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MS se veut évolutif, vous pouvez donc découvrir dans ce sujet toutes les modalités de ce système, allant des complots entre joueurs, aux fausses fiches qui renversent tout le jeu.

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 I'll be there for you (SAIPH)



l'impureté sera traitée et éradiquée
MUGGLE SUPREMACY ☾ ::  :: Harborne :: Résidences :: Maison Avery
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Sam 3 Mar - 14:18

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MESSAGES : 81 LOCALISATION : Birmingham, Palais Royal, Quartier des Esclaves EMPLOI : Esclave au Palais

carnet personnel
DANS TA POCHE: un chiffon propre, des épingles à cheveux, une feuille et un stylo
TON PATRONUS: un lynx
COMPÉTENCES:



I'll be there for you
Your mother warned you there'd be days like these but she didn't tell you when the world has brought You down to your knees and I'll be there for you
I
A ton retour au Palais tu avais été sévèrement puni par le dignitaire qui t’avais envoyé en émissaire chez la couturière ce jour-là. Non seulement tu étais revenue en retard, les mains et l'uniforme tâché par du sang séché, déchiré, mais tu avais également perdu la robe de créateur, un crime impardonnable. La robe de sa maîtresse était irrémédiablement perdue et par ta faute il perdrait l’accès à sa couche un long moment. Alors... Il s’était acharné sur toi, te dénudant jusqu’à la taille, il t’avait fouetté au sang. Il s’était acharné jusqu’à ce que malgré toi tu cries de douleur, lorsque la lanière de cuir avait entamé ta chaire. Ton dos avait été à vif durant plusieurs jours et le simple contact de tes vêtements te mettait à l’agonie, mais il n’était pas question que tu te reposes. Non, la Gouvernante avait été très claire. Aucune corvée ne te serait épargnée, tu devais t’estimer heureuse que le Dignitaire ne demande pas ton retour à l’Orphelinat ou que tu sois châtiée comme exemple. Bien sur les autres esclaves essayaient de t’aider à leur façon, te relayant dans ton travail lorsqu’ils le pouvaient, te soignant de leur mieux. Cela ferait bientôt trois semaines que l’Incident c’était produit et tu n’avais aucune nouvelle de Saiph. Tu avais appris en récupérant les journaux traînant dans une chambre d’apparat que Saiph était en soin à l’hôpital mais l’angoisse qui sourdait de ton cœur ne serait jamais apaisée tant que tu n’aurais pas vu ton ami. Alors, dès le premier jour, dès ton retour au château tu avais commencé à préparer une évasion de quelques heures, malgré ton dos en charpie et la douleur. Tu devais voir Saiph. Tu te moquais du châtiment qui t’avais été infligé, tu avais permis que ton ami survive jusqu’à l’arrivée d’une ambulance, la punition qu’on t’avait infligée était bien peu comparé à la vie de Saiph. Tu étais étroitement surveillée par la Gouvernante et le Majordome du Palais durant ces trois semaines, ceux qui étaient pris à faire preuve de compassion envers toi étaient réprimandées. Néanmoins tu affichais une telle ferveur, une repentance si sincère que très vite ta surveillance fut moins importante au bout de 10 jours. Tes plaies cicatrisaient lentement, les croûtes formées sur ta chaire se rouvraient au moindre effort trop important mais qu’importe, tu guettais patiemment une chance de te rendre chez Saiph. Une chance se présenta un soir de réception. Tu n’avais pas été désignée comme faisant partie de l’effectif de service, ton uniforme se tachant encore trop souvent de traces sanglantes au niveau de ton dos. Une telle agitation régnait dans le Palais qu’abandonner ton poste en cuisine fut un jeu d’enfant, tout comme t’échapper des murs d’enceinte. Tu avais rejoint d’un pas vif un coin extérieur de la muraille où une pierre disjointe du mur abritait les preuves que tu avais subtilisées ce jour-là. Il fallait que Saiph et toi vous entreteniez à ce sujet. Tu avançais vite, ombre parmi les ombres, enveloppée dans une cape de voyage masquant ton uniforme du Palais. Les rues étaient bruyantes, animées dans Harbone Street. Tu te fondais dans la foule, petite silhouette aux cheveux blonds. La maison de Saiph est à son image, excentrique parmi les maisons anglaises typiques, la lanterne rouge est là, allumée. Saiph est rentré chez lui. Tu te glisses sur le perron, attentive tu vérifies ne pas être suivie avant de frapper trois coups rapides sur la porte. Saiph. Ton cœur tambourine follement. Tu n’auras que peu de temps mais tu as besoin de le voir. Ton ami s’est-il remit de sa mésaventure ? Mais surtout saura-t-il t’apporter des précisions sur les indices que tu abrites dans ta cape ?  
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Sam 3 Mar - 15:49

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MESSAGES : 312 LOCALISATION : Dans son bureau, à composer ou jouer du violon EMPLOI : Violoniste professionnel

carnet personnel
DANS TA POCHE: un paquet de clopes, mon téléphone portable et un diapason.
TON PATRONUS: serait un pinson, bien évidemment.
COMPÉTENCES:



Un bon film d’horreur, un grand pot de crème glacée et quelques crêpes malheureusement froides, un verre de soda, toi sur le sofa et tes trois chiens autour de toi. Franchement, il n’y a pas beaucoup mieux pour une soirée tranquille, bien au chaud à grignoter. Enfin, pour ce qu’il te reste à grignoter, il suffit que tu détournes le regard une seconde et tu peux être sûr qu’un de tes chiens t’aura volé un bout de ton repas. Surtout Bandi, qui porte si bien son nom. Enfin, tu les aimes quand même, tes compagnons à quatre pattes. Pour la première fois depuis longtemps, tu as fait une longue balade avec eux au parc, malgré tes béquilles. Un bol d’air frais, Evan qui a passé quelques heures chez toi à te motiver un peu… Tu remontes lentement la pente. Il y a encore un bon bout de chemin à faire, certes, tu as une bonne dizaine de kilos à reprendre mais les choses changent, petit à petit.

Ce qu’il te reste à faire, c’est parvenir à dormir correctement. Les cauchemars sont toujours là, bien présents, de même que cette peur de te retrouver à nouveau entre leurs mains. De subir à nouveau leurs "tests". Si certaines marques ont disparues, d’autres sont toujours bien présentes. Marquées au fer rouge dans ton esprit. Un frisson de terreur remonte le long de ta colonne vertébrale, indépendamment du film. Il faut que tu te reprennes Saiph. Il faut que tu passes à autre chose, même si tu sais pertinemment que tu n’oublieras jamais ce qu’il s’est passé. Il faut apprendre à surpasser tout cela, à aller de l’avant. Et tu n’es pas seul pour une fois, c’est certainement ce qui te sera le plus bénéfique dans cette histoire.

On frappe trois coups à ta porte. Tu ne t’en rends pas tout suite compte, plongé dans ton film, mais tes chiens eux l’ont entendu. C’est avec surprise que tu vois Skoll et Hati se lever en quatrième vitesse et aller grogner devant la porte d’entrée. Ta première réaction est d’arquer un sourcil, avant de pousser un peu Bandi - confortablement installé sur ta jambe valide - et d’attraper tes béquilles. Légère grimace de ta part quand tu te retrouves debout. C’est en boitillant que tu gagnes ta porte d’entrée, faisant attention à ne pas tomber. Tes chiens grognent comme des démons, réaction devenue normale depuis ton agression. Ils savent que tu as peur et ils réagissent en conséquence. Tu déverrouilles la porte, Hati sort en grognant, crocs en évidence, menaçant dobermann. Mais à ta grande surprise, il se calme aussitôt. Tu lèves les yeux vers la personne à ta porte. Et écarquilles les yeux.

-Artémis ?

Une seconde, tu ne sais comment réagir. Artémis, dans une cape de voyage. Connaissance d’enfance, devenue amie très chère et soutien à l’Orphelinat. Vous n’avez jamais perdu contact même si vous ne vous voyez que rarement. Elle a beaucoup de travail au sein du palais et tu ne veux pas lui attirer des ennuis si jamais on vous aperçoit ensemble. Et pourtant elle est là. Tu ne comprends pas pourquoi. Pas le moins du monde. Mais les vieux réflexes refont bien rapidement surface et tu t’écartes, lui laissant toute la place pour qu’elle puisse entrer.

-Entre donc !

Il ne faut pas qu’on la voit ici. Il ne faut pas qu’elle s’attire des ennuis par ta faute. Non, absolument pas ! Elle t’a toujours protégé, ce n’est pas pour que tu la mettes dans le pétrin. Non, hors de question. Tu n’as pas besoin de siffler tes chiens, ils sont déjà tous à l’intérieur et tu vois les deux aînés retourner au salon, certainement s’installer dans le sofa. Seul Bandi reste là, curieux. Tu souris un peu avant de reporter toute ton attention sur la demoiselle et refermer la porte derrière elle.

-Qu’est-ce qui t’amène ? Il y a un problème ?

Tu peines à comprendre la raison de sa visite et cela t’effraie. Tu as peur qu’il lui soit arrivé quelque chose de grave. Le palpitant s’emballe un peu trop, tu stresses et chaque battement résonne dans ta tête. C’est avec impatience et anxiété que tu attends qu’elle te réponde, qu’elle t’explique !
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Sam 3 Mar - 21:44

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I'll be there for you
Your mother warned you there'd be days like these but she didn't tell you when the world has brought You down to your knees and I'll be there for you
II
Tu entends les chiens grogner à travers la porte mais tu n’as pas peur. Tu as toujours été appréciée par les animaux, ton père se moquait souvent de ce « don » quand tu étais enfant, un don qu’il jugeait un peu trop candide. Bien sûr il se rassurait en disant que si tu avais parlé fourchelangue il n’aurait pas douté de ton appartenance à Serpentard. Les animaux avaient de l’instinct, ils défendaient leur maître mais savaient reconnaitre un allié. Alors tu ne bouges pas quand le doberman jaillit de la porte enfin ouverte, tu as la paume tendue devant toi, pour le laisser te flairer. Tes yeux sont rivés à la silhouette qui se dessine à contre-jour. Saiph. Vivant, bien que trop mince et trop pâle, même pour la saison. La dernière fois que tu l’as vu il hurlait, en proie à un cauchemar éveillé. Là c’est ton Saiph qui se tient devant toi. Ton Saiph que tu as toujours protégé et aimé, sauf ce jour-là, ce jour-là tu n’avais pu que limiter les dégâts pour ensuite t’éloigner de lui  afin de ne pas attirer l’attention de l’Ordre sur toi. L’Ordre que tu craignais autant que tu le haïssais. Mais l’Ordre avait protégé Saiph, l’avait aidé à franchir la distance jusqu’aux ambulanciers et pour ça, ils avaient ta gratitude.  -Artémis ? Tu notes la surprise dans sa voix, il sait que tu ne devrais pas être là, que le Palais ne t’aurais pas autorisé cette sortie et que si tu es là, ... -Entre donc ! Il sait que tu ne dois pas être vue. Alors tu entres quand il pivote pour te laisser le passage, tu notes alors les béquilles, le poids perdu qui creuse son visage d’ordinaire si plein de vie. Ses yeux sont marqués par la peur, la fatigue, il ne doit pas dormir très bien. -Qu’est-ce qui t’amène ? Il y a un problème ? Lorsque la porte se referme tu ne peux réprimer l’élan inhabituel de te jeter à son cou pour le serrer dans tes bras, un sanglot refoulé depuis cette nuit-là échappant à tes lèvres. Tu réalises que jusqu’à présent, tu n’étais pas certaine qu’il s’en remettrait, qu’il allait bien. Et que tu avais eu peur, terriblement peur de le perdre. Ta joue contre sa poitrine tu sens son cœur pulser rapidement contre ta joue. Il va bien. Il va bien. Tu te répètes cette phrase comme un mantra pour te détacher de lui, un peu gênée de te montrer si émotive à sa simple vue. Tu essuies la larme solitaire roulant sur ta joue et t’essayes à un sourire un peu tremblant. « Il fallait que je m’assure que tu allais bien... Il fallait que je te voie. Que je sois sur que ta jambe que tu étais ... bien. » La truffe du chien vient se nicher dans ta paume et tu flattes doucement la petite tête qui frotte ta jambe comme pour chercher à te réconforter. « Tu ne te souviens pas c’est ça ... J’étais là, dans la ruelle, j’ai .... J’ai fait un garrot à ta jambe pour que tu .... J’étais là ce jour-là, quand on t’a trouvé... Saiph j’ai ... Je voulais rester mais je ne pouvais pas ... J’ai commis un délit Saiph. » Les mots se précipitent, sortes sans queue ni tête de ta bouche. Le soulagement, l’épuisement et la douleur de ses dernières semaines semblent peser sur tes épaules brusquement. Il va bien. Il va bien. Il va bien.
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Sam 3 Mar - 23:53

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DANS TA POCHE: un paquet de clopes, mon téléphone portable et un diapason.
TON PATRONUS: serait un pinson, bien évidemment.
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Surprise, inquiétude. Tels sont les sentiments qui étreignent ce coeur fragile qui est le tien. Ce n’est pas normal qu’elle soit là, jamais les gens du palais ne lui auraient donné l’autorisation de venir ici, sa présence signifie qu’elle est sortie en douce et qu’elle risque gros. Tu as peur pour elle, peur des conséquences d’une telle escapade si jamais quelqu’un se rend compte de son absence. Autant que tu as peur de ce qui a pu la pousser à prendre autant de risques. La situation doit être grave ! Tu peines à patienter, redoutant cette réponse que tu attends à ce point. Et contre toute attente, elle te saute dans les bras. Ton premier réflexe est de te figer, retenant difficilement un mouvement de recul tout à fait instinctif et ne te ressemblant pas. Mais c’est Artémis. S’il y a bien une personne en qui tu as vraiment confiance, c’est elle. S’il y a une personne que tu ne peux pas craindre, c’est elle. Alors tes muscles se relâchent, tu cales une béquille contre le mur et viens poser ta main libre dans à l’arrière de la tête de la jeune femme, tout doucement, comme pour la protéger de ce qui l’inquiète tant. Pas besoin de parler, tu la gardes juste contre toi et déposes un tendre baiser qui se veut rassurant sur son front… Pas besoin de faire plus, si elle agit ainsi c’est qu’elle est vraiment perturbée. Tu préfères attendre qu’elle t’explique d’elle-même ce qu’il se passe.

Lorsqu’elle se recule, tu ne la retiens pas. Ton regard suit cette larme qui dévale sa joue, s’arrête sur son difficile sourire, ton coeur se serre. Artémis… Un début d’explication franchit ses lèvres : elle s’inquiétait pour toi. Et tu te sens mal. Si tu ne parles jamais de tes soucis, c’est justement pour éviter ce genre de situation. Tu ne veux pas inquiéter ceux qui te sont cher… Tu n’a jamais voulu la mettre dans un tel état. De toute évidence elle est au courant pour l’agression, et quelque part tu ne devrais pas en être étonné puisque les médias en ont parlé. Puis les mots lui échappent en un flot que tu peines à suivre. Elle parle d’être là, de ruelle, de… Par le caleçon de Merlin. Tu perds le peu de couleurs qui étaient revenues sur tes joues.

-Tu étais là quand on m’a trouvé ?

Bon sang, tu as beau ne pas savoir ce qu’il s’est exactement passé dans cette fameuse ruelle, tu imagines sans peine que la scène ne devait pas être belle à voir. Toi tu ne te souviens que de cette terreur refusant de te quitter, de ces silhouettes blanches que tu voyais partout, de cette comptine, de la détonation et d’Evan. Rien qui te fasse penser à elle… Le palpitant s’emballe. Il faut que tu fasses quelque chose pour elle, tu ne peux pas la laisser dans un tel état ! Tu la sens épuisée et tant d’autres choses encore. Tu secoues un peu la tête, te reprenant.

-Hé, calme-toi… Je vais bien…

Pas si bien que cela en fait, et c’est physiquement voyant. Mais tu préfères dire le contraire. Elle a besoin d’être rassurée et c’est ce que tu cherches à faire. Ta main libre glisse dans ses cheveux, ramène quelques mèches sur le côté en un geste que tu espères rassurant, tendre. Cela te tord le coeur de la voir dans un tel état. Artémis, toujours si forte… À croire que tu as le chic pour briser la carapace des personnes qui t’entourent… Tu reprends très vite.

-C’est plutôt toi qui as l’air épuisée… Tu ne veux pas aller au salon, te poser un peu ? Tu veux un thé ? Ou du chocolat chaud ? Ou du chocolat tout court ? Ou autre chose ? Dis-moi !

Tes réserves ont été refaites, tu as à nouveau de quoi manger et boire chez toi. Qu’elle te dise de quoi elle a besoin, tu le lui donneras ! Qu’importe ce que cela puisse être, tant qu’elle peut se calmer, se reposer, même ne serais-ce que quelques instants. Tu ne supportes pas de la voir ainsi…
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Dim 4 Mar - 11:49

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I'll be there for you
Your mother warned you there'd be days like these but she didn't tell you when the world has brought You down to your knees and I'll be there for you
III
Tu es toujours maîtresse de tes émotions, de tes actes. Mais le voir là, si pâle, si mince et pourtant si vivant. Tu n’avais pas réalisé à quel point tu avais eu peur qu’il ne soit pas là, ou qu’il ne soit plus le même. Bien sûr il n’est pas encore totalement remit, il a perdu beaucoup de poids, il se déplace en béquilles mais, il est là. Vivant, conscient, le Saiph que tu connais et pas celui qui hurlait dans cette ruelle, complètement terrifié. Tu l’avais toujours protégé lorsque vous étiez enfants à l’Orphelinat et parce qu’il aimait ses frères et sœurs, tu avais élargi ta protection à sa famille. Il était le seul ami de ton ancienne vie, une amitié qui avait survécu à l’arrachement à vos familles, à l’Orphelinat puis à la « liberté » de Saiph. Tu appartenais au Palais mais quelque part tu appartenais aussi à Saiph. Ton père avait voulu vous marier étant enfant, mais ce qui existait entre vous désormais allait au-delà de l’engagement d’un mariage, tu aurais risqué ta vie pour lui, parce qu’il était ta famille. Une famille qui ne t’avais pas abandonné, une famille qui se préoccupait de toi et qui connaissait la véritable toi, pas seulement la coquille vide que tu présentais au monde. Et il était vivant. Il allait guérir et il ne t’abandonnerait pas. Ses lèvres sur ton front, sa main dans ton dos, tant de gestes qui te permettent de reprendre contenance. Tu n’as pas beaucoup de temps et tu ne peux le passer à pleurer. Alors tu recules et un flot de parles décousues sortes de tes lèvres, tu n’étais peut-être pas aussi préparée au choc de le découvrir affaiblit que tu le pensais. « Tu étais là quand on m’a trouvé ? Tu hoches la tête, incapable de formuler encore une pensée cohérente et non décousue de sens. Tu avais eu tellement peur de le perdre et tu avais tout refoulé, tout ce qui s’était passé depuis cette journée pour te concentrer sur le moyen de le revoir. -Hé, calme-toi… Je vais bien… Oui il va bien, aussi bien qu’on pourrait l’espérer après avoir failli mourir en se vidant de son sang dans une ruelle de la ville au petit jour. -C’est plutôt toi qui as l’air épuisée… Tu ne veux pas aller au salon, te poser un peu ? Tu veux un thé ? Ou du chocolat chaud ? Ou du chocolat tout court ? Ou autre chose ? Dis-moi ! tu le laisses t’entraîner jusqu’au salon, les chiens sont vautrés sur le canapé mais un sifflement de leur maître et voilà qu’une place se ménage pour toi parmi la meute. Le plus petit des trois grimpes à côté de toi et pose sa tête sur ta cuisse, son souffle chaud balayant la peau nue de tes doigts. « Non, je n’ai besoin de rien merci .... Je suis désolée d’avoir ... J’ai eu tellement peur pour toi mais je ne pouvais pas faire plus ce jour-là, je devais te protéger, j’ai dû te laisser sinon j’aurai été arrêtée. » Tu soupires et prends ta tête entre tes mains, tu inspires lentement pour te ressaisir. Bon sang ce n’est pas le moment de t’effondrer comme une faible d’esprit. Il est vivant et pour qu’il le reste tu dois savoir. « J’avais été envoyée chercher une robe pour un des dignitaires présents au Palais. Quand j’ai vu l’attroupement dans la ruelle, je me suis approchée. Et quand j’ai compris que c’était toi allongé là je .... Tu avais déjà un garrot de fortune posé sur ta jambe mais l’hémorragie ne se stoppait pas alors j’ai .... J’ai refait un garrot. Je voulais rester près de toi mais comment aurais-je justifié ma présence, notre lien. Lorsque l’Ordre est arrivé et que des gens de l’hôpital se sont approchés émergeant de la foule, j’ai reculé, pour leur laissé la place. Je voulais rester près de toi mais je ne pouvais pas, nous aurions eu des ennuis.... Saiph j’ai trouvé des choses dans cette ruelle. J’ai volé des choses dans cette ruelle.... Saiph j’ai peut être commis une erreur mais je voulais .... J’avais peur que tu sois impliqué dans quelque chose, quelque chose qui t’aurais conduit à te vider de ton sang seul dans la ville. » Alors tu ôtes ta cape, le chien « couché » sur toi grognes lorsque de la doublure décousue tu sors un petit paquet de toile que tu poses sur la table basse entre vous. Tu as peur que cela ne déclenche chez Saiph plus de douleur mais .... tu dois savoir si ce que tu détiens l’incrimine ou si au contraire tu as caché des éléments de preuves pouvant conduire à l’arrestation de celui ou celle qui lui as fait cela. Alors tu pousses le paquet vers lui, le cœur tambourinant dans ta gorge.
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Dim 4 Mar - 13:55

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Elle était là quand on t’a trouvé. Comment ne pas être mal à l’aise dans pareille situation ? Autant pour elle que pour toi. Tu as le chic pour t'attirer des ennuis ces derniers mois. Dire que habituellement tu fais tout pour que personne n’ait à se préoccuper de toi, à se demander si tu vas bien, si tu as besoin de quelque chose. Aujourd’hui la situation a changée. Et si elle s’est tant inquiétée pour toi, tu te dois de la rassurer sur ton état. Tu n’aimes pas la voir aussi inquiète, aussi perturbée, plus encore par ta faute. Ni épuisée. Est-ce ton état de santé qui l’a à ce point empêchée de prendre du repos ou y a-t-il des éléments qui te sont encore inconnus ? La seconde option te semble plus probable mais tu ne le sauras que si elle prend la peine de tout t’expliquer.

En attendant, tu lui proposes d’aller au salon. Vous y serez plus confortablement installés pour discuter et tu pourras lui offrir quelque chose à boire ou à manger. Elle ne rechigne pas à t’accompagner et il te suffit d’un sifflement pour sur tes chiens lui laissent une place. Pour ta part tu éteins la télévision, mettant fin au film d’horreur, avant de la rejoindre sur le sofa. Bandi a trouvé sa place à côté d’Artémis, Skoll est vautré sur le canapé juste à côté de toi, les quatre pattes en l’air, et Hati a préféré s’allonger à vos pieds. Elle refuse gentiment ce que tu lui proposes à manger, même si elle peut se servir en… Ah, non, il n’y a plus de crêpes. Les chiens ont tout mangé. Pff. Tu hoches la tête à ses propos, patientant, attendant qu’elle t’explique. Qu’elle te parle d’être arrêtée fait bondir ton coeur d’inquiétude ! Un "pourquoi ?" s’arrête à la frontière de tes lèvres, puisqu’elle prend enfin le temps de te résumer ce qu’il s’est déroulé dans cette ruelle.

Tu écoutes attentivement ce qu’elle t’explique, essayant de reconstruire la scène. Elle est venue t’aider, certainement te sauver la vie. Malgré les risques, malgré le fait que dévoiler votre lien puisse être dangereux. Tu te mordilles la lèvre, reconnaissant bien la Artémis qui est devenue un pilier essentiel de ta vie, un pilier que tu ne supporterais pas de perdre. Tu aurais fait de même pour elle, si la situation avait été inversée. Tu ferais n’importe quoi pour elle, pour la protéger, même si tu es essentiellement pieds et poings liés vu vos situations respectives. Tu n’oses l’interrompre. Elle a fait ce qu’il fallait en s’éloignant, même si au fond de toi tu te dis qu’elle n’aurais pas dû intervenir. Mais même si tu l’avais voulu, tu n’aurais pas pu l’en empêcher. Le palpitant s’emballe quand elle parle d’avoir trouvé et volé des choses dans la ruelle. Tu sens les ennuis arriver en quatrième vitesse et la voir sortir un paquet de sa cape ne te rassure en rien. Tu hésites même à y toucher, méfiant, inquiet. Surtout que tes chiens semblent étonnamment nerveux à la vue de ce paquet. Pour l’instant, tu préfères la regarder, toujours aussi inquiet.

-Tu as bien fait de t’éloigner, je fais bien trop confiance à l’Ordre pour mettre son nez aux mauvais endroits… Je, j’espère que tu n’as pas eu de problèmes avec le dignitaire…

Puis tu reportes ton attention sur ce paquet. Tu essayes de te dire que ce n’est peut-être rien, qu’il n’y a aucune raison de t’inquiéter. Mais c’est tout de même avec hésitation que tu l’ouvres. Dès que tu vois ce masque, tu recules vivement dans un mouvement de terreur purement instinctif. Ce masque ! Ton coeur te fait affreusement mal, battant trop fort, trop vite. Tu n’as aucun mal à reconnaître les signes d’une crise et attrapes automatiquement le verre d’eau froide traînant sur la table que tu vides en quelques rapides gorgées. Petite technique que les médecins t’ont montrée pour diminuer la tachycardie…

-Bon sang… Je m’attendais pas à ça… soupires-tu…

Elle n’est pas au courant de tes problèmes cardiaques. En vérité, seuls les médecins le savent. Ce n’est pas important, c’est juste invalidant pour toi mais pas particulièrement dangereux. Il faut te reprendre. Hati approche son museau des affaires mais il te suffit d’un ordre pour qu’il se détourne, quoique le pelage toujours hérissé. Tu sais pertinemment de quoi il s’agit. Et cela t’effraie véritablement pour elle, autant que cela réveille de terrifiants souvenirs. Skoll glisse son museau contre ton ventre, comme dans une tentative de te rassurer… Cela ne t’empêche pas de trembler légèrement.

-C’est un de leurs masques. Ils portaient tous ça, en plus des uniformes blancs… Et la seringue… C’est à eux tout ça… souffles-tu, avant de refermer le paquet de toile et reporter ton regard sur elle. C’est pas bon tout ça… Je suppose que ce sont eux qui m’ont laissé dans la ruelle, je n’ai aucun souvenir d’une quelconque fuite de ma part… Et dans un tel contexte, je doute que laisser des indices soit une erreur. S’ils l’ont fait consciemment, c’est qu’ils veulent provoquer quelque chose…

Tes mains glissent dans tes cheveux, tirant un peu dessus. Tu n’as pas la moindre idée de leurs intentions mais la situation semble se compliquer encore davantage. Peut-être te fais-tu des films, peut-être tout cela t’a-t-il rendu paranoïaque mais tu ne peux t’empêcher d’envisager le pire. Et s’ils recommençaient ? Sur toi, sur quelqu’un d’autre ? Non, non, il ne faut pas ! Mais avant d’envisager toutes ces conséquences, il y a une préoccupation qui s’impose à ton esprit, bien plus immédiate et terrifiante.

-Tu n’y as pas touché avec les mains j’espère ? Quelqu’un t’a vu ramasser ça ? Si l’Ordre te tombe dessus avec de telles choses dans les poches, tu risques de très gros ennuis…

La protéger, c’est la ta principale priorité. Il est primordial que tu fasses en sorte qu’elle ne soit pas inquiétée par ce vol qu’elle a effectué pour te protéger. Et ce n’est que lorsque tu auras réglé ce point que tu chercheras à la meilleure manière d’analyser ces indices.
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Dim 4 Mar - 18:22

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I'll be there for you
Your mother warned you there'd be days like these but she didn't tell you when the world has brought You down to your knees and I'll be there for you
IV
Tu ne sais pas si tu as bien fait de venir finalement. Car il semble plus agité, plus nerveux que lorsqu’il t’a trouvé sur le pas de son perron. Peut-être aurais-tu dû garder tout cela pour toi ? Ne pas remuer ce qui s’est passé dans cette ruelle. Mais tu ne pouvais pas oublier et pas seulement parce que tu porterais désormais les marques de ta punition sur ta peau, mais parce que tu devais savoir s’il était en danger, si ce que tu avais pris dans la ruelle pouvait lui attirer des ennuis. Tu devais savoir s’il était impliqué dans un quelconque groupe, s’il avait été volontaire pour subir des expériences... Que Merlin t’en sois témoin tu étais prête à tout pour retrouver ta magie. Mais Saiph, était-il dans ce même état d’esprit ? Avait-il prit part à quelque chose qui s’était mal terminé ? Pourtant tu ne pouvais l’imaginer avec ces gens, ces gens qui avaient terrorisés la foule par leur chant, qui avait blessé la traitresse à son sang. Tu ne le voyais pas ainsi. Mais vous aviez changé tous les deux, il n’était plus l’enfant que tu protégeais à l’Orphelinat. Il n’avait plus autant besoin de toi désormais. Tu l’avais vu cette nuit-là, quand IL s’était approché de lui, tu avais lu dans ses yeux cette inquiétude, cette angoisse que tu partageais également. Tu voudrais le préserver, le protéger de tout cela mais tu ne le peux pas. Ce que tu transportes avec toi pourrait lui nuire et tu as besoin de le lire dans ses yeux, de savoir si tu as fait ce qu’il fallait ou non cette nuit-là. Alors tu essayes de lui expliquer, tu essayes de ne pas laisser cette peur latente de le perdre t’envahir. Tu as perdu ton père, ta famille, tu ne peux le perdre lui. Il est tout ce qui te reste, le seul être de ton existante à ne pas être asservit, à ne pas obéir à un maître. -Tu as bien fait de t’éloigner, je fais bien trop confiance à l’Ordre pour mettre son nez aux mauvais endroits… Je, j’espère que tu n’as pas eu de problèmes avec le dignitaire… Tu hausses les épaules. Jamais tu ne lui parleras de ton châtiment. Jamais. Il ne pourrait pas vivre avec ça. Toi si. Tu n’en étais pas à ta première brimade, cela faisait juste des années qu’on ne t’avait pas humilié ainsi. Pas depuis cette vente publique où tu avais été exposée nue pendant que le Dieu des Enfers te vendait aux plus offrants. « Ne t’en fais pas pour moi. Je suis douée pour me sortir des ennuis, tu te souviens ? » Il n’aimait pas cela à l’époque, quand tu reportais la faute sur quelqu’un d’autre pour vous protéger, quand tu n’étais pas en mesure d’encaisser la punition à sa place tu t’arrangeais pour que quelqu’un s’accuse. Tu avais toujours été douée pour mentir ou t’attirer la redevance des autres. Ton père s’il l’avait su aurait été fier de toi. Tu le regardes boire rapidement le verre d’eau dont il s’est saisi. Tu vois la veine battre sur sa tempe, follement. Bon sang peut être as-tu commis une erreur en n’attendant pas encore un peu avant de venir ? Mais tu n’étais pas certaine qu’une telle opportunité se présente de nouveau avant longtemps. Il fallait que ce soit ce soir. Mais tu voyais que tu le perturbais. Ta main se tends, fraiche et se pose sur son avant-bras. Le chien grogne encore mais ce n’est pas toi qui l’agite ainsi, c’est ce paquet qui affole son maître. -Bon sang… Je m’attendais pas à ça… Tu guettes sa réaction et c’est de la peur, de la terreur qui passe sur son visage. Alors tu avais commis une erreur... et s’il n’était impliqué dans rien ? Si tu avais aidé ses agresseurs à s’en tirer ? -C’est un de leurs masques. Ils portaient tous ça, en plus des uniformes blancs… Et la seringue… C’est à eux tout ça… Il se rappelle des brides de ce qui lui est arrivé. Seigneur. Tu aurais préféré qu’il oubli, qu’il ne soit pas tourmenté par des cauchemars, par la souffrance. C’est pas bon tout ça… Je suppose que ce sont eux qui m’ont laissé dans la ruelle, je n’ai aucun souvenir d’une quelconque fuite de ma part… Et dans un tel contexte, je doute que laisser des indices soit une erreur. S’ils l’ont fait consciemment, c’est qu’ils veulent provoquer quelque chose… Ils. Ce ils anonyme, au pluriel qu’il répète encore et encore dans chaque phrase. -Tu n’y as pas touché avec les mains j’espère ? Quelqu’un t’a vu ramasser ça ? Si l’Ordre te tombe dessus avec de telles choses dans les poches, tu risques de très gros ennuis… Tu le sais. Bien sur tu le sais. tu as pris un risque. « Non ne t’en fais pas, l’avantage de ma condition c’est de toujours porter des gans.... Saiph si j’ai récupéré ça c’est que ... Saiph tu ne t’es pas volontairement fait infligé un tel traitement ? Est-ce que tu sais qui a fait ça ? » Puis tu décides de te montrer honnête avec lui. « Une femme m’a vu, une Falwkes mais j’ai réussi à m’échapper avant qu’elle ne me dénonce. Je ne crois pas qu’elle puisse m’identifier, je ressemble à toutes les esclaves du Palais et mon uniforme est trop commun. Cependant je n’étais pas tranquille tant que je n’étais pas venue te voir avec ça ... Saiph est-ce que j’ai empêché les gens qui t’ont fait ça d’être arrêté ou est-ce que je t’ai protégé ? » Le protéger a toujours été ta priorité. Qu’importe ce qu’il ait pu faire, tu seras à ses côtés.
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Dim 4 Mar - 23:37

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Tu espères qu’elle a réussi à esquiver les ennuis, les punitions. Tu poses la question mais tu connais sa réponse. Si elle a eu des ennuis, elle ne te le dira pas. Elle est ainsi, elle ne veut pas que tu t’inquiètes pour elle comme tu ne veux pas qu’elle s’inquiète pour toi. Vous vous ressemblez sur ce point, vous avez tous deux vécu l’arrachement à vos familles, les maltraitances physiques et mentales à l’Orphelinat… Tu te souviens d’avoir, enfant, entendu que les grandes familles de Sang-Pur ne formaient en réalité qu’une seule et grande famille. Dans votre cas, on peut dire cela. De deux familles, vous êtes passés à une seule dont chacun des membres protège les autres. Plus encore vous deux, même si c’était presque toujours elle qui te protégeait, mentant pour reporter la faute sur quelqu’un d’autre. Tu hoches légèrement la tête…

-Je me souviens oui…

Tu n’aimais pas quand elle prenait pour toi. Ou que qui que ce soit d’autre prenne les punitions qui t’étaient destinées. Tu n’étais qu’un enfant à l’époque, mais cela t’a profondément marqué. Sans doute est-ce à cause de toutes ces épreuves que tu as à ce point besoin de voir les autres sourire et rire. De les savoir heureux. Et si tu sais qu’elle te ment, tu n’insisteras pas. Elle sait que si elle a besoin de quelque chose, elle peut te le demander.

En attendant, tu t’intéresses au paquet qu’elle t’a apporté. Tu as peur de ce que tu vas découvrir. Et malheureusement c’est bien du même acabit que ce à quoi tu t’attendais. Leur masque ! La peur te faire reculer, trembler. Le palpitant s’emballe dans une nouvelle crise de tachycardie qu’heureusement tu parviens à gérer. Mais tu ne t’y attendais pas. Sa main sur ton avant-bras t’apaise et tu lui accordes un léger sourire… Mais tu n’en es pas moins effrayé pour autant. Les souvenirs remontent, bien vivaces et toujours aussi poignants, accompagnés d’une paranoïa que tu ne te connaissais pas. Peut-être ont-ils cherché à t’utiliser pour provoquer une catastrophe en laissant de faux indices ! Non, tu vas trop loin Saiph. Et puis, ta priorité actuelle n’est pas Eux, mais Artémis. Une fois de plus, c’est de l’inquiétude qui fait trembler ta voix, ta peur pour elle et les retombées que cette sale histoire pourraient avoir.

Au moins, elle n’a pas directement touché à ces choses. C’est un soulagement que tu exprimes d’un soupire. On ne sait jamais, il y aurait pu y avoir un poison quelconque dessus ou autre piège tordu et douloureux, voir mortel. De même, si jamais l’Ordre met la main dessus, il n’y aura aucune preuve qu’elle y ait touché. C’est un bon point. Ce qui t’intrigue, c’est la suite. Les questions te paraissent initialement absurdes. T’infliger cela volontairement ? Bien sûr que non ! Même si en y réfléchissant, il y a une petite part de masochisme en toi, et tu es prêt à beaucoup de choses lorsqu’il s’agit de parvenir à tes fins. Mais pas dans ce cas présent, non. Tu secoues la tête, ton regard peinant à s’accrocher à quelque chose.

-Non, je n’ai jamais eu l’intention de participer à quelque chose du genre ! Crois-moi, ça ressemblait trop à… tu te tais, gardant pour toi les mots qui te brûlent les lèvres. Aux tests de l’Ordre. Elle n’a pas à savoir… Tu tires à nouveau un peu sur tes cheveux… Je ne sais pas qui a fait ça… Je ne sais pas… Je n’ai pas vu un seul visage, que des masques et je… Je n’arrive pas à me souvenir des voix, tout se mélange tellement…

Ca te fait mal d’y repenser. Ton passage en psychiatrie était censé t’aider mais les cauchemars sont toujours là, les sensations toujours vives. Tu n’es pas remis de ces événements et tu sais qu’il te faudra bien plus de quelques semaines pour cela. Mais il ne faut pas te focaliser sur cela, Saiph. Ce qu’Artémis te raconte t’effraie tout autant. Quelqu’un l’a vue. Et même si elle doute que l’autre - une Fawkes ? Pourtant ils ne sont normalement pas à craindre pour les sorciers - tu sais déjà que tu vas devoir trouver une parade ou au moins une explication à ses actes. Ton esprit commence déjà à tourner à plein régime, bien que toujours attentif à ses propos, à ses questions. Sa question surtout : t’a-t-elle protégé ou a-t-elle aidé eux qui t’ont agressé ? Honnêtement ?

-Je ne sais pas… Tout ça c’est louche, mais je ne suis pas en mesure de te dire si ça cache ou non un piège… Peut-être que je m’inquiète pour rien… Je n’ai rien à me reprocher, à part peut-être quelques boules puantes au Conservatoire et des punaises sur les chaises de certains professeurs, mais ça commence à dater de quelques années. Donc je ne vois pas ce qu'on pourrait retourner contre moi…

Infernal, toi ? Oui. Et tu l’as toujours assumé, même si cela restait bon enfant. Mais il est vrai que tu n’as vraiment pas grand chose à te reprocher. Quelques bêtises bien peu graves ici et là, mais Evan a bien été le premier à se mêler de tes affaires, soupçonnant une quelconque magouille de ta part. Soupçons bien vite évaporés d’ailleurs. Evan. Tu fronces les sourcils. Peut-être que… Non, tu ne peux pas essayer de la protéger en le mettant lui dans les emmerdes. Ce n’est pas toi d’agir ainsi. Mais les circonstances sont exceptionnelles, les risques aussi. Peut-être vas-tu devoir tenter le diable, sans être sûr qu’il accepte de jouer le jeu. Même si… Tes mains tremblantes attrapent une des siennes, l’emprisonnant doucement entre les tiennes.

-Merci Artémis… Merci d’avoir fait tout ça pour me protéger… Mais maintenant il faut assurer tes arrières. Même si elle ne te reconnaîtra peut-être pas, il faut envisager cette possibilité et trouver une explication qui te dédouanerait de toute responsabilité…

Tu te mords la lèvre. Tu n’aimes pas l’idée qui a traversé ton esprit.

-Ce serait peut-être mieux que tu me laisses ces… Choses. Frisson de ta part. Au moins ça ferait une preuve en moins contre toi. Et, peut-être… Magouiller un prétexte ? Les règles n’ont pas changées : si un "pur" ou purifié te donne un ordre, tu dois obéir ? Peut-être qu’on pourrait partir là-dessus, faire croire qu’on t’a ordonné de les ramasser ?

Tu as une idée en tête. Ce n’est pas compliqué à deviner. Et les idées des Avery ne sont pas toujours logiques ou censées, c’est bien connu. Qu’importe. Tu as besoin de savoir ce qu’elle en pense, si elle est prête à accepter que tu mettes quelqu’un d’autre dans la confidence…
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Mar 6 Mar - 16:03

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V
Tu n’as rien oublié de ces années à l’Orphelinat. Rien. -Je me souviens oui… Tu as été châtiée plus souvent que la plus part des autres enfants dans les premières années de ta détention au sein de la maison des Mères. Puis tu avais appris à esquiver, à mentir, à tromper ton monde pour éviter les sanctions. Tu avais compris qu’il fallait cacher ta colère, ta haine, qu’il fallait la camoufler sous un masque que tu présenterais au monde pour que personne ne se doute de ce que tu ressentais réellement. De qui tu étais réellement. Au début tu ne reniais pas ton sang, tu étais fière d’être la fille de ton père. Désormais tu étais seulement fière d’être une sorcière, de causer une peur si grande aux Moldus qu’ils devaient vous asservir à l’aide de la technologie pour vous contrôler. Un jour la technologie ne dominerait plus la magie. Et tu reprendrais ta place. Il te serait rendu ce pouvoir dont on t’avait privé. Alors depuis des années tu portais ce masque, un masque de soumission, de respect et d’obéissance. Un masque que tu ne quittais qu’en présence des gens que tu aimais, qui comptais. Saiph ce souvenait de toi avant et après l’apparition du masque. Il avait désapprouvé beaucoup de chose que tu avais faite pour assurer votre protection, à lui, à toi, à sa famille. Ton père t’avait appris une chose. Les sangs-purs devaient se soutenir. Ils formaient une famille. Et Saiph était plus de ta famille que ton propre père désormais. Tu voulais qu’il soit heureux, en sécurité, en bonne santé. Ceci comptait plus à tes yeux que ce besoin de vengeance qui grandissait un peu plus en toi chaque jour depuis que tu avais été autorisée à te rendre chez toi père. Tu avais le sentiment d’avoir été volée, qu’on t’avait enlevé ta vie. Pour Saiph tu aurais renoncé à tout cela, pour l’aider, le protéger. Quand tu lis le soulagement sur son visage lorsque tu lui confirme ne pas avoir touché aux preuves tu as la confirmation de ce lien qui vous unie, même si tu n’en avais pas besoin. Un lien s’est forgé entre vous, forgé dans la souffrance et le déracinement. -Non, je n’ai jamais eu l’intention de participer à quelque chose du genre ! Crois-moi, ça ressemblait trop à… Je ne sais pas qui a fait ça… Je ne sais pas… Je n’ai pas vu un seul visage, que des masques et je… Je n’arrive pas à me souvenir des voix, tout se mélange tellement… Etrangement tu es soulagé de savoir qu’il n’a rien à voir dans ce qui s’est produit, qu’il n’a pas été candidat à quoi que ce soit. Parce que tu sais que la réciproque n’aurait pas été vraie, toi tu aurais été capable de te porter candidate, de subir. Dans l’espoir de retrouver tes racines, ce lien avec toi-même, ta famille. Mais pas Saiph. Alors avais-tu bien fait de cacher ses preuves ? -Je ne sais pas… Tout ça c’est louche, mais je ne suis pas en mesure de te dire si ça cache ou non un piège… Peut-être que je m’inquiète pour rien… Je n’ai rien à me reprocher, à part peut-être quelques boules puantes au Conservatoire et des punaises sur les chaises de certains professeurs, mais ça commence à dater de quelques années. Donc je ne vois pas ce qu'on pourrait retourner contre moi… Un micro sourire effleure tes lèvres. Oui il a été un gamin turbulent et chahuteur tout le contraire de toi. -Merci Artémis… Merci d’avoir fait tout ça pour me protéger… Mais maintenant il faut assurer tes arrières. Même si elle ne te reconnaîtra peut-être pas, il faut envisager cette possibilité et trouver une explication qui te dédouanerait de toute responsabilité… Tu y as pensé. Pour toi il est certain que la traitresse serait incapable de te reconnaître. Elle n’avait presque pas levé les yeux sur ton visage et leur comportement était « conditionné » depuis des années pour que vous soyez interchangeable. -Ce serait peut-être mieux que tu me laisses ces… Choses. Au moins ça ferait une preuve en moins contre toi. Et, peut-être… Magouiller un prétexte ? Les règles n’ont pas changées : si un "pur" ou purifié te donne un ordre, tu dois obéir ? Peut-être qu’on pourrait partir là-dessus, faire croire qu’on t’a ordonné de les ramasser ? Quelque chose se rebelle en toit cette idée, qu’il puisse avoir ces choses chez lui. « Je crois qu’il vaut mieux que je les garde, j’ai une cachette, si tu étais pris avec ça Saiph, on penserait que tu es responsable de ce qui s’est passé tandis que moi je pourrais me retrancher derrière une peur de punition. » Tu prends sa main dans les tiennes. « C’est une bonne idée mais si on me demande qui m’a demandé de ramasser cela… Ce sera ma parole contre celle d’un pur, autant dire que je serais condamnée. Ils ont tiré sur une de ces personnes cette nuit là, masquée de blanc. Ils doivent avoir une piste désormais… et si j’étais arrêtée avec tout cela, je me débrouillerai. Je ne veux pas que tu gardes chez toi quelque chose qui te rendrait coupable ou d’une crédibilité discutable. Quelque chose se prépare Saiph. Et je ne veux pas qu’on te fasse du mal. Je ne supporterai pas de te perdre comme j’ai perdu mon père. »



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Mar 6 Mar - 22:48

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Les souvenirs remontent, envahissants, terriffants. Ces silhouettes, le froid mordant de la Chambre, les masques, la comptine puis les coups, les piqûres… Tout cela ravivé par ces preuves qu’elle a ramassées, les questions qu’elle te pose. Tu n’as pas d’autre choix que de te rappeler ce qu’il s’est passé, à la recherche de réponses que tu es, au final, bien incapable de lui fournir. Tu n’as aucune idée de l’objectif de cette agression, ni de l’identité de ceux qui ont fait cela. Il pourrait s’agir de n’importe qui, caché dans l’ombre, prêt à recommencer à la moindre occasion, sur une nouvelle proie… Cette perspective est affolante. Il faut absolument empêcher cela !

Mais avant de se poser plus de questions, il faut que tu t’assures qu’elle ne sera pas inquiétée par ce qu’il s’est produit. Tu as beau être fatigué, ton esprit tourne à plein régime. Tu as une idée. Pas forcément la meilleure ou la plus logique qui soit - tu n’es pas logique de toute manière - mais tu en as une en tête. Et tu vois bien que l’idée de te laisser ce paquet empoisonné ne lui plaît pas. Cela se lit sur son visage, et elle l’exprime pleinement. Une fois de plus, elle s’inquiète pour toi et tu sens ton coeur fondre face à sa réaction… Elle tient absolument à te préserver de ce qui pourrait t’arriver, peu importe les conséquences pour elle. Elle qui pourrait être violemment maltraitée, renvoyée à l’Orphelinat… Quoique, si cette dernière option venait à devenir réalité, tu la rachèterais à l’Orphelinat. Tu ne pourrais pas la laisser revivre ce quotidien qui était le vôtre lorsque vous étiez enfants. Jamais. Mais là n’est pas le sujet pour l’instant. Il faut que tu la rassures toi aussi. Alors tu te forces un peu à retrouver un sourire.

-Quoi, tu me crois pas capable de cacher quelques pauvres preuves ? La seule fois où un Patrouilleur s’est mis en tête de retourner ma maison à la recherche de quelque chose que, je crois, il avait imaginé, il n’a absolument rien trouvé.

Il n’en a pas eu le temps. Tu as trouvé comment l’arrêter et lui faire oublier l’envie de fouiller ta maison. Tu es tellement plus intéressant que quelques meubles après tout. Ahem. Tu n’as pas l’intention de t’en vanter à vrai dire. C’est pas le genre de chose que annonces à tout le monde. C’est resté entre lui et toi. Elle attrape ta main, l’emprisonne entre les siennes. Ce contact te fait tellement de bien… Tu te sens apaisé… Elle est d’accord sur le principe de ton idée, cela te fait plaisir. Au moins, elle ne te trouve pas totalement à côté de la plaque, même si tu aimerais qu’elle croit un peu plus en toi. Qu’elle n’ait pas aussi peur pour toi…

-Artémis… Tu ne me perdras pas, je te le jure… J’ai plus de ressources que ce que tu me donnes l’impression de croire… souris-tu légèrement, fermant ta seconde main sur les siennes.

Tu es un Avery, et les Avery ont toujours un atout dans leur manche, quelque part. Tu as trop été confronté à l’Ordre pour ne pas t’attendre à tout et n’importe quoi de leur part. Ce ne sont pas eux qui viendront à bout de toi. Face à eux, tu t’es toujours relevé et tu continueras à le faire. Tu as toujours été fier de ta force de caractère, de ta manière de rebondir, jusqu’à ce qu’on trouve le moyen de t’atteindre en plein coeur… Il n’y a que tes proches qui peuvent réellement te faire du mal. Mais assez divagué. Si tu as lancé cette idée d’accuser quelqu’un, c’est que tu sais qui peut être cette personne.

-Si c’est ta parole contre celle d’un "pur" oui, tu seras perdante. Mais pas si le concerné appuie tes propos ni qu’il a les preuves en sa possession. Actuellement, il y a quelqu’un qui cherche par tous les moyens à se faire pardonner de… La pire des trahisons. Non, tu ne peux pas le lui dire. D’une énorme connerie. Pour ça il est prêt à faire tout ce que je lui demande et, sincèrement, mentir à l’Ordre est loin d’être le genre de chose qui lui pose problème.

T’entendre parler ainsi te fait peur. Tu n’es habituellement pas le genre de personne à manipuler les autres pour parvenir à tes fins. Tu n’aimes pas utiliser les autres. Encore moins tes proches. Mais parfois, la fin justifie les moyens… Aujourd’hui la situation peut devenir extrêmement grave pour elle et s’il faut en venir là pour la protéger, alors tu prendras sur toi. Mettre un proche en danger pour essayer d’en sauver un autre… Cruel dilemme qu’il te faut pourtant affronter. Enfin, à une très importante condition…

-Mais encore faut-il que tu acceptes de laisser quelqu’un d’autre s’en mêler…

Oui, il te faut son accord. Votre lien a été gardé secret toutes ces années, changer la donne aujourd’hui est un risque que tu es prêt à prendre. Si tu fais suffisamment confiance à ladite personne ? Hé bien… Tu as bien cette petite hésitation. Il t’a déjà trahi et tu n’es pas à l’abri d’une nouvelle déception. Mais pas tout de suite. Pas dans l’état d’esprit dans lequel il est. Si jamais il change d’avis, tu espères avoir le temps de te retourner pour la protéger… Mais il ne faut surtout pas qu’elle devine ton hésitation.
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Mar 13 Mar - 9:37

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VI
-Quoi, tu me crois pas capable de cacher quelques pauvres preuves ? La seule fois où un Patrouilleur s’est mis en tête de retourner ma maison à la recherche de quelque chose que, je crois, il avait imaginé, il n’a absolument rien trouvé. Non ce n’est pas que tu ne le crois pas capable, au contraire tu sais qu’il ferait tout pour te protéger. Comme tu as tout fait pour le protéger. Il est ton frère. Ton ami. Ton meilleur ami. Et tu as conscience qu’il va penser avoir une dette envers toi, devoir te protéger. Tu ne lui as pas parlé des coups de fouet, de ta punition. Heureusement car il ne t’aurait alors pas laissé le choix. Il t’aurait forcé la main. Arguant que tu avais déjà assez souffert pour lui. C’était déjà assez inquiétant qu’il ait pu être soupçonné assez pour que sa maison soit passée au peigne fin par un Patrouilleur. « Je ne suis soupçonnée de rien… Saiph si les patrouilleurs venaient ici pour t’interroger, fouillaient ta maison, tu pourrais être accusé d’avoir servi d’apât à une embuscade… Ils sont capables de tout. Je ne veux pas que tu te mettes en danger pour moi. Jamais. » Mais une chose était certaine pour toi, tu avais bien fait de conserver ses preuves et de ne pas les remettre aux patrouilleurs ce jour-là. Car qui sait si ce n’était pas le gouvernement qui était à l’origine de ce qu’avait subi Saiph… Si tout cela n’était pas qu’une manœuvre politique visant à faire sortir du bois la résistance ? Tu n’étais sûre de rien et l’unique personne a qui tu te fiais vraiment, à qui tu aurais confié ta vie se trouvait dans cette pièce, entouré de l’amour de ses chiens. -Artémis… Tu ne me perdras pas, je te le jure… J’ai plus de ressources que ce que tu me donnes l’impression de croire… Sa paume dans la tienne, la chaleur de sa peau se communiquant à ta peau glacée. Tu n’es pas certaine que tu survivrais à la disparition de Saiph. Il est ce qui te maintient la tête hors de l’eau la plupart du temps. -Si c’est ta parole contre celle d’un "pur" oui, tu seras perdante. Mais pas si le concerné appuie tes propos ni qu’il a les preuves en sa possession. Actuellement, il y a quelqu’un qui cherche par tous les moyens à se faire pardonner de… Tu fronces les sourcils ne voyant pas comment cela pourrait être possible. Tu n’es qu’une esclave insignifiante du Palais et si tu devais être scannée pour remonter à ta véritable identité, tu pourrais attirer des ennuis à ton père. Mais tu le laisse filer sa pensée jusqu’au bout. Après tout, tu lui devais bien, tu venais de ramener chez lui des souvenirs qu’il cherchait à fuir ou à oublier. Il était si mince, si pâle, pourtant ses yeux pleins de tendresse et ce pétillement dans l’iris, c’était bien ton Saiph. D’une énorme connerie. Pour ça il est prêt à faire tout ce que je lui demande et, sincèrement, mentir à l’Ordre est loin d’être le genre de chose qui lui pose problème. Tu es étonné par la proposition qu’il te fait. Il n’est pas de ceux qui manipulent. Non en général c’est là ton arme et non la sienne. Mais comment un Pur peut-il lui devoir quoi que ce soit. Alors c’est comme une évidence. L’homme dans la ruelle. Celui qui voulait aider Saiph, qui semblait aussi bouleversé que toi. Celui que la femme de l’Ordre avait appelé par son nom…  -Mais encore faut-il que tu acceptes de laisser quelqu’un d’autre s’en mêler… Tu seras ses mains dans les tiennes, le regard lointain. Tu réfléchis à cette solution. Sérieusement. Après tout… Si Saiph jugeait qu’on pouvait lui faire confiance … Mais dévoiler cette amitié à un tiers, cette amitié que vous cachiez depuis des années. « Il était là ce jour là n’est-ce pas ? Il était dans la ruelle ? … Il a l’air de tenir à toi si c’est bien lui alors …. D’accord. J’accepte. Mais Saiph, est-ce que tu es certain qu’il gardera notre secret ? »
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Mar 13 Mar - 19:36

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Non, elle n’est soupçonnée de rien. Mais tu crains que ce ne soit qu’une question de temps. Si finalement les patrouilleurs ne remontent pas jusqu’à elle ce sera tant mieux. Mais si jamais les choses viennent à mal tourner, il lui faudra absolument une échappatoire. S’il lui arrivait quelque chose, surtout par ta faute, tu ne pourrais jamais te le pardonner. Tu t’en veux déjà tellement de ne pas être capable de l’aider à quitter le Palais Royal… Impuissant, c’est ce que tu es dans cette situation. Tu n’as pas le pouvoir de lui offrir sa liberté, à avoir une vie décente, cette vie qu’elle mérite, que tous les votres méritent. Tu voudrais tellement, pourtant… Tu ne peux que croire, espérer qu’un jour il se produira un événement qui vous sera favorable, qui lui offrira une solution pour échapper à cette vie de servitude. En attendant, tu prêtes une grande attention à ses arguments pour ne pas te laisser les indices. Si les patrouilleurs venaient ici pour t’interroger… Oui, tu sais bien ce qu’elle en pense, toi aussi tu t’attends au pire…

-Et je ne veux que tu te mettes en danger pour moi. On tourne un peu en rond, non ? essayes-tu de plaisanter un peu, histoire de détendre l’atmosphère, avant de te reprendre. Les patrouilleurs sont déjà passés m’interroger, ils ne devraient pas revenir de sitôt, encore moins sans de sérieux soupçons et un mandat. Ca me laissera un peu de temps pour m’organiser.

Il ne faut pas qu’elle s’inquiète trop. En tant qu’homme libre, en tant que Cracmol, ils ne peuvent se permettre de faire ce qu’ils veulent de toi, contrairement à elle. Et puis, après tout, tu es la victime dans cette histoire. Tes blessures étaient vraies, comme le rappellent tes cicatrices et ces béquilles qui te sont actuellement indispensables. Les médecins t’ont gardé deux semaines en service psychiatrique, tu ne peux pas être jugé responsable de l’attaque dans la ruelle. Par contre oui, ils pourraient te considérer comme étant complice. Il faut absolument tout calculer, ne rien laisser au hasard. Et c’est pour cette raison que tu lui exposes le plan qui s’est dessiné dans ta tête, même s’il ne te ressemble pas.

Tu vois bien que ta proposition la surprend. Elle te connaît certainement mieux que quiconque, elle sait ce que tu penses de la manipulation et des coups en douce. Ce n’est pas toi, tu as toujours eu tout cela en horreur. Et pourtant, aujourd’hui, tu sais que tu n’as pas d’autre choix possible. Pas pour elle, il est hors de question de laisser quoi que ce soit au hasard. Elle a déjà tant fait pour toi, il est impensable que tu ne lui rendes pas la pareille. Impensable que tu ne mettes pas tout en oeuvre pour sa protection, peu importe les moyens. Ces mains sur les tiennes, tu ne supporterais pas qu’elles s’éloignent de toi. Tu as besoin de son regard sur toi, de la faire sourire, de la voir espérer qu’un jour tout changera. Tu n’imagines pas ta vie sans Artémis. Pas parce que tu as besoin de sa protection, non. Parce que tu as besoin d’elle, de sa personnalité, de cette tendresse dans son regard, de sa détermination à atteindre les objectifs qu’elle s’est fixée. Et de ses questions pertinentes, aussi. Tu glisses une main sur ta nuque, légèrement gêné.

-Oui, il était là. Il s’appelle Evan. souris-tu doucement.

Evan… La dernière question te laisse hésitant. Tu ne fais jamais entièrement confiance à quelqu’un, sauf exception. Elle fait partie de ce groupe extrêmement réduit. Et Evan ? Pas encore, malheureusement. C’est pour cela que tu gardes encore tes secrets pour toi. Mais pour celui-ci, tu es certain de ta réponse.

-Je suis sûr qu’il le gardera pour lui. Et puis il n’a pas besoin de connaître tous les détails. En me faisant un garrot, tu m’as sauvé dans cette ruelle, c’est une raison largement suffisante pour te protéger.

Tu y crois sincèrement. Et si jamais tu te trompes… Non, tu ne te tromperas pas. C’est impensable, inimaginable, impossible, interdit. Tu ne peux pas faire d’erreur. Tu prends une grande inspiration puis expires lentement. Ne te stresse pas trop, tu t’en rendais malade pour rien. Une main revenue sur le coeur, tu te détends doucement. Puis cherches ton téléphone du regard. Il est sur la petit table, à portée de main. Ton téléphone… Peut-être que… Ton regard noisette cherche le sien.

-Est-ce que tu veux que je lui demande de venir ? Est-ce que tu as le temps de rester pour mettre au point les grandes lignes ? Il n’habite pas loin, il peut être là rapidement…

Après tout, ce sera plus facile si vous organisez cela à trois qu’avec toi en intermédiaire entre les deux…
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Dim 18 Mar - 12:06

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I'll be there for you
Your mother warned you there'd be days like these but she didn't tell you when the world has brought You down to your knees and I'll be there for you
VII
Tu sais qu’il s’en veut pour ta condition. Qu’il espère te sortir de là depuis des années. Mais vous savez tous les deux que tu ne quitteras le palais que si la famille royale l’autorise. Et si pour eux tu n’es qu’une esclave parmi d’autres, le jour où ton nom sera soulevé pour une demande d’affranchissement, le nom de ton père rejaillira et tu ne seras jamais libérée. Punie pour les crimes de ton père. Refusant la Purification. Tu n’as aucune chance de quitter le Palais. Sauf si tu acceptais de renoncer à la magie. A ce qui faisait de toi une impure. Et pour le moment cette option t’était inenvisageable. Tu étais une sorcière. Et tu ne pouvais renier ton héritage. Il aurait aimé te sauver. Et tu n’aurais rien demandé de plus que de pouvoir aller ou tu voulais, quand tu le voulais, ne pas être qu’une présence fantomatique dans sa vie. -Et je ne veux que tu te mettes en danger pour moi. On tourne un peu en rond, non ? Les patrouilleurs sont déjà passés m’interroger, ils ne devraient pas revenir de sitôt, encore moins sans de sérieux soupçons et un mandat. Ca me laissera un peu de temps pour m’organiser.  Il est très logique, il avance des arguments que tu ne peux pas contrer. Il est plus en sécurité que toi. Il n’est pas considéré comme  un « complotiste » mais comme une victime. Tu as du mal à lâcher prise. Pourtant n’est-ce pas pour lui que tu as ramassé ses preuves ? N’est-ce pas pour lui que tu as pris ce risque ? Pour le protéger ? Et s’il juge mieux de garder cela chez lui... Tu ne peux pas t’y opposer. Il est plus en sécurité que toi. Personne ne comprendra que tu aies ramassé des preuves sur une scène de crime... Mais s’il était découvert en leur possession, on pourrait penser qu’il avait mené sa propre enquête ? Qu’il avait découvert des preuves ? Qu’il allait les remettre à l’Ordre. Et si Saiph voit en cet homme un moyen de vous sortir de là sans encombre ... Oui. Tu dois lui faire confiance. Il s’est appuyé sur toi à l’Orphelinat. Maintenant c’est à toi de lui reconnaitre le droit de te sauver de cette situation. Même si la simple idée qu’un patrouilleur interfère dans votre histoire te glaces le sang. Tu n’as que de trop mauvais souvenirs liés à l’ordre et la justice de ce pays. Si Saiph savait ce que tu projetais en secret depuis que tu avais fait chuter ce vase dans le Palais, par la force de ton esprit .... S’il savait, il t’en empêcherait. Peut-être devais-tu lâcher prise sur ces preuves, sur ton besoin de protéger Saiph pour ne pas prendre le risque d’être arrêtée, rétrogradée, ou tuée pour l’exemple.. afin de mener à bien ton projet. Rejoindre la résistance. -Oui, il était là. Il s’appelle Evan. Tu te souviens de cet homme, de son inquiétude, de sa colère, de son impuissance. Evan. Peut-on lui faire confiance ? Faire reposer votre destin entre ses mains ? Saiph n’accorde pas sa confiance à la légère, l’Orphelinat vous l’a appris. Mais est-ce que l’amour ... Car il devait s’agir de cela, musellerait le Patrouilleur ? Il fallait prendre le risque pour le savoir. -Je suis sûr qu’il le gardera pour lui. Et puis il n’a pas besoin de connaître tous les détails. En me faisant un garrot, tu m’as sauvé dans cette ruelle, c’est une raison largement suffisante pour te protéger. Oui tu avais permis de le sauver, un geste qui aurait pu te condamner si l’attention n’avait pas été détournée de toi. Alors .... Ses yeux fouillent les tiens. -Est-ce que tu veux que je lui demande de venir ? Est-ce que tu as le temps de rester pour mettre au point les grandes lignes ? Il n’habite pas loin, il peut être là rapidement… Tu réfléchis, consulte la montre au poignet de Saiph. Tu n’as pas passé plus d’une heure encore en dehors du Palais. La fête battrait son plein encore longtemps... Du fait de ton état physique personne ne s’étonnerait de ne pas t’avoir croisé. On penserait que tu avais été relégué à une tâche inférieure. « Fait le venir.... Il y a une réception au Palais ce soir. Personne ne remarquera mon absence avant une heure ou deux. » Tu poses sa main sur son bras. . « Mais ce n’est pas à lui que je fais confiance, c’est à toi. »
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MESSAGES : 570 LOCALISATION : toujours en mouvement, un oeil sur tout ce qui l'entoure. EMPLOI : monstre à temps partiel, patrouilleur pour l'ordre autrement. a quitté l'ordre il y a quelques mois maintenant.

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i'll be there for you

Les messages de Saiph te terrorisent. Tu n'y peux rien, depuis ce qui s'est passé dans cette ruelle, ton quotidien est ponctués d'inquiétudes et d'interrogations le concernant. Est-ce qu'on le surveille ? Est-ce qu'une quelconque organisation l'a dans son collimateur ? Et l'Ordre, dans tout ça ? L'embêtent-ils ? Est-ce qu'il mange bien, qu'il reprend du poids ? Tu t'empoisonnes l'existence à coup de questions plus ou moins légitimes. Tu paniques dès qu'il t'envoie un message trop mystérieux ou que tu loupes un de ses appels. Tu as peur pour lui. Peur de ne pas être en mesure de le protéger, comme tu le lui as promis. Peur de le perdre, pour de bon – il s'en est fallu de peu. Depuis que vous vous êtes réconciliés, tu te plies à tout, un peu trop facilement – beaucoup trop facilement même, pour quelqu'un comme toi. Tu n'es pas du genre à dire oui quand tu ne veux pas et pourtant, pour lui, tu réponds constamment de manière positive. Ce n'est sans doute pas bon, mais qu'y peux-tu ? Tu ne veux pas le contrarier. Donc tu vas dans son sens, et il en sera ainsi jusqu'à ce que la situation se tasse. Seulement alors, tu te permettras d'avoir un opinion à nouveau, des ressentis, des avis, des désirs. En attendant, tu tapotes nerveusement sur le volant de ta voiture, bloqué à un stop derrière quelqu'un qui ne parvient pas à s'engager. Tu rumines, tapes nerveusement du pied, jettes de multiples regards à ton téléphone posé sur le tableau de bord. Tu aurais pu aller chez lui en marchant, mais tu as préféré prendre ton véhicule ; plus rapide, et au moins tu l'auras sous la main si vous avez besoin d'aller quelque part ou s'il y a une urgence. Tu t'impatientes, tu finis même par klaxonner et l'autre part en trombe. Tu en fais autant sans plus attendre et tu rejoins bien vite la maison de Saiph. Tu roules, pilant devant chez lui. Tu te gares rapidement, sans vraiment prendre soin d'être dans la case et tu sors tout aussi vite de ta voiture, rejoignant au pas de course sa porte. Tu y vas du plat de la main pour taper contre cette dernière, pressé, inquiet. « Saiph, ouvre ! C'est Evan. » Tu as du mal à calmer ton palpitant. Tu tentes d'ouvrir la porte, mais elle semble fermée à clé. Quelques bruits de pas se font entendre derrière et on finit par t'ouvrir. Tu le détailles immédiatement sous toutes ses coutures, cherchant ce qui pourrait aller de travers. Mais aucun signe ne t'alarme. « Qu'est-ce qui se passe ? Tout va bien ? J'ai fait aussi vite que j'ai pu. » Tu parles d'une traite, sans être capable de t'arrêter. Tu reprends enfin ton souffle, en constatant qu'il n'y a pas de péril imminent. Tu regardes au-delà du brun, apercevant une silhouette qui t'est plus ou moins inconnue – sans doute que tu ne peux pas bien la discerner, de là où tu es. « Qui est-ce ? » Souffles-tu à l'attention du brun. Il semblerait que l'histoire soit plus compliquée que prévu.


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Lun 19 Mar - 2:09

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Tu la vois réfléchir à ta proposition, poser son regard sur ta montre pour vérifier l’heure. Tu sais que le temps est compté. Si c’était possible, tu lui demanderais de rester pour la nuit, de se reposer dans un vrai lit bien confortable, oublier le Palais et les horreurs qui doivent être son quotidien, ne serais-ce que quelques heures. Mais c’est là un luxe qu’elle ne peut pas se permettre. Tu voudrais tellement qu’elle le puisse, pourtant… Un peu de repos physique et psychologique… Tu ne peux même pas le lui proposer, tu sais déjà que tu obtiendrais un refus et ce serait rappeler une fois de plus qu’elle n’est pas libre de décider de sa vie. Se retenir, se contenir… Toujours la même histoire, pour ne pas s’attirer les foudres des "puissants", pour ne pas blesser ceux que l’on aime… Tout ce que tu peux actuellement faire, c’est la décharger du poids de ses trouvailles et de ses inquiétudes vis-à-vis de toi. Tu hoches peu la tête à sa réponse. Si les personnes de la Haute ne font généralement pas attention au petit personnel, ceux qui les gèrent ont un oeil partout. Si elle a pu s’éclipser, c’est qu’on l’a reléguée à une tâche ne nécessitant pas sa présence sur le devant de la scène. Bonne ou mauvaise nouvelle ? Tu as peur de le comprendre. Et cette main qui se pose sur ton bras… Ton regard s’accroche au sien, déterminé. Tu ne trahiras pas sa confiance. Tu hoches la tête.

-Je sais.

Sur ces simples mots, tu tends le bras et attrapes ton téléphone sur la table basse. Quelques sms sont rapidement échangés et tu sais qu’il est déjà en route. Tu t’en veux un peu d’agir ainsi, cela ne te ressemble tellement pas… Pauvre Evan… Tu baisses un peu les yeux… Et ris légèrement lorsque tu constates que Bandi a posé sa tête entre vous deux. Tu accordes quelques caresses au canidé qui en bave de plaisir, avant de te relever, attrapant tes béquilles au passage.

-Il est en route. En l’attendant, je vais nous faire un bon chocolat chaud. Et inutile de protester, je ne te laisse pas le choix. souris-tu.

C’est ainsi que tu te déplaces jusqu’au coin cuisine et, une béquille laissée de côté, tu fais de ton mieux pour préparer un bon chocolat chaud maison. Si, enfant, tu ne cuisinais pas, tu as fait un grand nombre d’expériences culinaires depuis que tu vis seul. Et à force de faire des essais, tu as réussi à trouver une recette s’approchant de celle que ta mère vous faisait, à ta fratrie et toi ainsi qu’aux jeunes invités, les soirées d’hiver ou pour vous réconforter. Tu mets le lait à chauffer, puis tu y jettes une tablette de chocolat noir cassée en morceaux, puis vient la crème fraîche. Tu termines avec une pointe de vanille et de cannelle, ainsi que du miel pour remplacer la classique dose de sucre. Et puis, un peu de miel ne peut pas faire de mal à la santé vu toutes ses propriétés. Tu as un instant d’hésitation, mais finalement ce sont trois tasses que tu sors et que tu amènes, une par une, jusqu’à la petite table du salon. Puis vient la casserole. Il te faut t’asseoir pour verser la boisson bouillante, ce que tu fais en tremblant. Il manquerait plus que ta légendaire maladresse réapparaisse et te fasse tout renverser. Et voilà, trois tasses fumantes, laissant s’échapper un doux parfum d’une enfance volée bien trop tôt.

-Voilà… Régale-toi.

Toi même, tu prends à peine le temps de souffler sur ta boisson que tu y trempes déjà tes lèvres et que tu te brûles. Comme toujours. Tu es désespérant Saiph. Mais tu n’as pas le temps de faire une seconde tentative qu’on frappe bruyamment à ta porte.

-Ca c’est Evan… souris-tu, un peu gêné. Et il le confirme en t’appelant. Je reviens.

Tu te lèves une fois de plus. Décidément, tu auras beaucoup bougé cette journée… Les chiens s’agitent, Bandi est le seul à aboyer joyeusement devant la porte d’entrée, les deux plus vieux se font plus réservés en se contentant de revenir à tes côtés. C’est en t’appuyant sur une seule béquille que tu ouvres au blond qui limite déboule chez toi tel un boulet de canon. Tu reconnais ce regard qu’il te lance : il s’est inquiété. Et tu te mordilles la lèvre, d’autant plus gêné par la situation. Deux personnes à s’inquiéter pour toi, sous ton toit. Voilà qui commence à faire beaucoup à gérer. Tu souris, gêné…

-Hé, calme-toi. Il n’y a personne qui m’attaque et non je ne me suis rien cassé, si c’est ce qui t’inquiète. plaisantes-tu doucement.

Il faut bien le calmer après tout. Tu vas bien. Enfin, bien. Mieux qu’il y a quelques jours en tout cas. Pour l’instant, il ne faut pas t’en demander beaucoup plus. Tu fermes la porte à clé derrière lui, laisses tes chiens retourner à leurs occupations. Tu n’es pas étonné de constater que les aînés s’installent de part et d’autre d’Artémis, comme pour la protéger. Ils restent méfiants… Ils lisent presque dans tes pensées, tu es tendu. Non, tu n’as pas peur qu’ils se sautent mutuellement à la gorge. Quoique.

-Viens donc, que je fasse les présentations.

Toujours avec ton unique béquille - ce qui te fatigue au point que c’est avec un soupir de soulagement que tu te laisses retomber dans le sofa - tu rejoins Artémis avec Evan. C’est parti pour le massacre…

-Sers-toi en chocolat chaud Evan. Je te présente Artémis, elle était avec moi à l’Orphelinat et m’a beaucoup protégé à l’époque… Tu l’as croisée il y a trois semaines, c’est elle qui m’a fait un garrot à la jambe, quand on m’a… Trouvé. Dans cette ruelle… Tu as toujours un peu de mal à parler de tout cela. Artémis, je te présente Evan Monroe, ancien-Patrouilleur de son état. Je. Comment dire… On sort ensemble ?

La bombe est lâchée. Tu n’as pas - ou presque pas - de secrets pour Artémis, elle a besoin de savoir à qui elle a affaire. Pour autant, la question de sortir ensemble, tu ne l’avais jamais abordée avec Evan… D’où cette question latente qui est adressée au blond. Et lui ? Il n’a pas encore besoin de tout comprendre. Un jour, peut-être qu’il aura droit à une explication complète…
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Ven 13 Avr - 23:01

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VIII
Il trifouille son téléphone portable un moment, détournant son attention de toi. Tu réajustes ta cape sur tes épaules, afin qu’il ne puisse pas soupçonner quoi que ce soit. Il se blâme déjà assez de ne pas pouvoir t’arracher aux griffes du Palais, s’il savait... Il s’en voudrait hors tu ne regrettais jamais de lui être venue en aide dans cette ruelle. D’avoir caché ces preuves. Parce qu’il était tout ce qui te restait de bon, de sincère dans cette vie. La seule amitié qui n’était pas liée à une servitude commune, un fragment de ton passé, du temps où tu étais pleinement heureuse. Qu’importe les coups de fouet. Le châtiment, Saiph était là, avec toi. « Il est en route. En l’attendant, je vais nous faire un bon chocolat chaud. Et inutile de protester, je ne te laisse pas le choix. » Tu hoches la tête, à quoi bon lutté, tu n’as pas bu de chocolat chaud depuis des années, c’est à peine si le thé auquel vous avez le droit est chaud. Parfois tu te demandes si ton esclavage prendra fin, si ce qui est si naturel pour Saiph, utiliser un téléphone, inviter quelqu’un à passer chez lui, faire du chocolat chaud, te sera aussi ... simple. Parfois tu as peur de ne pas savoir t’habituer à tout cela, à cette vie. A ne plus obéir à quiconque. « Voilà… Régale-toi. » Tu souris, l’odeur riche du chocolat titille tes narines. Le chien glisse sa truffe sous ton bras, comme pour te pousser à prendre ce qui t’es offert au lieu de rester là à t’emplir les sens de l’odeur sucré provenant de la tasse fumante. Tu refermes les doigts sur la tasse et tu portes le bord à ta bouche, mais tu ne bois pas, non, tu respires. Lentement, profondément. Tu t’imprègne de l’odeur, de l’aspect de la boisson, tu te nourries aussi bien l’âme que les yeux. Tu ne sursautes pas lorsque l’on cogne à la porte. Tu as l’habitude de ce genre « d’interruption ». Tu reposes juste ta tasse, un sourire doux pour Saiph aux coins des lèvres. « Ça c’est Evan… » Tu penses alors à ce qu’il peut y avoir de gênant dans cette situation. Autrefois vos parents planifiaient votre mariage. Tu étais supposée l’épouser, perpétrer la lignée de sang pure de vos familles. Et voilà que son amant frappait à la porte.  « Saiph, ouvre ! C'est Evan. » Oui pas de doute, ton père aurait trouvé cela gênant. Pas toi. Le bonheur de Saiph n’avait jamais été dans tes bras. « Je reviens. » Tu leur envie cette possibilité, d’aimer ainsi. Tu as oublié depuis longtemps ce que cela fait, à part ton amitié pour Saiph, aimer est un droit qu’on t’as enlevé. Comme de porter des enfants librement.  Bandi t’abandonnes pour bondir dans le couloir. Au moins il a cessé de pousser ton bras, tiraillant sur tes blessures.  La curiosité est un vilain défaut mais au Palais il te permet de survivre alors tu tends l’oreille, ils ne font rien pour être discrets de toute manière. « Qu'est-ce qui se passe ? Tout va bien ? J'ai fait aussi vite que j'ai pu. » Tu perçois l’inquiétude dans sa voix. « Hé, calme-toi. Il n’y a personne qui m’attaque et non je ne me suis rien cassé, si c’est ce qui t’inquiète. » Saiph est doux, sa voix teintée d’une pointe d’humour, comme avec toi. Comme avec ceux qu’il aime. « Qui est-ce ? » Bandi a sauté sur le canapé, se nichant contre toi, la tête de nouveau posée sur tes genoux mais le regard fixé sur la tasse que tu as repris entre tes mains. « Viens donc, que je fasse les présentations. » L’art de l’introduction pour Saiph, cela promettait d’être drôle. « Sers-toi en chocolat chaud Evan. Je te présente Artémis, elle était avec moi à l’Orphelinat et m’a beaucoup protégé à l’époque… Tu l’as croisée il y a trois semaines, c’est elle qui m’a fait un garrot à la jambe, quand on m’a… Trouvé. Dans cette ruelle.... Artémis, je te présente Evan Monroe, ancien-Patrouilleur de son état. Je. Comment dire… On sort ensemble ? » Tout cela sans reprendre son souffle. Tu détailles le jeune homme rapidement, il a l’air d’aimer Saiph, il te considère avec une certaine méfiance mais son regard semble s’adoucir quand Saiph en vient à l’épisode de la ruelle. Tu esquisse un sourire, une main enfouie dans la fourrure de Bandi, comme pour y puiser un peu de confiance. Après tout, les esclaves apprennent à craindre les Patrouilleurs. En service commandé ou non. « Respire. » Que tu lances à Saiph. « Saiph m’a dit qu’on pouvait vous faire confiance... Je vous confie ma vie, sans effet mélodramatique, ce soir. J’espère qu’il ne se trompe pas. »



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Dim 15 Avr - 11:44

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Te calmer ? Comment pourrais-tu te calmer ! Tu es bien naturellement inquiet, oui. Car Saiph n'a rien voulu lâcher par message et forcément, à cause de son état physique, tu t'es imaginé bien des choses. Tu en as vu tellement avec l'Ordre que tu ne peux que t'imaginer le pire, parfois. Mais il est là, il va bien, il te dit même de te calmer. Tu lâches un soupir plus ou moins rassuré, le détaillant de la tête aux pieds. Il va bien. Il va bien, que tu te répètes en boucle. Tout va bien. Tu essayes de calmer ton cœur, ton souffle. Il n'est pas seule, une jeune femme se tient plus loin dans le salon, entourée des chiens. Tu le suis, lui et sa démarche bancale avec son unique béquille. Tu serres doucement les poings, incertain, tendu. Pourquoi est-ce qu'il t'a appelé ? Qu'est-ce qui se passe avec cette fille ? Au fur et à mesure que tu t'avances, tu la reconnais. Elle était là. Elle était là le jour de l'agression de Saiph, elle a eu la bonne idée de lui faire un garrot. Elle l'a aidé. Tu la fixes, incertain, sans trop savoir comment réagir. La remercier, ne rien dire ? Tu ne comprends toujours pas ce que tu fais là. Tout ce que tu sais, c'est que cette jeune femme est une fugitive, il n'y a qu'à voir tous les portraits robots placardés dans la ville pour le savoir. Ce qui veut dire que Saiph se traîne dans les ennuis, si quelqu'un la voit ici.

Tu laisses le soin à Saiph de faire les présentations. Il t'explique donc qui est réellement cette jeune femme pour lui. Qu'ils se connaissent depuis l'Orphelinat. Tu comprends par là que le lien qui les lie est important, assez pour justifier la présence de l'esclave ici. « Je me souviens, oui. » Lâches-tu brièvement. La suite des propos du brun te laisse un peu sans voix. Tu es franchement partagé. Heureux, et.. Paumé ? Qu'il te présente enfin comme son petit ami, plus ou moins. C'était inattendu. « Je heu... Oui. C'est ça. » Lâches-tu d'une voix moins assurée, encore perturbé par les mots de Saiph. Tu en reviens plutôt à Artémis donc, qui intime à Saiph de respirer, de se calmer. Un léger sourire étire tes lèvres. Elle lui a sauvé la vie. Elle était là, dans cette ruelle, elle a pris tous ces risques et aujourd'hui... Aujourd'hui, elle est considérée comme une fugitive. Tu l'écoutes. Elle te confie sa vie ? C'est à peu près ça. Tu inclines légèrement la tête. « Tu peux me tutoyer et m'appeler Evan. » Tu n'es pas tellement dans le protocole et elle doit vouvoyer assez de monde comme ça dans la vie de tous les jours, inutile d'en rajouter une couche, surtout après tout ce qu'elle a fait pour Saiph. « J'ai bien des défauts, mais Saiph sait et l'a peut-être dit, je n'ai qu'une seule parole. Si je te dis que tu peux compter sur moi, c'est bien le cas. » Tu ne reviendras pas sur cette promesse, car ce n'est pas toi, de trahir ta parole. À tes yeux, c'est quelque chose d'extrêmement précieux. Tu ne t'avances pas vers eux pour autant. Tu restes planté là, essayant encore de calmer ton cœur. Tu te pinces finalement l'arrête du nez, réfléchissant, avant de relever les yeux vers eux. « Vous savez au moins que ton visage est placardé partout dans la ville ? Qu'est-ce que vous comptez faire pour ça ? » Tu croises les bras contre ton torse. Être un fugitif peut arriver à tout le monde. Être un bon fugitif, c'est une autre histoire. « Je sais que vous vous entendez très bien tous les deux et que Saiph fera tout pour te protéger de l'Ordre. Le problème étant, l'Ordre sait tout et finira inévitablement par remonter à votre lien. Et par venir fouiller ici. En revanche... Ils ne viendraient jamais fouiller chez moi. » Proposition dissimulée derrière tes mots. Tu es prêt à ouvrir ta porte à une inconnue, une fugitive, le temps que les choses se tassent. Mais plusieurs questions restent d'abord en suspens. « Mais avant d'en venir là, j'ai besoin de savoir. Que s'est-il passé exactement, pour que vous ayez besoin de mon aide ? »

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Dim 15 Avr - 23:53

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Et les voilà tous les deux, chez toi. Evan et Artémis. Et tu te retrouves entre les deux, ne sachant trop ce que tu peux te permettre d’avouer à l’un et à l’autre. Il y aurait tellement de choses à dévoiler mais ce serait un trop grande perte de temps. Et du temps, tu ignores combien il vous en reste. Tu vas donc à l’essentiel, tout du moins tu espères. Evan a besoin de savoir qu’Artémis et toi vous vous connaissez depuis de très longues années et qu’il en découle que vous avez un lien très fort, qui a résisté au temps et à vos modes de vie différents. Et comme tu ignores qui se souvient de quoi du jour où tu t’es fait agresser, tu préfères lui rappeler ce qu’elle a fait pour toi ce jour-là. Pour le mettre dans de bonnes conditions. Il se souvient ? Parfait. Artémis, elle, doit savoir qu’Evan a été Patrouilleur. Et comprendre le lien qu’il y a entre vous deux. Et c’est la première fois que ces mots, tu les prononces. Tu n’en avais jamais parlé à Evan, surtout après ce qu’il s’est passé il y a plusieurs mois. Il n’a pas l’air de trop mal le prendre, heureusement… Même s’il te semble déstabilisé… Bon. Tu te fais la promesses d’en parler avec lui dès que possible. Ou non, il y viendra de lui-même lorsqu’il se sentira prêt.

Artémis te suggère de respirer, et cela te fait sourire. Il est vrai que tu as lâché la bombe d’un seul coup, sans prendre la peine de faire la moindre pause. Alors tu hoches la tête et obéit, prenant enfin le temps de tremper tes lèvres dans ton chocolat chaud. Tu es d’ailleurs bien le seul à en boire, elle a reposé sa tasse et lui n’y a pas encore touché. Pff. Ils ont intérêt à ne pas gaspiller, tu as mis du temps et du coeur à le faire, ce chocolat chaud… Silencieux - pour une fois - tu suis l’échange entre eux, un léger sourire mi-inquiet mi-satisfait accroché à tes lèvres. Lorsqu’il explique à Artémis qu’il n’a qu’une parole, tu adresses un doux sourire à la concernée. Ce qu’il vous révèle - ou te révèle - par la suite te fait par contre froncer les sourcils et te mordre la lèvre.

-Je ne savais pas… Merde…

Cela ne fait que quelques jours que tu es sorti de l’hôpital, il te manque beaucoup d’informations. Mais même avec l’information, tu n’aurais rien pu faire depuis un lit d’hôpital… Le temps est bien plus court que ce à quoi tu pouvais t’attendre. Il faut vraiment que vous soyez au point ce soir. C’est un miracle que personne ne l’ait déjà dénoncée. Même si les "purs" ne font pas attention aux esclaves en règle générale et que tu sais qu’elle fait attention à rester dans son rôle, pour ne pas se faire remarquer… Ton coeur se serre mais heureusement il ne te laisse pas le temps de trop te perdre dans tes réflexions. Oui, tu feras tout pour la protéger. C’est la suite qui te fait sourire, et tu dois détendre un peu l’atmosphère.

-Oh, minute papillon, garde tes propositions indécentes pour moi. Tu ris un peu, avant d’enchaîner. Et puis tu es bien placé pour savoir que quand on vient chez moi pour fouiner, on en ressort sans avoir trouvé ce qui était recherché. Tu ris légèrement, une fois de plus. Tu te détends comme tu peux, avant de retrouver ton sérieux. Plus sérieusement. Je sais que tu as lu mon dossier. Tu y as trouvé le nom d’Artémis quelque part, pour faire de telles affirmations ?

Ce fait t’inquiète réellement. Vous avez toujours fait très attention, vos rencontres étaient exceptionnelles et rarement planifiées. Le seul lien que l’Ordre peut réellement faire entre vous, c’est l’Orphelinat. Vous n’étiez que des enfants à l’époque… À moins qu’ils aient en mémoire, quelque part, les origines d’Artémis et qu’ils relient vos deux familles. Mais il ne faut pas encore paniquer. Chaque chose en son temps. Il a besoin d’explications, c’est à Artémis et toi de les lui donner. Tu jettes un coup d’oeil à la concernée, cherchant un peu de force dans son regard. Tu n’as pas envie de toucher à nouveau à ce paquet, tu as l’impression de voir une bombe prête à exploser à la moindre secousse… Tu te fais violence et pousses le paquet dans sa direction, avant d’aller te caler dans le canapé, entre tes chiens puisque Bandi refuse de te laisser sa place contre Artémis. Tu trembles légèrement.

-Artémis… Je suis tellement désolé que toute cette histoire te mette en danger… Elle ne pourra pas t’empêcher de te sentir mal pour elle… Même si tu lui as promis de faire de ton mieux pour la protéger. Ton regard se tourne vers Evan. Elle a ramassé ça dans la ruelle, sans les donner à l’Ordre… Si jamais ça pouvait se retourner contre moi… Evan, c’est tellement louche qu’Ils aient laissé ça derrière eux, après s’être donné tant de mal pour que je me souvienne du moins de choses possible… C’est illogique… Mais l’Ordre s’en fiche de ça… Tout ce qu’ils vont voir, c’est qu’une simple esclave n’a pas donné des indices aux autorités… Sans alibi en béton, ils risquent de la considérer comme complice voir responsable de ce qu’il s’est passé… Et tu sais ce qui lui arrivera…

Vous le savez tous les trois. Les membres de l’Ordre ne sont pas des enfants de choeur. S’ils l’ont dans le collimateur, ils n’auront aucun scrupule à lui faire subir tout ce qui leur passera par la tête pour lui arracher des aveux. Tu ne le supporterais pas. Non. Une des tes mains se pose sur celle de ton amie, dans le pelage ondulé de Bandi. Tu cherches un peu de force en elle, le peu que tu peux lui demander. Tu es déjà sur tes propres réserves, mises à mal par la présence de ce satané masque à proximité et ta fatigue.

-Tu vois quelque chose à ajouter ? interroges-tu Artémis.

Tu n’as pas encore exposé ton plan à Evan, juste les faits et mis au point votre situation actuelle. C’est mal parti, tu en es parfaitement conscient. Mais avec ce que tu as expliqué et ce qu’Artémis va apporter comme informations supplémentaires, tu veux voir si ton saumon préféré va avoir le même cheminement de pensées que tu as eu et parvenir à la même solution…

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Mer 2 Mai - 13:41

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MESSAGES : 81 LOCALISATION : Birmingham, Palais Royal, Quartier des Esclaves EMPLOI : Esclave au Palais

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DANS TA POCHE: un chiffon propre, des épingles à cheveux, une feuille et un stylo
TON PATRONUS: un lynx
COMPÉTENCES:



I'll be there for you
Your mother warned you there'd be days like these but she didn't tell you when the world has brought You down to your knees and I'll be there for you
IX
« Tu peux me tutoyer et m'appeler Evan. » Réflexe conditionné de ta vie de servitude, tu ne tutoie jamais un « pur », jamais. Tu ne te risquerais même pas derrière leur dos au Palais. Tu ne sais que trop bien que les murs ont des oreilles. Où tu ne connais que trop bien la punition réservée aux esclaves indisciplinés, la douleur constante dans ta chaire te le rappel trop bien. C’est si étrange, cet ancien patrouilleur qui te demandes de le tutoyer, toi qui fuit l’Ordre comme la Peste.  « J'ai bien des défauts, mais Saiph sait et l'a peut-être dit, je n'ai qu'une seule parole. Si je te dis que tu peux compter sur moi, c'est bien le cas. » Non, Saiph ne t’as rien dit. Mais Saiph ne te parles pas de ses romances, rarement en tout cas, le peu de temps où vous arrivez à vous côtoyer, tu as soif de connaître les détails insignifiants de sa vie, de son quotidien, cette vie que vous aspiriez tous les deux à ce que tu connaisses un jour. Tu ne lui parles jamais du Palais, des punitions, des ruses que tu emplois pour les éviter, de la crainte que tu inspires à certains de tes « camarades ». Tu n’as jamais oublié que tu es une Yaxley. Ni que Saiph aurait pu un jour devenir ton époux si vos familles n’étaient pas tombées en disgrâce. Si vous n’aviez pas été asservi. Et si Saiph t’avais aimé un jour autrement que comme une sœur. Pendant quelques années tu t’étais rattachées à cette idée, que ton père et Saiph te sauverai du Palais, que tu l’épouserai, que vous seriez heureux. Pourtant tu n’aimais pas Saiph, pas comme ça. Tu n’aimerais jamais tant que tu ne serai pas libre. Mais l’idée d’être en sécurité avec lui, loin de l’esclavage, il t’apportait cette sensation de liberté, de sécurité. Alors parfois tu rêvais encore de cela, qu’il te sauve. Mais il n’en avait pas les moyens, ce n’était qu’un doux rêve, un peu comme celui où tu flottais au-dessus de ton lit. Irréaliste mais réconfortant. « Vous savez au moins que ton visage est placardé partout dans la ville ? Qu'est-ce que vous comptez faire pour ça ? » QUOI ? Tu sursautes. La traite à son sang avait réussi à te décrire, le portrait était-il fidèle ? Pourquoi personne ne t’avais encore dénoncé au Palais ? Je ne savais pas… Merde… Tu frottes tes mains l’une contre l’autre, un geste de stress évident, que tu ne contrôles pas. « Le portrait est-il ressemblant ? Pourquoi n’ai-je pas été arrêtée ? » Pourquoi personne n’avait encore fait le lien ? Parce qu’on pensait que tu avais sauvé Saiph en lui faisant se garrot ? Parce qu’on ignorait si tu avais réellement ramassé une preuve ? « Je sais que vous vous entendez très bien tous les deux et que Saiph fera tout pour te protéger de l'Ordre. Le problème étant, l'Ordre sait tout et finira inévitablement par remonter à votre lien. Et par venir fouiller ici. En revanche... Ils ne viendraient jamais fouiller chez moi. » Tu fronces les sourcils. Que propose-t-il ? De te cacher ? De fuir ? De cacher les preuves et de te couvrir ? Oh, minute papillon, garde tes propositions indécentes pour moi. Et puis tu es bien placé pour savoir que quand on vient chez moi pour fouiner, on en ressort sans avoir trouvé ce qui était recherché. Tu es plongée dans une réflexion effrénée. En temps normal tu aurais pu survivre à un interrogatoire poussé de l’ordre, te taire, tu fais ça mieux que quiconque depuis l’Orphelinat et les Mères. Plus sérieusement. Je sais que tu as lu mon dossier. Tu y as trouvé le nom d’Artémis quelque part, pour faire de telles affirmations ? Tu réfléchi toujours. Avec ton dos dont la cicatrisation a à peine débutée, tes rations réduites au Palais comme châtiment... Tu n’étais pas certaine de tenir bien longtemps. « Mais avant d'en venir là, j'ai besoin de savoir. Que s'est-il passé exactement, pour que vous ayez besoin de mon aide ? » Saiph pousse le paquet vers son amant, le chien se colle contre toi, mais c’est Saiph que tu fixes et ses muscles tremblant. Artémis… Je suis tellement désolé que toute cette histoire te mette en danger… Elle a ramassé ça dans la ruelle, sans les donner à l’Ordre… Si jamais ça pouvait se retourner contre moi… Evan, c’est tellement louche qu’Ils aient laissé ça derrière eux, après s’être donné tant de mal pour que je me souvienne du moins de choses possible… C’est illogique… Mais l’Ordre s’en fiche de ça… Tout ce qu’ils vont voir, c’est qu’une simple esclave n’a pas donné des indices aux autorités… Sans alibi en béton, ils risquent de la considérer comme complice voir responsable de ce qu’il s’est passé… Et tu sais ce qui lui arrivera… Tu vois quelque chose à ajouter ? La main de Saiph prends la tienne, tu flattes le chien et te lèves, d’un doigt tu indiques le sol à Bandi qui se pousse en soupirant, tu te cales contre Saiph et l’entoure d’un bras, cachant la douleur de ce geste en posant ta tête sur son épaule. Tu sais qu’il souffre de revivre tout cela. « Je n’ai aucun regret Saiph, quoi qu’il m’arrive. Tout ce qui compte dans ma vie, c’est toi. Le dernier fragment de ma véritable vie, c’est toi. Mon père n’est personne pour moi. Toi tu es ma famille. Je te sauverai encore et encore cette nuit-là, même si l’Ordre m’attrape, ça en valait la peine, je ne suis plus rien sans toi. » Comme à l’Orphelinat tu sais qu’il souffre, qu’il n’est pas serein, en paix, que sa gaité est forcée. Mais cela reviendra. Cela reviendra. Tu t’adresses alors à Evan. « Ce masque, ce masque me rappel quelque chose que j’ai lu quand j’étais enfant, avant d’être arrachée à mes parents. On dirait ces masques que portaient les médecins durant la Grande Peste. » Tu soupires. « Je crois qu’ils ont laissé ça pour un but précis... Pour l’Ordre. Comme un message. »

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