SYSTÈME DE JEU

MS se veut évolutif, vous pouvez donc découvrir dans ce sujet toutes les modalités de ce système, allant des complots entre joueurs, aux fausses fiches qui renversent tout le jeu.

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 kol + nos fragments du passé



l'impureté sera traitée et éradiquée
MUGGLE SUPREMACY ☾ ::  :: Brindleyplace :: Cannon Hill Park
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Mar 3 Avr - 23:07

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MESSAGES : 93 LOCALISATION : Birmingham, résidence des Powell. EMPLOI : Médecin.

carnet personnel
DANS TA POCHE: les clefs de son cabinet, un petit miroir et une montre à gousset vintage.
TON PATRONUS: s'il pouvait en avoir un, il serait sans nul doute un reptile.
COMPÉTENCES:


Il voulait bien l'admettre, ce qu'il était en train de faire était mesquin et parfaitement impoli. Pour la mesquinerie, il ne s'en voulait pas trop. Pour ce qui était de l'impolitesse... Disons qu'il y réfléchirait plus tard. Mais se faire passer pour sa femme afin de donner rendez-vous à Kol Rosenbach c'était... Encore du jamais pour Blue Powell. Mais il avait eu cette crainte – un peu bête – que Kol refuse son invitation à le voir. Après tout, la dernière fois qu'ilsavaient eut l'occasion de se voir... Les choses ne s'étaient pas très bien terminées. Ils avaient eu beau garder leur calme, ils ne s'en étaient pas moins balancé plein la figure sous couvert de belles phrases bien tournées qui qui, au fond, dégoulinaient de méchancetés. Blue lui avait même expressément énoncé : il ne voulait pas le revoir chez lui. Jamais. Et il s'était montré très clair sur le sujet. Alors oui, le faire venir au manoir quelques temps après cela... Il ne s'en était pas sentit capable. D'ailleurs, pourquoi tout cette mise ne scène puérile (encore une fois) de la part de Blue ? Il avait mis au courant sa femme avant que quelqu'un d'autre ne le fasse et avait prétexté vouloir s'excuser auprès du Rosenbach. En vérité... En vérité c'était tout autre chose qui l'amenait au Cannon Hill Park aujourd'hui. Quelque chose qui le mettait... hors de lui. Sur ses talons son esclave personnel marchait d'un petit pas assuré, le menton haut, couvrant les arrières de son maître. Évidement qu'il n'était pas venu seul. C'était... Impensable pour Blue Powell de sortir sans son jouet favoris. Red était donc de la partie. Alors oui, il allait probablement rester planté dos à un arbre à quelques mètres des deux hommes mais... Blue aimait l'avoir à proximité. « On s'arrête. » Il leva une main en l'air pour pointer sa phrase et Red se stoppa net, à un mètre derrière lui. Un mètre c'était la distance réglementaire que Blue avait instauré. Certains maîtres la voulaient plus longue, d'autres acceptaient que l'esclave marche à leur côté (mais il avait toujours trouvé cela odieux, leur place était à l'arrière). Kol était à l'heure, même un peu en avance, près du banc que Blue (enfin, sa femme pour Kol) avait mentionné dans son message. « Bien à l'heure monsieur Rosenbach. » Après avoir fais signe à Red de rester à l'écart mais de garder un œil sur lui, il avait fait quelques pas en sa direction, un air tranquille sur le visage. Est-ce que tu savais que je savais Kol ? Pour tes fiançailles ? Que ce n'était plus un secret d'État pour moi ? Et est-ce que tu savais au combien j'avais voulu arracher la langue de l'esclave qui me l'avait rapporté ? D'ailleurs, il avait passé une sale soirée celui-là.

Été 1997.
« Blue ? Blue ! » Blue Powell baissa les yeux vers sa mère qui lui faisait grand signe juste là, en bas de l'arbre dans lequel il était perché. Il laissa échapper un petite soupire quand il compris que son heure d'amusement venait de prendre fin. Que voulait-elle encore ? Il adorait sa mère, mais il aimait encore plus les jours comme celui-ci, où il faisait beau et chaud – assez pour porter ses shorts bleu qu'il aimait tant – et pendant lesquels il grimpait dans le plus vieil arbre de la propriété pour y rêvasser des heures. Il épousseta ses habits une fois en bas de l'arbre. « Nous avons de la visite, de très bons amis à nous qui sont de passage et j'aimerai que tu fasses connaissance avec l'un de leur fils pendant que nous discutons. » Souriant comme jamais – et parce qu'il l'était toujours – il hocha de la tête affirmatif. « Kol ? Je te présente mon ainé, Blue. Blue, tu lui fais visiter ? » Dire qu'il lui plu immédiatement serait un euphémisme. Parce que Blue Powell, douze ans, aima instantanément cette lueur qui brillait dans ses yeux. Il aima aussitôt ce garçon, avant même qu'il n'ouvre la bouche parce qu'il lui avait l'air différent de tous ces autres camarades qu'il était obligé de supporter. Il en tomba même sous le charme mais ça, il ne le compris pas avant bien des années.
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Jeu 5 Avr - 19:24

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MESSAGES : 268 LOCALISATION : dans la bibliothèque du manoir des rosenbach EMPLOI : fier réprésentant des Rosenbach

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DANS TA POCHE: un téléphone, un porte-feuille et ses clefs
TON PATRONUS: son patronus était un chat, avant.
COMPÉTENCES:


Les jambes croisées, son téléphone entre les mains, Kol attendait patiemment son rendez-vous. Il avait instant hésité à venir, mais après tout, Ms Powell n’était en rien responsable du comportement de son mari. Et si la dernière soirée que Kol avait eut le plaisir de passer au manoir des concernés, avait été un fiasco, la maîtresse de maison n’en avait aucunement été responsable. Et puis le Rosenbach s’entendait toujours très bien avec Lizzie, il était donc tout simplement impensable pour lui de refuser un tel rendez-vous. Après tout, peut-être que l’ancienne fille Ayling allait lui proposer de quitter son mari pour partir avec lui. Cette idée le fit sourire et il se mit à imaginer la tête de Blue s’il apprenait que sa femme était partie avec son pire ennemi. Kol passa une main dans sa tignasse brune : l’idée n’était peut-être pas si mauvaise s’il n’était pas lui-même promis à la jeune Valyra Chatterton, et s’il ne se considérait pas si bon ami de Ms Powell. Un petit sourire amusé resta cependant posé sur ces lèvres alors qu’il continuait patiemment de pianoter sur son téléphone. Il n’en avait jamais eu avant ce changement brutal voilà près de vingt ans, et se demandait bien pourquoi les sorciers n’avaient pas trouvé bon d’inventer quelque chose pareille ! Après tout, ils possédaient bien la radio, pourquoi ne pas avoir évoluer en même temps que leur cousins moldus ? Kol n’en savait rien, et les souvenirs de cette période étaient de plus en plus remplacés par des souvenirs plus frais et plus récents, pour son plus grand malheur. Chose sur laquelle il n’eut guère le temps d’étendre ces pensées, ce n’était pas le moment de faire preuve de nostalgie. N’avait-il pas entendu une voix connue et reconnue ? Comment un grincement de porte désagréable qui lui agressait les oreilles. Kol en perdit toute sa bonne humeur. Et même le soleil timide de cette journée d’avril ne suffisait plus pour le faire sourire. Il se leva alors de son banc, salua Blue comme le voulait l’étiquette, avant de se rasseoir. Kol Rosenbach c’était fait avoir, et il n’aimait pas cela. Il n’aimait pas cela du tout. « Je vous imaginais beaucoup plus agréable à regarder, Powell. » laissa-t-il tomber, assis sur son banc. Et il était vrai que Lizzie Powell avec ce quelque chose en plus que Blue n’avait pas.. Ahem. « Qu’est-ce que tu veux ? » demanda-t-il alors, de but en blanc, se moquant de l’étiquette, de l’endroit public. Se moquant de tout. Se cacher sous l’identité de sa femme pour le rencontrer, c’était tout de même assez amusant, il fallait le souligner. Mais, et Kol l’avait déjà dit, il n’avait pas de temps à perdre, pas avec lui. Il en avait déjà perdu beaucoup par le passé, et n’avait pas envie de recommencer.

Été 1997.

Le petit Kol n’avait pas mis longtemps avant de comprendre l’importance des relations entre familles, même si ces familles étaient bien différentes de la sienne. Sa maman lui avait expliqué que les Powell ne possédaient pas de magie et que, par mesure de sécurité – on ne sait jamais – il ne fallait pas qu’il leur montre ses merveilleuses habilitées. Kol avait d’abord été horrifié de ce fait. La magie faisait partie de son quotidien. Elle était utilisée pour tout et n’importe quoi : faire le ménage, la vaisselle, à manger, nettoyer le jardin ou même simplement s’amuser. Elle était absolument partout. Et puis la peur avait fait place à autre chose : de la curiosité. Comment faisaient les moldus pour vivre sans magie ? Il s’était rapidement rendu compte, avec les années, qu’ils s’en sortaient très bien. Il avait même demandé une voiture pour son prochain anniversaire, mais son père s’était contenté de rire en lui ébouriffant les cheveux. C’était pourtant génial, une voiture !! Enfin, la question n’était plus d’actualité. « Tu es prêt, Kol ? » lui demanda alors sa mère, le tirant de ces pensées. Le jeune homme hocha la tête. Evidemment qu’il était prêt. « Kol ? Je te présente mon ainé, Blue. Blue, tu lui fais visiter ? » proposa la mère du dénommé Blue, à qui Kol adressa un large sourire. Il avait toujours adoré rencontrer de nouvelles personnes, il ne pouvait qu’être ravi ! Les adultes laissèrent les deux jeunes hommes et Kol trouva utile de se présenter par lui-même, comme un grand, comme on lui avait appris à le faire. « Kol Rosenbach ! Enchanté ! Et dis-moi, c’est ton vrai prénom Blue ? Ca ressemble à un surnom, mais c’est joli ! Alors, tu me fais visiter ? Ou y’a peut-être quelque chose de mieux à faire ? » demanda-t-il, tout guilleret. Parce que Kol, aussi poli qu’il était n’était pas vraiment porter sur les visites des demeures familiales. Oh non, c’était beaucoup trop calme et posé. Mais il devait certainement y avoir autre chose d’intéressant à faire, n’est-ce pas ?


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Jeu 5 Avr - 20:38

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MESSAGES : 93 LOCALISATION : Birmingham, résidence des Powell. EMPLOI : Médecin.

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Blue s'y attendait un peu : Kol était fâché. Normal. Lui-même parait fortement été vexé d'avoir été roulé aussi facilement. Et encore plus par quelqu'un que l'on pouvait plus voir en peinture. Il roula les yeux vers les ciel en l'entendant, Kol ne perdait pas de temps MAIS il n'était pas partit – pas encore – donc... Il pouvait saisir sa chance. Tu me tutoie en public ? Kol... sois raisonnable. « Avouez que vous n'auriez pas accepté de me rencontrer de suite après la dernière soirée au manoir. » Le vouvoyer lui faisait pourtant un peu mal. C'était pour mettre de la distance plus que pour être poli. C'était juste pour se cantonner à l'étiquette, il vouvoyait les gens avec qui il avait de simples relations professionnelles, ou bien les inconnus tout simplement. « Hé bien j'ai appris pour vos fiançailles. » Le dernier mot fit se tordre la bouche du Powell. Oui, ça le tuait d'en parler mais... Mais il ne serait pas Blue Powell s'il ne remuait pas un peu le couteau dans sa propre plaie. Et là, que pouvait-il rajouter. Milles mots se mélangeaient dans sa tête. Sa fiancée, il ne l'aimait pas vraiment. Il savait faire semblant mais... Les liens entre sa famille et la sienne étaient si complexes. Il n'avait jamais su l'apprécier à sa juste valeur, alors qu'au fond, il restait persuadé que s'ils n'avaient pas entretenus cette relation là, s'ils n'avaient pas perpétué les gestes de leurs parents, Blue et elle auraient pu être de très bons amis. Mais il y avait ces querelles familiales, ses sombres histoires et... Et voilà. Blue avait perdu ses mots, et plus les secondes défilaient plus il se sentait sombrer. Pourquoi ses mots ne lui revenaient pas ? Nerveux il tordait ses doigts, à l'abri dans ses poches de pantalon sombre. « Très bonne nouvelle. » Elle sonnait faux cette phrase. Il ne le pensait pas et cela se sentait à des kilomètres. Bon sang Kol, en fait je ne sais même pas pourquoi j'ai fais ça, pourquoi je me suis arrangé pour te voir ici aujourd'hui, je... Il tentait de garder le visage toujours sage, impassible, mais le coin de ses lèvres avaient commencé à trembler. Très légèrement, mais le masque commençait déjà se fissurer.

Été 1997.
Sa mère visiblement satisfaite tourna les talons pour les laisser tous les deux et retourner auprès de monsieur et madame Rosenbach. Blue reporte son attention sur le garçon en face de lui. Il se sentait flatté quelque part que sa mère lui ait confié la tâche à lui, et pas à l'un de ses frères et sœurs. Il fallait dire qu'ils étaient nombreux, et que c'était souvent la course à qui se ferait le mieux voir par papa et maman à la maison. Et à ce jeu là... Blue se faisait discret. Il voulait briller, mais il n'était pas prêt à mettre des bâtons dans les roues à ses frères et sœurs. « Oui c'est mon vrai prénom ! » Il avait répondu d'un ton très enjoué, de toute façon habitué à ce qu'on lui pose la question. Combien de fois lui avait-on demandé d'ailleurs ? Il ne comptait plus. Mais ses parents – enfin, surtout sa mère – avait voulu quelque chose de court, de poétique et puis... C'était sa couleur favorite. « Pfft, non, on peut jouer plutôt ! » Visiblement le Kol en question n'avait pas non plus une folle envie de faire le tour de la propriété, tant mieux. « Je peux te montrer mon coin secret ! » Il s'évertuait à l’appeler comme ça même si... à force d'y amener ses frères et sœur, il n'était plus vraiment secret. Il avait beau avoir douze ans, il restait un enfant, encore, peinant à grandir, naviguant dans son propre océan imaginaire... Sans attendre sa réponse il l'avait attrapé par la manche pour le tirer en avant. À l'arrière du manoir Powell se trouvait un petit bois. Minuscule, mais assez pour laisser place à l'imagination de gosses encore jeunes. Là Blue pouvait y passer des après-midi entière. « J'ai fais une cabane pour les jours de pluie ! » Il était tout fier Blue. Et c'était souvent le cas quand il montrait quelqu'un chose qu'il faisait lui-même, sans l'aide de papa ou d'une nounou trop collante. Il voulait que Kol l'apprécie, parce qu'il avait l'air gentil, et que le Rosenbach lui inspirait confiance.

Tout le monde m'inspirait confiance. À cette époque où je vivais encore dans mon monde, sans me soucier de rien d'autre, juste du regard bienveillant de papa et maman. Je n'avais encore aucun poids sur les épaules.
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Ven 6 Avr - 20:52

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Il n’y avait pas à dire, Kol n’était pas ravi. Loiiin de là ! Il était cependant surpris. Qu’est-ce que Blue foutait là ? Que lui avait-il pris d’utiliser le prénom de son épouse pour attirer Kol pour un rendez vous dans un parc public ? Le jeune Rosenbach ne savait pas, et il n’était pas vraiment sûr de le vouloir. Il n’avait d’ordinaire rien contre les mésententes, tant qu’elles étaient justifiées et qu’il y trouvait son compte en amusement. Et il n’y avait rien d’amusant à être piégé par Blue Powell. Les jambes croisées, à son aise sur ce banc pourtant très peu confortable, il fit tout de même l’effort de rester. Il n’avait guère envie d’expliquer à sa famille la raison de son retour anticipé : il n’étalait ses problèmes que lorsqu’ils étaient réglés, ce qui était loin d’être le cas avec Blue. Et cette voix qui utilisait le vouvoiement lui tira une grimace. Kol connaissait les codes de l’aristocratie, et savait le vouvoiement d’usage dans la haute société. Lui-même l’utilisait souvent, pour ne pas dire tout le temps. N’y avait-il cependant pas quelque chose en plus entre lui et Blue ? Quelque chose qui remontait à leur enfance ? Certainement, et puis qu’il n’était pas d’humeur à se cacher derrière son masque de jeune noble bien élevée, Kol répondit, les yeux montant au ciel. « Et cela t’étonne ? » souffla-t-il, avant de se redresser sur son banc et de poser un regard noir sur Blue, qui ramenait sur le tapis se sujet de fiançailles, maintenant officielles. « Parfait, indeed. » répétât-il, avec un petit sourire. Blue voulait jouer ? Ils allaient jouer. Il se leva, et plongea ses mains dans les poches de son pantalon. « Et puisque je t’ai sous la main, je vais en profiter. Tu as toujours eu un gout certains pour les vêtements, je ne le nierais pas. » commença-t-il, en s’avançant doucement vers Blue. « Plutôt blanc ou noir, le nœud papillon ? » demanda-t-il en s’arrêtant à quelques centimètres de lui, se fichant de la réponse, étant parfaitement capable de choisir son costume de mariage comme un grand. « Je voudrais que ce soit vraiment parfait, tu comprends. » ajouta-t-il, en le fixant. Oh, que c’était malaisant ! Mais il cherchait, non ? Alors il trouvait.

Été 1997.
Son vrai nom, que c’était amusant ! C’était bien la première fois que Kol entendait quelqu’un s’appeler de cette façon. Oh, il y avait bien le perroquet de sa voisine, mais rien qui ne se rapprochait d’un humain, jusqu’à maintenant. Et ce n’était pas pour lui déplaire, le prénom était originale, l’individus le serait peut-être aussi ? Ils semblaient, dans tous les cas, être sur la même longueur. Et oui, visiter des vieilles bâtisses d’Artistocrates n’avaient rien d’intéressant pour ces dits Aristocrates, surtout à cet âge. Le sourire de Kol se fit alors éblouissant lorsque Blue lui parla d’un jardin secret. « Un vrai jardin secret ? Vrai de vrai ? » demanda-t-il, alors que son nouvel ami venait de lui prendre la manche pour le tirer vers l’endroit en question. Le jeune homme s’attendait à quelque chose de féériques, remplis de magie et de choses merveilleuses, puis se rappelait qu’il n’était pas dans ce monde-là. Un « Whaouuuh » sincère s’échappa tout de même de ses lèvres lorsque le moldu lui présenta l’endroit et cette cabane. « C’est génial !! » s’exclama-t-il, avant de s’avancer vers la cabane. Elle n’était pas très grande, restait plutôt simple – rien comparé à celle que le grand-frère de Kol avait réalisée, mais elle était jolie, et c’était bien ce qui comptait. « On peut peut-être rajouter une pièce ? En faire un château ? Quelque chose qui monte dans les arbres ? » proposa-t-il, tout enjoué, bien décidé à faire un nombre infini de trous dans ces nouveaux habits. Et si Kol ne connaissait pas Blue depuis très longtemps – une dizaine de minutes tout au plus – il était certain de vouloir l’aider dans sa construction !!


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Ven 6 Avr - 21:29

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Il ne savait pas trop à quelle genre de réaction il s'attendait mais... Pas à celle-ci. Il voulait que son interlocuteur, son ancien ami d'enfance, ce maudit Rosenbach, ravale son sourire un peu trop amusé devant sa mine déconfite. Il aurait voulu, au fond, que ceci en soit qu'une vaste blague. Ça ne pouvait pas être vrai hein ? Sa vie ne pouvait pas être aussi merdique , et pourtant. Il s'en voulait de penser ça. Il avait envie de se baffer pour penser à des choses pareilles maintenant. Il avait une femme. Qu'il aimait (enfin, dont il tentait de se persuader d'être amoureux). Cela devait lui suffire, point barre. Faire table rase du passé, il avait réussi il y a plus de dix ans ! Alors pourquoi aujourd'hui tout foutait le camp ? Parfait, non, ce n'était pas parfait crétin de Kol ! « Un nez rouge et une perruque, ça conviendra parfaitement à monsieur. » lui cracha t-il au visage sans tenter de dissimuler sa colère. Clairement, il étai gêné, mais la colère était telle que sa gêne était parfaitement dissimulé pour le moment. Bon sang Kol ! J'aurais aimé que toi et mois soyons resté de simples amis, vraiment. Et je t'aurais conseillé avec joie, plaisir et bonne humeur comme le font les amis. Mais non. « Envie de d'autres conseils ? » ajouta t-il d'une voix sèche, cassante. Et il se moquait de lui par dessus le marché. Est-ce qu'il savait que... ? Peut-être. Ou alors peut-être qu'il n'avait vraiment pas digéré ses remarques lors de leur dernières soirée au manoir, ou peut-être que s'être fait passer pour sa femme pour le voir... « Depuis quand êtes vous au courant ? » De ça, de cette idée de fiançailles, de... du nom de l'heureuse élue et pourquoi je n'ai pas été mis au courant ? Il le savait s'il n'avait pas été mis au courant hé bien... C'était parce qu'ils n'étaient pas amis. Et que c'était le genre de chose que l'on ne disait pas trop vite ans leurs milieux, aussi. Mais peu lui importait: il était vexé de ne pas avoir su, rien que pour y ajouter son petit grain de sel.

Été 1997.

« Tu trouves ? » Les yeux brillants, Blue se tourna vers son nouveau camarade de jeu et se frotta les mains, fier de lui. En plus il trouvait sa cabane chouette. Lui, il était déjà classé dans la case ami, sûr ! Le garçon proposa même en suivant d'améliorer le site que Blue trouvait de toute façon trop petit pour être une vraie cabane digne de ce nom. « Oh oui ! On fait ça maintenant ? » Excité comme une puce il agita les bras en désignant la cimes des arbres, les branches dans tous les sens en lui faisait part de ses idées. Il le savait, sa mère aimait qu'il revêtisse sa petite combinaison pour crapahuter ans le jardin, et surtout, ici. Elle ne voulait pas voir son fils couvert de terre, décoiffé et les habits déchirés. Mais il ne le faisait jamais exprès : de toute façon, Blue était un garçon bien trop précieux pour se salir intentionnellement. Oui, il était maladroit, et il arrivait souvent de finir dans un triste état, mais il s'en voulait toujours beaucoup, et même quand il agissait en connaissance de cause. Il passa une main sur sa chemise d'un blanc parfait et sur son short bleu, ravi de débuter une nouvelle aventure avec le fils Rosenbach. « Mes frères n'aiment pas trop jouer avec moi ici... Mais c'est qu'ils sont pas drôles ! » Et ses sœurs... Bref. « Tu as des frères et sœurs ? » Il voulait en savoir plus, le connaître. C'est ce que faisaient les amis non ? Ils devaient apprendre à se connaître ?
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Sam 7 Avr - 14:57

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« Ton écho
Qui m'écorche sous l'écorce
Je m'efforce de l'oublier
Ton écho
N'a même plus de mot
»


Kol ne regrettait finalement pas d’être resté. Il ne suffisait que de quelques mots à peine pour mettre en colère Blue, et le jeune Rosenbach ne comptait pas s’en priver. Prendre le dessus sur l’ainé des Powell’s n’était pas chose aisée, et pourtant, Kol y parvenait. Il connaissait son ancien ami, et comptait bien utiliser ça pour s’en sortir. « Je pensais garder le déguisement de clown pour une autre opportunité. » dit-il, souriant. « Ton anniversaire, par exemple. » souffla-t-il, en passant une main dans sa barbe dans l’espoir de cacher son sourire et c’était certainement peine perdu, mais on ne pouvait pas lui en vouloir d’essayer. Et cette colère qui semblait se dégager de son ancien ami le faisait sourire encore davantage. Il fallait dire aussi qu’il n’avait pas besoin de faire grand-chose. Blue semblait déjà être en colère depuis le début sans que Kol n’ai encore rien fait. « Oh non, merci bien. » répondit-il à Blue. Kol pouvait bien se passer de ces conseils finalement, ils étaient si mauvais que même un aveugle ferait mieux.

L’attention de Kol se porta sur les végétaux qui parsemaient le parc, tout en écoutant Blue. Il voulait savoir depuis quand ils étaient au courant ? Mais qu’étais donc cette question ? Kol devait-il faire des rapports réguliers à la famille Powell ? Non. « En quoi cela t’importe ? » demanda-t-il alors, les sourcils haussés, le regard sévère. « Tu me donne rendez-vous ici en te faisant passer pour ta charmante épouse, tu te moques de moi, tu me pose tout un tas de questions. Qu’est-ce qui te prend ? Tu as perdu depuis bien longtemps le droit de savoir, Blue. Si tu cherches à le récupérer, ce n’est certainement pas la bonne façon de faire. » dit-il, le ton plus sérieux que précédemment. « Tu me fais encore une fois perdre mon temps, j’ai du travail. Si tu as quelque chose à dire, fais-le vite. » rajouta-t-il, ne sachant pas si tout cela était une bonne idée. Et si Blue disait à haute voix ce qu’il savait tous les deux ? Kol essayait de ne pas y penser, et y parvenait plutôt bien, mais dès qu’il croisait le regard de l’aristocrate, qu’il entendait sa voix, il retournait quelques années en arrière et ne parvenait pas à mettre de côté ces pensées et sentiments nostalgiques.

Été 1997.

Le petit Kol hocha la tête. Évidemment qu’il trouvait son prénom joli, et s’il l’avait dit c’était bien qu’il le pensait. On ne lui avait pas encore mis dans la tête toutes ces magouilles d’adultes. Il était encore honnête, n’avait pas la capacité de manipuler qui que ce soit et était plutôt tranquille. « On aura peut-être le temps de terminer !! » s’exclama-t-il, lui aussi tout ravi, en écoutant les idées de son ami. Les regrets de Blue par rapport à ces frères et sœurs laissaient Kol surpris. Comment était-ce possible ? Après tout, le jeune Powell était sympathique, amusant et pleins d’imaginations. Que demander de plus ? Un sourire charmant gagna le visage de Kol lorsque son ami lui posa la question. « On est six ! Avec M., ma jumelle on est les deuxièmes. Notre grand frère est un peu trop strict, mais ça va. Et les petits ne font que pleurer. On pourrait peut-être échanger ? Toi contre les petits ? On a une cabane aussi, dans les arbres. Super grande, y’aura de la place pour toi !! » précisa-t-il, tout content. Evidemment il allait devoir convaincre sa mère, mais il avait assez d’arguments pour y parvenir. Et nul doute que d’échanger ces plus jeunes frères et sœurs, casse-pied au possible, contre un autre petit garçon si bien élevé ne pouvait qu’être avantageux. Et tout en parlant, le choix de Kol s'était porté sur un grand arbre prêt à accueillir une jolie cabane. « Il est bien celui-là, non ? »


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Sam 7 Avr - 19:39

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Blue manqua de s'étouffa avec sa propre salive en imaginant quelques brèves seconde la présence d'un clown – un clown ! - à son anniversaire.  Le constat était sans appel : Kol Rosenbach se moquait ouvertement de lui, sans retenue, et il avait de plus en plus de mal à planquer sa colère. Et l'envie de partir comme ça, droit comme un "i" en chopant son esclave par la peau du cou comme un vulgaire caniche.  D'ailleurs cette envie le démangeait tellement fort, celle d'afficher une moue, et de faire l'enfant. Mais Kol poursuivit sur sa lancée, et...

En quoi cela l'importait ? Concrètement, en rien. Ce n'était ni son ami, ni son père ni celui de la future épouse Rosenbach alors non, il n'avait pas son mot à dire. « Tu es celui qui se moque... » siffla t-il. « Et puis d'abord, tout ça là...» Il agita sa main sous son nez, tentant de donner un peu de contenance à ses propos. « C'est de ta faute. » Et voilà. Voilà que vouvoiement c'était fait la malle. C'était un premier pas vers l’énervement complet. C'était faux évidement. Les deux auraient pu rester amis si... S'il n'y avait pas eu tout ça. Cette (ou plutôt ces) révélations, ce départ du pays précipité... Reporter la faute sur les autres, c'est ce qu'il savait le mieux faire. Il n'avait pas encore d'enfant ? La faute à sa femme. Il était aigris, complexé mal dans sa peau et tout ce qu'on voulait aujourd'hui ? La faute à Kol. Voilà. « Puis, quel travail... te barrer encore une fois à l'autre bout du monde sans ne rien dire à personne ? » C'est ça que tu voulais ? Que je me mettes encore une fois en colère ? Déceler tout un tas de regrets dans ma voix ? Bravo mon garçon, tu étais.

Été 1997.
« Oh, une jumelle ! » C'était un peu étrange mais... Il avait toujours voulu avoir une sœur jumelle. C'était un peu comme avoir un autre soi, avec qui on pouvait vraiment tout partager, jusqu'à l'apparence. Et Blue avait toujours trouvé les jumeaux marrants. D'ailleurs, il avait noté dans n de ces carnets que, plus tard, il étudierait ce phénomène. « Vraiment ? Chouette ! » Il sautillait toujours sur place en ramassant de petits branchages pour le toits de sa future demeure aérienne, sans port se soucier des manches de sa chemise blanche qui prenaient une toute autre teinte. « Il est très bien ! » Il laissa échapper un petit rire de contentement et se mit à l'ouvrage. Bue ne sut pas dire combien de temps il passa perché dans ses branches, ni combien de fois il éclata de rire. Il était heureux, content de passer une bonne après midi d'été, tout simplement. Et puis... « Aaaah ! » Il se cassa la figure. Comme seul Blue Powell savait le faire, alors qu'il était assit sur la même branche depuis dix bonnes minutes. Il tomba la tête la première avant de s'écraser par terre. D'abord complètement sonné, il se redressa pour retomber sur les fesses et regarda son camarade de jeu avec un air ébahis. « Aïe... » Sa tête tournait et puis... il avait mal au poignet. Son poignet qui... avait une drôle de couleur et de forme. « Buuuh... Mon poi-poiggn-gneeeet... Kol... » Sentant les larmes lui monter au yeux il s'essuya l'autre main couverte de terre sur son short bleu clair. Il ne pouvait pas pleurer devant son nouvel ami... Qu'allait-il penser ?  
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Kol se demandait comment Blue avait put en arriver là. Il était loin le petit garçon joyeux, confiant et intéressant. Il ne restait que ces mauvais côtés : enfants gâtés, impatient et surtout insupportable. Le Rosenbach se demandait comme les membres de leur haute société pouvait supporter ce noble au caractère d’enfant pourri gâté. Enfin, il était souvent assez difficile de savoir ce qu’il se passait réellement dans la tête des aristocrates de Birmingham. Peut-être avait-il l’aîné des Powell en horreur mais n’était tout simplement pas autorisé à le faire savoir ? Kol était presque certain que cette idée était bonne. Qui pouvait l’apprécier, vraiment ? Il ne voyait pas. Mais il n’était peut-être pas la bonne personne pour juger tout cela, il n’était pas neutre dans cette histoire, et ne le serait probablement jamais. Après tout, Blue l’avait repoussé comme s’il n’était qu’un gamin des rues pleins de puces, comment pouvait-il lui pardonner ? Il ne le pourrait certainement jamais. La confiance était perdue, et c’était bien une chose qui comptait beaucoup dans ce monde d’hypocrite et de mensonges constants. Aussi le cadet des Rosenbach ris jaune lorsque Blue lui annonça que c’était de sa faute, à lui ? . « Ahah. C’est la meilleure, ça. » siffla-t-il, en passant une main agacée sur sa barbe avant de faire quelques pas. Il fallait qu’il fasse quelque chose ou il risquait de faire une chose qu’il regretterait par la suite. « Puis, quel travail... te barrer encore une fois à l'autre bout du monde sans ne rien dire à personne ? » continua le noble au sang pur. « Oh, bien sûr. Donc c’est ma faute si tu m’as repoussé. C’est ma faute si je suis un monstre. Il serait peut-être temps d’ouvrir les yeux, Blue, de te rendre compte de l’imbécile que tu es. » cracha Kol au visage de l’aristocrate. Les sourcils froncés, le regard sévère, il ne se mettait pas souvent en colère, mais lorsqu’il l’était, il l’était vraiment. « Et je suis parti parce qu’il fallait que je parte. Et je n’expliquerais rien de plus puisque de toute façon tu n’écoutes que toi. Toi, toi et encore toi. Toujours toi, Blue. » lâcha-t-il, alors que les souvenirs de cette période mouvementée se rappelaient à lui. Oui, il était parti, et Blue n’en était pas la seule raison. Son monde avait complètement changé, la magie avait été interdite, les sorciers traqués. Il avait vu des choses qu’il n’aurait pas dû. Il avait fui sa nouvelle réalité comme un chat fuit la pluie. Il n’avait pas été assez courageux pour rester auprès de sa famille et le regrettait grandement. Mais il ne lui était pas possible de changer le passer, il devait vivre avec, malgré ce retour à Birmingham qui faisait remonter tous ces mauvais souvenirs. « Tu ne peux pas comprendre. » souffla-t-il finalement, avant de s’asseoir de nouveau sur son banc. Il serait certainement plus judicieux de partir d’ici, mais pour aller où ? Chez lui ? Un interrogatoire l’attendait surement, et il n’était clairement pas d’humeur à cela.

Été 1997.
Kol était appliqué, il aidait avec grande motivation son nouvel ami à porter des branches pour améliorer cette cabane déjà existante mais trop petite à son goût. Et toute cette occupation n’empêchait pas le jeune homme de discuter. Il répondit à la question de Blue avec grande application et regretta l’absence de sa sœur, restée étudier à la maison. Ou peut-être était-elle à son cours de danse ? Il ne saurait le dire, trop excité qu’il était par son occupation de l’après-midi. Et puis tous les muscles de son corps se tendirent lorsqu’il vit Blue tomber de l’arbre. Ce dernier n’était pas grand mais c’était tout à fait suffisant pour se faire mal. Kol laissa tomber la branche qu’il tirait avait quelques difficultés pour se préciter auprès de son amis. « Je.. Blue.. Tu.. Ton.. BOUGE PAS ! » ordonna-t-il à son ami. Kol ne pouvait rien faire, il le savait. Il avait déjà vu son père utiliser la magie pour l’aider à se remettre d’une méchante chute mais n’en serait jamais capable lui-même. Et puis il ne pouvait pas montrer ses capacités magiques à Blue, sa mère lui avait interdit. Alors il se remis sur ces pieds et courra en direction du manoir en criant : « MAMAAAAAAAAAAAN ! » Il n’y avait qu’une mère pour résoudre ce genre de problème. Ms Powell et Maman Rosenbach cessèrent rapidement leur discussion pour voir ce qui se passait. Kol leur expliqua difficilement, et les trois retournèrent rapidement vers Blue, qui n’avait pas bouger. Planqué à côté de sa mère, Kol observa la suite des évènements : la panique dans le regard de Ms Powell, l’appel des urgences moldus, l’arrivée d’une ambulance – que c’était moche et bruyant !! – et le départ de Blue. « Il va s’en sortir ? » demanda-t-il à sa mère qui le tirait délicatement vers leur voiture. « Oui mon chéri, ce n’est pas très grave. » le rassura-t-elle. « Tu pourras lui écrire, si tu veux ? » lui proposa-t-elle ensuite. Il hocha la tête, excellente idée, comme toujours. Sa mère était parfaite.


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« Imbécile ? » Ah le voilà. Il était en colère maintenant. Et bah alors Kol, il est où ton sourire  hein ? Où est-il ? Mais vas-y, nerve toi un peu, montre ton vrai visage pour voir. Juste pour voir. De toute façon, il est si loin le garçon de treize ans que j'avais en admiration. « Pfft, c'est ça... » Comment ça il n'écoutait que lui ? Non il écoutait sa femme quand elle avait de bonnes idées. Il écoutait sa belle et charmante amie Erin, parce que cette femme était géniale. Il buvait littéralement chaque parole de son père, parce qu'il était presque un dieu vivant pour lui. Il haussa les épaules, les sourcils arqués, une moue vexée sur le visage. Cause toujours tu m'intéresses, pensa t-il alors. Il le regarda retomber sur son banc et plissa les yeux. Il ne partait pas la tête haute en hurlant encore deux-trois belles phrases dont seul Kol avait le secret ? « Sans doute oui, je suis très égoïste et stupide après tout. » Son ton ironique contrastait légèrement avec le regard peiné qu'il lui avait lancé dans la foulée. Toujours debout et planté en face de son banc il lui avait semblé prendre racine. C'était quoi cet air sur ton visage, hein , tu me jouait quoi là comme scène ? Finalement il fini par le rejoindre, poussant un soupire à fendre le cœur. Il s'assura de s'asseoir aussi loin de lui que l'espace du banc pouvait le permettre et croisa les bras sur sa poitrine. D'un rapide coup d’œil il s'assura que Red était toujours planté devant son arbre ce qui était le cas. Le petit esclave n'avait pas bougé d'un poil, et Blue se félicita de la bonne éducation qu'il avait reçu. « Aller... c'est bon. » Son ton était sec. J'en avais marre moi aussi de cette guéguerre. Si je l'entretenais c'était pour me faire du bien vraiment et parce que j'étais trop fier pour admettre que j'avais eu tord de faire tout ça. « Je m'excuserais pas pour ce que je viens de dire ou de faire. En revanche, je m'excuse pour... avoir réagis comme ça. Avant que tu ne partes d'ici. » Je m'excuse pour le Blue adolescent, qui nageait encore dans ses rêves d'enfants, qui découvrait le monde, ses sentiments. Pour ce Blue qui avait peur de la magie qui l'avait en horreur. Tu sais Kol j'en ai encore peur. Je la hais cette magie.

Été 1997.
Finalement il craqua et pleura à chaud de larme quand sa mère refit irruption. Il lança un regard désolé à son nouvel ami, épuisé, mais surtout frustré de ne pas être allé au bout de leur jeu. Avant que l'ambulancier ne referme les portes du véhicule il adressa un grand signe de la main (avec celle qui était toujours valide) au fils Rosenbach. « Reviens quand tu veux ! On est amis maintenant ! » Finalement sous les larmes ce fut un sourire qui fit son apparition, celui d'un garçon juste heureux d'avoir trouvé un meilleur ami. Parce que oui, il était bien sûr que c'est ce qu'allait devenir Kol : son meilleur ami. Pour la vie.

Automne 2000.

« Comment je suis ? » « Tu es très bien Blue... » soupira l'une de ses sœur, roulant ses yeux clairs vers le plafond. « C'est ton ami, ça sert à rien d'être aussi anxieux à chaque visite. » « Pfft, tu ne comprends pas, je dois faire bonne figure quand même. Meilleur ami ou pas. » Et puis il faisait partit d'une famille que son père appréciait grandement alors... Il se devait d'être bien. « Très bien, dans ce cas... Mon frère, permet moi de te dire que tes cheveux font encore n'importe quoi. » Et sans qu'il ne s'y attende elle se jeta sur lui pour l'ébouriffer et partit en éclatant d'un rire franc et joyeux. Tss... Il adorait ses sœurs, mais elles étaient souvent épuisantes. À quinze ans il avait pourtant l'impression d'être leur cadet. Ses sœurs avaient mûries tellement plus vite que lui !

Il était là. Il était arrivé. Il glissa sur la rambarde de l’escalier du manoir, profitant de l'absence de ses parents pour faire ce petit geste qu'il affectionnait tant. Et puis, avec le temps, il avait appris à se réceptionner avec classe pour atterrir tout en douceur et élégance. « Kol ! » Dire que j'étais heureux de te voir eut été un euphémisme. J'étais aux anges oui... On ne s'était pas vu de toute l'été parce que j'avais beaucoup voyagé avec mon père. Des lettres, je t'en avais envoyé, et plein. Mais ne pas te voir... ça m'avait manqué. Et maintenant que je t'avais sous les yeux... Il se retint à grand peine de le prendre dans ses bras, mais se rattrapa à temps pour lui serrer la main, chaleureusement tout de même. « T'as vu, j'ai encore grandis. Je t'ai rattrapé ! » Et wouah en juste deux moi tu... Tu as changé. Plus que ce que j'imaginais. Pourquoi tu... Tu es... Il se reprit. Ce n'était pas le moment de repartir dans ces divagations un peu étranges qui lui pourrissaient l'esprit depuis quelques temps déjà. « Tu m'as manqué dis donc ! » A cette époque il parlait encore sans filtre. Il se fichait un peu de l'étiquette quand il était avec lui. C'était Kol après tout...   
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Mer 11 Avr - 20:39

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Spoiler:
 

Le trentenaire tentait tant bien que mal de refouler ce flot de mauvais sentiment qui tentaient de sortir. Il ne comptait pas se trahir devant Blue, ni replonger dans ces tourments passés. Il avait évolué depuis, avait grandis et avait voyagé. Il n’était plus l’adolescent survolté qu’il avait put être. Il restait lui-même, cependant, et toujours aussi fier, n’étais pas réellement prêt à faire le premier pas. Et il était fatigué du comportement de Blue, de ses commentaires et ses remarques. Lui-même n’était pas mauvais à ce jeu-là, mais il trouvait l’exercice bien plus difficile lorsqu’il était en face du Powell. Ah, le Powell, il pourrait en dire des choses sur lui. Négatives et positives, il pourrait en écrire un roman ! Si seulement il était assez patient, il lui serait facile d’écrire tout cela noir sur blanc, mais le maniement des mots ne lui plaisait qu’à l’oral. Et pendant que Kol se battait avec ces souvenirs de fin d’adolescence, Blue continuait de le marteler de remarques froides et de plus en plus insupportables. Le Rosenbach se surprenait lui-même de sa patiente et de son self-control. Il n’en aurait jamais été capable s’il avait recroisé son ancien ami au détour d’une soirée mondaine quelques années auparavant. Il n’aurait certainement pas été capable de le voir en face sans lui en vouloir, sans cracher sa rancune à son si beau visage. Il avait donc bien évolué, puisqu’il était à présent capable de le supporter, alors qu’il se trouvait à quelques centimètres à peine de lui, sur un banc, en public. Et puis les excuses de Blue se firent entendre, et Kol en resta surpris, presque bouche bée. Sa tête tourna doucement en direction de l’aristocrate, avant de simplement hausser les sourcils. Un petit silence s’installa après ces mots de Blue. Kol ne savait pas vraiment comment réagir. Il s’était attendu à tout sauf à ça, tout ! Il passa une main sur sa barbe avant de demander : « Tu viens vraiment de t’excuser ? » La question était légitime, puisque l’action était bien improbable. « Je ne souhaite pas relancer le débat, aussi j’accepte tes excuses.. Mais.. » Mais quoi ? Avait-il vraiment envie de l’excuser ? Il connaissait l’aversion que Blue avait pour la magie, pour l’avoir vécu en direct. Et il s’en souviendrait surement toute sa vie. Il avait pourtant simplement voulu l’étonner et avait été rejeté et traité de tous les noms. Pouvait-il pardonner cela ? Il en avait terriblement envie… « Mais je ne suis pas sûr que cela soit suffisant. » trancha-t-il, sans davantage se mouiller. Oui, Blue s’était excusé, il l’acceptait, mais quelques doutes persistaient tout de même. « Qu’est-ce qui me dit que ce n’est pas un nouveau mensonge ? Ce ne serait pas une nouveauté, après tout. » termina-t-il, dans un murmure, sachant très bien que lui-même en serait capable, alors pourquoi pas Blue ?

Automne 2000.
Les cours étaient parfois longues sans Blue à ses côtés, et voilà que cet été, ce dernier était parti en voyage avec son paternel. Autant dire que Kol avait tourné en rond. Tellement que sa mère l’avait réquisitionné pour la nouvelle décoration de leur manoir de Birmingham, demeure secondaire de la famille qu’ils appréciaient tout particulièrement. Cette activité n’avait cependant pas été suffisante, et le jeune homme avait simplement changé d’endroit ou s’impatienter. Il fut ainsi aux anges lorsqu’il reçu une lettre de son meilleur ami lui disant qu’il était maintenant rentré et qu’il n’attendait que lui au manoir des Powell’s. Puisque les difficultés avec le monde magique ne faisaient qu’augmenter, Kol n’allait plus à Poudlard et avait donc tout son temps à consacré à son ami. Ami qui l’accueillit avec un grand sourire, les cheveux ébouriffés et l’air gai. Le Rosenbach lui serra la main chaleureusement et se réjouissait à l’avance de cette après-midi. Blue était son meilleur ami, il pouvait tout lui dire, il pourrait certainement lui parler de ses problèmes, de ce qui le tracassait ? La Mère Rosenbach lui avait toujours rappelé qu’il n’était pas recommandé de lui parler de son vrai lui, mais avec toute cette crise autour de son monde, Kol avait besoin de quelqu’un avec qui discuté, simplement, légèrement. Alors, sans crier gare, la main de Blue toujours dans la sienne, il attira son cadet pour une accolade enthousiaste. « Tu n’as pas vraiment gagné en force, cela dit » plaisanta Kol, enssayant de ne pas trop confirmer - ou non - ces propos. Il le relâcha ensuite, un sourire éclatant aux lèvres. « Je suis content de te revoir aussi ! Il était temps que tu rentres, cela commençait à devenir d’une longueur, tu n’as pas idée. » Son sourire quitta un instant son visage, il prit un petit air de drama queen avant de retrouver sa bonne humeur naturelle. « J’ai énormément de choses à te raconter, mais commence donc. Qu’as-tu vus ? » Et cette question n’était pas réellement nécessaire puisque l’aîné des Powell lui avait déjà raconté beaucoup de chose dans ces lettres, mais Kol voulait l’entendre de sa bouche. Il avait toujours été fasciné par sa façon de parler, par cette voix, par Blue en général, en fait.



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Mer 11 Avr - 21:21

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Oui, oui il venait de s'excuser ! Est-ce que cela était su surprenant venant de lui ? Visiblement, oui , s'il se fiait à la tête que tirait Kol juste à ses côtés. Alors certes, il en fallait beaucoup pour lui extirper ces petits mots de la bouche mais... « Quoi ? » Quoi, que voulait-il de plus ? Il voulait qu'il se mette à genoux et qu'il se mette à l'implorer ? Pourquoi tout ne pouvait pas être simple avec lui, hein ? Pourquoi ? Pas suffisant ? Mais alors quoi Kol, que veux-tu que je dises ? Que veux-tu que je fasse ? « Hé bien... » Un nouveau mensonge ? Pourquoi mentirait-il sur des excuses ? Il était bête ou bien il le faisait exprès ? Blue tourna la tête vers son interlocuteur, les yeux plissés. « Non, c'était parfaitement sérieux. » Tu le saurais s'il y avait une entourloupe. Tu l'aurais sentit parce que tu me connaissais bien Kol. « Tu veux toujours plus hein... » Et c'était lui qui disait ça. C'était gonflé. Parce que c'était lui qui en voulait toujours plus. Lui qui voulait toujours que les gens se plient en quatre pour lui. Lui qui voulait que les gens fassent des efforts pour sa personne.

Automne 2000.
Kol l'attira contre lui et Blue laissa échapper un drôle de rire, entre la surprise et la joie. « Tss, tu verras... » bafouilla t-il avait de se reprendre. « Je t'ai manqué, hein, avoue ? » la taquina t-il d'une tape sur l'épaule. Non, ne me le dis pas où je risque de garder cet air bête et niais sur le visage toute la journée. « Viens, ne restons pas ici, on bouge ! » Il allait lui raconter, mais dans le hall du manoir. Oh oui, lui aussi en avait des choses à lui dire. À commencer par raconter ce qu'il avait fais même s'il en avait déjà beaucoup dans ses lettres. Et après... Après il aviserait sur l'instant. Il voulait encore profiter du beau temps que la saison lui offrait et par conséquent des beaux paysages d'automne. « Cabane ? » proposa t-il à son meilleur ami. C'était là qu'il aimait aller avec lui. La petite cabane était devenue grande avec le temps. Elle avait grandis avec Blue, et il aimait toujours autant y aller pour juste prendre l'air, s'aérer la tête.

« Regarde, elle n'a pas bougé, pourtant l'une de mes sœurs m'a menacé de la détruire rien que pour m'embêter. Elle aime bien dire que je n'ai plus l'âge... » Il afficha une petite moue et grimpa s'installer à sa place habituelle, et l'invita à le rejoindre. « Alors, ce que j'ai vu... » Il eu du mal à s'arrêter. Blue qui racontait ses vacances on avait l'impression d'entendre un enfant qui découvrait le monde. « Hé bien, l'Italie est un très beau pays. J'ai adoré l'architecture, si tu avais vu ! Et puis c'est incroyablement romantique. Cette ambiance, ces rues et ces fontaines... » Il voulait y retourner. Plus tard. Avec lui pourquoi pas. Faire un tour de l'Europe avec son meilleur ami. Le rêve. Le rêve d'un gamin de quinze ans loin de ses futurs préoccupations. « Et puis voilà ! » Il avait beaucoup parlé. « Pardon je parle trop hé hé... » Et puis à ce moment sa main avait touché la sienne. Trois brèves secondes, juste le temps que ses doigts touchent les siens, et juste assez pour qu'il rougisse jusqu'à la racine des cheveux. Il y avait contact et contact. Et lui... « Pardon. » Il retira sa main aussi vite qu'il l'avait posé sur la sienne pour la passer dans ses cheveux. « Heu je... et toi ? » Poursuis, dis un truc, continu la discussion. Il va juste rire un peu et lancer une blague pour détendre l'atmosphère non ?

Aujourd'hui.
« Tu sais que je tenais à toi, n'est-ce pas ? » Autrefois, voulait-il dire. Avant, quand ils étaient comme cul et chemise. Quand il avait du mal à se passer de son meilleur ami plus d'une semaine. « Alors oui, je m'en suis voulu d'avoir réagis comme ça, alors je m'excuse. Ce n'est pas un mensonge. » Il voulait qu'il le croit, parce qu'il était honnête. Pendant deux minuscules secondes il eut l'impression de se retrouver à nouveau dans cette cabane aujourd'hui détruite avec lui. Comme des gosses qui parlaient de tout et de rien, mais surtout, qui partageaient quelque chose de fort.
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Jeu 12 Avr - 20:35

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Kol était sincèrement surpris. Il ne doutait pas de la capacité de Blue à être honnête, oh non, il le connaissait bien, il n’aurait cependant jamais cru qu’il le serait avec lui. Après tout, les deux aristocrates s’étaient quittés en très mauvais terme et leur relation était, après dix-sept années d’inexistence, était devenue houleuse et instable. Alors qu’est-ce qui prouvait à Kol que l’aîné des Powell était honnête ? Devait-il se contenter de sa parole ? Le Rosenbach n’en savait rien. Il aurait préféré que Blue s’offusque et monte sur ces grands chevaux, il aurait été plus simple de réagir. Et pourtant son cadet maintient ses propos. Kol répondit un « Très bien » incertain avant de plonger sa main dans la poche de sa veste pour en sortir ses cigarettes. Il ne fumait que rarement, notamment lorsqu’il en avait le besoin, comme maintenant. Puisque Blue semblait bien faire preuve de franchise, et Kol n’avait pas la moindre idée de la façon dont il devait répondre. Il était capable de gérer les mensonges, les faux semblants et même les insultes enrobées dans la politesse aristocrates qui caractérisait leur classe, mais la vérité était une tout autre paire de manche. D’autant plus que c’était leur vérité, à eux. Et si cette vérité existait depuis un long moment, elle n’avait jamais été dite à voix haute. Kol tira sur sa cigarette, avant de rejeter la fumée dans un large nuage. Il nota l’utilisation du passé dans les mots de son ancien ami et poussa un petit soupir, avant de tirer de nouveau sur sa cigarette. « Je ne suis pas certain que tout cela règle nos affaires. » souffla-t-il, en même qu’un petit filet de fumée blanche. « Mais je les accepte, puisque cela ne changera rien à ce que nous sommes : des trentenaires en déprime sur un banc. » assura-t-il, avant de lui adresser un petit sourire, timide. Il ne désirait pas reprendre le débat de cette fameuse après-midi-là : il avait eu sa dose de drama pour une vie entière, il espérait en avoir terminé avec tout cela. Alors il décida de changer de sujet, pour une question de facilité, et puisqu’après tout, c’était bien pour cela que Blue avait organisé cette rencontre, n’est-ce pas ? « Miss Valyra Chatterton. » dit-il, à voix haute, avant d’ajouter, dans un sourire : « L’heureuse élue ! » Il tira une nouvelle fois sur sa cigarette avant de se poser sur le dossier du banc et de croiser ces jambes. Il ne devait surtout pas montrer à Blue que tout n’était pas clair dans son esprit. « Évidemment je suis certains que tu es déjà au courant, puisque les choses sont officielles, mais je ne fais que répondre à ta question. » affirma-t-il, légèrement plus cynique qu’il ne l’aurait voulu. Mais, toute cette ambiance d’excuse lui filait des frissons qu’il n’était pas réellement prêt à affronter. Mieux valait se tourner vers l’avenir et vers son mariage prochain, puisque c’était bien ce qui l’attendait. « Tu dois déjà la connaître, je me trompe ? » demanda-t-il, curieux de savoir s’il y avait une bonne entente entre sa futur épouse et son ancien meilleur ami-pire ennemi.

Automne 2000.
Malgré les circonstances, Kol ne parvenait pas à se défaire de son sourire, plus encore lorsque Blue le tira vers sa cabane. Leur cabane ! Celle qu’ils avaient tous les deux construits au fil du temps. Elle était maintenant gigantesque et se trouvait bien être au sol comme dans les arbres. « Elle a peut-être raison ? » plaisanta-t-il. Est-ce qu’ils avaient encore l’âge pour jouer dans une cabane ? Hmm, pas certain, mais Kol s’en moquait. Il aimait cet endroit, et il aimait s’y retrouver avec Blue, et c’étai bien ce qui lui importait. « Il faut toujours se méfier de ces sœurs, cela dit, qui sait. Elle pourrait venir la détruire lorsque tu ne seras pas là. » reprit-il d’un ton amusé, certain que sa jumelle en serait capable. Sur ces mots amusés, Kol grimpa au côté de Blue pour s’asseoir au bord de la cabane. La vue était parfaite : quelques arbres, une pelouse à l’anglaise bien entretenue et en fond, le Manoir des Powell. Le Rosenbach écouta avec grande attention le récit des aventures de Blue. Il rigola légèrement lorsqu’il assura que l’Italie était romantique. Après tout, n’y était-il pas allé avec son père ? Qui avait-il de romantique de voyager avec son paternel ? Le jeune homme ne voyait pas, et s’apprêtait à en faire la remarque lorsque la main de Blue se posa un instant sur la sienne et que tout un babillage se mit soudainement à sortir de sa bouche. Le regard noisette de Kol passa du visage de Blue à sa propre main. Pour essayer de mettre fin à ce moment étrange et gênant – depuis quand toucher la main de son meilleur ami le mettait dans cet état, hein ? – le sorcier rebondit sur la question de Blue. « Rien de très sympathique de mon côté... » soupira-t-il, alors que sa mine réjouie s’effaça doucement de son visage. « Tu sais cette école dont je t’ai un peu parlé ? Elle a fermé. Enfin, c’est compliqué. » expliqua-t-il. Il ne lui avait jamais parlé de Poudlard auparavant. La réalité était cachée derrière un internat d’excellence par lequel chaque membre de la famille Rosenbach était obligé de passer. Mais Kol en avait assez de mentir à Blue, il voulait tout lui dire. Et il le pouvait, n’est-ce pas ? « Tu me promet de ne parler à personne de ce que je vais te raconter ? » demanda-t-il, plantant son regard brun dans le sien. « C’est important. »



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Jeu 12 Avr - 21:19

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Des trentenaires en déprime sur un banc... Il venait d'assez bien résumer la situation, assez pour le faire sourire en tout cas. « Depuis quand tu fumes ? » Il était sûr de ne l'avoir jamais vu une clope au bec avant aujourd'hui. Mais en même temps, il n'avait jamais non plus prêté une très grande attention au Rosenbach depuis son regard au bercail, bien trop en colère de le savoir de nouveau ici. Il souriait, il souriait en lui balançant le nom de sa future épouse que Blue savait déjà. Il haussa mollement des épaules pour confirmer ses dires, oui, il avait eut l'honneur de la croiser, et plus d'une fois à son plus grand déplaisir. « Oui en effet, nous nous sommes déjà rencontré. » Si tu savais Kol, nos sordides histoires de famille. Souvent il rêvait se retrouver loin de tout ça. Continuer de pratiquer la médecine qu'il aimait tant, mais loin de toutes ces histoires d'aristocraties... Et puis il revenait très vite à la réalité : sans toute ses histoires, sans ce statut qu'il avait, il ne vivrait pas aussi bien. Sa vie était absolument fantastique sur presque tout les détails, et il le devait à ces ancêtres, à ses parents. Et aux unions maîtrisé entre grandes familles. « Très charmante femme. » ajouta t-il en ayant bien du mal à cacher son amertume. Pas du tout mon goût. Mais en même temps, aucune femme n'avaient jamais été à son goût, pour son plus grand malheur. Kol le savait, plus ou moins. Blue avait longtemps prié, une fois le Rosenbach disparu de la circulation, que ce dernier oublie ce qu'il savait sur lui. Ou qu'il pense qu'il ne s’agissait que d'une passade d'adolescent. « Elle te plaît ? » Il débitait ses phrases un peu comme un robot planté là sur son banc, son regard bleu fixant un point invisible quelque part en face de lui.

Automne 2000.
Kol reprit la parole pour le sortir de là et Blue se sentit instantanément plus soulagé. Machinalement il frotta sa main pour river son regard vers la vue que leur offrait la cabane, l'écoutant parler d'une oreille un peu trop distraite. En moins de deux secondes, il s'était replongé dans ses pensées. Son père le lui avait beaucoup trop reproché pendant leurs voyages de cet été. Il avait bien trop souvent la tête ailleurs, pas assez sur les épaules pour affronter la vie comme il se devait. Mais Blue s'en fichait. La voix de Kol lui paraissait soudain un peu trop lointaine alors il reporta son attention sur son meilleur ami, le regard légèrement vague. « Mmh ? Ah oui, ton école ! » La fameuse École avec un grand « e » qui l'avait toujours rendu si curieux. Mais il avait compris que le sujet était un peu "confidentiel" alors... Il n'en avait jamais trop parlé avec Kol. Elle avait fermé ? Il pencha la tête sur le côté, attendant la suite. Tu avais l'air tout triste Kol, je sais que cette école te tenais à cœur. J'aime pas te voir comme ça. Il se reprit, se tournant carrément vers son meilleur ami. « Bien sûr ! » Un secret était un secret. Et Kol pouvait tout lui dire. Il le savait bien. Lui lui disait tout, ou presque.  Il l'attrapa par les épaules d'un geste solennelle et fit un grand oui de la tête. Si c'était important, il se devait de savoir. Il se devait de... Pourquoi mon cœur bat si vite, hein ? Tu vas me confier quelque chose d'important et moi, j'ai l'esprit complètement ailleurs. « Je t'écoute Kol, j'ai très envie de t'embrasser ! » Son visage (ainsi que tout le reste de son corps d'ailleurs) se figea immédiatement après qu'il eut refermé la boucher. Bon sang. Il venait de lui dire quoi là ? Il venait sérieusement de.. Non. Non je dois rêver, au secours, c'est juste un mauvais rêve ! La cabane lui sembla bientôt bien trop étroite pour deux et le jeune Powell décolla un à un ses doigts de ses épaules. Les yeux grand ouverts il recula d'un geste précipité, s'enfonçant quelques échardes dans les doigts au passage, et plaqua une main sur sa bouche. « Pardon ! Non non je... » Il avait envie de pleurer. Pleurer de honte. Et de dégoût parce que c'était ça le soucis : il venait de se dégoutter lui même. « Je voulais dire que je t'écoutais, que je... je veux pas... enfin je... » Il voulait juste disparaître. Loin. Il avait tout gâché. Kol voulait lui confier un secret et lui balançait ça, cette chose qui le hantait depuis des mois, comme ça.  
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La nostalgie frappa le trentenaire comme un marteau sur un clou. Il n’était pourtant pas si vieux, mais il avait vécu et vu déjà tellement de choses qu’il se sentait parfois un peu lassé. Evidemment, cela ne durait pas très longtemps, mais cela lui arrivait. Il aimerait bien, parfois, retourner dans son adolescence, revivre sa vie d’une toute autre manière. Malheureusement ce n’était pas possible, et il poussa un petit soupire avant de répondre à Blue. « Ça m’arrive. » Tout simplement, il ne fallait pas chercher plus loin. Il ne savait ni comment ni quand il avait commencé, la cigarette était venue assez naturellement. Il n’y était pas accro, loin de là. Il la mettait d’ailleurs au même niveau qu’un carré de chocolat que l’on mange à la fin d’une longue journée de travail. Un petit plaisir donc dont il ne fallait pas abuser, mais dont il comptait bien profiter en cet après-midi bien étrange. Le sujet retourna rapidement à la future Ms Rosenbach, et Blue ne semblait pas réellement ravi de tout cela. Kol pouvait déceler une petite pointe d’amertume dans sa voix. Ou peut-être se faisait-il une idée ? Peut-être voulait-il entendre un certain désaccord avec ce mariage ? Il n’en savait fichtre rien. Blue lui demanda alors si Valyra lui plaisait, et Kol réfléchis un instant avant de répondre. « Qu’elle me plaise ou non n’importe que très » déclara-t-il, et c’était bien le cas dans les mariages arrangés. « Elle a un petit quelque qui me plait cependant. Et je suis certain que l’on va bien s’entendre ! » Et il s’en félicitait. S’il n’avait jamais pensé se marier aussi vite, il s’était plutôt bien remis de cette nouvelle. Il fallait dire que des femmes comme Miss Chatterton ne couraient pas les rues. Elle n’était pas qu’une belle enveloppe physique, il y avait aussi quelque chose de plus profond, de plus psychologique. Elle était une femme, une vraie. Comme il les aimait, en sommes. Mais, était-ce judicieux de raconter tout cela à Blue ? Il n’en était pas certain. Il se souvenait des penchants de son ami, et ne les jugeait certainement pas, puisque lui-même y avait céder. Après tout, pourquoi fermer des portes ? Un petit sourire étira les lèvres du Rosenbach. « Elle n’a pas l’air de vraiment te plaire, cela dit. » dit-il, sans vraiment savoir si cela avait un rapport avec les fiançailles ou la personne en elle-même. Il comptait bien satisfaire sa curiosité. « Une histoire de famille ? » demanda-t-il alors, en proposant sa cigarette à Blue. Il en avait loupé des choses, le Kol, et comptait bien se rattraper.

Automne 2000.
Kol nota les rêveries de Blue mais ne s’en offusqua pas. Il devait surement penser au soleil de l’Italie, et le Rosenbach le comprenait bien. L’air humide et le vent frais de la Grande-Bretagne lui pesait sur les épaules. Et puis cela n’empêcha pas Blue de lui confirmer quelque chose d’important : il pouvait tout lui dire. Tout. Et si Kol avait longtemps hésiter sur la façon de dire les choses, il était maintenant prêt. Sauf que.. « Je t'écoute Kol, j'ai très envie de t'embrasser ! » Kol écarquilla les yeux. Avait-il bien entendu ? Surement Blue avait fait une erreur. Surement, il ne pouvait pas en être autrement. Après tout, ils étaient meilleurs amis, n’est-ce pas ? Silencieux, pendant que Blue s’excusait, Kol comprenait enfin ce qui se passait. Il fallait dire que depuis quelques temps, son ami était étrange. Mais il n’aurait jamais pensé que.. que.. « Ahem. » toussa-t-il, avant de passer une main dans sa chevelure brune. Était-il gêné ? Un peu. Il fallait dire que tout cela était assez étrange, loin de tout ce qu’il avait déjà expérimenté. Il avait toujours beaucoup d’affection pour Blue, serait prêt à tout pour lui. Mais voilà, il n’en savait pas plus. Ou plutôt ne voulait pas en savoir plus. « Hmm. » Il devait dire quelque chose, il le devait ! Quelque chose qui ferait oublier tout cela. Quelque chose qui pourrait sortir Blue de son mal-être. Kol toussa et pris son courage à deux mains. « Je suis un sorcier, Blue. » laissa-t-il tomber, comme une bombe. Il n’y avait pas énormément de façon d’annoncer ce genre de chose, alors il préféra y aller franco. Et puis, pour illustrer ces mots, malgré une certaine interdiction d’utiliser la magie en dehors de l’école, Kol glissa sa main à l’intérieur de sa veste pour récupérer sa baguette. Il la dirigea vers le haut et murmura un sortilège. « Avis ». Et un trio d’oiseaux colorés sortis de sa baguette pour tourner autour d’eux. Nul doute qu’avec ça, Blue allait en oublier son malaise !!


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Ven 13 Avr - 20:43

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Super, s'il était sûr qu'ils allaient bien s'entendre alors... Il se retint de lever les yeux au ciel en entendant ses paroles et se contenta d'un petit hochement de tête, histoire de faire signe qu'il suivait toujours la discussion. Non elle ne lui plaisait pas, et mince, cela se voyait tant que ça ? Le pire dans cette histoire était que Blue était sûr que lui et Valyra auraient pu être de très bons amis s'ils n'y avaient pas eut ces histoires entre Powell's et Chatterton's. Mais ça, c'était top secret, confidentiel. Il était l'aîné, le seul des enfants Powell à savoir le vrai lien qui unissait ses deux familles... Et d'ici quelques temps que Kol lui aurait passé la bague au doigt, alors il apprendrait aussi pour son plus grand malheur. « Mais si, mais si, je ne l'a connais pas si bien, c'est tout. » Tu parles. Mais bon, il allait devoir prendre sur lui, car nul doute que Valyra prendrait un malin plaisir de l'inviter à son mariage si Kol ne le faisait pas avant elle. « En quelque sorte. » Il ne voulait pas en parler. De toute façon à quoi bon ? C'était sa position qui était mis à mal dans cette affaire ! Et puis Kol l'apprendrait bien un jour et étrangement, Blue ne voulait pas que ce se soit pas lui. « Non merci », dit-il en déclinant la cigarette que Kol lui offrait. « Je suis médecin je te rappelle. » Aussi fou que cela puisse paraître. Qui l'eut cru qu'un gamin rêveur comme moi ferait ce genre de métier aussi pied à terre ?


Automne 2000.
Son cœur battait toujours la chamade et Blue avait l'impression qu'il allait exploser. Littéralement. Il continuait de murmurer des excuses, des tas d'excuses, se balançant nerveusement dans la petite cabane. Et Kol qui le regardait comme... Comme il ne savait pas trop quoi d'ailleurs. Pardon, pardon, tu peux le dire que je suis dégoûtant ! Au lieu de ça il avait l'air gêné – ce que Blue comprenait – et toussa nerveusement avant de passer une main dans ses cheveux. Il n'allait pas lui hurler dessus ? Ou lui dire que tout cela était parfaitement inapproprié ? Il réfléchissait à quelque chose, Blue le voyait dans ses yeux. Il aurait bien aimé combler les trous, lui dire qu'il voulait qu'il reste amis, qu'il avait juste dis n'importe quoi parce que... voilà, il n'avait pas de vraies excuses en réalité mais... Il voulait disparaître loin loin de cette cabane et de son ambiance devenue si pesante. Il se rendit compte qu'il se rongeait carrément les ongles quand Kol reprit enfin la parole pour de bon, brisant le silence. « Hein ? » Il était tellement surpris par sa réaction qu'il ne prit pas vraiment la peine de comprendre et d'analyser les mots qui venaient de sortir de la bouche de son meilleur ami. Tu en m'en veux pas ? Pas de sermon ? Il le regarda glisser sa main à l'intérieur de sa veste en en sortir un bout de bois travaillé. Pourquoi il avait ce genre de chose sur lui ? Pourquoi Kol avait ça entre les doigts ? Pourquoi il... Sa mâchoire se décrocha à moitié quand un trio d'oiseau colorés fit son apparition.

Non non, non je devais rêver.
Juste rêver. Faire un mauvais rêve. Voilà.
Un cauchemar.

Il plaqua une main sur sa bouche, choqué. Qu'attendait-il au juste ? Qu'il s'émerveille ? Que... Les larmes lui montèrent alors aux yeux. Des larmes qu'il ne prit même pas la peine de retenir et qu'il laissa couler en abondance, mais sans aucun sanglot. La peur le tétanisait littéralement si bien qu'il n'osa plus faire un seul geste. Ça ne pouvait pas être vrai hein ? Pas le garçon dont il était tombé amoureux malgré lui ? Ce n'était pas... Et pourtant. Alors que le jeune Powell pleurait en silence face à son ami, un air défait sur le visage, il réalisa que sa vie n'avait plus aucun sens.

Aujourd'hui.
« Avis. » Il 'avait aucune idée de pourquoi ce souvenir lui revenait, et encore moins de pourquoi maintenant mais... « C'est ce que tu avais dis ce jour là dans a cabane, non ? » La vérité était qu'il était complètement replongé dans ses pensées. Loin, loin de la discussion que Kol avait lancé sur ses relations avec sa nouvelle fiancée. Il ne l'avait même pas fait exprès c'était... Juste tout lui. Partir dans un autre délire, avoir la capacité de décrocher aussi facilement qu'un enfant de trois ans... Mais à la réflexion, faire ce genre de chose était devenu de plus en plus rare avec le temps.  
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Dim 15 Avr - 21:09

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Kol avait bien compris que Blue n’appréciait pas Valyra. C’était bien dommage, de son humble avis, mais il décida de ne pas se mêler davantage de cela. De toute façon, il allait être mis au courant, forcément. Et s’il avait besoin de le demander, il ne se priverait pas de le faire. Blue, le grand bavard et fier Blue qui refusait un sujet de conversation comme celui-là n’avait rien de normal. Enfin, il ne servait à rien d’appuyer sur le sujet. Si Blue ne souhaitait pas en parler, il ne souhaitait pas en parler, Kol n’aura qu’à trouver l’information ailleurs. Et nul doute que sa future fiancée avait les réponses en main. Il espérait simplement qu’elle était moins secrète que son ancien ami. Le même qui semblait perdu dans ses pensées passées. « Avis. » murmura Blue, et Kol cru entendre un echos du passé. Quelque chose qu’il n’aurait jamais cru entendre un jour. Ce mot lui donna des frissons. Avis. Merveilleux enchantement qui ravissait, à l’époque, les grands comme les petits. Oh, le Rosenbach eu bien entendu qu’une attaque eu eut lieux contre Wesley, mais n’avait guère été surpris. Qui d’autre que Ron pouvait être attaqué par un trio d’oiseaux magiques ? Ce genre de chose ne pouvait qu’arriver à lui. Et voilà maintenant toutes ces années, Kol n’avait pas penser à mal lorsqu’il avait tiré sa baguette en bois de cerisier. A cette époque, dès que Blue était concerné, n’avait jamais pensé à mal.

Automne 2000.
Le regard émerveillé de Kol resta un instant sur ces créations. Il avait réussi ! Du premier coup ! Ce n’était pas le sortilège le plus compliqué à réaliser, mais la fierté était toujours présente lorsqu’il réussissait quelque chose. Rien de bien anormal, n’est-ce pas ? Alors, ravi comme tout, un grand sourire sur ces lèvres – le lapsus de Blue était oublié, pour l’instant – le jeune sorcier, baguette en main, posa son regard noisette sur son ami. Il perdit tout son sourire. Les yeux bleus de Blue s’étaient agrandis et des larmes s’écoulaient doucement sur ces joues. « Qu’est-ce qui se passe ? Blue ? Qu’est-ce que tu as ? » demanda Kol, d’une voix paniquer, ne comprenant pas ce qui se passait. Était-ce les oiseaux qui piaillaient joyeusement au-dessus de leur tête ? Pensait-il encore à ce qu’il avait dit ? Pour ne rien laisser au hasard, Kol fit disparaître d’un coup discret de baguette ces splendides créations, avant de poser une main sur l’épaule de son ami et de lui mettre sa baguette maladroitement sous le nez. « Tu peux essayer aussi, si tu veux.. » proposa-t-il, incertain et inquiet. « Tu sais.. Je.. Moi aussi j’ai envie de t’embrasser. » murmura-t-il, dans un souffle, les yeux plissés et le regard suppliant. Qu’était-il arrivé à Blue ? Et surtout, qu’était-il arrivé à leur si belle amitié ?

Aujourd’hui
Kol tira une nouvelle fois sur sa cigarette, puisque Blue n’en voulait pas, il ne comptait pas s’en priver. Et puisque l’aristocrate semblait déterminer à lui rappeler de très mauvais souvenir, il en avait besoin. Il souffla peu élégamment, mélange de fumée et de mauvais souvenir avant de passer sa main libre sur sa barbe. « C’est bien ce que j’ai dit. » soupira-t-il. « L’un des sortilèges les plus inoffensif existant. L’un des plus poétique aussi, mais peut-être m’étais-je trompé. » dit-il, alors qu’il retombait lui aussi dans ses souvenirs. Il avait pourtant tenté de les oublier, mais visiblement ce n’était pas possible. « Je ne pensais pas que tu allais réagir ainsi. » dit-il, d’une voix lasse. Il avait pensé lui faire plaisir, et voilà où tout cela les avait menés. « Je ne comprend d’ailleurs toujours pas ce qui t’as pris ce jour-là. » se demanda-t-il. Il transposait ces pensées à l’oral et n’était pas certain d’apprécier cela. Et pourtant, les choses avaient toujours été comme ça entre, à deux exceptions près. Ils se disaient tout. « Je ne suis pas parti du Royaume-Uni à cause de toi, Blue. Enfin tu n’étais pas la seule raison. Je n’avais pas le choix. Mon monde s’était effondré de tous les côtés. » avoua-t-il, peu nostalgique de cette époque, mais Blue avait lancé le sujet, la conversation. Il ne s’excusa cependant pas : il ne se sentait pas coupable. Les choses s’étaient malheureusement passées de cette façon, le destin comme on l’appelle. Il tira une dernière fois sur sa cigarette avant de la jeter par terre pour l’écraser du bout des pieds. « Je suppose que ce qui est supposé arriver, arrivera, c’est le simple cours des choses. Cesse donc de ressasser le passé. » philosopha-t-il, espérant mettre fin à cette conversation du passé. Cela ne leur faisait aucun bien et les déprimait davantage.



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Lun 16 Avr - 11:15

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Inoffensif ? Des oiseaux étaient apparus de nul part ! C'était... C'était démoniaque oui ! Ce n'était pas normal du tout ! En tout cas il se souvenait parfaitement de l'angoisse et de la peur qu'il avait éprouvé en cet instant. Pour Blue la magie n'avait jamais été inoffensive. Il en avait eu peur et cela, dès qu'il avait su qu'une telle chose existait. Savoir que des êtres comme lui étaient dotés de facultés qui leur permettaient de faire autant de chose contre nature... Non. Il n'avait jamais pu le concevoir. Et pourtant, il avait été un enfant croyant au contes de fées fut un temps, rêvant de magie comme beaucoup de petits moldus mais... Ce n'était que des rêveries. Pas la réalité. Dans son esprit, les deux ne pouvaient pas cohabiter. C'était tout simple. Et maintenant ? Maintenant qu'il œuvrait pour la science, c'était encore plus inconcevable. « Poétique... » Pfft, tu parles. Si, au fond, j'aurais trouvé poétique si j'étais né sorcier comme toi. Sans doute que je me serait extasier devant la beauté du sortilège, mais non... « Je n'en savais rien non plus. Je me suis ridiculisé. » répondit-il en chuchotant presque pour la fin de sa phrase.

Et que... Que ne comprenait-il pas ? Blue laissa échapper un rire, un poil forcé. « J'ai eu peur, voilà tout. » C'est ça que tu voulais entendre Kol ? C'est ça ? « On avait jamais usé de la magie devant moi, je suppose que j'étais sous le choc... Et puis, j'étais jeune et bête. » Non, il ne supposait pas, il savait très bien qu'il avait peur le choc de sa vie. Ce jour là tout était allé de travers lui qui balançait le fond de sa pensée sans le vouloir et puis, les oiseaux... Un frisson lui parcourus l'échine rien que d'y repenser. « Moi, j'ai toujours pensé que c'était à cause de mes réactions. » Pour le coup... Il avait toujours pensé qu'il avait mis les voiles à cause de lui. Il s'en était voulu, sur le coup. Terriblement. Il avait vu son meilleur ami qu'il voyait désormais comme un monstre partir loin et... Et il avait ressentit un grand vide. Et puis avec le temps il avait fait son deuil : se disant que se débarrasser d'un monstre pareil n'était peut-être pas une si mauvaise chose. Et puis, il avait réalisé ce qu'il pensait vraiment vraiment de lui, et s'en était à nouveau voulu. Et il s'était marié, et il avait regretté qu'il ne soit pas là. Juste pour le voir sourire comme autrefois. « Si tu le dis... »  

Automne 2000.

Arrête de pleurer, idiot, arrête ! Ne pleure pas devant lui ! Papa t'as toujours dis que pleurer c'était pour les fillettes, ou pour les faibles. Ne pleure pas... Mais Blue Powell ne pouvait pas s'arrêter de pleurer. Il sursauta à nouveau et ferma brièvement les yeux quand Kol agita doucement sa baguette pour faire disparaître les oiseaux. Il ne lui répondit pas occupé à retenir ses hoquets et tout le reste, agité de toute part par des sanglots qui refusaient de sortir. Pourquoi était-il comme ça ? Pourquoi lui ? N'importe qui, je pouvais aimer n'importe qui, mais c'était tombé sur... Lui. Lui qui faisait apparaître des oiseaux. Il lui tendit sa baguette et enfin Blue laissa échapper quelques sons, plus proches des chouinements de bébé qu'autre chose. « J-je v-veux p-p-pas... » Il passa une main sur ses joues trempées dans l'espoir de les sécher, se frotta les yeux et essaya de reculer. « En-enlève ta ma-main... » Pourquoi je tremblais comme ça, hein ? Pourquoi j'avais si peur de toi ? Tu étais mon meilleur ami, c'était à tes blagues que je riais le plus souvent, avec toi que j'avais bâti la plus belle des amitiés... Que... Tu le voulais toi aussi ? Il releva la tête vers son ami, les lèvres pincés. C'était quoi, une technique étrange pour lui jeter un sort ? Ou alors il était parfaitement sérieux et tentait à son tour d'effacer le malaise ? Moi aussi je veux, j'en ai tellement rêvé, si tu savais. Mais maintenant... J'ai juste peur de te regarder dans les yeux. Il avait pris la main sur son épaules dans les siennes et avait baissé la tête, un air un peu penaud sur le visage. Elles tremblaient, ses mains. Il tremblait tout entier, comme une feuille. Il observait chacun des doigts de son ami en tentant de reprendre son calme quand une nouvelle vague de hoquet le prit. Et je t'ai embrassé. Peut-être que j'essayais juste de me dire que tout ça n'était qu'un rêve, que j'avais besoin de voir si tout cela était vrai ou... Quoi qu'il en soit, j'avais trouvé la force et surtout le courage de relever mes yeux vers toi et de faire ce dont je rêvais depuis des mois. C'était juste un baiser chaste et timide, mais si tu savais combien ça me coûtait... et combien j'avais adoré ça.
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Mar 17 Avr - 18:52

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Bien malgré lui, Kol était atteins d’une désagréable nostalgie, ces souvenirs passés lui tenait la gorge et il ne parvenait pas à s’en défaire. Et Blue ne faisait absolument aucun effort pour améliorer les choses. Il aurait bien pu s’abstenir de lui donner rendez-vous sur ce banc si c’était pour être aussi déprimant. Kol n’était pas revenus à Birmingham pour déprimer. Il était bien trop Rosenbach pour déprimer ! Il poussa alors un long soupire lorsque l’aîné des Powell continua sur sa lancée. Oui, Kol avait bien compris qu’il avait eut peur, ce jour-là. Quand il y pensait, il était toujours un peu déçu. Il avait pensé la confiance qu’il avait dans le jeune adolescent qu’il était, suffisante pour lui révéler son plus gros secret. Secret qui n’en était un qu’en présence de Blue. Kol avait simplement pris pour acquis beaucoup de chose, et s’était rendu compte que l’amitié, la vraie, n’était jamais acquise et qu’un petit truc pouvait tout envoyer en l’air. Il soupira de nouveau. Il aurait dû s’abstenir de sortir sa baguette, mais qu’aurait-il fait alors ? Comment aurait-il été capable de réagir au lapsus de Blue ? Les pensées du Kol adolescent et adulte se mélangèrent, et le trentenaire se passa une main nerveuse dans sa chevelure brune pour tenter de s’y retrouver. Peine perdue. Blue continuait, et plus Blue continuait, plus Kol s’énervait. Il n’aimait pas retourner dans le passé, cela lui rappelait tout ce qu’il avait perdu, et il n’en pouvait. « Je le dis, arrête. » siffla-t-il, avant de tirer une nouvelle cigarette de sa poche. « Parler du passé n’arrangera rien au présent. Les choses sont comme elles sont, et toi comme moi n’y pouvons rien. » assura-t-il, tentant de se rassurer lui-même. « Certains ont simplement eut plus de chance que d’autres. » soupira-t-il, en pensant à son peuple mis en esclavage, chassé et pourchassé. Décidément, parler du passé n’était pas une bonne idée, loin de là. Il alluma sa cigarette, et tira dessus. « Je vais attraper un cancer plus rapidement que prévu si tu continues de parler de tout cela. » avoua-t-il, lasse. Il n’avait rien à caché à Blue, de toute façon. Tout cela le touchait, bien plus qu’il n’était prêt à l’admettre. La fierté, sa fierté l’avait perdue.

Automne 2000.
Dans la panique le plus totale, dans l’espoir de retrouver un semblant de calme – qu’il était naïf !- Kol s’était empressé de faire partager à Blue ce qu’il ressentait. Sans trop en dire, en réutilisant les mots de son meilleur ami, l’adolescent n’avait pas eut le courage d’en dire plus. Et il se retrouvait là, tout bête, angoissé à l’idée de ce qui allait se passer. Flirter avec des filles de son âge n’avait rien de bien compliqué – les Poufsouffle notamment, avait ce petit air naïf qu’il aimait bien, quant aux Lionnes, elles étaient aussi féroces que le blason de leur maison, un délice ! – mais concernant Blue, c’était différent. Il n’appartenait pas à Poudlard, il n’était pas de son monde, et puis c’était un garçon ! Le jeune homme frissonna. Blue ne cessait de sangloter, et Kol était tout simplement perdu. Il ne pleurait pas lui, et pourtant un tas de mauvaises choses lui étaient arrivée !! « Tu.. » commença-t-il, avant de s’arrêter. Blue s’était rapproché, et avait posé délicatement ses lèvres sur les siennes. Kol ferma les yeux, et rendit un peu plus passionné ce baiser chaste que Blue lui donnait. Était-ce une bonne idée ? Il s’en foutait. Il ne réagissait pas en fonction des notions de bien ou de mal, mais plutôt en fonction de ce que lui soufflait son instinct. Et ce dernier, sauvage et fier, le poussait vers Blue, indéniablement. Rassuré, Kol éloigna ces lèvres de celle de son meilleur ami – était-ce encore le bon terme ? – avant de murmurer, simplement. « Je te montrerais que la magie est merveilleuse. » Et la magie était une chose incroyable, indispensable à la vie du jeune Rosenbach. Autant dire que pourvoir maintenant la partager avec Blue lui faisait grand plaisir. En supposant que le Powell soit d’accord, mais pourquoi refuserait-il ?



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Mer 18 Avr - 11:44

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Blue haussa vaguement des épaules et acquiesça. Il avait bien compris que la discussion le gênait un tantinet et qu'il ne faisait que remuer le couteau dans la plaie. Une plaie qui était censé être bien refermée depuis des années, et pourtant... Il n'avait pas vraiment imaginé ça comme "rendez-vous d'excuse" pour aujourd'hui. Il avait pris le temps de réfléchir à ce qu'il allait pouvoir lui dire, comment, sur quel ton durant son bref séjour dans les propriétés Ayling en Écosse. Mais rien ne s'était passé comme prévu. Comme souvent avec le Rosenbach. Rien n'était écrit à l'avance, et si cela charmait Blue autrefois, aujourd'hui cela le laissait perplexe et agacé. Quand il parla de chance le sourire de Blue se crispa. Oui, plusieurs fois il y avait pensé : et Kol avait terminé comme Red, ou encore Silver ? Il jeta d'ailleurs un rapide coup d’œil à son esclave qui se dandinait d'un pied à l'autre, toujours près de son arbre et soupira. Sans doute qu'il ne l'aurait jamais toléré, mais cela n'était pas arrivé. Et tant mieux. « Alors poses cette clope... » glissa t-il, le visage toujours fermé à cause de sa remarque précédente. Son regard était rivé sur son petit esclave et un soudain malaise le prit. Ça te faisait quoi Kol ? Hein ? De me voir le traiter comme de la merde, le traîner avec moi partout où j'allais, de me servir par quelqu'un qui était né comme toi ? Qu'est-ce que ça te faisais ? Tu sais, je suis étonné que tu en m’aie toujours pas fais de remarques sur ça.

« Red ! » Le garçon se retourna, étonné que son maître l'appelle alors qu'il ne semblait pas prêt à partir. Blue le regarda approcher et lui adressa cet immense sourire que, il le savait, Red haïssait. De manière assez général, il savait qu'il n'aimait pas quand il souriait. « Tu peux rentrer. » Il le regarda un instant avec des yeux ronds, toujours en se dandinant. « Monsieur vous... » « Rentre. » Maintenant. Tout de suite avant que je ne change d'avis. Il avait bien vu que Red avait une envie urgente et... J'étais tiraillé entre te faire tenir le plus longtemps possible et être sympa aujourd’hui et te libérer plus tôt. Ça me coûtais, parce que j'aimais bien t'avoir pas loin. Mais il était juste là et... Je ne sais pas. J'étais venu m'excuser, je n'allais pas m'amuser à te faire mal sous ses yeux à lui. « O-oui je... » Il tourna les talons. De toute façon, il connaissait le chemin. Il portait la tenue classe et sobre des Powell's, personne n'allait lui chercher d'ennuis sur sa route du retour. Il laissa échapper un soupire et leva les yeux vers le ciel. « J'te jure... » marmonna t-il à voix basse. C'est quand je te vois là, à côté de moi, et que je le vois lui à mes ordres que je me sens mal. Je repense à notre passé, à pourquoi j'ai choisis de me servir de mon privilège d'aîné pour avoir un esclave de sexe masculin. Il te ressemble un peu, par moment...

Automne 2000.
Bon sang, qu'est-ce que je suis en train de faire... Pourvu que personne ne le sache jamais. Je serais la risée des Powell's, et papa et maman ne me le pardonnerons jamais. Jamais. Il s'était demandé des centaines et des centaines de fois pourquoi il avait fallu que ça soit lui, la tare de la famille. Pourquoi c'était lui, pourtant l'aîné qui devait montrer l'exemple, qui avait la tête dans les nuages et qui avait envie d'être avec son meilleur ami. Pourquoi c'était lui qui pensait à ce genre de chose alors qu'il allait être le premier de la fratrie à terminer la bague au doigt sans doute, avec une femme pour qui il n'aurait jamais aucun sentiment. J'aimais les garçons, et ça me tuait en cet instant. Tu me rendais mon baiser et je n'avais aucune envie de reculer ou d'y mettre fin. « Tu crois ? » Il avait – enfin – arrêté de pleurer et passa une main sur sa joue. Bon sang, à quoi devait-il ressembler ? Sans doute avait-il le nez tout rouge comme à chaque fois qu'il piquait une crise, et les yeux de la même couleur à force de pleurer comme un môme. « Ça... ça reste en-entre nous... he-hein ? » Il n'avait aucune envie que cela se sache. Sinon... Sinon il était mort. Et j'avais toujours peur Kol. Mais... Ce baiser m'avait donné un tout petit peu de courage. Celui de peut-être fermer les yeux sur ce que tu étais. Sur le fait que tu m’aie mentis pendant des années et des années. Je refusais d'envoyer balader quelque chose de bien. Parce que j'étais certains au fond de moi que je n'allais jamais le vivre avec quelqu'un d'autre.

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Kol regarda son camarade de déprime de travers. Qu’il pose sa cigarette ? « Certainement pas. » siffla-t-il, avant de tirer une nouvelle fois dessus et d’en relâcher un petit filet de fumée. Cela lui vidait la tête, et il ne considérait pas fumer assez régulièrement pour en pâtir un jour. Il avait simplement plaisanté, il avait essayé de détendre l’atmosphère, de glisser subtilement à Blue qu’il n’avait pas envie de continuer cette conversation maintenant. Kol avait toujours été plus moins comme ça, prêt à dire tout et n’importe quoi aussi franchement que possible sauf lorsque cela touchait ses émotions. Il n’aimait pas ces émotions, elles lui faisaient perdre pied, lui rappelait tous les problèmes qu’il avait rencontré et toute la tristesse que cela lui avait amené. Il n’était pas un homme sans cœur, il gardait tout cela bien ficelé à l’intérieur et rares étaient les personnes qui y avait accès. En réalité, plus personne n’y avait accès depuis un moment. Sauf Blue, qui n’était définitivement pas capable de faire comme tout le monde. Enfin, Kol en avait pris l’habitude, depuis le temps, et ces dix-sept années qui les avaient séparés n’avaient pas changé cela.

Et puis, tandis que Kol était occupé à laisser ces pensées s’échapper en même temps que la fumée blanche de sa cigarette, Blue appela son esclave. Red. L’aîné des Powell avait bien un problème avec les couleurs. Cette pensée plus légère tira un sourire au Rosenbach, qui assister sans plus faire attention à l’échange entre maître et esclave. Le trentenaire essayait de ne pas faire davantage attention à cela. Il savait la manière dont Blue traitait ces esclaves, et beaucoup de membre de la haute société moldue en faisait de même. L’ancien sorcier n’aimait pas particulièrement ça, mais puisqu’il ne lui était pas permis de dire quoique ce soit sans s’attirer des ennuis et que sa famille n’avait pas besoin de tout cela, il se contentait de rester silencieux. Il savait que les esclaves Rosenbach étaient plutôt bien traité, ils n’avaient pas à se plaindre. La maison Rosenbach était prête à beaucoup de chose pour le bien-être général de la famille, mais n’était pas devenue cruelle pour autant. « Tu n’as pas peur qu’il t’arrive quelque chose maintenant que tu l'a renvoyé ? » se moqua-t-il, une fois l’esclave hors de portée de leurs bavardages. « Ou qu’il t’abandonne pour un maître plus compatissant ? » continua-t-il, avant de souffler un flux de fumée dans sa direction. Oh, qu’il était chiant lorsqu’il s’y mettait. Mais, de la légèreté, il en avait besoin. Parce qu’il voulait oublier.

Automne 2000.
Si Kol savait que tout cela ne serait certainement pas validé par les membres de sa famille, il s’en fichait totalement. Après tout, il n’était ni l’aîné, ni le premier garçon et comptait bien faire que son cœur lui dictait. Il ne l’écoutait pas toujours, mais cette fois si, oui. Il avait toujours vu, sans l’admettre, quelque chose de spécial chez Blue, son regard, ses manies, et il comprenait tout cela maintenant. « J’en suis certain. » murmura-t-il, pour confirmer ses propos à Blue. La magie était merveilleuse, indispensable et il l’aimait de tout son cœur, et le jeune homme était persuadé que Blue allait rapidement s’en rendre compte. Il était peut-être simplement trop tôt pour lui faire une nouvelle démonstration. Les larmes de Blue s’était arrêté, mais ces joues étaient encore humides, et Kol n’avait pas envie de l’effrayer davantage. Lui-même avec un nombre de choses infinies qui se bousculaient dans sa tête, et avait du mal à remettre de l’ordre. « Je serais muet comme une tombe, ne t’en fais. » assura-t-il, un petit sourire posé sur ces lèvres, sans retourner la question. Il savait que Blue ne dirait rien, et c’était tant mieux. Il voulait garder tout cela pour lui. Le cadet des Rosenbach posa sa main sur celle de Blue et resta silencieux. Le jardin était magnifique en cet fin de journée, et il comptait bien profiter de ce moment calme et agréable..

Janvier 2000.
Kol avait quitter le domicile familial avec précipitation. Il avait laissé derrière lui sa famille et leur sujet de conversation pour tout autre chose. La nuit était tombée depuis longtemps, il n’avait pas réellement le droit d’être là, mais s’en moquait. Il avait promis à Blue qu’il viendrait, et comptait bien respecter sa promesse. Debout sur son vélo, emmitouflé dans quelques couches de vêtements chauds, il pédala rapidement jusqu’au Manoir Powell. De là, il retrouva un endroit que lui avait montré Blue, et entra clandestinement dans la demeure. Discrètement, il parcourut le jardin et pris la direction de leur cabane en bois. Il y monta, et s’allongea, tout essoufflé, sur le plancher. Une petite pile de bois avait été crée contre l’un des murs de la cabane, et un talkie-walkie moldue était accroché sur une pointe. Il vit léviter l’objet jusqu’à lui grâce à sa baguette magique et appuya sur l’un des boutons, comme lui avait appris Blue. « *bip* Ici Rosie *bip* » Nom de code à la mode, les couleurs, paraissait-il, plaisait beaucoup à son petit copain secret. « Rosie appelle Blue ! » continua-t-il. Blue devait certainement être au chaud dans sa chambre, mais nul doute qu’il allait affronter le froid, n’est-ce pas ? Et en attendant, Kol plaça quelques bûches dans une cheminée qu’ils avaient tous les deux créent.


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Jeu 19 Avr - 10:57

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Tant pis, s'il voulait se pourri les poumons tout seul comme un grand... Et les miens dans la foulée, merci bien, pensa t-il alors. « Mmh, pas vraiment. » Enfin, si, tout dépendant du contexte, mais pas avec Kol. De toute façon, ils étaient à armes égales. Que pouvait-il lui arriver ici ? Il continua de regarder Red s'éloigner d'un pas rapide, vraiment trop pressé de rentrer au manoir Powell. La remarque suivante lui fit lever les yeux au ciel et il tourna la tête vers son camarade de banc-déprime. « Ça ne risque pas d'arriver. » Il me l'a promit. Concrètement, les promesses se faisaient aussi facilement qu'elles se brisaient. Mais Red lui avait promis. Il resterait toujours près de lui et puis... Il n'avait pas réellement le choix. De tous ses esclaves il était celui que Blue voulait à tout prix, et n'échangerait pour rien au monde. « C'est un garçon très fidèle. » Parce qu'il a peur. Et la peur ça motive Kol, ça motive à rester auprès de gens que l'on craint, ou ça motive à s'en éloigner, au choix. Red à fait le choix de rester. Et s'il me désobéit, il sait de toute façon ce qui l'attend. Cherchait-il encore la petite bête ? Il posa un coude sur le dossier du banc et plissa légèrement ses yeux clairs. Le soleil commençait à faire quelques traversé à travers les nuages et cela n'avait jamais été à l’avantage de ses rétines. « Tu ne te moquerais pas, par hasard ? » Tu aurais de quoi, et je sais que tu prendrais un malin plaisir à le faire. Il savait que Kol faisait partit de ses familles plutôt clémentes avec leurs esclaves. Il n'avait jamais trop compris l’intérêt. Où était l’intérêt d'avoir des gens à son service s'ils ne servaient pas à les distraire de temps en temps ? La manière dont les Powell's, les Ayling's ou les Bartolomew's par exemple traitaient leurs esclaves n'était un secret pour personne. Pour les Powell's s'en était presque devenu une marque de fabrique. Et Blue n'avait jamais dérogé à la règle. De toute façon... il s'y était habitué et cela lui faisait un bien fou. Mais peu m'importe, Red sera toujours là, lui. Lui ne partira pas comme ça, du jour au lendemain sans rien dire, lui restera toujours à mes côtés.

Automne 2000.
Muet comme une tombe. C'était exactement ça, il ne fallait rien dire de plus. Rien du tout. Il quitta le Rosenbach des yeux quelques instants pour reporter son attention sur la vue que leur offrait la cabane dans les arbres et laissa échapper un soupire. Il ne retira pas sa main, même si l'autre tremblait encore comme une feuille et qu'il le dissimulait du mieux qu'il le pouvait. Mais c'était ça, j'avais peur. Peur de toi, peur de ce qu'on venait de commencer, peur de tout. Mais Kol, pour toi je voulais bien essayer de combattre cette peur. De me montrer fort. Digne de l'aîné Powell que j'étais.

Janvier 2001.
Blue ne dormait pas. Assit en tailleurs dans son lit, et habillé de la tête il avait les yeux rivés sur le petit talkie-walkie qu'il avait entre les mains. Il était prêt à partir au signal, un immense sourire sur visage. Crr, crrr, le petit objet émit un petit bruit et Blue sentit l’excitation monter. Il était là. « Rosie je t'entends, Blue au rapport, j'arrive dans trois minutes ! » Rosie. C'était encore une code couleur, et ça le faisait beaucoup rire. C'était peut-être la faute à son prénom, mais il avait toujours aimé ça, donner des noms de couleurs pour d'éventuels code ou surnoms. Il sauta de son lit en fila ses chaussures qu'il laça avec précaution. Une écharpe enroulé jusqu'aux joues il descendit les escaliers un peu trop précipitamment, manquant de se casser la figure au passage. « Blue ? » Grillé. Grillé en passant devant la cuisine où l'aînée des sœurs étaient visiblement en train de chaparder quelques petits fours restant d'une réception donné ce soir là. « Tu fais quoi ? » « Et toi ? » répondit-il sur la défensive. « Heu... Si tu dis rien je dis rien. » Blue leva la pouce en l'air. Elle n'avait pas le droit de manger autant mais il le savait, sa sœur était du genre stressé, qui avait besoin de grignoter en permanence. Leur mère lui faisait la moral tous les jours, et Blue avait toujours trouvé ça triste. Plus d'une fois il l'avait mise en garde contre un éventuel diabète. « Hé, grand-frère ! » « Quoi encore ? Je suis pressé... » bougonna t-il, toujours à voix basse pour ne pas réveiller la maison toute entière. « Tu me diras son nom ? » « De qui ? » « Ta copine secrète. » rigola t-elle doucement. Il lui tira la langue avant de poursuivre son chemin et d'affronter le froid. Je suis désolé sœurette, mais ça va rester secret.

Brr, il fait trop trop froid, pensa t-il. Mais il avait enfoncé un bonnet sur sa tête et avait pris des gants, une écharpe, frileux comme il était. Il pressa la pas vers leur cabane et grimpa avec plus ou moins de mal avec toutes les couches qu'il avait sur lui. « Psst... » Il était là. Son sourire s'agrandit un peu plus, il baissa la tête pour ne pas se prendre les planches dans la tête – il en avait marre de grandir autant – et se jeta dans les bras du Rosenbach en laissant échapper un drôle de rire. « Désolé du retard, j'ai croisé un obstacle dans la cuisine. » Il comprendrait de quelle sœur il parlait. En l'écrasant toujours à moitié il colla un petit baiser sur la joue de son petit copain secret. « Change de nom de d'code... » chuchota t-il. « "Rosie", ça fait trop fille, j'aime pas finalement. "Red" c'est cool ! » Tu le vois ce sourire Kol ? Je l'ai sur le visage à chaque fois que je pense à toi, à chaque fois qu'on se voit. « Tu m'as manqué. » D'accord, ils s'étaient vu il y a deux jours mais... C'était toujours deux jours de trop. Et puis il était comme ça, terriblement attaché aux gens qu'il aimait et Kol était au centre de ses préoccupations depuis plusieurs mois maintenant. Son père avait noté un petit changement mais n'avait pas osé le relever, sans doute parce qu'il se disait que c'était l'âge. Et s'il savait il me tuerait...

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Dim 22 Avr - 12:13

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Kol arborait maintenant un petit sourire amusé. Le changement de conversation lui faisait le plus grand bien, et se moquer de Blue tout autant. Et la réaction de Blue à la remarque du jeune Rosenbach concernant la fidélité – toute relative, selon l’ancien sorcier – de son esclave lui tira un petit rire qu’il parvint tant bien que mal à dissimuler derrière sa cigarette. Qu’il était naïf, ce Powell, et bien sûr de lui, aussi, tout cela ne ressemblait en rien à de la fidélité ou de la loyauté. Il s’agissait simplement de survie, et rien d’autre. Et la chose était vraie pour tout le monde. Tout le monde survivait dans ce monde, c’était bien l’ultime but de chacun, survivre à son voisin, passer la prochaine étape. Et si les esclaves étaient pris dans leur piège, les membres de l’aristocraties n’étaient pas en reste. Kol, avec le recul qu’il avait, s’en rendait bien compte. Ils avaient tous plus ou moins la corde au cou, le boulet aux pieds, et ils ne pouvaient absolument rien y faire. « Tu ne te moquerais pas, par hasard ? » demanda alors Blue, tirant Kol de ces mauvaises pensées. Le Rosenbach souris. « C’est tellement facile de se moquer de toi, Blue. De t’embêter, de te taquiner. C’est l’une des choses les plus faciles qui soit. » avoua-t-il, pas le moins du monde coupable de dire ça. Après tout, depuis le temps, Blue devait bien le savoir ? Il était la victime parfaite pours les gars comme Kol, toujours prêt à se moquer, à provoquer des réactions parfois surprenantes. Blue était susceptible, tout le monde était au courant. « Mais, rassure-toi, tu n’es pas le seul concerné. Et je suis certain de ne pas être le seul à me moquer. Les Américains doivent bien rire de nous, de nos esclaves, de cette étiquette qui nous enferme. » soupira-t-il, peu enjoué à l’idée de faire parti de ce système qu’il aimait de moins en moins. « Tu n’as jamais souhaité partir d’ici ? Tout laisser derrière toi ? » demanda-t-il. Tout abandonner, comme moi, il y a de cela 17 ans ?

Janvier 2000.
Les trois minutes semblèrent durer trois fois plus. Mais qu’est-ce qu’il foutait ? Avait-il des problèmes ? Non, Blue savait s’en sortir. Et puis sa petite tête apparus à l’entrée de leur cabane, et bientôt Kol pouvait le serrer dans ces bras. Ah, cette situation lui était toujours aussi étrange, même après deux mois, et pourtant si agréable. Il ne changerait ça pour rien au monde ! Blue était une bouffée d’air frai, l’interdit, le fruit défendu que Kol ne comptait pas laisser tomber. « Mais, c’est toi qui l’a choisi ! Faudrait arrêter de changer d’avis, on ne va pas s’en sortir. Mais bon, allons-y pour « Red » dans ce cas ! » dit-il. Rosie ou Red, en quoi cela l’importait ? Il s’en moquait, vraiment, ce n’était qu’un nom de code, et tant que les deux principaux intéressés s’y retrouvaient, tout pouvait lui convenir. « Tu m’as manqué aussi » souffla Kol, avant de poser un petit baiser sur ces lèvres. Ah, l’amour ! « Mais attend un peu, on se pèle les miches ici ! Ne bouge pas ! » s’exclama-t-il, un plan tout bien ciselé en tête. Il attrapa sa baguette magique, certes hors la loi, mais qu’il s’en moquait ! « Tu me fais confiance, n’est-ce pas ? » demanda-t-il, il avait besoin d’être sûr d’avoir l’aval de son petit copain secret. Et la réponse positive, mais manquant légèrement d’entrain du jeune Powell, lui parvint, un petit sourire étira les lèvres de Kol. « T’inquiète pas. » murmura-t-il, pour le rassurer. Il lui avait promis de lui montrer que la magie était merveilleuse, n’est-ce pas ? Et Kol tenait toujours – plus ou moins – ces promesses ! Il pointa alors sa baguette en direction du tas de bois qu’il avait fait en attendant Blue et murmura « Incendio » Une flamme sortie de sa baguette et s’empara du tas de bois, mais quelque chose n’allait pas, un mauvais pressentiment le gagnait peu à peu. C’était pourtant un sortilège des plus faciles, qu’il utilisait chez lui sans problème.


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Lun 23 Avr - 22:22

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C'est ça, moque toi, moque toi... Puisque visiblement le Rosenbach avait décidé de n'exceller que dans ce domaine : la raillerie. Et dire qu'autrefois il avait trouvé ça marrant. Marrant. Pfft. Cétait bien parce qu'il n'était pas le centre de ces moqueries justement. À présent il était juste agacé de toutes les piques que lui lançait Kol de temps en temps, juste pour voir ses réactions. Et lui, avait-il compris que Blue jouait aussi avec ses nerfs, mais sur une autre échelle ? En réponse il leva les yeux au ciel. « Qu'est-ce qu'on peut en avoir à faire des Américains... » Ils pouvaient penser ce qu'ils voulaient ceux-là. Un immense océan les séparaient d'eux, et le peuple britannique n'avait pas d'ordre à recevoir de l'autre continent. Les esclaves, l'étiquette.... C'était son quotidien, ce dans quoi on l'avait enfermé et éduqué depuis des années, il n’imaginait pas une vie sans à présent. La question de Kol le surpris un peu. Partir ? Et pour aller où ? Dans un endroit où il ne pourrait pas étaler ni sa richesse ni tout le pouvoir que lui conférait son nom de famille ? Dans un endroit où il devrait tout recommencer de zéro ? Et pour quoi faire, être seul ? Le Blue adolescent aurait tout donné pour partir. Pour voyager, rêver, découvrir le monde et se libérer de rôles et de contraintes qu’il n'avait jamais voulu ? Il avait rêvé de s'affirmer autrefois, loin de cette étiquette comme disait Kol, loin de ses préjugés. Il avait fantasmé d'être lui même et de l'affirmer. Mais la réalité l'avait rattrapé, ses projets étaient devenus des rêves, des vrais, parfaitement irréalisable. « Parce que toi oui ? » Il n'avait pas vraiment répondu à sa question mais... « Quoi que, tu l'as déjà fais une fois. Parfois je me demande pourquoi tu es revenu. » Sincèrement. Toi qui déplore la situation du pays, toutes ces choses, et puis tu es... enfin, tu étais quelqu'un de différent. Un être à part. Tu aurais pu être toi même loin d'ici. « Moi non, plus aujourd'hui. » Mais j'aurais aimé partir avec toi Kol, tu sais, il y a dix-sept ans.

Janvier 2001.
Il changeait d'avis comme de chaussette, c'était Blue. Jamais satisfait, toujours en quête de changement et surtout, toujours à vouloir que les autres le suivent, quoi qu'il fasse, quoi qu'il dise. Généralement personne ne disait rien, parce que ses airs de garçon sage et adorable jouaient en sa faveur. En attendant... Il lui avait manqué aussi. Et il n'en fallait pas plus pour qu'il lâche un rire un peu niai et que ses joues changent de couleur. Il se redressa et se frotta les mains, comme pour illustrer les propos de son petit ami. « Oui... » L'hiver était bien installé depuis plusieurs semaines, et il faisait déjà nuit noire. Autant dire que les températures étaient assez basses. « Heu... » Il hocha de la tête, moins emballé comme à chaque fois que Kol dégainait sa baguette magique. Cet objet là me foutait une frousse monstre ! Tu le savais Kol ? Mais je faisais mine de rien, pour toi parce que... Je sais pas, je voulais que tu vois que j'étais capable de faire des efforts, et que je n'étais pas que ce gamin hypocrite qui attendait que les gens se plient à mes quatre volontés. C'est ce que j'étais, normalement. Par réflexe il agrippa la manche de son petit ami. Ne t'inquiète pas, c'était toujours ce qu'il disait. Et à chaque fois il sentait son cœur s'emballer de plus belle, ses vertiges le reprendre et cette peur écœurante reprendre le dessus. Pourquoi était-il incapable de juste... profiter ? Quelques étincelles jaillirent de la baguette et ses doigts se crispèrent légèrement sur sa manche. Le visage enfouis dans le manteau épais de son petit ami il mit quelques secondes à ouvrir les yeux et à relever le visage, lentement. « Oh... » C'était juste des flammes. Juste de petites flammes, inoffensives qui... N'allaient rien faire du tout, hein ? « Désolé d'avoir pe... » Peur allait-il dire avait de s'arrêter net. « C'est n-normal ? » Il n'en savait rien lui. Était-ce normale que les flammes grignotent plus que l'endroit qui leur étaient réservé ?

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Sam 26 Mai - 16:35

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Kol avait toujours aimé taquiner les gens autour de lui. Son grand frère l’avait d’ailleurs toujours dit et répété : Kol était un chieur ! Et que pouvait-il y faire ? Guère grand-chose, il était bien trop tard pour le faire changer. Kol était tel qu’il était, et ni la prise d’âge ou d’expérience n’était capable de modifier son caractère naturel. Seul l’étiquette qui régissait sa vie parvenait parfois à le tenir au garde à vous, mais il revenait irrémédiablement à sa moquerie aussitôt qu’il lui en était possible. Il n’était pas mauvais garçon, au fond, et n’était pas de ceux qui crachait leur méchanceté aux visages des autres. Sauf avec Blue. Mais avec l’aîné des Powell, tout était différent, tout. « Les Américains sont bien plus importants que tu ne le souhaiterais. » soupira-t-il, à la remarque de Blue. Le peuple Britannique n’avait guère le luxe de se mettre à dos leur cousin de l’autre côté de l’Atlantique. Enfin, ce n’était que l’humble avis de Kol, qui n’aimait guère se mêler de la politique. « Enfin, si on nous demandait notre avis en matière de relations étrangères, cela se saurait. » souligna-t-il, avant te tirer une dernière sur cette délicieuse cigarette. Il aimait beaucoup l’adage jamais deux sans trois, mais n’avait guère le désir de polluer davantage ces poumons. Il n’imaginait pas les remarques cinglantes et moqueuses de James s’il ne parvenait pas à tenir le rythme de leur prochain footing. Et puis la curiosité de Kol fût satisfaite, il cacha merveilleusement bien cette petite pointe de déception que la réponse de Blue provoquait, mais il pouvait comprendre. « Parfois revenir où tout a commencé nous permet de remettre les choses en places. » expliqua-t-il, avant d’écraser sa cigarette sur le bitume, à côté du banc. Et puis, la réponse mitigée de son ancien petit ami tira un petit sourire à l’ancien sorcier. « Plus aujourd’hui ? » répétât-il, pourtant sûr de ce qu’il avait entendu. « Cela voudrait-il dire que tu en aurais été capable il y a 17 ans ? » demanda-t-il, sans toutefois aller au bout de sa question. Parce que Kol n’était pas parti de gaité de cœur, il n’avait pas eut le choix, son état de santé mentale en dépendant. Et puis, il fallait l’avouer, tous ces changements l’avaient tout simplement effrayé. « Ne t’en fais, cependant, je compte pas repartir. J’ai eu ma dose d’aventure, et rien ne vaut la stabilité presque parfaite du cocon familial. » avoua-t-il, exagérant un peu les choses, mais l’idée était là.

Janvier 2000.

Le jeune Kol, baguette en main, observa l’évolution du feu qu’il avait invoqué. Ce n’était pas du tout supposé grandir de cette manière. Ce n’était pas supposé prendre cette couleur, ni crépiter aussi bruyamment. Le cadet des Rosenbach maîtrisait pourtant ce sortilège à la perfection, il était d’ailleurs responsable en chef de l’allumage de la grande cheminée sur salon. Pourquoi donc les choses seraient-elles différentes ? Le jeune homme ne savait pas, et toute expression positive avait d’ailleurs quitté son visage. Est-ce que c’était normal ? Pas le moins du monde, mais, incapable de dire quoique ce soit – pour une fois ! – Kol se contenta de répondre à Blue d’un mouvement de tête. Que pouvait-il dire d’autre, de toute façon ? Il n’en savait rien. Cela ne lui était jamais arrivé avant. « Je.. » tenta-t-il alors, avant d’attraper la main de Blue pour le tirer vers l’entrée de la cabane. « Faut pas qu’on reste ici. » s’exclama-t-il, alors que les flammes prenaient possession du bois de leur jolie cabane. Sans prendre de gants, il poussa Blue de la cabane. Cette dernière n’était pas si haute, le moldu ne devait donc pas se casser grand-chose. Dans tous les cas, Kol préférait se blesser que d’affronter les flammes. Il avait toujours eu une fascination pour le feu, mais n’appréciait guère sa puissance de destruction. Il sauta alors à son tour, et atteris un peu moins bien sur ces pieds que Blue. Rassuré, le danger passé – parce qu’une cabane en bois qui flambe, il avait déjà vus bien pire à Poudlard, ce n’est finalement pas grand-chose une fois les lieux évacués – un rire s’échappa de ces lèvres : « On l’a échappé belle, eh ! » Il aida son petit ami à se remettre sur ces pieds, et repris. « Cette cabane était pourtant jolie. On en refera une autre, n’est-ce pas ? » dit-il, avant de se tourner vers lui et de croiser son regard. Blue n’en menait pas large. Kol déglutit. « Je suis vraiment désolé, honnêtement. Je.. » tenta-t-il, avant de cesser de parler, cela n’aiderait en rien. Que pouvait-il lui dire ? Il avait échoué, il n’avait pas réussi. Ces choses arrivaient, mais est-ce que Blue allait le comprendre ? Kol n’en était pas certain. Et s’il venait de tout foutre en l’air ?


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Lun 28 Mai - 10:40

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MESSAGES : 93 LOCALISATION : Birmingham, résidence des Powell. EMPLOI : Médecin.

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DANS TA POCHE: les clefs de son cabinet, un petit miroir et une montre à gousset vintage.
TON PATRONUS: s'il pouvait en avoir un, il serait sans nul doute un reptile.
COMPÉTENCES:


Et alors Kol ? pensa t-il, est-ce que cela t'as permis de remettre les choses en place ? Il avait croisé les bras sur son torse et laissa échapper un soupire, à moitié avachis sur son banc. Si sa mère avait été présente, elle lui aurait probablement fait une remarque sur sa manière de se tenir, mais cela faisait des années que Madame Powell ne faisait plus la leçon à son fils. Depuis qu'il était marié en réalité. Et quelque part... cela lui allait très bien comme ça. Il secoua la tête. Non, plus aujourd'hui. « Sans doute. J'étais jeune et con. J'en avais envie. » Des gros-mots dans la bouche du Powell... c'était rare. Il jurait rarement, et encore plus quand c'était pour se rabaisser lui-même. Oui, il en avait eut envie. Il avait vu comment c'était dans les autres pays. Il avait vu les dizaines et les dizaines de vies différentes qu'il aurait pu vivre loin de cette ville, loin de sa famille, loin de sa propre identité en fait. Mais la réalité l'avait rattrapé : il ne pourrait jamais. Et puis, je voulais partir avec toi moi... J'étais assez bête et amoureux pour me dire qu'on le ferait. Avant que tu me fasse la peur de ma vie, et que tu te barres. « Tss... le cocon familiale... » pesta t-il entre ses dents. « T'as raison tiens. C'est grâce à lui que je me sens aussi en sécurité ici. » Et puis... dans un autre pays, il n'y aurait plus les esclaves il n'y aurait plus toutes ses règles qui régissaient sa vie, celle de toute sa famille et de toute une communauté... Il serait perdu.

Janvier 2001.
« Aaaah ! »  Kol le poussa hors de leur cabane, le tirant de ses pensées. Il se réceptionna tant bien que mal sur ses deux pieds, sonné. Alors c'était bien ça ? Quelque chose n'allait vraiment pas ? Il avait perdu le contrôle de sa magie ? Quelques secondes plus tard, Kol atterris à ses côtés et se réceptionna plus ou moins bien. Tremblant comme une feuille il leva les yeux vers leur cabane qui prenait feu. Kol lui parlait, comme si... comme s'il avait déjà vécu bien pire, comme si tout ça n'était qu'un petit accident pas grave mais... « É-éteint ç-ça... ! ÉTEINS CAAA ! » Il avait plaqué ses deux mains sur les oreilles et fermé les yeux. Il avait beau avoir seize ans, il ressemblait plus à présent à un gamin de dix ans apeuré qu'autre chose avec ses grands yeux bleus écarquillés et baignés de larmes. Sa famille... et sa famille ! Elle allait finir par voir, sentir quelque chose ! Sa sœur elle savait qu'il sortait voir quelqu'un... et si... Il recula d'un pas terrorise par les flammes, mais aussi par le garçon qui se tenait à ses côtés. Ses pieds se prirent dans une racines et il tomba sur les fesses. Il savait. Il connaissait sa peur bleue de la magie. Des « petits sorts » comme il disait, ceux qui ne craignaient pas grand chose... Voilà ce que Blue l'avait autorisé à faire en sa présence. Ça ? Ça c'était l'opposé.
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