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MS se veut évolutif, vous pouvez donc découvrir dans ce sujet toutes les modalités de ce système, allant des complots entre joueurs, aux fausses fiches qui renversent tout le jeu.

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 CHEEEEEEEEEESE ☼ Drystan



l'impureté sera traitée et éradiquée
MUGGLE SUPREMACY ☾ ::  :: Se présenter :: validés
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Dim 2 Sep - 21:16

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MESSAGES : 14 LOCALISATION : Derrière son appareil photo

carnet personnel
DANS TA POCHE: quelques croquettes pour chat, un calepin, un crayon, un téléphone.
TON PATRONUS: si tu pouvais en avoir un
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Drystan Matthias (Mael Ynys Môn) Gwynedd

cheeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeese



Nom et prénom Drystan, parfois raccourci en Drys pour les intimes. Ce n’est pas le prénom le plus classique qui soit mais il lui convient, surtout qu’il transpire ses origines galloises. Même si c’est à se demander s’il va hériter de la tragique destinée de ce prénom. Mais c’était un souhait de Madame. Matthias, à consonance plus religieuse, vient compléter le premier prénom, demande de Monsieur. Petite particularité : il a hérité du nom de sa mère, Gwynedd, pas celui de son père (Sharp). À savoir que si Gwynedd est le nom officiel sur sa carte d’identité, officieusement son nom est Mael Ynys Môn, celui de son clan. Comprendra qui pourra. + âge et date de naissance 32 ans, il est né le 25 janvier 1986 dans la campagne profonde du pays de Galles, sur l’île d’Anglesey. + statut de sang Pur, sans aucune hésitation. + précision sur le statut Moldu pur, encore une fois il n’y a pas à se poser des questions. Il n’y a pas de traces d’un quelconque sorcier chez les Gwynedd. Ni chez les Sharp d’ailleurs. + caractère rebelle, courageux, indépendant, déterminé, opportuniste, grande gueule au besoin, réfléchi, patient, travailleur (limite acharné), observateur, intelligent, positif, vif, romantique, rancunier, fidèle, curieux, légèrement manipulateur lorsque ça peut lui servir + nationalité Gallois. Pas Anglais. GA-LLOIS. + situation familiale Avant-dernier d’une fratrie de quatre, ses aînés sont morts durant la sombre période où les sorciers s’en sont pris aux non-sorciers, il ne lui reste plus que sa petite soeur. Il a quelques cousins autant du côté paternel que maternel. Il est en froid avec son père et communique peu avec sa mère. + situation financière Franchement aisée, si le métier de photographe ne rapporte pas des milliards, il profite de ses parts dans l’entreprise Sharp, spécialisée dans la construction d’éléments électroniques pour appareils photo. + situation matrimoniale/orientation sexuelle Célibataire, il a bien eu quelques aventures, plus ou moins sérieuses, plus ou moins passionnées, avec des hommes, des femmes, qu’importe, mais aujourd’hui il n’a personne dans sa vie. Il s’amuse à dire qu’il est en couple avec son appareil photo, c’est ce qui se rapproche le plus de la réalité. + métier/études Photographe professionnel, il apprécie les portraits mais couvre un très grand nombre d’événements. Il vend ses photos aux différents journaux de la ville et effectue pour eux des missions occasionnelles. En fonction du prix qu’on le paye. Oui, il est le meilleur dans son domaine et la perfection, ça a son prix. Il a aussi une formation en journalisme, même s’il a claqué la porte au nez et à la barbe des professeurs du CNEJ, juste avant qu’ils lui donnent son agrément. Il a, en plus, une double licence droit/histoire de l’art et a passé deux années à se former au métier de Commissaire-priseur. + groupe désiré Poison, même s’il n’est pas un extrémiste, il vaut mieux que les sorciers ne puissent plus utiliser la magie. C’est plus prudent pour tout le monde. +

Si vous aviez accès à une baguette/à la magie, vous en serviriez-vous ? Pourquoi ? NON. On ne sait jamais ce qu’il pourrait se produire avec ces choses ! + Que pensez-vous des covens ? De petits groupes marginaux qui font mumuse dans leur coin. Peut-être qu’un jour il acceptera une mission sur eux… + Et les esclaves dans tout ça, vous en dites quoi ? Drys s’en fiche un peu. S’ils n’ont pas suffisamment de jugeote pour renoncer à leur magie pour gagner leur liberté, c’est leur problème. Pas le sien.
POISON

toi et le gouvernement


Que penses-tu du gouvernement actuel ? As-tu des liens avec lui ?
Gouvernement ? Quoi, ce groupe de dirigeants imbus de leur personne et déconnectés de la réalité ? AHAH. La blague. Et ça se qualifie de gouvernement. Je ris. Certains diront qu’ils ont fait ce qu’il fallait pour gérer la situation des sorciers. Moi je ne suis pas d’accord. Il y avait mieux à faire. Et il y a encore mieux à faire aujourd’hui. Mais je crois que par définition, les personnes au pouvoir se retrouvent avec les oreilles bouchées à toute opinion sensée. Alors je ne m’en mêle pas. Et je suis bien heureux de n’être qu’un photographe, sans lien quelconque avec eux. Ainsi, je peux travailler comme bon me semble.

Le mouvement de rébellion se fait de plus en plus présent dans la vie des citadins, qu’en penses-tu ? Es-tu en faveur de leur façon de faire ?
Bonne question. Vous parlez des attentats ? Des attaques ? Ce n’est pas en se mettant l’opinion publique à dos qu’ils parviendront à faire valoir leurs droits. Ce n’est qu’une plaisanterie. Leur seul moyen de se faire entendre, avec leurs méthodes, est de tenter un coup d’état. Mais ils en sont incapable. Matériellement. Et s’ils y arrivaient, ils ne pourraient rester au pouvoir. Ils ne sont pas assez nombreux pour résister à une population entière, excédée par leurs actes.

Que penses-tu de l'Ordre du Phénix ? As-tu des liens avec lui ?
Moi, des liens avec l’Ordre ? Heu. Il y a bien eu… HUM. Non, personne. Aucun lien. Ils maintiennent ce qui, dans cette société, a été qualifié d’ordre. Chacun a sa définition je crois, et la leur ne correspond pas tout à fait à la mienne. Qu’importe. S’il y a bien un groupe dont moi je me méfie : c’est eux. Le bras armé du gouvernement, mais vu les cas qui s’y trouvent, j’ai toutes les raisons de penser qu’ils sont la plus grande menace qui pèse sur notre pays, maintenant que la magie n’en est plus réellement une.

Explique nous ton point de vue sur le statut de sang
Je n’en ai pas. Quoi, comment ça, ce n’est pas suffisant ? Que voulez-vous que je vous dise ? Purs et Impurs ne sont pas les mêmes, il est normal de faire une différence. Est-ce que cela signifie qu’il faut impérativement traiter différemment les deux groupes ? Je ne pense pas. Il y a ceux qui font l’effort de s’intégrer et les autres. Voilà ce qui devrait valoir une différence de traitement. Point.

Es-tu pour ou contre le retour de la magie ?
Contre, clairement contre. La magie a fait suffisamment de dégâts comme ça. Qu’elle reste oublié de tous. D’ici quelques générations, si notre système reste tel quel, plus personne ne saura l’utiliser et ce sera tant mieux. Il n’y aura plus personne pour être frustré de ne pouvoir utiliser un pseudo-art qui leur a été interdit, puisqu’ils auront tout oublié de son utilisation.

Que penses-tu de la purification de masse ?
Dans le prolongement de mes précédentes réflexions. Je pense que c’est une bonne chose pour éradiquer la magie. Pourtant, j’y apporte un bémole. J’estime que ça devrait rester un choix. Parce que celui qui accepte de renoncer à sa magie fait un grand pas vers son intégration. Et priver de force quelqu’un ne fait que forcer la rancoeur. Il faut travailler sur le changement des mentalités, pas sur l’utilisation de la force.


derrière l'écran

pseudo/prénom Tatsuki + âge bientôt 26 ans, déjà. + région Ile de France + comment nous as-tu trouvé ? JE SAIS PLUS + un autre petit mot ? pouet + souhaites-tu être parrainé après ta validation ? Non, je crois que je connais la maison depuis le temps. xD


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Dim 2 Sep - 21:17

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MESSAGES : 14 LOCALISATION : Derrière son appareil photo

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TRUC

"Si vous vous contentez de voir ce qui est évident, vous ne verrez rien." - Ruth Bernhard





contes nous ton histoire
août 1991, maison familiale, 5 ans.
Il était une fois, il y a très longtemps, un jeune homme nommé Cadwalader. Malgré son jeune âge, Cadwalader était le plus valeureux guerrier de son village. Fiancé à la fille du chef, la douce Carys, il était destiné à diriger son clan un jour. Mais un jour, Carys tomba gravement malade. Personne, pas même le druide du village, ne parvint à la soigner. La voyant dépérir un peu plus chaque jour, Cadwalader ne put se résoudre à la laisser mourir. Un matin, il quitta son village, dirigeant ses pas vers le temple sacré de l’île, espérant que là-bas les druides accepteraient de lui fournir un remède. Quelle ne fut pas sa déception lorsqu’il essuya leur refus. Ils essayèrent de lui expliquer qu’il était trop tard, que plus rien ne pourrait la sauver. Mais il refusa de les écouter, d’abandonner. Cadwalader resta longtemps aux abords du temple, à la recherche d’un quelconque objet capable de l’aider. C’est ainsi qu’il apprit que les druides conservaient au coeur du temple sacré des bâtons magiques pour les futurs apprentis druides. Cadwalader connaissait les pouvoirs de ces bâtons dotés de magie. Et il se dit que peut-être une fois en possession de ces pouvoirs, il serait capable de sauver lui-même Carys. C’est ainsi qu’il s’introduisit en douce dans le temple, vola un bâton magique et fuit la fureur des druides. De retour à son village, il ne trouva que des cendres. Un clan ennemi avait attaqué le sien en son absence et détruit le village. Sa famille avait périt lors du drame, lui apprirent quelques survivants. Et si, en son absence, sa fiancée avait miraculeusement guéri, les attaquants l’avaient emmenée avec eux. Rendu fou de rage et de douleur, il se rendit seul au village où Carys était retenue. Là-bas, le bâton magique réagit à sa colère et à sa douleur. Jamais combat ne fut aussi rapide et meurtrier que celui qui opposa le jeune guerrier accompagné de la magie aux autres guerriers. La liberté de sa fiancée fut obtenue au prix de nombreuses vies et de grands dégâts dans la magie environnante, dûe à une trop trop grande quantité libérée de manière incontrôlée. Lorsque Cadwalader comprit ce qu’il avait fait, les remords l’assaillirent. Mais il n’y avait aucun moyen de réparer le mal causé. Pour le punir, les druides lui reprirent le bâton magique et le maudirent, lui et tous ses descendants. En réponse à ses actes irréfléchis et dévastateurs, il fut condamné à veiller sur l’île, son temple et tout lieu de culte se trouvant sur cette terre, sans pouvoir la quitter.

-Aujourd’hui, ses descendants continuent à veiller sur l’île.
-Même si le temple n’est plus là ?
-Les malédictions ne prennent pas en compte ces informations.
-C’est pas juste.


L’enfant que tu es fait la moue. Tu trouves cela injuste d’être puni pour la faute des autres. Mais ta mère sourit doucement, tout comme tes frères.

-Ce n’est qu’une légende, Drys.
-Les légendes ne sont pas vraies ?
-Elles s’inspirent de la réalité. Mais avec le temps, les gens oublient l’histoire qui a inspirée la légende. Ou alors ils changent certaines choses pour la rendre plus belle à raconter.
-Donc on ne sait pas ce qu’il s’est vraiment passé ?
-Non. Et on ne saura certainement jamais.


Tu baisses les yeux. Tu trouves cela dommage de ne pas savoir ce qu’il s’est réellement passé autrefois. Tu sais que ta famille et plus généralement ton clan veille sur cette île où vous vivez. Que personne n’en sort, raison pour laquelle ton père n’est jamais à la maison puisqu’il travaille en Angleterre, il ne revient que de temps en temps à la maison. Mais ce n’est pas grave, tu as appris à vivre sans lui. Tu as deux frères aînés, une petite soeur et ta mère qui veille sur vous quatre… Tu n’en demandes pas plus, tu es heureux. Enfin, si, maintenant tu en veux plus.

-Hé bien moi je saurai un jour. Je vais le découvrir !

Ils rient. Un sourire flotte doucement sur tes lèvres tandis que tu les regardes tous les trois, avant qu’une multitude de mains viennent se fourrer dans tes cheveux, les ébouriffant dans tous les sens. Tu protestes vivement avant finalement rire avec eux.

-Peut-être, un jour… Mais en attendant, tu dois dormir jeune homme.

Tu hoches la tête. Tu peines à garder les yeux ouverts, il se fait tard. Tu regardes tes frères quitter la chambre puis tu te blottis dans tes draps. Ta mère dépose un tendre baiser sur ton front puis rejoint tes aînés. Quant à toi, du haut de tes cinq ans, tu sombres dans un sommeil peuplé de héros légendaires…

25 decembre 1997, cimetière du clan Mael Ynys Môn, 11 ans.
La neige de dépose sur les tombes, sur les épaules, les têtes et les bonnets qui essaient tant bien que mal de conserver un peu de chaleur. Tu regardes les noms inscrits. Bedwyr et Elis Gwynedd. 15 et 18 ans. Tes larmes ne coulent plus, tes réserves sont à sec depuis le temps. La plupart des membres du Clan sont partis se mettre à l’abri du mauvais temps. Seules restent quelques personnes. Ta soeur, collée à toi, tremblante de tristesse et de froid. Tes parents qui se disputent plus loin, sous le regard fatigué d’autres membres du Clan et notamment ton grand-père.

-Tu crois qu’ils vont revenir en fantômes ?
-Non… Et j’espère avoir raison…
-Mais pourquoi ?


Tu peines à affronter ce regard profondément malheureux qu’elle te lance. Cela fait une semaine et ils lui manquent terriblement. Autant qu’à toi. Ils étaient vos frères, vos aînés, ils veillaient sur vous deux… Ton coeur se serre. La tristesse n’est déjà plus là, comme eux. La colère l’a depuis longtemps remplacée. Tu serres un peu plus ta petite soeur contre toi, comme si cela pourrait l’aider à aller mieux après tout ce qu’il s’est passé.

-Ce serait triste pour eux de nous voir grandir sans pouvoir vraiment partager des moments avec nous… Ils sont plus tranquilles s’ils ne reviennent pas…
-Mais…


Elle ne réplique pas. Elle sait que tu as raison, malgré son jeune âge. Et toi aussi, tu es étrangement mature du haut de tes 11 ans. Ton regard peine à s’arracher aux cercueils pas encore totalement enterrés. Tes frères sont là à cause de sorciers. Ils ont attaqué votre île. Et en tant que protecteurs, ils ont fait leur devoir. Et ils l’ont payé de leur vie.

-Pourquoi ils ont fait ça ? Les sorciers sont gentils d’habitude…
-Non, ils ne nous aiment pas beaucoup.
-Mais pourquoi ?
-Parce que les sorciers veulent garder leur magie pour eux. Alors que nous, on sait plein de choses sur la magie alors qu’on n’est pas des sorciers. Ils détestent ça.


Elle baisse les yeux tandis que toi tu serres les poings. Tu n’es plus un naïf enfant depuis longtemps. Tu observes beaucoup et apprends vite. S’il te manque parfois du vocabulaire pour mettre un nom sur ce que tu observes, cela ne t’empêche pas de comprendre. Tu as vu la manière dont les quelques sorciers qui viennent sur votre île regardent votre famille. Les regards parfois méprisants, parfois condescendants. Cela t’énerve.

-Je les déteste ! Moi aussi je voudrais les maudire !

Une main se pose sur ton épaule et tu sursautes vivement. Ta soeur s’écarte de toi tandis que tu te retournes pour faire face. Au chef du Clan : ton grand-père.

-Tu ne devrais pas tenir de tels propos.
-Mais ce n’est pas juste ! Pourquoi nous on est maudit et pas eux ?
-C’est ainsi. Drystan, tu es trop émotif. Tu le sais pourtant. La colère et la haine…
-N’apportent que la peine. Je sais grand-père…


C’est la maxime du clan. Elle justifie le calme et la bonne humeur de chacun d’entre-vous, et bannit les conflits. Tu sais pertinemment qu’il a raison mais tu restes trop jeune pour maîtriser tes sentiments aussi bien qu’un adulte. Tu as encore besoin de temps et d’entraînement. Un jour, tu sauras éteindre toute flamme de colère en toi. Parce que, si on se base sur la légende, c’est la raison de votre malédiction. Ton regard se pose quelques secondes sur cette marque noire et parfaitement ronde au creux de ta paume gauche. Tout le monde dans le Clan a la sienne, plus ou moins étendue. Un soupir se glisse entre tes lèvres et tu t’appuies contre le vieil homme. Ton regard revient sur les cercueils. Quelle journée… Joyeux noël…

juillet 2002, Birmingham, 16 ans.
Assi sur ton skate, tu mitrailles tes amis de photos. Le regard pétillant, un grand sourire accroché aux lèvres, cela se voit que tu es heureux d’être là. Heureux de tester ton nouvel appareil photo. Tu as la sensation qu’il est mille fois plus performant que ton précédent. D’un côté, tu sais que ce n’est pas un appareil destiné aux particuliers en temps normal, il est réservé aux professionnels. Mais en faisant des pieds et des mains, tu as obtenu le reflex que tu convoitais. En totalement numérique, un des premiers ! Bref, tu es heureux, tu plaisantes avec les autres et prends encore quelques photos. Les prises en mouvement sont vraiment correctes. Tu prends quelques minutes pour supprimer celles qui sont floues.

-Hé, Drys, ramène ta fraise ! Tu n’as presque pas fait de tricks !

Tu lèves les yeux et souris franchement.

-Quoi, tu es si pressé que ça que je fasse de plus belles figures que toi ?
-Ravale ta frime et montre de quoi t’es capable !


Vous riez tous et tu montes sur le half-pipe. Tu enchaînes quelques figures de base pour t’échauffer et petit à petit tu augmentes la difficulté. Ce n’est pas comme si c’était la première fois, bien au contraire. Tu en faisais déjà beaucoup sur ton île, en plus de tout un tas d’autres activités, mais le fait de te faire des amis adeptes du skateboard t’a poussé à t’améliorer très rapidement. Ce n’est pas encore parfait, mais tu as le temps de t’améliorer encore un peu. Et ce n’est pas comme si tu allais faire de la compétition. Tu te poses sur le plateau sous quelques applaudissements lorsque…

-Oh oh. Ennuis en vue.

Ton regard quitte le half-pipe pour se poser. Sur ton père, visiblement furieux. Tu arques un sourcil, surpris de le voir là. Habituellement il ne vient jamais te chercher, il attend que tu sois rentré pour te disputer. Tu lâches un soupir et glisses jusqu’en bas. D’un coup de pied bien placé, le skate arrive dans ta main sans que tu ais eu besoin de le ramasser.

-Qu’est-ce que tu fais ici ? Tu devrais réviser pour la rentrée ! Tu passe ton baccalauréat cette année, ce n’est pas le moment de flemmarder !

Tu lèves les yeux au ciel. Mais bien sûr. Tu as un année d’avance. Tu es toujours le meilleur de ta classe. Et pourtant il n’a de cesse de te rabâcher que tu dois travailler sans relâche, que tu dois faire toujours mieux. Tu n’as pas besoin de lui pour cela, tu le fais très bien tout seul. Ta soeur et tes amis te répètent souvent que tu travailles trop, mais tu es comme ça, tu n’as pas envie de changer. Par contre, qu’il vienne jusque devant tes amis pour t’ordonner de travailler, c’est peu commun. Il y a autre chose. Tu t’éloignes donc un peu de la bande pour te retrouver en tête à tête avec lui.

-Qu’est-ce qu’il y a vraiment ?
-Pourquoi es-tu allé fouiner dans mes comptes ?


Tu fronces les sourcils. Ses comptes ? Il te faut une bonne seconde pour comprendre. Oui, c’est vrai, tu y as apporté quelques petites modifications.

-J’avais besoin d’un post-it. Tes comptes étaient là donc j’y ai jeté un coup d’oeil. Et j’ai rectifié les montants. Il y a quelques milliers de livres partis on ne sait-où, tu devrais remettre les pendules à l’heure avec tes collaborateurs.

Tu as l’impression que sa mâchoire va se décrocher. Qu’importe. À seize ans, ce n’est pas compliqué de faire quelques pauvres calculs et cela fait bien longtemps que tu mets ton nez dans les comptes de l’entreprise. L’exercice ne t’est pas inconnu. Il ouvre la bouche mais tu n’as pas envie de l’écouter. Tu ne lui as jamais pardonné ni son absence lorsque tes frères et ta mère avaient besoin de lui, ni le fait qu’il vous ait éloigné ta soeur et toi de votre mère, et de votre île. Ce sont deux reproches que tu lui fais depuis des années et qui pourrissent votre relation père-fils.

-Ecoute. Si tu es suffisamment négligeant - j’espère que ce n’est que ça - pour ne pas tout recompter, je m’en fiche un peu. Mais ça un impact sur tes enfants, au cas où tu aurais oublié que tu en as arraché deux à leur mère pour les oublier dans ton appartement ! Donc j’y jetterai un coup d’oeil autant de fois que nécessaire pour rectifier le tir, que ça te plaise ou non.

Les poings fermés, il est fou de rage, le prend comme une humiliation. Et encore, tu es resté soft dans tes propos. Tu es capable de faire bien pire, de te faire bien plus blessant. Il marmonne quelque chose. Et la claque part, s’étalant bruyamment et violemment sur ta joue. Tu tournes la tête sous l’impact, mais tu n’as pas plus de réactions que cela. Tu as l’habitude. Le regarder fixement, le regard vide de toute émotion, suffit amplement pour qu’il tourne les talons et reparte, te laissant là, ta joue portant une marque rouge correspondant à sa main. Tu le trouves. Désespérant et puéril. Il te suffit de secouer la tête pour passer à autre chose. Tu rejoins les autres, esquive les questions et remonte sur ta planche de skate. C’est parti pour quelques tricks bien dangereux !

octobre 2007, salle des ventes de Birmingham, 21 ans.
Tu raccroches ton téléphone et attrapes un des nombreux carnets qui ne quittent jamais tes poches, ainsi qu’un stylo. Sous le regard désapprobateur d’un ami, tu inscris en vitesse le rendez-vous que tu viens de prendre. Ton agenda est noir de notes, plein sur les prochaines semaines. C’est ainsi depuis des années, et cela continue maintenant que tu es en formation de commissaire-priseur. Le calepin est refermé d’un geste vif et tu le ranges à nouveau dans ta poche avant de tourner un regard interrogateur à ton ami qui lâche un profond soupir.

-Je te rappelle qu’on n’est pas là pour regarder mais pour apprendre et participer.
-Mais je fais les deux, ne t’en fait pas !


Il n’a pas l’air convaincu pour deux sous.

-En étant au téléphone ?
-Hé, j’ai un boulot en dehors de l’apprentissage de métier de Commissaire-Priseur ! Je ne peux pas dire non à tous mes clients !
-Ah oui, c’est vrai, tu es photographe aussi. Comment est-ce que tu arrives à tout faire en même temps ? Les études, ton travail, une vie sociale, et je ne sais quoi d’autre encore…
-Je ne dors pas beaucoup.


Vous riez tous les deux, bien que suffisamment discrètement pour ne pas déranger la vente aux enchères. Mais il n’y a rien de plus vrai dans ce que tu viens de dire : tu dors très peu pour avoir le temps de tout faire. Mais tu trouves toujours du temps pour tes proches. Pour eux, tu annules des rendez-vous, tu ne vas finalement pas à des événements ou expositions qui t’intéressaient grandement parce qu’ils ont besoin de toi auprès d’eux. Tu es quelqu’un sur qui on peut compter. Et il faut bien l’avouer, tu heureux de voir de la fierté dans le regard de ton grand-père, quand il pose ce dernier sur toi. Tu es à la hauteur. Le jour où tu devras reprendre le flambeau, tu seras prêt. Tu l’es déjà.

août 2015, Birmingham, 28 ans.
Tu as fini ta présentation. Un silence s’est abattu sur la pièce. Il faut dire que ton sujet n’était ni le plus évident, ni le plus apprécié de tous. Parler des personnes actuellement en prison, ce pour quoi ils ont été condamné. Et tous les éléments dits externes - pas si externes que ça - qui ont plus que certainement joué dans leur condamnation. Tu les fixes. Ils se concertent du regard, sans prendre la peine d’échanger le moindre mot. Tu sais qu’ils n’aiment pas. Un en particulier. Mais tu aimes tout ce qui est engagé. Et là ils sont servis. Tu les regardes toujours, en silence.

-Bien, Monsieur Gwynedd. Votre reportage était intéressant, autant sur le fond que sur la forme. Les arguments étaient pertinents.
-Mais jamais personne n’acceptera de le publier. C’est le meilleur moyen de provoquer les autorités.
-Ah mais c’est sûr que vous, vous n’auriez pas les couilles pour présenter un reportage comme celui-là.
-Quoi ?
-Vous préférez descendre les gens à la moindre occasion que chercher la vérité dans les purs faits. À votre place j’aurais honte ! Et moi j’ai honte. Honte de vous, de ce que vous faites. En particulier vous, Monsieur Atcock.


Tu as une dent contre lui. Il y a certains articles signés de sa plume qui t’ont mis profondément en colère et tu le lui as fait remarquer tout au long de ta scolarité.

-Et puis, vous savez quoi ? Je n’en ai plus rien à foutre de vos conneries. Je me casse. Allez, adieu les vautours !

Les mâchoires se décrochent mais cela te plaît. Tu ramasses tes affaires en faisant fi des remarques et protestations. Et tu quittes la salle, définitivement, adressant un magnifique doigt d’honneur au jury. Adieu ! Quelques années fichues en l’air, mais cela valait le coup. La tête qu’ils ont fait était impayable, tu vas garder précieusement ce souvenir dans ta tête. Et si tu entends Cherry te courir après, tu te tournes vers elle, lui adresses un grand sourire, puis reprend ta marche. Ciao le journalisme ! Et bonjour les photos à temps plein !

20 juin 2017, Birmingham, 31ans.
Quatre mois. Cela fait quatre mois. Tes mains tremblent légèrement, tu es obligé de poser ton appareil photo. Tu n’es rentré que depuis un mois mais tu es étroitement suivi par un psychologue. Pourtant, le mental va  peu près bien, c’est le physique qui peine plus à se remettre de l’explosion. Entre les cicatrices, les points de suture, les plaies qui se sont infectées et dont il a fallu s’occuper en urgence à l’hôpital… Heureusement, ta vue va parfaitement bien et ton ouïe est presque enfin revenue à la normale. Presque. Tu as des acouphènes lorsqu’il n’y a plus aucun bruit aux alentours. Cela, par contre, cela risque d’être définitif.

Un soupir glisse entre tes lèvres, se posant sur ton agenda un peu plus loin. Tu as annulé un grand nombre de tes rendez-vous, tu vas devoir réussir à tout replacer. Un mois et demi dans le coma, autant à te soigner physiquement et psychologiquement… Maintenant il faut tout reprendre, rattraper, arranger… Quel bazar. Tu y es depuis plusieurs heures, à appeler les clients, à leur proposer de nouveaux rendez-vous… Tout en ménageant au possible ton emploi du temps pour ne pas trop t’épuiser, repoussant ce qui n’est pas urgent… Tu n’es pas censé reprendre le travail maintenant, mais les photos te manquent. T’occuper l’esprit te manque. Tu n’es pas de ceux qui se lamentent sur leur sort et restent sur leurs problèmes. Même si ledit problème est une bombe qui a explosé dans le bar où tu te trouvais, manquant de peu de souffler ta vie au passage. Même si la nuit tu as des cauchemars, même si tu as parfois l’impression que ton corps couvert de cicatrices pourrait se briser à chaque seconde. Mais c’est une mauvaise passe à passer. Tu t’en sortiras. Comme toujours.



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Dim 2 Sep - 21:19

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MESSAGES : 495 LOCALISATION : Quelque part dans Birmingham, occupée. EMPLOI : Purificatrice au service du Gouvernement Anglais.

carnet personnel
DANS TA POCHE: Un miroir de poche, un rouge à lèvres sanguin, et quelques chewing-gums.
TON PATRONUS: Sans aucun doute une oie.
COMPÉTENCES:


REBIENVENUUUUUUUUUE !! Trop hâte de voir ce personnage en oeuvre, ça va être trop bien


Un jour je t'expliquerai pourquoi le sang qui coule dans tes veines se diffère tellement du mien. Un jour tu comprendras qu'il n'y a parfois que quelques gouttes qui font toutes une vie de pureté. — .
il n'existera ni limite
ni frontière
à la purification.
Et de tes maux
tu voilà soulagé.
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Dim 2 Sep - 21:27

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MESSAGES : 14 LOCALISATION : Derrière son appareil photo

carnet personnel
DANS TA POCHE: quelques croquettes pour chat, un calepin, un crayon, un téléphone.
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COMPÉTENCES:


Merci.
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Mar 4 Sep - 10:28

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MESSAGES : 1393 LOCALISATION : Dans les rues de Birmingham, protégeant le peuple Anglais. EMPLOI : Patrouilleuse et chef des Patrouilleurs au sein de l'Ordre du Phénix.

carnet personnel
DANS TA POCHE: Un rouge à lèvre bordeaux, pour contraster avec son uniforme rouge sang. Une petite fiole de poison, c'est toujours utile, et une lame, effilée et tranchante, comme son caractère.
TON PATRONUS: Il s'agirait sans doute d'une panthère, rusée et discrète mais terriblement dangereuse.
COMPÉTENCES:


bienvenue à Birmingham



un personnage prometteur et tellement intéressant j'ai dévoré ta fiche et j'ai hâte de voir ce beau GA-LLOIS en jeu


Bienvenue, bienvenue Te voilà donc fraîchement validé jeune padawan ! Puisses le sort t'être désormais favorable et ce, avant que l'hiver arrive
Hm, hm. Plus sérieusement Tu peux désormais aller recenser ton personnage juste là (histoire d'être parfaitement à jour), ensuite tu pourras créer ton petit carnet personnel par ici, où tu pourras absolument tout mettre (n'oublies pas de lire les règles de la section pour mieux comprendre le fonctionnement)
Tu peux également te mettre au service des Purs (sauf si tu es Pur )
Si tu ne veux pas te retrouver à la rue, tu peux demander un logement, ou préciser que tu es encore un habitant de l'Orphelinat et demander ta chambre.
Par la suite tu pourras rp à ta guise sur le forum !
On t'invite néanmoins à aller jeter un coup d'oeil aux animations, ça se trouve tu pourrais en louper une ! En espérant que tu te plairas sur MS et que tu vivras de belles et longues aventures

Gloire aux Moldus, gloire à la pureté du sang et puisses-tu vivre longtemps !


qu'importe la souillure de ton sang, si tu me barres la route, je t'écraserai, si tu oses cracher sur le gouvernement qui ta garde en vie, je t'exécuterai — .
le devoir
avant
tout.


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Mar 4 Sep - 10:43

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MESSAGES : 14 LOCALISATION : Derrière son appareil photo

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COMPÉTENCES:


MERCIIIIIIIII !!!

Je cours, je vole remplir l'administratif !
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