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 Charmante soirée ◊ Alesdair



l'impureté sera traitée et éradiquée
MUGGLE SUPREMACY ☾ ::  :: Edgebaston
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Dim 10 Juin - 21:32

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MESSAGES : 141 LOCALISATION : Quelque part dans Birmingham, occupée à se moquer d'un Impur. EMPLOI : Porte parole du Gouvernement.

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Une très charmante soirée


« muggles, wizards, halfblood, mudblood,
uncomfortable truths »

Il était sortit de prison. Voilà la seule pensée qui ne cessait de traverser son esprit, autant dire que ce n'était pas joyeux. Cela faisait quoi, dix ans ? Qu'elle ne l'avait pas vu, qu'elle n'avait pas pris de ses nouvelles, qu'elle ne savait même pas ce qu'il était devenu. Et pourtant, elle n'avait pas oublié. Ni les quelques temps passés à ses côtés, ni les sentiments qui le liaient à lui. Oh, bien sûr, elle se mentait à elle-même, se disant que ce n'était qu'un fantasme d'enfant qui refaisait surface. Elle mentait à son entourage, en ne parlant plus de lui, comme s'il n'avait jamais existé. Et, bien sûr, elle mentait à son propre fiancé (et cousin au passage). Avait-elle d'autres choix ? Pas réellement. En tant que fille Bartholomew, ses choix d'avenirs étaient plutôt limités : obéir aux ordres, ou être forcée à obéir aux ordres. Erin avait depuis bien longtemps compris la leçon. Ainsi, elle ne se faisait plus prier, elle obéissait et quand ça ne lui plaisait pas, elle se défoulait sur ses esclaves. Alors oui, ça poussait la maisonnée à acheter beaucoup, beaucoup trop de marchandises humaines, mais c'était le mieux pour tout le monde. Ca évitait beaucoup de conflits, et beaucoup de disputes inutiles. D'autant que la fille Bartholomew avait totalement conscience de la nécessité d'agir de la sorte. Les alliances politiques et la vie qu'elle menait en façade étaient ce qui maintenaient leur famille. C'était cette apparence-là qui comptait le plus. D'où le fait, effectivement, qu'elle était également porte-parole du Gouvernement. Meilleure manière de se faire bien voir, n'est-ce pas ?

Il était donc revenu en ville. Et, pour se faire bien voir (sans doute), il avait organisé une soirée. Une soirée chic. Était-elle invitée ? Elle s'en fichait de toute façon, elle allait y aller dans tous les cas. Le souci qui se posait, c'était : comment. Oh, pas au niveau d'un transport, là elle n'avait aucun souci, c'était plutôt la tenue. Devait-elle sortir le grand jeu, ou risquait-il de comprendre qu'elle avait toujours un lien avec lui ? Ou au contraire, devait-elle ne faire aucun effort (enfin, rien de plus que d'habitude), ou serait-ce trop froid comme arrivée ? Le temps qu'elle se décide, la soirée était déjà bien avancée. Finalement, elle partit avec une robe bordeaux, décolletée, dos nu, échancré sur sa jambe gauche. Sexy, clairement, mais elle l'assumait pleinement. Ses cheveux blonds avaient été remontés en un élégant chignon, dont seulement deux petites mèches s'échappaient sur les côtés de son visage. Un diamant, sur un fil transparent, décorait son port de tête. Des boucles d'oreilles de perles, discrètes, ornaient ses oreilles. A ses poignets, deux fins bracelets, une bague à son annulaire droit prouvait son statut de fiancée (à son plus grand déplaisir). Perchée sur des escarpins noirs, très fins, très chics, elle était resplendissante. Ravie, elle laissa un maquillage simple parfaire sa tenue : mascara, baume à lèvres, et la voilà partie.

Afin de ne pas faire (trop) parler d'elle, Erin décida de ne pas apporter d'animal de compagnie. Après tout, elle ne voulait pas offusquer son hôte, ne sachant pas ce qu'il pensait désormais de cette situation. Son chauffeur l'emmena à la réception, et une fois à l'intérieur, elle prit une coupe de champagne. Discrète, ses habitudes de noble avaient repris le dessus. Elle saluait poliment les visages qu'elle connaissait, serrait quelques mains, acceptait les baisemains, discutait avec ceux le désirant. Bref, elle savait se montrer totalement courtoise, polie, sympathique. Jusqu'à ce qu'elle le sente, dans son dos. Nul mot n'avait été échangé, elle ne le voyait même pas. Mais elle savait.
Oh que oui.
"Alesdair." Souffla-t-elle, petit sourire sur le bout des lèvres, qu'elle fit disparaître en se retournant. "C'est une très charmante soirée." Ses yeux bleus redécouvrirent son visage, son corps, ce qui lui avait manqué, mais rien ne fila. Ni de ses pupilles en quête d'un éventuel reste, ni son visage. Parfaitement maître de son corps, elle le voulait, mais se l'interdisait. Après tout, n'était-ce pas à cause d'elle tout ceci ? En tout cas, c'est ce qu'il devait, très sûrement, penser.


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Jeu 26 Juil - 23:53

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Ce n'est sans doute pas une bonne idée. Cette soirée. Cet étal de richesses. Tu te pavanes comme un roi au milieu de la foule, Alesdair. De longues années se sont écoulées. Le petit prince des bas fonds de Birmingham n'est plus. Le temps a fait son ouvrage, t'a forgé de nouveaux traits. Plus durs. Plus vieux. Quelques rides se sont posées aux coins de tes yeux et de tes sourires. Elles soulignent une sagesse nouvelle, que tu n'avais pas autrefois. Que tu n'avais pas, en plongeant dans les bras d'une blonde. Une vipère aux sourires incandescents. Une Bartholomew, qui a su t'ensorceler d'un regard. Inutile de revenir là-dessus. Cette soirée, donc ? Une vaste mascarade. Une manière de te replacer sur le devant de la scène, de montrer que tu fais ton retour. Que tu n'es pas mort. Le tout s'est organisé assez rapidement, mais rien n'est laissé au hasard, vu les récents événements de la ville. La sécurité est renforcée – il faudrait être un peu fou pour s'attaquer à tes convives ou à ta propre personne. Pourtant, tu le sais ; tous ici ne te veulent pas que du bien. Ton retour fait des envieux. Certains voient en cela une chance de se venger et de te faire tomber pour de bon. Mais il y a cet adage ancien qui conseille d'être proche de ses amis, mais encore plus de ses ennemis. Et dieu sait qu'ils sont nombreux ce soir. Ils ont assisté à ton ascension, puis à ta chute. Certains s'en sont frottés les mains. D'autres en ont profité, vautours dans la masse. Certains n'ont rien dit et sont simplement passés à autre chose. Bien peu ont été peinés par ton sort ; c'est connu, être un criminel a nécessairement, à un point, des conséquences terribles. Tu en as aperçu une partie. Tu t'es endurci, Alesdair. Tu as voulu devenir inatteignable et c'est l'impression que tu donnes, ce soir, alors même que cette petite sauterie dessine une nouvelle cible sur ta personne. Tu es de retour dans la partie et ça ne plaira pas à tout le monde. C'est une certitude.

Tu t'étais promis de rester loin, si tu apercevais cette chevelure claire au milieu de la foule. Et pourtant, tu approches, comme Icare ; bien trop près du soleil. Toutes ces années n'ont pas suffi. Toutes ces réflexions, tu les balayes d'un revers de main, en décidant de venir lui parler. Tu te tiens droit, géant à côté de sa frêle carrure. La ligne de sa nuque, la finesse de ses épaules. Ça te tue de te rendre compte que tu n'as rien oublié d'elle. Même pas son parfum. « Miss Bartholomew. » Et pas Erin. C'est comme si tu avais peur que son prénom ne te brûle les lèvres. Tu le gardes dans ta tête. Sans doute pour mettre de la distance avec elle, aussi. Tu attrapes sa main et en effleure le dos du bout de tes lèvres, dans un protocole bien rôdé, presque trop officiel. « Elle l'est d'autant plus, maintenant que vous êtes arrivée. » La vouvoyer est une torture à laquelle tu te plies bien volontairement. Tu ne veux pas la laisser se rapprocher ou même lui montrer que sa présence t'affecte. Mais ce regard, tu ne l'as jamais oublié. Cet air froid, non plus. Comme tu n'as pas oublié ses sourires et ces quelques moments de bonheur. Ce que tu pensais être de l'amour, malgré votre différence d'âge et de sang. Tu relâches bien vite sa main et tu te redresses pleinement. « Je ne pensais pas que vous viendriez. » Tu l'avoues enfin. Tu ne pensais pas qu'elle te ferait cet affront. Sa présence ici n'est qu'une provocation de plus – du moins, c'est ainsi que tu vois les choses. Un serveur passe par là et tu récupères deux coupes de champagne, en plaçant une entre ses mains délicates. Elle semble appartenir à une autre vie, que tu aurais vécue une éternité plus tôt. Et pourtant, tu te souviens de tout. Jusqu'à la douceur de ses lèvres contre les tiennes. « Vous avez grandi, depuis la dernière fois. » Un sourire en coin. Une remarque qui n'était pas nécessaire. Tu songeais à cet instant depuis si longtemps et pourtant, tu es incapable de dire quelque chose de cohérent. « Qu'ai-je loupé, pendant tout ce temps ? » Tu n'aurais pas dû lui demander. Simplement tracer ta route. Mais ça aussi tu en es incapable, quand elle est dans les parages.
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Ven 27 Juil - 23:17

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Une très charmante soirée


« muggles, wizards, halfblood, mudblood,
uncomfortable truths »

C’était étrange de se trouver là. De savoir sa présence dans son dos et de ne pas voir sa présence. Un léger frisson parcourut son corps, avant qu’elle ne décide de se retourner, retrouvant alors les yeux et le visage bien trop connus d’Alesdair. Que pensait-il d’elle ? que pensait-il qu’elle avait fait ? Oh, au fond, elle se doutait parfaitement qu’il pensait qu’elle l’avait manipulé, qu’elle l’avait fait exprès et, certes, d’une certaine façon, elle n’avait pas rien fait. Elle avait choisi de pouvoir continuer à vivre et à porter son nom. Etait-ce une mauvaise solution ? tout dépendait d’un point de vue. Est-ce qu’elle regrettait les années passées loin de lui ? Certainement, mais le reconnaître lui coûterait bien trop, elle n’y était pas prête.
Son timbre de voix s’élève, faisant naître un doux sourire sur son visage. Ses pupilles pétillent à nouveau d’une excitation qu’elle croyait disparue et elle le laisse attraper sa main, y déposer un baiser des plus officiels. Bien qu’elle soit très surprise – et pas tellement – à l’utilisation de son titre, ainsi que du vouvoiement, elle n’en laisse rien paraître. Porte-parole officiel du gouvernement depuis quelques années désormais, son langage non verbal est – la plupart du temps – sous sa maîtrise complète. A son compliment, elle se contente d’un doux sourire – signe de son appréciation, et discrète marque de sincérité, avant de retrouver un visage poli, mais de convenance. « A vrai dire, je ne pensais pas non plus venir. » Terrible aveu, qu’elle ne cache pas. Ni honte, ni regret ne se dessinent dans ses gestes. Cela faisait des années qu’elle ne l’avait pas vu. Pas une seule visite en prison. Pas une seule lettre. Rien. Se conformant à la politique familiale, elle l’avait rayé de sa vie – ou avait essayé. Pourtant, alors qu’il se trouvait de nouveau devant elle, des années plus tard, le visage vieillissant, rien n’avait changé dans ses sentiments. Malgré ses études, malgré son travail, malgré les cœurs et les corps qu’elle avait chevauché, elle le savait, le sentait, il lui resterait dans sa peau.

Un serveur passe, il attrape deux coupes, de sa main gauche, vierge de toute alliance, elle l’attrape. Discrètement, sans rien laisser paraître, elle laisse de côté sa main droite, désormais affublée d’une bague de fiançailles, signe conventionnel d’un traité familial. « Effectivement. » Petit rire amusé, des pattes d’oie se dessinent aux coins externes de ses yeux. Plongeant son regard dans le sien, elle se permet de lui retourner le compliment. « L’âge vous va à ravir. » Après tout, il n’y avait pas qu’elle qui vieillissait. Enfin, la différence d’âge ne diminuait pas avec les années, mais elle s’en moquait. Étrange non ? Qu’elle cherche autant une figure paternelle, adulte, alors qu’elle est beaucoup plus jeune. Refusant de réfléchir à tout ça, elle se contentant de profiter du physique qu’elle avait devant elle. Appréciant la vue, elle se remémorait sans difficulté les souvenirs passés. Leur idylle avait été un moment de pur bonheur. Loin des codes, loin de sa famille, ça aurait très bien pu fonctionner. Sauf que voilà, pas le bon rang, pas la bonne famille, alors ils en avaient décidé autrement. Lui pardonnera-t-il un jour ce qu’elle a dû faire ? Elle en doutait fortement, tout en l’espérant. Sa dernière question laissa quelques secondes de silence, avant qu’Erin ne prenne la parole. Sans vraiment vouloir l’assumer, elle se sentait terriblement coupable. Rien ne le laissait paraître, bien sûr, elle ne voulait surtout pas apparaître comme faible, mais son cœur savait ce qu’il en était réellement. « J’ai finalement poursuivi, puis terminé mes études. » Léger sourire en coin, elle en avait parcouru du chemin. « Désormais je suis porte-parole officiel du Gouvernement. » Légère révérence à la mention de son titre, plus ironique qu’autre chose, elle laisse un léger rire siffler entre ses lèvres. Courte hésitation, elle roule des yeux, préférant largement oublier de mentionner ses fiançailles. « Malheureusement, je n’ai pas encore la permission de quitter le toit parental. » Une situation qui la désespérait au possible, d’ailleurs. Oh, elle ne crachait pas sur le luxe de sa condition, simplement sur le fait de vivre encore chez ses parents alors qu’elle était financièrement autonome. Une gorgée de champagne vint rafraîchir sa gorge, avant qu’elle ne poursuive. « J’ai donc une fâcheuse habitude à découcher. » Au cas où ça pouvait l’intéresser. « Et vous, depuis tout ce temps ? » Elle laisse un court silence planer, avant de vite reprendre sa phrase, refusant de rappeler la douloureuse situation passée de son interlocuteur. D’un geste vaste, englobant, elle désigne la salle. « Tout ceci m’a l’air… Eh bien, fabuleux ! » Elle laisse un sourire effleurer sur son visage, poursuivant. « Il semblerait que les affaires vont bien. » Erin n’en savait rien, mais elle soupçonnait que c’était le cas.


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Jeu 2 Aoû - 0:17

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Elle ne pensait pas venir et la voilà pourtant devant tes yeux, aussi ravissante que dans tes souvenirs. Sa présence te prend à la gorge, noie chaque artère, chaque veine de ton système d'une certaine amertume. Le passé et le présent se mêlent dans son regard. Une part du futur, aussi, de ce que ni elle ni toi ne pouvez prétendre connaître. Y-a-t-il une place pour vous dans l'avenir ? Tu en doutes grandement. Votre histoire appartient au passé et si par malheur elle devait se poursuivre, ce serait sans doute dans le sang et les larmes. Tu ne la mérites pas. Elle te l'a fait comprendre par le passé et tu as écopé de huit ans de prison pour y songer. Huit longues années à mourir dans ta solitude, à compter les jours avec son souvenir pour te hanter à la nuit tombée. Tu ne l'as jamais oublié. Tu n'as jamais pu oublier la couleur de ses yeux, de ses cheveux, la douceur satinée de sa peau et la caresse de ses lèvres contre les tiennes. Tu n'as jamais pu fermer les yeux sur ces mots d'amour murmurés entre quelques nuits volées. Le rêve fou d'un jeune homme de basse condition, qui s'est épris d'une princesse. Cela ressemble terrible à un triste conte de fées qu'elle et sa famille se sont empressés d'avorter. Maintenant que tu te rappelles de tout ça, as-tu toujours envie de replonger, Alesdair ? Certainement pas. Elle appartient à ton passé, et rien de plus. « Je vous retourne le compliment. » Elle reste jeune, terriblement jeune. Mais le temps a fait son ouvrage sur son visage aussi, a souligné ses sourires froids d'un peu plus de maturité. Elle n'en est pas moins ravissante et elle le sait – une multitude d'esclaves doivent s'employer à le lui rappeler chaque jour. Hors de question que tu t'abaisses à cela à ton tour.

Le récit de sa vie te tient éveillé, le cœur encore fracassé dans ta cage thoracique. Porte parole du gouvernement. Tu acquiesces dans un silence, riant intérieurement de l'ironie de votre existence. Elle défend un camp. Tu en représentes un autre. Son charisme contre le tien. Sa voix contre la tienne. C'était alors écrit dans les étoiles certainement ; vous êtes nés pour vous opposer et vous haïr. Vous déchirer, jusqu'à la fin des temps. « Félicitations dans ce cas. » Elle poursuit et tu te perds dans ses mots, y trouves un double-sens, même s'il n'y en a pas nécessairement. Tu te surprends à chercher une bague sur une de ses mains. Un épisode que tu aurais manqué, qui se présente sous forme d'un bijou onéreux. Ton palpitant loupe un battement en rencontrant le métal précieux. « Et félicitations pour vos fiançailles. J'en déduis que votre famille devrait bientôt vous rendre votre liberté. » Que tu ajoutes dans un éclat de rire ironique. Le cœur percé, tu reprends immédiatement. « Mais j'imagine qu'elle sera de courte durée. Le temps d'un trajet de la demeure de vos parents à celle de votre futur époux. Quelle vie de noble. » Que tu lâches, moqueur et blessé. Tu ne comprends même pas tes propres réactions, cette amertume qu'elle ne mérite pas. Tu devrais te montrer indifférent. Faire comme si la situation ne t'affectait pas. Mais c'est plus dur à faire qu'à dire, n'est-ce pas Alesdair ? La conversation s'oriente plutôt sur ta personne et cela se fait tout en maladresse. Ses mots, les prononce-t-elle volontairement ? Elle sait où tu as passé ces dernières années, à quoi bon remuer le couteau dans la plaie ? Tu aimes croire qu'elle ne l'a pas fait exprès, mais une part de toi te dit que ce ne serait pas impossible. C'est une Bartholomew, après tout. Elle se rattrape en parlant du présent, du faste et du clinquant qui vous entoure. De la poudre aux yeux, pour cacher à quel point ces années d'enfermement t'ont rendu misérable. Sage mais blessé. Sage mais bousillé de l'intérieur, par sa faute. « Hé bien j'ai passé les huit dernières années à tourner en rond dans une cellule miteuse. » Un sourire borde tes lèvres. Tu te veux ironique sur ta propre situation. Et c'est sans doute pour la blesser un peu. Tu finis par hausser les épaules pour regarder ce qui vous entoure. Ton empire. Ta réussite, malgré les tempêtes qui se sont placées sur ton chemin ces dernières années. « Les affaires vont bien malgré tout. Disons que malgré mon absence, j'ai pu compter sur certaines personnes. Des personnes de confiance, qui ont surveillé mes intérêts. » Ta langue claque d'autant plus sur le mot confiance et tu prends soin de la fixer à ce moment précis, pour souligner le fait qu'elle ne fait pas partie de ces individus. « Heureusement que certains individus font encore preuve d'intégrité dans notre monde. Mon empire ne serait plus que poussière si j'avais compté sur les mauvaises personnes. » Nouvelle pique qui lui est adressée. Tu es ravi de la revoir. Tu n'as jamais dit que tu allais être tendre pour autant.
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