Entraînement ou défoulement ? - Tristan
FACTS

La ville de Birmingham compte actuellement 22 Purs, 6 Purifiés et 25 Impurs, la Résistance semble recruter plus de membres que l'Ordre du Phénix, il serait peut être bon de se méfier de ce regroupement.
Les les femmes deviennent importantes et prédominantes, au détriment du sexe masculin, pourtant si charmant.




 
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 Entraînement ou défoulement ? - Tristan



l'impureté sera traitée et éradiquée
MUGGLE SUPREMACY ☾ ::  :: Palais de Birmingham
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MESSAGES : 784 LOCALISATION : Dans les rues de Birmingham, protégeant le peuple Anglais. EMPLOI : Patrouilleuse et chef des Patrouilleurs au sein de l'Ordre du Phénix.

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DANS TA POCHE: Un rouge à lèvre bordeaux, pour contraster avec son uniforme rouge sang. Une petite fiole de poison, c'est toujours utile, et une lame, effilée et tranchante, comme son caractère.
TON PATRONUS: Il s'agirait sans doute d'une panthère, rusée et discrète mais terriblement dangereuse.
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MessageSujet: Entraînement ou défoulement ? - Tristan   Dim 18 Sep 2016 - 21:41

La journée avait été longue mais pourtant, elle s’était déroulée à merveille. Le travail avait été correctement fait, Evan ne l’avait pas énervé outre mesure, Kieran et elle étaient allés patrouiller, bref tout s’était bien déroulé. La journée, pourtant, ne se terminait pas quand elle sortait – enfin, de la caserne. Vingt heure passé et pourtant elle se dirigeait vers la palais. Vêtue d’une ensemble souple, pantalon et t-shirt, par-dessus un perfecto noir, elle se dirigeait vers le Palais Royal. En effet, elle avait rendez-vous avec le Prince Tristan auquel elle allait donner un entraînement au combat. Evidemment, du fait de son statut de fonctionnaire elle ne pouvait cumuler deux emplois, mais quand la famille royale vous propose de vous occuper de l’éducation de leur fils, sans échange monétaire, elle acceptait quand même. Le fait est que cette situation, au-delà de lui permettre d’apprendre à connaître le prince, lui permettait de se faire bien voir par la famille Royale. Et qui sait, peut-être que le jour où elle aurait besoin de quelque chose, ils s’en souviendraient ? Elle n’en savait rien mais elle l’espérait. En sortant de la caserne, la jeune femme se dirigea vers le parking, où elle récupéra sa petite 207 noire mat. Elle s’y glissa, vérifia que son sac d’entraînement y était et démarra rapidement.

Elle adorait la ville. Surtout à cette heure-là. Il y régnait une ambiance de calme, de sérénité, renforcée par les uniformes rouge sang qu’elle voyait patrouiller dans tous les quartiers. Ses hommes faisaient bien leur boulot, elle en était ravie. Comme d’habitude, un talkiewalkie ne la quittait jamais. Elle voulait être tenue informée de tout ce qui se passait, même quand elle n’était plus de service. Son boulot étant toute sa vie, elle n’avait personne chez elle que ça pouvait déranger. Et de toute façon, même si ça avait été le cas, elle n’aurait pas agi différemment. Elle s’engagea dans les dernières rues qui séparaient le centre ville de la demeure royale, passa un portail auquel elle s’identifia et entra dans les jardins luxueux des Archdeacon. Sa petite 207, un peu cabossée, faisait tâche dans le décor, illuminé. Elle était, comme toujours, impressionnée par la bâtisse. Elle attrapa son sac de sport, le balança sur une épaule, verrouilla sa voiture et suivit le domestique qui l’accompagna jusqu’à la salle d’entraînement. A l’intérieur, elle changea de chaussures pour mettre des baskets propres, qu’elle n’utilisait qu’en intérieur, sortit de son sac deux paires de gants et attendit son élève. Ce soir, elle allait lui apprendre le krav maga, enfin une partie en tout cas. Elle se doutait qu’il avait eu – enfin le savait même – des précepteurs depuis sa plus tendre enfance pour qu’ils puissent se défendre, savait également qu’elle ne pouvait lui révéler les techniques de l’ordre, mais elle appréciait pour autant de faire correctement ce qu’on lui demandait. Surtout quand la famille lui avait laissé le choix de refuser, et avait ouvertement fait comprendre que ce n’était qu’un service, et qu’il ne demanderait rien en retour. Elle avait envie, il ne faut pas mentir, de se faire bien voir par la famille royale, de ce fait elle s’assurait que le fils Archdeacon recevait un entraînement correct pour son rang, mais pas suffisant non plus pour que les soldats de l’Ordre soit mis en déroute par un adolescent. Ce qui, de son point de vue, pouvait se comprendre. Ils étaient censés maintenir la paix dans la ville, qu’est-ce qu’ils deviendraient si le premier fils entraîné devenait un danger public capable de désarmer (voir pire) un patrouilleur ? Elle ne voulait pas y penser.
Son sac posé dans un coin de la pièce, elle en sortit deux bouteilles d’eau, posa son perfecto dessus et enfila sa paire de gant préférée. C’était des petites mitaines, avec des renforcements au niveau des articulations métacarpo-phalangiennes (soit à la base du doigt), et qui étaient déjà bien usées. Ulyana utilisant régulièrement ses gants. Elle avait acheté une paire toute neuve pour son élève, sur lesquels elle avait fait marquer l’emblème familial. Quand elle entendit des pas retentirent dans la grande salle d’arme, le dos tourné au bruit, elle esquissa un léger sourire. « Alors cette à cette heure-là qu’on arrive ? » Cela faisait déjà plusieurs fois qu’ils s’entraînaient, une franche camaraderie s’était, de ce fait, déjà installée. Enfin, bien sûr, officiellement et devant les parents, elle restait plus que cordiale et distante. Tout de même, il s’agissait d’un prince.


qu'importe la souillure de ton sang, si tu me barres la route, je t'écraserai, si tu oses cracher sur le gouvernement qui ta garde en vie, je t'exécuterai — .
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MessageSujet: Re: Entraînement ou défoulement ? - Tristan   Jeu 22 Sep 2016 - 19:23


Entraînement ou défoulement ?
« QUAND ON ARRIVE EN VILLE TOUT L'MONDE CHANGE DE TROTTOIR ON A PAS L'AIR VIRILS MAIS ON FAIT PEUR A VOIR »

Tu te laisses retomber sur ton lit alors que tu n’arrives pas à te lever. Aujourd’hui encore, elle n’est pas là avec son sourire que tu connais tant pour te dire qu’il est temps de te lever. C’était déjà le cas hier, et avant-hier. Elle te manque, bien trop. Tu as besoin d’elle, aujourd’hui plus que jamais mais elle n’est pas là. Tu ne l’avais pas cru capable de mettre ses menaces à exécution. Tu ne l’avais pas cru lorsqu’elle t’avait dit qu’elle allait partir parce que sa place n’était plus à tes cotés, non parce que tu ne pouvais l’imaginer loin de toi. Après tout, elle restait ton esclave et c’était toi qui prenais les décisions. Mais il avait fallu que ce stupide stand soit présent pendant l’anniversaire. Elle avait réussi à outrepasser ses possibilités grâce à celui-ci. Tu ne savais pas comment elle s’était retrouvée sur cette maudite planche mais elle s’y était retrouvée. Et elle t’avait été arraché par un autre. C’était un autre qui l’avait à présent à ses cotés, un autre qui avait ses services alors que tu avais besoin d’elle aujourd’hui plus que jamais. Elle n’avait pas été à tes cotés pour te supporter après cette annonce qui t’avait détruit. Une annonce que tu attendais depuis des mois, des années mais à laquelle tu avais cru échapper. Mais le destin était resté le même que depuis que ta famille était devenue royale, tu n’avais qu’à obéir. Obéir aux décisions sans poser de questions, obéir parce que de toute façon ton avis comptait bien peu, obéir pour le bien des Archdeacon. Alors c’était ce que tu avais fait, tu avais accepté sans broncher alors que ton cœur avait sombré au plus profond de ton corps. Une fois de plus, tu n’avais plus de choix, une fois de plus tu n’étais plus libre. Tu ne connaissais que de visage ta promise, une fille de bonne famille, mais pas celle que tu voulais, pas celle que tu désirais. Tu n’avais peut-être pas encore trouvé celle qui ferait battre ton cœur, quoi que, mais tu n’avais désormais plus le choix. Même si tu la rencontrais, même si elle partageait tes sentiments, ce ne serait pas avec elle que tu finirais ta vie parce que ton futur et ton potentiel bonheur appartenait désormais à Margeory Ayling. Elle n’était pas moche mais était-elle celle que tu voulais ? Même si c’était elle, tu ne l’admettrais jamais. Parce qu’une fois de plus tu n’avais pas pu choisir ta vie, parce qu’une fois de plus c’était une chose que l’on t’avait imposée. Les nuits étaient longues, tu ne savais pas à qui parler. Surtout pas à tes parents. Ils ne comprendraient pas. Et puis, tu savais qu’au moins ta mère se doutait de ta réaction, elle te connaissait par cœur. Tu savais qu’il ne fallait pas que tu lui en parles. Tu te souvenais encore la souffrance qu’il t’avait fait subir après que tu lui aies dit que tu ne comprenais pas pour les esclaves. Tu n’avais pas envie de revivre ce qu’il t’avait fait subir. Qu’il s’en prenne à toutes les femmes qui pourraient un jour s’approcher de toi parce que tu lui disais ne pas vouloir de ses fiançailles. De toute façon, il n’y avait pas à avoir d’avis dans ce cas précis, il n’y avait pas non plus de possibilité de parler. Tu pourrais crier au monde entier que tu ne voulais pas de ce mariage que tu finirais à l’église pour la prendre pour épouse, même s’il fallait t’enfermer avant pour cela. Et une fois là-bas, tu te tairais, parce que c’était ce que tu faisais de mieux en public. Te taire pour ne pas faire de tord à ta famille, te taire pour ne pas qu’ils sachent que tous ne pensaient pas comme le roi et le gouvernement même au sein de la famille royale, te taire pour ne pas les voir sombrer, te taire pour ne pas leur faire de mal. Parce que si ton père t’avait fait souffrir en s’en prenant à Iseult, tu étais bien incapable de lui retourner la faveur, comme tu avais toujours été incapable de lever la main sur ton esclave et ce depuis le premier jour que tu l’avais vue. Cette gamine qui était désormais une femme, une femme bien loin de toi, une femme à qui tu aurais pu te confier sur cette annonce qui te révolter, celle qui t’aurait comprise, celle qui t’aurait aidé à traverser tout ça comme elle le faisait toujours, cette femme qui n’était pas là et dont la présence te manquait cruellement, aujourd’hui plus que jamais.

Une journée n’avait jamais été aussi longue. Tu passais de cours en cours, de professeur en professeur sans réussir à te concentrer parce que tout revenait toujours sur elles deux. Celle que tu voulais à tes cotés et qui n’y était plus et celle dont tu ne voulais pas et qui allait bientôt s’y trouver. Une peur de l’inconnu, une peur d’un futur aussi malheureux que ce présent où tu n’étais libre de rien, enchaîné à cette femme qui ne t’aimerait peut-être jamais. Alors étrangement, lorsqu’arriva l’heure d’aller à cette séance d’entrainement avec Ulyana, tu n’avais plus qu’une seule hâte, t’y rendre en vitesse. Parce que c’était exactement ce qu’il te fallait pour te défouler. Là-bas, tu serais libre. Ulyana était peut-être une professeur qui t’avait enseigné des techniques de défense mais elle était aussi bien plus que ça. Elle était celle qui avait cru en toi, elle était celle que tu avais réussi à rendre fier de toi, toi qui pourtant détestais ces séances à la base. Elle avait réussi à faire de toi ce que tu étais et avec elle, tu savais que peut-être, tu pourrais oublier un minimum. Et puis, le combat t’aiderait à canalyser ta colère sur un unique objectif, ton adversaire, et c’était peut-être ce dont tu avais besoin à ce moment précis.

« Alors c’est à cette heure-là qu’on arrive ? » Tu avais à peine mis les pieds dans la salle qu’elle commençait. Tu lui souris, parce qu’elle avait réussi à t’arracher un petit peu à ton monde morose du moment. « C’est toi qui est en avance. » Tu n’avais jamais aimé te comporter différemment avec les gens depuis que tu étais un prince, Iseult ne faisait pas exception et Ulyana non plus. Pour toi, elle était peut-être un professeur mais jamais tu la ferais se sentir différente de toi, d’un niveau inférieur. Peut-être que c’était pour cela que vous vous entendiez si bien. « Qu’est-ce qu'y est prévu pour aujourd’hui ? » Une seule hâte : commencer, pour enfin pouvoir faire sortir cette douleur de ne plus l’avoir à tes cotés, cette colère de te retrouver avec une femme au bras sans que tu ne puisses rien y faire, cette peur d’être encore plus malheureux.
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MessageSujet: Re: Entraînement ou défoulement ? - Tristan   Mer 5 Oct 2016 - 8:38

Elle éclate d’un rire léger. « Vaux mieux être en avance qu’en retard non ? » La jeune femme se retourne et souris. Ravie de revoir le prince. Elle note la fatigue et la tristesse sur ses traits, mais n’en fait pas part. Elle est observatrice mais pas inquisitrice, elle ne viendrait pas fouiller sa vie privée, demander des justificatifs qu’elle n’a pas à demander. Elle est là pour l’entraîner, rien d’autre. « Aujourd’hui tu vas apprendre le krav maga. » Evidemment, elle ne lui expliqua pas qu’il n’en apprendrait que les ficelles de base, qu’elle se restreindrait dans son entraînement, c’était suffisamment évident pour qu’elle n’ait pas à le faire. Elle se dirigea vers son sac, attrapa la paire de gant réalisée pour son élève et les lui donna. Petit cadeau mérité, pour son investissement mais aussi pour éviter qu’il ne se blesse. Ces gants seraient les seules protections auxquelles il aura le droit pendant ces séances. Il lui semblait donc évident d’en faire un joli cadeau. « Ne les perds pas, elles ne sont pas remplaçables. »

Elle fait quelques pas de côté et comment à s’échauffer. D’un mouvement de tête, elle lui fait signe de le suivre, ils partent pour deux tours de salle, en courant, alternant genoux-montés et pas sur le côté. L’échauffement dura quelques minutes, durant lesquelles la jeune femme sollicita presque tous les muscles de son élève. A la fin de cette période, elle n’était pas essoufflée, ses joues n’étaient même pas rosées. Elle était juste bien, alors que son élève était marqué par les efforts effectués. Elle esquissa un léger sourire. « Bien, en garde. » Elle se met face à lui, les poings le long du corps. « Le krav maga est une technique de défense plutôt batarde, tous les coups sont permis ou presque. » Elle esquissa un léger sourire. « On utilise des points clés, qui font mal ou qui dérangent, pour désarmer ou maîtriser son adversaire, tu me suis ? » Elle fit quelques pas vers lui, attrapa sa mâchoire, au niveau de sa mandibule, s’accrochant à la base du crâne. Ses doigts, experts, attrapèrent l’os et d’un mouvement ample, désagréable, elle contrôlait la tête du jeune Prince. Un léger sourire ravi sur les lèvres, elle fit tourner la tête du prince, le faire se déplacer. D’une pression plus forte, elle lui montra la douleur vive qui pouvait arriver. Elle s’écarte une fois la démonstration effectuée. « Ca c’est la prise que je vais te demander de réaliser sur moi, mais avant je vais t’apprendre à te défendre, à éviter que je t’attrape. » Elle lui sourit. « Si tu y arrives, tu deviendras attaquant, sinon tu resteras en défense. » Joueuse, Ulyana était du genre à pimenter chaque entraînement par des défis, des taquineries. Elle ne laissait presque rien passer, sinon ce n’était pas drôle.
La jeune femme s’avança vers lui. « Pour te défendre, tu croises les bras devant toi. » D’un mouvement souple, elle le faisait en même temps qu’elle lui expliquait la manœuvre. « Tu places tes mains en face de ton cou, pour te protéger. L’une de tes mains va venir frapper l’adversaire, avec le côté de ta main tu viseras le nez ou tu plantes un doigt dans l’œil. L’autre se prépare à attraper le bras ou le visage pour enchaîner avec un autre coup. » Elle lui fait un clin d’œil. « L’idée là c’est d’être rapide ! »
Elle se remet en garde, éloignée du jeune homme. « Tu vas combiner cette technique avec les arts martiaux habituels que je t’ai enseigné. » Elle hoche la tête. « Comme toujours, je ne te donne pas le signal quand j’arrive, tu dois être prêt à réagir n’importe quand. » Elle sautille sur place, enjouée à l’idée de mettre la pâtée – une fois encore – au Prince. « Prêt ? » Ils allaient enfin s’amuser.


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MessageSujet: Re: Entraînement ou défoulement ? - Tristan   Dim 23 Oct 2016 - 18:14


Entraînement ou défoulement ?
« QUAND ON ARRIVE EN VILLE TOUT L'MONDE CHANGE DE TROTTOIR ON A PAS L'AIR VIRILS MAIS ON FAIT PEUR A VOIR »

Ta colère n’a d’égale que ta tristesse alors que tu entres dans cette salle d’entrainement. Tu ne sais comment gérer les annonces successives qui t’ont été faites. Parce que le départ d’Iseult n’était déjà pas suffisamment difficile à avaler, il avait fallu qu’on te colle une fiancée dans les pattes. Une fiancée dont tu ne voulais pas, une fiancée dont tu n’avais jamais voulue. Une fiancée que tu n’accepterais jamais malgré les promesses faites à Iseult. De toute façon, elle n’avait pas non plus tenue la sienne alors tu t’en moquais bien de tenir la promesse que tu avais pu lui faire. Elle t’avait laissé, abandonné, elle t’avait défié. Elle était partie au pire moment, à celui où tu avais plus que jamais besoin de sa présence à tes cotés. Pour te dire que ça irait. Pour te dire que tu ne coulerais pas. Pour te dire que tu t’en sortirais. Que le futur n’était pas aussi négatif que tu pouvais le croire.

Le rire d’Ulyana te remonte un petit peu le moral mais dans ton esprit, tout reste sombre. Tout reste noir. Tout reste tristesse, colère et désespoir. C’est le cas depuis quelques jours et tu ne sais quand cela va s’arrêter. « Aujourd’hui tu vas apprendre le krav maga. » Immédiatement, elle arrive à t’intéresser. Parce que tu ne connais rien à cette technique. Parce que tu vas voir de nouvelles choses. Tu vas même peut-être pouvoir lui montrer une nouvelle fois qu’elle peut être fière de toi. Que tu apprends vite. Que tu as envie. Que tu as toujours envie de faire les choses bien, et de te défouler. Mais c’est l’endroit idéal pour cela et tu le sais très bien. Ton regard la suit alors qu’elle se dirige vers son sac pour en sortir une paire de gants. Tu les examines alors qu’elle te les tend. Ils sont magnifiques. C’est peut-être étrange mais malgré le fait que tu sois un prince qui pouvait avoir tout ce qu’il voulait, les cadeaux avaient toujours un effet sur toi. « Ne les perds pas, elles ne sont pas remplaçables. » C’est un sourire sincère qui nait sur ton visage alors que tu relèves les yeux de ces gants pour les tourner vers la jeune femme. « Ils sont magnifiques, merci. » N’importe qui pourrait voir que tu es touché et discerner ta sincérité. C’est elle qui fait ce que tu es, elle qui te pose tant de problèmes dans la vie. Parce que tu dis ce que tu penses, parce que tu n’arrives pas à créer un véritable mur autour de tes sentiments, parce que celui-ci finit toujours par se briser bien trop vite.

L’échauffement commença quelques secondes après que tu aies enfilé le cadeau qu’elle t’avait fait. Les gants t’allaient parfaitement et semblaient être une seconde peau moulant sur mesure la première. Tu courrais, sautais, bref, tu réchauffais l’ensemble de tes muscles comme c’était à chaque fois le cas en début de séance. C’était même une chose qui t’avait toujours amusée, le fait de s’échauffer avant un entrainement au combat. Dans la vraie vie, tu ne pourrais dire à ton agresseur ‘Deux minutes, le temps que je m’échauffe et je suis à vous !’ Mais comment faisait-elle pour ne pas être fatiguée à ce point. Certes elle devait faire plus d’exercice que toi mais tu n’étais pas le dernier des sportifs ! Vous alliez pouvoir commencer alors que tu te mettais en garde en réponse à son ordre. « Le krav maga est une technique de défense plutôt bâtarde, tous les coups sont permis ou presque. On utilise des points clés, qui font mal ou qui dérangent, pour désarmer ou maîtriser son adversaire, tu me suis ? » Oh que oui. Tu ne savais que trop bien ce que cela pouvait faire. En quelques secondes, tu n’étais plus dans le combat mais dans ta vie. Cette vraie vie qui fonctionnait exactement de la même façon. Oui, tous les coups étaient bien permis. Te fiancer sans te demander ton avis, même partir sans te demander ton avis. A chaque fois, c’était sur un point sensible qu’ils avaient joué, ne s’en rendant peut-être même pas compte. Tu acquiesças. Toi mieux que quiconque était bien placé pour comprendre cela après toutes les leçons que tu avais pu recevoir dans ta vie.

En quelques secondes, voilà que tu ne pouvais plus rien faire alors qu’elle t’avait attrapé au niveau de la mâchoire. Tu retins un cri de souffrance alors qu’elle appuyait plus fort mais la grimace qui tordait son visage ne devait pas lui avoir échappé. Une douleur vive s’était propagée dans tout ton visage sous la pression de ses doigts. Elle te relâcha et continua ses explications. Comme souvent, il allait s’agir de mise en situation et comme souvent tu allais commencer par te faire ratatiner par la patrouilleuse qui connaissait les techniques mieux que personne. Tu l’écoutais, essayant de tout assimiler dans l’espoir de souffrir le moins possible. Ton cœur était déjà détruit, tu espérais ne pas avoir aussi à soigner une autre partie de ton corps, mais tu doutais fortement du résultat…

Tu étais prêt lorsqu’elle avait attaqué. Tu l’étais toujours mais ce n’était pas à chaque fois que ça réussissait. Malgré cela, tu ne levas pas les bras assez rapidement et elle avait réussi à te faire souffrir une première fois. Tu secouas la tête pour retrouver tes esprits alors que tu savais qu’elle allait rapidement passer de nouveau à l’attaque. Tu n’eues pas beaucoup plus de succès la seconde et la troisième fois même si tu réussis à garder ta garde un peu plus longtemps. Mais c’était à chaque fois pendant la riposte qu’elle arrivait tu ne savais par quel moyen à t’attaquer de nouveau.

« Prêt ? » Tu avais l’impression de l’avoir déjà entendu des dizaines de fois à présent alors que tu te reconcentrais. Cette fois-ci, tu suivis les consignes données et après avoir réussi à parer son attaque ton bras droit partie en direction du visage d’Ulyana avec force. Avec une force bien supérieure à celle que tu aurais voulu ou aurais dû mettre dans l’attaque. Pendant ce temps-là alors que tu n’avais pas vu à quel point elle pouvait être sonnée, tu enchainais avec une autre des techniques que tu avais apprises et la mis à terre. Ce n’est qu’à ce moment que tu compris que tu y avais été un peu fort, bien trop fort. Le temps d’une attaque, tu avais tout relaché, ta souffrance, ta tristesse, ta peur. Pendant une attaque, tu étais redevenu le prince si sûr de lui jouant du violon dans sa jeunesse, pendant une attaque tu avais pris le contrôle de ta vie, alors que tu perdais celui de tes émotions qui te guidaient bien trop. « Ca va ? » Tu lui tendis la main pour l’aider à se relever, un sourire désolé sur le visage.
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MessageSujet: Re: Entraînement ou défoulement ? - Tristan   Jeu 3 Nov 2016 - 19:44

Le prince n’est pas des expressifs, ni même un élève qui se confie et au final, ça va très bien à Ulyana, qui n’est pas là pour entendre un étudiant rechigner sur ses conditions ou sur sa vie si parfaite. Elle ne veut pas particulièrement entendre les gémissements, les plaintes des personnes qu’elle fréquente. Habituellement, elle s’y fait, elle sert les dents, souris aimablement et donne quelques conseils. Pas vraiment utile, n’étant pas douée dans ce genre de situation. Pour autant, elle sait que son intuition ne la trompe jamais et, en cet instant, elle sait que Tristan ne semble pas des plus en forme.

Ses pupilles qui se sont éclairées lorsqu’elle lui a donné son cadeau lui fait très plaisir, mais elle note rapidement sa concentration, ses yeux fatigués ou encore sa baisse de moral qui semble atteindre tout son corps. Comme si, subitement, il était tout mollasson. Habituée à lire les corps, à comprendre ce que les criminels ne disent pas, mais expriment par tous les pores de leur peau, elle en voit peut-être plus que ce qu’elle aimerait savoir et l’accepte parfaitement, profitant aisément des informations récoltées.

L’entraînement débute, lui réexpliquant les bases, les lui montrant. Encore et encore. Evidemment, elle s’est mise à son niveau, capable de le battre, mais aussi capable de se faire battre le moment venu. Comme à chaque fois, elle sait qu’elle peut se faire faucher, renverser, mais l’accepte parfaitement. Tomber n’est pas signe de faiblesse, bien au contraire ça prouve que son enseignement porte ses fruits. Elle n’espère que ça, ou presque. Ce qui est donc, inévitablement arrivé. La colère, sans doute, est ce qui a poussé le jeune homme à se surpasser, à prendre des risques et à gagner. Peut-être un peu de tristesse, mais ça ne la concerne pas. Elle note dans un coin de sa tête ce que son corps émet, mais ne commente pas. Elle n’est pas là pour ça de toute façon. La notion importante ici, est sa capacité à avoir su profiter des connaissances nouvellement acquises pour la renverser, la faire chuter. Elle est ravie de le voir agir de la sorte. Elle esquissa un grand sourire, quand il lui tend sa main pour l’aider à se relever. « Ca va très bien ! » Elle éclate d’un rire sincère. Ulyana est ravie. D’une claque virile sur l’épaule, elle esquisse un sourire fier. « Eh bien voilà ! C’est ça qu’est bien ! Aller encore ! » Elle se remet en garde, fouette l’air de son pied, à quelques millimètres de son visage et, d’un retournement, lui fauche les deux jambes avec son autre membre inférieur. « Eh bien, tu as perdu toute ta fougue ? » Elle éclate d’un rire jovial et revient à l’attaque, ne laissant aucun répit au jeune homme.

Ils enchaînent pendant quelques minutes les échanges, Ulyana, s’étend préparée à rechuter est montée au niveau supérieur. Cette fois-ci, il ne fit que tomber et se protéger, incapable (ou presque) de percer les défenses de la jeune femme. Elle lève la main, ils s’arrêtent. « Petite pause avant un nouvel enchaînement ? » Elle se dirige à nouveau vers son sac, autant ses gants. Elle attrape une bouteille d’eau, la lance au prince et descends la sienne. On lui a toujours dit que boire de grandes quantités d’eau pendant un effort provoque des points de côté, mais jamais elle n’a écouté. Quand elle a soif, elle boit et puis c’est tout. Elle en ricane pensivement, sachant pertinemment que sous peu, son côté droit la ferait souffrir. « Sinon, tout va bien pour toi ? » Le tutoiement était venu naturellement, malgré son statut de Prince. Ils n’étaient que les deux, loin du rôle de Prince qu’il se devait d’exercer, loin de ses parents et évidemment, la jeune patrouilleuse en profitait aisément. Elle n’allait pas cracher sur l’occasion de se rapprocher de la plus grande famille de Birmingham, voir même de toute l’Angleterre.


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MessageSujet: Re: Entraînement ou défoulement ? - Tristan   Dim 11 Déc 2016 - 23:36


Entraînement ou défoulement ?
« QUAND ON ARRIVE EN VILLE TOUT L'MONDE CHANGE DE TROTTOIR ON A PAS L'AIR VIRILS MAIS ON FAIT PEUR A VOIR »

Ton attaque est partie. Bien plus forte que tu ne l’aurais voulu, bien plus forte que tu ne t’en pensais capable. Mais avec elle, un peu de ta tristesse et de ta souffrance ont disparues. Parce que c’est trop dur de tout garder en toi, alors c’était sorti et c’était Ulyana, peut-être la seule qui ne la méritait pas au sein du palais qui avait pris. Une personne qui te comprenait, qui semblait être fière de toi, pour qui tu voulais être meilleur. C’était à elle, un soutien dans ta noirceur que tu t’étais pris. Tu ne sais pas si elle a compris ce qui se passe en toi. Mais c’est une évidence pour ceux qui te connaissent un peu que tu ne vas pas bien. Comprennent-ils les raisons ? Tu ne sais plus vraiment. Mais tu n’as jamais été doué pour cacher les sentiments qui t’habitent. On pourrait lire en toi si facilement lorsqu’on te connait un minimum.

« Ca va très bien ! » Elle ne t’en veut pas. Non. Une fois de plus, tu lis un semblant de fierté dans ce regard qu’elle te lance. Un regard qui te rend un peu heureux. Parce qu’elle te montre que tu n’es pas un moins que rien, que tu vaux quelque chose, qu’on peut obtenir quelque chose de toi. Et puis, ça te donne envie d’en faire encore plus. Ah s’il savait ce que tu pouvais être capable de faire lorsque tu te sentais soutenu, ton père t’aurait donné bien plus de responsabilités. Mais non, il se contentait de ne voir que le négatif en toi quand s’il t’observait bien, il aurait pu faire de toi une personne bien plus forte juste en te lançant le même type de regard que ce que la patrouilleuse pouvait faire. Elle rit. Et vous repartez au combat. Parce que ce n’est jamais fini. Le niveau augmente. Tu subis les assauts. Mais tu sais qu’elle le fait pour toi. Parce qu’elle sent que tu peux donner plus. Et tu aurais peut-être pu si tu avais été un peu plus concentré sur l’entrainement et non sur tout ce qui tournait mal autour de toi. La fiancée, Iseult partie, ton père qui t’imposait encore tout. La fiancée aussi, il aurait pu te faire confiance pour la trouver, pour créer toi-même une alliance au sein de ta famille. Mais non, il ne l’avait pas fait, alors tu devais subir son choix plutôt que de le rendre fier. Ton manque de concentration te joue des tours. Son pied passe à quelques centimètres de ton visage et quelques instants plus tard, tu es à terre. « Eh bien, tu as perdu toute ta fougue ? » Elle ne s’arrête pas. Tu te relèves avec difficultés et l’entrainement repart. Comme toujours. Tu portes quelques coups mais ce n’est jamais assez. Mais malgré tout, à chaque beau mouvement, à chaque bonne technique tentée, elle est là, t’encourageant, te disant que c’est bien, te montrant que tu n’es pas que ce que les autres pensent de toi, mais que tu peux accomplir ce pour quoi tu te bas. Tu finis par terre, souvent, mais elle ne dit rien. Elle se contente de continuer dès lors que tu es de nouveau prêt pendant quelques minutes.

D’un signe de la main, elle te fait signe que vous arrêtez. Le temps est venu pour la pause. Et tu en as bien besoin. Tu as beau ne pas être non sportif, tu commençais à fatiguer. « Petite pause avant un nouvel enchaînement ? » Elle te lance une bouteille d’eau alors que tu finis d’enlever tes gants. Oui, tu en avais bien besoin de boire. Tu avais soif. Tu viens d’ailleurs de la boire à moitié, faisant une petite pause en cours de chemin. « Sinon, tout va bien pour toi ? » La question te prend au dépourvu. C’est si visible que cela que tu ne vas pas bien ? Tu ne sais pas ce que tu dois lui répondre. Vous êtes proches comme des camarades d’entrainement. Tu aimes la taquiner et elle te le rend bien. Mais de là à parler de choses vraiment personnelles, vraiment sérieuses, ça n’arrive pas souvent. Tu ne sais pas s’il faut que tu te confies. « Un peu pommé. » Tu n’en dis pas plus. Elle n’est pas idiote. Elle a dû savoir pour les fiançailles, on ne parle que de ça depuis quelques jours au palais. La rumeur n’en était plus une bien rapidement grâce à la presse. Encore et toujours la presse. « Mais ça ira mieux quand j’aurais fait le vide dans ma tête. » Tu n’as pas vraiment envie de te confier plus que ça. Pourtant, tu en aurais bien besoin d’une oreille attentive pour t’écouter, encore plus maintenant que celle qui le faisait n’est plus là et que l’autre, en la personne de Cordélia, est l’une des proches de Margeory.
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MessageSujet: Re: Entraînement ou défoulement ? - Tristan   Lun 12 Déc 2016 - 17:14

Tristan n’était pas le prince exubérant que l’on croisait dans les contes pour enfant. Il n’était pas non plus les princes qui fréquentaient toute la bourgeoisie, pour coucher à droite et à gauche. Il était plus discret, charismatique dans sa timidité, mais il n’en était pas moins un prince. Un véritable prince. Il n’était pas des plus musclés, oui, évidemment, mais il était un prince qui avait été éduqué au combat, aux poisons, à l’art de la stratégie et sans doute à plein d’autres choses. Elle appréciait la compagnie du jeune homme, surtout en tant qu’élève, et ne comprenait pas vraiment pourquoi il manquait tant de confiance en lui.
Il n’était pas catastrophique dans le genre, bien au contraire. En fait elle ne comprenait pas ce qui lui manquait pour comprendre qu’il était réellement capable. C’était dépitant de voir qu’il préférait se renfermer sur lui et exploser, comme il l’a fait précédemment, lors d’une séance d’entraînement. A se demander s’il lui arrivait de s’ouvrir, de se détendre. Comment faisait-il au quotidien ? Comment faisait-il quand elle n’était pas là pour l’aider à se défouler ? Elle se demandait vraiment comment ça se passait pour lui habituellement. D’une certaine façon, elle était entrain de s’inquiéter pour lui, presque de s’attacher. En même temps, il était réellement mignon, vraiment sympa et investi dans ses séances. Alors comment faire autrement ?

Elle lui sourit, le laisse descendre sa bouteille d’eau. « Doucement, tu vas te faire un point de côté et je vais être obligée de te ménager ! » s’exclama la brune, un sourire taquin sur le coin des lèvres. Elle se dirige vers son sac de sport, en sort deux grands bâtons de bois. Chacun long d’un bon mètre. Avant, elle venait de lui demander si ça allait ; question déguisée pour essayer de comprendre pourquoi il débordait tant d’énergie, lui pourtant si peu enclin à se battre. « Ce sont des choses qui arrivent. » Elle haussa des épaules. « Tout ce qui compte c’est de savoir qui tu es toi. Accroche toi à ce que tu veux pour toi, pas pour les autres. Enfin, y a ta famille évidemment. » Nouvel haussement d’épaules, plutôt fataliste. « Mais accroche toi à ce que tu veux et débrouille toi pour l’avoir. » Elle allait sur un terrain un peu glissant, mais d’un autre côté, elle était là pour entraîner son élève, pas pour se mêler de sa vie. « Enfin, je ne vais pas mêler de ce qui ne me regarde pas, mais si tu n’aimes pas confronter tes choix ou des personnes, ou que sais-je, débrouille-toi pour faire autrement. » Elle était plutôt légère sur sa façon de parler, elle préférait lui donner des conseils, plutôt que lui laisser croire qu’elle lui donnait des ordres. Elle esquissa un léger sourire. « Enfin, en tant que femme du peuple, c’est ce que je ferais en tout cas. » Glissa la brune, un petit sourire sur le coin des lèvres. « En tout cas, s’il s’agit de se vider la tête, je suis très douée pour ça ! »

Elle lui lança un des bâtons de bois et se mit en garde. La seconde suivante, elle balançait son bâton contre le jeune homme. Premier craquement de bois, l’arme de la patrouilleuse rencontra celle du jeune homme. Elle esquissa un léger sourire. « Bien ». Elle enchaîna avec deux manœuvres, l’une visant sa tête, parée par le jeune homme, l’autre venant frapper le genou gauche. Celui-ci, il ne le para pas. Elle gloussa, ravie et accéléra. Qu’il se défoule, elle n’avait jamais eu peur de prendre des coups.


qu'importe la souillure de ton sang, si tu me barres la route, je t'écraserai, si tu oses cracher sur le gouvernement qui ta garde en vie, je t'exécuterai — .
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MessageSujet: Re: Entraînement ou défoulement ? - Tristan   Mer 28 Déc 2016 - 17:46


Entraînement ou défoulement ?
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La pause te fait le plus grand bien. Tu bois de l’eau à grandes gorgées. Oui, tu avais soif. « Doucement, tu vas te faire un point de côté et je vais être obligée de te ménager ! » Tu souris alors que tu la vois sortir deux bâtons de son sac. Tu ne doutes pas que ça va bouger. « Toi, me ménager ? Je savais même pas que tu connaissais l’existence de ce mot. » Un sourire légèrement moqueur apparait sur ton visage. Sourire qui disparait avec les questions qu’elle te pose par la suite. Parce que tu ne sais pas vraiment quoi lui répondre si ce n’est que tu es perdu. Tu pourrais tout lui dire. Mais même si tu la connais, tu ne sais pas les relations qu’elle peut entretenir avec tes parents et ce qu’elle pourrait leur confier. Alors tu restes évasif dans ce que tu lui dis. Mais tu ne lui caches pas non plus ton mal-être. Il était trop évident pour tous ceux te connaissant un minimum de toute façon. « Ce sont des choses qui arrivent. » J’aurais pas dit mieux. « Tout ce qui compte c’est de savoir qui tu es toi. Accroche toi à ce que tu veux pour toi, pas pour les autres. Enfin, y a ta famille évidemment. » Ouais, c’était peut-être ça le réel problème. Tu ne savais plus ce que tu voulais et ce que ta famille voulait pour toi. Tu n’arrivais plus à faire la part des choses et c’était un réel problème. Et puis, oui, ta famille était peut-être le problème principal. Parce que tu ne pouvais pas réellement t’opposer à leurs décisions, tu les aimais trop pour ça, mais d’un autre coté, ils étaient la cause principal de tes ennuis. « Mais accroche toi à ce que tu veux et débrouille toi pour l’avoir. » Ou à qui tu veux. A cette petite esclave que tu aimes tant mais que tu sais que tu ne pourras pas avoir parce que cela est impossible. Parce que ce serait trop dangereux pour elle. « C’est parfois plus facile sur le papier quand dans la réalité. » Tu n’avais pas pensé un seul instant que votre séance d’entrainement finirait en psychothérapie mais bon. Elle était tout de même de bon conseil en te disant de suivre qui tu étais. C’était juste beaucoup plus facile à dire qu’à faire. « Enfin, je ne vais pas mêler de ce qui ne me regarde pas, mais si tu n’aimes pas confronter tes choix ou des personnes, ou que sais-je, débrouille-toi pour faire autrement. » Ouais, tu verrais bien. En attendant, tu te confrontais à elle, Margeory, à tes parents tu l’avais fait au sujet du traitement des esclaves. Mais c’était peut-être trop tard désormais. « Enfin, en tant que femme du peuple, c’est ce que je ferais en tout cas. » Si elle le disait alors. « C’est peut-être la différence. » Pas besoin d’en dire plus. Elle n’est peut-être pas libre de toutes ses décisions, elle a un patron au-dessus d’elle. Mais la pression sociale, les attentes, elles ne peuvent rien avoir avec celles que tu subis. Parce que tu es pris entre le feu de ce que tu voudrais pour toi, pour le pays, tes attentes et tes idéaux et celles diamétralement opposées de ta famille. Et c’est là tout l’objet de tes problèmes. Tu pourrais envoyer valser Margeory pour Iseult. Mais les conséquences sur tes parents, sur ta famille seraient trop importantes et tu le vivrais mal.

« En tout cas, s’il s’agit de se vider la tête, je suis très douée pour ça ! » Ca, c’était bien une chose dont tu étais persuadé. Tu attrapes au vol le bâton qu’elle te tend. Toute ton attention se focalise sur elle et uniquement sur elle. Parce que le combat va encore être rude. Tu sais qu’elle ne te ménagera pas, ce mot ne fait pas partie de son vocabulaire, encore moins avec vous qu’elle doit entrainer à savoir se défendre. Ton baton bloque le sien et tu vois le sourire qui éclaire son visage quand elle voit que tu as réussi à la contrer. Eh oui, tu progresses, toi, son petit élève. Alors elle accélère mais tu anticipes certains de ses coups. Pas tous bien entendu. Parfois, c’est plus la chance qui empêche le bâton de heurter une partie de ton corps et ainsi qu’un bleu ne vienne orner celui-ci le lendemain. Ta précision augmente à mesure du temps, même si la fatigue se fait ressentir dans tes bras qui portent le bâton. Tu ne penses plus à rien, et c’était peut-être ce que tu attendais depuis le début. Oublier le temps de quelques minutes ta douleur. Tu préfères mille fois la douleur de ce coup que tu viens de recevoir dans la cuisse que cette douleur qui reste jour après jour dans ton cœur. Ta main se porte brièvement sur l’endroit où le baton t’a touché. La tête baissée, ton visage s’orne d’un léger sourire. Tu ne sais pas ce qu’elle voit, si elle est ou non inquiète. Elle ne doit pas trop l’être, elle sait ce qu’elle fait. Sans crier gare tu contre-attaques. Il faudrait peut-être que tu sois mal plus souvent, tu as l’air plus efficace à l’entrainement.
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MessageSujet: Re: Entraînement ou défoulement ? - Tristan   Dim 15 Jan 2017 - 17:00

« Et si je te disais que je t’ai toujours ménagé ? » Se permet-elle de lui répondre, légèrement taquine. Ce n’était pas faux, elle n’était jamais aussi difficile avec lui qu’elle pouvait l’être avec les patrouilleurs qu’elle entraînait. Il n’était après tout qu’un jeune prince qui avait besoin de se défouler, pas un membre de l’Ordre qui se devait d’imposer respect et justice. Les responsabilités concernant son entraînement n’étant pas les mêmes, elle n’imposait pas les mêmes exigences. Certes, son travail restait d’une qualité certaine et il sera des plus aptes une fois l’entraînement terminé, mais elle prenait néanmoins de très grandes précautions à chaque entraînement. D’une certaine façon, il restait un amateur et un débutant. Aussi surprenant que cela puisse paraître. « Je me doute. » Se permet-elle de lui répondre, d’autant plus qu’il était un membre de la famille royale, son papier à lui était rempli de petits caractères en bas de page, conditionnant perpétuellement son existence. Etait-il réellement libre de ses actes en réalité ? Avait-il juste un mot à dire concernant sa vie, son existence, la façon dont il l’a menait ? C’était un peu dépitant de se dire qu’il n’avait peut-être aucune liberté du fait du statut de ses parents. Après, elle n’était pas jalouse de sa situation politique, mais elle n’aurait jamais dit non à sa situation financière. En tant que jeune femme, elle aurait bien trop apprécié la chance qu’il a, sans peut être même qu’il ne s’en rende compte. « Certainement. Il te faudra juste passer entre les mailles d’un filet beaucoup plus serré. Je n’ai pas les mêmes responsabilités que toi, après tout. » Elle en avait d’autres, c’était certain. Elles étaient sans doute plus difficiles à gérer, tout dépendant du point de vue, mais elle savait aussi qu’elle n’arriverait jamais à gérer autant que lui l’image public, la vie avec les médias et le fait d’être constamment épié en vue d’un éventuel potin. Elle aimait bien trop sa liberté et son anonymat pour cracher dessus. En soit, il n’avait eu et n’aurait sans doute jamais, une vie normale, simple, avec juste des doutes et des questions banales. C’était assez dépitant, il est vrai, mais elle ne pouvait imaginer réellement ce qu’il vivait, ce qu’il endurait, ce qu’il jugeait difficile à supporter. Leurs échelles de notation n’étant, très certainement, pas les mêmes.

Il attrape au vol le bâton qu’elle lui tendait, avant de se mettre en position. Bien, il a finalement retenu les leçons qu’elle lui a faites. Elle en est ravie, mais son visage ne laisse rien paraître. Bien au contraire, il se referme, se faisant des plus sérieux. Elle veut lui mettre un petit coup de pression et compte bien en profiter un petit moment. Il bloque son coup, Uly laisse échapper un sourire fier. Evidemment, elle n’apprécie que d’autant plus le sourire qui vient éclairer le visage de Tristan, représentant sa fierté à lui d’avoir réussi à contrer la patrouilleuse. Il progresse, elle se doit alors d’élever le niveau. La patrouilleuse enchaîne les coups, ne ménageant pas l’élève (du point de vue de son niveau, évidemment). Elle laisse les coups pleuvoir sur le jeune homme, lui laissant des portes ouvertes pour qu’il puisse s’entraîner, pour qu’il puisse la contrer et évoluer. Elle le laisse appréhender la situation, tenter de voir comment ça se passe, comme ça évolue, voir s’il arrive à se dépatouiller de la situation qu’elle lui a imposée. Elle sait qu’il sera courbaturé demain, sans doute couverts de bleus et peut être même de quelques éraflures. Pourtant, elle n’arrête pas pour autant, enchaînant encore et encore, ravie de le voir tenter, de le voir se concentrer sur la tâche. Elle veut qu’il sorte sa haine, elle veut qu’il se vide, qu’il ne pense plus qu’à la situation présente et pas aux difficultés qu’il avait avant d’entrer dans la salle. Elle accélère le rythme, ne lui laisse pas le temps de se fatiguer, le fait bouger, modifiant son jeu de jambes et le forçant à être attentif à tout. Comme si ça ne suffisait pas, elle lui parle, tentant de le déconcentrer. « Ton pied. » Elle tape dessus, mauvaise position. « Ta main, protège ton visage. » Lui relance-t-elle, deux minutes plus tard, tapant rapidement du bout de son bâton son front. Et elle continue, le déstabilisant, le poussant dans ses retranchements, encore et encore. Elle sait ce qu’elle veut obtenir, à lui désormais de voir s’il sera capable de se laisser à la colère sous-jacente qu’il couve. Elle se prépare déjà à devoir accélérer les manœuvres, à devoir parer ses coups, elle devra accompagner sa rage pour qu’il puisse se détendre, s’évader de son quotidien, pendant quelques minutes.


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MessageSujet: Re: Entraînement ou défoulement ? - Tristan   Mar 7 Fév 2017 - 12:33


Entraînement ou défoulement ?
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« Et si je te disais que je t’ai toujours ménagé ? » Pas très sympa comme remarque… Le pire c’est que tu ne savais pas si c’était vrai ou pas. Tu aurais aimé savoir que ça ne l’était pas. Qu’elle ne te ménageait pas entrainement après entrainement. Bien sûr, dans un premier temps, c’était une évidence qu’elle avait dû te ménager, tu n’y connaissais rien et tu aurais mal fini si cela n’avait pas été le cas. Mais maintenant ? Tu ne savais pas et c’était peut-être pire encore. Alors tu ne répondis rien. Parce qu’au fond, tu savais qu’il y avait une part de vérité dans ces mots. Votre conversation a continué, conversation dans laquelle tu ne t’ouvrais pas complétement. Par peur ? Tu ne savais pas. Peut-être. Parce que même si vous étiez proches, elle restait une employée de ton père malgré votre amitié. Elle ne pouvait entièrement te comprendre. « Certainement. Il te faudra juste passer entre les mailles d’un filet beaucoup plus serré. Je n’ai pas les mêmes responsabilités que toi, après tout. » Tu lui lances un petit sourire. « Tu en as d’autres. Tu dois faire de personnes incompétentes des semblants de combattants. » Tes yeux sont rieurs alors que tu te moques gentiment de ce qu’elle est en train de faire actuellement. Mais tu n’es pas idiot. C’est loin d’être la seule de ses missions et tu le sais très bien. Avec son rôle de chef des patrouilleurs, elle doit en avoir des responsabilités tout de même. Après tout, la sécurité de la ville dépend de sa réactivité et de celles de ses troupes. Toi, tu n’avais même pas réellement de responsabilités. Tu devais faire la potiche, comme tous les autres dans ta famille. Tu n’avais une responsabilité que de visibilité auprès du peuple, une responsabilité d’alliance aussi, comme tu venais de le comprendre bien douloureusement à l’annonce de tes fiançailles.

Il attrape le baton et les revoilà partis pour un nouveau combat. Les coups pleuvent, de plus en plus rapides alors que tu arrives à la contrer. Tu sens le niveau qui augmente mais tu n’en aies que plus content. Tu te défoules. Tu évites certains coups et en prends d’autres. Tu sens ton corps qui te fait déjà souffrir mais tu continues. Tu te focalises sur cette unique douleur espérant qu’elle dissipera celle présente au fond de ton cœur. Elle change de techniques au fur et à mesure du temps, lorsqu’elle voit que tu arrives à la suivre après quelques temps d’adaptation et coups pris. « Ton pied. » Tu te déconcentres. Tu lâches ta garde pour regarder celui alors qu’elle vient le frapper. Tu te reconcentres sur le combat à venir, tentes une attaque sur son flanc mais elle la contre au dernier moment. . « Ta main, protège ton visage. » Tu ne relèves ton baton que trop tard et déjà tu as senti le baton contre ton front. Le coup était faible, elle l’a retenu pour ne pas que tu aies une marque, trop aimable de sa part. Mais ce coup est un électrochoc. En même temps que tu te protèges de ses coups, tu te mets en place pour l’attaque que tu prévois. Tu changes de position et de défenseur tu passes à attaquant. Ton esprit est uniquement focalisé sur ce combat, sur les parties de son corps que tu pourrais attaquer, les endroits où elle laisse des failles présentes – exprès ou non, tu ne le sais pas. Ton rythme a changé alors que tu n’as plus à subir ses coups mais que c’est toi qui dirige celui-ci. Comme c’est agréable pour une fois de ne pas être celui qui doit se défendre des attaques et du monde extérieur. Tu sais que bientôt tout redeviendra normal, lorsqu’elle reprendra le dessus parce que tu seras trop épuisé pour tenir, mais en attendant, tu oublies le temps de quelques minutes, mais n’était-ce pas ce qu’elle voulait ?
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MessageSujet: Re: Entraînement ou défoulement ? - Tristan   Mar 14 Fév 2017 - 18:44

Elle éclate d’un rire léger. « Incompétentes, incompétentes... » Elle fit mine de réfléchir. « Ils présentent tous un potentiel certain ! » Se permit-elle d’ajouter, appréciant de le taquiner légèrement. Après s’il n’appréciait pas, elle avait son caractère, lui le sien, elle ne cherchait pas à le blesser clairement. Elle n’avait juste pas envie de faire des simagrées sous prétexte qu’il était le fils du Roi. Elle avait bien d’autres choses à faire.

Elle laisse le jeune homme tranquille pour revenir à la priorité de ses entraînements : l’entrainer. Evidemment, elle n’avait pas que ça à faire de discuter avec lui – même si ça lui plaisait énormément. Le jeune homme était quelqu’un d’agréable et de sympathique ; en dehors du fait qu’il était Prince, c’était un jeune homme comme les autres. Avec des attentes, des rêves, des envies et présentement, beaucoup de colère. Beaucoup trop. Elle ne savait pas réellement ce qui n’allait pas, ce qui lui déplaisait, mais dès que leurs bâtons s’entrechoquèrent, elle comprit qu’il avait sans doute beaucoup à dire, mais personne à qui le confier. Elle le laissa alors se défouler, appréciant qu’il prenne confiance pour, peu à peu, prendre le dessus. Elle ne cherchait plus à le déstabiliser, changeant de garde, modifiant ses appuis et le laissant cogner. Elle laissait des failles, en oubliait certaines, tentait de le toucher, sans pour autant augmenter la difficulté. Pendant un instant, elle le laissa avoir complètement le dessus, ne faisant que parer ses coups. Il avait l’air de profiter du moment et, pour l’avoir appris bien avant lui, ça faisait énormément de bien. Elle avait toujours adoré apprendre de nouvelles techniques, de combat, comme d’autres. Mais l’entraînement avait toujours été conséquent. Rude. Ulyana devait être au top de ses performances, ne jamais abandonner, ne jamais laisser tomber, toujours se surpasser, apprendre à encaisser les coups, accepter d’en donner, voire d’en profiter. Elle avait su se forger avec le temps, devenir plus forte, plus difficile, meilleure. Puis de patrouilleuse, elle était devenue chef des patrouilleurs. D’une simple fille dans une promo d’hommes, elle était devenue la fille de la promo. Celle que les enseignants prenaient en référence, celle qui donnait plus de coups que de bisous. Celle qu’on n’aurait jamais voulu croisé par une froide nuit d’hiver. Elle avait embrassé cette facette de sa personnalité et avait toujours adoré s’entraîner. Alors voir le jeune Prince se défouler autant lors d’une séance d’entraînement, d’une certaine façon, ça lui rappelait ses années en tant qu’étudiante. Ca lui rappelait sa vie de petite femme qui tentait de devenir quelqu’un. Elle se souvenait des bleus, des coupures, des cicatrices, des difficultés rencontrées. De chaque jour passer à pleurer et à suer, dans l’espoir d’être meilleure. En Tristan elle voyait tous les espoirs qu’elle avait eu en devenant patrouilleuse et tout le respect qu’elle avait pour son maître, son enseignant. Elle savait aussi qu’il ne pouvait pas se reposer que là-dessus et que si elle était capable de lire son langage corporel, d’autres le serait également. Alors qu’il commençait à se fatiguer, elle réitéra ses enseignements, profitant de chaque faille pour taper les membres, les bouts de peau, les coudes, les doigts, ou le visage qu’il laissait à découvert. Chaque parcelle de son corps ne fut pas épargnée. Elle tapa de plus en plus fort – sauf sur son visage. Elle savait que la Reine ne voulait pas qu’il soit borgne à la fin de la séance ou couvert de coquards. Elle ne pouvait pas se permettre de le renvoyer tel quel dans sa famille. Mais elle profita de chaque parcelle cachée par les vêtements pour frapper plus fort, jusqu’à que ce que sa fierté en prenne un coup et qu’il rompe le combat. Parce que toutes leçons étaient bonnes à prendre et qu’à la moindre faille, l’adversaire pouvait l’utiliser, voir la surutiliser. Elle ? Elle n’était pas fatiguée, mais bien échauffée. Elle pourrait continuer pendant longtemps, alors elle continua, attendant que les coups soient trop douloureux pour lui, ou qu’il ai besoin d’une pause, ou qu’il change de technique. Parfois courir aussi, ça a du bon.


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