il va vous falloir quelques minutes pour émerger entièrement, alors en attendant tu t’étires, notant au passage que tu es encore tout habillé. Tu fronces un peu les sourcils, ne comprenant pas tout de suite.

Jusqu’à ce que ton regard se pose sur Evan, endormi sur une chaise qu’il a de toute évidence amenée dans ta chambre durant la nuit. Un tendre sourire vient étirer tes lèvres. Il est là, il est resté pour toi… Combien de temps restes-tu là, à l’observer dormir dans les premiers rayons du soleil, détailler chacun des traits de son visage, de ses muscles sous sa peau… Il est beau… Tu secoues légèrement la tête. Tu pourrais rester pendant des heures à simplement l’observer dormir, apaisé. Tu as toujours aimé ces petits instants où tu te réveilles avant lui, le voir tel qu’il est vraiment, sans l’influence des épreuves qu’il a eues à traverser. Ton regard se pose sur Skoll, le plus réveillé des trois. Tu souris un peu plus et l’envoies chercher ton téléphone, laissé quelque part. Il ne faut que quelques minutes pour qu’il revienne, et tu prends le blond en photo. C’est le bon moment pour créer de nouveaux bons souvenirs…

À présent, il est temps de te lever. Enfin, te lever… Comme tu vas bien pouvoir le faire, ne voyant pas tes béquilles au premier regard. Sans doute ne sont-elles pas loin. Ou alors elles sont restées au rez-de-chaussée. Tu n’en sais rien en fait. Mais Saiph, un réveil en silence n’est pas un réveil digne de toi. Te déplaçant un peu, tu ouvres le tiroir de ton meuble de chevet. Il y a toujours un pot de confiture, du pain de mie et une cuillère. Petit déjeuner ? Non, absolument pas. Aussitôt le pot de confiture ouvert, tu plonges ta cuillère dedans et en ressors un énorme morceau. Puis te voilà debout, à fortement boiter, grimaçant de douleur lorsque ta jambe blessée doit supporter seule ton poids. Mais cela ne t’arrête pas. Ce n’est que devant lui que tu t’arrêtes et déposes, avec mille précautions, ta confiture au creux de sa main ouverte. La bêtise est prête. Il te suffit d’attraper une longue plume un peu plus loin dans ta chambre et, du bout, tu chatouilles très doucement le nez du blond. Et tu continues, jusqu’à ce qu’il remonte sa main jusqu’à son visage, réflexe naturel pour enlever ce qui le gêne. Sauf qu’en faisant cela, c’est de la confiture de rhubarbe qu’il s’étale sur le visage, le réveillant au passage. Tu ne résistes pas : tu éclates de rire !

-Bonjour ! Aujourd’hui tu as choisi de te parfumer à la rhubarbe ?

Tu ne peux pas t’empêcher de rire, rire et rire encore. Au point que tu es obligé de t’asseoir sur ton lit pour ne pas t’effondrer au sol suite à une faiblesse de ta jambe. Tu te sens un peu ridicule, mais certainement pas autant que lui qui dégouline de confiture. Tu n’en peux plus, au point d’en avoir mal aux côtes. Et ce n’est pas fini, puisque les trois chiens lui sautent dessus, se fichant de ses protestations, et entreprennent de lécher tout le sucre que tu lui as mis dessus. Il va être recouvert de bave de chien, il en a plein sur le visage, dans les cheveux, il est ridicule. Et tu ris, encore et encore, à t’en écrouler sur ton lit, à en pleurer, jusqu’à en perdre ton souffle. Il te faut de longues minutes pour que ton rire se calme, que tu parviennes à te redresser, essuyant tes larmes du dos de la main. Tu as toujours aussi mauvaise mine mais ce matin, ton regard pétille. Tu ne veux pas penser à ce que tu as pu lui faire vivre cette nuit, tu veux juste rire de cette situation.

-Tu as intérêt à prendre une bonne douche avant de me toucher. souris-tu.

Ton regard s’adoucit quelque peu. Ton coeur s’apaise, une fois de plus. Tu te rends enfin compte qu’il a dormi chez toi, sans ton autorisation. Dans ta chambre, sans te toucher, sans te déshabiller. Il n’y a que lui pour t’avoir monté ici. Pour avoir pris soin de toi.

-Merci, pour tout ce que tu as fait cette nuit…

Oui, merci pour tout ce qu’il a fait…
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Sam 31 Mar - 10:55

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MESSAGES : 570 LOCALISATION : toujours en mouvement, un oeil sur tout ce qui l'entoure. EMPLOI : monstre à temps partiel, patrouilleur pour l'ordre autrement. a quitté l'ordre il y a quelques mois maintenant.

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DANS TA POCHE: des clopes, un briquet, des clés, un portable et deux ou trois papiers à balancer
TON PATRONUS: un ours très, très grumpy.
COMPÉTENCES:


Nuit agitée. Tu n'avais pas le souvenir que les cloisons étaient si minces. Tu as sans doute le sommeil trop léger, tu ne sais pas trop ; mais tu l'entends. Tu entends ses plaintes nocturnes, ses gémissements terrorisés. Ils te tirent presque vivement de ton sommeil et l'inquiétude grandit au fond de ton cœur, te poussant sur tes deux pieds. Tu ne perds pas de temps, tu rejoins sa chambre, même si tu essayes de ne pas faire trop de bruit. Tu ne veux pas l'inquiéter. Juste t'assurer qu'il va bien – autant qu'il peut aller bien, du moins, vu ce qui lui est arrivé dernièrement. Tu t'avances timidement dans la chambre, posant ton regard sur lui, ou en tout cas la silhouette que tu peux deviner dans la pénombre. Tu espères qu'il va se réveiller de lui-même, tu ne veux pas le tirer de son sommeil, même si le voir ainsi te fait mal au cœur. Tu fais tout de même un passage par la cuisine pour récupérer un verre d'eau, que tu déposes sur la table de chevet en revenant à ses côtés. Le temps que tu remontes, ses démons se sont apparemment calmés ; Saiph te semble plus paisible, entraîné vers un autre sommeil, plus réparateur, sans doute. Un léger soupir t'échappe. Tu attrapes silencieusement un fauteuil que tu places assez près du lit, avant de t'y laisser tomber. C'est décidé, tu vas le veiller jusqu'à ce que le jour s'en vienne. Tu veux être là pour lui, au maximum. Être présent si les cauchemars le terrorisent trop, qu'il se réveille brusquement. Tu veux pouvoir le rassurer. Lui faire comprendre que tout cela est derrière lui, derrière vous. Mais, tu es apparemment tout aussi fatigué, et puisqu'il est calme, tu te laisses happer par le sommeil à ton tour, malgré tes tentatives de lutter pour pouvoir le surveiller.

***

Ça chatouille. Tu fronces légèrement les sourcils, avant de naturellement amener ta main à ton visage pour faire dégager ce qui peut bien te donner ces sensations. C'est désagréable pour peu, tu serais de mauvaise humeur. Mais tu sursautes en sentant quelque chose de visqueux sur ton visage et tu ouvres tes grands yeux fatigués. Il te faut une seconde pour te souvenir. Saiph. Ses cauchemars. Sa chambre. Et parlant du brun, il est mort de rire alors qu'il se laisse retomber sur son lit. Il te faut une minute pour comprendre ce qui vient de se passer et une drôle d'odeur de rhubarbe t'envahit les narines. Tu grimaces un peu. « Mais ! Sale gosse ! » Tu essayes de te débarrasser comme tu peux de la rhubarbe, toute trace de mauvaise humeur ayant disparu. Dissipée grâce à son rire, ses sourires. Il est fier de lui, de sa connerie ; mais c'est bien dans cet instant que tu retrouves le Saiph qui teintait tes journées, avant les drames. « Je rêve, tu ne t'arrêtes donc jamais ! » Un sourire étire tes lèvres, tu te débarrasses comme tu peux de la confiture. Jusqu'à ce que les trois chiens te sautent dessus pour te refaire le portrait à coups de langues râpeuses. Tu grimaces, c'est profondément dégueu, ça te révulse. Mais Saiph rit de plus belle, à s'en faire mal aux ventres, aux zygomatiques. Alors tu laisses faire, te débattant juste pour la forme avec les trois molosses qui se régalent. « C'est dégueulasse ! Oust ! » Protestes-tu enfin. Ayant fini leur festin, les chiens s'évadent en jappant joyeusement. Toi, tu essuies comme tu peux ton visage.

Prendre une douche avant de le toucher ? « Rêve ! » Tu te redresses immédiatement sur tes pieds et tu t'avances vers lui. Autrefois, tu lui aurais sauté dessus, tu l'aurais couvert de baisers. Ou bien, tu l'aurais chatouillé, jusqu'à ce qu'il en pleure de rire. Aujourd'hui, tu n'es plus sûr de rien. Tu te contentes donc de planter un baiser sur son front, avant de retrouver un franc sourire. La situation s'apaise, lui aussi, ton cœur avec. Tu finis par t'asseoir à côté de lui sur le lit. Pas trop proche non plus. Juste assez pour qu'une de tes épaules frôle une des siennes. Il parle. Te dit merci. Des mots que tu n'as pas besoin d'entendre. Ton regard glisse sur lui, ton sourire est doux, authentique. « T'as pas besoin de me remercier pour quoi que ce soit, Saiph. C'était normal. » Tu le détailles. Malgré la fatigue sur ses traits, malgré ses joues creusés par son manque d'alimentation, tu retrouves cette étincelle au fond de son regard. Celle des beaux jours. Vous restez dans le silence un moment et il y a tant de choses qui te reviennent à l'esprit. Les bons instants, les mauvais aussi. Comment pourrais-tu oublier tout cela ? Comment pourrais-tu juste passer à autre chose ? Tu l'as bien compris. Tu ne peux pas ; c'est la seule réponse possible. « Je vais aller prendre une douche. Je pense qu'on devrait aller faire quelques courses et non, ce n'est pas négociable. » Ton sourire se fait malicieux alors que tu te redresses, flattant la tête de Bandi d'une caresse au passage. Tu quittes la chambre du brun pour rejoindre le reste de la maison et par extension, la salle de bain. Un drôle de sourire glisse sur tes lèvres, un souffle chaleureux t'enveloppe le cœur et pendant un instant, tu te perds dans le reflet épuisé que te renvoie le miroir. Tu as l'air fatigué oui. Mais cette mine assombrie a retrouvé un sourire que tu pensais avoir perdu à jamais et pour une fois depuis trop longtemps, tu te sens bien.
RP FINI


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