so come on, let it go, just let it be, why don't you be you, and i'll be me ? + Evan
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La ville de Birmingham compte actuellement 22 Purs, 6 Purifiés et 25 Impurs, la Résistance semble recruter plus de membres que l'Ordre du Phénix, il serait peut être bon de se méfier de ce regroupement.
Les les femmes deviennent importantes et prédominantes, au détriment du sexe masculin, pourtant si charmant.




 
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 so come on, let it go, just let it be, why don't you be you, and i'll be me ? + Evan



l'impureté sera traitée et éradiquée
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MessageSujet: so come on, let it go, just let it be, why don't you be you, and i'll be me ? + Evan    Mer 14 Sep - 16:52

so come on, let it go, just let it be, why don't you be you, and i'll be me ?
Evan ✧ Oriane
Déjà une bonne heure et demie qu’il est enfermé dans son bureau. Oriane, assise dans le divan, feuillette un magazine sans grande conviction. Magazine féminin dont les articles la laissent de marbre bien souvent. La mode, elle ne s’en préoccupe pas tant que cela et elle n’a guère besoin de l’avis de spécialistes pour savoir quel mascara utiliser ou non. Ce n’est pas elle qui a acheté ce magazine à la base. Elle l’a trouvé dans une des salles d’attente de l’hôpital et a décidé de le prendre pour voir un peu ce qu’il en était. Ses yeux tombent alors sur un article et elle se retient de tourner encore la page. L’article en question l’a de suite attirée. Et pour cause. Celui-ci traite de la maternité. Énième article qui parle des différents symptômes qui prouvent qu’une grossesse est en cours. Énième article qui traite des gestes à faire ou pas pour gérer au moins la grossesse. D’un coup sec, elle ferme le magazine et le jette sur la table basse. Seule dans la pièce, elle pense à James, enfermé dans son bureau. Il travaille sur son nouveau roman. Elle ne peut lui en vouloir de travailler. Elle aussi travaille. Ils ont chacun besoin de gagner leur vie. C’est essentiel pour vivre correctement, savoir payer les factures, pour se nourrir et autres. Au bout d’une vingtaine de minutes à regarder dans le vide, à jouer avec le bracelet qu’elle porte autour de son poignet gauche, elle décide d’aller voir où en est Julian. Elle frappe à la porte du bureau et l’ouvre ensuite. Julian travaille sur son ordinateur, ses doigts tapant à toute vitesse sur les touches du clavier. Il ne s’arrête que lorsqu’Oriane est à ses côtés. « Tout va bien ? » Un petit sourire s’affiche sur les lèvres de la jeune femme et elle hoche la tête. L’une de ses mains commence à caresser doucement la chevelure bouclée de son fiancé. « Je m’ennuie un peu. A croire que j’ai besoin de travailler tout le temps … » Le ménage était fait, les lessives aussi. L’habitation est propre et tout est parfaitement rangé. « Pourquoi tu n’irais pas promener un peu dehors ? Faire les boutiques, aller boire un café ? » Elle hausse les épaules. Pourquoi pas. Elle l’embrasse tendrement sur les lèvres et quitte le bureau. Elle prend son sac, vérifie que tout est bien dedans et sort de l’habitation en prenant soin de fermer à clé. On est jamais trop prudent. Et puis, Julian a le double. Une fois dans la rue commerçante, elle flâne. Sans but précis. Elle entre dans une boutique ou deux. Elle n’y trouve rien de particulier à acheter. Mais au moins, elle s’occupe. Elle passe le temps. Sortant d’une énième boutique, elle longue les façades, prenant soin de ne bousculer personne. Certaines ont le don pour ne pas regarder où elles vont, trop occupées avec leur smartphone par exemple.  Sur le trottoir opposé, de l’autre côté de la rue, une silhouette attire son regard. Elle ne peut distinguer correctement son visage mais une étrange sensation s’empare d’elle. Comme une sensation de déjà vu, comme une ombre du passé qui repasse en pleine vitesse dans son esprit. Le doute s’installe. Un malaise aussi. Attirée par la curiosité, par l’envie de prouver que cette sensation n’a pas lieu d’être, elle traverse la rue, le regard fixé sur l’homme qui continue de marcher tranquillement sans la remarquer. C’est à peine si Oriane se rend compte qu’elle traverse au nez d’une voiture qui freine tout juste. Elle se moque pas mal du conducteur qui l’invective depuis son siège, par la fenêtre ouverte. Une fois de l’autre côté, elle n’est plus qu’à moins de deux mètres de l’homme. Elle ne saurait dire s’il a entendu la voiture freiner, s’il a entendu l’homme s’époumoner. Ses pas sont lents et à mesure que le visage de l’homme se fait plus net, le cœur d’Oriane s’emballe. De surprise. De peur aussi. Elle s’arrête net en face de l’individu. Est-elle réveillée ? « Toi … ? » Un seul mot. C’est tout ce qu’elle arrive à dire en cet instant. Ce qui est déjà bien étant donné qu’elle n’a aucune idée sur la façon doit elle doit réagir. Après des années en plus. Perdue est le mot adéquat.  

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MessageSujet: Re: so come on, let it go, just let it be, why don't you be you, and i'll be me ? + Evan    Lun 19 Sep - 12:34



Hold, hold on, hold onto me
'Cause I'm a little unsteady


Il regarde dans le miroir, alors qu'il retire peu à peu les points de suture. Énième marque sur son corps, laissée par une énième bataille. Contre les autres, contre lui-même, il n'en connaît même plus l'origine. Il y a toujours une raison, enfin, presque toujours. Car depuis six ans, il n'est plus le même. Le croirait-il, si on lui disait qu'il ne se battait jamais, il y a six ans de ça ? Sans doute pas. Il en rigolerait, il trouverait cela stupide, maintenant que la violence teinte son quotidien de rouge. Il grimace un peu en retirant les derniers points, appliquant juste un streristrip qui fera l'affaire pour la fin de la cicatrisation. Mais son esprit est ailleurs, comme trop souvent. Son esprit s'occupe à déterrer ce qu'il reste de ces vieux souvenirs. Ces rares visages, ces rares instants. Des fois, il se demande ce qu'il était vraiment autrefois. Un ingénieur, certes. Mais avait-il une famille ? Il ne pensait pas. Et pourtant, il a rencontré son cousin, Gwydion. Peut-être que l'Ordre avait omis de lui en parler. Peut-être que le mensonge était bien plus lourd que ça. Il soupire un peu. Il sait qu'il ne doit pas y songer, que c'est mal. Il sait que l'heure n'est plus au passé, mais bien au futur. À tout ce qu'il doit faire pour son boulot, pour Birmingham. Ce serait égoïste de songer à lui et à lui seul, n'est-ce pas ? Tout à fait. Alors il se donne un coup de pied moralement. Il balaye toutes ces pensées et il passe à autre chose, comme on lui a si bien appris à le faire.

Le temps de récupérer sa veste, ses clés et il est dehors. Pour aller où ? Il ne sait pas trop encore. Il a juste besoin de s'aérer l'esprit. De profiter de ce jour de repos comme les gens normaux le font. En sortant, pour faire les boutiques – même si ce n'est pas sa grande passion – ou juste se balader, en bref se donner l'impression d'être productif même quand ce n'est pas le cas. Il n'y a que le boulot où il se sent utile, et encore, il y a des journées plus plates que d'autre. Mais l'agitation de la ville lui réchauffe un peu ce cœur de pierre qui lutte derrière son torse. À défaut de réellement vivre, il regarde les autres faire et il s'imagine une seconde existence, une où tout aurait été plus simple, où il aurait été heureux, comme ces gens. Une belle jeune femme accrochée à son bras, peut-être un ou deux gamins. Une vraie famille, qui n'est plus qu'utopie désormais. Il soupire et enfonce ses mains dans ses poches. Il entend un chauffard beugler derrière mais se retourne à peine, ça ne le regarde pas après tout. Mais il y a autre chose, une présence. Et il est bien obligé de lever les yeux et de s'arrêter pour ne pas lui entrer dedans. Toi ? Ses yeux s'écarquillent alors qu'il détaille la jeune femme qui lui fait face. C'est elle. Il en est certain. C'est elle la fille de ses songes. Ce visage récurrent quand il pense à son passé. Dans ses maigres souvenirs, il a toujours vu une petite brune au grand sourire. Un visage un peu flou, qui lui paraît pourtant si net maintenant qu'elle est devant lui. « C'est toi.. » Qu'il souffle en retour. Il est bien loin de porter son sarcasme ou son air suffisant. Pour le coup, Monroe est juste désemparé, incapable de comprendre ce qui se passe devant lui. Il a l'impression d'être la victime d'une mauvaise farce et pourtant, tout cela lui semble plus que réel. « Je vous connais. Je vous connais n'est-ce pas ? » Il se sent soudainement si petit à côté d'elle. Complètement impuissant face à ce nouveau morceau de son passé qui revient à la surface. Il veut savoir, il veut comprendre, même s'il devrait faire demi tour et fuir en courant. « Qui êtes-vous ? » Qu'il demande finalement, l'expression toujours aussi sérieuse et inquiète. Il se pourrait que sa vie prenne un nouveau tournant, aujourd'hui encore.
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MessageSujet: Re: so come on, let it go, just let it be, why don't you be you, and i'll be me ? + Evan    Dim 9 Oct - 19:02

so come on, let it go, just let it be, why don't you be you, and i'll be me ?
Evan ✧ Oriane
Là, devant ses yeux ébahis, il est clair qu’il s’agit bien d’Evan. Oriane ne peut se tromper sur cela, c’est tout bonnement impossible. Evan, elle connait tout de lui. Du moins, elle connaissait tout de lui. Avant cet instant, elle avait fini par utiliser le passé quand elle l’évoquait. Du peu qu’elle l’évoquait de toute façon à voix haute … C’était surtout par pensée qu’elle se souvenait de lui. Des souvenirs encore intacts dans sa mémoire. Elle avait eu raison d’espérer. Car Evan se trouve là, en face d’elle. C’est un peu comme dans ses rêves. Ce moment où ils se retrouvent, un moment un peu délicat comme par en juger le simple petit mot qu’elle arrive à dire. Il lui répond en retour et entendre le son de sa voix lui réchauffe le cœur. C’est à peine si elle remarque l’air désemparé qu’il affiche. Non, elle est encore trop sous le choc et heureuse qu’il se tienne là, devant elle. « Je vous connais. Je vous connais n'est-ce pas ?» Elle fronce les sourcils. Il la connait, bien entendu. Pourquoi a-t-il besoin de poser une telle question à voix haute ? Parce qu’il n’ose y croire tout comme elle ? Ça doit être. Ça ne peut être que cela. Oriane essaye de s’en convaincre. Être optimiste en toute circonstance après tout, c’est quelque chose qui la caractérise, non ? « Qui êtes-vous ?» Un cœur qui s’arrête de battre l’espace d’un instant, un cerveau qui se met sur off une seconde. Le refus de comprendre ce que ces trois mots voulaient dire, ce que la question signifiait. Elle a cette impression que son coeur, que tout son être se disloque en millier de morceaux et qu’ils s’étalent sur le trottoir. Les mots lui manquent, elle a du mal d’assembler une seule phrase correcte. Elle ne sait que dire. Mais que dire justement ? Elle voudrait fuir pour échapper à cela, s’éloigner de cette vérité qu’elle refuse de voir s’imposer dans son esprit. Cependant, elle ne peut s’en soustraire. La vérité est bien là. Cette question signifie tout. Il l’a oubliée. Elle. Oriane, son ancien amour. Il ne se souvient pas d’elle. « Je … Je suis … » Une ombre du passé ? Non, elle n’est plus rien pour lui. Elle n’existe plus. Tout ce qu’ils ont vécu semble disparu de sa mémoire. Elle pourrait croire à une blague de mauvais goût, mais l’expression du visage d’Evan lui indique qu’il est des plus sérieux. Oh, qu’elle aurait voulu que tout ceci ne soit qu’une mauvaise plaisanterie ! « Oriane. » Simple prénom, nom illusoire vu la situation. « On été … proche. » Ca lui fait mal de dire cela. Ce ne sont pas cela des retrouvailles correctes, non. Elle se mord la lèvre, signe qu’elle n’est point à son aise. « Je t’évoque quelque chose ou pas du tout ? »

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MessageSujet: Re: so come on, let it go, just let it be, why don't you be you, and i'll be me ? + Evan    Mer 12 Oct - 19:42

Il la regarde, il la toise de ses deux têtes de plus. Le petit bout de femme qui se tient là, surpris, secoué un peu aussi sans doute. Il ne comprend pas. Ou peut-être que si. Qu'il refuse juste de l'admettre. Ça lui fait cette même chose que d'habitude, quand une personne de son passé revient et le fixe en espérant provoquer une réaction quelconque chez le patrouilleur. Mais Evan ne se souvient pas. Comment pourrait-il réagir ? Il la détaille. Il se sent stupide, car ce visage, il ne l'a jamais vraiment oublié. La forme dans son esprit se fait plus nette. Oui, c'est une certitude, elle est une pièce de son passé. Il devrait faire demi-tour, s'éloigner comme si de rien était. Mais il ne peut pas. Il lui demande – qui est-elle ? Ce n'est plus qu'il a envie de savoir, c'est qu'il en a besoin. L'hésitation glisse sur les lèvres de la brune. Elle ? Il reste attentif, impatient. Oriane. Vague écho dans son esprit, il aimerait sourire, lui dire qu'il se rappelle, oui. Mais ce n'est pas le cas. Il se sent honteux, un peu stupide aussi. La rencontrer, c'est de se rendre compte, à nouveau, qu'il ne sait même plus qui il a été. Combien comme elle en a-t-il laissé derrière ? Qui était-elle, il y a six ans de cela ? Il aimerait lui poser mille questions, se redécouvrir dans ses réponses. Tout autant qu'il sait qu'il ne doit pas, car ce serait trahir l'Ordre, d'une certaine manière. Tant d'indécision. Il se pince les lèvres. La détaille à nouveau. Proches. Il déglutit un peu, proche comment, il aimerait le savoir. Pour comprendre à quelle point il a pu la blesser en disparaissant, elle aussi. « Je. Je me souviens vaguement.. Je crois. » Je me souviens de ton visage, de ce regard rassurant, de ces sourires chaleureux. Je me souviens d'une robe bleue que tu portais ce jour-là, quand il s'est mis à pleuvoir, sur une jetée à Portsmouth. Il réfléchit, cherche dans ce qu'il lui reste de mémoire. Il baisse finalement les yeux, énervé contre lui-même. Il se sent stupide, incapable. Il se sent mal pour elle. « Je suis désolé, je... j'éprouve quelques difficultés à me rappeler. De tout ce qui remonte à plus des six dernières années. » Il n'en parle jamais à cœur ouvert, d'habitude. Mais elle, elle a quelque chose. Elle dégage quelque chose. Qui lui donne envie de parler, qui lui donne confiance. Il se sent faible et petit, soudainement, mais ça lui importe peu. Il veut savoir, tout comprendre et se braquer ne donnera rien de bon. « Vous. Hm. Vous voudriez en discuter autour d'un café ? » Il ne sait même pas pourquoi il lui propose. Il devrait fuir, loin, vite. Mais il s'approche, terriblement curieux.
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MessageSujet: Re: so come on, let it go, just let it be, why don't you be you, and i'll be me ? + Evan    Ven 11 Nov - 12:54



Oriane, ses souvenirs lui remontent à la tête tout d’un gout. Par vague, les choses auraient été plus simples à digérer. Oui, à digérer car elle a toujours bien du mal de se faire à l’idée qu’Evan ne semble pas la reconnaitre plus que cela. Alors, elle ne trouve rien d’autre à dire que son prénom. Au moins commencer par quelque chose, même si c’est une banalité. Elle aurait bien aimé qu’il s’en souvienne. Cela lui aurait fait énormément plaisir d’entendre son prénom sortir de la bouche d’Evan d’une façon naturelle, d’une façon comme s’ils n’avaient jamais été séparés depuis tant d’années. Elle continue, annonçant qu’ils étaient proches. Elle ne préfère pas rentrer déjà dans les détails. Elle ne veut pas prendre le risque de le brusquer. Pas maintenant, pas au moment où elle le retrouve. Je. Je me souviens vaguement.. Je crois. De quoi ? D’elle ? De moments passés ensemble ? La question lui brûle les lèvres. Chaque souvenir qu’Oriane a de leur histoire d’amour est merveilleux. Bien entendu, elle en a des mauvais, chose normale. Mais les bons … Ah ça. Portsmouth et la robe bleue sous la pluie, les petits déjeuners pris au lit, ces balades mains dans la main dans les champs, les gestes tendres, affectueux, … La jeune femme a beau avoir refait sa vie, elle n’a jamais oublié Evan. Il était toujours là dans un coin de son esprit, un coin de son cœur. Jamais elle n’aurait pu l’effacer. « Je suis désolé, je... j'éprouve quelques difficultés à me rappeler. De tout ce qui remonte à plus des six dernières années. Les six dernières années… ll a fallu que ce soit ces six dernières années. Ca ne pouvait pas être les deux dernières, ça non. Mais pourquoi donc éprouve-t-il des difficultés comme cela ? Un coup sur la tête ? Une mauvaise chute ? « C’est triste. » arrive-t-elle à dire doucement. Evan lui propose quand même de prendre un café. Pour discuter. De quoi ? Va –t-elle devoir lui dire la vérité ? Va-t-elle devoir lui rappeler de A à Z ce qu’ils étaient l’un pour l’autre ? « Heu, oui … Pourquoi pas. » Une réaction assez sobre alors, qu’à l’intérieur d’elle, ça bouille d’envie de se retrouver à table, autour d’un café, avec lui. Un peu avec cette impression que des explications doivent être données. « Vous avez un établissement en tête ? » A part celui où elle se rend d’habitude, elle n’en connait pas vraiment d’autres. On ne peut donc pas dire qu’à ce niveau-là, Oriane change souvent ses habitudes, loin de là.
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MessageSujet: Re: so come on, let it go, just let it be, why don't you be you, and i'll be me ? + Evan    Mer 28 Déc - 15:59

C'est comme une pointe qui s'enfonce dans son cœur, inexplicable. Il sait qu'il la connaît, mais ne peut pas pour autant dire pourquoi ou comment. Il la connaît, c'est tout, et qu'il se l'explique ou pas, cette femme a été une grande personne dans sa vie. Quelqu'un qui a illuminé les jours les plus sombres rien que d'un sourire, quelqu'un qui l'a rassuré sur le passé, sur l'avenir. Un avenir qu'ils n'auront pas en commun, de toute évidence... Il se sent bête, de ne même pas se souvenir de son prénom. Il se sent stupide et il peut lire la déception dans les yeux de la brune. Elle s'attendait à autre chose. À plus peut-être, comme tous les gens qui le recroisent, tous ceux qui le reconnaissent mais que lui, ne peut pas reconnaître. C'est triste, qu'elle déclare. Bien sûr que ça l'est. Sa vie est triste. Elle est sang et larmes depuis des années maintenant. Elle est bien triste sa vie oui, surtout quand il voit cette jeune femme, qui pourrait être une cousine, une tendre amie ou peut-être même bien plus. Il déglutit. Scrute ce petit bout de femme en se sentant trop grand, trop maladroit, trop, tout simplement. Il secoue finalement la tête, non, il n'a pas d'établissement en tête et l'amener chez Rozen serait de la folie. Mais il veut l'inviter et discuter, savoir. C'est devenu plus qu'une curiosité ces derniers temps, c'est devenu un besoin vital. « Je ne m'y connais pas très bien alors.. Je vous suis ? » Qu'il tente avec un petit sourire. Qu'elle choisisse, avec un peu de chance elle connaît un café dans le coin, ce qui n'est pas vraiment le cas d'Evan. Il la laisse le guider sans un mot de plus. Silencieux, toujours aussi maladroit, un peu mal à l'aise.. ça ne lui ressemble pas vraiment, lui qui d'habitude, semble n'avoir peur de rien. Le voilà qui se sent faiblard face à la jeune femme. « Alors hm. Oriane c'est ça ? » Il tente un maigre sourire. De ne pas paraître trop étrange, même si c'est sans doute loupé. « Je m'appelle Evan. Mais je suppose que vous le savez déjà, ça... » Stupide. Qu'est-ce qu'il peut être stupide ! Il se mettrait bien une gifle, et s'il ne le fait pas physiquement, il ne se loupe pas mentalement. « Je me sens un peu idiot, désolé... Je ne sais même pas si je suis censé vous tutoyer ou vous vouvoyer... Vous savez, cette situation est toujours assez étrange quand elle arrive. » Il soupire un peu. Les gens réagissent tous différemment, mais Evan lui, n'a aucun moyen de savoir s'il était apprécié ou détesté de ces personnes. Il garde ses mains enfoncées au fond des poches. « Même si j'ai le sentiment qu'on était bien assez proches pour se tutoyer... » Qu'il termine doucement, presque timidement. Car il est incertain, car il se rappelle un peu, il a certaines images en tête, qui ne laissent place à aucune ambiguité.
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MessageSujet: Re: so come on, let it go, just let it be, why don't you be you, and i'll be me ? + Evan    Dim 5 Fév - 10:50



Elle a l'impression de tourner en rond en cet instant. Les choses n'avancent pas, elle a l'impression de stagner dans ses paroles. Elle devrait être plus directe, plus franche. Elle devrait poser les bonnes questions. Au fond d'elle, elle sait que leur histoire est terminée depuis bien longtemps. Que jamais ils ne retrouveront cette complicité qu'ils avaient avant. Elle a quelqu'un dans sa vie après tout. L'attendre indéfiniment n'aurait pas été possible. Quand il lui propose un café, elle accepte. Cependant, il lui laisse le soin de choisir l'endroit. La voilà donc qui amène Evan dans un petit établissement tranquille qui ne paye pas de mine. Un endroit où elle a l'habitude d'aller quand elle a besoin de se changer un peu les idées.  « Alors hm. Oriane c'est ça ? » Entendre son prénom de sa bouche la ravit. Comme un saut dans le temps. Il y a bien si longtemps qu'elle n'avait plus entendu ce prénom sortir de ses lèvres de la sorte. « Je m'appelle Evan. Mais je suppose que vous le savez déjà, ça... » Elle ne peut s'empêcher de rire très très légèrement. La situation est loin d'être évidente. Il s'agit plus d'un rire nerveux qu'autre chose. « Oui, je me souviens de ton prénom, bien entendu. Evan Monroe. » Jamais elle ne pourra l'oublier. « Je me sens un peu idiot, désolé... Je ne sais même pas si je suis censé vous tutoyer ou vous vouvoyer... Vous savez, cette situation est toujours assez étrange quand elle arrive. » Elle ne peut qu'être d'accord avec ce qu'il dit. « Tu n'as pas à te sentir idiot. Et on peut utiliser le tu. Le vous, c'est au travail qu'on l'utilise. » Du moins dans son cas. Elle avait dépassé le stade du vous avec Evan depuis bien longtemps. Elle n'a même pas le souvenir de l'avoir une seule fois utilisé avec lui. Bien assez proches... Il ne croit pas si bien dire. « En effet... », commence-t-elle doucement à son tour. Elle mord sa lèvre inférieure l'espace de quelques petites secondes hésitant toujours si elle doit continuer sur sa lancée ou pas. Continuer sur ce sujet là. Ou non. Au final, elle doit bien passer par là.  « On était très... amis. Disons que, pour tout dire, on était très proche, on était ensemble. Durant quelques années, on était heureux. » Dans le sens le plus proche possible. Elle ne se voit pas commencer à dire qu'ils étaient amoureux et tout. De toute façon, elle se doute qu'il a deviné. « Mais, c'est du passé. Je suis contente de te revoir. » Plus qu'heureuse de l'avoir enfin retrouvé mais elle ne veut pas passer pour une folle, elle se contrôle. Et puis, de l'eau a coulé sous les ponts. Elle a fini par continuer sa vie et lui aussi semble avoir eu la sienne.
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MessageSujet: Re: so come on, let it go, just let it be, why don't you be you, and i'll be me ? + Evan    Ven 3 Mar - 11:44

Il aimerait que ce soit plus simple, pouvoir faire passer cette sensation de malaise pour rendre leur conversation un peu plus normale. Mais parler avec elle, ce ne sera jamais plus normal. Parce qu'une partie de ses souvenirs est partie, et elle dans le lot. Parce qu'il ne s'en doute pas encore, mais cette brune qu'il voit parfois dans ses songes, dans ses moments d'absence, ce rire qu'il entend, c'est le sien. Celui d'Oriane. L'entendre dire son prénom a quelque chose d'étrange, presque d'agréable. Il finit par sourire quand elle lui propose de se tutoyer. Lui qui n'osait pas, voilà qui facilite un peu les choses. Il finit par se détendre, peu à peu, en l'écoutant. Pour ne pas dire qu'il boit ses paroles, comme fasciné de retrouver cette pièce si importante de son passé. Proches ? La sentence finit par tomber. Ils n'étaient pas que « proches ». Ils étaient un couple, un tout. Le patrouilleur ne se sent plus si bien soudainement. Il perd le peu de sourire qui étirait encore ses traits, il se sent mal. « Quoi... » Un murmure, pas vraiment une question, plutôt une pensée exprimée trop fort. Il prend l'ampleur des choses. L'ampleur de tout ce qu'il a perdu, ce fameux jour où le coven l'a kidnappé – telle est l'histoire que l'Ordre lui a servi. Il divague dans ses pensées un instant, rappelé à l'ordre par les derniers mots de la brune. C'est du passé. Du passé... Et elle semble plutôt bien le prendre alors que sur lui, la nouvelle a l'effet d'une bombe. Peut-être parce que elle a eu le temps de s'y préparer. Parce qu'elle a passé six ans à panser les plaies sur son cœur alors que lui ne pouvait même pas se souvenir d'elle. « Tu veux dire que. On était. » Il n'arrive pas plus à s'exprimer quand les images se bousculent dans son esprit, faisant enfin du sens, un minimum du moins. Comme s'il parvenait à comprendre ce qui lui avait toujours échappé. « Je suis vraiment désolé... Je te crois, c'est juste que.. Je me souviens juste de morceaux, ici et là. C'est étrange de pouvoir mettre un nom et un visage sur des souvenirs, à nouveau... » Il secoue un peu la tête, inspire profondément et regarde en face d'eux. C'est difficile à admettre. D'imaginer sa vie à l'époque, et de la voir telle qu'elle est aujourd'hui. Il donnerait tout pour revenir en arrière. Pour être plus prudent, pour être heureux. Pour être avec elle, pour la connaître mieux que quiconque. « Nous étions ensemble, quand le coven m'a kidnappé ? » C'est la que tient sa plus grande question. Est-ce qu'ils étaient encore un couple. Est-ce qu'il l'a vraiment laissée derrière lui. Il ne s'en doute pas, mais ses propos vont sans doute paraître étrange pour la jeune femme. Les covens n'ont rien à voir avec cela, même s'il est incapable de s'en souvenir. Bien au contraire, il s'est sacrifié, pour les protéger.

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MessageSujet: Re: so come on, let it go, just let it be, why don't you be you, and i'll be me ? + Evan    Jeu 16 Mar - 19:24



Quand elle lui apprend qu'ils étaient ensembles, il a l'air surpris. Choqué. Elle ne le prend pas mal. Elle ne pouvait s'attendre à autre chose. Après autant de temps... Il a oublié, perte de mémoire réelle ou pas. Le temps a fait son effet. Jamais ils ne pourront rattrapé ce qu'on leur a pris. Oriane se doit d'avancer, d'aller de l'avant comme s'il s'agit d'une première rencontre. Elle n'espère rien, elle est heureuse dans son couple. « Tu veux dire que. On était.»  Elle hoche la tête, faible sourire aux lèvres. Ca pourrait être pire. « Je suis vraiment désolé... Je te crois, c'est juste que.. Je me souviens juste de morceaux, ici et là. C'est étrange de pouvoir mettre un nom et un visage sur des souvenirs, à nouveau...»  Etrange oui, c'est un mot adéquat pour qualifier ce moment, cette journée. Mais surtout leurs retrouvailles. « Tu n'as pas à être désolé. La situation n'est pas facile. Et si j'étais à ta place, je réagirais de la même façon. » Du moins, le pense-t-elle. « Peut-être arriveras-tu un jour à ne plus avoir des souvenirs en morceaux mais qu'ils seront comme un puzzle fini... » Elle ne voit pas comment expliquer autrement ce qu'elle veut dire. « Tu te souviens de choses en particulier? » La question est importante pour elle. C'est replongé dans de bons souvenirs, ça fait du bien. «[i[Nous étions ensemble, quand le coven m'a kidnappé ? [/i]» Froncement de sourcils de sa part. « Le coven? » Elle n'en a jamais rien su. Un coven ? Vraiment ? Elle préfère ne pas s'attarder sur ce détail. Ce n'est pas le plus important pour le moment. « On était toujours en couple, oui. Seulement, je suis rentrée un soir et tu m'avais laissé un mot : Ne m'attends plus, pars. Je t'aime, E.  » Elle s'en souvient encore parfaitement de ce soir-là. A jamais gravé dans sa mémoire. « Je n'en sais pas plus sur ce qu'il s'est passé. Tu n'étais juste plus là. J'ai tout fait pour te retrouver pourtant mais en vain. Et aujourd'hui, tu es là, en face de moi. C'est assez bizarre à croire. »
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